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Accueil du site > Tribune Libre > Voter Royal c’est voter futile !

Voter Royal c’est voter futile !

Tandis qu’une étude BVA pour Orange, la Presse régionale et RTL accorde 33% des intentions de vote au PS et 32 % à l’UMP au 1er tour des législatives, selon un sondage Ifop pour Sud-Ouest, dans la 1ère circonscription de la Charente maritime, Ségolène Royal arriverait en tête avec 33% des intentions de vote devant Olivier Falorni 26%, la candidate UMP occupant la troisième place avec 19,5%.

Ceux qui pensent voter pour un pilier du socialisme en glissant dans l’urne un bulletin Ségolène Royal devraient réfléchir à deux fois. Voici deux faits qui éclairent le titre dérisoire de cet exposé.

Pour faire place nette à l’ex-concubine du potentat, Maxime Bono, député sortant, ne se représente pas dans la 1ère circonscription de la Charente Maritime. Dans une lettre à la population, il justifie son renoncement en évoquant les nobles valeurs de la Royal du Chabichou : sincérité, honnêteté, proximité. Hélas ! Bien malgré lui, l’édile effacé de La Rochelle lui joue un sale tour. Un gars de sa bande municipale, l’adjoint chargé des finances, rue dans les brancards. Il prend très mal le diktat des instances de Solférino. Il suscite une bronca générale parmi les mandarins qui opèrent au PS et guignent avec impatience prébende et prérogatives dès la mi-juin. 
  
Plébiscité par les militants socialistes locaux, Olivier Falorni, 40 ans, prof d’histoire et géo, Conseiller régional et Premier Secrétaire fédéral du PS jusqu’au 20 février dernier, postule à à la succession de Bono à la députation. Imposé par la firme de Solférino le parachutage de la mère des rejetons du potentat n’a fait l’objet d’aucune primaire et contrecarre ses projets électoraux. Ce fait du prince ne recueille pas non plus l’adhésion de la base. Falorni, grain de sable, voit d’un mauvais œil l’intrusion de la Présidente du Conseil régional dans le parc à huitres rochelais qu’il polit matoisement depuis 13 ans.

Il le déclare publiquement. Illico presto, il est viré de ce groupe politique exemplaire qui, sous le nom de Parti Socialiste, défend la démocratie en pratiquant l’ukase. Elevé dans la tradition républicaine, Falorni croit avoir son mot à dire après les primaires du parti organisées dans sa commune. Peu mature en politique, l’audacieux croit encore au Père Noel de Coca-Cola et à la République des livres d’histoire. De surcroît, le bougre sous-estime l’influence de celle qui a mis bas la progéniture du potentat. Ne rêve-t-elle pas depuis son échec de 2007 de jaser ses citoyennetés au perchoir. Une autre manière de mettre en valeur ses toilettes vieillissantes et d’assurer la pitance familiale des marmots à Hollande. N’est-elle pas le chantre la démocratie participative, façon traité de Lisbonne, que la synthèse résume : « Tu paies et je profite » ?

Toutefois, malgré la courte échelle, avant de gravir les degrés qui montent aux cimaises de l’Assemblée, encore faut-il franchir le Rubicon des législatives. Alea jacta est ! La Royal est en piste, elle vend sa salade sur la criée de La Rochelle et tant pis si ça sent le crabe sur les parvis du PS !

Enfer et falornication ! Ce qui s’annonçait comme un corso fleuri paraît soudain flanqué d’épines. En effet, si, tel Maxime Bono aux législatives de 2007, F.Hollande a engrangé plus de 55% des suffrages au second tour de la présidentielle, la présence d’Olivier Falorni au premier tour ne peut qu’affaiblir le score de la prétendante dont la mode ne fait plus vraiment recette.

En 2007, aux législatives dans cette circonscription, le candidat UMP avait recueilli 35,95% des voix et le sieur Bono 40,77%. Le sondage IFOP du 1er juin corrige ces résultats, l’UMP ne recueillerait plus que 19,5% des intentions de vote tandis que le FN progresserait avec 9% de celles-ci. Le FdG, lui, devrait se contenter d’en compter 3%. Autant dire qu’au premier tour, le 10 juin, la partie serra serrée comme les miches du président sortant en quittant l’Elysée et que le duel socialo-socialiste aura bien lieu. Enfin presque sûr…

En effet, l’UMP pourrait accéder au second tour, pour autant que sa candidate, en troisième position, rassemble plus de 12.354 suffrages exprimés. Sachant qu’aux dernières législatives le taux d’abstention au premier tour était supérieur à 38%, dans l’hypothèse d’une triangulaire, la candidate UMP doit réunir au moins 20,24% des suffrages exprimés au premier tour pour prendre part au second, soit 0,75% de plus que ne lui accorde le sondage, lequel dispose d’une marge d’erreur de 3,3%.

Dans cette configuration, à voir le score de Sarkozy au second tour de la présidentielle, l’affaire n’est pas dans le sac si les bourgeoises et les bourgeois rochelais qui caressent l’espoir d’une cohabitation décident d’aller voter au second tour. 

Lors de la présidentielle 2012 Sarkozy ayant réalisé un score de 28,44% des suffrages au premier tour dans cette circonscription, et Hollande 32,98%, Madame Royal semble être dans la fourchette des électeurs de celui-ci. En sera-t-il de même pour le second tour si la candidate UMP est éliminée dès le premier ? Pour qui les électeurs de droite se prononceront-ils ?

Selon l’Ifop, S. Royal bénéficie du soutien de 64 % des électeurs de François Hollande contre seulement 28 % pour Olivier Falorni, qui fait jeu égal avec elle auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de François Bayrou et la devance parmi les électeurs de Nicolas Sarkozy (20 % contre 7 %). L’étude ne précise pas la répartition du soutien des électeurs de Marine Le Pen aux deux candidats de gauche.  

C’est pourquoi le 22 mai dernier Jérôme Léron, avocat mandaté par le PS, met en demeure Olivier Falorni de ne plus faire mention, dans ses documents de campagne, de l'expression « majorité présidentielle », du slogan « Le changement c'est maintenant », et de ne pas utiliser la rose et le poing ou une illustration le représentant avec F.Hollande.

Ici, il convient de noter que, s’il montre sa loyauté à Hollande, O.Falorni n’utilise pas la rose et le poing ou «  le changement c’est maintenant » et se présente comme «  candidat soutenant la majorité présidentielle ». De quelle majorité s’agit-il et depuis quand le PS détiendrait-il le monopole de cette appellation ? 
En fait, dans le tract de Falorni, il est question d’une candidature pour soutenir une majorité présidentielle qui, à l’évidence, ne se réduit pas au PS, celui-ci n’étant pas cité.

Avant les résultats du 17 juin nul ne peut prétendre incarner une majorité présidentielle et aujourd’hui, à en juger par les enquêtes d’opinion, le PS ne bénéficierait pas à lui seul de 289 sièges à l’Assemblée et n’y formerait donc pas un groupe majoritaire, permettant de réaliser le projet socialiste sans rien demander à personne.  

De vous à moi, cette profession de foi est aussi ambiguë que la légende de l’affiche des candidats PS laquelle proclame « Donnons une majorité pour le changement » et affirme déjà « majorité présidentielle avec François Hollande » comme si le Président, qui constitutionnellement arbitre entre les pouvoirs, était lié à un programme politique défini et avait besoin d’une majorité à l’Assemblée pour « gouverner ».

L’expression majorité présidentielle mise en cause, observe circonspect l’avocat Jouteux, exprime le soutien du candidat Falorni à un groupe politique, elle ne signifie nullement que Falorni se revendique d’un soutien du PS et encore moins du Président élu.

