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Accueil du site > Tribune Libre > Politiques & citoyens > La controverse sur l’emploi

La controverse sur l’emploi

Comment peut-on s’accommoder de 25 ans de chômage de masse ? Comment l’opposition peut-elle sérieusement continuer à s’opposer à tout, par principe ? Personne ne peut prétendre que « tout a été essayé » pour lutter contre le chômage. La vigueur de l’emploi dans un grand nombre de pays européens montre que les remèdes existent. Les succès obtenus par nos partenaires d’Europe du Nord (Suède et Danemark notamment) illustrent, de surcroît, que la polarisation habituelle du débat entre « protection » et « flexibilisation » de l’emploi est vaine, et qu’on peut mettre en oeuvre des politiques de l’emploi efficaces sans remettre en cause, loin s’en faut, les fondements de notre modèle social. En s’inspirant de « ce qui marche » chez nos partenaires, nous pouvons moderniser notre droit du travail pour le rendre plus juste et plus efficace.

Inefficace, notre droit du travail l’est devenu, en se focalisant sur les conditions du licenciement économique, en en restreignant sévèrement le champ, en multipliant les procédures et les obligations de reclassement pour les entreprises, et en accroissant sans cesse le rôle des juges face à un code du travail incapable de refléter la réalité économique des entreprises : au bout du compte, cette complexité du droit et l’insécurité juridique qui en découle freinent les embauches plus qu’elles ne protègent l’emploi. Le reclassement des salariés licenciés s’avère le plus souvent déficient ; et les entreprises ont appris à contourner la loi au détriment des salariés les plus faibles. Aujourd’hui, les licenciements économiques et les plans sociaux ne représentent que 2% et 0,5% des 30 000 ruptures d’emploi quotidiennes, et les entreprises réalisent près des trois quarts de leurs embauches sous forme de CDD.

Injuste, notre droit du travail l’est également devenu, parce qu’il réduit davantage les opportunités d’embauche pour les chômeurs, notamment ceux d’un certain âge, et qu’il concentre la précarité de l’emploi sur les jeunes et les salariés peu qualifiés, une grande partie d’entre eux se trouvant contraints « d’enchaîner les CDD » et les périodes de chômage, sans garantie d’insertion durable en emploi. Moins de la moitié des CDD sont transformés en CDI, ce qui accroît d’autant plus leurs difficultés d’insertion sociale et d’accès au logement.

Face à cette situation, le gouvernement a raison d’ouvrir de nouvelles pistes, je l’approuve sans réserve.


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18 réactions à cet article    


  • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 3 février 2006 13:56

    « Les succès obtenus par nos partenaires d’Europe du Nord (Suède et Danemark notamment) illustrent, de surcroît, que la polarisation habituelle du débat entre « protection » et « flexibilisation » de l’emploi est vaine, et qu’on peut mettre en oeuvre des politiques de l’emploi efficaces sans remettre en cause, loin s’en faut, les fondements de notre modèle social. »

    Tout à fait. Sauf que les pays en question que vous citez sont des pays sociaux-démocrates, alors que vous, M. Lambert, appartenez à un parti qui coupe de plus en plus ses liens avec le gaullisme pour se rapprocher des partis conservateurs, CDU,... et de l’actuelle opposition en place dans les pays nordiques smiley.

    « Face à cette situation, le gouvernement a raison d’ouvrir de nouvelles pistes, je l’approuve sans réserve. »

    Je trouve mesquin cette attitude qui concerne à dire que ’puisque nous avons un taux de chômage élevé, on peut tout se permettre !’. Sachez, Monsieur Lambert, que cette stratégie n’est pas du tout celle utilisée par les pays Nordiques, où les chômeurs sont protégés par des allocations atteignant 90% de leur salaire dans ce Danemark dont vous vous réclamez tant ! Sachez aussi que la gauche n’est pas passive face au chômage des jeunes, heureusement que les Régions sont là pour relancer les emplois-jeunes et soutenir la recherche publique, heureusement que certaines municipalités de gauche (comme l’agglomération grenobloise) lancent des grands travaux pour recruter du personnel non qualifié, heureusement que les Conseils Généraux sont là pour s’occupper de la réinsertion des RMIstes.

