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Accueil du site > Actualités > Francophonie : une langue peut-elle acculturer un peuple ?

Francophonie : une langue peut-elle acculturer un peuple ?

Il ne fait pas de doute que la connaissance d’une langue est une extraordinaire ouverture sur le monde et sur ses cultures. Apprendre une nouvelle langue est un enrichissement sans pareil pour les rapports entre les hommes, les sociétés et les civilisations.

Hélas ! Aujourd’hui, certaines langues n’entretiennent plus ce rôle. Elles sont devenues de véritables instruments aux mains d'Etats dominants mus par un impérialisme linguistique à but d’acculturation manifeste. Acculturation dont les objectifs économiques et financiers sont apparents. Un colonialisme de l'esprit au travers de la langue.

                                  Qui ne connaît pas les langues étrangères ne sait point la sienne.

                                     Johann Wolfgang von Goethe. Les maximes et réflexions.

Il ne fait pas de doute que la connaissance d’une langue est une extraordinaire ouverture sur le monde et sur ses cultures. Apprendre une nouvelle langue est un enrichissement sans pareil pour les rapports entre les hommes, les sociétés et les civilisations. Et il ne s’agit pas seulement d’un enrichissement linguistique facilitant la communication et la compréhension de l’autre, mais la connaissance d’une langue introduit dans le cœur et l’esprit de son détenteur l’humanisme et la tolérance. Les arabes grands voyageurs, commerçants et conquérants avaient compris cela. Ils ont traduit dans une tradition millénaire, en adages, proverbes et maximes l’importance de la connaissance de la langue de l’autre :

 « Qui apprend une langue s’enrichit en humanisme »

 « Qui apprend la langue d’une communauté se prémunit contre sa haine »

 « Qui ignore une chose (culture) à tendance à la haïr.  »

 « Parle aux gens la langue qu’ils comprennent. »

Le prophète Mohamed, Paix soit sur lui, incitait à aller quérir le savoir même en chine !

 

C’est autant dire la place dans laquelle la civilisation arabo-musulmane a mis l’apprentissage des langues en tant que véhicule de fraternité dans le savoir et la culture.

Hélas ! Aujourd’hui, certaines langues n’entretiennent plus ce rôle. Elles sont devenues de véritables instruments aux mains d'Etats dominants mus par un impérialisme linguistique à but d’acculturation manifeste. Acculturation dont les objectifs économiques et financiers sont apparents. Un colonialisme de l'esprit au travers de la langue.

Ces propos peuvent sembler curieux. Car d’aucuns pourraient se poser la question : Comment une langue peut-elle être un instrument d’acculturation ?

 

Pourtant, il ne s’agit pas d’une vue de l’esprit mais d’un amer constat de tous les jours face à ce que certains pays, groupes ou individus font de leur langue. Un instrument d’une acculturation qui ne dit pas son nom. Examinons ce cas pour une langue que nous utilisons dans nos échanges quotidiens : le français.

D’abord, donnons la définition de ce que nous entendons dans les limites de cet article par « acculturation ». L’acculturation est le fait de perdre sa propre culture, soit en lui substituant une autre culture, soit en l’ignorant.

Cette acculturation est due, pour la langue française, à trois facteurs : d’abord, la politique linguistique de la France à l’étranger, appelée communément « francophonie » et qui considère le français comme « un moyen de modernité », ensuite le comportement d’intellectuels « snobés » par la langue française (dans le système éducatif) , et, enfin, l’ignorance manifeste d’une classe sociale acquise au français et qui considère cette langue comme la panacée pour son développement socioculturel (I). Cette acculturation a des incidences non négligeables sur l’éducation et sur le développement économique et social du pays (II)

 

I- Les facteurs de l’acculturation

Les trois facteurs contribuant à l’acculturation sont : Le leurre du français comme moyen de modernité (1), le comportement de certains intellectuels, « snobés » par la langue française (2), et d’une classe sociale acquise au français (3).

 

1- Le français, moyen de modernité : Un leurre permanent.

Il est indéniable que l’utilisation de la langue française a eu des aspects positifs indéniables :

• Le français a permis à des communautés de langues différentes de pouvoir communiquer entre-elles, notamment dans les pays africains ;

• Le français a permis une ouverture sur la culture française et celles de pays francophones.

 

Ces aspects ont, cependant, constitué un arbre qui cache la forêt. Et c’est moins dû à la politique d’un pays qui, somme toute, défend sa culture et ses intérêts dans le monde, que ce que nos pays, à travers leur système éducatif, font de la langue française.

La charte de la francophonie considère que le « français est un héritage », « précieux » souligne-t-elle. Mieux encore, elle affirme que le français est un moyen d’accès à la « modernité ».

Mais ce que ne mentionne pas cette charte, c’est que le français est un « héritage » forcé et que la langue française, n’est pas forcément un moyen d’accès à la modernité mais avant tout, un instrument vital de la stratégie géopolitique de la France.

