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Indépendance des Chercheurs

Collectif de chercheurs pour la défense de l’indépendance des scientifiques au service de l’intérêt général.

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Photo : Illustration d’un livre de Giordano Bruno sur la Mnémotechnique (source : Wikipédia).
 

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Derniers commentaires

  • Par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.xxx.21) 25 mai 20:15
    Indépendance des Chercheurs

    Les puissances occidentales ont l’air mal barrées, surtout par leur incapacité d’autocritique historique. Pas seulement en ce qui concerne les exportations de capitaux, d’ailleurs. Voir, par exemple, ces articles :

    http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/250512/recherche-education-europe-militaire-moyen-age-ii

    Recherche, éducation, Europe militaire, Moyen-Age... (II)

    Le 25 mai 2012, Planet interroge « Les Anglais sont-ils en train de penser à sortir de l’Europe ? », se référant à une proposition de référendum de la part de membres du Parti Travailliste britannique. De son côté, Investir annonce « TECHNICOLOR : Le site d’Angers en cessation de paiement », alors que Le Monde emploie le titre « Une sortie de la Grèce de l’euro "déstabiliserait" l’économie mondiale ». Où veut en venir, dans un tel contexte, la propagande de Jean-Luc Mélenchon favorable à une « Europe militaire » ? Et quel serait le prix de cette « Europe militaire » sur le plan de l’indépendance de la recherche et de l’éducation ? Nous avons déjà soulevé cette question dans notre article « Recherche, éducation, Europe militaire, Moyen-Age... (I) ». Mais il paraît nécessaire de l’évoquer plus explicitement, non seulement sur le plan des moyens de ces services publics, mais aussi en rapport avec la pression idéologique « bien-pensante » que peut exercer un certain « patriotisme européen ». Y compris, en rapport avec les « valeurs citoyennes officielles », les versions « raisonnables » de l’Histoire...

    Nous avons en particulier entrepris d’examiner cette deuxième question dans notre article de ce jour Moyen-Age, Inquisition, antisémitisme... (I), http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/25/moyen-age-inquisition-antisemitisme-i.html , sur notre blog du Courrier International intitulé La Science au XXI Sièclehttp://science21.blogs.courrierinternational.com/ ). Y sont évoqués des articles récents de notre collègue Luis Gonzalez-Mestres dans ses blogs Notre Siècle et Science, connaissance et conscience rappelant certains aspects de l’histoire du Moyen-Age européen.

    [la suite, sur le lien http://blogs.mediapart.fr/blog/scientia/250512/recherche-education-europe-militaire-moyen-age-ii ]

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/25/moyen-age-inquisition-antisemitisme-i.html

    Moyen-Age, Inquisition, antisémitisme... (I)

    Le 25 mai 2012, Histoire pour Tous présente « Les Essentiels des Cahiers de Science & Vie », avec un descriptif très édulcoré du Moyen-Age qui peut choquer à bien d’égards. L’année du huit-centenaire de la promulgation par Simon de Montfort des Statuts de Pamiers dont notre collègue Luis Gonzalez-Mestres vient de mettre en ligne une traduction française, sera-t-elle celle d’un effacement de la mémoire des victimes du système féodal et ecclésiastique médiéval ? Fabula annonce comme un évènement « La bibliothèque du collège de Sorbonne du Moyen Âge à l’époque moderne ». Mais quelle place réelle pourront laisser à la véritable Histoire et à la véritable Documentation des projets à étiquette « européenne », alors que les oligarchies de notre continent cherchent à vendre la « culture européenne » et notre histoire comme ce qu’elles n’ont pas été vraiment ? Même dans Wikipédia, s’agissant de la Croisade Albigeoise ou de l’Inquisition, on trouve des omissions pour le moins curieuses. Par exemple, sur l’article des Statuts de Pamiers qui prescrit explicitement « Nul croyant d’hérésie, quoique réconcilié, ne peut être prévôt, bailli, juge, assesseur du juge ou avocat, ni admis en témoignage. Il doit en être de même pour le juif ; celui-ci cependant pourra être entendu en témoignage contre un autre juif ». L’antisémitisme fut d’ailleurs l’un des principaux mobiles de la Croisade Albigeoise, dont les instigateurs reprochaient aux nobles de l’actuel « Midi de la France » et du Royaume d’Aragon de permettre à des citoyens de religion juive d’accéder à des responsabilités leur conférant une autorité par rapport à des chrétiens. Le 25 mai 2012 également, avec le titre « Vivre au Moyen-Age », Sud Ouest annonce une conférence sur le thème « Troubadours, ménestrels et croisade des Albigeois ». Il est certain que les trobadors furent également une cible de la Croisade Albigeoise et de l’Inquisition. Et que penser des mises en scène théâtrales et publiques du Jugement Dernier, évoquées dans les articles « Jugement dernier et société "moderne" » (I), (II), (III) et (IV) du blog Notre Siècle ? Accès de tous les citoyens à l’ensemble des sources historiques, analyses objectives et indépendantes, réflexion transparente, ouverte et accessible au public... Autant d’exigences impossibles à satisfaire sans une réelle indépendance des chercheurs, des enseignants et de leurs institutions. Qu’il s’agisse du Moyen-Age ou de la « grande expansion coloniale » lancée par les « républicains opportunistes » avec à leur tête Léon Gambetta et Jules Ferry, comme évoqué dans nos articles « François Hollande, la Chine, Jules Ferry... » (I) et (II), ou encore « François Hollande : premiers discours » (I) et (II).