Quant à l’image qui présente O.Falorni avec F.Hollande elle ne saurait, selon cet avocat, être interdite pour deux raisons :
La première :
« Seul M.Hollande est fondé à protéger son image et il n’a pas donné mandat à Me Léron pour le faire. »
La seconde : « 
-  les personnes publiques sont présumées avoir donné leur autorisation tacite à ce qu’il soit fait usage de leur image qu’en ce qui concerne les actes de leur vie publique ;
-  la reproduction de l’image doit nécessairement avoir un lien avec l’actualité,
-  pour que l’auteur de la publication puisse se prévaloir de la liberté d’information, il faut que l’événement dont il rend compte soit actuel ;
-  le fait de l’intérêt légitime du public à être informé ne peut jouer que dans une mesure déterminée : celle de la nécessité de l’information du public. Ainsi seules peuvent être diffusées des images présentant un lien pertinent avec l’objet à illustrer.
 »

C’est donc pour Me Jouteux une tentative d’intimidation qui ne justifie, juridiquement, pas l’action en référé que la candidate parachutée brandit à outrance pour discréditer son concurrent. Olivier Falorni qui, comme la plupart de ceux qui lorgnent nos suffrages, n’a rien compris à la Constitution, ne cherche pas à nuire à F.Hollande, Président de tous les Français, mais à le soutenir. Il ne sait pas que le Président ne saurait gouverner sans violer la Constitution. S’il le savait il l’aurait dit.

Il est ici clair que Madame Royal, à l’instigation de laquelle le PS mandate Me Léron, se moque du soutien à la majorité présidentielle de son ex-concubin. Peu importe les moyens, elle ne cherche qu’à éradiquer les obstacles qui la séparent du Perchoir.

Au demeurant, si l’inopportune défend aussi loyalement les valeurs du socialisme qu’elle respecte la démocratie, les lois sociales et celles du travail, le peuple et ses représentants ont du souci à se faire.  

Jugez plutôt ! Voilà qui éclaire sur la considération de Madame Royal pour ceux qui l’ont loyalement servie :

L'affaire commence avec la dissolution de l'Assemblée nationale, le 21 avril 1997. Ségolène Royal, comme tous les députés, doit licencier ses collaborateurs, notamment Evelyne Pathouot, son assistante parlementaire, et deux de ses secrétaires, Francine Morin et Claude Fouchier. Elle le fait et les trois salariées sont dispensées d’effectuer leur préavis. Mais voilà, Ségolène a besoin d’une équipe pour la campagne des législatives qui débute.

Avec sa bénédiction, son mandataire financier fait signer aux trois employées licenciées un contrat à durée déterminée, du 12 au 31 mai 1997. L’ennui guette. L'Urssaf ne reconnaît pas le mandataire pour employeur. Selon un tel cas de figure, l’employeur, responsable des embauches et déclarations sociales, ne peut être que Ségolène Royal. Comme son titre l’indique, financier ou non, le mandataire exerce un mandat précis pour le compte d’autrui. En l’occurrence, il est chargé, selon la loi électorale, de tenir la caisse et la comptabilité du candidat, le temps d’une campagne, pas de jouer les DRH de son Altesse Chabichou and Co.

Celle-ci devient ministre le 5 juin 1997. Ses trois collaboratrices assurent avoir continué à travailler pour elle jusqu'à fin juillet 1997. Evelyne Pathouot évoque l'enveloppe que lui a laissée Ségolène avec un mot ­ « avance dépannage mois de juillet » ­ et 5 000 F en liquide, qu'elle a renvoyés le 31 juillet, invoquant le non-paiement de ses salaires pour démissionner sans risque puisqu’embauchée à plein temps par le suppléant de l’élue au 1er août.

Entretemps, l'Assemblée nationale verse le solde de tout compte des collaborateurs accompagné du 13e mois et du reliquat de congés payés. Ségolène Royal, qui ne connaît pas les bonnes manières sociales, est au-dessus des lois citoyennes et se fiche du code du travail. Elle convoque Claude Fouchier à la permanence. Elle lui reproche d'être « malhonnête » et de vouloir être payée deux fois. Elle ordonne au mandataire financier de suspendre les paiements.

Un an plus tard, lassées de réclamer leur paie, les employées saisissent, le 29 juillet 1998, le Conseil des Prud'hommes de Niort de demandes de paiement de leur salaire du 12 au 31 mai 1997, des salaires de juin et juillet 1997, congés payés et dommages intérêts afférents.

Le 15 février 1999 le Conseil des Prud'hommes condamne Madame Royal à verser à Madame Pathouot la somme de 9.380 francs au titre du salaire du 12 mai au 31 mai 1997, 938 francs à titre des congés payés afférents, 2. 500 francs au titre des frais irrépétibles, et déboute les demanderesses du surplus, la preuve de la réalité du contrat de travail n'étant pas établie. Ségolène Royal est condamnée à payer ces trois semaines, avec fiche de paie, certificat de travail et régularisation auprès des organismes sociaux.

« Ce jugement confirme l'existence de contrats à durée déterminée pour les trois semaines de la campagne électorale, contrats dont le principe n'a jamais été contesté et qui prouvent que rien n'a jamais été dissimulé » fanfaronne Madame Royal dans un communiqué. Ce que, connaissant la portée de l’article L 1243.11 du code du travail, contredit son avocat. Il écrit que la participation de Mme Pathouot à la campagne « s'est effectuée en l'absence d'un quelconque lien contractuel » en clair : bénévolement. Bonne affaire !

Les employées insatisfaites interjettent appel. L’affaire se poursuit. Par arrêt du 1er février 2005 la Cour d'appel de Poitiers confirme le jugement du 15 février 1999. Puis, par arrêt du 16 janvier 2007, la Cour de Cassation casse et annule l'arrêt du 1er février 2005, parce qu'il a débouté Madame Pathouot de ses demandes de rappel de salaires pour la période postérieure au 31 mai 1997 et d'indemnités liées à la rupture du contrat de travail. L’appel doit être rejugé.

L’affaire passe en audience devant la Cour d’appel de Rennes, le 14 février 2008. Selon l’arrêt du 10 avril 2008 qui s’ensuit, la plaignante sollicite la réformation du jugement à l'exception de ce qui a déjà été alloué pour la période expirant le 31 mai 1997 et la condamnation de Madame Royal au paiement de :
-2. 975, 20 euros au titre des salaires,
-715 euros au titre du préavis,
-369 euros au titre des congés payés,
-7. 650 euros à titre de dommages intérêts,
-3. 800 euros au titre de l'article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile.

Pour sa part, l’arrêt de la Cour d’appel retient des débats contradictoires :
Qu'il résulte des attestations versées au cours de ceux-ci que Madame Pathouot a poursuivi au-delà du 31 mai son activité de secrétariat administratif à l'issue de la campagne électorale dans les mêmes locaux, la permanence de Madame Royal à Melle, avec notamment l'usage du numéro de téléphone de la permanence ;
Qu'elle a participé à la préparation et à l'organisation du Festival du Chabichou le 8 juin 1997, du colloque européen sur les produits au lait cru, manifestations organisées sur les instructions et directives générales de Madame Royal, présidente des " Amis du Chabichou " ;
Qu'il n'est pas sérieusement démenti que Madame Royal, qui conservait un mandat local de Conseiller Général, lors de l'inauguration du festival le 8 juin 1997, avait publiquement déclaré qu'elle " conservait son bureau et son équipe à Melle et continuerait à répondre aux sollicitations de tous " ;
Que plusieurs personnes attestent avoir été reçues à sa permanence par sa collaboratrice, lui avoir confié leurs difficultés et dossiers pour qu'elle les retransmette à Madame Royal ;
Que Madame E...confirme que courant juin 1997 Madame Royal a traité le courrier resté en instance, reçu des particuliers et honoré les rendez-vous " liés aux dossiers " dont elle avait antérieurement la charge ;
Qu'il est constant que Madame Pathouot, au-delà du 31 mai 1997 a poursuivi son activité (secrétariat, accueil à la permanence) pour le compte et sous les ordres de Madame Royal, dans les mêmes conditions ;
Que le contrat de travail à durée déterminée du 12 au 31 mai 1997 s'est poursuivi au-delà de son terme sous forme d'un contrat à durée indéterminée ;