Ainsi, l’on devrait moins considérer le « français » comme un héritage que comme une langue qui, parmi toutes les autres, pourrait contribuer à la communication et au dialogue. Et qu’en faire « un héritage », revient à la mettre au niveau d’une transmission d’une langue héritée d’une filiation qui n’a jamais existé. A moins que l’on revienne aux concepts de mère-patrie et à la philosophie de la « françafrique ».

La stratégie linguistique de la France à l’étranger, à travers toute l’instrumentation politique et économique au service de sa « coopération internationale », ne fait pas perdre de vue que l’intérêt premier de ce pays est « le rayonnement linguistique et culturel de la France » dans le monde. Affirmer le contraire en s’appuyant sur les concepts francophiles de « communauté de langue », « d’échanges culturels », « de coopération », relève d’une naïveté qui n’est pas permise. Naïveté qui hélas ; prédomine chez nos élites francophones. Nous y reviendrons plus loin.

Quant à l’affirmation selon laquelle le français est un moyen d’accès à la « modernité », elle mériterait une révision fondamentale. Au contraire pour beaucoup de pays le « français » est devenu un handicap vers l’acquisition du savoir et la maitrise de la technologie.

En effet, le français imposé à ces pays, ou l’ayant volontairement adopté, les a placés dans une situation de dépendance vis-à-vis de la langue française par laquelle « ils boivent et respirent ».

Ce qui n’est pas sans conséquence sur leur devenir, culturel, scientifique et technologique.

Le français aujourd’hui n’est pas le véhicule des technologies avancées, ni de la recherche de pointe, ni des idées d’avant-garde dans le monde de la littérature et de la pensée mondiale.

Le français n’est dans le contexte du savoir, de la connaissance et de la technologie qu’une langue de seconde zone. C’est une langue de « traduction » de ce qui se fait ailleurs, en savoir, littérature, technologie dans les puissances anglophones et d’autres pays asiatiques.

Les pays qui utilisent le français sont dans une voie de développement de « seconde main ». Le français est un simple canal de transmission avec les problèmes qu’un tel canal peut engendrer et les manipulations qu’il peut subir.

Aujourd’hui, les pays francophones sont, à travers le français dans une dépendance que modulent les détenteurs des leviers de la francophonie.

Certains pays francophones ont compris cela et développent d’autres voies pour sortir de cette situation. Il en est ainsi, notamment du Rwanda qui est devenu en 2009, le 54e pays membre du Commonwealth. “ Cette adhésion s’inscrit dans les efforts entrepris par le président Paul Kagamé pour tourner le dos au monde francophone, et arrimer son pays au monde anglo-saxon.”

 

Déjà en 2008, la ministre rwandaise de l’Education Daphrose Gahakwa annonçait, à l’AFP, que “ L’enseignement secondaire et universitaire sera désormais dispensé exclusivement en anglais au Rwanda.”

Une telle attitude s’explique par un constat, de plus en plus ressenti par les francophones, que le français sert d’écran entre ces pays et tout ce qui se fait ailleurs. La littérature scientifique et technique française ne fait souvent que traduire les innovations qui se font ailleurs, elle même parfois un miroir déformant non voulu (comme c’est le cas de toute traduction) ou voulu (la rétention de l’information ou sa cession au prix fort).

 

Cet article n’est pas une apologie de l’anglais et nous n’allons pas dénier à la recherche scientifique et technique française dans plusieurs domaines son intérêt et ses avancées, mais me constat est là : elle reste toujours moins avancée et dépendante, elle-même, pour son développement des recherches dans d’autres puissances (USA notamment)

Il suffit pour cela de faire une simple recherche bibliographique sur internet pour saisir l’infime place qu’occupe le français dans les sources du savoir scientifique, technique et culturel dans le monde.

On comprend donc que cette affirmation de la francophone comme « moyen de modernité » peu même s’avérer dangereuse pour les pays qui arriment leur développement à l’utilisation exclusive du français.

L’apprentissage du français doit se faire dans cette optique. C’est-à-dire ramener le français à ses justes proportions mondiales, connaitre la culture française et savoir qu’elle n’est pas universelle, d’autres cultures se développent bien plus rapidement et donc ne pas, au nom d’une quelconque recherche de modernité la substituer à sa propre culture.

Bien que la charte de la francophonie affirme haut et fort que la francophonie est une communauté dans « le respect des cultures », il n’en demeure pas moins que c’est un vœu pieux.

Car les moyens financiers, culturels, médiatiques et autres utilisés par la France font que le « francophone » finit par faire l’amalgame puisque sa propre culture, n’ayant pas les mêmes moyens, finit par être réduite en minorité.