    Dans votre article précédent, vous regrettiez que les oppositions n’amenaient pas de propositions. Ils seraient bon que là où vos représentants sont en minorité (aux Conseils Régionaux, généraux, d’agglomération...) ils respectent cet adage face à des élus locaux qui se battent pour l’emploi de manière plus directe que le gouvernement. Et il serait bon que de votre côté vous la respectiez aussi. Le CNE est une piste si brillante que même Bayrou et Dupont-Aignan y sont hostiles !


    • Homère (---.---.38.118) 4 février 2006 01:30

      Il faut une bonne dose de naïveté pour penser que le CPE est un CDI. Il est au contraire un contrat hyperprécaire qui offre une fléxibilité totale puisque les employeurs ont toute liberté de licencier sans avoir à fournir aucun motif.

      Et dans deux ans ? Un nouveau gouvernement sera en place : le CDI ne verra jamais le jour... si la droite UMP conserve le pouvoir.

      La fléxibilité : pourquoi pas... Mais à la condition que la précarisation de l’emploi censé booster l’économie française soit accompagné de la sécurisation des revenus.

      Comment : en partageant les fruits de la croissance dégagée par l’économie boostée par la fléxibilisation de la ressource humaine.

      Gagnant gagnant.

      Et n’allez pas croire que le peuple fait confiance aux décideurs. C’est du donnant donnant car les promesses n’engagent que ceux qui... (y croient) !

      Suède, Danemark : très bien. Mais combien d’habitants et quelle monnaie ?

      Suède : 9 000 000 ; Couronne.
      Danemark : 5 500 000 ; Krone ; les chômeurs y sont protégés par des allocations atteignant 90% de leur salaire, pendant 4 ans sans dégressivité ! Le niveau d’imposition, plus de 50 %, est l’un des plus élevés d’Europe, ce qui favorise une meilleure redistribution des richesses par la fiscalité. Les dépenses publiques pour l’emploi représentent 1,66 % du PIB, contre 0,91 % en France.

      Entre 1997 et 2001, dans un contexte international favorable la croissance de la France était supérieure à la moyenne de l’Union européenne. Le chômage avait considérablement baissé. Le déficit de la sécu était stabilisé.

      Cessez de miser sur l’inculture des citoyens.


      • Mas. cité par Homère (---.---.38.118) 4 février 2006 01:38

        Je vois que vous evitez de nous resservir la soupe habituelle concernant l’Angleterre.

        Et pour cause, leur chomage est faible [bien qu’en augmentation depuis plusieurs mois] :

        - d’une part car une partie de la population est déclarée inapte au travail
        - d’autre part, depuis au moins quinze ans la population en age de travailler diminue en Angleterre.

        Le problème démographique est constamment éludé dans notre pays on se demande pourquoi ;

        Et puis à Alençon vous n’avez pas fait beaucoup preuve de réussite.


      • important (---.---.34.171) 4 février 2006 06:27

        le chômage des jeunes touche beaucoup de pays d’Europe et est dû à une nouvelle révolution techno_industrielle additionnée d’une révolution économique mondiale que tout le monde perçoit plus ou moins. La production industrielle se localise en Orient et on en est à la n-ième révolution dans les automatismes et la robotique industrielle, sans parler de l’informatique et de l’accroissement exponentiel des réseaux..........

        Le facteur, le travail humain remplacé par des machines ou délocalisé (dans l’espace réel ou virtuel)

        Mais pour la France, ce n’est pas le problème. Quand la France sera en cessation de paiement ? Comme l’Argentine.

        voir le livre de Jeau Roux Expert-Comptable et commissaire aux comptes qui dans son livre : « La grande braderie du patrimoine des Français » nous prévient d’une faillite imminente de l’état et dont sont responsables nos politiques par leur gestion depuis 20 ans et je ne sais vu l’absence de classe politique honnête si je dois pas quitter la France, perdue par ses démagogues, ses castes et ses voleurs.

