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Accueil du site > Tribune Libre > Zemmour et Pétain : la question de la collaboration

Zemmour et Pétain : la question de la collaboration

 Pétain et Laval... la France dans de beaux draps !
 
 

 Dans un chapitre de son dernier livre “Le Suicide français”, Eric Zemmour relativise le rôle du gouvernement de Vichy dans la déportation des Juifs français. L’historien Serge Berstein le contredit : “Zemmour se trompe lorsqu’il dit que Pétain a sauvé des Juifs” : c’est ICI

 

***

 

 Il ne faudra pas que les partis pris de Zemmour responsables de ses approximations historiques dénoncées par l'historien Serge Berstein dont la bonne foi, l'honnêteté et un engagement à la cause de la France - ce concept unique et indivisible ! -, et de "sa vérité" dans les pires moments de son histoire semblent ne pas devoir faire l'objet d'un soupçon quel qu'il soit contrairement à d'autres historiens ou non qui n'ont qu'un objectif : traîner ce pays qui est le nôtre dans la boue de l'antisémitisme en général et du fasciste - voire du nazisme - en particulier, et ce afin d’obtenir d’elle une soumission totale à un projet peu recommandable qui a déjà fait ailleurs la preuve de son incompétence et de son rejet quant à la conduite d’un idéal de justice et de fraternité jusqu’à son montrer son vrai visage : celui d’une société d’apartheid…

Que cette polémique autour des propos de Zemmour au sujet du régime de Vichy, entre deux eaux minérales, gazeuses ou pas, ne nous empêche surtout pas de rappeler ceci :

 

 Alors que 75 % des juifs vivant en France ont échappé à la déportation, nous Français, n’avons pas à rougir de ce que la France, collectivement, à pu afficher comme visage, et ce pour les raisons suivantes :

 

 - La France fut occupée dans le cadre non pas d’une opération menée par une Allemagne indisposée par un Empereur décidément ingérable, dans la mémoire des événements de 1815… - cocktail et champagne, négociations franco-anglo-prussienne -, mais bien plutôt dans le contexte historique d’un cataclysme d'une guerre mondiale la plus meurtrière de l'histoire, au cours de laquelle 45 millions de civils y laissèrent leur vie ; en effet, pour la première fois dans un conflit, le nombre de victimes civiles sera supérieur à celui des victimes militaires. En cela, cette Seconde guerre mondiale annoncera les grandes boucheries des bombardements civiles du Vietnam, du Cambodge, du Bangladesh, du Timor oriental... et plus près de nous dans le temps : de l'Irak.

 

- Les forces d'occupation étaient guidées par une idéologie – le nazisme - qui avait placé au cœur de son dispositif de domination et de répression ainsi que d'asservissement, entre autres minorités, et/ou Peuples constitués (les Slaves pour ne pas les citer) les Juifs d’Europe. 

 

- Les pleins pouvoirs constituants votés à Pétain offrira à ce dernier et à sa Révolution nationale (RN) l’opportunité de mettre en oeuvre un programme qui a placé, lui aussi, au coeur de ses préoccupations les Juifs (et les étrangers ainsi que de tous les opposants passés et à venir ) : exclusion de l’enseignement, des médias, des administrations, des industries culturelles et autres. En effet, cette idéologie se proposait de ramener la « condition juive » en France à ce qu’elle était sous l’ancien régime contre une Révolution Française qui apporta aux Juifs le droit d'accéder à la Citoyenneté pleine et entière ainsi que contre le décret Crémieux de 1870 qui accorda d’office la citoyenneté française aux 35 000 Juifs d'Algérie ; décret abrogé par ce même régime en Octobre 1940.

 

 Pour ces trois faits aussi historiques que concomitants, c’est tête haute et droit dans les yeux que l’on doit pouvoir à la fois répondre à Zemmour et à ceux qui seraient tentés de nous accablés de tous les maux, nous tous collectivement, à propos de cette période de notre histoire car, aucun pays qui a eu le malheur de réunir ces trois conditions propices à tous les catastrophes humaines dans une simultanéité aussi ravageuse que mortelle, n’a pu ou su épargner, comme nous l’avons fait, les populations les plus menacées.

Doit-on alors parler de « miracle », d’intervention divine ? Certes non ! Quand ça pleure, quand ca saigne, quand ça hurle, quand ça meurt, Dieu est absent. Toujours !

On parlera simplement de prise de conscience, de sens des responsabilités, de compassion, d’interventions aussi anonymes que multiples et composites, aussi spontanées que savamment organisées, aussi héroïques que discrètes, de tous les acteurs de la société, de tous ses corps constitués, laïcs ou religieux, des intéressés eux-mêmes… enfin bref : de la Nation française tout entière.

 

 Jean Moulin n’est certainement pas mort sous la torture et sans avoir parlé au nom d’un patriotisme au service d’une Nation sans honneur. Et ceux qui criaient « Vive la liberté ! » et/ou « Vive la France ! » avant de tomber sous les balles d’un peloton d’exécution allemand ou d’une milice au service de Vichy… pour un pays qui n’aurait eu qu’une histoire déshonorante à faire valoir : les Peuples restent ce qu’ils sont en toutes circonstances : dans le faste des fêtes qui célèbrent la prospérité et la concorde comme dans le désastre des catastrophes humaines qui voient ses valeurs laminées par le rouleau compresseur de la haine et de la folie meurtrière.

C’est là son âme.

 

***

 

 Et puis… tenez : rien qu’en traînant les pieds, c’est fou ce qu’on peut gagner comme temps et épargner comme vies !


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72 réactions à cet article    


  • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 15 octobre 2014 10:46

    Merci Serge.....quand je pense qu’il n’y a que des plantes, des animaux, des roches,du vent ,le soleil , de l’eau,des nuages, la nuit et des humains aussi sur terre...

    tous interdépendant pour des cause ultimes qui dépassent de très loin notre pensé analytique, tous interdépendant , une multitude ou tout est d’apparence différent ......

    cette interdépendance est nié par un seul , devinez qui... ?? celui a qui a été donné la possibilité de choisir oui/non, mais ce con il croit que le choix c’était pour tous les aspects de la vie mais pas du tout...ce choix pompeusement appelée libre arbitre....de ce que je vois le libre arbitre se situe ailleurs..il concerne un seul choix : renoncer volontairement et réellement sous le poids de la souffrance a continuer a glorifier l’intellect ou ego.,mais ceci est faux meme si ..en réalité notre pensée analytique a des compétences là ou mesurer aide, bâtir,construire,évaluer la récolte, etc etc et nous les idiots on fait quoi ?? on appliquent le meme principe y compris là ou i le faudrait JAMAIS mesurer..cette faute ultime entraîne la démence de notre espèce.. .

    renoncer à ce « moi je » sous la pression de la frustration de cette non vie .« moi je » qui se soumet à la souffrance que lui meme crée..ça parait totalement débile...je sais, je sais..

    mais je ne décris pas cela intellectuellement,c’est un fait pour moi comme pour d’autres forcement....
    bien que cette interdépendance entre tous soit aussi un fait, essayez donc des la naissance de ne vivre que pour vous donc par vous meme..ça y est capice ?? et là vous avez saisi comment on nous exploite, on nous ment on nous spolie..tiens ça me rappelle quelqu’une ..mais qui donc ??

    et meme après vers 15 ou 95 ans essayer donc de vous passer de cette interdépendance entre humains...allez , une a deux semaines et vous êtes morts,si vous respectez la clause du pacte : ne rien avoir ,ni recevoir ni faire avec ce qui est collectif interdépendant car c’est l’individu qui prime...

