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Accueil du site > Actualités > Sélection à l’Université, réforme du Bac : Macron attaque les lycéens (...)

Sélection à l’Université, réforme du Bac : Macron attaque les lycéens les étudiants et les travailleurs !

Sélection à l’Université, reforme du Bac : Macron attaque les lycéens et étudiants ! Profitant de la passivité et même de la complicité de certains états majors syndicaux, Macron après s’en être pris aux travailleurs avec les ordonnances Loi Travail attaque maintenant frontalement la jeunesse.

Son objectif est double, supprimer le BAC national et les diplômes nationaux, instituer la sélection à l’entrée de l’université. Deux vieilles idées qui sont deux préalables pour permettre d’une part de finaliser la remise en cause de conventions collectives entamée avec les ordonnances loi travail, d’autres part de finaliser la privatisation de l’enseignement supérieur pour générer des milliards d’euros de profits pour la classe capitaliste. Les grandes victimes et les grands perdants de la réforme ? Lycéens, étudiants et travailleurs.

Quelques explications pour comprendre et convaincre les jeunes qu’il y a urgence à se mobiliser !

Il y a déjà un pré requis pour entrer à l’Université : le BAC national ! Ce que veut Macron ? la sélection à l’Université !

Prenant prétexte des scandaleux dysfonctionnement de la plateforme d’orientation à la sortie du lycée APB (admission post bac – lire ici) le gouvernement veut imposer la sélection à l’entrée de l’Université. 90 000 lycéens s’étaient retrouvés privés d’entrée à l’Université au début de la rentrée 2017.

De fait, en raison de l’augmentation du nombre d’étudiants entrant dans l’enseignement supérieur – principalement liée à la démographie due au baby boom de l’an 2000 – il y a pénurie de places dans l’enseignement supérieur. Et donc les universités croulent sous les demandes d’inscriptions puisque euro austérité oblige le nombre d’enseignant, le nombre de cours n’a pas été lui augmenté. C’est principalement cela qui explique la saturation des universités et la mise en place scandaleuse à la rentrée 2017 de tirages aux sorts qui ont généré une profonde indignation. Plutôt que de résoudre ce problème, le gouvernement Macron veut l’utiliser en vertu du principe qui veut tuer son chien lui donne la rage. Et donc il prend argument de la pénurie qu’il a lui même organisé pour tenter d’imposer une vieille revendication du grand patronat, de l’oligarchie capitaliste : la sélection à l’entrée de l’Université. Bien sûr, face à des lycéens, des étudiants et leurs familles qui sont vent debout une mesure aussi inique, le gouvernement biaise et fait de la com’, jurant que non il n’y aura pas de sélection mais simplement l’examen de pré requis pour permettre l’entrée à l’université. C’est vraiment prendre les jeunes pour des imbéciles. Les pré requis seront tous simplement les critères de la mise en place d’une sélection à l’entrée de l’Université.

Résumons le contenu de la réforme de l’Université écrite par la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal :

  • réduction du nombre de vœux possibles de 24 à seulement 10 – groupement des vœux, et fin du classement par ordre de préférence des vœux
  • les université pourront sélectionner sur dossier leurs étudiants sur la base d’un avis du conseil de classe sur les vœux de chaque lycéens et des relevés de notes. C’est cela ce que la ministre appelle la vérification de pré requis.
  • pour les lycéens n’ayant pas de place à l’issue de la sélection sur dossier, ils se verraient privés de l’accès direct en première année de licences mais devraient passer par une année préparatoire dont la réussite conditionnerait l’accès à l’université

Le gouvernement met ici en avant le fait que cette méthode devrait permettre de vérifier que les lycéens ont les prérequis pour s’inscrire à la Fac. Mais c’est oublier un peu vite que le système éducatif français a déjà prévu un vaste examen général, national, identique pour tous les lycéens : le BAC ! En effet, le diplôme national du Baccalaureat permet la vérification à l’occasion d’un examen unique, anonymisés et identique pour tous que le lycéen qui l’obtient a bien les connaissances set savoir faire nécessaire pour poursuivre des études à l’Université dans l’Enseignement supérieur. Pas besoin donc d’une sélection sur dossier.

