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Accueil du site > Tribune Libre > Viré pour un like sur Facebook

Viré pour un like sur Facebook

Dans un arrêt rendu le 24 mars dernier, la Cour du travail de Liège déboutait le comptable d'une ASBL bruxelloise qui avait été licencié pour faute grave pour avoir simplement liké une publication en soutien à la « quenelle » de l'artiste polémique Dieudonné.

Cet article de l'Echo, daté du 28 décembre est une perle de propagande, et je me propose de le disséquer avec vous. Comme nous le verrons, il s'agit d'induire l'idée que non seulement la « quenelle » est un geste antisémite... mais que ce serait un motif de licenciement pour faute grave. Comment ? En posant pour acquit ce qui n'a jamais été établi tout d'abord, et en faisant intervenir un « spécialiste », l'homme en blouse blanche, ou en l'occurrence en toge noire puisqu'il s'agit d'un avocat, non pas pour commenter l'arrêt de la cour, mais bien pour enfoncer le clou, même si c'est parfaitement hors sujet.

Ainsi, le journaliste démarre très fort, dès le chapo de l'article :

La cour du travail de Liège a ouvert une brèche suite à un arrêt positif pour l’employeur, en mars, dans une affaire de « like » de contenu antisémite par un comptable d’une ASBL.

Dans lequel, on pose d'emblée le caractère antisémite de la quenelle, comme ça, tranquillou. Or il convient de se rappeler qu'aucun tribunal n'a jamais qualifié ce geste d'antisémite, même si des antisémites ont été condamnés pour avoir fait ce geste devant des lieux emblématiques comme des synagogues, par exemple. Ainsi, le Tribunal Fédéral (Suisse) avait considéré la « quenelle » comme discriminatoire :

[...] Mais dans cette affaire, les juges retiennent surtout la mise en scène : trois hommes en rang serré, dont un en tenue d'assaut de l'armée suisse, faisant une « quenelle » face à une synagogue, le visage partiellement couvert. Pour la Haute cour, la connotation antisémite ne fait aucun doute.

Vous aurez noté la nuance : c'est le contexte qui justifie la qualification, pas le geste.

D'ailleurs, la définition de Wikipedia est tout aussi claire :

[...] Ainsi, l'étude du contexte du lieu de commission d'une quenelle (notamment devant une synagogue) a permis au tribunal correctionnel de Bordeaux de caractériser une provocation à la discrimination. En revanche, la justice n'a jamais donné de signification à la quenelle.

En gros on peut bien avoir un Alain Jacubowicz qui nous fait un numéro digne de la cage aux folles, suivi d'une lettre au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian et au ministre de l’Intérieur Manuel Valls dans laquelle il associait la « quenelle » au salut nazi inversé signifiant la sodomisation des victimes de la Shoah, mais ça reste un peu leur idée fixe à eux qu'ils ont. Rien à voir avec une qualification pénale, avec un délit.

En fait, je pense que si Dieudonné reprenait dans un sketch le tube de Dorothée « Ce matin, un lapin... », en tutu rose avec les doigts en V au dessus de la tête, ces mêmes experts ne manqueraient pas d'y trouver un sens caché nous ramenant aux heures les plus sombres. Pour un marteau, tout finit par ressembler à un clou.

La réalité est un tout petit peu plus nuancée, et il n'est pas inutile de se pencher dessus pour comprendre le phénomène. Personnellement, je ne crois pas que Dieudonné soit antisémite, ce genre de considérations politiques est le dernier de ses soucis. Il est intéressé avant tout par son succès et n'a pas hésité une seconde avant d'instrumentaliser toute une jeunesse désabusée, pratiquement laissée pour compte de la république. Il a rapidement saisi l'opportunité que représente cette jeunesse, indignée par le soutien sans faille du pouvoir politique à un État colonisateur et brutal, face à une population sans défense. Que savent ces jeunes de l'antisionisme ? Que savent-ils de l'antisémitisme ? Je crains que la réponse soit : peu de choses. Leur coeur saigne juste à l'idée d'une injustice criante qui se poursuit depuis 1948. Parce qu'ils sont jeunes et n'ont pas forcément une culture politique, ils sont aisément manipulables, et gagner leur confiance signifie « ne plus jouer dans un bus, mais faire salle comble à chaque représentation » : n'était-ce pas ainsi que Dieudonné remerciait Manuel Valls dans une vidéo ?