    Le piège à con qui marche très bien....
    Ma grande tante , bonne Bretonne, est morte a Auschwitz,au revier d’Auschwitz , qui sait ce qu’est le revier ?? un bâtiment ou les malades étaient réunis... pour mourir ....voila ce que je sais pour ma famille...mes parents ayant eu la joie d’habiter Lorient ,et d’être obligés d’en partir sous les bombardements alliés et leurs bombes incendiaires..mon père me dit un jours : avec des alliés pareil, pas besoin d’ennemis...ce qui s’est confirmé par la suite pour plein de pays ....

    --------------------

    Marie-Louise P, dite  » est née le 00 juillet 1925 à Port-Louis, Morbihan, deuxième d’une famille nombreuse vivant de la mer : le père travaille à l’arsenal et la mère est marchande de poisson

    elle est manutentionnaire dans une conserverie.

    Une résistance spontanée en lien avec les filières d’évasion

    La jeunesse de Port-Louis est largement contre l’occupation allemande et, sans être affiliés à un réseau, Lisette et ses amis donnent à des résistants tout le soutien qu’ils peuvent, font le guet, renseignent, surveillent les allées et venues des voitures marquées VW, aident des jeunes gens à fuir en zone sud pour s’engager dans la marine française.

     un jour, elle va porter des fleurs à l’endroit où est tombé un avion anglais, en traversant tout le pays ; son bouquet dans les bras et en disant haut où elle va.

    L’arrestation

    Le 8 décembre 1942, elle est convoquée à la Kommandatur, elle s’y rend avec un camarade, ni l’un ni l’autre n’en sortent.

    Après quelques jours à la prison de Vannes, elle a été envoyée à Romainville où elle est restée Jusqu’au départ.

    Auschwitz N° 31525.

    Elle est morte au revier de Birkenau en mars 1943. Elle n’avalt pas dix-huit ans. Marcelle T, de Besançon (rescapée), était près d’elle.

    Ses parents ont appris sa mort après la guerre.

    Source :

    « Le convoi du 24 janvier » de Charlotte Delbo, Les Éditions de Minuit, 1965 (réédition 1998), pages 209-210.

    PORT-LOUIS

    je crois que la coupe commence a être trop pleine non ????????????


    • picpic 15 octobre 2014 12:18

      Quant tu écris " en réalité notre pensée analytique a des compétences là ou mesurer aide, bâtir,construire,évaluer la récolte, etc etc et nous les idiots on fait quoi ?? on appliquent le meme principe y compris là ou i le faudrait JAMAIS mesurer..« 

      Tu parles du fait de »mesurer" dans les rapports humains ?
      As-tu remarqué que ce système de mesure dans le réel, c’est l’argent ?
      L’argent est une réification de l’égo.

      L’argent et l’ego, sont tout deux, une chose à laquel on accorde toute valeur et qui n’en a aucune, un faux dieu.
      Quelque chose qui donne une illusion de pouvoir, qui détruit tout etc...les analogies sont foisonnantes et éclairantes !
      Notre monde extérieur n’est qu’une projection de notre monde intérieur.


    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 15 octobre 2014 12:50

      Salut picpic....

      merci d’être passé.

      Je te rejoins sur ce que tu dis....

      quand je ne communique pas avec d’autres personnes, pour moi je n’utilise plus le terme d’ego..mais de programme analytique.....non pas par intellectualisme beat ,mais parce que je l’ai vu ainsi et cela se confirme de + en +...je est un programme d’analyse qui a sa place mais aussi qui ne devrait pas aller sur tous les sujets....la mort, le non connu, la souffrance etc etc il n’a aucune compétence dans ces domaines ..cela implique que soit on est coincé, soit il nous manque quelque chose ..

      l’intérieur est l’extérieur oui je vois cela aussi..c’est un mouvement unique partie d’un tout..là encore l’analyse ne le voit pas..

      il serait question d’Unité Globale alors...

      sujet d’une vie

      salutations..


    • Passante Passante 15 octobre 2014 12:42

      rien qu’à lire votre intro, on se dit déjà : médaille du mérite à Eric -

      d’avoir jeté ce pavé, pour ouvrir/rouvrir ce débat... qui n’eut jamais vraiment lieu ?..

      même si focaliser sur ce point est encore un piètre moyen pour qui laval 
      de ne pas entendre son questionnement plus vaste, actuel, et brûlant ; 
      sinon encore le réduire à son terreau (cf. l’éminent épisode précédent de la série).

      donc on espère n’est-ce pas... « on parlera simplement de prise de conscience », ah ?
      mais ça se gâte, et vous contournez : 
      d’abord élargir le cadre, vite ! alors qu’on posait une question bien localisée, 
      puis ressortir son Moulin et consorts, vite ! les héros... couvrez donc tout cela.

      tout cela ?

      le très remarquable blackout Français sur l’Algérie ne saurait être levé 
      sans travailler au préalable sur le gros refoulement question Collaboration 
      (des masses... pas du vieux) - et il se contente de poser la question deux fois à l’envers.

      • titi 15 octobre 2014 13:20

        « Pour ces trois faits aussi historiques que concomitants, c’est tête haute et droit dans les yeux que l’on doit pouvoir à la fois répondre à Zemmour et à ceux qui seraient tentés de nous accablés de tous les maux, nous tous collectivement, à propos de cette période de notre histoire car, aucun pays qui a eu le malheur de réunir ces trois conditions propices à tous les catastrophes humaines dans une simultanéité aussi ravageuse que mortelle, n’a pu ou su épargner, comme nous l’avons fait, les populations les plus menacées. »

        Les anglais ne pratiquent pas la langue de bois.

        Pour parler de mai 1940, ils ne parlent pas de « défaite de la France », ni de « débâcle de la France ».
        Ils parlent d’un « effondrement de la France ».

        On dépasse le cadre d’une défaite militaire : l’armée, les fonctionnaires, la police, le gouvernement ont disparu en mai 1940. Les maires demandant, et obtenant, que l’armée française aille défendre le pays ailleurs que sur leur commune. Les préfets et les fonctionnaires étant les premiers partis. Le gouvernement désertant à bordeaux.

        Le malheur de la France de 1940, ce ne sont les 3 conditions que vous nous énumérez.

        Le malheur de la France de 1940, c’est que tout le monde, à part quelques notables exceptions, n’en avait rien à foutre.

        C’est cela que récupère Pétain en 1940. Ce n’est pas un pays défait militairement, ni un pays qui a subit une débâcle. C’est un pays qui s’est effondré.
        Il n’avait à gérer une crise : il avait à gérer le néant.


        • psynom 15 octobre 2014 15:33

          à écouter et à lire : extrait de la plaidoirie de Serge Klarsfeld, avocat de la partie civile (et historien statisticien de la Shoah), lors du procès de Klaus Barbie. Résumé contredisant complètement les thèses malhonnêtes de Praxton. On ne va quand même pas accuser Klarsfeld de vouloir réhabiliter le gouvernement Pétain-Laval ?

