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Thomson

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  • Thomson 25 juin 2008 21:50

    Sysiphe a écrit à Léon :

    « Mais de quelle légitimité vous permettez-vous cette sentence définitive ?
    Franchement , d’où parlez vous ? »

    Alors, celle-là, vrai, elle me laisse baba. Je ne savais pas qu’on avait encore le droit de se livrer à ce chantage gauchisto-lacanien qui sentait déjà les cabinets bouchés dans les années 1970 : d’où parles-tu (parce que, forcément, on parle au nom d’une norme, hein, donc fasciste, oh là là, l’autorité, le père, tout ça....).

    Sur le fond, je crois que je comprends ce que Léon veut dire. La grande œuvre se caractérise par une utilisation optimale de ses propres contraintes, ou de ses propres codes, et elle atteint à ce moment un degré de complexité — oui, c’est le mot qui convient — qui la rend inépuisable. C’est pourquoi on lira toujours le Dante, Shakespeare, Dickens, etc. Ces œuvres-là ont quelque chose à dire à chaque époque. C’est précisément pourquoi elles entrent dans un canon.

    Dès lors, il peut y avoir des grandes œuvres dans des domaines de la culture non légitime. Par exemple il y a des bandes dessinées qui sont de très grands chef-d’œuvres (Jean-Claude Forest, quelqu’un ?) et il n’est pas besoin de justifier cela en disant que ce sont de véritables romans, mais mis en bande dessinée, ou que c’est comme un film, mais sur du papier. Ce sont des chefs-d’œuvre PARCE QUE ce sont des bandes dessinées.

    De toute façon, l’opposition art noble art populaire est une opposition sociologique. Ca n’a strictement rien à voir avec l’art ou la littérature.

    En sens inverse, il y a des critères techniques d’appréciation. Par exemple si un musicien connaît en tout et pour tout trois accords qu’il plaque pendant tout un concert ou tout un CD, ça n’est pas du grand art. Mais on a AUSSI le droit d’aimer les arts simples. On a même le droit d’aimer des trucs complètements idiots.







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