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/25/moyen-age-inquisition-antisemitisme-i.html ]

    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
    http://science21.blogs.courrierinternational.com/
    http://www.mediapart.fr/club/blog/Scientia

  • Par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.xxx.10) 16 mai 02:07
    Indépendance des Chercheurs

    Mais globalement, l’Europe n’aurait-elle pas une autocritique plus profonde à faire. Le petit jeu des exportations de capitaux a commencé il y a plus d’un siècle et demi et conduit à plusieurs guerres depuis : celle de 1870, plus deux guerres mondiales, et le "petit jeu" continue encore.

    Voir, par exemple, trois de nos articles récents :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/15/francoi s-hollande-premier-discours-i.html

    François Hollande : premiers discours (I)

    Le 15 mai 2012, jour de l’investiture de François Hollande en tant que Président de la République Française, Le Monde écrit « Hollande adresse à l’éducation nationale "ses premiers mots de président de la République" ». De son côté, L’Express interroge « L’hommage de Hollande à Jules Ferry vaut-il vraiment une polémique ? ». Une question quelque peu étonnante, tout compte fait. Le 15 mai en début d’après-midi et peu après son investiture, François Hollande a tenu à rendre hommage à Jules Ferry en tant que ministe de l’instruction publique, tout en précisant : « ... je n’ignore rien de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit à ce titre être condamnée ». On ne peut que se féliciter de cette condamnation claire de la politique coloniale de Jules Ferry sans chercher un réfuge facile dans l’argument bien connu de la prétendue « mentalité de l’époque ». Pour autant, l’hommage du nouveau Président de la République à Jules Ferry au titre des lois sur l’éducation ne nous apparaît toujours pas acceptable, pour les raisons déjà indiquées dans nos articles « François Hollande, la Chine, Jules Ferry... (I) » (I) et (II). En effet, si le capitalisme français des années 1880 instaura l’enseignement obligatoire et l’école primaire gratuite au moment de la « grande expansion coloniale », ce ne fut pas dans un élan de générosité mais contraint et forcé par la situation internationale et par les exigences de performance industrielle et militaire. A deux reprises Président du Conseil, Jules Ferry ne fut que l’instrument de cette politique dans les domaines colonial, militaire et éducatif. Il fut également un adversaire de pointe du mouvement ouvrier et populaire, déjà en tant que Maire de Paris au moment de la Commune. De surcroît, en France comme en Allemagne, l’enseignement obligatoire de l’époque comportait une composante d’embrigadement idéologique de contenu nationaliste et pro-impérialiste. A quand une véritable remise à plat du passé de l’Europe qui malheureusement fait à bien d’égards partie de son présent ? Le 15 mai également, Le Télégramme rapporte à son tour « François Hollande. Le discours d’investiture du septième Président de la Ve République », soulignant entre autres : « Hollande rend hommage à ses prédécesseurs ». C’est ainsi que François Hollande déclare notamment que Valéry Giscard d’Estaing « relança la modernisation de la société française » et que François Mitterrand « fit tant pour faire avancer les libertés et le progrès social ». Il s’agit pourtant de deux périodes qui se sont caractérisées globalement par une mise en cause de plus en plus rude et ouverte des acquis de la Libération. Raison de plus pour consacrer une série d’articles aux discours de François Hollande du 15 mai 2012, dont l’importance du message politique paraît évidente. Que nous prépare ce mandant présidentiel ?

