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Guerre et Paix en ZAD Notre Dame des Landes...

C'est le récit de Ju, jeune homme de notre temps, rêvant de vie solidaire et citoyenne, aspirant à une société ouverte, collective, tout simplement humaine. Il a voulu voir la Zad, vivre l'évènement... Il a rencontré la guerre de l'Ordre marchand mondialisé contre toute expérience communautaire alternative. Voici son récit

RÉVOLTÉ DU DIMANCHE


(Trop longues) Pensées d'un imbécile de retour de 5 jours de guerres et paix sur la ZAD Notre Dame des Landes.

Salut à toi, qui passes par là. Je reviens juste de la ZAD, et j'ai besoin d'en parler. Alors si t’as 7 minutes, pose toi, hésite pas, j’vais te raconter une petite histoire. J'espère que certaines personnes n'ont pas peur des mots, pas peur de lire.

Je suis choqué. Sérieux. Ceux qui me connaissent bien savent que j’suis pas trop une baltringue, mais j'ai vu trop de choses là bas, je ne peux pas les garder pour moi, je DOIS les partager avec toi autant que possible. J'vais essayer d'le faire sans être trop bordélique…

Je parlerai d'endroits, la carte et des infos sont dispo sur le site de la zad https://zad.nadir.org/ Tu peux aller voir si tu veux. Mais si tu connais rien à tout le délire de la ZAD, reste, t'inquiète...

Dans tout ce que je te dirai, parfois, les infos sont prises au vol, dans un moment de panique, et ce que je dis doit être pris avec esprit critique (sans déconner Sherlock).

Lundi 9 avril les flics ont expulsé et détruit la ferme des 100 Noms sans raison.

Si tu sais pas ce que c'est, https://www.ouest-france.fr/…/les-100-noms-detruits-tout-ba…

Mercredi, une journée de violence hallucinante. Devant mon ordi, j’enchaîne les images et les textes, je prends les nerfs et je décide d’agir. J’ai du temps, de la tune, et de l’énergie.

Je regarde sur le site de la ZAD, de quoi ya besoin, où quand comment. Je propose un covoiturage et du ravitaillement pour vendredi. En une heure, je remplis ma caisse de covoitureurs et de ravitaillement. En fait, on est des milliers à se mobiliser pour le week end, appel à manif à Nantes samedi et dimanche sur la ZAD.

Vendredi, 12 heures de route, j'emmène 3 covoitureurs et 2 colis de ravitaillement sur la ZAD. Minuit, on a évité les barrages de police, mais perdus dans la pampa bretonne et sans gps, avec seulement une boussole et une carte, on dort dans un champ, déjà tous tout boueux. J'entends l'hélicoptère et les grenouilles. Il fait froid et humide ici. J’arrive d'Occitanie. Au loin parfois un boum. J'ai un peu mal au ventre.

Le lendemain samedi, en suivant la boussole, les indications des voisins, les bruits d'explosions et l'hélicoptère, on arrive sur la ZAD et on ravitaille, comme plein de gens qui commencent à affluer de partout.

Un Auvergnat rencontré juste avant nous a aidé à tout porter. On s’arrête à une barricade et on partage un bout de Saint Nectaire avec un petit pinard pas piqué des vers. Là, on dépanne un garde en eau, clopes et bouffe. Mon Auvergnat me donne l'impression que sans lui, tout partirait en couille, et que l'univers entier ne tient que grâce à son flegme mutin, à la manière dont il mâche tranquillement son bout de fromton. On repart et on arrive à la première ferme.

Tout de suite, le ton est donné : Ici, on partage tout. Pose c'que t'as. Quand t'as besoin, sers toi. Si t'as rien à faire, demande toi, et demande aux autres ce que tu peux faire pour aider. La collectivité, la vraie. Comme en fait sur tous les lieux de lutte populaire que j'ai connu, quand j'y pense.

Assez vite, je pars à pied pour explorer la ZAD et prendre mes marques. Comme j'suis pas né de la dernière pluie, j'ai tout sur moi : masque de peinture, lunettes, mon vieil ami à ma ceinture pour me protéger et protéger les autres, citron pour les lacrymos maalox pour se protéger la peau sérum phy et bandages compresses désinfectant etc. Je marche avec tout mon attirail. L’enfant en moi crie victoire, mais ça me gratte au ventre un peu.

Sur la route je discute de plusieurs points de la zad et de la situation avec des gens. J'apprends qu'il faut tout particulièrement se méfier d'un gaz jaune chelou.

Assez vite j'arrive au front. Et je comprends. Ici c'est la guerre. Ca dépasse tout ce que j'imaginais. Les barricades sont là, prêtes à être enflammées si besoin. Les camarades sont bien là, armés, souriants, fatigués, ils tiennent les positions et espèrent la relève. Encore ce truc qui me gratte au fond là. Les keufs sont bien présents, égaux à eux-mêmes.

En parlant avec des médics j'ai plus d'infos sur le "gaz incapacitant jaune" chelou : effectivement on sait pas ce que c'est. Effectivement y'a plus que de gros doutes sur la légalité du truc. Les symptômes sont alarmants, et on ne sait pas ce que c'est. Je sens encore ce truc dans mon ventre.

Mon premier jour sur la zad se résumera à prendre mes marques sur les lieux, écouter et ravitailler des gars au front. Un petit peu de secourisme vite fait. Le soir arrive, je retrouve un ami de toujours et nous partons un peu partout sur le front.

A la Grée, une ferme près du front, on s'arrête manger. Y'a un film sur la zad. On y entend des mots. Humanité. Autrement. Respect. Symbiose. Recherche. Tentative. Combat. Sauver. On y voit des images. Belles.

On file jusqu'aux dernières barricades devant les keufs, où on retrouve mon Auvergnat, vaillant, souriant, flegmatique, presque anglais, mais trop filou, de garde. On partage une bouteille de vin et il nous éclate la tronche à grands coups de concepts de ouf mélangé avec ses voyages, ses expériences, sa réflexion. On est restés jusqu'à 5h30 du matin.

J'avais dormi 4 heures la nuit précédente, je décide de rentrer pour servir à quelque chose le lendemain : demain c'est dimanche, grand rassemblement, tout le monde arrive de partout, je n'imagine pas que ça va chauffer : beaucoup de monde lors de la manif à Nantes, beaucoup de monde sur la zone dès le lendemain. Je me dis, si les flics sont pas cons, ils attendront. 6h30, je rejoins ma tente et m'endors.

