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Accueil du site > Tribune Libre > Visite du pape François en Terre sainte

Visite du pape François en Terre sainte

Le Vatican a confirmé le voyage du pape en Terre Sainte du 24 au 26 mai prochain. Un voyage qui suscite beaucoup d’attentes de la part des divers milieux religieux et politiques. Il se rendra à Amman, en Jordanie, à Belen, en Palestine et à Jérusalem, en Israël.

De gros et grands défis attendent le pape François lors de cette visite. Il nous a habitués à un pape qui parle avec grande liberté et dont le principal souci est de remettre au premier plan de la pensée de l’Église les impératifs évangéliques dont Jésus a été le premier témoin et le premier martyr.

C’est là, à Jérusalem, que les pouvoirs religieux (Caïphe) et politiques (Pilate et Hérode) l’ont arrêté, torturé et mis à mort sur une croix. On se souviendra que Pierre lui avait dit de ne pas se rendre à Jérusalem, qu’ils allaient le mettre à mort. La réponse de Jésus avait été cinglante à son sujet : « Passe derrière moi, Satan, tu es un obstacle sur ma route ; tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. » (Mt.16, 23)

Jésus savait ce qu’il ferait à Jérusalem et ce qu'il en résulterait. Il y chasserait les vendeurs du temple, il dénoncerait l’hypocrisie des docteurs de la loi et des pharisiens, il rappellerait l’essentiel de la loi et des prophètes que sont « la justice, la miséricorde et la fidélité ». (Mt. 23,23) Il confirmerait que le règne de son Père n’est pas celui des grands et des puissants, mais celui des humbles et laissés pour compte. Il savait que ce ne serait pas de nature à lui attirer la complaisance de ses hôtes et que le châtiment suivrait.

Les défis de ce voyage du pape François se situent à divers niveaux.

Il y a, avant tout, cette histoire d’une foi commune qui couvre la période de l’Ancien Testament (A.T). Sur cette période, les chrétiens ont toujours leurs mots à dire, ces mêmes mots que Jésus, de la descendance de David, a tenus aux scribes et aux pharisiens qui l’interrogeaient sur la loi et les prophètes. Ils lui demandaient quel était le premier de tous les commandements. Jésus leur répondit « Voici le premier : Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l`unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n`y a pas d`autre commandement plus grand que ceux-là. » (Marc, 12, 29-31)

Le pape François doit trouver dans ces deux grands commandements de l’amour de Dieu et du prochain, commandements partagés par la foi hébraïque et chrétienne, de quoi alimenter les échanges sur la paix et l’harmonie entre les diverses communautés qui vivent sur les territoires palestiniens et israéliens.

Il y a également cette compréhension qu’a l’Église de l’alliance de Dieu avec son peuple. Selon le Nouveau Testament (N.T.), le peuple auquel se réfère cette alliance déborde de beaucoup les frontières raciales du peuple juif. Il ne s’agit plus d’un peuple, défini par le sang, mais d’un peuple, défini par la foi. L’apôtre Paul aborde cette question de la manière suivante : une partie du peuple juif a rejeté le message de Jésus, ouvrant ainsi la porte à tous les autres peuples de la terre à se joindre à la nouvelle alliance, scellée en la personne de Jésus de Nazareth. À la fin des temps, ce petit reste endurci du peuple juif, sera, par grâce, réincorporé à la grande alliance de Dieu réalisée en Jésus. (Romain, 11) En Jésus, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob réconcilie tous les peuples de la terre, non pas par le sang d’une descendance, mais par la foi qui en a été l’inspiration. De cela, le pape François doit parler. L’Alliance de Dieu couvre tous les peuples de la terre et non seulement le peuple d’Israël. Ce dernier point conduit directement au débat politique et idéologique sur le sionisme.

La compréhension que se fait l’Église de l’histoire de l’A.T. et du N.T. éclaire de façon particulière les conflits entre les Palestiniens et les Israéliens. Dans ce contexte, le pape François ne peut se taire sur l’idéologie sioniste qui se fonde sur les liens de sang et les promesses faites à Abraham pour occuper, de droit divin, le territoire palestinien et, de là, y régner sur tous les peuples du monde. Le pape François doit dénoncer cette idéologie fondée sur une interprétation erronée de la promesse faite à Abraham. Déjà, de nombreux juifs, chrétiens et islamistes dénoncent cette idéologie sioniste.