Dieudonné fait-il vraiment pire que ses détracteurs ? Je n'en ai pas l'impression. Il n'a jamais tué personne, ni poussé qui que ce soit à la violence. En revanche, les agressions brutales de l'OTAN au Moyen-Orient, culminant avec l'assassinat de Kadhafi et la guerre en Syrie ont fait plus d'un million de morts. A-t-on entendu l'expression du moindre remords de la part des décideurs pour avoir sauvagement massacré des milliers de civils innocents ? Je n'en ai nulle souvenance. C'est bien eux qui incarnent le principe du fort contre le faible, de la violence gratuite exercée contre des populations sans défense, semant la mort, la désolation et la famine partout où ils passent. Où est la juste indignation du monde politique contre l'agression sauvage du Yémen par l'Arabie Saoudite avec le soutien logistique des USA ? On est en train d'assister à la plus grande épidémie de choléra jamais observée dans l'histoire, elle aura pour conséquence des centaines de milliers de victimes parmi les enfants, mettant en péril l'avenir même de régions entières. C'est ça, être « bon » ? Pour moi, l'ordure, c'est toujours celui qui tient le flingue.

Mais revenons à nos moutons

L'article est parsemé de petits encarts placés en exergue, reprenant des citations de l'expert invité, l'avocat Carl Vander Espt, et on peut notamment y lire :

Le travailleur qui aime des publications provenant de sites à l’humour grinçant véhiculant des idées à connotation raciste, s’est effectivement approprié ces idées.

Dans lequel il postule, lui aussi, qu'il s'agit d'idées à connotation raciste, le posant là comme une évidence. Sauf que je serais vraiment très étonné si la cour du travail s'était avancée à qualifier pareillement ces contenus, et si elle l'avait fait, elle n'aurait pu le faire qu'en se basant sur une jurisprudence existante en droit pénal. L'unique objet de l'instance étant de juger si les droits du travailleur licencié ont bien été respectés, et si le licenciement sec répondait en effet aux critères tels que définis dans le code du travail.

Exemples de cas pouvant, dans certaines circonstances, être constitutifs de motif grave

Avertissement : les différents exemples repris ci-dessous ne constituent pas, en soi et nécessairement, des motifs graves mais pourront l'être en fonction des circonstances :

  • l'absence injustifiée au travail
  • le refus de se soumettre à un contrôle médical
  • l'absence d'information d'une absence pour incapacité
  • l'exercice d'une activité concurrente
  • la divulgation d'informations confidentielles
  • l'absence de respect des horaires, de consignes de sécurité
  • les injures, violences,...
  • le vol, la fraude, le détournement
  • l'ivresse répétée
  • le refus non justifié d'exécuter le travail convenu
  • l'abandon du travail
  • certains faits de la vie privée ( de nature par exemple à porter atteinte à la réputation de l'entreprise, à avoir une influence sur le chiffre d'affaires )
  • certains comportements sexuels
  • dans certaines circonstances, fumer sur les lieux du travail, et ce spécialement depuis le 1 janvier 2006

Dans l'appréciation du caractère grave du motif, on tiendra compte notamment du type de fonction exercée par le travailleur ( importante, de confiance ), et des circonstances entourant la faute. Source : Droit Belge

Les (vraies) raisons du licenciement

L'intéressé travaille comme comptable au sein d'une ASBL bruxelloise. Il partage et « like » des publications relatives à la « quenelle ». Son supérieur hiérarchique l'apprend, le convoque et lui fait savoir que l'expression publique de telles idées est de nature à porter atteinte à la réputation de l'entreprise. Que l'on soit d'accord ou pas avec cette ingérence, le comptable a pris bonne note de la remontrance, et s'est engagé par écrit à supprimer les publications litigieuses et à n'en plus publier, désormais. Or voici que quelque mois plus tard, il récidive en « likant » des contenus similaires avec la suite que l'on connaît.

La question n'est pas ici de savoir si l'employeur est fondé à décider quelles idées peuvent être exprimées par un employé, mais bien de comprendre que celui-ci a manqué à sa parole. Il avait de facto reconnu ces publications comme étant inappropriées, rendant par là même superfétatoire pour la cour d'avoir à les requalifier.