          Résumé de ce résumé : Le gouvernement Laval a considérablement réduit ses rafles de juifs (apatrides ou étrangers, beaucoup moins de français) exigées par l’Allemagne nazie, à partir de septembre 1942… sous la pression du peuple français. Le gouvernement Laval, négociera cette considérable réduction avec les allemands.

          C’est ainsi que la Gestapo ...a dû renoncer à 45 jours, 45 trains... 1000 juifs par trains...

          Klarsfeld souligne aussi la « solidarité agissante » du peuple français pour sauver les 3/4 de la population juive de France.


          • Pere Plexe Pere Plexe 15 octobre 2014 20:35

            Extrait de la plaidoirie « ...chasse aux juifs qu’elle [la police de vichy] avait menée de façon massive pendant l’été 1942.../... avec le feu vert du chef du gouvernement Laval et du chef de l’état Pétain »

            On est loin du discours de Zemmour...

          • psynom 16 octobre 2014 04:49

            Serge Klarsfeld, Henry Rousso, estiment qu’« un quart des Juifs de France auraient été exterminés en raison de Vichy et les trois quarts sauvés grâce à des citoyens anonymes ». Mais la réalité est peut-être beaucoup plus complexe.

             Depuis, certains historiens, Léon Poliakov, Raoul Hilberg, et surtout Alain Michel estiment que « Vichy est certes criminel, mais il est l’élément principal qui explique comment 75% des Juifs de France ont survécu, même si, bien sûr, il n’est pas l’élément unique qui explique ce résultat.  ». Pour Alain Michel (historien juif, rabin), le gouvernement Laval (même s’il a été complice des nazis), a essayé, « d’abord et avant tout, de protéger les Juifs français, y compris ceux de zone occupée. » (Alain Michel - Vichy et la Shoah, enquête sur le paradoxe français - mars2012)

             Zemmour reprends les idées d’Alain Michel. Voici ici ce qu’en pense ce dernier.

            « Depuis le début des années 1980, il est très difficile d’exprimer des idées sur le plan historique qui vont à contre-sens de la pensée de Paxton. Certains chercheurs ont arrêté de travailler sur le sujet, car le poids de cette doxa les empêchait de travailler librement. »


          • brieli67 16 octobre 2014 13:04

            à propos de la famille Laval :


            il a grandi dans la famille de sa grand mère : aubergiste et maquignon de chevaux en Auvergne
            c’est une HIRSCH ---Cerf- Serf — une famille juive. d’Alsace qui s’est dépaysé après 1870

            Pourquoi des juifs dans le cheval ? surtout importation de « poneys » de Suisse - les Meyländer
            cad milanais
            de nos jours les Haflinger http://fr.wikipedia.org/wiki/Haflinger

            En France Les Haras royaux et après ne multipliaient que les races très lourdes ( le Boulonnais par exemple
            En agriculture pour le trait lourd c’était le boeuf. - très efficace, très lent,plus frugal

            Certains historiens affirment qu’en 14-18 l’Allemagne manquait cruellement de chevaux de trait, les hangars et magasins des gares débordaient au sortir de la Grande Guerre de matériel et de biens non répartis. 

          • morice morice 15 octobre 2014 16:27
            vous voilà fort mal placé pour parler de ça, Uleski.

            vous applaudissez par ailleurs aux délires de Faurisson...

            n’essayez pas de vous refaire une virginité ici à peu de frais...

            la preuve de ce que je raconte



            resté une dizaine d’heures en ligne et retiré par Uleski lui-même... pour faire croire à un retrait...

            extrait de phrase :

            « ...jamais Faurisson ne nous prendra notre liberté ! Jamais Faurisson ne nous fera la guerre sous une tonne de bombes ! Jamais Faurisson ne nous reprendra ce qu’on avait arraché à une organisation de l’existence qui n’avait pourtant qu’un seul mot d’ordre : malheur aux vaincus ! »

            peut-on être négationniste et venir traiter de Pétain ?

            la réponse est NON, Uleski, vous ne pouvez pas parler ici de la collaboration en soutenant les thèses de quelqu’un qui nie l’existence des camps d’extermination !

            • Jean Valjean Jean Valjean 15 octobre 2014 23:31

              Morice ne dit pas que des conneries, n’en déplaise aux membres de la secte...


            • Serge ULESKI Serge ULESKI 21 octobre 2014 20:43

              « ULESKI, vous ne pouvez pas... »’

              Uleski peut tout.
              Et personne ne s’en plaint : ni le nouvelobs, ni le monde, ni RFI, ni 20 minutes, ni agoravox... ni médiapart... personne dans les faits... exepté vous.

              Merci de veiller à ce qu’aucun de vos propos ne puisse être considéré comme diffamatoire ; dans le cas contraire vous allez encore vous plaindre d’être tout simplement interdit de commentaires.


            • YVES JOAD YVES JOAD 15 octobre 2014 16:46

              Dans son livre Zemmour s’en prend à la doxa « Paxton » . Celui-ci considére que Vichy et les Français dans leur ensemble sont responsables de la déportation des Juifs. Seuls quelques Francais, des « Justes » , auraient sauvé des Juifs. Sauf que ça ne tient pas la route. Un pays comme la Hollande compte plus de « Justes » pour au final avoir vu l’extermination des Juifs conduite à des 90 ou 92 % (contre 25 % en France).

              Dans l’esprit de Paxton, la France catholique et républicaine est « forcément » coupable, et coupable à un titre supérieur : la France est assimilationniste, le crime des crimes pour un protestant malade de son racisme troublé par une haine de soi tenace. A travers la France Paxton vise en fait, de maniére sans doute inconsciente son propre pays, alors en guerre au Vietnam.
              Le but de Zemmour n’est pas de réhabiliter Pétain (ce qu’il ne fait d’ailleurs jamais, même si les habituels crétins font semblant d’avoir cru cela). Le but de Zemmour est de réfuter la thése de Paxton en ce qu’elle porte de haine de la France et des francais. D’autant que c’est cette même doxa qui porte les délires haineux d’un BHL et de notre Gogoche moderne, de Mélenchon à Valls.
              Ce qu’on peut reprocher à Zemmour c’est sa joie à courir les plateaux et les micros. Expliquer et argumenter comme il le fait dans son livre est impossible à effectuer dans la hâte et la simplification médiatiques, et encore plus quand les interlocuteurs sont aussi ahurissant de bêtise et d’ignorance crasse. 

              • bakerstreet bakerstreet 15 octobre 2014 19:42

                Je ne lirais pas ce torchon, mais j’ai bien cru comprendre tout de même que Zemour relativisait le rôle de Pétain, argumentant même qu’il aurait sauvé des juifs. 


                Un vieux truc. Pendant la guerre beaucoup crurent ainsi à une alliance secrète entre De Gaulle, et Pétain. L’un étant le rempart ( pétain) , l’autre l’arme qui surgirait au moment venu. 

                Certes, Pétain, ce foireux, quant il a été acculé, a demandé à rencontrer De Gaulle, quand celui ci a déboulé à Paris. ...On imagine la réponse......