Dimanche, 9 heures du matin, je me réveille au sons des explosions et de l'hélicoptère. Le flip. Je m'habille en catastrophe et cours vers le front. Incroyable. Ces connards ont chargé à 7h du mat, et sont rentrés presque jusqu'au cœur de la ZAD ! Je demande des nouvelles des parties tenues par les flics : ils ont encerclé la Grée, les gens peuvent sortir sous contrôle mais pas rentrer. C'est le statu quo là bas. Je pense à mon Auvergnat. Ca gratte, là, au fond, encore, dans mon ventre.

En face de nous, dans la fumée des lacrymos qui se lève, les keufs sont bien là, en rangs d'oignons. Ils viennent de gazer et de pousser bien fort pour dépasser la barricade des Lascars, celle qui la veille m'avait ébloui : centrale, forte, un mirador, des murs en fer, il ne reste rien. tout est par terre.

Le truc grossit dans mon ventre. Je passe sur les bruits et les images d'explosion, sur les gens dans la fumée qui renvoient les lacrymos, sur les grenades au tnt qui font des trous dans le sol, la guerre dans la forêt, le chaos militaire : imaginez.

Mais on les arrête. Ils ne peuvent plus avancer. On est trop nombreux et trop organisés. Ca commence : on prend position par petits groupes, on avance avec les boucliers, on sécurise, on empile les projectiles, on agresse, ils commencent à reculer, on avance avec du plus lourd, de quoi faire des premières barricades de fortune. On fortifie à nouveau la position de Lascar, le même endroit où les flics avaient été arrêtés trois jours plus tôt. Ouf. On les a arrêtés pour l'instant mais à tout moment ça peut partir. Ventre. Je fais un peu de secourisme pour deux personnes, en renvoie un aux medics.

Les flics sont dans le champ. Ils filment tout et tous. Certains ont leurs armes braquées droit sur les gens. Mais ça se calme. On s'approche d'eux les mains en l'air. Et on essaye de parler. On leur dit des trucs forts. Parfois on s'fout d'leur gueule aussi.

On leur dit que leurs chefs sont bien à l'abri loin derrière. Qu'on a autre chose à foutre que mettre un masque à gaz et se faire taper, qu'on a de la bouffe à préparer, des maisons à construire, des champs à cultiver, des coups à boire, de l'amour à faire. Je leur propose une orgie dans le champ tous ensemble. Ils essayent de résister à la puissance de la vanne foireuse mais yen a trois quatre qui se marrent.

Puis on redevient sérieux, on leur dit qu'ils agressent des familles, qu'ils sont les chiens de garde des riches, qu'ils gazent des enfants, qu'ils utilisent des armes illégales, que dans les livres d'histoires on se rappellera de ça, et d'eux ainsi. Certains en mènent vraiment pas large.

Il y a ce jeune homme. Tant de tristesse dans son regard. D'incompréhension. Sur sa gueule ya écrit qu'est ce que je fous là, dans ma carapace de scarabée, entouré de cons, à gazer des gens qui me regardent dans les yeux... Il est beau, il a pas l'air con et je lui dis qu'il pourrait être au Brésil, à Tokyo ou à Sète, et que l'histoire se fait quand les flics se retournent et rejoignent enfin le peuple. Il a pas l'air frais.

Statu Quo, chacun campe sur ses positions.

Je me retourne, et vois de plus en plus de gens arriver. Ils sont là ! tous ces gens de partout en France, qui ont répondu à l’appel pour aujourd'hui, ils ne soupçonnent même pas à quel point le timing ! C'est sûr, les keufs vont reculer. Je finis de nettoyer les yeux et le visage d'un gars qui s'est fait gazer et lui refous du maalox dilué plein la gueule. Je lui file du citron et je pars en arrière pour évaluer :

Énormément de gens arrivent. Je me dis que c'est le moment de retourner faire le plein et de checker si y'a des choses urgentes à faire, et qu'est ce qu'il se passe à l'ouest parce qu'ici, y'a assez de monde.

Sur la route je croise un étrange mille pattes, une longue charpente en bois portée par des centaines de gens est emmenée : c'est ce qui doit devenir le marché du Gourbi, le grand marché à prix libre de la ZAD. Tout le monde arrive par l'ouest, je remonte le courant.

J'arrive à Bellevue, et tout de suite c'est la panique : on a une quinzaine de blessés à évacuer. Juste après que je sois parti, les gens ont avancé tranquillement, pacifiquement. Les flics se sont retirés, mais ont gazé et grenadé pour "couvrir" haha leur fuite.

Je vois passer une fille allongée à l'arrière du pick up, perf au bras et enroulée dans une couverture de survie. Elle a pris le gaz jaune qu'on sait pas ce que c'est. Une voiture arrive avec un blessé à la tête. Le médecin craint un éclat de grenade dans l'oeil et que le cerveau soit touché on doit évacuer d'urgence. truc. ventre.

Je pars avec la fille que j'appellerai mon héroïne, vers Rennes au plus vite pour emmener le blessé. On ne va pas à Nantes : Les keufs nous y attendent. On évite les barrages, on perd du temps, il perd du sang. déjà 7 paquets de 2 compresses utilisées. Il est incroyable. Stoïque. Un Homme. Il ne bouge pas. Patient. Conscient. Il souffre en silence. Au fond de moi la rage bouillonne. Je l'empêche de boire de l'eau et le tiens éveillé. Il me fait comprendre que je l'emmerde. Mon ventre. Je comprends. Je continue. Il a les yeux ouverts.

On arrive à Rennes presque deux heures après. Je passe les détails. On a l'impression d'être en pleine illégalité, on regarde partout autour de nous, on livre les infos aux toubibs au compte goutte en checkant bien à qui on a affaire. Encore ce sentiment qui me tourmente. Plus grand, je commence à le reconnaître. Il gratte au fond. Paria. Clandestin. Mon blessé est en sécurité ici. Je respire. On attend des nouvelles.

Il n'a rien dans l'oeil. Le scanner montre qu'il va bien. Hhaha. Il n'a que haha de multiples fractures au visage. Mon ventre encore. Mais moins. On repart.

Mon héroïne est forte, imperturbable. Elle est jeune, elle s'en fout, on dirait qu'elle a fait ça toute sa vie. Je l'admire. Je prends le volant au retour.

7h du mat, on est revenu sur la ZAD. On s'endort crevés dans ma tente. Le lendemain elle part à 9h pour aller passer un exam à la fac. une héroïne. J'appelle l’hôpital, pas mieux. Je sombre.

Je me réveille en catastrophe à 10h30 au son des explosions. Je me tranquillise, elles sont lointaines et rares. Je décide de me laver et de prendre soin de moi. Mais d'abord, des nouvelles du front, de la veille et surtout de tout le monde.