 

2. Les intellectuels du « français » : la dangereuse conviction de la primauté d’une langue étrangère

 

Enseigner une langue ou l’utiliser ne doit pas s’accompagner d’une volonté de porter atteinte à l’identité culturelle. Le français n’échappe pas à cette règle.

Malheureusement beaucoup d’intellectuels acquis à la langue française, en ont fait non seulement un moyen de communication, mais s’en servent comme un instrument de substitution permanente à leur propre langue mais aussi et surtout de substitution de leur propre culture lui préférant celle que la langue française véhicule ; Langue française véhiculant principalement la culture française et accessoirement les autres cultures.

 

Cette lame de fond est constituée « d’élites » soutenues par une coopération française qui en fait des « têtes de pont » dans les pays où la langue française est présente.

N’en déplaise aux défenseurs de la langue française, et malgré la sincérité de certains d’entre eux, la langue française ne véhicule pas une culture « francophone » mais une culture française.

Car la culture francophone n’existe pas. Il n’a que des cultures que la langue française véhicule… et c’est là où il convient de faire attention à ne pas confondre la « culture » et le support linguistique qui la véhicule. Cet amalgame est destructeur de la culture elle-même et promoteur de la langue française.

Et c’est là où le « danger » de la langue française pour les cultures, notamment africaines, prend toute sa dimension.

En effet, une culture a besoin de sa propre langue pour assurer sa pérennité et son développement, or l’on remarque que l’utilisation de la langue française comme vecteur de ces cultures s’il sert à les faire connaitre, n’en constitue pas moins une aliénation qui n’est pas sans conséquences sur la transmission, l’intégrité et la pérennité de ces cultures.

Un certain nombre d’intellectuels continuent à ignorer ce fait. Consciemment ou inconsciemment, ils participent à cette sape psychologique dont le résultat est d’entrainer la conviction du caractère obligatoire du français comme moyen impératif, sinon exclusif d’une communication scientifique ou culturelle véritable.

Une culture a besoin de sa langue. Toute culture qui voudrait de développer à travers une langue qui n’est pas la sienne y perdra son âme et finira par dépérir soit par assimilation soit par transformation.

 

II- L’impact de l’acculturation par la langue sur l’Education et le développement économique et social.

 

On n’ignore sciemment pour des intérêts partisans et d’élites que c’est la culture qui est le vecteur premier du développement. En effet la culture est un organisme vivant qui a une sensibilité, une nature propre (1) et nourrit des structures mentales et des logiques que l’envahissement d’une langue étrangère risque de “dénaturer”, détruisant par là même des richesses intellectuelles de communautés entières les réduisant à d’autres logiques et d’autres valeurs (2)

 

1. Une culture ne se “lit que dans le texte”.

La culture n’est pas, comme ou voudrait le faire croire, une collection de comportements acquis par un groupe ou une communauté du fait de son évolution historique et de son interaction avec son environnement. La culture c’est bien plus que cela. La culture, c’est d’abord une identité qui prend sa source dans une structure mentale acquise à travers une vision du monde forgée à travers les siècles et qui définit celui qui s’y identifie. L’homme sans culture est un arbre sans racines ; autant dire du bois mort. La langue est justement cette racine qui alimente la culture et sans laquelle cette culture dépérit. Et si par le hasard de l’histoire coloniale, comme c’est le cas pour la « francophonie », cette culture prend pour racine une langue qui n’est pas la sienne alors elle devient un parasite. Comme ces plantes parasites qui vivent au détriment des autres et qui en partagent la vie et la mort. En somme, qui ne sont maitres ni de leur destinée ni de leur sort.

La langue étrangère ne peut être le support d’une culture autre que la sienne. Elle ne peut en peut en être qu’une simple passerelle vers les autres cultures. Celles de ceux qui ont une langue en partage, telles que les langues coloniales. Une culture, contrairement aux œuvres littéraires qui se traduisent et peuvent se lire ainsi dans une autre langue que celle dans lesquelles elles ont été écrites, ne se “lit que dans le texte”. On ne traduit jamais une culture, on ne traduit que l’idée que l’on se fait des valeurs, des signes et symboles qui la sous-tendent. C’est autant dire le piège qui conduit à sa dénaturation à travers les valeurs, signes et symboles différents que forcément la langue étrangère porte en elle.

La langue d’une culture comporte en elle-même, une essence qui lui est propre et qui imprime à cette culture un “parfum”, des sonorités, une sensibilité qu’il est vain de vouloir restituer autrement qu’à travers sa langue d’origine.

 

Ne serait-il pas vain de déclamer en français les poèmes d’El hadj Malick SY à la gloire d’El Hadj Oumar Tall ? Ou ceux du grand poète arabe el Mutanabbi dans une langue autre que l’arabe ?

Certes, le français permet de faire découvrir une culture mais il ne peut ni la traduire ni la véhiculer. Et toute tentative de vouloir asservir une culture à une langue est une forme d’aliénation de l’identité et d’assujettissement de l’esprit.