Tout... et son contraire

Amusant de lire, à la toute fin de l'article, l'intervention d'un autre avocat, Étienne Wéry :

il est difficile de savoir si la cour serait arrivée à une telle conclusion s’il n’y avait pas eu un tel engagement de la part de l’employé vis-à-vis de son employeur. « La question ici est véritablement autour de cet engagement plus que du like en tant que tel. De plus, on ne peut pas dire de manière générale que liker un contenu revient à le reprendre à son compte ».

Dans lequel tout ce qui précédait est mis en pièces en un seul paragraphe. Mais alors, me direz-vous, quel intérêt tout d'abord de présenter une version que l'on sait être une interprétation capillotractée n'ayant rien à voir avec la réalité ? Tout simplement de poser que la « quenelle » serait un « geste antisémite » et d'induire chez le lecteur que le simple fait de liker de telles publications serait constitutif d'une faute grave. Terroriser le chaland, en somme, mais pas que...

Conclusion, et quelques éléments de réponse aux critiques que ne manquera pas de soulever cet article

L'article original de l'Écho visait avant tout à jouer le rôle de contrefeu aux faits divers qui ont récemment défrayé la chronique :

  • assassinat de Ibrahim Abou Thouraya, 29 ans, cul-de-jatte en fauteuil roulant, tué par un sniper israélien alors qu'il manifestait à Gaza
  • arrestation de Ahed Tamimi, une jeune activiste palestinienne de 16 ans, qui risque jusqu'à 7 années de prison pour avoir « giflé » un officier israélien (pauvre chou, j'espère qu'il s'en remettra).

Comment ? En cherchant à attiser le conflit communautaire, ce qui ne manquera pas de provoquer des réactions furieuses des gens qui, pour de bonnes ou mauvaises raisons, soutiennent Dieudonné, ou plus généralement, sont indignées par les agissements criminels de l'État-colon. La communauté hurlera à l'antisémitisme, et chacun sait qu'on ne peut pas être tout à la fois animé d'empathie pour un peuple martyrisé, et soutenir un geste qui s'apparente à « un salut nazi inversé signifiant la sodomisation des victimes de la Shoah » (faut vraiment qu'il consulte, pépère, il doit avoir un défaut de câblage à l'intérieur du crâne).

Il faut être aveugle pour ne pas voir que cette décision du tribunal n'a strictement aucun lien avec l'aspect « antisémite » (ou pas) des publications en question. D'ailleurs, dès que je pourrai mettre la main sur l'arrêt, je le publierai, je suis pratiquement sûr que le mot « antisémite » n'y figure même pas.

Sur la quenelle

Au départ, ça n'avait rien d'un geste antisémite, c'est bien clair ; même si c'est nettement moins clair quand ce geste est fait devant une synagogue ou un mémorial, et pas un McDo ou un paysage bucolique. Pour le dire autrement, la quenelle, c'est un peu comme les papas papous à poux : il y a les à poux pas papous et les pas à poux papous... Et de même, il y a des racistes qui font la quenelle et d'autres qui en mangent et n'en pensent pas moins. Et il doit bien se trouver quelques artisans quenelliers qui ne seraient pas vraiment beaucoup plus raciste que Manuel Valls dit El Blanco lui-même.

Le racisme sous toutes ses formes doit être combattu, et il existe tout un arsenal juridique pour cela. Ainsi c'est le droit, dit par un juge, qui détermine qu'un acte est raciste ou pas. Et c'est précisément parce qu'aucun tribunal n'a jamais qualifié le geste en lui-même comme étant une expression antisémite que les médias « à la botte » essaient de le poser comme si c'était une évidence.

A l'inverse, il ne faudrait pas, comme dans ce cas-ci, que l'antisémitisme serve de prétexte à faire taire les opposants à la politique brutale de colonisation israélienne, qu'on désigne souvent sous le terme d'antisionistes, dont je suis.

Les Israéliens n'ont aucune leçon à donner à qui que ce soit en termes de racisme. On parle quand même d'un pays où l'actuelle ministre de la justice en appelait, il n'y a pas si longtemps, au massacre, en parlant des mères des combattants du Hamas :

Elles doivent mourir, et leurs maisons doivent être détruites de telle sorte qu’elles ne puissent plus abriter de terroristes. Elles sont toutes des ennemies, et leur sang devrait être sur nos mains. C’est aussi valable pour les mères des terroristes morts.