On a repris presque tout le terrain qu'ils avaient pris la veille. On a installé la charpente du Gourbi. On a sorti de terre les bâtons qu'on avait planté naguère en jurant de revenir les chercher le temps venu pour les planter devant l'opresseur. Des héros. Je contacte mon héroïne pour savoir comment elle va, elle gère, quelle surprise. J'appelle à nouveau l’hôpital. Mon blessé va bien, il devrait sortir aujourd'hui, et revenir plus tard pour se faire opérer quand la boule qui lui sert de visage aura dégonflé. Encore ce sentiment au fond de mon bide.

Je cherche à voir si ses proches ont des nouvelles. Je rencontre une femme, lui donne son téléphone et demande si elle a eu des nouvelles : oui, il a utilisé le téléphone qu'on lui a laissé pour ça. Tout va bien. OK. Je pars à la recherche de mon pote et de mon Auvergnat dont j'ai pas eu de nouvelles depuis 15 heures. Je finis par retrouver mon pote et mon Auvergnat, je mange avec eux à la Wardine. Mon Auvergnat me raconte son périple :

On l'avait laissé à 5h30 du mat sur une barricade bien avancée, celle de la Chèvrerie, juste à côté de Lama fâché, le front du front. A 6h30 il a vu du mouvement. Ils ont prévenu au talkie, et ont commencé à bouger. Mais ils étaient déjà entourés de flics.

S'en est suivi des heures de cache cache à travers champs et forêts, où il a considéré des cachettes sous des bouts de ruines, scavengé de l'eau, des vivres, puis il est arrivé à la Grée, où ils se sont faits encercler. Fidèle à lui même il a sorti sa flûte kena et a commencé à détendre l'atmosphère. Puis il a réussi à se tirer et rejoindre les copains, encore à travers champs je suppose.

J'me casse et arpente toute la ZAD en ravitaillant un peu mais je tiens plus debout. Je décide de rentrer, dors une heure et me lave enfin. J’ai des plaies un peu partout causées par les champs, les barbelés, les épines, le bordel et la construction de barricades ; elles se portent bien, je les ai bien désinfectées. Celles au bras droit par contre... Je n'arrive plus à fermer la main droite. J'ai vu un toubib qui a hésité à m'évacuer la veille, mais on a décidé de tenter le barbarisme désinfectant et les antibiotiques. Ma main commence à retrouver du mouvement.

La toubib avait d'ailleurs passé 5 minutes au téléphone avec d'autres toubibs, organisant de la relève médic, elle avait fini son coup de fil en disant 'ben c'est médecins du monde, là, hein, on en est là.'

Je passe le reste de la journée à ravitailler un peu et à la jouer molo : j'ai un genou en vrac, j'suis sous antibio, ma main va mieux mais c'est pas glorieux, et j'ai dormi genre 12 heures en trois nuits. Mais j'veux être là ! Les flics peuvent frapper à tout moment, il y a tant à faire, à manger, à ravitailler, à soigner, à porter, à discuter... C'est dur d'être raisonnable, surtout quand on sait que c'est moins dur que d'être au charbon.

La charpente du Gourbi est en voie de reconstruction. Les keufs l'ont détruite et filmé ça tout contents, une heure après on reconstruisait déjà hahahahaha

C'est la fin pour moi, je dois rentrer. C'est pas plus mal, j'suis dans un bel état. Ce week end je visiterai les étudiants de Montpellier à côté de chez moi. Semaine prochaine, Grenoble. Je sens le besoin de voir les camarades en lutte de partout. Je veux entendre ce qu'ils sentent, sentir ce qu'ils veulent, partager nos expériences et notre détermination, nous lier tous. Je me sens comme si j'avais plus l'choix.

Car cette boule, ce truc, qui gratte dans mon ventre prend trop de place, et grandit. Me fout les larmes aux yeux bordel. C'est le démon du Clandestin. Ce sentiment d'esclave en fuite à l'hopital, cette horreur, cette peur au ventre du condamné, du fuyard, de celui qui attend la mort, couteau entre les dents.

La boule dans le ventre de l'homme qu'on tue et qui cherche encore à rire

Ce sentiment d'opprimé, de révolte, de clochard, de variable non importante, d'oublié, de piétiné, ce sentiment de paria, de spectateur de l'horreur, ce sentiment fou de dégoût, cette colère qui pulse dans mes veines,

Ces visages dans mes yeux…

…Mes p’tits belges qui prennent le café
…Mon ami Occitan que je n’ai pas pu aider à faire les pizzas
…Cette belle brune qui m’a fracturé l’oeil droit et tapé droit au cerveau ? Au coeur ?
…Cette guerrière en béquille
…Ce médecin si bon, si fort
…Ce black block camé pour tenir trois jours sans dormir
…Ce mec qui ne voulait pas qu’on dise d’où on vient, qui l’on est, qui cherchait un jean propre pour partir en stop, à la blondeur et pâleur lunaire, on aurait dit qu’il passait à travers les frontières
…Ce jeune couillon qui part au front la fleur au fusil
…Ce bébé qui joue sur l’herbe, dans la ferme, il est beau, mat de peau, des yeux clairs, il irradie la vie et tout brille autour de lui

...Je marche sur la route ensoleillée en revenant du front vers la Wardine. Je passe une barricade. Je me retourne : au pied du tas de bois et de fer, un homme assis. La boue contamine lentement son pantalon le long de ses rangers noires. Sa veste militaire a l'air confortable, les poches sont pratiques pour le sérum et les explosifs. A ses pieds son casque, barre de fer et ses lunettes, à son cou son masque. Il a l’air épuisé. Je regarde ses yeux clairs qui se découpent, deux ronds clairs sur une cagoule noire. Je lui demande si ça va, il me dit oui. Je lui demande s'il a vu une personne de la zad que je cherche, il me dit oui, là bas. De sa main droite il me montre l’horizon. Il tient une grenade de keuf qui a foiré. Puis il ramène sa main droite vers sa main gauche qui entreprend de scotcher un explosif sur sa bombe artisanale, lentement. Un tour de scotch, puis un autre...

Je tourne les talons

...Et dans mon ventre le cri sourd des peuples qu'on emprisonne partout sur terre résonne et empoisonne mes veines et mes pensées, me vole mon âme et la remplace par amertume et détermination, remplit mes yeux du sel de la terre et mixe en un étrange mélange tout mon amour et toute ma haine dans un petit cocktail, qui brinquebale, dans la poche de mon cagoulé aux cercles clairs se découpant sur fond de fatigue et de boue séchée.

Ce matin j’avais mon ami de toujours au téléphone. J’entendais les poules derrière lui caqueter, je lui demande où il est

Il me dit qu’il est à la ferme avec des poules qui se baladent dans des bois brûlés. Il ajoute « Mad Max ».