Sur ce point très précis du sionisme, le pape François doit avoir une parole sans équivoque et faire entendre aux dirigeants israéliens qui se laissent guider par cette idéologie qu’ils font fausse route. Il doit leur rappeler que cette orientation va à l’encontre tout autant de la promesse fondée sur la foi d’Abraham que sur celle des deux plus grands commandements qui résument la loi et les prophètes, celui de l’amour de Dieu et du prochain. Finalement il doit leur que le sionisme va à l’encontre du respect des droits du peuple palestinien de vivre sur ses terres en Palestine et contre, également, la charte des droits fondamentaux des personnes, toutes égales en droit.

Cette visite devrait se couronner par une déclaration du pape François souhaitant que la Terre Sainte devienne le prisme d’une humanité où se côtoient et vivent des gens venant de tous les horizons, de toutes les races, de toutes les cultures, symbole parfait du peuple voulu et aimé de Dieu. En somme, un grand Israël, non plus fondé sur le pouvoir des armes et de l’argent pour dominer le monde, mais sur cet esprit de solidarité, de fraternité, de justice, d’entraide, d’accueil, de service, révélant ainsi, dans ce prisme d’humanité, le véritable visage de Dieu.

Juifs, chrétiens, islamistes et toutes les personnes de bonne volonté sauront se reconnaître dans cette humanité. Seuls s’y rebuteront les manipulateurs du nom de Dieu et de ses promesses, pour faire de cet État d’Israël une enclave aux pouvoirs de domination et de puissance. Jésus, en son temps, n’a pas hésité à les dénoncer et à en payer le prix. C’était la volonté de son Père. Il en est demandé tout autant, aujourd’hui, au pape François.

Déjà, il a eu une parole claire concernant ces mains invisibles du marché, de l’économie et des finances qui ravalent la personne humaine au rang de déchets. Puisse-t-il avoir une parole aussi claire pour faire entendre que le sionisme est incompatible tant avec les véritables croyants juifs qu’avec le christianisme.

L’amitié entre chrétiens et juifs doit être toujours plus intense et leur lutte contre le sionisme, chaque jour plus forte.

 

Oscar Fortin

Québec, le 9 janvier 2014

http://humanisme.blogspot.com

en référence au sionisme

http://zionism-israel.com/sionisme_definitions.htm

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1622

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sionisme

 


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17 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 14 janvier 2014 15:20
    « Visite du pape François en Terre sainte »...faut pas pousser..ce pays n’est en rien un lieu saint..seulement des murs qui ne font l’histoire uniquement pour ceux qui croient aux balivernes...Pour moi c’est la Palestine terre volée par les juifs... !

    • christophe nicolas christophe nicolas 14 janvier 2014 16:19

      Bien dit, le pouvoir matériel n’a jamais été dans le plan de Dieu.

      Le sanhédrin était loin de l’unanimité contre Jésus. Il y avait 36 contre, 19 neutre et 15 pour. On oublie aussi que les chrétiens sont en parti des juifs et que la famille de Béthanie vint en France, tous les bannis y allaient apparemment. Si on faisait des études génétiques on serait peut-être surpris. Pilate aussi vint à Vienne et sa femme était une convertie, petite fille de l’empereur Auguste. C’est souvent par les femmes que les royaume sont devenus chrétiens.


      • njama njama 15 janvier 2014 14:33

        Il y avait 36 contre, 19 neutre et 15 pour.

        Ils connaissaient déjà les votes ? et le verdict d’un scrutin démocratique ?
        Non je ne crois pas, il devait y avoir en leur sein des personnages plus influents que d’autres, une hiérarchie. En témoigne que le souverain sacrificateur s’y exprime au nom de cette assemblée suprême.

        Et si l’on se réfère à cet épisode relaté dans Actes des Apôtres 5, 27 à 42, l’histoire aura donné incontestablement raison à la sagesse de Gamaliel  !

        « Si cette entreprise ou cette oeuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu. »

        Combien de gens sur terre qui se revendiquent du christianisme ? plus d’un milliard ? pour environ quinze millions de juifs ?
         