On parle d'un pays qui a pratiqué longtemps la stérilisation forcée des femmes fallashas, toujours traités aujourd'hui plus ou moins comme du bétail, en Israël, parce qu'ils sont noirs.

 

Article original sur LeVilainPetitCanard
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56 réactions à cet article    


  • leypanou 1er janvier 09:50

    Cette affaire n’est qu’une de plus sur le prêt-à-penser-obligatoire.

    En France, on a vu des hauts fonctionnaires licenciés pour avoir tenu des propos « dérangeants », un auteur ici sur agvx en sait quelque chose. Des journalistes, pareils (je conseille de consulter ce site, il vaut le coup pour d’autres points de vue).

    L’impression générale qu’on a c’est que les opinions dérangeantes sont de moins en moins tolérées : on n’a pas l’équivalent du 1er amendement des États-Unis.

    Bientôt, on sera obligé d’avoir les mêmes options idéologiques que son employeur, à moins que ce ne soit déjà le cas, du moins publiquement.


    • Alren Alren 2 janvier 18:12

      @leypanou

      L’impression générale qu’on a c’est que les opinions dérangeantes sont de moins en moins tolérées

      L’intolérance des puissants, des employeurs envers les employés qui n’acceptent pas leur système d’exploitation ne date pas d’aujourd’hui.
      Dès le révolution industrielle des mouchards se postaient à la sortie des usines et dans les cafés pour savoir ce que disaient les ouvriers et dénoncer les « meneurs » qui étaient virés à la première occasion.
      La plupart des employeurs de domestiques en capacité de voter s’assuraient par tout moyen (fréquentation de l’église ou au contraire amitiés « suspectes ») que leurs employés votaient « bien ».
      Parfois même, ils leur faisaient la « leçon » avant le scrutin !


    • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 2 janvier 18:39

      @Alren

      Je partage votre point de vue. Moi je pense qu’on avance droit vers la dictature et qu’elle sera extrêmement performante (et répressive) en raison des moyens qu’elle aura à sa disposition.

      Pour le vote... c’est bien vrai. Raison pour laquelle le scrutin est anonyme... et en protégeant les électeurs... on a protégé les fraudeurs. C’est à ça qu’on reconnaît un système *bien* pourri, quoi que vous fassiez, vous jouez pour votre ennemi smiley


    • Choucas Choucas 1er janvier 12:55

       
      Le troupeau de gogochons multiethniqués est entièrement contrôlé par fesses boucs.
       
      Un destin éthologique des mattuvus narcissiques.
       
      César contrôle la grammaire, les signes de distinction des gogochons, donc les gogochons formatés eux-mêmes, dans leur acceptation libidineuse enthousiaste
       
      « Veblen, Goblot, sont les grands précurseurs d’une analyse culturelle de classe, qui, au delà du ‘matérialisme dialectique’ des formes productives, tiennent compte de la logique des valeurs somptuaires [de différenciation], par laquelle seule la classe dominante assure sa domination et perpétue le code [existentiel], la mettant à l’abri en quelque sorte, par cette ‘transsubstantiation’ des valeurs, des révolutions dans l’ordre économique [que ne voit que le crétin gogochon] et de leurs répercussions dans les rapports sociaux [...] Les classes dominantes ont toujours - où bien assuré d’emblée sur les valeurs/signes (sociétés archaïques et traditionnelles) - ou bien tenté (l’ordre bourgeois capitaliste) de dépasser, de transcender, de consacrer [sanctifier] leur privilège économique en privilège des signes [écrire la grammaire existentiel du gogochon, comme César], parce que ce stade ultérieur représente le stade accompli de la domination. »
       
      ‘Pour une critique de l’économie politique du signe du gogochon multiethniqué’
      J. Baudrillard


      • vesjem vesjem 1er janvier 16:36

        @Choucas
        tu sais, cachou, le populo peut très bien comprendre les concepts de domination et d’abrutissement des biogôgôchons, avec des mots simples ; mais bon, ton style c’est ton cul (férré) sans vouloir te vexer ;
        par contre tu peux continuer de nous fournir des références de penseurs, çà enrichit la valetaille ; merci 


      • eric 1er janvier 14:12

        Il n’y a pas tous les détails, mais effectivement, si le type a été viré pour un like, on est dans du totalitarisme. Et j’ai 30 ans d’ URSS puis de Russie et au total 40 ans d’expérience des pays de l’est derrière moi à l’appui de ce diagnostic.