Mad Max.

Ce texte est peu travaillé, il sort de moi d’un coup et je sais qu’il est long. Mais il est sincère et spontané, il est comme ça. J'espère que j'ai assez bien écrit pour toucher ne serait ce qu'une personne. Si c'est toi, merci.

Alors pourquoi (tous) ces mots, outre l'évidente catharsis pour ma petite gueule ?

Parce qu'il FAUT que ceux qui ont vu ces 10 jours bientôt quinze d'expulsions en parlent autour d'eux. Il faut répandre nos messages à tous, sur tous les lieux de luttes. Il faut partager dès maintenant, nous sommes à l'ère de la communication... Discuter, écouter, partager, parler vrai, ça commence par là ?

OU ON EN EST ET MON POINT DE VUE

A l'issue de la journée de dimanche, la situation semble se calmer quelque peu. Macron a envoyé Hulot la gentille marionette. Il a donné un délai supplémentaire, jusqu'au 23 avril pour se régulariser.

Mais concrètement, on comprend. Pour moi ça veut dire qu'au 23 avril il veut tout virer. Manu militari. La suite s'annonce chaude, et c'est MAINTENANT

QUE FAIRE POUR AIDER LA (LES) ZAD ?

Renseignez vous sur leurs sites internet, c'est très bien organisé. Ne vous sous estimez pas. On peut tous faire quelque chose.

Mettez un drapeau zad partout à votre fenêtre. Faites un colis et envoyez le. Covoiturez. Venez. Parlez en autour de vous. Rejoignez les groupes de soutien près de chez vous. On peut tous faire quelque chose à notre niveau, même juste une fois, même un tout petit truc.

Y’a un appel à venir nombreux dès ce week end et surtout pour le début de la semaine prochaine !! N’hésitez pas, si vous pouvez y aller, allez-y !

C'EST CE WEEK END ET LUNDI MARDI QUE CA SE JOUE ! IL FAUT Y ALLER !

Parce que quand on est là bas et qu'on vous voit arriver, qu'on vous entend parler, qu'on reçoit vos dons, ou même qu'on voit des tweets de soutien, ça donne de la force.

Et puis, si t’as tenu et lu jusqu’ici, ben voilà un cadeau de l’époque sarkozienne.

Peace.

Ju

 

 

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31 réactions à cet article    


  • biquet biquet 26 avril 12:11

    Il fallait mettre cette chanson en boucle, un gendarme ça peut réfléchir non ?
    https://www.youtube.com/watch?v=sEYM5uJNhKY


    • oncle archibald 26 avril 12:38

      « Lundi 9 avril les flics ont expulsé et détruit la ferme des 100 Noms sans raison. »

      Depuis le 17 janvier, en gros depuis trois mois, les plus hautes autorités de l’état avaient annoncé en même temps que l’abandon du projet d’aeroport, leur intention de régulariser la situation de tous ceux qui ayant un projet agricole sur le site feraient une demande pour qu’une solution d’occupation légale soit trouvée.

      Les agriculteurs de la ferme des 100 noms avaient un véritable projet et entraient parfaitement dans le cadre, mais non, ils n’ont pas voulu. Ce serait sans doute trop dégradant de se conformer aux lois de son pays et on préfère en découdre avec les gendarmes.

      La vie est un choix perpétuel comme disait mon père. Ils ont choisi de rester dans l’illégalité, les gendarmes ont démoli les constructions édifiées sans permis sur des terres appartenant à autrui. Je ne vois absolument rien d’anormal à cela. Les « 100 » sont des « marginaux » qui ont cru qu’ils feraient reculer l’état mais ça n’a pas marché.

      A leur décharge on peut donner en exemple toutes les reculades de l’état devant des agitateurs professionnels dans le passé. Ils ont du penser : pourquoi ce qui s’est fait hier ne pourrait il pas se refaire demain ? Emanuel Macron et Edouard Philippe avaient clairement annoncé leurs intentions, mais oh miracle, contrairement à leurs prédécesseurs, il ont fait ce qu’ils avaient dit qu’il feraient. Je comprends la surprise des « zadistes » ! Ceux qui avaient vraiment envie de rester sur la zone pour la cultiver ou y élever des animaux doivent peut être regretter quelque chose.


      • redrock redrock 26 avril 13:15

        @oncle archibald
        C’est grâce aux zadistes que cette terre a été sauvée du béton ; cela donne au moins le droit à des expériences alternatives comme dans les pays nordiques aux sociétés plus accueillantes ou comme on a fait au Larzac. Pour Macron, c’est trop, l’Ordre nouveau est arrivé. Napoléon is back ; Attention à la retraite de Russie !


      • oncle archibald 26 avril 14:32

        @redrock

        Les zadistes ont perdu leur bataille devant tous les tribunaux et rien ne prouve que la région de loire Atlantique n’avait pas besoin de cet aéroport. Le gouvernement a compris qu’il était parti pour 10 ans de sabotages, manifestations, violences en tout genre s’il faisait réaliser le projet approuvé légalement et il a préféré renoncer ce qui a beaucoup contrarié certains élus et entrepreneurs de la région Nantaise. Fallait-il ou non réaliser ce projet ni vous ni moins ne pouvons sérieusement le dire. 

        Le gouvernement a trouvé plus sage de renoncer, c’est sa décision. S’il n’y a plus de projet d’aéroport il n’y a plus de raison à la présence de ceux qui s’opposaient au projet. La encore par sagesse le gouvernement a proposé une solution permettant d’une part à ceux qui avaient été dépossédés de leurs terres d’en reprendre possession, d’autre part à tous ceux qui étaient installés sans droits ni titres, de régulariser leur situation par des baux consentis par les collectivités propriétaires de ces terres. Avec un délai de trois mois, qu’il vient encore de rallonger d’un mois.

        On ne peut pas mieux faire, et à mon avis si Berezina il doit y avoir, je ne la vois pas du même côté que vous. L’opinion n’est plus avec vous, désolé. Ça va faciliter l’action du gouvernement qui n’a d’autre but que de rétablir la loi et l’ordre sur ce territoire comme partout ailleurs. Il ne peut pas reculer et ne reculera pas. Les chieurs tout le monde en a marre.