 

Alors le combat des communautés pour qu’on reconnaisse leur langue est une lutte pour la préservation de leur identité que véhicule leur culture. Ne pas reconnaitre leur langue c’est entrainer le dépérissement de leur culture. Et l’on sait pertinemment que toute volonté de vouloir détruire un peuple commence par interdire sa langue car c’est le vecteur premier de la culture et de la référence identitaire. Ainsi en fut-il du comportement des colons blancs d'Amérique pour détruire la culture amérindienne, c’est celui des colons européens en Afrique à l’égard des communautés ethniques et tribales. Et si aujourd’hui, le français et utilisé en Afrique, et s’il est présenté comme “un héritage”, “une langue partagée », on oublie souvent qu’il porte en lui les velléités d’une langue de substitution qui risque à terme de phagocyter les spécificités des autres langues dans une danse des mots qui est en fait une farandole d’intérêts.

 

En effet, les langues africaines n’ont pas, et loin s’en faut, les moyens financiers, matériels, médiatiques et humains dont dispose la francophonie pour disséminer le français. Elles n’ont pas, non plus, la formidable organisation de la francophonie et l’appareillage stratégique dont elle dispose pour étudier, programmer et exécuter sa mission francophone. C’est autant dire que les langues africaines sont d’autant plus sur la défensive que les Etats africains laissent faire, faute de volonté, de stratégie et de moyens.

 

2. La culture d’un peuple est la source de sa pensée et l’essence de son esprit

 

Une langue n’est pas un jeu de mots. Et encore moins un jeu tout court. Elle est même devenue aujourd’hui un enjeu planétaire. La langue est au service de sa nation, elle en est le meilleur messager et la clef la plus fiable pour le portail politique, économique et social des autres nations. Le déploiement de la francophonie est avant d’être une question de langue en “héritage”, un enjeu pour la France qui sait que la langue française est le meilleur outil pour “s’introduire" dans le conscient et l’inconscient des peuples.

 

Dans le conscient d’abord, à travers sa présence permanente que constitue sa langue comme moyen premier de communication. Elle est le modulateur premier de cette communication et sait s’en servir au mieux de ses intérêts politiques, économiques et militaires.

Dans l’inconscient, ensuite, parce que la langue française n’est pas (comme toutes les langues d’ailleurs) “neutre”. Elle véhicule une logique et une structure mentale qui influencent celles de celui qui l’utilise. Elle est le vecteur d’une culture qui a ses tenants et ses aboutissants qui ne sont pas forcément communs avec les autres cultures auxquelles elle tend à s’imposer.

Ainsi la langue française, non “maitrisée” (au second sens que l’on donne à ce mot plus bas), risque d’inhiber la logique intellectuelle et la structure mentale que l’individu a hérité de sa propre culture. Elle devient alors un vecteur d’acculturation à travers l’uniformisation qu’elle engendre dans les esprits et l’accaparation de l’intellect qu’elle réalise. Elle contribue aussi à l’appauvrissement de la propre culture de l’individu en la réduisant à ses propres canons linguistiques et à ses moules intellectuels.

Alors que faudrait-il faire pour qu’une langue, comme le français, soutenue par tant de moyens n’acculture pas les peuples ? La première des attitudes, bien entendue, n’est pas de la rejeter. Au contraire, il faudrait l’apprendre et découvrir la merveilleuse culture française qu’elle véhicule. Apprendre une langue et s’ouvrir sur sa culture est un don inestimable qui, non seulement enrichit intellectuellement son détenteur, mais développe en lui un humanisme rempart contre l’ignorance de l’autre et la xénophobie.

Cependant apprendre une langue c’est la maitriser. Et ce mot doit prendre ici un double sens. “Maitriser” la langue en l’apprenant du mieux possible mais aussi et surtout la “maitriser” pour qu’elle n’envahisse pas la sphère linguistique. Qu’elle en devienne un moyen de découverte pas un moyen de substitution. Qu’elle serve la culture mais ne l’envahisse pas au détriment de sa propre langue. Et c’est là tout l’effort intellectuel qui doit être aujourd’hui fait par les élites francophones de nos pays.

 

 Pr ELY Mustapha


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37 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 13 octobre 15:45
    le wolof est certainement mieux.


    • Oceane 15 octobre 16:36

      @foufouille

      La langue pour ses locuteurs est ce que la maman est pour l’enfant - que tu as été -, la plus belle. Qu’importe que les autres ne la trouvent pas belle.

      http://www.slateafrique.com/21377/linguistique-senegal-est-il-encore-un-pays-francophone


    • Jonas 13 octobre 15:47
      "C’est autant dire la place dans laquelle la civilisation arabo-musulmane a mis l’apprentissage des langues en tant que véhicule de fraternité dans le savoir et la culture."