        En revanche, j’aurai tendance à contester ce que vous dites sur
        "Il est intéressé avant tout par son succès et n’a pas hésité une seconde avant d’instrumentaliser toute une jeunesse désabusée, pratiquement laissée pour compte de la république« 

        Quand je suis en France, les »dieudonnistes que je rencontre, me semblent plutôt appartenir à une bonne classe moyenne qualifiée, pas marginalisée dans la vie. L’hypothèse de marginaux un peu incultes adhérent à des conneries commerciales, populistes et démagogique me semble mal rendre compte du phénomène. Je pense par exemple à la manif organisée en son temps par Soral à paris ( jour de colère ? ) à laquelle j’avais été jeter un coup d’œil comme à pas mal de rencontres individuelles ou ce que l’on voit sur les vidéos.


        • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 1er janvier 15:02

          @eric

          C’est en tout cas une bonne part de son public. La jeunesse désabusée issue de la deuxième génération de l’immigration.

          Le reste, c’est comme vous dites classe moyenne, qui refuse de se faire dicter ce qu’on peut ou ne peut pas aller voir.

          Ceci dit, ses sketches sont excellent, c’est un artiste brillant, mais dans la vraie vie, c’est plutôt un horrible personnage, l’histoire du chèque « d’un million » est là pour en attester.

          Bon après, il n’est sans doute pas pire que les autres vedettes du show bizz, pour ce que j’en ai vu, c’est pas top non plus en général.


        • zygzornifle zygzornifle 1er janvier 15:38

          @Philippe Huysmans


           pas plus truand qu’un Fillon et sa Pénélope .....

        • zygzornifle zygzornifle 1er janvier 15:37

          Après balance ton porc voila balance ton like , on vit une époque formidable .....


          • beo111 beo111 1er janvier 15:54

            Quelle idée d’aller sur Facebouc aussi...


            • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 2 janvier 18:41

              @beo111

              Je n’y suis *que* parce que c’est devenu un incontournable pour avoir un lectorat, même devant Avox ! Avant ça je n’y étais pas et je trouve l’ensemble d’une vanité affligeante.


            • izarn izarn 1er janvier 16:02

              Il y a peut-etre que 0,1% des employeurs belges qui se soucient de ça.... On en fait une énorme pub, pour faire du tord à Dieudonné... Pub merdiatique....


              • vesjem vesjem 1er janvier 16:15

                J’hésite à liker de peur d’être fiché ; mais cette première phrase me plombe déjà
                Oui, on est bien sous un régime de dictature subreptice, où les oppresseurs, organisés en réseau depuis des lustres, ont infiltré tous les rouages du pouvoir
                Mbala, après un sketch (mal fagoté) à l’encontre de la tyrannie coloniale ysrahailiène, s’est vu blacklisté par ce réseau, dans son propre pays ; peut-être a-t-il été naïf de l’affronter ;
                C’est peut-être à cet instant qu’il a eu la révélation de la puissance, du maillage et du verrouillage du système de domination ;
                L’affrontement est allé crescendo ;
                Ce dont ne se doutait pas ce pouvoir occulte, c’est que la compréhension a fait « tache d’huile » ;
                Ce pouvoir a donc bêtement transformé une simple rébellion individuelle en une contestation suivie d’une dissidence de plus en plus nombreuse


                • Pauline pas Bismutée 1er janvier 17:16

                  Un écho très inquiétant de ce qui se passe sous certains régimes militaires :

                  https://www.shemsfm.net/fr/actualites_world-news/127794/thailande-32-ans-de-prison-pour-un-like-d-une-image-jugee-offensante-pour-le-roi-127794

                  Je ne sais pas de combien le pauvre a écopé …

                  Ça promet !


                  • vesjem vesjem 1er janvier 19:39

                    @Pauline pas Bismutée
                    oui, mais un roi c’est un roi ; on ne touche pas à un roi , bordel ! ! !