      • Sparker Sparker 26 avril 16:02

        @oncle archibald

        « L’opinion n’est plus avec vous, désolé. »

        Hum, je serais vous je ne serais pas aussi catégorique, dans les 50% d’abstention, des générations de type « zadistes » il y en a un paquet.
        Ne les prenez pas que pour des zonards qui ne pensent qu’a fumer des pétards vous auriez tort, comme les « penseurs » de Tarnac non plus.
        C’est tout une vision du monde et de l’intégration et gestion du réel qui se joue chez ses jeunes. Notre monde d’ exploitation/production/consommation/destruction de la terre et des humains ne fait plus recette et leur est devenu insupportable (comme à moi d’ailleurs), alors peut-être sont-ils encore vert mais ce qui est sur c’est que cela se développe. Ce sont des lieux de résilience des personnes fracassés par la société décrite ci-dessus et qui ont retrouvé un « gout » de vivre dans ces lieux collectifs et ils sont de plus en plus nombreux et déterminés et je les comprends.
        Ce sont des lieux de résilience sociale et commune, réalité et valeur qui à complètement disparue dans notre société d’atomisation du diviser pour mieux règner. Le chacun pour soi du tous contre tous à du soucis à se faire. Ca prendra certainement encore du temps, mais dans mon jeune temps nous pensions déjà comme ça mais nous ne nous avions pas donné les moyens ou il était difficile de fédérer pour devenir une force, là ça commence à prendre du grade et ça ne s’arrètera pas là et c’est tant mieux.
        Notre monde productiviste/consommateur/divisé/gaspilleur n’est plus viable à long terme. Alors nous ferions mieux de prendre en compte et d’accompagner ces volontés de changements plutôt que dans faire des parias dont seule la violence règle les non débats.

        Enfin c’est vous qui voyez.


      • oncle archibald 26 avril 16:43

        @Sparker : moi ce que je ne vois pas, ou que je vois trop bien hélas, c’est la raison pour laquelle ils refusent d’accepter ce qu’on leur propose, se déclarer agriculteurs ce qui n’est en rien incompatible avec l’organisation en groupe autogéré que vous me dites qu’ils souhaitent.

        S’ils veulent vraiment s’organiser pour vivre sur cette terre ils le peuvent dans un cadre légal que le gouvernement propose de leur aménager « sur mesure » en quelque sorte et entre parenthèses je me demande quand même qui paiera pour amener l’eau l’électricité et l’assainissement si tout à coup cette zone devient un habitat pour une ou plusieurs centaines de personnes. Bref oublions ce « menu problème » qui risque au sens littéral « d’emmerder » les tritons à crête et les mulots à pattes palmées et revenons aux principes. S’il y a des agriculteurs « en règle » sur cette zone qui leur empêchera « d’inviter des amis » chez eux voire à camper sur leurs terres ?

        Je considère donc que leur refus notamment celui de simplement donner leur nom, cache autre chose, et peut être au fond de vous le savez vous aussi. Beaucoup parmi les « zadistes » sont des mecs désœuvrés tendance malfaisants qui errent dans toute l’Europe sans autre projet que de foutre le bordel quand l’occasion se présente.


      • eric 26 avril 22:52

        @Sparker

        D’une part, les « jeuunes » ont voté à des 66 67% suivant les âges, au second tour des présidentielles.

        D’autre part, des tas de gens, très nombreux, dont vous ignorez tout, préoccupés que vous êtes par vos nombrils, vivent vraiment autrement.

        J’ai été à inauguration de la nouvelle chapelle d’une église évangélique dans la banlieue parisienne. Quelques centaines de familles ; De toutes origines, tous milieux sociaux, de toutes couleurs. Toute les idées politiques. Ils s’occupent des plus pauvres, des invalides, des 8 millions de gens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté quoi. Des vrais exclus. Des jeunes, des enfants. Ils ont créé une école hors contrat pour sortir les gamins de l’échec scolaire. Ils sortent de gamins de la drogue, du désœuvrement.

        Les locaux étaient beaux, propres, sobres. Ils se sont cotisé. Des entrepreneurs, pas croyant, mais conquis par ce qu’ils faisaient ont offert une partie du boulot.

         C’est ouvert sur la société, le monde les autres, sans exclusive, sans intolérance, sans violence. Bien sur, ils ont de nombreuses actions à l’étranger dans de nombreux domaines.

        En dehors du sectarisme, du choix de l’illégalité, de la violence ( l’auteur rapporte que ses petits copains étaient armés, derrières des barricades, « au front », pour lancer de projectiles contre les protecteurs des valeurs républicaines envoyés par les élus légaux et démocratiques. C’est pas Gandhi ni Luther KIng... Le contraste le plus fort est vraiment : la sérénité des croyants. Leur amours vraiment communicatif parce que vraiment pour tous. Mais peut être surtout, qu’il produisent des turcs propres beau et écolos ( l’église à le label église verte) créatifs et moderne..

        En face, on a des gens qui affectionnent surtout les poubelles, les déchets, les constructions de merde faites à base d’ordure, et qui conduisent des bagnoles hors d’âges et polluantes, avant de brûler des pneus ou d’entasser des détritus sur les routes pour défendre l’écologie. Et j’ai pas besoin d’aller à NDDL, ils y en a une flopée dans mon village.
        Et c’’est du remake servile des entassements de détritus des années 60 aux états unis. Prêt de 60 ans de retard...

        Et puis enfin, si ils n’étaient pas violents, leur caractère ultra minoritaire apparaîtrait par leur disparition des écrans. Il y a de l’ordre de 500 à 600 000 évangéliques en France. Ilm s’ouvre 10 églises par semaine. Mais eux, ils ne comptent que les pratiquant cotisant adultes.
        Mais évidemment LIbé France Inter ou l’Obs leur consacreront un article par an sur le thème la secte Trump...Cela se nomme au choix un phénomène de société ou un phénomène de masse.

        Le alter écolo poste néo anarcho marxistes, vivent en général dans leurs isolas sociologiques. Avec très peu de contact avec le monde extérieur. Dans un nombrilisme égoïste très bien reflété par l’auteur ou les commentateurs favorables « on a le droit » on a mérité« les riches payeront on a sauvé du béton, etc...

        Très souvent aussi, ils émargent aux fonds publics, c’est à dire à nos impôts, c’est à dire au budget des pauvres.

        Que savent il des pauvres, des marginaux non par choix mais par fatalité rien, cela ne les intéresse pas ; Je mes souviens des articles sur les »roms" ou on découvrait leur ignorance total de la question. leur indifférence en réalité.

        Je suis comme eux ; je me fout de leurs problèmes à eux ; je suis ravi qu’on les vire de terres ou ils troublent le triton à crête et le surmulot amphibie au nom de leurs intérêts égoïstes et de leur volonté d’imposer leur vision du monde à la société. Il me parait juste et bon que les flics protègent la nature contre leurs projets de l’exploiter avec des histoires de production agricole, donc de profit et qui plus est, réservé à des minorités.