Attendu que Madame Royal, qui n'ignorait pas l'activité déployée par Madame Pathouot, n'a jamais manifesté sa désapprobation ni envoyé un courrier quelconque pour lui demander de cesser toute activité pour son propre compte mais au contraire l'a laissée en possession des clefs de sa permanence de Conseiller Général, qui ont été restituées le 1er août 1997 par Madame Pathouot ;
Que toutefois la remise d'un chèque de 10. 000 francs par Monsieur D...le 28 juin 1997, la thèse du prêt étant peu crédible, puis la remise en liquide de la somme de 5. 000 francs, retournée le 31 juillet 1997 avec la lettre de démission s'inscrivent dans le cadre de la poursuite des relations contractuelles ;
Attendu que la lettre de démission du 31 juillet 1997 qui fait état du non-paiement des salaires, rend la rupture du contrat de travail imputable à l'employeur et s'analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse ;
Attendu qu'en conséquence Madame Pathouot est fondée en sa demande de paiement des salaires du 1er juin au 5 juillet 1997 à temps plein et à mi-temps du 5 au 31 juillet 1997, soit la somme de 2. 975, 20 euros outre les congés payés afférents ;
Attendu que Madame Pathouot peut prétendre à une indemnité de préavis de 715 euros, outre les congés payés afférents :
Que toutefois ayant été réembauchée dès le 1er août 1997 elle ne justifie pas de l'existence d'un préjudice économique, il convient de limiter à 1. 000 euros sa demande de dommages intérêts ;
Attendu qu'il serait inéquitable de laisser à sa charge les frais irrépétibles qui seront indemnisés par la somme de 2. 000 euros.

En conséquence la Cour infirme le jugement du 15 février 1999 en ce qu'il a débouté Madame Pathouot et sa collègue de leurs demandes de salaires pour la période postérieure au 31 mai 1997.
Dit que le contrat de travail à durée déterminée s'est poursuivi au-delà du 31 mai 1997, sous la forme d'un contrat à durée indéterminée.
Dit que la démission de l’employé s'analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Et condamne Madame Royal à verser à ses collaboratrices les salaires, indemnités et préjudice évoqués plus haut.

Après le pourvoi en cassation de Madame Royal, ce jugement est confirmé par les arrêts 724 et 723 D/F de la Chambre sociale de ladite Cour le 8 avril 2009. Les juges de la Chambre sociale s’appuient sur l’article L1243-11 du code du travail :
« Lorsque la relation contractuelle de travail se poursuit après l'échéance du terme du contrat à durée déterminée, celui-ci devient un contrat à durée indéterminée.
Le salarié conserve l'ancienneté qu'il avait acquise au terme du contrat de travail à durée déterminée.
La durée du contrat de travail à durée déterminée est déduite de la période d'essai éventuellement prévue dans le nouveau contrat de travail
. »

Cet article remplace et modifie depuis le 1er mai 2008, l’article L.122-3-10 du code travail en vigueur en 1997, abrogé :
«  Si la relation contractuelle de travail se poursuit après l'échéance du terme du contrat, celui-ci devient un contrat à durée indéterminée.
Lorsque le contrat de travail à durée déterminée est conclu pour l'un des cas mentionnés à l'article L. 122-1-1, les dispositions de l'alinéa ci-dessus ne font pas obstacle à la conclusion avec le même salarié de contrats à durée déterminée successifs.
Lorsque la relation contractuelle de travail se poursuit à l'issue d'un contrat à durée déterminée, le salarié conserve l'ancienneté qu'il avait acquise au terme de ce contrat. La durée de ce contrat est déduite de la période d'essai éventuellement prévue dans le nouveau contrat
. »

« La cour d'appel, a constaté, par exemple, que Mme Pathouot avait, dans les conditions du CDD, poursuivi au-delà du 31 mai 1997 son activité de secrétariat dans les locaux de la permanence pour le compte et sous les ordres de Madame Royal, a légalement justifié sa décision", ont ajouté les juges de la Chambre sociale.

Certains s’étonnent de l’acharnement stérile de Madame Royal contre ses employées et de son peu de respect pour les travailleurs et la loi. Une telle obstination pour priver des collaboratrices de leur droit pendant 12 ans est, semble-t-il, unique dans les annales du PS. L’ambitieuse Royal ne semble pas connaître les problèmes de fin de mois propres aux sans-grades.

Sincérité, honnêteté, proximité, dites-vous, cher Bono ? De telles valeurs seraient appréciées !

Si faire d’une telle personne une égérie du socialisme, voire une députée de la République n’est pas une erreur politique patente, Jaurès, Mendès-France et la plupart d’entre nous n’ont rien compris au socialisme moderne.

Le changement ne consiste pas mijoter les représentants composant l’Assemblée nationale et sa présidence en famille sur un fourneau de l’Hôtel d’Evreux comme jadis, du temps de Sarkozy, ont y mitonnait la direction de l’EPAD ou d'Areva.

Monsieur Hollande, Président de tous les Français n’a-t-il pas prétendu prendre ses distances avec le PS ? Quel mérite particulier possède donc Madame Royal, avide d’honneur et d’avantages, pour exercer une priorité régalienne sur un parti censé, selon le premier alinéa de l’article 4 de la Constitution, respecter les principes de la démocratie ? 

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Olivier Falorni, Francois Hollande

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74 réactions à cet article    


  • voxagora voxagora 2 juin 2012 09:46

    « L’ex-concubine du potentat » .. « La mère des rejetons du potentat » ..

    C’est de la politique, ça ?
    Ou c’est une fixation sur les hommes de pouvoir, leurs concubines et les enfants qu’ils leur font ?
    .
    .

    • Fergus Fergus 2 juin 2012 10:36

      Bonjour à tous.

      Je partage la réprobation manifestée par Voxagora sur ce point. Un président élu n’est pas un potentat !

      Pour ce qui est de la législative de La Rochelle, le danger pour Royal n’est pas dans la présence de la candidate UMP au 2e tour, mais dans son... absence, car l’UMP pourrait appeler, au moins officieusement, à voter contre Royal en favorisant l’élection de Falorni.

      D’autre part, si je suis globalement contre les parachutages, je suis quand même prêt à admettre qu’ils peuvent se justifier dans de très rares cas, eu égard aux services rendus lorsqu’ils sont éminents. C’est précisément le cas de Royal. Qui plus est, ce parachutage ne se fait pas au détriment d’un député sortant comme on l’a vu à différentes reprises dans le passé.

      Enfin, mieux vaudrait pour les socialistes une Royal au perchoir - rôle qu’elle tiendrait très bien avec son côté maîtresse d’école - qu’une Royal laissée pour compte, sans le moindre mandat, et dont la parole pourrait devenir potentiellement problématique pour le PS.


    • Jowurz 2 juin 2012 10:45

      Voxagora

      Cet article est présenté dans la rubrique « Tribune libre ».

      l’ex-concubine du potentat est une réalité.

      la mère des rejetons du potentat est aussi une réalité qui use de la périphrase. Chacun a le droit d’exprimer son sentiment... Vous l’avez fait en intervenant c’est bien !

      Je note que vous ne critiquez ni ne contestez le fond de l’article dont les faits sont exacts et la conclusion exprime une morale républicaine peu contestable.

      Pour ma part je n’ai rien contre de rappeler à l’humilité une personne opportuniste, imbue d’elle-même et carriériste sans talent, prête à tout pour paraître et profiter.

      Chacun son opinion.  

      Pour moi, comme pour l’auteur, cette dame n’apporte rien et n’a jamais rien apporté au peuple.

      Voter pour elle c’est être complice d’un leurre.
      Entre paraître et être socialiste il y a un fossé creusé par une propagande qui ne repose sur aucun témoignage. Enoncer des qualités pour définir un candidat n’est pas la démonstration qu’il les possède... C’est ce qui se passe avec Madame Royal parée de qualités qu’elle n’a jamais montrées.

      L’exposé de Wolf atteste et démontre.le contraire. Je comprends que cela vous gêne.

      Pour ce qui est du potentat, celui qui a la souveraineté absolue dans un état, selon la définition du dictionnaire, le mot désigne avec exactitude le comportement absolutiste de M.Hollande, une attitude contraire au mandat qu’il détient du suffrage universel.