                  • Nowhere Man 1er janvier 17:41

                    Pour ma part, j’ai été informé par mail de mon bannissement des commentaires de L’Express pour avoir tenu des propos antisémites en postant : « Le crif a demandé à Macron de faire comme Trump. Faut-il commenter ? »


                    • Furtive Sentinelle Furtive Sentinelle 1er janvier 19:04

                      @Nowhere Man
                      Rien d’étonnant car l’Express fait partie du Groupe L’Express, qui appartient à SFR Presse, groupe créé et détenu par l’entrepreneur franco-suisse israélien Patrick Drahi et par l’homme d’affaires français Marc Laufer. Il bénéficie de subventions de la part de l’État français.
                      P.D est un cavalier d’industrie patron de plusieurs merdias, un propagandist, possédant aussi Miséricable-SFR en pleine déconfiture.
                      L’Expresse est un dérivé d’un certain « Signal »...


                    • Gilles Mérivac Gilles Mérivac 1er janvier 17:58

                      Le problème, c’est que le public semble se ficher éperdument de la liberté d’expression, et considère que cela ne concerne que les intellectuels. Il lit de moins en moins et la télé lui donne son prêt à penser quotidien. Les censeurs de tout poil peuvent donc s’en donner à cœur joie.

                      La seule fois où il s’est manifesté était pour Charlie, mais c’est le pouvoir qui avait tout organisé, le public s’est juste laissé prendre par la main.


                      • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 2 janvier 08:54

                        @Gilles Mérivac

                        C’est trop vrai hélas, j’ai parfois l’impression que tout le monde s’en tape, alors qu’on avance vers la dictature à la vitesse d’un TGV


                      • L'enfoiré L’enfoiré 1er janvier 19:30

                        Le Like de Fakebook a été exporté dès avril 2010 sur la plupart des sites web publiant du contenu, afin de créer un lien entre le contenu en question et l’utilisateur. Ce bouton entraîne une publicité ciblée.,

                        Quelqu’un connait le con qui a inventé ce « Like » sur Facebook ?

                        Wiki ne le dit pas.
                        Pourquoi aimer ou détester, ce qui se dit ou qui se véhicule si c’est pour être emmerdé par la pub par après ? 

                        • Ouam Ouam 2 janvier 06:00

                          @L’enfoiré
                          T’a bien raison, faut juste etre + que trop con pour s’inscrire sur fesse-de-book sans etre rémunéré.


                        • L'enfoiré L’enfoiré 2 janvier 08:23

                          @Ouam


                           « Fesse-de-book » que j’appelle Fakebook, j’y suis pour voir toutes les conneries et pas pour en consommer.
                           Le gars qui a cliqué sur des infos qui n’en sont pas, n’a que la monnaie de sa pièce
                           Celui qui clique chez moi, n’a qu’à aller voir ailleurs si j’y suis....
                           C’est aussi simple que ça.
                           Il ne mérite même pas une info ni dans les médias officiels ou ni dans les officieux dit citoyens..
                           


                        • Ouam Ouam 2 janvier 05:52

                          dieudo c’est un malin qui surfe sur la crédulité et l’imbécilité de certains.
                           
                          L’interdire n’est que pure connerie, ca ne fait que renforcer ce sentiment de brimades qu’il exploitera ensuite avec bonheur.

                          Et virer quelqu’un pour ses idées qui like (meme noseabondes) est encore plus stupide.
                           
                          Sauf... si c’est voulu ? connaissant la réaction qui s’en suivra...ou alors c’est des imbéciles.
                           
                           
                          On ne combat l’antisémitisme que par le débat et la confrontation d’idées et leur démonstrations.
                           
                          Tout le reste ne pourra que l’exacerber.
                           
                          Ouam,


                          • L'enfoiré L’enfoiré 2 janvier 08:28

                            @Ouam,


                             Absolument. 
                             Il y a ceux qui écrivent les conneries et ceux qui les suivent ou les utilisent.
                             Il y a ceux qui achètent au prix fort et il y a ceux qui attendent les soldes.
                             

                          • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 2 janvier 08:51

                            @Ouam

                            Ce que j’essayais de démontrer c’est que le type n’a pas été viré pour ça, mais simplement pour avoir manqué à son engagement signé. Un peu comme celui qui signe une clause de confidentialité... puis qui ne la respecte pas, il pourrait être viré pour la même raison.