        Ils lancent des trucs sur des flics, ils en reçoivent ; Ils sont adultes, c’est leur responsabilité. Je plaint les flics blessés. Eux n’ont pas choisit la violence ;

        Ah oui et puis à l’auteur, la campagne, effectivement il y a des ronces, des barbelés pour le bétail, la nature tous ça ; J’espère pour votre dignité que vous n’allez pas exhiber dans le réel les stigmates de votre confrontation avec la nature et le réel comme des blessures d’ancien combattant comme vous le faites dans ce papier....

        En prime, une bonne ridiculisation des zadistes and co par le raptor dissident...https://www.youtube.com/watch?v=n_yn2VrwMtc


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 avril 23:07

        @eric

        Mort de rire vos contractions ...pas envie de discuter...lol .


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 avril 23:13

        @Aita Pea Pea

        Voulais rectifier contractions ...mais en fait c’est bien 😊.


      • Méduse Méduse 26 avril 23:27

        @ Aita Pea Pea

        Rassure-toi, j’avais bien saisi l’allusion à Brecht parlant du fascisme : ’Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde’*.

        * en allemand, littéralement ’L’uterus est encore fertile d’où ça a rampé’


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 26 avril 23:49

        @Méduse

        Ou la fausse couche. Inquiétant. Pour ma part c’était un vrai lapsus .


      • Sparker Sparker 27 avril 10:58

        @eric

        Quelle loghorée insipide et bourrée de contradictions, z’avez que ça à foutre d’étaler vos ragnagnas...


      • eric 27 avril 11:48

        @Sparker
        Les fausses couches qui accouchent de règles...et ça parle d’écologie...M’enfin, puisque vous vous passionnez ces trucs, Vous ne vous êtes pas demandé pourquoi l’auteur à mal au ventre pendant tous son safari touristico anti-flic et reste en permanence de mauvaise humeur ?


      • Sparker Sparker 29 avril 12:57

        @eric

        Même pas drôle, tu sers vraiment à rien faut tout te souffler... essaie plus de faire de l’humour t’es encore pire...


      • babadjinew babadjinew 26 avril 14:36


        Triste futur !

        Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.

        Etrange comme l’ensemble des penseurs, des artistes, des philosophes, des politisés, des citoyens composants un soit disant peuple souverain et libre sont au sujet de la ZAD de NDDL muet. Sous une soit disant couverture douillette nommée Etat de Droits, les mots se sont tarit, laissant libre champ aux bottes qui toujours avancent.

        Pourtant, ces voies toujours se lèvent en cœurs contre des réformes telles celles du travail, celles du secret des affaires, celles de l’immigrations etc…. Bref toutes ces stupides textes plus liberticide les uns que les autres, qui pourtant vont faire partit du dit Etat de droit.

        Le droit de licencier comme cela chante, d’intenter un procès à tout journaliste ayant l’envie de nous informer sur les prochains « Paradise Papper » de garder à vue durant 3 mois des gosses, de décider ce qui est une fakenews d’une autre etc….

        Alors QUID pour la ZAD de NDLL ou un petit groupe d’individus motivés a su faire plier après une très longue lutte une oligarchie surpuissante !!! Ce en s’opposant frontalement à justement l’Etat de Droit ou plutôt l’Etat oligarque. Ils ont réussi à préserver une zone humide de millions de mètres cubes de bétons et ils n’auraient pas le droit d’y construire quelques cabanes de bric et de brocs ! D’essayer, d’expérimenter, de créer d’autres possible !!

        POURQUOI ????



        • oncle archibald 26 avril 15:42

          @babadjinew : "

          POURQUOI ????

          Parce qu’en France comme dans tous les autres pays il existe des « règles du jeu » qui sont les lois, votées « au nom du peuple Français » par ses représentants légaux.

          Les options ne sont pas nombreuses :

          1/ Chacun fait ce qu’il veut sans demander quoi que ce soit à qui que ce soit. En droit ça s’appelle « une voie de fait » et en gros plus clairement ça correspond à vivre dans une pétaudière ou celui qui a la plus grosse fait « sa » loi. J’ai horreur de la violence, je n’ai pas de colts chargés dans ma panoplie de citoyen, ça ne me convient pas du tout.

          2/ On respecte les lois qui sont ni plus ni moins que la règle du jeu commune. Si on trouve qu’elles ne sont pas adaptées à un cas précis on peut user d’influence et de persuasion, on peut exposer le problème publiquement, on peut manifester pacifiquement, on peut lancer des pétitions pour essayer de faire valoir son point de vue tout en restant dans le cadre légal. Ça prend du temps, on s’y use, on n’y réussit pas souvent, mais c’est la règle !

          Vous pensez que vous avez eu raison de vous opposer à la construction de cet aéroport ? Rien ne le prouve, beaucoup d’entrepreneurs de la région pensent que c’est une erreur et leur opinion vaut la votre. Vous vouliez sauver le triton à crête et le campagnol à pattes palmées en empêchant la construction de l’aéroport, qui se soucie de leur sort aujourd’hui ?

          Aujourd’hui « on » veut construire et habiter sans droits ni titre sur cette zone humide. Quelle est la proportion de candidats agriculteurs dans la foule des « zadistes » ?

          Vous vous vantez d’avoir fait plier la République par la violence ? Jusqu’à Janvier 2018 c’est vrai, mais ça reste minable. Comment prétendre régler par la violence un problème en même temps qu’on reproche aux forces de l’ordre mandatées par la république de remplir la mission qu’on leur a donnée ? Les pacifistes qui lancent des boulons et des cocktails Molotov me paraissent être de drôles de types et la meilleure preuve en est que quand on les aura virés de là, si on y arrive, ils iront foutre le bordel plus loin.

          Ce sont des pros du bordel, de la bataille de rue, les buts qu’ils poursuivent sont d’affaiblir voire de détruire la République. Sauf les quelques uns qui se sont rapprochés des autorités pour régulariser leur situation comme on le leur proposait, ils n’ont rien à voir avec de paisibles agriculteurs comme ils voudraient paraitre maintenant qu’ils n’ont plus de raisons « militaires » de rester sur place.


        • Sparker Sparker 26 avril 16:08

          @oncle archibald

          Mais les lois sont faites par les puissants pour les puissants, vous nous prenez pour des billes et ces jeunes aussi. M’enfin ouvrez les yeux et sortez de votre conformisme à tous craint, faite un effort modernisez votre regard et votre pensée.
          Dans notre monde la « démocratie » « le peuple » « le bien commun » « la solidarité » « le lien » « la mutualisation » sont morts de les avoirs tués volontairement pour favoriser les « premiers de cordée »
          Maintenant nous ne sommes plus que des « riens », ils vous boufferons les mollets et vous prendrons à la gorge de les avoirs maltraités à en faire des bêtes et des « riens » si on ne veut pas devenir milliardaires.
          Vous croyez qu’il n’y a que l’ordre et la morale guidés par le pognon qui fait société ? On ne vivra peut-être pas assez vieux pour le voir mais certains vont être surpris à l’avenir...


