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Accueil du site > Tribune Libre > Voici ce que nous avons encore :

Voici ce que nous avons encore :

Il est illusoire de croire que l’ensemble de la population mondiale ait ne fut-ce qu’un fragment d’intelligence propre résolument nécessaire pour lutter formé contre l’esprit actuel du monde. Il me semble que les temps présents manquent ostensiblement de variations d’affolements au sein de nos appareils bruyants et ces fatalités sans joie à parler à vouloir se ressusciter parce qu’on en vaut peut être la peine à nécessairement se contenir dans la dimension physique à éviter toutes sortes de cauchemars qui se répètent chaque nuit… Peut être que la multitude de nos livres et magazines traitant sans vergogne de notre développement personnel à nous rendre toujours plus épanoui dans cette présente vie à flotter de génération en génération sans même pouvoir se mutiler en conséquence de ses tristesses qui nous guideraient sans même à devoir recourir à un jugement. Les jours n’y sont pour rien mais ce siècle rempli de substrats sous forme d’apocryphes aux ambiances de simples choses additionnées à venir fouiller dans notre cerveau dans le but expressif de l’éteindre à sa complète entité présente pour moi la définitive prédiction de ce qui sera dans ce futur forcément incomplet débordant de milliards de destins à vouloir se dissimuler non sans discrétion dans les quelques pays d’abondance restants avec ses cinémas en 5 dimensions et son oxygène vendu au plus offrant. Il y a quelques jours au courant d’une matinée, j’avais lu dans un article les modélisations futures expertisés avec source à l’appui en bas de page concernant le climat terrestre et ses prédispositions à nous rendre la vie impossible. Voici ce qu’il me semble plus correct : Absit Reverentia Vero. L’avenir est prémédité et cette bonne vieille terre sur laquelle nous faisons exister notre technocratie semblant si peuplée de jouissances incompréhensibles ne sera qu’une accumulation de toutes choses plastifiées, nettoyées uniformément où grouillent ces énormes tas de cadavres dans ce milieu universel. Cette salle sans mesure hermétiquement close dans laquelle nous perpétuons notre effrayante course à faire désespérer les tenants des morgues s’accélère au fur et à mesure d’y imposer notre mécanique toujours plus perfectionnée et ses habitations en forme de cube. J’ai pensé qu’en fonction de ce que réclamaient les scientifiques en charge de l’analyse terrestre était qu’il n’y aurait pas de recul de la toute-puissance marchande, que celle-ci devrait persister à faire régresser la population en parts entières, qu’il n’y aura pas ce désespoir enfantin tel que la population grégaire le souhaite de croire et à perpétuer la foi en l’Humanité à même que toute la chaîne alimentaire se dégrade avec les allergies qui ne cessent de se partager du temps d’antenne. Qu’attend-t-on en dehors de nos ondes et de ces atroces aboutissements à tout ruiner et à pouvoir songer à la retraite afin de « commencer à voyager et de vivre » ? Aussi qu’ici chaque scène de la vie normale avec ces petits problèmes apparaît accompagné par son pendant noirâtre, puant d’excès rationnel toujours inconsistant d’être effectivement en face d’une existence où chaque intention de bien faire se trouve confronté à toutes sortes de réglementations produites afin d’empêcher de pouvoir se gouverner soi-même et de s’organiser et peut être aussi de s’approprier l’enthousiasme d’une vie future etc…