        En suivant la même logique de raisonnement et de Sagesse, en tirant toutes les conclusions de cette leçon très spirituelle qui nous invite à la modération, à la prudence pour ne pas tomber dans des jugements trop hâtifs ..., il est tout à fait étonnant que, 14 siècles après la révélation coranique, l’Église « d’Occident » regarde encore avec condescendance smiley les musulmans, sans prendre toute la mesure qu’il fût un Vrai Messager de Dieu, et qu’ils en tirent toutes les conclusions de fraternité et de foi appropriées.

        Le doute n’est plus permis. Car il y a au moins autant de musulmans que de chrétiens sur terre.
        "Si cette entreprise ou cette oeuvre vient des hommes, elle se détruira ; mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez la détruire. Ne courez pas le risque d’avoir combattu contre Dieu."

        Espérons que François en foulant prochainement la terre de Palestine en arrive à l’Évidence spirituelle de cette conclusion Enseignée par les Évangiles auxquels il croit. Ce sera l’occasion pour lui de la mettre en application comme le fit sublimement Jean-Paull II à Damas en 2001

        Premier Pape à entrer dans une mosquée, c’était à Damas et nulle part ailleurs.
         
        Premier Pape à embrasser le Coran, c’était un exemplaire syrien sur une terre syrienne présenté par des mains syriennes.
         
        Premier Pape à prier dans une mosquée, c’était à Damas, dans la Mosquée des Omayades, devant le mausolée de Jean-Baptiste (le prophète Yahya * pour les musulmans et Youhanna al-Maamadan pour les Arabes chrétiens).
         [* Sourate 19 Maryam v. 7 ]

        http://www.youtube.com/watch?v=W_PrWOn6YE4&feature=plcp

         

         


      • Vipère Vipère 14 janvier 2014 20:04

        Oscar


        Et si Dieu aime ses créatures de manière inconditionnelle, toutes ses créatures, envers et contre tout ? smiley




        • Constant danslayreur 14 janvier 2014 20:20

          Et puis si d’aventure il s’en trouvait parmi ses créatures des gus/gussettes, qui affameraient, asserviraient, dépouilleraient, oppresseraient, violenteraient, violeraient, assassineraient, les autres - des créatures aussi -, ben ce serait pareil... inconditionnel l’amour qu’on vous dit.


        • oscar fortin oscar fortin 14 janvier 2014 20:43

          Dieu aime, inconditionnellement toutes ses créatures qui lui ouvrent leurs coeurs. Lui-même a dit qu’il ne pouvait rien avec ceux qui s’obstinaient à ne pas voir, à ne pas entendre, de peur de se voir dans leur propre réalité. Il appela cela le péché contre l’esprit. Dieu n’aime pas ceux qui s’identifient intentionnellement avec le mensonge, l’hypocrisie, les injustices etc...


          Enfin, on verra bien, le jour venu ,ce qu’il en retournera de tout cela. Dieu est sans nul doute bon, mais pas bonasse, comme on dit dans nos milieux. 

          Avec tout mon respect


          • robin 15 janvier 2014 11:52

            La tentattion est grande en effet de confondre Dieu avec un Laxiste Hippie pour qui tout serait autorisé, ça serait si simple  !

            Mais il punit aussi et sévèrement.


          • robin 15 janvier 2014 11:49

            je ne vois pas trop ce que peut dire d’intéressant à ISRAEL le représentant sur Terre d’un homme qui a été mis au poteau et crucifié par l’oligarchie Juive de l’époque.