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/15/francoi s-hollande-premier-discours-i.html ]

    et précédemment :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/13/francoi s-hollande-la-chine-jules-ferry-i.html

    François Hollande, la Chine, Jules Ferry... (I)

    Le 13 mai 2012, Marianne diffuse un article intitulé « Ce que François Hollande doit dire à Angela Merkel (2) » où le spectre des produits chinois apparaît à nouveau, cette fois-ci dans des déclarations d’un ancien chef économiste du MEDEF. La Chine serait-elle donc un « adversaire », comme le suggèrent des déclarations de François Hollande publiées dans le livre d’Eric Dupin La Victoire empoisonnée (Seuil) ? Lorsque François Hollande estime que « les Chinois (...) trichent sur tout », se souvient-il que ce sont des dirigeants politiques « occidentaux » dont il était et reste proche comme Jacques Delors, et pas « les Chinois », qui ont conçu et préparé la création de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ? En ce moment même, c’est le « socialiste » français et ancien collaborateur de Jacques Delors, Pascal Lamy, qui dirige l’OMC. Une dépeche du Centre d’informations sur internet de Chine souligne que « la France est très compétitive sur le plan des capitaux, de la technologie et des produits à haute intensité de savoir ». Est-ce autre chose qu’un reflet de ce qu’a été depuis deux décennies la politique de l’OMC, des « élites occidentales » et de tous les gouvernements français ? Le 13 mai 2012 également, avec le titre « Une cérémonie simple », La Nouvelle République annonce que le jour même de la passation de pouvoirs François Hollande « aura pour premiers gestes de rendre hommage à Jules Ferry aux Tuileries et à Marie Curie à l’Institut Curie ». L’hommage à Jules Ferry serait en rapport avec son rôle en tant que « ministre de l’Éducation de la IIIe République », d’après l’article de La Dépêche du Midi « Gouvernement. Matignon : le suspense continue ». Mais une telle vue de l’histoire oublie que Jules Ferry fut l’un des initiateurs de la « grande expansion coloniale » française et que, dans le domaine de l’éducation, il contribua très largement à répandre des théories racistes sur les prétendus « droits et devoirs des races supérieures » à l’égard de ce qu’il appelait explicitement des « races inférieures ». Précisément, la Chine fut l’une des cibles de cette expansion coloniale sans précédent qui se solda, trois décennies plus tard, par la première guerre mondiale déclenchée par les rivalités entre puissances impérialistes. C’est de ce délire colonial et hégémonique suicidaire, que proviennent sur le plan historique les problèmes de l’Europe actuelle, et pas d’une quelconque « concurrence chinoise ». En réalité, et même si ce constat peut déplaire, les réformes de Jules Ferry en matière d’éducation ne furent que l’exécution d’une politique des milieux financiers destinée à rendre la population française plus « efficace » au service d’une stratégie industrielle et coloniale. Mais quel parti « majoritaire » français a condamné la politique d’exportation de capitaux qui se trouva à l’origine de l’aventure coloniale dont des prétendus « progressistes » de l’époque comme Léon Gambetta et Jules Ferry furent des inspirateurs dans les années 1870-80 ?

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/13/francoi s-hollande-la-chine-jules-ferry-i.html ]

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/14/francoi s-hollande-la-chine-jules-ferry-ii.html

    François Hollande, la Chine, Jules Ferry... (II)