      C’est absurde.
      Les civilisations islamiques (califat de Cordoue ou de Bagdad par exemple) interdisaient aux musulmans d’apprendre les langues étrangères qui sont haram (interdites et illicites) seul l’Arabe, la langue sacrée du Coran, était autorisée.

      • Pierre Régnier Pierre Régnier 14 octobre 14:15

        @Jonas

        Mais nous sommes prévenus dès le début de l’article. L’auteur d’un texte aussi long sur un sujet sérieux ne peut pas être pris au sérieux, lui, quand il nous invite à lire au-delà de cette expression disant sa soumission à l’islam et à ses tricheries :

        Le prophète Mohamed, Paix soit sur lui, incitait à aller quérir le savoir même en chine !



      • Jonas 14 octobre 17:14
        @Pierre Régnier "Le prophète Mohamed, Paix soit sur lui, incitait à aller quérir le savoir même en chine !"

        C’est peut-être du second degré, un trait d’humour je présume.

      • Esprit Critique 13 octobre 16:05

        A l’auteur :

        Pourriez vous dire un mot sur L’Arabisation en Algérie ?

        Curieusement vous n’en parlez pas alors que ce serait en plein dans le sujet !

        Merci.


        • Alren Alren 14 octobre 19:41
          @Esprit Critique

          L’auteur ne dit pas un mot sur l’arabisation de l’enseignement et des médias algériens parce que cette tentative authentiquement réactionnaire est une échec.

          Encore une fois, l’auteur lie arabe et islam ce qui fait que cette langue n’apparaît pas comme susceptible d’être internationalisée, c’est-à-dire d’être utilisée par de non-musulmans mais réservée aux pays musulmans fermés et archaïques comme l’Arabie Saoudite.

          Le refus intrinsèque à l’islam de la musique, de la science matérialiste etc. lui a fait prendre un retard dans les mots nouveaux nécessités par les nouveautés de plus en plus nombreuses de notre époque.
          Ce qui fait que les arabophones utilisent de plus en plus de mots de langues étrangères pour s’exprimer.

        • NEMO Bécassine 13 octobre 16:42

          Les états impérialistes imposent toujours leur langue aux peuples colonisés. C’est ce qui est arrivé aux Gaulois avec le Latin. Dans la langue française d’aujourdhui, on trouve 70% de mots d’origine latine, 25% d’origine germanique, et 5% d’origine celte (dans l’agriculture, l’élevage et le travail du bois). 

          La langue peut servir d’outil de domination, comme la monnaie, l’occupation militaire et la mise en place d’un système juridique favorable au dominant. droit. Le néo-colonialisme français ne fait rien d’autre que ce qu’ont fait tous les empires, l’apothéose actuelle étant représentée par les USA.

          • NEMO Bécassine 13 octobre 16:45

            @Bécassine

            la langue arabe a-t-elle « acculturé » les peuple berbères kabyles et chaouïas ?

          • cétacose2 13 octobre 16:55

             « . Apprendre une nouvelle langue est un enrichissement sans pareil » : Tout à fait d’accord , sauf pour l’arabe qui est une langue trop imprégnée par la religion islamique ce qui est trés malsain et nuisible pour les esprits simples.....


            • NEMO Bécassine 13 octobre 17:03

              @cétacose2

              Alors, il faut retirer tous ces mots de votre vocabulaire.


            • Ouallonsnous ? 13 octobre 17:12
              @cétacose2

              L’Arabe est le véhicule de l’Islam comme l’Anglais est le véhicule du néo colonialisme et de l’impérialisme anglo-yankee !

            • NEMO Bécassine 13 octobre 17:41

              @Ouallonsnous ?


            • Oceane 15 octobre 16:25

              @cétacose2

              Il semblerait que des traductions aient été faite à partir de l’arabe vers leurs langues par des arabisants européens.

              Disons que ce n’était pas des « esprits simples », comme ceux qui servent de proxy aux guerres européennes.


            • Ouallonsnous ? 20 octobre 19:03
              @Bécassine

              Merci, je ne soupçonnais pas une telle richesse des apports de l’arabe au français !

            • NEMO Bécassine 13 octobre 17:12

              le lien ne fonctionne pas

              le revoilà :  ces mots

              • Ouallonsnous ? 13 octobre 17:15
                @Bécassine

                Désolé Bécassinne, ça ne fonctionne toujours pas, mais vous avez raison, nombre de nos mots usuels viennent de l’arabe !

              • cétacose2 13 octobre 17:20

                ...« ...ces mots  » hamed alors !


                • aimable 13 octobre 17:32
                  je ne sais pas si une langue est facteur acculturation , mais pour les religions , je dirais oui avec certitude .
                  une langue n’est jamais figée alors que les religions sont écrites dans le marbre et ont toujours pour base le même sujet .