      Pour mémoire selon l’article 3 de la Constitution :

      La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants
      et par la voie du référendum.
      Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

      Le Président ne réunit pas tous les pouvoirs, ceux-ci appartiennent au peuple qui les répartit entre les différents représentants qu’il élit.

      Le président est un arbitre entre les pouvoirs que, par principe, la constitution sépare.


    • Jowurz 2 juin 2012 11:08

      bonjour Fergus,

      Vous, d’ordinaire si cultivé, semblez attribuer une connotation péjorative au mot potentat.

      Vous devriez consulter un dictionnaire pour savoir sa définition initiale et faire connaissance avec son étymologie latine, potentatus : pouvoir souverain... 

      Quant aux spéculations liées aux services rendus (lesquels ?) et à la parole de Madame Royal qui pourrait devenir potentiellement problématique pour le PS : elles en disent long sur votre connaissance profonde du PS.

      Voici une phrase qui trahit votre confiance dans l’intégrité de ce parti en général et de Madame Royal en particulier, évidence de vos propres doutes. .. Ceci fait sans doute partie des paradoxes et des incohérences de la pensée logique. 


    • brieli67 2 juin 2012 12:13

      Grüzi binand !


      dans les caves d’ Agoravox de petits trésors !
      Pierre Bourdieu, Ségolène Royal et la politique gagne-pain

      Le Palais Bourbon annexe du Zénith 
      l’Hôtel de Lassay plateau de la sélection de l’Eurovision


      Madame Royal a eu sa chance, son créneau
      mais elle n’a pas pu parler à toute la Gauche Française.

    • Fergus Fergus 2 juin 2012 13:15

      Bonjour, Jowurz.

      Désolé, mais Hollande n’a rien à voir avec un potentat car il n’exerce pas de pouvoir absolu. Ce n’est d’ailleurs pas son style. Qui plus est, Il peut mettre être privé de la plupart de ses pouvoirs par un changement de majorité législatif.

      Quant à Royal, on peut en penser ce que l’on veut, mais on ne peut nier le fait qu’elle ait conduit (fut-ce avec des erreurs tactiques) une campagne présidentielle, autrement dit fait face à un exercice impitoyable et éreintant, tant au physique qu’au plan moral. Cela vaut bien un coup de chapeau. Et encore une fois elle ne prend pas la place d’un sortant.


    • armand armand 2 juin 2012 13:24

      Fergus,

      Il faudrait, dans ce cas, relever que le doux Hollande a quasiment saboté son ex-compagne, psychologiquement parlant, en la larguant sans détours au début de la campagne de 2007.Je sais bien qu’on couvre ce médiocre et triste bureaucrate de toutes les qualités depuis qu’une petite majorité de Français l’ont élu par dépit, mais il a commis une des pires trahisons qui soient - et de plus, déstabilisant son propre camp rien que pour avoir le droit de faire droit à son prurit sexuel.
      Je n’ai jamais compris comment une seule femme ait pu voter pour ce type...


    • armand armand 2 juin 2012 13:28

      « L’ex-concubine du potentat » .. « La mère des rejetons du potentat » .

      Le bons sens veut que l’on transporte ses qualités et ses défauts de la sphère privée à la sphère publique. Chez Hollande, en tout cas, la vie privée témoigne d’une forte réticence à s’engager matinée d’une réelle aptitude à la trahison.
      J’aurais ajouté que du point de vue de la moralité formelle, celle qui compte encore pour la plupart des gens, qu’on le veuille ou non, le spectacle de la concubine du potentat recevant la fille bâtarde de l’ancien potentat lors de la passation des pouvoirs était assez parlant...


    • minusabens 2 juin 2012 15:33

      Je vous salue Fergus,

      J’adore vos interventions ! Si vous esquivez avec un art consommé de l’indifférence le fond du sujet, vous n’en ratez pas une dès qu’il s’agit d’aborder le concret...

      Je ne souhaite pas répondre à la place de votre interlocuteur, mais puisque que votre commentaire est public, j’interviens.

      Potentat ! Hollande n’exerce pas de pouvoir absolu. Il ne gouverne pas non plus. Pourtant chaque ministre s’efforce, sans y parvenir, de réaliser ses promesses de campagne.... La parité, la réforme de l’impôt sur le revenu, la retraite à 60 ans après 41 ans de cotisation, etc...
      Même par décret si nécessaire...

      Je vous rappelle l’épisode Majorité présidentielle monopole de l’ex-concubine et du PS aux bottes.. A quoi une majorité à la Chambre sert-elle le Président à votre avis ? A colliger le législatif et l’exécutif dans sa main, comme Sarkozy et les autres avant lui peut-être ?

      Sans parler que d’aucuns, rentrant dans ce jeu, lui reprochent déjà de ne pas concrétiser ses promesses (retrait de tous nos soldats d’Afghanistan avant fin 2012) ou - retenez-moi. sinon .. - de vouloir intervenir en Syrie sachant pertinemment que les collègues russes et chinois s’y opposent.
      Dans les faits, la différence avec Sarkozy s’arrête à la diminution des salaires, et au TGV pour se rendre à Bruxelles... Une économie louable destinée à faire passer le temps sous le regard des vaches jusqu’aux législatives.

      On se demande, cher Fergus, qui dirige l’exécutif et détermine la politique de l’état...

      Vous affirmez votre credo, c’est votre bon droit. Hélas ! Le style gros minet du président ne trompe que vous, une poignée de zélateurs, et les naïfs qui vont se faire rouler dans la farine socialiste, passée au tamis de la finance avec l’agrément de votre protégé.

      Si elles restaient sans conséquence vos remarques seraient désopilantes ! 


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 16:00

      Pour faire place nette à l’ex-concubine du potentat (...)

       
        le parachutage de la mère des rejetons du potentat (...)

        celle qui a mis bas la progéniture du potentat. (...)

      Ne rêve-t-elle pas depuis son échec de 2007 de jaser ses citoyennetés au perchoir. Une autre manière de mettre en valeur ses toilettes vieillissantes et d’assurer la pitance familiale des marmots à Hollande.

        La Royal est en piste, elle vend sa salade sur la criée de La Rochelle et tant pis si ça sent le crabe sur les parvis du PS !

        son Altesse Chabichou and Co.

      L’ambitieuse Royal ne semble pas connaître les problèmes de fin de mois propres aux sans-grades.


        Quel mérite particulier possède donc Madame Royal, avide d’honneur et d’avantages (...)

      Que de haine !! smiley smiley

      Qu’est-ce qu’elle vous a fait, Ségolène Royal, pour entraîner autant de médisance et d’appellations péjoratives ?

      Ce parti-pris dévalorise l’ensemble de votre article, interminable, et finalement inutile.

      Allez, suivant...


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 16:06

      Par armand (xxx.xxx.xxx.78) 2 juin 13:28

      « L’ex-concubine du potentat » .. « La mère des rejetons du potentat » .

      Le bons sens veut que l’on transporte ses qualités et ses défauts de la sphère privée à la sphère publique.

       smiley Le « bon sens » !! smiley

      Sacré armand ; le « bon sens » du Bistrot des frustrés et des cons réunis ?

      Chez Hollande, en tout cas, la vie privée témoigne d’une forte réticence à s’engager matinée d’une réelle aptitude à la trahison.

      armand en chroniqueur de Gala ; décidéément, cette élection lui reste en travers de la gorge ; ben oui, mais faudra s’y faire, mon gars ; et pour au moins 5 ans ; allez, pète un coup...

      J’aurais ajouté que du point de vue de la moralité formelle, celle qui compte encore pour la plupart des gens, qu’on le veuille ou non, le spectacle de la concubine du potentat recevant la fille bâtarde de l’ancien potentat lors de la passation des pouvoirs était assez parlant...