Je m’ennuie d’être la qualité de mes privations sensorielles dans ce monde accompagné où il est malaisé de dire ce qu’on devrait oublier. Aussi, je m’ennuie de me trouver sans cesse confronté à ce machinisme pélasgique me desséchant chaque matinée un peu plus, n’écoutant qu’en hochant la tête face aux promesses parasitant ma démence d’abstraire ce qui se passe ici bas, d’écouter attentivement ce que la réalité a de plus maussade à dire sur son propriétaire afin de me faire subir derrière ses ombres sa fantastique autobiographie gangrénée de ses mésaventures passées dont chaque souvenir se greffe aux contenu de mes commentaires. Je retourne m’assoir à mon bureau. Je viens de participer à deux réunions « de la plus haute volée ». Chaque personne est dédiée à son rôle. Trois heures au total à déblatérer sur ces lugubres projets futurs permettant le discours censé d’une certaine consolidation de la position dominante sur le marché. Le rôle de l’employé est de respecter ce qui se produira à coup sûr. J’ai répondu aux questions sans même être contrarié du contenu, j’ai pris des notes sur ma tablette connectée puis il m’est arrivé ceci : Tout sacrifice psychologique au nom de la morale économique se traduit par la figure empruntée ce qu’on était avant même d’avoir à payer la demande de tous, que l’ordre claustrophobique actuel avec ses parasites lumineux dans les magasins où le consommateur excédé d’évasion textuelle sur son réseau social ne fait que s’identifier qu’à lui même, tremblant de peur au sein de ces cacophonies vibrantes s’arrêtant jamais. Il me reste qu’à me demander si la validité de ce globe où nous passons la moitié du temps qu’à nous écouter ce qui devrait mieux fonctionner est bien celle de l’excitation de pouvoir y remettre de la vie d’il y a longtemps sans leurs images et leur infrastructures médiales robotisées. Nous consultons la météorologie sur écran du jour même tout en évitant de regarder le ciel au loin car jugé trop opportun tout en rythmant présentement cette conversation encore du dernier film qu’on a vu seul dans la salle obscure. Nous tombons dans l’indigence la plus évidente à s’étaler trompé sur les excréments que cet ordre fabrique et contrôle.

J’ai noté ceci : il est d’une affligeante évidence à se voir consumer lucidement en prenant place dans la répétition du chemin de travail le matin puis au soir. Il est affligeant de retrouver les mêmes automobilistes au même endroit chaque matin dans cette masse hypertrophiée de bouchons en attendant que l’air filtré épuise l’effondrement mental en sachant bien que sans cette prouesse technique, nous serions anecdotiques avec nos vieillesses prématurés. Afin de rester inaperçu au volant de son automobile sur cette autoroute qualifiant cette civilisation inquiète qui s’épuise à force d’égarer cette immense difficulté d’être la somme de toute cette intelligence réactionnaire somnolant ici en nous. J’ai trouvé aussi que ce permanent besoin d’adaptation rigoureux avec ce qui nous entoure devrait tôt ou tard nous démanteler complètement en nous faisant sombrer dans une impénétrable névrose afin de rendre à l’histoire universelle ce qui lui appartient, celle feuilletée aux âmes. Rendre à l’évidence que cette façon épidémique à nous déraciner en un dynamique paquebot s’élevant au rang imposé des interconnexions du réseau numérique nous fait résider en poésies ultra sécurisées dont souffrent si ardemment ses habitants que ces mêmes habitants ne comprennent pas qu’ils sont désormais congédiés de leur époque.

Il est 3h de l’après-midi. L’heure à laquelle on reconnaît généralement que cet immeuble est une prison d’objections. 2 employés oeuvrant dans le bureau d’à coté, « open space » lui aussi. La responsable profite de son congé quelque part en ayant pris l’avion. Ces 2 personnes réduisent en miettes ce symptôme tentant de les unir si franchement en s’accoutumant de se parler sous disponibilités avec leur néons criards d’intensité. Leur témoignage nourrit cette Humanité si facilitée par toutes les améliorations à finir par se nier réciproquement. Leur pénurie, que j’entends en les comprenant, se situent à l’existence inaperçue de ces heures qui passent à ne rien faire : En partageant leur juste passion à garder des animaux en cage dans leur habitations qu’il faut « refaire », elles se sont trouvées. Ainsi quand la charge de travail est minime, la passion devient un chant fulminant de drôleries et d’âneries simultanées sous peine qu’on ne s’entend plus de notre côté. La facilité est ici de comprendre comment un écran donne l’accessibilité de poursuivre une passion si défigurée tout en gardant l’anonymat de cette parodie semblant émancipée par sa gravité. J’ai ce songe pulsionnel à chaque instant qu’il faut par nécessité ce genre d’exploitation derrière des cages afin de garder un contrôle sur ces maux déguisés qu’on traine telle une utopie qu’on n’abandonnait sous aucun prétexte. « Parce que c’est tellement mignon ». Je suis dévasté par tant de déguisement désenvoutant qui se refuserait ainsi défiguré. Garder le contrôle sur quelque chose d’aussi vulnérable contenu dans une cage semble évident à une époque qui nous broie tout en nous souriant derrière sa dimension de temps fossile où on divinise tout ce qui ne peut plus vivre à l’extérieur de ces terres inexpressives et repoussantes.