    Le lundi 14 mai 2012, la veille de la passation de pouvoirs à l’Elysée, un article d’Arrêt sur Images repris par Le Post interroge « Hollande rendra hommage à Jules Ferry... Pourquoi lui ? ». La question posée se réfère au discours annoncé de François Hollande aux Tuileries, devant la statue de Jules Ferry, le mardi 15 mai à 13h45. Sur cet hommage, déjà évoqué dans notre article « François Hollande, la Chine, Jules Ferry... (I) », France Soir écrit à son tour le 14 mai « Hommage de Hollande à Jules Ferry : Première polémique du quinquennat ? ». E, rapport avec ce discours du 15 mai, le site de François Hollande présente Jules Ferry comme un « ministre de l’Education de la IIIe République », ce qu’il fut effectivement pendant presque cinq ans (Ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts). Mais en réalité, Jules Ferry fut aussi à deux reprises Président du Conseil (plus de trois ans, au total) et occupa également la fonction de Ministre des Affaires étrangères. Il n’est donc pas possible, à y regarder de près, de séparer la politique appliquée par Jules Ferry en matière d’éducation de celle qu’il contribua de manière décisive à mettre en place dans le domaine colonial avec des retombées directes sur le plan de l’éducation et de l’idéologie collective. Notamment, par son usage politique des théories sur les prétendues « races supérieures » et « races inférieures ». Et peut-on valablement ignorer le rôle de Jules Ferry en tant qu’adversaire résolu du mouvement ouvrier ? Ce que des directions syndicales et politiques s’obstinent à présenter comme une réforme de l’éducation guidée par un objectif social apparaît, à la lumière d’une analyse, comme un ingrédient essentiel de la mise à jour des performances d’ouvriers et soldats au profit du capitalisme français de l’époque. Des objectifs évidents de cette « mise à jour » étaient : i) une plus forte compétitivité industrielle devant la montée de l’Allemagne ; ii) la réussite d’entreprises militaires telles que la « grande expansion coloniale » et la « revanche » attendue à terme d’une nouvelle guerre avec l’Allemagne. Cette guerre finit d’ailleurs par éclater trois décennies plus tard, avec des conséquences désastreuses pour les deux pays et pour l’ensemble de l’Europe. Précisément, Jules Ferry et les autres « républicains opportunistes » de sa génération présentaient l’expansion coloniale comme un outil de la « revanche ». Jules Ferry était Président du Conseil au moment de l’éclatement de la guerre avec la Chine de 1881-85 inspirée, entre autres, par une volonté systématique de conquête de l’Indochine. Il fut à nouveau Président du Conseil pendant plus de deux ans au cours de cette guerre, et se vit finalement contraint de démissionner suite à une défaite militaire devant une offensive de l’armée chinoise. Le 14 mai 2012, Trader Finance rapporte « Valeo : inaugure une nouvelle usine en Chine », spécifiant que le groupe français Valeo vient de lancer « l’un des plus grands sites consacrés à la construction automobile en Chine ». En même temps, la Tribune de Genève commente à propos d’une exposition en cours à Palexpo « Genève accueille jusqu’à mercredi le plus gros salon européen de l’avion privé », et constate que les constructeurs « ont les regards tournés vers les pays émergents, Chine, Inde, Russie, Brésil ». Est-ce autre chose que le résultat du système économique mondialisé que le « socialiste » français Jacques Delors et d’autres dirigeants des pays jadis « riches » se sont employés à mettre en place, notamment via la politique de l’Union Européenne et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ? S’en prendre à la Chine comme le fait François Hollande dans le livre d’Eric Dupin La Victoire empoisonnée (Seuil, 2012) est-ce autre chose qu’une manière d’ignorer les vrais problèmes et les véritables responsabilités historiques ? De Léon Gambetta et Jules Ferry jusqu’aux délocalisations récentes, s’agit-il d’autre chose que d’une spirale autodestructrice ?

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2012/05/14/francoi s-hollande-la-chine-jules-ferry-ii.html ]

    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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  • Par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.xxx.201) 16 décembre 2011 21:06
    Indépendance des Chercheurs

    Nos trois articles récents sur le sujet :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/10/union-europeenne-et-comedie-delocalisations-i.html

    Union Européenne et comédie : délocalisations (I)