            • zion_train zion_train 15 janvier 2014 13:12

              Et une quennelle, Une



              Et puis les sionistes ? Eh bien, Dieudonné, on va déballer tout puisque ça te chatouille tant que ça : les sacrés sionistes, ils ont réussi à faire du désert, un état. Un vrai ! Ils l’ont leur état ! Leur administration ! Et qui marche ! Ils ont des routes, l’eau potable, des champs, des robinets, des fleurs, des boîtes à lettres, des aqueducs, des élections, des flics, des pelouses et des clebs qui font dessus. Et tout ça tiré de trois cailloux, à l’origine. Et les 22 pays arabes qui les entourent ? Ils ont tout ça ? Ils ont construit tout ça ? Oui oui, les « sionistes » sont « aidés par les Américains », par « Rottschild », la « finance » et gnagnagna… Oui, oui bien sûr…mais les 22 pays arabes, ils sont assis sur de la terre à guerzillons (mauvaise terre) comme on dit chez nous ? Bah non, pétrole, gaz, fleuves, terres fertiles, mers. Les pays arabes ont tout pour réussir. S’ils ne passaient pas autant de temps à se préoccuper de « l’entité sioniste » peut-être qu’ils pourraient se développer eux aussi. Bah oui Dieudonné ! Parce qu’on ne peut pas dire que c’est une grande réussite la « grande nation arabe ». 22 pays et pas un foutu d’être un paradis d’Allah ! Et « la grande communauté des croyants » ? Eh oui, alors que les « sionistes », dans leur minuscule machin, ils s’engueulent, ils se bouffent le nez à chaque élection, ils sont tout ce que tu veux. Mais au moins chez eux, il y a des élections. Et l’électricité à toute heure ! Et puis, on bouffe à sa faim à Tel-Aviv. Et on n’est pas en train d’y guetter le prochain bateau pour l’Occident. Au contraire, les juifs d’ici (qui soit dit en passant, sont parfois présent, en Occitanie ou en Alsace, depuis le début du Moyen-âge) cherchent souvent à partir en Israël, faire leur « Alyah », alors que les Syriens, Palestiniens, Algériens, Irakiens, Iraniens, Lybiens et j’en passe, bravent tous les dangers pour venir s’installer chez l’ancien colonisateur infidèle. Bah oui ! Et en plus, ils risquent d’y voir des juifs ! C’est con. En Algérie il ne doit pas rester beaucoup de juifs en 2013, le quenellier qui tente la traversée vers Lampedusa, pour son plus grand malheur, il en verra à Paris, « sur TF1″, « à la radio », « partout ». C’est quand même pas de bol !

              Si les « sionistes » te dérangent tant que ça Dieudonné, faut immigrer en Arabie Saoudite ! Là tu es sûr de ne pas tomber dessus en écoutant Arabie Inter ou en regardant BFM Désert. Garantie ! Ou mieux, chez Mahmoud, le « guide ». Tu vas voir comme ça rigole là-bas en Iran. Ah bah ta bonne femme, elle pourra en faire des lois chez Mahmoud ! Le paradis de la femme anti-sioniste !

              Alors Dieudonné avec tout tes potes. Au lieu de se pignoler sur les affreux sionistes, prend ta caisse à outil et va en Palestine, au Cameroun, en Syrie essayer de construire un état, une sécurité sociale, une presse libre, un programme de santé, là tu feras la nique à qui tu veux, aux « sionistes », à « l’axe du bien », aux Chinois, à qui tu veux, je te dis. Parce que les sionistes, au fond d’eux-mêmes, ils n’en ont rien à foutre de ta quenelle. Ils ont un état, une vraie armée, des trains qui arrivent à l’heure et se marrent en te regardant t’agiter dans ton coin.


              • zion_train zion_train 15 janvier 2014 13:13

                Nous les sionistes

                on vous empeche de dormir
                un conseil : prenez des somniferes

                et une grosse, une grosse quennelle de Tel Aviv



                • oscar fortin oscar fortin 15 janvier 2014 13:34

                  Zion-train : c’est sans doute ce que les nazis disaient à ceux et celles que le nazisme dérangeait. Les somnifères n’ont pas suffit.... pour les endormir.


                • njama njama 15 janvier 2014 20:37

                  Puisse-t-il avoir une parole aussi claire pour faire entendre que le sionisme est incompatible tant avec les véritables croyants juifs qu’avec le christianisme.

                  Je pencherais plus pour dire que d’une part le sionisme vu comme nationalisme (au sens politique) n’a quasiment jamais existé, ou pas de manière suffisamment significative car quand y-aurait-il eu une nation (au sens étatique de royaume) dans l’histoire biblique hormis un très court laps de temps qui fût celui de David et de son fils Salomon - dont il ne reste aucune trace archéologique -, soit, 2 générations, au mieux quelques décennies.

                  Oui, cette promesse de la terre promise, Dieu l’a honorée. 