        Trois mille cinq-cents heures de travail pour regrouper, sur cinq ans, 18 000 articles de presse économique et financière… Ce livre n’apporte aucune révélation, mais il est le premier à mettre en perspective et à décrire la gigantesque ” Opération Publique d’Achat ” sur le patrimoine public des Français, et ce au profit des grandes sociétés multinationales et des fonds de pensions américains. La dépossession porte sur 500 milliards d’euros d’actifs : grandes sociétés nationales, transports aériens et ferroviaires, aéroports et réseaux autoroutiers, bâtiments publics, foncier domanial, patrimoine historique et artistique, musées nationaux, stock d’or de la Banque de France…

        La privatisation sournoise du système public de protection sociale et de retraites, l’abandon à la spéculation anarchique du domaine public et du littoral, la privatisation rampante de l’eau, de l’image, de l’espace… sont également étudiés, ainsi que les techniques financières de dépossession et les montages sophistiqués sur fond de laxisme et de démission. L’auteur souligne le rôle des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD, CGC, etc.) pour la défense du service public et de l’emploi et contre les délocalisations et la désindustrialisation imposées par Bruxelles.

        Prévision 2010, la France en cessation de paiement ! Après avoir décrit l’évolution des paramètres clés, qui, en dix ans (1989-1999), ont conduit l’Argentine à la cessation de paiement, l’auteur étudie l’évolution de ces mêmes paramètres pour la France et annonce le risque d’une faillite en chaîne des budgets publics à l’horizon 2010 : Etat, caisses de protection sociale et de retraites, collectivités locales ! En vingt ans - la double décennie PS/UMP - la dette de l’Etat français aura augmenté de 1 000 milliards d’euros (période 1986-2007, prévision). Le cumul des braderies en cours et de l’augmentation de la dette de l’Etat représente le chiffre effarant de 1 500 milliards d’euros dilapidés… de quoi offrir au peuple français un patrimoine équivalent à 10 millions de logements neufs, de 150 000 euros chacun (1 million de francs).

        La France n’est pas le seul pays européen concerné. Mais la richesse historique considérable de son patrimoine et ses atouts économiques, géographiques, culturels, donnent à ce gâchis sans précédent dans son histoire une dimension toute particulière… existentielle. A la vitesse de 1 milliard d’euros par semaine pour le budget de l’Etat, cumulé avec 1 milliard d’euros de déficit par mois pour les budgets sociaux, le peuple français, désinformé et inconscient, marche vers ” la finale argentine “, autrement dit vers l’abîme.


        • francois labaye (---.---.136.14) 4 février 2006 10:31

          Je cite M. Lambert lui-meme : « Aujourd’hui, les licenciements économiques et les plans sociaux ne représentent que 2% et 0,5% des 30 000 ruptures d’emploi quotidiennes(...) » « (...)cette complexité du droit et l’insécurité juridique qui en découle freinent les embauches plus qu’elles ne protègent l’emploi. » Cherchez l’erreur.


          • Alain Lambert - Bienvenue sur mon Blog (---.---.33.53) 4 février 2006 10:48

            Ne pourrions-nous pas, pour une fois, faire un tout petit peu confiance ?a libert ? En partant de l’id ?que si des emplois disparaissent, d’autres se cr ?t. 15 % des emplois sont renouvel ?chaque ann ? 10.000 sont cr ? chaque jour, un peu


            • Alain Lambert (---.---.71.220) 4 février 2006 10:50

              Les commentaires qui fusent à propos du billet d’hier soir, (ou tôt ce matin) repris par AgoraVox, donnent lieu aux critiques récurrentes en France sur les risques que la liberté engendre en matière d’emploi ; la contrainte étant supposée plus protectrice. Je ne parviens pas à comprendre que l’on puisse encore croire à cette légende. Notre droit du travail est le plus contraignant du monde ! Dans le même temps, depuis 25 ans, les Français subissent un chômage de masse. Conçu pour protéger les salariés, ce droit s’est retourné contre eux, en devenant, comme je l’écrivais hier, injuste et inefficace.