    Le 10 décembre, évoquant l’accord conclu à Bruxelles, un article de Patrick Martin-Genier dans Fenêtre sur l’Europe interroge « Réforme des traités : Les marchés vont-ils se calmer ? Rien n’est moins sûr...  ». L’article évoque entre autres « La pression des agences de notation ». Mais qui a confié aux « marchés », au capital privé et aux agences de notation privées leur rôle actuel, si ce n’est le monde politique lui-même par un processus qui se poursuit depuis trois décennies ? Et les « marchés » sont-ils autre chose que l’un des outils du grand capital ? Sur le même site, Clotilde de Gastines prévoit des «  restructurations massives dans les fonctions publiques européennes  ». Que restera-t-il, au sein de l’Union Européenne (UE), des services publics et des outils de souveraineté effective des Etats ? France Info commente « UE/Accord des 26 : vers "un vrai règlement de copropriété avec une discipline pour le respecter" (Michel Barnier) », et La Voix du Nord : «  La zone euro va renflouer le FMI pour qu’il aide... la zone euro ». Dans un note intitulée « UE/GB : "Il ne s’agit pas de laisser la City sans régulation", assure Osborne », Les Echos se réfère au refus britannique de se joindre aux accords adoptés cette semaine, et fait état d’une déclaration du ministre britannique des Finances pour qui la City de Londres est un « très grand centre financier » sans comparaison possible avec les places financières du continent. La veille, La Tribune commentait « Europe : ce nouveau traité qui isole les Anglais ». Mais qui, sinon les «  petits citoyens », paiera la facture de ce traité ? Et qui évoque dans la clarté le rôle destructeur permanent de la stratégie de privatisations et de délocalisations financières et industrielles ? Une politique planifiée par l’Union Européenne, et accélérée par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) que dirige actuellement un «  socialiste » français. Taiwan Info rapportait récemment que l’UE représente « 31,5% des investissements étrangers dans l’île ». De même, d’après les données diffusées par le Centre d’Informations sur Internet de Chine, les « investissements » en provenance de l’Union Européenne dans ce pays se poursuivent. En clair, «  côté européen », on délocalise jusqu’au dernier sou. Quelle comédie nous joue-t-on à Bruxelles ?

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/10/union-europeenne-et-comedie-delocalisations-i.html ]

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/12/union-europeenne-et-comedie-delocalisations-ii1.html

    Union Européenne et comédie : délocalisations (II)

    Le 12 décembre, un billet de blog publié par le Nouvel Observateur s’intitule « Europe : les propositions irréalistes de François Hollande », alors que 20 minutes fait état de ces propositions avec le titre « Présidentielle 2012 : Hollande renégociera l’accord trouvé à Bruxelles s’il est élu ». François Hollande promet de « renégocier » l’accord dans le sens de « l’efficacité sur les marchés » et incluant l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE), les eurobonds, un fonds de secours financier et la « croissance ». Mais est-ce le véritable débat ? Faut-il discuter de la « gestion » de la crise, ou de ses origines réelles qui remontent à la mondialisation du capitalisme entreprise il y a presque trois décennies ? Les auteurs : François Mitterrand en France, Jacques Delors dans la Communauté Européenne, Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, Ronald Reagan aux Etats-Unis... Challenges écrit à son tour «  Nicolas Sarkozy estime que l’accord conclu à Bruxelles "crée les conditions du rebond et de la sortie de crise" ». Mais qui interdira les délocalisations industrielles et financières, conséquence directe de cette mondialisation capitaliste et déjà évoquées dans notre article « Union Européenne et comédie : délocalisations (I) » ? L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) n’est-elle pas une garante de la viabilité de ces délocalisations ? Et devant cette évidence économique, que représentent les « négociations » et gesticulations diverses des dirigeants politiques dans une Europe occidentale directement « sanctionnée » à cause des différences de salaires et de standards sociaux avec les pays dits « émergents »  ? Ce sont pourtant les gouvernements des pays jadis « riches » qui ont été à l’origine de la mondialisation du capitalisme. Au service de quels intérêts ? Le 12 décembre également, dans un article intitulé « En perte en 2011, Areva provisionne 2,4 milliards d’euros », La Tribune commente entre autres les suppressions d’emploi d’Areva en France. Au même moment, s’expliquant dans Easy Bourse sur la « baisse vertigineuse du nombre de véhicules produits en France » par son entreprise, un responsable d’Euler Hermes évoque explicitement les délocalisatons. Ce n’est que l’un des multiples exemples. Dans Marianne, Slovar interroge « Produire en France : Le retour du Président "qui aime les usines" ? », se référant à une visite annoncée de Nicolas Sarkozy en Haute-Savoie. Mais les délocalisations sont-elles autre chose que la conséquence du système économique, « amour des usines » ou pas  ?