                  (1Rois 11/9 à 12)
                  L’Éternel fut irrité contre Salomon, parce qu’il avait détourné son coeur de l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui lui était apparu deux fois.
                  Il lui avait à cet égard défendu d’aller après d’autres dieux ; mais Salomon n’observa point les ordres de l’Éternel.

                  Et l’Éternel dit à Salomon : Puisque tu as agi de la sorte, et que tu n’as point observé mon alliance et mes lois que je t’avais prescrites, je déchirerai le royaume de dessus toi et je le donnerai à ton serviteur.
                  Seulement, je ne le ferai point pendant ta vie, à cause de David, ton père. C’est de la main de ton fils que je l’arracherai.

                  Cette promesse est aujourd’hui consommée depuis presque 3000 mille ans (Salomon roi d’Israël aurait vécu de 970 à 931 av. J.-C. selon la chronologie biblique usuelle).

                  La question du « pouvoir politique » est une question que Jésus avait (je crois) tranché, par ses paroles de « rendre à César ce qui revient à César » et, « à Dieu ce qui revient à Dieu », ce qui ne veut pas dire je pense qu’il faille se désintéresser des questions politiques (au sens grec) touchant à la vie de la cité, mais que les dimensions de cette question sont du ressort de la liberté de l’homme - et le lieu de la mise en pratique de l’enseignement spirituel - et non de sa relation à Dieu.

                  Où dans les Écritures Dieu depuis Abraham aurait suscité une « entité polito-religieuse » ?

                  Justifier le sionisme sur la Bible me paraît être une très grande imposture.

                   


                  • Arnaud69 Arnaud69 15 janvier 2014 20:43

                    Ni la Bible ni le Talmud ne peuvent justifier le Sionisme puisque celui-ci va exactement à l’encontre de tous les textes .

                    Celui qui se dit sioniste perd automatiquement son droit à se revendiquer Juif.
                    Il quitte le domaine religieux par le blasphème pour épouser une doctrine politique qui repose sur le terrorisme d’état et le vol.


                  • njama njama 16 janvier 2014 00:26

                    @ Oscar mon frère de foi

                    Votre sujet est génial, il questionne, interroge ... la plupart des contributeurs de ce site ne savent sûrement par quel bout le prendre, tellement il est atypique. Leur auriez-vous cloué le bec ?
                    Votre sujet est bien vu car il anticipe « le voyage du pape en Terre Sainte du 24 au 26 mai prochain »
                    Et finalement, nous, petits croyants de base, avec toute notre ferveur humaniste (assez synonyme d’évangélique), que voudrions-nous que cet émissaire colporte pour nous dans quelques mois comme « message d’Amour » pour cet Orient.

                    Je vous plussoie à cent mille pour cent d’anticiper de quelques mois cet échange, dont les échos fraternels, par quelques grâces divines pourraient « sonner » l’appel à la prière et à l’humilité aux portes de Jérusalem ...


                    • njama njama 16 janvier 2014 10:36

                      Ce voyage du pape François est à mettre en correspondance avec un autre récent voyage de son prédécesseur en mai 2009 qui commençait également par une visite en Jordanie avant Israël

                      Serait-ce le signe d’un rapprochement entre le christianisme (catholique particulièrement) et le judaïsme ? rien n’est moins sûr !
                      Il est peut-être envisagé ici sous les latitudes occidentales, mais l’est-il sous celles d’Orient ?

                      Hayat al Huwik Atia dans sa Lettre ouverte des Chrétiens arabes du Machrek à Sa Sainteté le Pape (24 mai 2009) disait :

                       Votre séjour en Jordanie, tel qu’il s’est déroulé, était-il une symbolique biblique ? Votre symbolique est davantage celle de la Thora et de l’Ancien Testament que celle de l’Évangile. Il nous est pourtant interdit de faire référence à la Torah. Les chrétiens de l’Orient comme de l’Occident ne reconnaissent que l’autorité de l’Évangile et refusent toujours la judaïsation du Christianisme occidental et sa transformation en judéo-christianisme. L’Église d’Orient refuse d’être entraînée dans le processus de judaïsation de l’Occident chrétien. Avez-vous oublié que votre prédécesseur au Saint Siège, avait demandé de ne déposer sur son cercueil que le Nouveau Testament ?