        • Sparker Sparker 26 avril 16:13

          @oncle archibald

          « Ce sont des pros du bordel, de la bataille de rue, les buts qu’ils poursuivent sont d’affaiblir voire de détruire la République. »

          Là vous nous décrivez les pouvoirs en place depuis au moins 40 ans.
          La république n’a pas de sens, on en fait ce que l’on veut, égalitaire ou autoritaire on choisit, c’est une bonne fille qui se plie à ses commanditaires.
          Choisissez votre camp et construisez la res-publica qui sert le peuple plutôt que les puissants.


        • babadjinew babadjinew 26 avril 16:48

          @oncle archibald

          Dans un monde apaisé, mais surtout ADULTE j’adhérerai sans aucun doute à votre analyse passéiste et naïve. Malheureusement ce monde fantasmé est mort ! Les 30 glorieuses sont de l’histoire ancienne, et ce n’est pas les 40 piteuses que nous traversons qui me contrediront !

          Passés non pas pour des raisons de motivations (tout le monde aimerait les revivre, l’ensemble des petits quidams terriens), ni même pour des raisons technologiques, mais simplement parce que en terme de RESSOURCES et de POLUTION notre mère (la terre) ne peut plus suivre ! Problème de ressources énergétiques, de terres arables, de terre rare, de ressources halieutiques…. Bref, trop loin nous sommes allés dans l’appropriation donc la PROPRIETE non plus pour simplement vivre mais générer toujours plus de profit ! C’est cette question que pose la ou plutôt les ZAD !

          La violence parlons en justement. Pas celle de 3 pelés et 5 pèlerins qui balancent du feu à la force des bras, mais celle que nous générons tous les jours pour conserver l’illusion de nos modes de vies mortifères. Les violences générées pour le contrôle des dernière poches d’or hydrocarbures par exemple. Celles des bombes sur l’Irak, la Lybie, la Syrie, le Yemen. La violence des compromis avec des Etats tel l’Arabie Saoudite, et autres monarchie des moyens orient à qui l’on vend nos armes made in hexagone, la violence des manipulations d’Etat tout entier tel l’Ukraine, le Brésil, et bon nombre d’autres pays d’Amérique Latine ! Bref sous couvert de démocratie et de liberté cette ULTRA violence n’a pour seul objectif le contrôle des ressources fossile ! Et oui l’ensemble des pays de la planète jouent à ce même jeu mortifère car NOUS sommes incapables d’imaginer un monde ou le toujours plus puisse laisser place au simple PARTAGE et à la DECROISSANCE nécessaire à notre pérennité ! Voilà un autre des questionnements que pose les ZAD !!!

          Enfin, l’ensemble de ces problématiques est pour le moment résolu de la manière la plus stupide qui soit, et, qui exclusion ce nome. Chômage à tous les étages du monde, migrations économique, refugier politique, refugier climatiques etc… Des murs, des lois, des hommes en armes pour endiguer tous ces flots de laissés pour compte et tout va pour le mieux !!!! Foutaise !!! Jamais l’humain n’acceptera de se laisser « Crever » sans réaction ! Voilà aussi l’une des questions que pose les ZAD !   

          Alors soyons honnête, la loi du plus fort et la jungle que vous semblez craindre (et a raison) est déjà un fait dans ce triste monde. Pas la peine de prendre 200 quidams pour leur en faire porter le chapeau ! Car ne rêvons pas, nous sommes toutes et tous des EXCLUS en devenir ! En tous le cas tant que nous soutiendrons bec et ongle l’oligarchie et son infâme discours du plus fort gagne ! Ne nous trompons pas d’ennemi, la jungle n’est pas dans le bocage !

          Wake Up !!    


        • oncle archibald 26 avril 16:59

          @Sparker : désolé mais je vais cesser cette discussion de sourds.

          Je pense que la France est encore une très belle république permettant à n’importe qui de s’exprimer, d’organiser un parti politique, de se présenter à des élections et de les remporter s’il convainc une majorité de citoyens.

          Les services de santé et les services sociaux y fonctionnent mieux qu’ailleurs. Beaucoup dans le monde entier envient notre pays et quelques uns y émigrent pour y trouver des conditions de vie meilleures que chez eux.

          Certes on peut et on doit toujours tout améliorer mais je ne supporte pas le dénigrement systématique d’un pays qui est le notre, le mien en tout cas, qui ne fonctionne pas trop mal quoi qu’on en dise et dont je reste globalement plutôt fier.


        • CRICRI59 CRICRI59 26 avril 17:14

          @oncle archibald
          Bonjour sur létat de droit

          il faut simplement changer le mode de scrutin pour prendre en compte les bulletins nul, vierge et les abstentions, c’est comme cela que macron a été élu avec moins de 20% des inscrits, nous somme dans une république bananière


        • oncle archibald 26 avril 17:38

          @babadjinew : je partage beaucoup de ce que vous affirmez.

          Ce qui a changé depuis le temps des trente glorieuses et du tandem de Gaulle Pompidou en particulier c’est la cupidité, la valeur insensée qui est donnée à l’argent. Par exemple sous de Gaulle la tranche résiduelle de l’impôt sur le revenu était à 65% et bien sûr ceux qui payaient dans cette tranche raclaient un peu les pieds, mais ils payaient sans prétendre être tondus jusqu’à l’os, sans prétendre que l’argent qu’ils donnaient à l’état servait à engraisser des fainéants.

          Les rémunérations du genre de celle de Carlos Ghosn et autres Christiano Ronaldo n’existaient pas, elles auraient été jugées impudiques. A ce jour chaque petit cadre qui vit correctement rêve de gagner le double de ce qu’il a. Celui qui n’a presque rien le dépense en tiquets de loterie ! Les familles dépensent l’argent qu’elles n’ont pas et se retrouvent devant une commission de surendettement. Les états aussi, la Grece par exemple. Ne parlons même pas des « actionnaires » planqués derrière « les marchés » et qui en veulent entasser toujours plus sans aucun souci des conséquences catastrophiques à l’échelle mondiale.

          Alors que le monde entier soit à réorganiser oui, mais que l’on puisse dans un état qui à ce jour ne fonctionne pas trop mal s’affranchir des lois et à une poignée d’individus imposer sa volonté à la majorité de plusieurs millions d’autres individus, non je ne l’approuverai jamais car c’est saper les fondations sur lesquelles tout est bâti. Comme le disait Winston Churchil « la démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres ». Les forts taux d’abstention constatés sont simplement la preuve que les citoyens n’ont pas conscience de leur pouvoir, pas celle que la République est à jeter aux orties.