      Houla ; « concubine du potentat », « fille bâtarde de l’ancien potentat » ; le armand se lâche, du « point de vue de la moralité formelle (sic, sic et resic smiley )

      Qu’est-ce que c’est jouissif de lire les aigris et frustrés de la droite, pour une fois qu’elle n’est plus au pouvoir ; ça dévoile leur vraie nature, et c’est, comme dirait l’armand, »assez parlant" !

       smiley


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 16:12

      Par armand (xxx.xxx.xxx.78) 2 juin 13:24


      Je sais bien qu’on couvre ce médiocre et triste bureaucrate de toutes les qualités depuis qu’une petite majorité de Français l’ont élu par dépit,

      eeeeeh oui ; « petite », mais majorité quand même, mon gars... smiley smiley
      Quant au « dépit », tu es qui pour en juger ?

      Je n’ai jamais compris comment une seule femme ait pu voter pour ce type...

      Ah ça ; il y a belle luette qu’on a capté que la psychologie des femmes et toi, ça faisait deux !
       smiley


    • ekarlate 2 juin 2012 16:13

      fallait dire tout cela il y a 5 ans ! pourquoi ne pas l’avoir fait à l’époque ? Et si Mme Royal n’apporte rien à la France je peux dire sans me tromper : vous non plus !


    • minusabens 2 juin 2012 16:40

      Bonjour Sisyphe

      Je me demande s’il ne vous arrive pas de confondre haine avec un doigt de mépris et un zeste de cynisme.

      Un petit reproche en passant :

      Pour quelqu’un qui, comme l’adjudant des fesses à Jacques Brel, crie : Au suivant ! je constate que cet article, selon vous, dévalorisé par la haine ne vous prive pas, bonne moyenne, de l’honorer d’une triple intervention.

      Enfin... C’est vous qui voyez.

      .


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 16:52

      Par minusabens (xxx.xxx.xxx.179) 2 juin 16:40

      Bonjour Sisyphe

      Je me demande s’il ne vous arrive pas de confondre haine avec un doigt de mépris et un zeste de cynisme.

      Ma foi ; la différence est ténue... non ? smiley

      Un petit reproche en passant :

      Pour quelqu’un qui, comme l’adjudant des fesses à Jacques Brel, crie : Au suivant ! je constate que cet article, selon vous, dévalorisé par la haine ne vous prive pas, bonne moyenne, de l’honorer d’une triple intervention.

      Oui ; mes interventions (et de quatre) sont précisément là pour dénoncer les frustrations, ressentiments, médisances, le mépris, le cynisme et la haine : eut-il fallu que je m’en abstienne ?

      Et oui, au suivant ; un genre d’article qui suinte le rejet, et n’apporte strictement rien d’autre que de négatif, de dévalorisant, de méprisant ; beurk ; passons à autre chose.

      ... avec votre permission, of course !

       smiley

       smiley


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 17:00

      ah oui, scuzez moi, j’oubliais...

      potentat, nom masculin
      Sens 1 Souverain absolu dun Etat puissant [Politique]. Synonyme souverain Sens 2 Homme exerçant un pouvoir despotique. Tyran. Synonyme tyran
      J’aimerais bien que l’auteur explique en quoi l’action de François Hollande, élu démocratiquement Président de la République, depuis moins d’un mois, justifierait cette appellation...

      Merci de nous éclairer...
       smiley


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 17:10

      ... et puis tiens, tant qu’on y est....

      Par minusabens (xxx.xxx.xxx.251) 2 juin 15:33

      Vous affirmez votre credo, c’est votre bon droit. Hélas ! Le style gros minet du président ne trompe que vous, une poignée de zélateurs, et les naïfs qui vont se faire rouler dans la farine socialiste, passée au tamis de la finance avec l’agrément de votre protégé.

      Que voilà la sentence d’un homme lucide, éclairé, voire visionnaire : vous vous servez d’une boule de cristal ? du marc de café ? d’entrailles d’un poulet égorgé ?

      Bah oui ; pour nous autres, pauvres minus habens, zélateurs, ou/et naïfs, quel honneur d’être ainsi éclairés par l’avis avisé d’un à qui on ne la fait pas...

      Allez, Henri Guaino, enlève ton masque ; on t’a reconnu ! 

       smiley


    • Fergus Fergus 2 juin 2012 17:23

      Bonjour, Minusabens.

      Je n’ai pas voté Royal au 1er tour de la présidentielle 2007, pas plus que je n’ai voté Hollande au 1er tour de celle de 2012. Comme toujours depuis plus de 30 ans, j’ai la faiblesse d’apporter mon vote aux forces de progrès de la gauche radicale dont les idées sont globalement conformes àce que j’attends d’un parti.

      Mais il se trouve que je ne suis pas sectaire et que mon tempérament me pousse à faire confiance aux gens tant qu’ils n’ont pas démontré que cette confiance était mal placée. C’est pourquoi, sans être hollandais, ni même socialiste, je me refuse à attaquer le nouveau pouvoir alors que le gouvernement définitif - celui qui sortira des législatives - n’est pas encore en place. Dans ces conditions, une phrase prématurée comme « Chaque ministre s’efforce, sans y parvenir, de tenir ses promesses de campagne » me semble relever du procès d’intention, et de lui seul, il est vrai avec une arrière-pensée partisane. Ce n’est pas ma conception de la politique !


    • minusabens 2 juin 2012 17:47

      Sisyphe

      Et de cinq !

      emile wolf s’est exprimé maintes fois sur le mandat confié au Président par le suffrage universel.

      Pour ce qui est du potentat, celui qui a la souveraineté absolue dans un état, selon la définition du dictionnaire, le mot désigne avec exactitude le comportement absolutiste de M.Hollande, une attitude contraire au mandat qu’il détient du suffrage universel.

      Pour mémoire selon l’article 3 de la Constitution :

      La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants
      et par la voie du référendum.
      Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

      Le Président ne réunit pas tous les pouvoirs, ceux-ci appartiennent au peuple qui les répartit entre les différents représentants qu’il élit.

      Le président est un arbitre entre les pouvoirs (art.5 de la constiution) que, par principe, la constitution sépare (art. 16 de la déclaration de 1789, art. 23 de la constitution).

      Je vous rappelle l’épisode Majorité présidentielle.

      A quoi une majorité à la Chambre sert-elle le Président à votre avis ? A colliger le législatif et l’exécutif dans la main du Président, comme Sarkozy et les autres avant lui peut-être ?

      Au terme du titre 2 de la constitution un Président n’est pas élu pour diriger l’exécutif et conduire la politique de la nation. Ceci est l’affaire du Gouvernement et lui seul.

      Une majorité à l’assemblée ne saurait constitutionnellement être présidentielle, tout au plus,
      ayant mission de contrôler la politique de la nation, peut-elle être progouvernementale.

      Voilà pourquoi l’élu qui rassemble exécutif et législatif, dispose à sa guise de la souveraineté nationale, viole la constitution et mérite le nom de potentat.

      Qu’importe les formes mises pour y parvenir et les avantages tirés ou non, le fait par celui qui est en charge de veiller au respect de la Constitution, d’ignorer la séparation des pouvoirs pour les exercer selon son bon vouloir est un manquement grave à son mandat.

      Si Hollande n’est pas Sarkozy, quant au comportement, cela ne l’empêche nullement d’aspirer fort inconstitutionnellement, à la mainmise sur les pouvoirs publics, ce qui s’oppose à leur fonctionnement régulier.

      Lisez la constitution vous prendrez conscience de cette évidence.

      Tout républicain a le devoir de prévenir la nation contre toute tentative de tels détournements des pouvoirs et institutions publics. . 


    • minusabens 2 juin 2012 18:20

      Fergus

      C’est votre analyse qui est partisane.

      Exemple :

      « Chaque ministre s’efforce, sans y parvenir, de tenir ses promesses de campagne » me semble relever du procès d’intention, et de lui seul.

      Ce que vous définissez comme un procès d’intention s’adresse au ministre soucieux de réaliser les promesses de campagne du président.

      D’une part, dans le cadre de l’esquive sur le fond, ceci oublie que le Président impose un programme politique au Gouvernement ce qui sort du cadre de son mandat..

      D’autre part, sur le plan de la forme, ceci constate que les ministres ont le souci ou l’intention de bien faire, où est le procès d’intention ?
       