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/12/union-europeenne-et-comedie-delocalisations-ii1.html ]

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/15/union-europeenne-et-comedie-privatisations-i.html

    Union Européenne et comédie : privatisations (I)

    Le 15 décembre, le blog de Jean-Marc Sylvestre commente « Crise : Les banques allègent leurs effectifs pour limiter la casse », tout en soulignant la protection que l’Union Européenne (UE) accorde aux milieux financiers et les bénéfices que les banques retireront des accords récemment passés à Bruxelles. De son côté, Le Point publie un article de Romain Gubert intitulé « Euro, le moment de vérité », estimant que « L’Europe est malade de ses dettes, son économie est en panne ». Mais qui est responsable de cette situation, si ce n’est la politique de délocalisations et de privatisations qui s’est installée dans le cadre de l’UE et de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), conçu et progressivement mis en place depuis plus de vingt-cinq ans ? Et ce cadre du capitalisme mondialisé permettra-t-il de résoudre les problèmes qu’il a lui-même générés ? Dans Le Point également, un responsable de Turgot Asset Management évoque « la spéculation sur l’éclatement de la zone euro ». Mais avait-on besoin de l’euro ? Et cette spéculation est-elle autre chose qu’une conséquence de la « libre circulation » des capitaux dans le contexte EU - OMC et de l’affaiblissement progressif du secteur public dans les pays européens ? Pas seulement sous des gouvernements de « droite », mais également avec des gouvernements de « gauche ». Les négociations récentes à Bruxelles ont-elles été autre chose qu’une vaste mise en scène ? Alors que 20 minutes nous apprend : « Une dégradation du AAA ne serait pas justifiée, selon le patron de la Banque de France », ne serait-il pertinent de demander plutôt qui a conféré une quelconque légitimité à ces agences de notation privées ? La « crise de la dette » est-elle autre chose qu’une nouvelle étape dans la liquidation planifiée des acquis de la Libération et de l’après-guerre ? Alors que l’ordonnance historique du Général de Gaulle nationalisant les usines Renault est mise en cause devant les tribunaux (Europe 1 : « Bataille historique autour de Renault »), il peut être utile de rappeler le processus de privatisation subi par la régie Renault depuis une vingtaine d’années.

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/15/union-europeenne-et-comedie-privatisations-i.html ]

    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs

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  • Par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.xxx.200) 12 décembre 2011 07:34
    Indépendance des Chercheurs

    S’agissant de l’Europe, la dégringolade se poursuivra tant que le capitalisme et la mondialisation resteront en place. La mondialisation n’est rien d’autre que le stade ultime de l’impérialisme. A savoir : libre circulation des capitaux et mise en concurrence de la main d’oeuvre à l’échelle planétaire.

    Le SMIC français, par exemple, reste très supérieur à son homologue brésilien qui en janvier 2012 sera de 620 reais mensuels, soit autour de 250 euros. Pareil pour les autres pays dits "émergents". L’OMC aidant, l’argent des "investisseurs" français continuera à être délocalisé.

    Dans le cadre d’un tel système, il n’y a strictement aucune sortie à la "crise" européenne.

    Ce n’est même pas une problème de "dette". La "dette" n’est qu’un sous-produit, prévu de longue date, du système de mondialisation du capitalisme mis en place dans les années 1980-90 (notamment sous Mitterrand en France et Delors dans la Communauté Européenne) et auquel personne ne veut toucher. Encore à ce jour, l’ex bras droit de Delors, le "socialiste" Pascal Lamy, dirige l’OMC.

    Voir notre article :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/10/union-europeenne-et-comedie-delocalisations-i.html

    Union Européenne et comédie : délocalisations (I)