Puis j’ai pensé que ce chemin qui se trace jusqu’aux tombes décapités sous hypocrisies parmi nos ombres à être enfoui dans cette cruelle disposition à être réduits à jouer avec ces hochets ringards que le marché nous vend afin qu’on se sente périmé sous les videos publicitaires qui viennent et reviennent sans jamais quoi dire avec toujours plus de sensations en chairs et en os retouchés sous la fatalité habituelle. J’ai pensé à ce cauchemar où on se suicide faute d’identification et à tous ces condamnés qui s’adressent à leur échec telle notre époque à ses peines. Je me suis dit que la pensée rationnelle, chose inhérente à la paix économique si malheureusement revendiquée par ces névropathes déséquilibrés et leurs biosphères informatisées et ses plants hors-sol qu’on s’empressent à faire pousser par tous temps pour cette population universelle entourée de satellites et d’hypnoses planétaires, etc...


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7 réactions à cet article    


  • Jean De Songy 7 mai 2019 17:47

    Petite suite logique ...

     

    « Le gogochon se remplit de lui même. » Cohn le tripoté

     

    « La Nature remplit la loi de l’écolo, mais ce fat se remplit toujours que de lui-même [branlette ... mais bio] » Nemerode

     

    « Homo est l’animal qui dit »c’est« , bobo est l’humain qui »est« seulement. » Épiméthée

     

    « Avec la régression à soi vient aussi l’immédiat à la Nature. Bobo et écolo même rejet de l’homme véritable. » marxiste anonyme,.

     

    "L’UE n’a pas construit sa légende, elle n’a même pas de mémoire européenne. » Régis Debray

     

    « Les billets de l’euro sont ceux d’un Monopoly, ni géographie, ni Histoire représentée. » Régis Debray


    • Jeekes Jeekes 7 mai 2019 19:22

      @ l’auteur :

       

      La vache, ça s’arrange pas !

      Toutes mes condoléances...

       


      • Jean Guillot le retour lee oswald 7 mai 2019 21:16

        Bonjour , moi y’en a pas comprendre smiley


        • sls0 sls0 8 mai 2019 00:14

          Une question :

          En ce moment aurait il un concours sur agoravox pour l’article le plus creux et plein de mots ?

          Ou c’est pour se faire remarquer pour se faire embaucher comme rédacteur des discours de Macron ?


          • J’attends avec impatience la suite dans le prochain numéro d’Agogovox ..arf ..arf !

             smiley


            • Esprit Critique 8 mai 2019 18:11

              Ce n’est pas que « Frimas ». Comme disait un ami, « Ya du monde a l’intérieur », ou « Il n’est pas tout seul ».

              La, on s’approche de la congélation cérébrale et avec l’ouverture du procès des suicides chez Orange on peut craindre le pire ….


              • zygzornifle zygzornifle 9 mai 2019 10:33

                Il est illusoire de croire que l’ensemble de la population mondiale ait ne fut-ce qu’un fragment d’intelligence propre résolument nécessaire pour lutter formé contre l’esprit actuel du monde.

                Pour lutter il faut l’envie de le faire parfois de la haine des armes et être très nombreux autrement on gâche son énergie et son temps ....

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