                J’ai lu le livre de Paxton. C’est un réquisitoire contre Vichy, et son régime honni, pas contre les français, même s’il révèle, bien sûr, que la résistance a été un mythe pendant longtemps. 
                Ce qui n’est pas un point de vue, mais une réalité qu’on occultait totalement à la fin des années 60.
                A cette époque, nous jeunes, voyions les choses de façon assez manichéenne, mais avec plus ou moins l’illusion qu’il y avait des résistants un peu partout. 
                De la faiblesse de la réaction, pendant les premières années d’occupation, qui d’ailleurs se sent capable de faire la morale à un peuple brisé, ayant eu ses quatre millions de morts 20 ans plus tot.

                Impossible de penser ces années sans penser à la première guerre. Elle est là, omniprésente. Le pacifisme de Giono et de tant d’autres en découlent. Plus jamais ça,on leur disait. Et puis l’exode, toute cette ambiance apocalyptique, inédite.

                C’est une cellule psychologique de soutien à l’échelle du pays, qu’il aurait fallu. Alors bien sûr, la regression : Pétain, le sauveur, « je fais don de ma personne à la france ». On n’en pleurerait presque encore, d’écouter cette vieille baderne qui n’avait qu’un objectif : Prendre le pouvoir, mater les communistes, donner une raclée à ceux qu’avaient fait le front populaire, un truc qui lui était resté accroché à la gorge.....

                Hitler, pour lui, avait sauvé la France de la chienlit ( assez ironique, quand tant d’imbéciles penseraient que Pétain aurait sauvé la France...... 

                C’est après 42 que les premiers réseaux de résistance commencent à voir le jour. 
                Avant, rien...La sidération.....Marcel Bloch écrit « une étrange défaite », mais cela ne sera publié qu’après guerre, après qu’il est été fusillé.....

                Les allemands, en France, sont en vacances, pour eux le pays le plus tranquille, et de loin, comparé à l’est et son cauchemar....Pétain fournit des camions à l’armée allemande, et leur propose même de s’allier à eux contre les anglais.....Invitation déclinée par les nazis, qui se méfient tout de même de ce type douteux, et des français.

                Tout de même, ils acceptent sa demande dernière : Que les petits enfants juifs puissent accompagner leurs parents dans les trains, pour ne pas séparer les familles ( ah, la grande âme, le saint homme) alors que les nazis n’en demandaient pas autant.

                Ce n’est pas 70 % de juifs qui auraient survécu, si Pétain n’avait pas fait sa besogne, mais 95%, comme au Danemark, où les habitants s’organisèrent pour leur fuite. 

                Si ces 70% sont incomparablement plus élevés qu’en Pologne ou les pays baltes, où il est vrai l’antisémitisme était très présent, c’est grâce à différents facteurs
                - Pays frontalier avec l’Espagne
                - La ligne de démarcation où beaucoup filèrent, la shoah, arrivant plus tard, les italiens qui occupaient la côte d’azur étant très tolérant avec les juifs. ( mais elle fut redoutable quand les nazis n’occupèrent)

                Alors sinon bien sûr, il y eut aussi beaucoup de justes dans ce pays ; ne l’oublions pas ; ce ne serait pas rendre justice que de l’ignorer ou de le minorer. 

                Rien à voir en France avec ce qui se passa en Pologne, avec ces pogroms par centaines, et où même des juifs revenant des camps de la mort, en 45, furent massacrés sur le quai d’une gare, les gens qui habitaient leur maison étant furieux de les voir revenir.

                On croit rêver quand certains citent Amouroux, comme référence historique, face à Paxton. Amouroux qui resta rédacteur d’une gazette ultra collabo, avant d’être résistant de la dernière heure. 
                Alors bien sûr, cet homme défendre Papon, au procés de de dernier. Il n’y a pas de hasard...

                Dis moi celui qui t’as inspiré, je te dirais qui tu es.



              • YVES JOAD YVES JOAD 15 octobre 2014 21:50

                @Bakerstreet

                Zemmour ne minimise pas le rôle de Pétain, il le précise.
                D’un autre côté si vous ne lisez pas son bouquin, ça va vous être difficile de le comprendre.
                Ca me rappelle qu’à l’époque de sa sortie « La France de Vichy » était largement considéré comme un torchon truffé d’erreurs et de jugements à l’emporte piéce.

                Néanmoins Paxton a fait un travail interressant, révolutionnaire dans les années 70. Un peu comme « Le chagrin et la Pitié » , il a marqué un tournant dans la recherche. Néanmoins il s’est endormi (ou crispé) sur ses théses qu’il en venu à considérer comme la Vérité Révelée. Le même conformisme qui dans les années vivait dans un mythe résistantialiste , vit aujourd’hui dans le mythe Paxtonien.Faut évoluer ! 

                Le régime de Vichy fut une saloperie, certes. Pour autant rien n’interdit (saufs les mêmes bas du front habituels, des Attali à BHL) d’évaluer et réévaluer son rôle (et le rôle du peuple francais) à l’aune des nouvelles études et recherches. 

              • bakerstreet bakerstreet 15 octobre 2014 23:40

                La France, globalement, sauf dans les marges, ne fut ni vraiment collabo, ni résistante. 

                Pardon pour les marges qui servirent tout de même de caution guerrière, à l’heure où l’on s’interrogeait si la France faisait partie des pays vainqueurs, ou des vaincus.

                Qu’elle se retrouve dans le bon camp, en estomaqua plus d’un. N’allez pas cherchez plus loin l’origine du français opportuniste et margoulin. J’oubliais lâche, comme le pensent injustement les américains oubliant un peu ce que la france a fait 20 ans plus tôt...

                Et c’est vrai que quoi qu’on pense ensuite de la carrière du personnage, De Gaulle réussit dans cette partie d’échecs où l’on avait perdu la reine et les tours ( mais pas les deux fous) à obtenir au moins le pat......

                L’histoire comme vous le dites se réinscrit peut être en partie sans cesse, en inspiration au présent, et de gens animés d’intentions pas très nettes. 
                Néanmoins les faits restent les faits. Et ceux ci ne ressemblent pas à une barre de caoutchouc qu’on peut tordre et malaxer à son grès

                Si l’on ne saura jamais vraiment si Hardy a trempé dans la conspiration qui a fait tomber Jean Moulin, on sait très bien qui était Pétain, d’où il venait, comment il a perpétué son crime, abusé de la faiblesse d’un pays en état de choc ( pour le peu, la théorie récente de Mélanie Klein à propos de la stratégie du choc, est assez pertinente)

                Bien sûr, ce n’est pas un homme seul.
                 Il y a un fort courant réactionnaire dans le pays, qui aurait pu pousser la France à un coup d’état militaire comme en 36 en Espagne. Mais le mouvement du colonel de La Roque est resté légaliste. 

                Les imprécations de Pétain, s’en prenant après la défaite au front populaire, le rendant responsable de la défaite, « il nous faut payer maintenant pour ces errements » et la dénonciation du fait que celui ci n’aurait pas préparé la guerre sont pures gesticulations. 

                Lui même était ministre de la guerre avant 36, et c’est précisément le gouvernement du front populaire qui organise le réarmement, prenant alors conscience du danger.

                Sous son ministère, il aura arrêté la ligne Maginot au niveau des Ardennes, persuadé que les allemands ne la franchiront pas, et ne jugera pas nécessaire d’équiper la France en divisions de chars.....

                Il faut avoir lu « une étrange défaite » de marcel Bloch, alors officier de réserve dans le chaos de la débâcle, pour s’apercevoir comment l’état major et Pétain, étaient pressés de s’exonérer des responsabilités écrasantes de la défaite, et de projeter les erreurs sur le front populaire. 

