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Groseille

J’ai une formation en agronomie, sciences politiques et philosophie.
Je suis, depuis mon entrée dans la vie dite "active", un cadre travaillant dans les organisations professionnelles agricoles.
J’ai, dans le cadre de mes activités professionnelles mais aussi indépendamment de ces activités, conduit des recherches sur l’enjeu agricole et alimentaire mondial sur la base des travaux de Marcel Mazoyer, qui m’ont conduit à travailler sur des questions d’économie générale.

Tableau de bord

  • Premier article le 18/12/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique






Derniers commentaires



  • Groseille 4 juillet 2008 14:47

    Je réagis au - long - commentaire de Martin, qui "habite dans un village et travaille dans une grande ville."
    Il faut donc contrôler les naissances : fort bien. Et pas qu’un peu. Comment fait-on ? On interdit aux imbéciles d’avoir des enfants ? Une planète à 2 milliards d’habitants : super. Mais qui fera partie des 4 milliards dont il faut se débarrasser ? Pas vous, Martin, j’imagine...
    Soyons sérieux. Je n’avais pas lu de texte d’un cynisme aussi ouvertement assumé depuis longtemps. Cela rappelle... des pages bien sombres de notre histoire.
    En l’an 1000, l’équivalent du territoire national français était occupé par quelque 10 millions d’habitants. Les disettes et les famines se succédaient. On était objectivement en "surpopulation."
    Trois siècles plus tard, à la veille de la Peste noire, sur le même territoire vivaient environ 25 millions d’habitants. On était de nouveau en "surpopulation." Tiens ? Sur le même territoire, l’état de "surpopulation" était passé de 10 à 25 millions...
    Début 19ème, sur le même territoire vivaient environ 28 millions d’habitants et un siècle plus tard, cette population était passée à 40 millions.
    Alors, Martin, si vous ne prenez pas connaissance des conditions qui ont rendu possible ces accroissements démographiques, si vous ne vous instruisez pas en matière d’agronomie, si vous ne faites pas un effort pour comprendre quels sont les liens entre développement agricole, accroissement démographique et contraintes de nature juridiques d’exerçant sur les métiers, de grâce, abstenez-vous de ces commentaires odieux dont je préfère penser que vous n’avez même pas conscience des horreurs qu’ils évoquent.
    En deux mots, le développement agricole des trois premiers siècles du second millénaire a été essentiellement dû à l’abolition du servage et au développement du travail du fer au service de la paysannerie, et celui du 19ème a été essentiellement dû à l’instauration du droit d’enclore et à la modification du statut de la propriété privée qui en a découlé. Vous trouverez les détails de ces affirmations dans les ouvrages et publications de Marcel Mazoyer et Laurence Roudart. Lisez-les, je vous en prie, avant d’adresser de telles inepties aux lecteurs et rédacteurs d’Agoravox.



  • Groseille 3 juillet 2008 18:43

    Je réagis très tardivement à votre article mais Agoravox devrait automatiquement vous signaler ce nouveau commentaire : je ne peux pas laisser cela sans réaction. Votre indignation semble sincère mais votre bio indique que vous exercez des responsabilités : de grâce, soyez mieux renseigné, sur un tel sujet c’est trop important.
    Je vous mets copie d’un article que j’ai écris moi-même il y a quelque temps :
    http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=2894
    En deux mots : cela fait des décennies que le système international des échanges engendre une pauvreté massive, essentiellement rurale et paysanne, et la récente flambée des cours agricoles n’est en rien un indice de quoi que ce soit de vraiment nouveau dans le déséquilibre offre - demande alimentaire mondiale.
    S’il n’y a qu’une chose que vous devriez savoir, je vous en prie retenez ceci : les prix agricoles mondiaux ne résultent que de la confrontation de l’offre (15% de la production mondiale sont mis en vente "à l’international") et de la demande solvable. Or, la demande alimentaire mondiale est massivement insolvable, même quand la tonne de blé est à 60 dollars au cours mondial.
    Cordialement,



  • Groseille 20 décembre 2007 23:59

    Article intéressant et original, qui me fait penser à cette très belle phrase de l’Abbé Lamenais (je crois) : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, c’est la Loi qui libère et la liberté qui opprime. »



  • Groseille 20 décembre 2007 23:48

    Article utile et intéressant. Je n’ai pas compris la critique portant sur « cette vision des choses » qui « nous nuit. » La correction à propos des dates (1971, 1976) est un peu spécieuse : la suspension officielle de la convertibilité or du dollar a préparé le terrain au sommet de Rambouillet de 1975 puis aux accords de la Jamaïque de 1976, qui ont entériné la suppression de la référence à l’étalon-or. Il est à noter que l’un des principaux arguments des Etats-Unis à cette époque consistait à rappeler le coût de leur effort militaire aux quatres coins du monde pour contenir l’influence soviétique (« c’est vrai, on vous fait financer nos déficits budgétaire et de notre balance des paiements, mais c’est nous qui finançons la lutte contre le communisme, il faut bien qu’on se rembourse » ont-ils fait valoir, en substance). D’ailleurs, je ne sais pas ce qui s’est dit au Sommet de Rambouillet, mais je ne serais pas surpris que Giscard ait négocié des positions de politique étrangère, notamment au Moyen-Orient, en contrepartie de l’accord qui préparait la réforme des statuts du FMI. Enfin, s’agissant de citations, celle de Friedman de 1976 n’est pas mal non plus : « notre dette est libellée en dollars, pas en marks, ni en francs. Donc, nous ne vous devons rien. »



  • Groseille 20 décembre 2007 20:16

    Je suis absolument d’accord avec votre formule : crise de solvabilité vs. crise de liquidité. Quant aux théories en question effectivement assez « anciennes », je pense profondément qu’elles ne sont jamais que des arguments, j’allais dire rhétoriques, au service d’une volonté politique donnée. Cela n’implique pas qu’il est vain de modéliser l’économie, mais il est bon de relativiser, tout de même. Par ailleurs, de quoi parlez-vous en évoquant M1 à M4 ? Des diférentes formes de monnaie (scripturale, fiduciaire, liquide...) ? Même si effectivement nous vivons dans un monde qui a beaucoup changé depuis Locke et même depuis Friedman (qui n’est d’ailleurs pas mort depuis très longtemps), je suis assez convaincu que le problème fondamental est resté le même : celui du pouvoir de « battre monnaie » corrélé à celui d’en fixer la valeur (via les taux d’intérêts aujourd’hui).

LES THEMES DE L'AUTEUR

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