                      Nous l’Orient arabe chrétien nous ne voulons pas de ce néo christianisme judéo-chrétien et nous refusons que l’Occident chrétien utilise l’influence spirituelle occidentale des églises, catholiques et protestants pour implanter en Orient et particulièrement dans le monde arabo chrétien l’idée ou l’influence de judaïsation.

                      Votre Sainteté le Pape, sachez que Je suis une chrétienne arabe ! Je ne suis pas une adepte de l’Église d’Orient mais une adepte de l’Église maronite
                      [...]
                      Par conséquent, le dialogue que vous préconisez de poursuivre entre le christianisme et le judaïsme, dans l’esprit des prophètes, est un dialogue impossible sur cette Terre arabe. Il est impossible parce ici que nous comprenons l’esprit du Messie qui a vécue parmi nous sur cette terre mais nous ne pouvons pas comprendre l’esprit de Jésus fabriqué chez vous et auquel vous nous appelez.

                      [...]
                      Votre sainteté c’est ainsi que nous les arabes chrétiens de l’Orient nous comprenons le message de la « Fidélité aux racines du christianisme » à laquelle le sermon apostolique nous invite pour « remplir le message de la chrétienté en Terre Sainte ».

                      La Bande de Gaza aurait due être la priorité dans l’agenda de la visite du Pape.

                      Tout cela nous pousse à demander à votre Sainteté : Pourquoi ne pas visiter la bande de Gaza meurtrie et sinistrée avec son cortège affligeant de pauvreté, d’injustice et d’oppression. Les victimes de Gaza ne vous semblent pas concentrer toutes les misères et toutes les tragédies qui sont au cœur de la souffrance de Jésus-Christ et au centre du contenu de son message ? Les victimes de Gaza ne sont-elles pas le symbole de la lutte du Christ qui aurait accouru pour les secourir et les assister dans leur lutte contre l’oppression et contre l’injustice sans craindre aucun blâme et aucun danger. C’est pour leur cause que le Christ aurait milité et prêché.

                      [...]
                       Au nom des droits de Marie et de Jésus sur nous les arabes, faites l’effort de nous comprendre un tant soit peu, votre Sainteté, et cessez de vous comportez avec nous, vous et l’Occident, comme si nous étions vos vassaux.

                      La justice et l’équité exigent que nous soyons traités comme des adeptes de Jésus à part entière et elles vous commandent de nous laissez tranquilles vivre avec nos frères de foi comme le veut Jésus et non comme le veut l’Occident.

                      Auteur : Hayat al Huwik Atia Chercheur et journaliste libanaise
                      Source : al Jazeera
                      Traduction de l’arabe : Omar Mazri


                      • njama njama 16 janvier 2014 10:56

                        « Printemps arabe » =Automne occidental ?, par Roger Akl

                        Pour me faire pardonner certaines vérités dérangeantes, je vous dirais d’abord qu’en tant que Maronite, je suis Français de droit, depuis un décret de saint Louis, et je le suis de cœur, depuis qu’à l’âge de quatre ans ...
                        [...]
                        Cela me permit plus tard, en 2001, lorsque j’écrivis mon essai « Cri d’un Chrétien d’Orient » , d’offrir des solutions de paix adaptées aux besoins d’Israël. Quel ne fut mon étonnement de trouver que la plupart des maisons d’édition, tout en faisant l’éloge du manuscrit, refusaient de le publier . J’en compris la raison quand la directrice de la maison d’édition du CNRS m’expliqua qu’étant une « maison d’édition historique », elle ne pouvait pas publier un livre qui « offre des solutions à la crise israélo-palestinienne ». Un ami, professeur universitaire de relations internationales remarqua : « Elle ne veut pas des solutions. Veut-elle des problèmes ?

                        Sa remarque ironique est la clé de ce qu’on appelle « la paix impossible », et, peut-être la cause de l’assassinat du Premier ministre Rabin : Israël ne voulait pas des solutions, mais des problèmes, car Israël ne voulait pas d’une paix qui limiterait ses ambitions. Et ce qu’Israël veut, les politiciens, les media et même les maisons d’éditions d’Occident le veulent de gré ou de force.