    Le 10 décembre, évoquant l’accord conclu à Bruxelles, un article de Patrick Martin-Genier dans Fenêtre sur l’Europe interroge « Réforme des traités : Les marchés vont-ils se calmer ? Rien n’est moins sûr...  ». L’article évoque entre autres « La pression des agences de notation ». Mais qui a confié aux « marchés », au capital privé et aux agences de notation privées leur rôle actuel, si ce n’est le monde politique lui-même par un processus qui se poursuit depuis trois décennies ? Et les « marchés » sont-ils autre chose que l’un des outils du grand capital ? Sur le même site, Clotilde de Gastines prévoit des «  restructurations massives dans les fonctions publiques européennes  ». Que restera-t-il, au sein de l’Union Européenne (UE), des services publics et des outils de souveraineté effective des Etats ? France Info commente « UE/Accord des 26 : vers "un vrai règlement de copropriété avec une discipline pour le respecter" (Michel Barnier) », et La Voix du Nord : «  La zone euro va renflouer le FMI pour qu’il aide... la zone euro ». Dans un note intitulée « UE/GB : "Il ne s’agit pas de laisser la City sans régulation", assure Osborne », Les Echos se réfère au refus britannique de se joindre aux accords adoptés cette semaine, et fait état d’une déclaration du ministre britannique des Finances pour qui la City de Londres est un « très grand centre financier » sans comparaison possible avec les places financières du continent. La veille, La Tribune commentait « Europe : ce nouveau traité qui isole les Anglais ». Mais qui, sinon les «  petits citoyens », paiera la facture de ce traité ? Et qui évoque dans la clarté le rôle destructeur permanent de la stratégie de privatisations et de délocalisations financières et industrielles ? Une politique planifiée par l’Union Européenne, et accélérée par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) que dirige actuellement un «  socialiste » français. Taiwan Info rapportait récemment que l’UE représente « 31,5% des investissements étrangers dans l’île ». De même, d’après les données diffusées par le Centre d’Informations sur Internet de Chine, les « investissements » en provenance de l’Union Européenne dans ce pays se poursuivent. En clair, «  côté européen », on délocalise jusqu’au dernier sou. Quelle comédie nous joue-t-on à Bruxelles ?

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/12/10/union-europeenne-et-comedie-delocalisations-i.html ]

    Cordialement

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  • Par Indépendance des Chercheurs (xxx.xxx.xxx.29) 30 novembre 2011 20:46
    Indépendance des Chercheurs

    CLOUD est une expérience à prendre très au sérieux. Voici ce que nous avions écrit il y a trois mois :

    http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/08/28/cern-les-donnees-de-l-experience-cloud.html

    CERN : les données de l’expérience CLOUD

    Le 28 août, RTBF (Belgique) écrit (source AFP) «  CO2 : les pays émergents veulent des engagements des pays riches », évoquant la déclaration de ce jour des pays du BASIC (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde) sur la nécessité de proroger le protocole de Kyoto à l’occasion de la prochaine conférence de l’ONU sur le Climat. La même dépêche est reproduite par 20 minutes avec le titre « INHOTIM (Brésil) - Les pays émergents exhortent les riches à réduire leurs émissions de CO2 ». Ou encore, par Romandie News avec l’intitulé « Les pays émergents mettent Kyoto au coeur des négociations sur le climat ». Joint à un communiqué avec le titre « Durban on a pathway towards a low carbon city », l’Académie des Sciences d’Afrique du Sud vient de mettre en ligne son rapport « Towards a low carbon city. Focus on Durban ». Au même moment, Sciences et Avenir commente « Rayons cosmiques et formation des nuages : les brumes se dissipent », à propos des premiers résultats de l’expérience CLOUD (basée au CERN, Organisation Européenne pour le Recherche Nucléaire) publiés cette semaine dans Nature (25 août) avec le titre « Role of sulphuric acid, ammonia and galactic cosmic rays in atmospheric aerosol nucleation ». Cet article fait l’objet d’une analyse de Nature News intitulée « Cloud formation may be linked to cosmic rays ». Dans des informations complémentaires au communiqué de presse du CERN, la collaboration CLOUD (Cosmics Leaving OUtdoor Droplets) précise notamment : « il est clair qu’il conviendra de réviser sensiblement le traitement de la formation des aérosols dans les modèles climatiques ». CLOUD souligne que tous les modèles actuels présupposent que la nucléation est causée exclusivement par des vapeurs nucléantes telles que l’acide sulfurique et l’ammoniac, ainsi que par de l’eau, et signale l’urgence d’identifier d’autres vapeurs nucléantes. La question étant alors de déterminer si ces nouvelles vapeurs sont d’origine naturelle ou anthropique. CLOUD rapporte également avoir « découvert que les taux naturels d’ionisation atmosphérique liés aux rayons cosmiques peuvent considérablement favoriser la nucléation ». Résultat qui pour CLOUD « laisse envisager la possibilité que les rayons cosmiques puissent aussi exercer une influence sur le climat », même si d’autres études sont nécessaires avant de pouvoir aboutir à une conclusion à ce sujet.

    [la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2011/08/28/cern-les-donnees-de-l-experience-cloud.html ]

    Cordialement

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs
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