                            Dieudo surfe sur la vague communautaire tout comme Soral, c’est un business juteux.


                          • L'enfoiré L’enfoiré 2 janvier 09:07

                            @Philippe Huysmans


                             Bien sûr, mais ça change quoi ?
                             Peu importe la manière, du moment qu’on a l’ivresse de se croire à l’abri et de se faire avoir, non ?
                             Quand on contresigne une clause de confidentialité, il faut toujours s’attendre aux retombées radioactives, 

                          • pastounak pastounak 2 janvier 20:56

                            @Ouam

                            Souvenez-vous comment cette histoire a commencée chez Fogiel..
                            Coluche disait, « c’est vrai qu’ils sont intouchables ».


                          • Ouam Ouam 2 janvier 22:26

                            @pastounakBonjour,
                            Tu veut savoir ?
                            Lorsqu’un con ne menace pas ma sécurité (ou mon cadre de vie)
                             
                            Ma pire insulte est de l’ignorer.
                             
                            Lorsqu’il aur fini de tourner et s’agiter comme un con seul dans sa roue, qu’il s’appercevra qu’il ne fait que du vent, fatigué il s’arretera de lui-meme.
                             
                            ouam,
                             


                          • Ouam Ouam 2 janvier 22:30

                            @Philippe Huysmans
                            bjr et bonne année,

                            Alors il est doublement dans une tole de merde....
                            Son employeur quelque part lui à rendu service, il trouvera mieux ailleurs, enfin si il trouve pire c’est un éternel poisseux smiley


                          • Ouam Ouam 2 janvier 22:36

                            @L’enfoiré
                            « Quand on contresigne une clause de confidentialité, il faut toujours s’attendre aux retombées radioactives, »
                             
                            Absolument,
                            Et surtout demander des bourzoufs pour cette clause de confidentialité.
                             
                            Et bien sur vérifier que ses clauses ne sonts pas « abusives » et ici dans l’exemple elles le sonts de fait, enfin pour la France pour d’autres pays il faut se conformer auxs droit des pays respectifs.

                            Bonne année,


                          • domi 2 janvier 08:50

                            Facebook fait des recherches afin que ns puissions commander notre ordi avec notre cerveau donc facebook fait des recherches pour lire ds notre cerveau ,pas de doute un monde formidable s’ouvre à nous


                            • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 2 janvier 08:52

                              @domi

                              Pas de panique : le niveau des brêles de chez FB en informatique, c’est jardin d’enfants. Craignez plutôt Google ...


                            • Massada Massada 2 janvier 08:57
                              Il existe en France un groupe de hackers qui se nomment :
                              The Inglourious Basterds.
                               
                              Ils relèvent sur le net les propos antisémites ou négationnistes dont l’auteur utilise un ou des pseudos afin de l’identifier pour ensuite envoyer à son employeur les copies d’écran de leur propos.
                              Ce qui conduit le plus souvent à un licenciement de l’individu et ils ont pas mal de succès.
                              A voir sur leurs site :


                              • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 2 janvier 09:14

                                @Massada

                                Ah que coucou Massada, ça faisait longtemps. Je me doutais que vu le sujet de l’article nous aurions de vos nouvelles. Vous avez bien fêté Noël ?

                                Je ne vois pas le rapport avec des Kévin antifas et des hackers, toutefois. Le premier imbécile venu peut faire ça, il suffit d’être légèrement tordu et de n’avoir rien d’autre à foutre de sa vie, ce qui correspond bien à l’idée que je me fais de Kévin.

                                Et vous savez, Massada, il ne suffit pas de dire « le vilain monsieur il a liké Dieudo », ça ne marche pas (du tout) comme ça, c’est d’ailleurs ce que j’expliquais en long et en large dans l’article.

                                En fait, en Belgique, dans ces cours siègent trois juges : un magistrat professionnel (nommé à vie, indépendant), un représentant du monde syndical et un représentant du monde patronal. Les décisions se prennent collégialement sur base du code du travail et du contexte du dossier.

                                Ici, le type a lui-même signé son « arrêt de mort » en reconnaissant implicitement le caractère inapproprié des publications, puis en ne respectant pas son engagement.