                  • Ouallonsnous ? 20 octobre 19:18
                    @aimable**

                    L’Arabe est le véhicule de l’Islam donc d’une religion, c’est la raison de la désaffectation à son égard même si cela, à priori ne le fige pas. 

                    L’Anglais lui est le véhicule du néo colonialisme et de l’impérialisme anglo-yankee, et c’est le risque du retour à l’obscurantisme des débuts de la révolution industrielle et des débuts du capitalisme qu’il porte qui le rend nuisible à toute l’humanité !

                  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 13 octobre 18:36

                    J’ai répondu à Missié Macron le 11.10.2018.


                    ATTENTION : LA FRANCOPHONIE PEUT TUER VOS PAYS !

                    A Erevan, Macron plaide pour une francophonie de « reconquête »

                    Quand l’enseignement d’une langue étrangère est dicté par une idéologie pernicieuse d’envoûtement et d’assimilation, il conduit vers la mort de la culture nationale et donc vers la mort du pays.

                    Il y a une différence entre un « Africain francophone libre » et un « Africain francophone assimilé » !

                    La France ne doit plus jamais tromper les peuples Afro-asiatique, quand elle chante la diversité, elle veut en vérité homogénéiser les cultures du Monde et les ramener dans le creuset de sa francophonie. La France est un pays HYPER-NATIONAL-SOCIALISTE, c’est-à-dire elle veut tout pour elle et rien pour les autres pays. C’est une ancienne Nation qui veut étendre les frontières de son « nationalisme » vers l’ensemble des Continents. Voilà pourquoi elle diabolise l’ex-Front National parce qu’elle considère que le « nationalisme classique étroit » qui veut que chaque peuple vive dans son propre pays, ne permet pas à la France de répandre son influence, d’assimiler, d’attirer et d’exploiter la jeunesse des pays mal gouvernés !

                    A l’occasion de cette « francophonie à Erevan », Mr Macron insiste sur la nouvelle idéologie à mettre en oeuvre, celle qui va cibler désormais les femmes et les jeunes, ces deux catégories naturellement vulnérables et ô combine importantes pour tous les pays !

                    Si les dirigeants africains ne peuvent pas lutter contre l’influence culturelle, agressive et néfaste, ils doivent laisser leur place...

                    • Dom66 Dom66 13 octobre 19:16

                      Salut l’auteur, je vais m’amuser à commenter


                      « C’est autant dire la place dans laquelle la civilisation arabo-musulmane a mis l’apprentissage des langues en tant que véhicule de fraternité dans le savoir et la culture »


                      Fraternité et le savoir De trop désolé


                      «  Quant à l’affirmation selon laquelle le français est un moyen d’accès à la « modernité », elle mériterait une révision fondamentale. Au contraire pour beaucoup de pays le « français » est devenu un handicap vers l’acquisition du savoir et la maitrise de la technologie ».


                      Si le français est devenu un handicap pour beaucoup de pays...et bien qu’à cela ne tienne, pour maîtriser la technologie, qu’ils utilise leurs langue, comme les Bountou-bountous smiley



                      « Certains pays francophones ont compris cela et développent d’autres voies pour sortir de cette situation. Il en est ainsi, notamment du Rwanda qui est devenu en 2009, le 54e pays membre du Commonwealth. “ Cette adhésion s’inscrit dans les efforts entrepris par le président Paul Kagamé pour tourner le dos au monde francophone, et arrimer son pays au monde anglo-saxon »


                      Encore un qui choisi une autre langue que la sienne….en contradiction avec ce que vous citez plus bas >>>>ceci : En effet, une culture a besoin de sa propre langue pour assurer sa pérennité et son développement


                      « Une culture a besoin de sa langue. Toute culture qui voudrait de développer à travers une langue qui n’est pas la sienne y perdra son âme et finira par dépérir soit par assimilation soit par transformation ».

                      qui n’est pas la sienne y perdra son âme et finira par dépérir HE ! Mon pote

                       « Ne serait-il pas vain de déclamer en français les poèmes d’El hadj Malick SY à la gloire d’El Hadj Oumar Tall ? Ou ceux du grand poète arabe el Mutanabbi dans une langue autre que l’arabe »

                       M’ouai c’est comme chanter du Jean Ferrat en arabe et puis en plus c’est qui ces gugus ??



                      « Ainsi en fut-il du comportement des colons blancs d’Amérique pour détruire la culture amérindienne, c’est celui des colons »

                      Oui c’est exact, ces comme ces colons arabes qui voudraient nous imposer leurs langues ! Et leurs cultures.

                      Pour finir j’ai souvent entendu parler une langues africaine, et c’est curieux il manque tous les mots techniques ???


                      • Oceane 15 octobre 16:41

                        @Dom66

                        La guerre est aussi linguistique. Ce n’est pas seulement celle qui fait couler le sang.