              Inefficace, car il multiplie les procédures complexes qui freinent les embauches. Sommes-nous conscients que les licenciements économiques et plans sociaux ne représentent respectivement que 2% et 0,5 % des ruptures d’emplois quotidiennes ? Alors qu’ils ont légitimé un matraquage législatif totalement dissuasif pour les employeurs d’activités incertaines qui réalisent désormais ¾ de leurs embauches en CDD. Injuste, car il concentre la précarité sur les jeunes, les seniors et les salariés peu qualifiés. En 1 mot comme en 100, notre droit du travail protège à l’extrême ceux qui ont un emploi au dépend et contre ceux qui n’en ont pas. Préférant les laisser à la porte, sans chance ni solution autre que l’assistance. Ne pourrions-nous pas, pour une fois, faire un tout petit peu confiance à la liberté ? En partant de l’idée que si des emplois disparaissent, d’autres se créent. 15 % des emplois sont renouvelés chaque année. 10.000 sont créés chaque jour, un peu moins sont supprimés. Notre chômage de masse reflète notre incapacité à gérer ces réallocations d’emplois, en réalisant cet insensé tour de force de cumuler : chômage de masse et forte pénurie de main d’oeuvre. D’innombrables opportunités existent. Pourquoi faut-il que nous les gâchions, en grippant tous les rouages par des contraintes excessives qui ruinent la confiance mutuelle à la base de tout contrat de travail. J’ai vraiment envie de crier aux jeunes : prenez le risque de la liberté ! La précarité est là, il ne s’agit pas de vous y mettre, mais de vous en sortir. Croyez en vous même. Votre plus grande force ne réside pas dans votre contrat mais dans vos qualités intrinsèques qui ne demandent qu’à se valoriser à la mesure de l’expérience professionnelle. Si un employeur ne se conduit pas bien. Faites le condamner, c’est plus facile que l’inverse. Mais surtout essayez, tentez tout ce qui se présente. Partez à la conquête de cette France de l’avant qu’il faut arracher au doute et à l’hésitation pour la placer dans l’action, la dynamique, l’ambition, la réussite, le succès. Cette France est la vôtre, elle vous appartient, dessinez là de votre engagement, de votre ardeur, de votre goût du risque, de votre envie d’entreprendre. N’écoutez pas les maniaques des « acquis » qui protègent leurs petits intérêts catégoriels, car c’est vous qui paierez. Oui vraiment, essayez la liberté. Elle vous le rendra au centuple. Puis vous serez la 1ère génération depuis ¼ de siècle à la tenter. Pour moi, sans hésitation : contrainte = chômage et liberté = emploi !


              • Ludovic Charpentier (---.---.68.72) 6 février 2006 14:19

                Vous parlez plutot bien, pour un sénateur à l’abri de toute forme de précarité...

                Sauf que, pour tout CDI, il y a une période d’essai de 6 mois préalable. Le CNE/CPE ne fait que de prolonger cette période d’essai à une durée de 2 ans. Question très simple, donc : pourquoi ???? Pourquoi dire qu’il faut 2 ans pour juger de la qualité d’un travailleur et non 6 mois ??? Et pourquoi nier qu’il y a un risque non feint (sur les quelques CNE signés, 10% sont déjà rompus, remettant en cause la durée d’essai de 2 ans) que des entreprises recrutent plusieurs jeunes en CDD de 23 mois, pour finalement ne garder que le meilleur. Est-ce cela, le mieux que rien ? A ce compte-là, pourquoi ne pas réhabiliter l’esclavagisme pour les SDF, un toit et de la nourriture, c’est mieux que rien ! Je ne fais que de pousser à l’extrême le raisonnement d’une personne qui visiblement est TRES mal placée pour prétendre connaître le monde de l’entreprise...