                C’est bien un escroc, et un homme de revanche, doublé d’un réactionnaire voyant en Hitler, un type avec lequel on peut s’accommoder qui arrive ainsi au pouvoir. 
                Qu’il lui serre la main, en gare de Rotondes, sera un des premiers signes fâcheux, que les français, alors, refuseront de comprendre, totalement tétanisés par la défaite et son cortège de malheur. 

                J’ai lu les critiques sur le livre de Zemour, ce clown, et ça me suffit. Elles viennent de gens que j’estime, et les passages reproduits sont assez éloquents pour se faire une idée. 
                Sophismes, négations, révisionnismes, cela n’abuse que les imbéciles, les fachos, et les bas du front, et peut être les gens les moins informés. 
                Il y a trop de bons livres pour passer son temps à en lire de mauvais. 

              • psynom 16 octobre 2014 00:30

                ...même s’il révèle, bien sûr, que la résistance a été un mythe pendant longtemps.

                Il n’y a pas de mythe. Paxton n’a qu’une vision binaire, même pas correctement documentée. Mais, c’est vrai que sans arme, ni même de quoi se vêtir ou se nourrir dans les maquis, la résistance ne fut pas très efficace. Quand on compare aux djihadistes, en Syrie, très bien fournis en armes puissantes, on comprend pourquoi les alliés et surtout les américains n’ont parachuté des armes en masse qu’après leur débarquement (en grand libérateurs) en Normandie ; et avec dans leur bagages des Francs AMGO. Ils voulaient tout bêtement annexer la France, il ne fallait pas aider les français à se libérer eux-même. De Gaulle n’était pas leur amis.
                Une fois armée, les résistants ont, par exemple, libéré, seuls, de nombreuses villes du midi, avant le débarquement en Provence.


              • bakerstreet bakerstreet 16 octobre 2014 00:49

                psynom


                Tout à fait d’accord avec vous, et ces faits historiques.

                 Bien sûr, les faits ne sont pas manichéens, et les américains ne sont pas les anges libérateurs de la fable. Ils ne tiennent pas à armer des maquis qu’ils soupçonnent d’être communistes....
                Et bien sûr, De Gaulle, cet emmerdeur, n’était pas leur copain.

                 Ils se seraient très bien accommodés de l’amiral Darlan, cette vieille baderne pétainiste, ayant changé sa veste en 44, si celui ci n’avait pas été assassiné par des résistants

                La résistance qui s’intensifia fut bien la divine surprise, et nous sauva à la table des négociations. 
                Reste qu’avant 42, elle n’existe pas, ou très peu. On peut facilement comprendre cependant les raisons, au lieu d’accabler le pays.

              • galien 16 octobre 2014 01:08

                Vos propos sont un tissu d’inepties, 


                Jamais la France n’a voulu collaborer militairement avec l’Allemagne durant l’occupation, elle ne l’a d’ailleurs jamais fait, tout ceci est une fabrication de l’histoire.

                C’est Krug von Nidda qui remis à Laval la demande de Hitler de déclarer la guerre aux anglo saxons et d’engager l’armée aux côtés de l’axe le 8 novembre 42, après le débarquement américain en Afrique du Nord.

                Le lendemain Laval parti pour Munich de Dijon, accompagné de l’ambassadeur allemand Abetz, pour y apporter se réponse, concertée avec Pétain, auprès Hitler et de vive voix.

              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 16 octobre 2014 01:38

                @ Bakerstreet


                Pendant la guerre beaucoup crurent ainsi à une alliance secrète entre De Gaulle, et Pétain. L’un étant le rempart ( pétain) , l’autre l’arme qui surgirait au moment venu. 

                Considerant : que sans Petain - son disciple et le parrain de son fils ! - De Gaulle n’aurait pas pu atteindre la stature qui lui a permis de se faire reconnaitre par Londres (de justesse) ;

                Considerant : qu’avoir un pied dans les deux camps était la position la plus habile pour la France ;

                Une connivence Petain-de Gaulle est l’hypothese la plus plausible. 

                Pour ce qui s’est passé en réalité, soyons sûrs que le necessaire a été fait pour que l’on ne puisse jamais en faire la preuve. L’Histoire portera son jugement, vrai ou faux, quand on aura cessé de la manipuler encore tous les jours....et ca ne semble pas devoir être ldemain a veille !

                PJCA

              • galien 16 octobre 2014 01:53

                Pour ce qui s’est passé en réalité, soyons sûrs que le necessaire a été fait pour que l’on ne puisse jamais en faire la preuve. L’Histoire portera son jugement, vrai ou faux, quand on aura cessé de la manipuler encore tous les jours....et ça ne semble pas devoir être ldemain a veille !




                Exactement, et on sait par qui.
                Les procès de Pétain, et surtout celui de Laval à eux seuls démontrent qu’il fallu faire place nette au nouveau Roi Soleil.

              • galien 16 octobre 2014 02:07

                Reste qu’avant 42, elle n’existe pas, ou très peu. On peut facilement comprendre cependant les raisons, au lieu d’accabler le pays.




                Faut arrêter avec les légendes urbaines de la résistances, avant la débâcle allemande sur le front de l’Est personne ne se risqua à pronostiquer la défaite totale du III Reich.

                Ce qui poussa des milliers de jeunes français dans le maquis c’est d’abord la conscription obligatoire puis le STO. Ce n’est nullement un engagement patriotique pour la France Libre.


                Que ces jeunes furent pris en mains et canalisés, c’est incontestable. La question est par qui ET si une partie Vichy donna son concours en sous main. Ne parlons pas de la Milice de Darnand (qui remplaça Bousquet à la demande des Allemands) aux méthodes de la Gestapo, mais de l’obscure armée secrète. 

              • bakerstreet bakerstreet 16 octobre 2014 11:47

                Ouai, c’est sûr. 


                Vous voulez vraiment le fond de ma pensée :

                Non seulement Pétain et De Gaulle étaient de mèche, mais Hitler, qui avait contacté Gandhi faisait partie lui aussi de la bande.
                Tous les quatre rêvaient de se lancer dans le rock ’n’ roll, après guerre, et de conquérir ainsi la planète. 

                C’aurait été le « fab four », avec 20 d’ans d’avance sur les Beatles, sinistres escrocs, qu récupérèrent les paroles du « fool on the hill », que Pétain avait composé, sur l’ile d’Yeu où on l’avait embastillé. 
                "Come back in the USSR, n’est bien sûr non plus pas un texte de Lennon mais porte la griffe de notre fuhrer bien aimé !

                J’ai confiance, Zemour exhumera toute cette vérité tot ou tard !
                Bien que soyons sûrs que le necessaire a été fait pour que l’on ne puisse jamais en faire la preuve.
                 L’Histoire portera son jugement, vrai ou faux, quand on aura cessé de la manipuler encore tous les jours

              • verdad 15 octobre 2014 16:48

                Beaucoup en parlent mais, peu y étaient !
                Toutes thèses confondues, ce n’est pas Zemmour qui
                a fait voter les pleins pouvoirs à Pétain ce Pelé, ce galeux, d’où venait tout le mal
                affirmé par beaucoup  !!!
                Qui les a fait voter ?
                C’est Pierre Laval leader des RADICAUX SOCIALISTES de Gauche ; sans plus !
                Qui les a votés ces pleins Pouvoirs  ???
                des Chambres issues du Front Populaire  ! Faux ? ou Vrai ???????
                C’est ça l’Histoire !
                Depuis Mai, Juin , Juillet 1940, la Politique, je m’en tape qui plus est,
                des Programmes Miraculeux annoncés par tous dont, on n’azura jamais vue la couleur,
                même en cherchant bien !