                        Israël ne veut pas la paix, car elle ne lui permet pas de conquérir toutes les terres qu’il convoite et d’en chasser les habitants. C’est pour cela que toutes propositions logiques et justes de solutions doivent être empêchées d’être publiées. Heureusement pour moi, j’ai trouvé un Arménien que j’avais rencontré dans une causerie de la Droite Libre, pour fonder spécialement une maison d’édition et imprimer mon manuscrit, car il y avait trouvé un intérêt commun à tous les chrétiens d’Orient, dont les Arméniens.

                        Israël veut la division des pays arabes et musulmans en états confessionnels, pour qu’il devienne un « primus inter pares », état confessionnel juif, capable d’agresser et de conquérir à sa guise, suivant ses besoins et/ou ses caprices. De plus, sa jalousie du Liban, donc sa haine, date depuis des millénaires. Je ne peux pas ne pas me rappeler un passage de la Bible (dont le nom vient de Byblos la plus vieille cité du monde connu, car ce sont les phéniciens qui ont appris au monde occidental à lire et à écrire en créant l’alphabet), où Dieu se plaint de Sion, son épouse infidèle et lui promet que si elle se repentait et revenait à lui, « ses racines seraient aussi profondes que celles des cèdres du Liban, son parfum comme celui des forêts du Liban et qu’elle serait aussi renommée que le vin du Liban ». Imaginez mesdames, que vos époux vous comparent ainsi à votre voisine, qu’en feriez-vous ?

                        De plus, le Liban actuel était le phénix des Arabes, démocratique, libéral et partageant le pouvoir entre ses diverses communautés, en un mot, l’antithèse d’Israël.

                        Comme le phénix, à chaque fois qu’Israël le détruisait, il renaissait de ses cendres et, malgré tous les efforts israéliens et les nombreuses et incalculables agressions d’Israël, il est toujours riche, beau, favori des populations occidentales, aimé de tous, alors qu’Israël est toujours rejeté par son environnement et doit utiliser la menace et le bâton de la loi, pour interdire toute critique de sa politique et de son ambition à être un état juif, chassant les habitants originels de leurs foyers et de leurs biens, pour les rejeter dans et contre les pays avoisinants, en particulier le Liban, où la direction chrétienne craignait un afflux trop grand de sunnites qui déstabiliserait l’équilibre délicat confessionnel. La jalousie fut donc rejointe par l’intérêt, un intérêt encore plus fort lorsque nous considérons la propagande sioniste disant que la Palestine, ayant été la patrie de leurs ancêtres, il y a deux mille ans, leur revenait de droit. Ce droit est battu en brèche par l’histoire qui fait des Palestiniens les descendants du peuple hébreu de l’an 70.

                        Ce qui a fait que les sionistes se sont tournés vers la religion pour dire que la Palestine est la terre « promise » par Dieu et, là encore, ces fichus chrétiens d’Orient sont un signe de contradiction, car d’après eux, les promesses divines à Israël se sont accomplies pas la venue de Jésus, le Messie promis, tandis que le Nouvel Israël, ce sont les chrétiens qui n’ont, eux, aucune ambition terrestre.

                        Les chrétiens d’Orient en sont les témoins et le signe. A cause de cela ils doivent être détruits, à commencer par ceux du Liban. à commencer par ceux du Liban. Nous voyons ainsi pourquoi les guerres provoqués entre Chiites et Sunnites, Iraniens, Turcs, Arabes et Kurdes, finissent toujours par l’élimination des Chrétiens d’Orient, que ce soit en Iraq, en Egypte, en Syrie et même la toute petite minorité de Libye.

                        Nous comprenons pour Israël, mais qu’en est-il des Etats-Unis et de tout l’Occident ?
                        [...]
                        Ainsi, les chrétiens sont le ciment qui peut créer l’unité arabe et sans eux elle est impossible. Ce ciment doit être détruit :.delendus est, comme la ville de Carthage, fondée par les ancêtres phéniciens des chrétiens du Liban, devait être détruite pour asseoir l’hégémonie de Rome.

                        http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/244110-printemps-arabe-automne-occidental-,-par-roger-akl


                        • oscar fortin oscar fortin 16 janvier 2014 14:13

                          njama : Merci pour votre commentaire et les nombreuses considérations qui éclairent notre regard et apportent une compréhension de nature à nous rapprocher tous et toutes.


                          Bonne journée à vous

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