      Ensuite, vous feignez d’ignorer que les réformes législatives énoncées au mépris de la Constitution par le candidat Hollande (Harcèlement sexuel, entre autres) nécessitent une réforme législative ou une révision constitutionnelle (loi de 1905) soumise à l’adoption parlementaire ou populaire. Le verbe s’efforcer n’a donc aucune connotation péjorative mais exprime une possibilité d’action limitée. Où est l’arrière-pensée partisane ?

      En, l’occurrence votre conception de la politique est, elle, réellement partisane puisque vous défendez un parti, ce qui est tout à fait votre droit.

      En revanche la position de Wolf que je partage exprime le respect des valeurs républicaines établies par la Constitution qui est la même pour tous, citoyens et partis.

      Alors, lequel de nous deux est partisan ?

      Vous, qui fermez les yeux sur les manquements avérés de F.Hollande ou moi, qui rappelle la loi ?

      A défaut d’être objectif, soyez sérieux.
       
       


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 18:43

      @ minusabens

      et de dix ! smiley

      Votre démonstration n’est qu’un strict PROCÈS D’INTENTION : le parlement n’étant pas encore élu.

      Votre appellation de « potentat » vis à vis d’Hollande n’est donc qu’un sophisme, que, malgré vos circonlocutions, vous n’arriverez pas à faire passer pour autre chose.

      Attendons le vote des électeurs, la constitution d’une Assemblée Nationale, un gouvernement, et sa façon d’opérer, avant de pouvoir en dénoncer quoi que ce soit.

      Votre vote vaut une voix, comme celle de tous les citoyens ; utilisez la donc dans le sens de ce que vous jugez être vos intérêts, et laissez chacun se déterminer selon ses choix.

      Personnellement, votre avis ne m’apporte strictement rien ; tant pis si c’est réciproque ; ça ne m’empêchera pas de dire ce que je pense avoir à dire.

      Et continuez dans votre rôle comptable ; vous y avez l’air plus doué qu’en politique.
       smiley


    • armand armand 2 juin 2012 19:04

      Un sophisme ? Que diable !
      Quand le potentat nomme ses ministres comme bon lui semble, choisissant une binationale à peine sortie de l’adolescence et récemment appointée par le roi du Maroc, ou une petite intrigante dont le parti a franchi à peine les 2% lors de la présidentielle, d’autres encore dont les seules qualités sont l’âge, le sexe, et la couleur de la peau, n’est-ce pas le fait du prince ?

      Il y a cinq ans, avec plus de virulence encore (je parlais du syndrome de Caligula, qui nomma son cheval consul)) j’attaquais cette prérogative chez Sarkozy.
      Trouvez-moi un seul candidat qui promet de faire passer à tous les candidats ministres une audition devant le parlement, tant la France est-elle lobotomisée par la constitution de 1958.


    • armand armand 2 juin 2012 19:05

      La tyrannie imbécile du nombre est toujours une tyrannie.
      L’important est non la manière d’acquérir le pouvoir, mais la concentration de pouvoirs.


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 19:08

      Au terme du titre 2 de la constitution un Président n’est pas élu pour diriger l’exécutif et conduire la politique de la nation. Ceci est l’affaire du Gouvernement et lui seul.

      Une majorité à l’assemblée ne saurait constitutionnellement être présidentielle, tout au plus,
      ayant mission de contrôler la politique de la nation, peut-elle être progouvernementale.

      Une majorité à l’Assemblée Nationale n’a à être ni présidentielle, ni progouvernementale, puisque le gouvernement sera issu de cette majorité, constitutionnellement.

      Il ne vous aura pas échappé que les affiches et annonces des candidats à la députation, ne sont pas régis par la constitution.

      En revanche, l’appel à une majorité de députés pour soutenir le programme du Président ; lui déjà élu, est tout à fait habituel depuis que la décision a été prise d’élire les députés après l’élection du Président (décision conjointe Chirac-Jospin).

      Personnellement, je considère ce processus comme peu démocratique, de même que la constitution de la Vème République, mais il ne saurait, en aucun cas, être « anti-constitutionnel ».

      Vos ratiocinations qui prétendent prendre l’apparence « constitutionnelles » ne sont que des abus d’interprétation, et n’ont aucune valeur juridique ou légale.


    • armand armand 2 juin 2012 19:11

      Pauvre con, va !

      J’adressais ces même critiques à Sarkozy il y a cinq ans - élu à une bien plus large majorité, et non en raison du rejet viscéral qu’inspirait son concurrent.

      Quant aux femmes, je parie que de nous deux tu est le plus ignare. Il est vraie qu’une frange de la gent féminine trouve la trahison palpitante - mais beaucoup ont voté sans se faire d’illussion sur les qualités humaines de ton nouveau Phébus.
      C’est pitoyable de voir comment le contempteur virulent de Sarkozy en est à chier de plaisir devant ce pauvre type, que tu n’as sans doute jamais rencontré de la vie, au demeurant.

      Pour le reste, au lieu d’échanger des quolibets lassants, tu pourrais avoir le stricte minimum d’intelligence d’admettre qu’il y a là un point philosophique sur lequel ton point de vue et le mien relèvent de l’intime conviction : je pars du principe qu’un salaud dans la sphère privée l’est bien souvent dans la sphère publique. Sans parler de l’effet d’exemplarité que j’attends de ceux qui me gouvernement.
      Mais peut-être te sens-tu grandi d’avoir pour chefs des minus...


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 19:12

      Par armand (xxx.xxx.xxx.142) 2 juin 19:05

      La tyrannie imbécile du nombre est toujours une tyrannie.
      L’important est non la manière d’acquérir le pouvoir, mais la concentration de pouvoirs.

      Diantre !!! 

      Le vote du peuple (ce qui est nommé ici « la tyrannie imbécile du nombre » smiley ) serait donc « tyrannique , quand peu serait importante »la manière d’acquérir le pouvoir" !!!!!!!!!!!!

      Fichtre de foutre de palsambleu ; armand nous ferait-il l’apologie du coup d’état ?!?! 

       smiley smiley


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 19:21

      Houla !

      l’armand perd son calme, et part dans des interpellations injurieuses, une orthographe douteuse, et de pauvres arguments, qui ne font que dévoiler son fondamental machisme, et, surtout, son procès d’intention de « trahison » de celui qu’il ne supporte pas de voir élu, mais qu’une majorité de Français à élu, que ça plaise ou non. smiley

      Pour l’armand, un homme qui quitte sa femme, mère de ses enfants, est un « traître » !
      armand ne connait pas les familles recomposées ; armand en est toujours au XIXème siècle..

      On sait pertinemment, d’après toutes tes interventions, que tu n’acceptes pas le verdict du vote des Français ; mais on n’en a rien à secouer, mon brave ; c’est comme ça et tu l’accepteras, que ça te plaise ou non.

      Après, tu peux toujours critiquer et dire ce que tu veux, c’est ton droit le plus strict ; preuve que nous ne sommes pas en « tyrannie » ; mais en bien en démocratie.

      Et ne parle pas à la place des femmes ; elles le font beaucoup mieux elles-mêmes...


    • bernard bernard 2 juin 2012 21:56

      Perso, j’ai le souvenir d’une Ségo... le micro à la main...
      Harragant la foule avec un :

      tous ensemble tous ensemble Ouais ! ouais !

      La grande classe ! (MDR)


    • Jowurz 2 juin 2012 22:24

      Sisyphe

      Vous racontez n’importe quoi.

      L’assemblée est le reflet des législatives. Ceci ne signifie pas pour autant que cette élection génère une majorité de députés ayant la même étiquette. Une des attributions de l’assemblée est de contrôler la politique et celle-ci est l’affaire exclusive de l’exécutif (Gouvernement). Ce dernier peut être formé par un premier ministre disposant ou non majorité parlementaire monolithique. 

      Sans la confiance d’une majorité de députés l’exécutif ne peut exercer aucune action. Le Gouvernement doit donc trouver sur les bancs de l’hémicycle au moins 289 représentants du peuple favorables à ses projets de loi et sa politique, ceci peut être qualifié de majorité progouvernementale.