              • patricemorize (---.---.200.98) 4 février 2006 11:26

                Quand j’étais petit mon instit nous disais,vous verrez en l’an 2000 l’homme n’auras plus besoin de travailler,les machines luienléverons cette peine,la vie seras bien meilleur. Et bien nous y sommes et notre pauvre maître disparu maintenant n’est pas la pour voir le désastre de la connerie humaine. J’ai commencé à bosser à l’âge de 14 ans en 1965, c’était le plein emploi ,avec nôtre travail nous avons contribué a la richesse nationnale ,en remerciement de notre labeur les patrons avec la complicité des politiques ont commencé a délocaliser le fruit de notre courage tout d’abord vers les pays proches ,ensuite vers le magrébe,pour ensuite se diriger vers l’asie ,dommage que la planéte mars soit deserte . J’éstime que ces gens sans scrupules doivent rendre des comptes ,ils sont les seuls résponsables du chômage ,ils sont résponsables de l’exploitation de la misére en asie et ailleurs ,et toutes ces saloperies c’est avec notre sueur qu’ils les réalisent. Et vous devez savoirs que c’est patrons sans préjugés et bien ils n’habitent plus en France ,pour la plupart ils sont en Belgique pour ne pas payer d’impôts au pays qui les a enrichis ,ce sont des traîtes qui ne méritent plus le nom de Français . Et la encore les politiques ferment les yeux . Je suis pérsuadé que le peuple va trancher aux prochaines éléctions ,cette foi ci ils sont allé trop loin, l’addition va étre sévére à l’encontre de ceux qui ont peu de considération envers leurs concitoyens.


                • Prosper Prosper 6 février 2006 12:58

                  Je vous approuve sans réserve. L’égalité est un concept général, l’inégalité est toujours regardée dans son prisme particulier. En clair, les gens protégés sont contre le CNE, les gens en recherche d’emploi sont pour. Les gens protégés préfèrent la tranquillité d’une stagnation du chômage au risque de remettre certaines abhérations en cause qui pourraient, mon Dieu !, faire évoluer les choses. En 95 il y avait 24 façons différentes d’employer quelqu’un ; toutes ces mesures ne servent à rien si on ne part pas du besoin de l’entreprise et donc de son marché, de son carnet de commandes. Là est le seul cercle vertueux, sauf à considérer que les patrons sont tous pourris et le marché bon à être remplacé par un Soviet... Pour changer la réalité, ne faut-il pas commencer par l’admettre ?


                  • Plutot mort qu ’objectif (---.---.28.210) 6 février 2006 14:06

                    Lorsque vous savez qu on peut acheter en France des kits « comment percevoir des indemnités de chomage » avec toutes les pièces nécessaires (fausses fiches de paye,faux imprimé fin de contrat ...) a l’obtention d’indemnités !!

                    Comme on peut se faire soigner en France en utilisant la carte de sécu de son cousin résident en France

                    Etc Etc .

                    La plupart des chiffres annoncés sont a prendre avec des pincettes, et , cela est malheureux pour les chomeurs qui ne fraudent pas !!

                    Le manque de controle risque de tuer le systeme


                    • machinchose (---.---.129.40) 15 février 2006 01:01

                      peut être aussi qu’il serait temps d’arrêter de propager ce genre de ’scoop’ qui est probablement vrai dans à peu près tous les pays doté d’indeminité chomage et qui est tellement rien comparé à l’immense besoin RÉEL...

                      cette façon insidieuse, peu à peu, de considérer qu’a priori le pauvre est coupable (on ne sait pas encore de quoi mais on finira bien par trouver)


                    • machinchose (---.---.129.40) 14 février 2006 17:42

                      les gens en recherche d’emploi sont pour ???