                Quant à la Politique pourrie elle nous a mis dans la Merde par la faute des Gouvernements
                succesifs qui y ont conduit la France .
                Quant à nous, nous ne nous sommes battus ni pour Pétain, ni pour de Gaulle.

                Seulement pour délivrer notre Patrie !


                • bakerstreet bakerstreet 15 octobre 2014 19:47

                  Verdad


                  C’est l’alliance sacrée de la droite et de la gauche, qui pousse Pétain au pouvoir. Du reste, comment leur en vouloir ? Un peuple tétanisé, en attente d’un sauveur, d’un guide....

                  Bon, d’accord, Pétain, qui était vu par beaucoup comme une personnalité douteuse, réactionnaire, n’était pas l’homme révé...Mais sait on ce qu’on fait, ce qu’on pense, à qui l’on va s’en remettre, après un accident de la route. 

                  Tout cela fait partie de la psychologie traumatique.

                • galien 16 octobre 2014 02:47

                  Beaucoup en parlent mais, peu y étaient !



                  ->Effectivement, alors autant tenter de rester précis sur la période pour ne pas alimenter la confusion et l’ignorance.


                  Toutes thèses confondues, ce n’est pas Zemmour qui
                  a fait voter les pleins pouvoirs à Pétain ce Pelé, ce galeux, d’où venait tout le mal
                  affirmé par beaucoup !!!
                  Qui les a fait voter ?
                  C’est Pierre Laval leader des RADICAUX SOCIALISTES de Gauche ; sans plus !
                  Qui les a votés ces pleins Pouvoirs ???
                  des Chambres issues du Front Populaire ! Faux ? ou Vrai ???????


                  ->Le 9 juillet, conformément à la Constitution, les chambres se réunissent séparément et déclarent par 395 voix contre 3 pour la Chambre des députés et par 229 voix contre une pour le Sénat « qu’il y a lieu de réviser les lois constitutionnelles ». Les trois députés s’opposant au principe d’une révision sont Jean BiondiLéon Roche (tous deux SFIO) et Alfred Margaine (radical), auxquels s’ajoute le marquis Pierre de Chambrun (sénateur non-inscrit)3.

                  Le 10 sera voté la révision constitutionnelle

                  La révision est votée par 569 voix contre 80 (20 abstentions et 176 absents)

                  Laval ne faisait plus parti du gouvernement depuis 1935 mais restait très influant dans la classe politique.



                • epicure 16 octobre 2014 03:50

                  Laval était le leader de la droite parlementaire pendant les années 30.

                  Les seuls gouvernements où il n’a pas participé durant cette décennie, sont des gouvernent basés sur une coalition de gauche ou centre gauche uniquement, dont bien sûr le front populaire.
                   Il suffit de voir qu’avec tardieux, un des leaders de la droite parlementaire, ils vont se prendre mutuellement comme ministre quand l’un était président du conseil.
                  Et surtout qu’il a été président du conseil avec des alliances de centre droit, sans socialistes et encore moins communistes.
                  Et pour l’anecdote, laval était l’un des 3-4 hommes politiques les plus détesté par le front populaire.

                  Qui a voté les plein pouvoir à pétain ?

                  d’abord c’est l’œuvre du leader de al droite : laval

                  et puis c’est chez les votants les plus à gauche qu’il y a eu le plus de non. C’est chez les socialistes et apaprentés qu’il y a eu le plus grand nombre de non, tandis que la droite la plus radicale a donné 1 seul non....


                • galien 16 octobre 2014 05:07

                  Laval était le leader de la droite parlementaire pendant les années 30.




                  Laval a commencé sa carrière à gauche, très à gauche même. Il a été maire d’Aubervilliers de 23 à ... la libération. Il quitta la gauche parlementaire à partir de la scission entre socialistes et communistes début 20, pour subsister sans étiquette.

                  En tant qu’avocat, il a instruit de très nombreux dossiers défendant le milieu syndicaliste, il dont il resta proche.
                  Très proche de Briand, pacifiste, il a fait adopter l’assurance sociale pour 6 000 000 de salariés et les allocations familiales.

                  Avouons qu’on fait plus droitard comme profil.


                  En 31 il sauve la Livre anglaise, suite à cette action il sera déclaré Homme de l’année par le magazine Times.

                  Sa grande impopularité date de la crise du crise du Franc en 35 quand il réduit toutes les dépenses de l’état de 10% pour éviter la banqueroute. 
                  Ce qui aboutira au Front Populaire.
                  Il ne participera à aucun gouvernement du Front Populaire. Il restera Sénateur jusqu’à la guerre.
                  Il sera un grand détracteur des accords de Munich, de même il protestera à l’assemblée contre le fait que la déclaration de guerre à l’Allemagne soit faire sans l’aval du parlement, il jugea que la France n’est pas prête et la défaite inéluctable.


                  Tout ceci est parfaitement vérifiable et non sujet à caution.


                  Jusque là son parcours fait plus penser à celui d’un Homme d’Etat comme en fabriquait la IIIe république qu’à un factieux. Mais, c’est une supposition tout à fait personnelle, il eut mieux fallut pour l’assemblée du Front Populaire, à la libération, faire passer le patron du syndic de la débâcle pour un homme d’extrême droite.
                   




                • Baasiste 2 16 octobre 2014 06:28

                  au guignol epicure qui revient sur av pour je ne sais quelle raison, les gens ayant accorder les pleins pouvoirs à pétain de gauche :

                  Le gouv pétainiste qui a fait l’armistice, débuté la collaboration et préparé la loi des pleins pouvoirs à Pétain, fut constitué à 75 % par des gars de gauche :

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Philippe_P%C3%A9tain

                  • "Président du Conseil des ministres : Philippe Pétain

                    • Ministre d’État, vice-président du Conseil des ministres : Camille Chautemps (PRS, parti radical-socialiste)

                    • Ministres

                    • Sous-Secrétaires d’État

                      • Sous-secrétaire d’État à la Présidence du Conseil des ministres : Raphaël Alibert (chargé par le front populaire, de participer aux négociations entre patrons et ouvriers, en tant que représentant du gouvernement)

                      • Sous-secrétaire d’État aux Réfugiés : Robert Schuman (PDP(gauche et européiste)"

                      • Remaniement du 23 juin 1940[modifier | modifier le code]
                        • Ministre d’État : Adrien Marquet jusqu’au 27 juin (ancien de la sfio, ancien soutien à blum, gauche)



                • Baasiste 2 16 octobre 2014 06:28
                  • Second Ministre d’État, vice-président du Conseil des ministres : Pierre Laval (ancien sfio, gauche)

                    Remaniement du 27 juin 1940[modifier | modifier le code]
                  • Ministre de l’Intérieur : Adrien Marquet (qui remplace Charles Pomaret)(sfio, gauche)

                  • Ministre du Travail : Charles Pomaret (qui remplace André Février)(« républicain-socialiste »)

                  • Ministre des Transmissions : André Février (poste nouvellement créé) (sfio, gauche)

                  Bref les gauchistes (66 % des mouvements collabos et 75 % du gouv pétainiste) qui se sont salis le cul comme jamais à la seconde guerre mondiale, gardez vos insultes et vos leçons de morale. Je vais même pas parler de Mussolini l’ancien socialiste, de tout le syndicats révolutionnaires maîtres à pensée du fascisme ou qui l’ont rejoint et du parti national-socialiste des ouvriers allemands lol


                • galien 16 octobre 2014 06:49

                  Laval n’a jamais été communiste.