      S’il est habituel sous la 5ème que le président « gouverne » c’est tout à fait contraire à la Constitution et constitue un abus de pouvoir patent. Ceci ne doit rien à la révision constitutionnelle réduisant à cinq ans la mandature présidentielle.

      En revanche la quasi- synchronisation des législatives et de la présidentielle permet, si le parti soutenant le président élu réunit la majorité des sièges de former un gouvernement qui ne craint pas la « question de confiance » qui pourrait l’obliger à démissionner tandis que, de son côté, la chambre ne risque pas d’être dissoute par le Président de la République.

      Ineptie supplémentaire de votre intervention :

      C’est la loi organique issue de propositions de lois parlementaires qui a modifié la date des élections législatives et non un accord Chirac Jospin.

      Pour information cette loi organique 2001-419 du 15 mai 2001 a été votée par 254 socialistes, 28 UDF, 24 radicaux citoyens et verts tandis que 153 RPR ont voté contre et 2 se sont abstenus sur un groupe de 155. Vous le voyez ni le Gouvernement ni le Président de la République n’ont présenté de projet de loi à ce sujet.

      Cette loi est brève elle dispose :
      « Article 1
      L’article L.O. 121 du code électoral est ainsi rédigé :
      Art. L.O. 121. - Les pouvoirs de l’Assemblée nationale expirent le troisième mardi de juin de la cinquième année qui suit son élection.

      Article 2
      L’article 1er s’applique à l’Assemblée nationale élue en juin 1997.

      Rien à voir avec votre roman agressif et mal fagoté.

      Quant aux abus d’interprétation n’ayant aucune valeur juridique ou légale que vous reprochez à Minusabens : vous avez tout faux !

      Vous gagneriez à approfondir vos connaissances, elles sont d’une rare médiocrité.


    • sisyphe sisyphe 2 juin 2012 22:49

      @ jowurz

      désolé de ne pas reprendre point par point vos développements qui sont pour le moins ...... confus... et me font dire des choses que je n’ai pas dites...

      reprenez tout calmement, et on en reparle...

      de quoi au fait ? De la constitution de la Vème République ? Des changements intervenus en 1997 (? ??) de l’exercice actuel du pouvoir, entre l’élection du Président de la République, et les législatives ?

      De Ségolène Royal à La Rochelle ?

      De François Hollande ?

      allez ; mettez tout à plat....
       smiley


    • armand armand 3 juin 2012 10:13

      Voilà Sisyphe le féministe (ai-je bien compris ?) qui trouve normal que ce triste sire de FH lache sa compagne de 25 ans, au plus mauvais moment possible, car ses hormones sur le déclin se sont fixés sur une journaliste, et qu’il ne saurait attendre un moment plus opportun pour lui lécher les orteils à son aise. Normalement un homme sait se discipliner en pareille affaire, mais il est vrai que le démon de midi est insatiable. En tout cas cela présage mal du « self control » du nouveau maître de la France.
      Je te rappelle aussi que derrière toute famille recomposée il y a une famille décomposée, et que tu fais l’apologie ici de l’hédonisme absolu, faire passer ses prurits avant la moindre responsabilité. Le triste FH aurait pu mener son affaire avec un peu plus d’élégance, pour le même résultat. S’il l’avait fait, SR serait peut-être arrivée à l’Elysée en 2007 et tu aurais connu cinq ans déjà de nirvana socialiste...
      Sur le volet politique, résumer la démocratie à la simple loi du plus grand nombre c’est se f...tre du monde. De plus, tu te rallies sans le moindre esprit critique à la constitution de la Vème république, obtenue à la suite d’un coup d’Etat, et formatée pour un homme en particulier, que je n’ai pas besoin de te nommer.
      Car en véirté, gauche comme droite en France se pourlèchent les babines à la pensée des pleins pouvoirs qu’une majorité, obtenue sous de telles règles, peut leur donner. Et te voilà lobotomisé, mon pauvre Sisyphe, comme le dernier des militants gaullistes.
      Pour ta gouverne, j’estime que tout système politique sans contrepouvoirs est dangereux ; que la concentration des pleins pouvoirs que ce soit par hérédité, par la force des armes, ou par le bulletin de vote, et néfaste. La politique doit se négocier, jour après jour, au Parlement, par le biais des alliances, des coalitions, des négociations, et ne doit pas se résumer à un projet que l’on impose au pays entier parce qu’une simple majorité de votants a approuvé celui qui en était le porteur. J’ai tenu exactement le même langage il y a cinq ans.


    • armand armand 3 juin 2012 10:18

      En nous relisant, je te donne le bénéfice du doute, mon pauvre Sisyphe...
      J’aurais dû écrire non que l’« important » fût la concentration des pouvoirs, mais plutôt que « ce qui pose problème, c’est la concentration des pouvoirs ».

      Mais je réitère, les pleins pouvoirs à un individu simplement parce qu’une poignée de voix de plus que 50% l’a fait gagner, c’est l’imbécile tyrannie du nombre. Comme j’appliquerais ce terme à l’obsession arithmétique de la parité.

      Si tu es en manque de lectures spirituelles, lis Le règne de la quantité et les signes des temps de René Guénon....


    • bernard29 bernard29 2 juin 2012 11:21

      Allez , c’est bien !! Madame Royal vous rend fou et ce n’est que justice.

      Votre article est bourré de contre vérités.
      - a) la circonscritpion était réservée à une femme. Falorni ne l’est pas semble t’il. Donc il ne pouvait de toutes façons pas se présenter.
      - b) la parachutage de Royal est vraiment l’argunement débile par excellence. Elle préside la région Poitou Charente, région de la Rochelle. si vous ne le saviez pas !

      Par ailleurs Madame Royal n’en a cure des mesquineries minables et continuellement réitérées des personnes telles que vous. Elle vient d’être lauréate d’un Prix dédié à l’action des femmes. 

      Ségolène Royal est lauréate du prix Marisa Bellisario dans la catégorie « internationale » à l’unanimité du jury qui lui a attribué la « Mela d’Oro ».

      Ce prix, dédié à l’action des femmes, est le plus prestigieux en Italie. Il a, dans le passé, été attribué notamment à Madeleine Albright, Secrétaire d’Etat de l’administration Clinton, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix, Rita Levi Montalcini, Prix Nobel de physiologie ou médecine, et Mary Robinson, première femme Président d’Irlande et Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

      Il porte le nom de Marisa Bellisario grande chef d’entreprise italienne, aujourd’hui décédée, et ardente partisane de l’égalité entre les hommes et les femmes.

      La remise du prix (24ème édition) aura lieu vendredi 1er juin à Rome.

      Absente de la cérémonie – elle sera à La Rochelle en compagnie du Premier ministre Jean-Marc Ayrault – Ségolène Royal délivrera à l’assemblée un message vidéo dont vous trouverez le texte ci dessous.

      Son excellence l’ambassadeur de France en Italie recevra le prix en son nom.


      Par ailleurs, c’est plutôt Ségolène Royal qui prône la rénovation du Parti Socialiste contre les élephants (voir le Congrés de Reims et les peaux de bananes pour la présidentielle de 2007) dont justement certains exemplaires sont à l’oeuvre , bien qu’en retraite supposée, à l’île de Ré.

      Vous faites preuve d’une trés grande futilité.



      • minusabens 2 juin 2012 14:39

        Bernard 29

        J’admire l’objectivité de votre point de vue . Sans doute devriez-vous redescendre sur la planète et nous faire grâce de l’onirisme de votre analyse.

        A l’occasion,évitez le copier-coller révélateur de votre état peu attentif : le vendredi 1er juin, c’était hier !

        Dans le genre futile vous battez l’auteur à plate couture.
        Vous comparez une aventurière de la politique à un prix Nobel de Médecine ou une Marie Curie... Quel discernement !. Le Chabichou c’est un produit respectable de l’agriculture, pas de la science.