                      • Areole 13 octobre 21:02

                         « le français est un « héritage » forcé » 

                        Surtout ne vous forcez pas à nous écrire en français. L’arabe vous va si bien qu’il serait dommage de nous écrire dans une langue qui « colonise les esprits »
                        D’autre part, « si j’en crois votre fiche Wikipedia », vous auriez eu des prétentions au trône présidentiel de la république islamique de Mauritanie n’est-ce pas ?
                        Alors si cela est exact ôtez-moi d’un doute : votre article ne serait-il qu’une simple propagande démagogique à destination de vos compatriotes émigrés ?
                        Si c’était bien là votre intention, alors vous auriez tout faux auprès de ceux qui vous ont lus (un médiocre 1,5/5 en témoigne)
                        Je ne vois guère que deux raisons à cette médiocrité : soit ce que vous écrivez est considéré comme nul, soit vos compatriotes vous ont déjà obéi et refusent de lire « la langue qui colonise les esprits ».
                        Il est donc urgent que votre prochain article soit publié sur Agoravox en arabe.

                        • sls0 sls0 13 octobre 22:56

                          Je vis en Amérique latine donc je parle espagnol.

                          Je parle français.
                          Je lis des travaux scientifiques en français et anglais et paradoxalement je ne parle pas anglais sauf si on le pousse sérieusement.
                          Je suis allé en Afrique et le français passait en général. Pour tout ce qui est scientifique je n’ai pas mémoire en avoir vu en langue africaine ou en arabe.
                          Maintenant que j’y pense, l’année dernière aux USA j’ai peut être sorti 2-3 phrases en anglais par jour. Même à la douane le flic c’est adressé à moi en espagnol. Par contre c’est vrai que le woloff n’est pas trop à la mode.

                          Au fait la langue la plus parlée n’est pas le chinois ?

                          • Oceane 15 octobre 16:52

                            @sls0

                            Le wolof est à la mode pour ceux dont c’est la langue maternelle.

                            Au lieu d’ironiser comme un amoureux éconduit, pourquoi ne pas le contredire dans le fond ?


                          • mursili mursili 14 octobre 09:53

                            Plusieurs peuples peuvent-ils acculturer une langue ? Qu’est-ce qui empêche les Africains francophones de forger leur propre « lingua franca » à partir du français, sans se soucier des prescriptions de l’Académie française ou des beaux discours de Macron et de ses successeurs ? Il est évident que le rôle de faire-valoir de la France n’est plus vraiment sexy aujourd’hui. Il faut donc imaginer une francophonie qui ne serait pas francocentrée, avec une littérature propre qui ne serait plus constituée uniquement des classiques de la littérature française, des registres lexicaux enrichis de concepts africains, quitte à finir par créer une langue distincte du français. Les exemples de langue à registres multiples sont nombreux : hindi/ourdou, portugais/brésilien, bahasa indonesya/bahasa melayu, néerlandais/afrikaans latin classique/latin médiéval, hébreu biblique/hébreu moderne, etc.  


                            • Decouz 14 octobre 11:52

                              @mursili

                              Ahmadou Kourouma l’a fait en mariant, avec succès semble-il, le malinké et le français, de même que Chamoiseau avec le créole, pour ne citer que deux exemples, mais il y en a bien d’autres.


                            • Oceane 15 octobre 17:14

                              @mursili

                              Pourquoi veux-tu que les Africains s’inventent une « lingua franca à partir du français » ?


                            • aimable 15 octobre 23:36

                              @Decouz
                               dans le patois de certaines régions de France nous y retrouvons un mélange de mots du cru , de Français et de Français déformé .


                            • Cool Mel 14 octobre 20:38

                              Il ne fait pas de doute que la connaissance d’une langue est une extraordinaire ouverture sur le monde et sur ses cultures. Apprendre une nouvelle langue est un enrichissement sans pareil pour les rapports entre les hommes, les sociétés et les civilisations.

                               

                              N’exagérons rien. J’ai appris l’italien, ça m’a ouvert sur le « monde » italien, sur quelques bouts de cultures italiennes comprises entre le Piémont et Rome. L’enrichissement n’est pas allé au-delà des limites que je viens d’indiquer ( je ne suis même pas allé à Venise) et je n’ai pas vu d’autres hommes que des immigrés lombards ou romagnols que j’aurais pu rencontrer dans une honnête osteria parisienne. J’ajoute que tout couramment que je parle, je peine à comprendre le toscan originel de la Divine comédie. Vous idéalisez trop.


                              • Oceane 15 octobre 15:37

                                On ne parle jamais de l’impérialisme linguistique arabe, pourtant, il continue de tracer son chemin sans aucun remous, à part en France où son enseignement fait polémique.