                                En fait lors de la première discussion avec son chef il aurait dû lui répondre : « occupe-toi de tes oignons, et ne te permets plus de me faire des remarques sur ma vie privée » -> case closed, il n’y aurait eu aucun licenciement pour faute grave, jamais.


                              • Massada Massada 2 janvier 10:45

                                @Philippe Huysmans 

                                 
                                 « Vous avez bien fêté Noël ? »
                                 
                                 smiley j’ai fêté Chrisnouka, c’est Hanouka et Noel mais peu importe.
                                 
                                Je suis pour une liberté d’expression totale mais aussi pour la liberté de licenciement.
                                Je travail dans la sécurité et l’armement, si l’un de mes employés développe des idées anti-armes ou soutient des organisation telles que Breaking the silence, La Paix Maintenant etc... dans ses publications, je ne vois pas comment il me serait possible de continuer avec lui. 
                                 
                                Il faut etre cohérent.


                              • Philippe Huysmans Philippe Huysmans 2 janvier 11:26

                                @Massada

                                Oui mais dans un pays civilisé ça veut dire licenciement avec préavis et indemnités. Liberté ou pas, une rupture unilatérale de contrat ne se fait pas sans contrepartie.

                                En fait vous ne parlez pas de liberté, mais de contrôle des opinions et de la vie privée des employés.

                                Je ne peux pas être d’accord avec ça. La réalité, c’est que si qqn militait dans l’une ou l’autre organisation « anti-armes », il n’aurait rien à faire chez vous, mais en pareil cas c’est à lui de savoir qu’il ne doit pas travailler pour des gens qui sont aux antipodes de ses idéaux.

                                La tolérance aux ingérences dans le domaine de la vie privée ne peut faire de bien à personne, pas même vous, Massada, parce que c’est le genre d’arsenal que vous mettez entre les mains du pouvoir et ils finiront par le retourner contre vous.

                                Imaginez une seconde, vaillant soldat, que votre rejeton se mettrait en tête de militer pour Breaking the silence, ou de se poser en objecteur de conscience et le ferait savoir publiquement... Pour la même bonne mauvaise raison c’est votre petit business qui pourrait partir en sucette.

                                Les libertés sont beaucoup plus facile à perdre qu’à regagner, et généralement ce ne sont pas les mêmes qui s’y collent. D’un côté les pantoufles et les inconscients, de l’autre des héros qui paient parfois leur engagement de leur vie. Devinez pour qui j’ai le plus de respect ?


                              • OMAR 2 janvier 12:40

                                Omar9

                                @Massacrada : « ...si l’un de mes employés développe des idées anti-armes ou soutient des organisation telles que Breaking the silence, La Paix Maintenant etc....je ne vois pas comment il me serait possible de continuer avec lui. » 

                                Tu vois, tu avoues enfin n’être ni pour la paix, ni encore moins à concevoir ou fabriquer des articles ou équipements utiles, profitable et inoffensifs pour l’humanité.

                                Tu as toi-même dévoilé ce qu’est un sioniste.

                                Juste un barbare assoiffé de destructions et de tueries... 


                              • L'enfoiré L’enfoiré 2 janvier 13:24

                                @Massada salut,


                                 « Il faut être cohérent ».

                                Tout à fait. C’est quelque chose que Philippe n’a jamais vraiment pigé. 
                                Le sieur est de gauche et est un fana de l’informatique en pensant qu’il travaille pour le bien du peuple alors que cette activité contribue à l’élimination du personnel.
                                Quand on travaille à la FN chez nous, il ne faut pas dire qu’on est anti-armes non plus. 
                                La liberté de licenciement est en effet une liberté pour tellement de raisons.
                                Quand il y a un contrat signé de part et d’autre, il s’agit de le respecter. 
                                On ne crache pas dans la soupe comme un vers dans la pomme. 
                                Quand les affaires marchent, on ne licencie pas à contre cœur, mais on doit maintenir un semblant d’uniformité dans une équipe.
                                Un vieil article sur le sujet « La technicité n’est plus seule ». 


                              • L'enfoiré L’enfoiré 2 janvier 13:26

                                @Philippe Huysmans


                                « Devinez pour qui j’ai le plus de respect ? »

                                Pour moi, bien sûr.... smiley  smiley  smiley

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