        • al.terre.natif 26 avril 19:22

          @oncle archibald

          « la démocratie est le pire des systèmes, à l’exclusion de tous les autres »

          C’est un phrase de désespoir ... La ZAD (entre autres) tente justement de proposer autre choses que le « moins pire ».

          Vous pensez que la révolte est une mauvaise chose ... Mais sans révolte (et sans violence) pensez vous, que la France et ses institutions que vous chérissez serait ce qu’elles sont aujourd’hui ? Le devoir de mémoire, ce n’est pas seulement se rappeler de la shoa, mais des dérives autoritaires qui l’ont permis, et de la collaboration massive qui l’a laissé se dérouler...

          Bien a vous


        • Sparker Sparker 26 avril 22:24

          @oncle archibald

          Ok pour cesser ce dialogue de sourds, je n’y tient pas plus que vous, vu que vous n’écoutez pas et vous contentez de juger.


        • eric 27 avril 12:06

          @Sparker
          « Les lois sont faites par les puissants pour les puissants »,

          Mais à qui voulez vous faire croire ces salades ?

          Les « puissants » Les lois nous donnent un Etat qui dépense 56% des richesses produites, essentiellement sous forme de salaires à des fonctionnaires ou apparentés, et des « redistribution » au sein de la classe moyenne, essentiellement au bénéfices des électeurs gauchos macronistes et aux détriment de ceux qui bossent et des pauvres.
          Les dividendes sont tellement faibles en part du PIB, surtout après impôt, que cela explique en partie l’insuffisance d’investissement et le passage de nos grosses boites à l’étranger moins imposé. Et ce, sans même parler des fonds de pensions et assurances vie qui font que ce ne sont pas les « puissant » les gros actionnaires« . http://www.ifrap.org/emploi-et-politiques-sociales/la-verite-sur-les-dividendes.
          Le »coût de la dette " est tel qu’il constitue presque un prélèvement obligatoire en plus. https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=2&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwiAl8WHl9raAhWDCsAKHYqSD40QFgg4MAE&url=https%3A%2F%2Fwww.fipeco.fr%2Fpdf%2F0.20101200%25201507294950.pdf&usg=AOvVaw1yMtSS_u0x_GBuO5BqtlS-

          L’effort de cet état colonisé par les parasite par tête d’intermittent du spectacle, est pas mal de fois plus élevé que par vrai pauvre ; Les zadistes et autres nuits debout, sont peuplés de diplômés qui émargent par choix aux budgets sociaux en privant les vrais pauvres de l’aide dont ils auraient tant besoin.

          Si les lois étaient faites par les riches, ils n’auraient pas tellement tendance à se barrer.
          Et tous le monde comprend si bien que vous vivez aux crochets de la société, que les vrais travailleurs votent Le Pen...http://www.europe1.fr/politique/front-national-ou-abstention-comment-votent-les-ouvriers-3003602
          Or, il y a de l’ordre de deux millions de fonctionnaires qui vivent sous le faux statut d’ouvrier. En pratique, ils sont fonctionnaires. Et eux, votent massivement ; Cela veut dire que pour les vrais ouvriers, connaissant une vraie condition ouvrière et qui votent, le taux doit être de l’ordre de 100%.

          Cela se comprend, quand tu bosse, et en général tôt, en étant imposé tôt, en cotisant comme un fou, pour une retraite inférieure au public, que tu prendra de toute façon moins longtemps parce que tu meurt plus vite, d’avoir bossé plus, tu ne peux pas voter avec les mecs qui ont bloqué des facs aux frais de la princesse jusqu’à 30 ans, avant de devenir Rmiste par vocation et de prendre une retraite anticipé aux frais du contribuable en jouant les précaires régularisé dans le para public.


        • Sparker Sparker 29 avril 13:01

          @eric

          Vous êtes le parfait lobotomisé qui inventent des torrents de justifications pour ne pas se voir tel qu’il est (mais qui le sait bien) et être bien vu de ses maîtres.
          Allez je vous laisse à vos salades, je préfère celles des zadistes...
          Vous ne servez à rien et c’est rassurant.


        • foufouille foufouille 26 avril 16:36

          bon, il a fait mumuse quelques puis est rentré au chaud.


          • Maitre Ratatouille Ratatouille 27 avril 06:30

            L’existence de chaque espèce n’est pas une existence, c’est une co-existence avec les autres espèces, animales comme végétales.
            L’harmonie paisible ne se trouve évidement pas dans la croissance démographique sans fin d’une espèce aux dépends de toutes les autres.
            La croissance infinie de la prédation, de la pollution, de la consommation dans un monde fini est plus que stupide, elle est suicidaire.
            L’anthropocentrisme est ridicule :
            février 2017, 12170 millions d’hectares considérés comme habitables / 7447 millions d’humains = 1,634 hectare par humain de terre plus ou moins fertile, forets et forets tropicales comprises.
            Pour un humain, la surface à vivre est actuellement un rectangle de 100 mètres par 163 mètres, pour se nourrir, se vêtir, se protéger du froid et du chaud, trouver sa matière première, ses énergies, nourrir et élever sa part d’ animaux domestiques comme les veaux, vaches, cochons et couvées gazouillantes, accueillir son quota de plantes et d’animaux sauvages comme les cerfs, chevreuils, chamois, sangliers, marmottes (pour la France)... son quota sur un rectangle de 100 x 163 mètres. Cela paraît déjà bien « compliqué ». Ce ne serait donc plus uniquement un problème de solidarité, de répartition des « richesses », de sobriété heureuse, d’ingéniosité, d’efficacité énergétique et agricole. Au mieux, nous semblons nous diriger vers une répartition des... pénuries, causes de bien des maux.
            Je salue tous ceux qui font de leur mieux.
            Cordialement


            • pipiou 27 avril 08:25

              Que l’auteur soutienne le non-droit et qu’il nous la joue « solidaire et citoyen » c’est vraiment d’un grand ridicule.

              Les rebelles décérébrés qui se prennent pour des héros c’est franchement pitoyable.
              Tous les blessés, qu’ils soient du côté des zadistes ou des flics sont entièrement de votre faute.


              • Sparker Sparker 27 avril 10:59

                @pipiou

                Comme d’hab le pioupiou, bon rien de nouveau sous la lune noire...et triste.


              • zygzornifle zygzornifle 27 avril 08:32

                ça sent bon le cannabis a NDLD , pas de Chanel N°5 la bas c’est ce qui énerve le gouvernement .....

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