                  La gauche c’est scindée avec la révolution russe, entre les partisans de Moscou et les autres.

                  Laval n’a pas rejoint les partisans de Moscou pas plus que les autres. Il s’est attiré beaucoup d’inimitiés avec la gauche parlementaire pour des histoires de tambouille électorale, ce qui ne l’a pas empêché de se faire élire contre contre SFIO et le PCF.

                  Le reste de sa carrière montre que c’était un rad soc, avec la tradition d’une forte implantation locale.



                • epicure 18 octobre 2014 18:00

                  Pourtant les faits sont bien là, il suffit de vérifier :
                  le fait qu’il ait commencé sa carrière politique quelque part, ne change rien à sa position pendant les années 30 et donc à l’entrée de la guerre.
                  En plus laval n’a jamais été un homme de conviction, ce qui minimise encore plus ce que tu me réponds.

                  Il rompt avec la gauche, et pas que les communistes dés 1926, et en se présentant en 1927 avec une liste soutenue par la droite.
                  Donc en 1940 cela fait longtemps qu’il n’est plus à gauche.
                  Et à partir de cette époque il est un homme d’affaire plutôt que l’avocat des pauvres.

                  Le laval des débuts n’a plus rien à voir avec le laval des années 30.
                  Rien de ce que tu me dis ne contredis mes affirmations, puisque je te parle de la fin des années 20 et des années 30, toi tu me renvoies au premier quart de siècle.....

                  Donc à partir de 1927 laval est au minimum de centre droit.

                  Sinon il va donc pratiquer une politique de droite déflationniste, le contraire de ce que fera le front populaire.

                  Et au niveau international, il va chercher des alliances vers les régimes fascistes.

                  Donc un ensemble de positions qui le placent plutôt bien à droite qu’autre chose, surtout si on voit son positionnement politique au cours des années 30, des coalitions de droite ou centre droit.

                  Et puis il a quand même été l’un des premiers supporters à un recours à pétain, et le principal artisan du vote qui a donné les pleins pouvoirs à pétain.
                  Et donc ensuite il a participé à un régime d’extrême droite, pour clôturer sa carrière politique,en finissant encore plus impopulaire qu’à l’époque du front populaire.

                  Ce qui prouve qu’il n’était pas de gauche, c’est le fait qu’il ait considéré hitler et les nazis comme des hommes politiques classiques, en oubliant qu’ils faisaient partis de l’extrême droite la plus radicale. D’où sa politique aveugle de collaboration.


                • epicure 18 octobre 2014 18:24

                  au bouffon tellement nul qu’il doit changer de pseudo régulièrement tellement ses messages contiennent des stupidités : 16 octobre 06:30 :

                  bravo une belle compilation de stupidités toutes plus fausses les unes que les autres.

                  donc :
                  1) laval n’a jamais été communiste
                  2) même pas capable de sortir un communiste dans le premier gouvernement de collaboration
                  3) Les gouvernments de son copain tardieux étaient avant tout des coalitions de droite ( RI et FR ) et centre droit (AD ), de centre (PRRRS ) et un parti de centre gauche (PRS)
                  Donc la balance est bien du côté de la droite.

                  4) La gauche n’avait que peu de siège au sénat ( 17 PS + PC ) et il y avait plus de députés de droite que de PS + PCF

                  Et parmi les députés de droite un seul a voté contre pétain.....
                  Entre ta bêtise et les faits qu’on peut constater, je choisi toujours les faits constatables.
                  Entre l’obscurantisme de l’extrême droite et la connaissance, je fais toujours le choix de la connaissance.

                  Donc le bouffon c’est bien toi.


                • Baasiste 2 18 octobre 2014 19:11

                  « Pourtant les faits sont bien là, il suffit de vérifier :

                  le fait qu’il ait commencé sa carrière politique quelque part, ne change rien à sa position pendant les années 30 et donc à l’entrée de la guerre.
                  En plus laval n’a jamais été un homme de conviction, ce qui minimise encore plus ce que tu me réponds. »

                  les faits sont là il a été un rouge devenu facho comme 90 % des collabos.



                  « Il rompt avec la gauche, et pas que les communistes dés 1926, et en se présentant en 1927 avec une liste soutenue par la droite.
                  Donc en 1940 cela fait longtemps qu’il n’est plus à gauche.
                  Et à partir de cette époque il est un homme d’affaire plutôt que l’avocat des pauvres. »

                  comme 90 % des fachos pourquoi 90 % des fachos sont d’ex rouges frustrés à la collaboration ?



                  « Le laval des débuts n’a plus rien à voir avec le laval des années 30.
                  Rien de ce que tu me dis ne contredis mes affirmations, puisque je te parle de la fin des années 20 et des années 30, toi tu me renvoies au premier quart de siècle..... »

                  laval n’était plus rouge à la collaboration mais son idéologie avait des racines rouges comme 90 % des collabos.



                  « Donc à partir de 1927 laval est au minimum de centre droit.

                  Sinon il va donc pratiquer une politique de droite déflationniste, le contraire de ce que fera le front populaire.

                  Et au niveau international, il va chercher des alliances vers les régimes fascistes. »

                  le centre-gauche a soutenu la déflation.

                  sinon je crois que la déflation n’est pas forcément une politique libérale et libéralisme pas égal droite ;



                  « Donc un ensemble de positions qui le placent plutôt bien à droite qu’autre chose, surtout si on voit son positionnement politique au cours des années 30, des coalitions de droite ou centre droit. »

                  dans des coalitions de centre-gauche/centre-droit peu importe il est devenu un facho d’Extrême droite mais la différence entre un mec de droite facho et un mec de droite non facho et que ce dernier n’est pas issu de la gauche.



                  « Et puis il a quand même été l’un des premiers supporters à un recours à pétain, et le principal artisan du vote qui a donné les pleins pouvoirs à pétain.
                  Et donc ensuite il a participé à un régime d’extrême droite, pour clôturer sa carrière politique,en finissant encore plus impopulaire qu’à l’époque du front populaire. »

                  le régime de pétain avait plus de mecs issus de la gauche que de la droite bouffon.



                  « Ce qui prouve qu’il n’était pas de gauche, c’est le fait qu’il ait considéré hitler et les nazis comme des hommes politiques classiques, en oubliant qu’ils faisaient partis de l’extrême droite la plus radicale. D’où sa politique aveugle de collaboration »

                  le fascisme est de gauche à la base tous les pionniers du fascisme viennent de la gauche : http://www.wikiberal.org/wiki/Fascisme


                • Baasiste 2 18 octobre 2014 19:24

                  « au bouffon tellement nul qu’il doit changer de pseudo régulièrement tellement ses messages contiennent des stupidités : 16 octobre 06:30 :

                  bravo une belle compilation de stupidités toutes plus fausses les unes que les autres.

                  donc :
                  1) laval n’a jamais été communiste »

                  il était à la sfio qui avant scission rassemblait cocos et sociaux-démocrates et il était dans la branche communiste puis il est devenu social-démocrate puis cde centre-gauche puis facho.