                      Les gens en recherche d’emploi sont désespérés ! Les plus vifs partisans du contrat sont les patrons (très durement touchés et les députés et autres haut fonctionnaires de droites). Il faut arrêter de dire n’importe quoi !

                      Pourquoi personne ne dit qu’un taux de chomage élevé ne déplait pas à un certain patronnat ? vous avez remarqué quand Jospin fait baisser le chomage (avec l’aide de la croissance mais objectivement mieux que nos voisins à la même époque) le patronnat hurle. Quand la droite est au pouvoir il faut tout casser, le chomage explose, les Rmistes aussi, on flexibilise et les patrons sont contents parce qu’il n’y a plus la moindre égalité dans le contrat de travail. C’est le grand retour de l’arbitraire, du si t’es pas content y en a 1000 qui attendent derrière (quand il n’y a pas de chomage c’est plus délicat comme argument, il faut payer correctement pour que les gens restent, tout ça... pfff)

                      dans une certaine mesure le systeme actuel en France se satisfait d’un taux de précarité très élevé et d’un taux de chomage assez haut. c(est plus souple. et la où ça devient drole c’est que ça permet d’aggraver encore la situation des précaire en prétendant que c’est bon pour eux.

                      M. de Villepin a sans doute une connaissance aigue de la précarité.

                      j’ajouterais que même l’OCDE qui n’est pas exactement gauchiste estime que la plupart des mesures visant à flexibiliser l’emploi n’ont aucune incidence sur le chomage.

                      en angleterre les chiffre sont encore plus manipulés qu’en france (multiplication par 4 ces dernières années des cathégorie inaptes au travail donc hors stat), aux states on estime que l’on gagne jusqu’à 2 points avec la politique d’emprisonnement massif des populations pauvre (des taux records dans les pays developés sur lesquels semblent lorgner certains)... etc...

                      au fond il s’agit simplement ici de faire plaisir à certains en prétendant aider d’autres qui s’enfoncent seulement un peu plus.

                      à la rigueur si les patrons français avaient un peu de l’audace de leurs homologues étrangers mais ce sont les plus mous et conservateurs du monde, un cursus atypique qui retiendra l’attention d’un recruteur américain ne sera jamais retenu chez nous... donc la prise de risque pour laquelle il faudrait 2 ans de période d’essaie est ridicule.


                      • machinchose (---.---.129.40) 15 février 2006 00:39

                        je voulais ajouter également que l’effet est à mon sens proprement desastreux en matière d’insertion sociale générale : impossibilité d’obtenir un prêt, difficulté de convaincre un proprio, aucune projection dans l’avenir... On peut s’interroger également sur les effets sur la natalité... en effet reste t il une protection pour une femme qui est enceinte au bout d’une année et demie ? etc. l’idée qui semble prévaloir de toutes parts est : « ne lachez pas les pauvres ». encourager le surendettement, favoriser la précarisation massive, décourager l’enseignement, rendre la propriété illusoire (le coup de l’hypothèque qui se recharge est en train de couter des « vies » à des milliers d’anglais mais peu importe aucun ministre n’en aura besoin) plutôt que de limiter la spéculation immobilère qui n’est que financière et non productrice de quoique ce soit sinon de misère et de millions pour quelques financiers expatriés...

                        j’aimerais qu’on m’explique mieux le « projet de société »...


                        • machinchose (---.---.129.40) 15 février 2006 15:06

                          je me suis amusé à constater ce matin aux infos et dans le canard que ma remarque sur les femmes enceintes était plutôt pertinente... de même que j’avais zappé le coté renouvellable du contrat ! (c’est vraiment absurde, ça va devenir comme les successions de CDD mais en pire) et certains souligne avec justesse que juridiquement le terme de contrat est vraiment discutable dans les modalité de la résiliation sont absurdes, de même que l’équilibre des parties qui n’est plus du tout respecté !