                                • Krokodilo Krokodilo 15 octobre 17:49

                                  @Oceane je crois que la différence, c’est que ces pays ne parlent pas arabe ! Du moins pas le même, ni l’arabe littéraire ou littéral. Le marocain n’est pas le tunisien ni l’algérien, etc. Il me semble qu’il y a la même différence qu’entre l français et l’italien, à la louche. On comprend facilement une petite partie de l’écrit et un peu l’oral si ça va lentement et clairement.


                                • aimable 15 octobre 23:43

                                  @Krokodilo

                                  pour nous Français les langues les plus faciles a lire et a comprendre sont l’espagnol et le roumain qui est également une langue latine .
                                  je me souviens d’avoir travaillé sur des plans dans ces deux langues sans traduction au préalable .

                                • Krokodilo Krokodilo 15 octobre 17:10

                                  Je suis assez d’accord sur nombre de constats, mais nous c’est l’anglais qui nous écrase culturellement ! Une critique littéraire récemment décédée s’était fait connaître entre autres pour son livre sur les liens entre domination culturelle et traduction (même phénomène au cinéma d’ailleurs : les USA ne doublent jamais les films étrangers, ils les refont !). Néanmoins, la question de la langue d’éducation est très difficile, car nombre de langues sont orales, ou manquent de vocabulaire moderne, notamment technique, ce qui a rendu compliqué et partiel l’arabisation de l’enseignement supérieur en Algérie, par exemple, ou la « dérussification » en Ukraine (faite à la hâche et dans une ambiance hystérique).
                                  Mais le point commun de ces critiques est l’absence de proposition concrète, souvent une acceptation tacite du rôle de l’anglais ou du français. Or, la solution la plus prometteuse à cette impérialisme linguistique (qui est en même temps économique et politique), serait la promotion de l’espéranto, équitable et facile - lequel n’empêche nullement d’étudier l’anglais pour des besoins professionnels, ou la langue du pays d’accueil.
                                  "Ne serait-il pas vain de déclamer en français les poèmes d’El hadj Malick SY à la gloire d’El Hadj Oumar Tall ? Ou ceux du grand poète arabe el Mutanabbi dans une langue autre que l’arabe ?"
                                  Je ne les connais pas, mais effectivement la poésie est extrêmement difficile à traduire, en raison des rimes et du rythme à respecter. Là encore, c’est l’espéranto qui est le mieux à même de le permettre, non pas en raison de sa régularité, mais de sa souplesse structurelle, l’aspect Légo qui permet de trouver une traduction là où le français ou l’anglais peineront (voir l’exemple du célèbre poème de Kipling, dont la traduction française la plus connue est en fait une réécriture, avec certains vers modifiés.
                                  (Il y a beaucoup de méconnaissance autour de l’espéranto, j’en avais indiqué quelques principes linguistiques sur AVox.)


                                  • Krokodilo Krokodilo 15 octobre 17:37

                                    Côté critique, je dirai que comme souvent, les gens qui ont atteint un bon niveau voire excellent, dans une deuxième langue, souvent par nécessité professionnelle ou contexte familial ou culturel, pour l’auteur le français et, pour beaucoup de nos élites, l’anglais, ces gens sous-estiment la difficulté des langues étrangères. Il faut y consacrer un temps énorme, s’y tenir pendant des années (car ça s’oublie très vite, même les natifs oublient leur vocabulaire s’ils sont à l’étranger ou s’habituent aux anglicismes - cherchez les synonymes de « coach ! ») La plupart d’entre nous, niveau études sup y compris, n’atteignent pas un niveau permettant de comprendre l’humour, les tournures idiomatiques et l’argot (les argots en fait tant c’est riche) malgré l’étude scolaire et plus ensuite. Seule la minorité d’une minorité arrive à ce niveau, et moins encore dans deux langues étrangères.... L’absence ou le non-usage (volontaire ?) d’une échelle de niveau en langue (le CECRL) est bien pratique pour masquer ce fait incontestable. La question de la communication internationale entre deux pékins ordinaires, tout le monde s’en fout !
                                    Alors d’accord que ça ouvre sur une ou plusieurs autres cultures, mais en se souvenant que ce que la majorité des gens savent des autres cultures vient de la traduction - et non directement par la langue.
                                    « Qui ne connaît pas les langues étrangères ne sait point la sienne. Johann Wolfgang von Goethe. Les maximes et réflexions. »
                                    Goethe était peut-être un grand esprit, mais ça n’a jamais empêché de dire une connerie de temps en temps, de se tromper carrément.
                                    Et quand Umberto Eco a dit que la langue de l’Europe c’est la traduction, c’est une boutade qui a beaucoup servi de cache-sexe à l’anglicisation de l’Union européenne !


                                    • Ruut Ruut 25 octobre 22:12
                                      Tu as raison l’Anglais est une langue Aliénante.

                                      I think you are sinking.

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