                  « 2) même pas capable de sortir un communiste dans le premier gouvernement de collaboration »

                  pleins de socialistes en tous cas, me forces pas à sortir les gouvs suivants et les listes des groupes de collaboration / :



                  « 3) Les gouvernments de son copain tardieux étaient avant tout des coalitions de droite ( RI et FR ) et centre droit (AD ), de centre (PRRRS ) et un parti de centre gauche (PRS)
                  Donc la balance est bien du côté de la droite. »

                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Pierre_Laval_(1)

                  1er gouv laval parti républicain socialiste et parti républicain radical-socialiste et les radicaux indépendants, les 3 partis/mouvements derniers que tu cites sont de gauche.


                  « 4) La gauche n’avait que peu de siège au sénat ( 17 PS + PC ) et il y avait plus de députés de droite que de PS + PCF »

                  tu oublies les rad-soc et l’assemblée mon con.


                  « Et parmi les députés de droite un seul a voté contre pétain.....
                  Entre ta bêtise et les faits qu’on peut constater, je choisi toujours les faits constatables. »

                  non 7 mais ils étaient ultra-minoritaires, parmis les mecs de gauche ils furent à plus de 90 % à voter pétain. 80 % des votants à pétain furent de gauche, me sors pas les chiffres de wiki (286 mecs de gauche votant pétain et 283 mecs de droite) car wiki et je vais être obligé de le démontrer encore a comptabilisé par erreur des sans-étiquettes et pleins de partis socialistes ou de centre-gauche comme à droite.


                  « Entre l’obscurantisme de l’extrême droite et la connaissance, je fais toujours le choix de la connaissance.

                  Donc le bouffon c’est bien toi. »

                  débile mental crétin obscurantisme ça c’est les mots de lucifer, ça prétend à apporter la lumière contre obscurantisme, comme le dit bhl il faut aimer satan c’est la « lumière », « l’intelligence » et la « raison » : https://www.youtube.com/watch?v=gRS3EiQ1rQU

                  les bouffons d’athée de ton genre se réclament de lucifer et partagent ses valeurs.


                  sinon j’ai dmontré que tu racontes de la merde par les conaissances encore une fois.


                • Baasiste 2 18 octobre 2014 19:33

                  Les deux principaux partis collaborationnistes :


                  1 de gauche

                  2 de gauche

                  • Satellites du RNP :


                  3 de gauche

                  4 de gauche



                • Baasiste 2 18 octobre 2014 19:34

                  5 de gauche

                  6 de gauche

                  7 de gauche

                  8 de gauche vs 1 de droite


                  • Organisations collaborationnistes de notables et d’élus

                    • Groupe Collaboration (dirigé par Alphonse de Châteaubriant, écrivain réactionnaire. Groupe de notables conservateurs spécialisés dans les conférences à thèmes sur la collaboration. Audience : 33 comités en zone sud et un nombre inconnu en zone nord.



                • Baasiste 2 18 octobre 2014 19:34

                  8 de gauche vs 2 de droite

                  8 de gauche vs 3 de droite

                  9 de gauche vs 3 de droite

                  10 de gauche vs 3 de droite

                  • Les Énergies françaises, ébauche de futur parti unique piloté fin 1942 par Pierre Laval (ancien coco de la sfio). Chef : Léon Cayla, ancien gouverneur général de Madagascar. Mais, restera un petit groupe de notables conservateurs.

                  11 de gauche vs 3 de droite


                  ne pas oublier l’organisation paramilitaire « LVF » créé par doriot ex coco et déat ex socialiste : http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A...

                  dans les organisations collabos d’au moins 1000 membres, 12 de gauche vs 3 de droite... durant la 2nd gm.


                • Baasiste 2 18 octobre 2014 19:38

                  « Laval n’a jamais été communiste.


                  La gauche c’est scindée avec la révolution russe, entre les partisans de Moscou et les autres.

                  Laval n’a pas rejoint les partisans de Moscou pas plus que les autres. Il s’est attiré beaucoup d’inimitiés avec la gauche parlementaire pour des histoires de tambouille électorale, ce qui ne l’a pas empêché de se faire élire contre contre SFIO et le PCF.

                  Le reste de sa carrière montre que c’était un rad soc, avec la tradition d’une forte implantation locale.
                  http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Laval »
                  pourtant si au début un rouge coco puis un socialiste et ce jusqu’aux ans 30 :

                  En 1903, il avait adhéré au Comité révolutionnaire central, de tendance blanquiste, qui se fondra dans la SFIO en 1905 et portait une cravate rouge1. Appelé sous les drapeaux en 1903, il y était resté un an simple soldat et s’était fait réformer pour cause de varices1. En 1909, Pierre Laval épouse Jeanne-Eugénie Claussat, fille du maire radical-socialiste de Châteldon et sœur du conseiller général socialiste Joseph Claussatplus tard député de Thiers1. Le couple s’installe à Paris et Laval commence une carrière « d’avocat des pauvres », proche des syndicalistes de la CGT1. La première affaire qui lui vaut la célébrité est d’obtenir l’acquittement d’un certain Gustave Manhès, syndicaliste révolutionnaire inculpé de détention d’explosifs et de manuels anarchistes1. Après l’affaire Manhès, il gagnera bien sa vie en exerçant le métier d’avocat1. En 1911, il est candidat socialiste malheureux à une élection législative partielle dans la circonscription de Neuilly-Boulogne, mais en 1914, Laval est élu député de la 2e circonscription de Saint-Denis (Seine)4. Ce sont les syndicats qui avaient insisté pour l’avoir comme candidat. À presque 31 ans5, il est le benjamin des 103 députés socialistes5.



                • Baasiste 2 18 octobre 2014 19:39

                  Lorsque éclate la Première Guerre mondiale, Laval ne renie pas ses convictions pacifistes, mais il ne s’oppose pas à l’Union sacrée à laquelle se sont ralliés les socialistes. Exempté définitif, il ne part donc pas au front. À partir de 1915, Laval se retrouve, comme Jean Longuet, dans les rangs des minoritaires socialistes, critiques vis-à-vis de l’union sacrée, mais à partir de 1917, il désapprouve ceux de son parti, majoritaires, qui prennent leurs distances avec Clemenceau dont le programme tient dans les mots « Je fais la guerre ». Clemenceau lui avait proposé en novembre 1917 le poste de sous-secrétaire d’état à l’intérieur, aux côtés du ministre Georges Mandel, mais les socialistes avaient refusé tous les postes ministériels. Aux élections législatives de novembre 1919, Laval est numéro cinq sur la liste socialiste menée par Jean Longuet, dans le quatrième secteur de la Seine, qui comprend toute la banlieue, mais il arrive en tête des candidats SFIO, avec 114 145 suffrages6. Les socialistes subissent une déroute à cette élection qui donnera la chambre bleu horizon. Laval reste adhérent, mais prend ses distances avec les socialistes. Comme avocat, il continue à défendre la CGT. Au congrès de Tours, sa section d’Aubervilliers passe du côté communiste. Après 1922, il ne reprendra pas sa carte7.

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