                          ahhh mais mon bon monsieur si vous n’en voulez pas on délocalise ! ah ben oui mais mon bon patron à courte vu... même en CPE/CNE je coute encore plus cher qu’un petit chinois de 12 ans qui n’a pas de droits (mais ça franchement qui est ce que ça interesse parce que c’était, souvenez vous, quand on pénétrait triomphant le marché chinois, pour sauvegarder nos emploi ! quelle ironie !)


                          • Nicolas Cadène Nicolas Cadène 15 février 2006 18:57

                            Je suis tout à fait d’accord avec ce que nous dit « machinchose », et j’aimerais en lire une réponse de M. LAMBERT, point par point. En effet, votre article, M. LAMBERT, ne se base sur aucun argument crédible et de fond. Il est tout à fait aisé d’expliquer à quel point la pertinence de chacun de vos « arguments » est limitée. Vous avancez l’exemple du Danemark : quelle étrange idée lorsque l’on sait que ce pays applique une sécurité de l’emploi exemplaire en contre-partie de sa flexibilité. Quatre ans d’indemnisations et un suivi actif et individuel dans la recherche d’emploi ne correspond pas aux propositions du gouvernement actuel, qui elles, sont incroyablement précaires. Vous affirmez que notre droit du travail est injuste. En effet, il l’est si vous considérez (ce que vous sous-entendez) que les licenciements pour motifs « boursiers » sont tout à fait légitimes. Il l’est également si vous pensez (ce que vous sous-entendez également) que changer de métier tous les mois et n’avoir aucune stabilité n’est pas un mal... mais un bien. Mais il ne l’est pas si l’on revendique une certaine stabilité, qui loin de n’avoir que des inconvénients, est la clé de l’investissement, de la consommation, et donc de la croissance. Soyons honnêtes M. LAMBERT, le CPE est un exemple de flexibilité anglo-saxonne, alors même que ni notre patronat , ni nos établissements financiers n’en ont l’esprit : ils sont bien trop « frileux ». Pis, le CPE est un simple et unique cadeau fait aux entreprises (les grandes plus que les PME), et non comme vous l’affirmez, pour les chômeurs. Ces derniers désapprouvent en majorité ce « contrat de travail » qui n’en est pas un. Comme certains l’ont déjà dit, arrêtez M. LAMBERT de miser sur l’inculture. Nous ne sommes plus au 19ème siècle, et même en étant relayé par TF1 (et beaucoup d’autres), aucune « élite » de « notables » n’arrivera à « abrutir » tout à fait la population.


                            • machinchose (---.---.129.40) 15 février 2006 23:40

                              sur ce dernier point je crains de ne pas être aussi optimiste. Non pas que les gens sont des cons mais soumis à des pressions financières permanente, à une immense précarité, à une culture de la peur de l’autre etc.. il ne reste plus de place pour se rebeller.


                            • decurion (---.---.226.146) 27 mars 2006 21:43

                              Pour ouvrir de nouvelles pistes, il faudrait une ouverture entre les murs qui nous entoure. Tout ce que fait « votre » gouvernement c’est creuser dans la même ornière. Les problemes ne tombent pas du ciel, ils sont créés.Supprimez l’apprenti sorcier, vous supprimerez le probleme. L’approbation est un droit, la justification est plus difficile.Ras le bol des exemples venu d’outre frontières.Derriere la carotte, il y a le baton. On sait trés bien comment ça se passe. Chaque pays sert de modèle à son voisin, en ce qu’il a de pire,et on arase. Personne n’a vocation à vivre avec un bol de riz par jour, les chinois pas plus que les autres. Si votre gouvernement, voulait vraiment ouvrir une piste, il mettrait son energie à la création d’un smic européen.S’il était un tant soi peu démocratique, il écouterait le peuple. Cela dit, en ce qui me concerne, il n’y a aucune controverse sur l’emploi et je suis à 100 % pour le cpe si on l’applique aux elus.

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