        Si la pugnacité égocentrique de Madame Royal n’est pas en cause, il n’en est pas moins vrai, l’article le montre, que le peuple dont elle ne songe qu’à utiliser la crédulité lui est indifférent.

        Le Dalai Lama et Obama sont prix Nobel de la Paix... N’est-ce pas ? L’ont-ils mérité par leur actes ? Permettez-moi d’en douter.
        Vous vous appuyez, béat, sur des nominations qui ne sont pas des diplômes de moralité. Puisse votre naiveté ne jamais être déçue ! 

        Jusqu’à vous lire je tenais les gens du Finistère en grande estime. Ils viennent de perdre leur triple A+.
         


      • bernard29 bernard29 2 juin 2012 15:08

        Bien sûr la référence au Prix obtenu par Royal, est un copié collé, comme les italiques le laissent entendre. C’est pris sur le site de Ségorama. D’ailleurs l’article sur SUD OUEST a été aussi copié collé depuis ce site . Pourquoi voulez vous que j’invente autre chose.
        Le premier juin c’etait hier . Eh bien ! c’est d’actualité non ??

        ça vous rend malade que « la belle et rebelle Ségolène » reçoive des prix internationaux . 
        j’en suis bien content.


      • bernard29 bernard29 2 juin 2012 15:22

        Minus et Ben 

        j’ai oublié d’approfondir mon analyse. voici le complément . Il s’agit de l’intervention de MADAME Royal pour la remise de son prix hier.

        Prix international de la Fondation Marisa Bellisario le 1er juin 2012 à Rome (Teatro delle Vittorie)

        Message vidéo de Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, ancienne candidate à l’élection présidentielle

        Madame la Présidente de la Fondation Marisa Bellisario,

        Mesdames, Messieurs,

        Grazie mille !

        Merci du fond du cœur pour le grand honneur que vous me faites en me remettant ce prix prestigieux qui, en distinguant chaque année des lauréates italiennes et d’autres pays du monde, encourage toutes les femmes à s’affranchir des « plafonds de verre » qui brident encore leur investissement économique, social, culturel et politique et pousse nos sociétés à s’enrichir davantage de leurs contributions.

        J’aurais été très heureuse d’être des vôtres pour cette belle cérémonie au Teatro delle Vittorie.

        Mais les exigences de la campagne législative française (qui, je l’espère et m’y consacre ardemment, donnera dans deux semaines au Président de la République la majorité nécessaire pour accomplir ce changement dont mon pays a besoin) me retiennent en France.

        Je vous remercie de l’avoir compris et d’avoir accepté que M. l’Ambassadeur de France me représente auprès de vous.

        Je tiens toutefois à vous dire plus que ma gratitude : ma fierté de recevoir cette « Mela d’Oro » qui fait vivre la mémoire et l’exemple d’une femme exceptionnelle, Marisa Bellisario, qui fut pionnière dans des domaines et en un temps où l’égalité entre les hommes et les femmes apparaissait plus incongrue qu’aujourd’hui (où pourtant il reste encore bien du chemin à parcourir).

        Chef d’entreprise visionnaire, volontaire et talentueuse, Marisa Bellisario a raconté avec humour les préjugés machistes qu’elle dut affronter comme « donna e top manager ».

        « Per une donna, è piu difficile ma – ajoutait-elle – è piu divertente » (« pour une femme, c’est plus difficile mais c’est plus amusant »).

        Sa force fut de garder foi en elle, en ses compétences, en sa capacité de travail et d’administrer superbement la preuve non seulement de son talent mais aussi de ce potentiel des femmes auquel elle croyait profondément.

        Je veux, disait-elle, que mon parcours donne confiance à celles, plus jeunes, qui entrent dans le monde du travail et qu’elle les incite à ne s’interdire aucune carrière, aucune responsabilité.

        C’est le message de ce prix qui porte aujourd’hui son nom.

        Ce message est, de nos jours, plus actuel que jamais.

        Nos nations et notre Europe, ébranlées par une crise financière, économique, sociale, écologique mais aussi démocratique et morale, n’ont jamais eu autant besoin des femmes, de toutes les femmes, pour inventer et mettre en place un nouveau modèle de croissance et de justice sociale.

        Car la parité n’est pas qu’une question d’équité : c’est aussi une question d’efficacité.

        Dans un monde en quête de repères et de règles, où les rapports de forces se transforment mais où la pauvreté, les répressions et les guerres continuent de tuer tous les jours et de priver d’avenir des centaines de millions de familles, sous toutes les latitudes, aucune solution durable, dans quelque domaine que ce soit, ne pourra se passer des femmes, de leur courage, de leur énergie, de leur inventivité, de leur ténacité.

        Une très grande dame italienne qui fut une de vos lauréates, symbole de l’excellence scientifique et de la cause des femmes, Rita Levi Montalcini, a écrit que la tâche qui incombe aujourd’hui aux femmes est la plus difficile : « être des bâtisseuses de paix ».

        La paix, ajoutait-elle, n’est pas seulement l’absence de guerre : « elle doit être travaillée et construite » car « la paix, c’est l’égalité et la fraternité », qui supposent ce que j’appelle un ordre juste dans tous les domaines de la vie humaine.

        Pour remettre les choses dans le bon ordre : la finance au service de l’économie et l’économie au service du progrès humain, pour relever le défi de la révolution écologique et de la croissance verte, pour rendre l’action politique à sa finalité première : le service de l’intérêt général, pour que les droits et les devoirs s’équilibrent, pour que le respect dû à chacun et à chacune l’emporte sur l’égoïsme prédateur et la loi du plus fort, il faut des femmes debout et un partage paritaire du pouvoir d’agir.

        Merci, encore une fois, de l’honneur que vous me faites car il s’adresse à toutes celles, de plus en plus nombreuses, qui entendent exercer dans notre monde commun la plénitude de leurs responsabilités professionnelles, familiales et civiques.

        Voilà. bonne lecture et bon week end pour approfondir les grandes qualités, internationalement reconnues, de Ségolène Royal.


      • minusabens 2 juin 2012 16:11

        Bernard 29

        Votre obstination fait honneur à vos origines bretonnantes..

        Merci de nous avoir communiqué le brillant discours de Madame Royal.

        Même si la paix est l’affaire du prix Nobel plus que de ce prestige italien si célèbre que vous avez cru nécessaire d’expliquer ce qu’il concerne, je retiens particulièrement cet extrait :

        « La paix, ajoutait-elle, n’est pas seulement l’absence de guerre : « elle doit être travaillée et construite » car « la paix, c’est l’égalité et la fraternité », qui supposent ce que j’appelle un ordre juste dans tous les domaines de la vie humaine. » 

        emprunté à Rita Levi Montalcini

        Il illustre et confirme merveilleusement le propos de Wolf.

        La paix c’est l’égalité et la fraternité qui supposent un ordre juste dans tous les domaines de la vie humaine. Non seulement nous ne sommes pas éloignés d’une devise républicaine vieille de plius de 2 siècles mais encore de quelles égalité et fraternité se réclame le parachutage de Royal vis-à-vis de Falorni dans la 1ere circonscription de Charente maritime. En quoi le PS use-t-il d’un ordre juste dans le domaine électoral ?

        Le nègre qui a rédigé la péroraison video n’a visiblement aucune connaissance de la réalité de la candidature du commanditaire aux législatives.

        Voici qui ne s’accorde pas à votre plaidoyer camarade. Falloir trouver autre chose pour convaincre du bien-fondé de votre point de vue. 


      • ekarlate 2 juin 2012 16:16

        Entièrement d(accord avec vous.


      • bernard29 bernard29 2 juin 2012 19:06

        Minus à benne

        votre analyse ne vaut pas tripette et est d’une futilité désarmante. Vous ne faites que répéter des phrases que vous ne comprenez pas. Je vous plains sincèrement. Vous n’êtes pas assidu aux cours de breton.

        Bonne soirée et reposez vous un peu.


      • jef88 jef88 2 juin 2012 11:35

        La photo en bas de l’article aurait du être censurée !!!!
        Hollande n’a pas de cravate !!!!!!!

        LOL !

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