La sélection à l’Université empêchera les étudiants les plus pauvres d’accéder à l’université

Il faut au contraire souligner le cynisme du pouvoir Macron.

En même temps qu’il institue la sélection sur dossier à l’entrée de l’Université, il s’attaque à la suppression du BAC, le diplome national donnant accès à l’université : une large partie du BAC ne reposera plus sur des épreuves identiques pour tous, mais sur un contrôle continue, trois ou quatre matières seulement faisant l’objet d’un examen. Dans ces conditions c’est le caractère national et identique du diplôme du baccalaureat qui est remis en cause. Selon le lycée où vous vous trouverez – lycée pauvre de banlieue ou riche lycée privés des beaux quartier votre bac n’aura plus la même valeur et il ne vous donnera pas le même droit d’accès l’université. Si dans le second cas, à n’en pas douter il n’y aura pas de barrières mises en place, dans le premier pour les lycéens des banlieues, des lycées défavorisés la sélection permettra sous prétexte d’absence de “pré requis” de leur permettre d’accéder à l’Université, sauf à entreprendre une couteuse année supplémentaire d’étude.

Quand on sait que la première cause d’échec en première année de licence c’est le fait pour les étudiants de devoir travailler pour financer leurs études on comprend bien que la soit disant “année de remise à niveau ” voulue par le gouvernement Macron va tout simplement être une barrière pour empêcher les lycéens les plus pauvres d’accéder à l’enseignement supérieur et à réserver les filières les plus porteuses aux lycéens des beaux quartiers.

Par ailleurs, il faut bien comprendre que cette problématique du bac dépasse la seule question de l’accès à l’université. En effet, sous l’impulsion des communistes à la Libération, les travailleurs ont bénéficié d’un système de garanties collectives de leurs droits, les conventions collectives. Aussi appelées accords de branches. Ce sont eux qui sont déjà remis en cause par les ordonnances loi travail XXL et la loi travail de Macron Valls voulues par l’UE et le MEDEF. Au coeur de conventions collectives il y a les grilles de salaires de chaque branche, et ces grilles reposent … sur les diplômes nationaux. Ce qui permet de garantir un niveau de salaire minimum lorsqu’un travailleur à un CAP ou un BEP, un BAC, un BAC +3 ou BAC + 5… On comprend ici que ces diplômes nationaux qui permettent de construire les garanties collectives d’un niveau minimum de droits et de salaires sont une protection importante contre les salaires à la tête du client et donc un frein à la baisse des salaires dans un contexte d’euro dumping social et salarial généralisé. C’est bien pour cela qu’ils sont dans le collimateur. En s’attaquant au BAC national, il s’agit aussi de faire tomber ce qu’il reste des conventions collectives et livrer pieds et poings liés chaque travailleurs sous la menace du chantage à l’emploi au renforcement de l’exploitation. C’est bien pour cela qu’il faut lier, tous ensemble et en même temps la lutte contre la sélection à l’entrée de l’université, pour sauvegarder le BAC national et contre les ordonnances loi travail XXL.

Syndicalistes lycéens, syndicalistes étudiants, syndicalistes salariés, tous ensemble, il y a donc urgence a organiser une grande et puissante manifestation unitaire et nationale à Paris : à 1 million sur les champs Elysées, il est évident que le pouvoir du président Macron – le plus mal élu et qui bat déjà des recors d’impopularité – ne pourra plus continuer à attaquer les travailleurs et la jeunesse de ce pays.

La sélection à l’entrée de l’Université ? un idée vieille, qui a été bloquée par mai 68

1er mai

Les propagandiste médiatique qui font le service après vente des attaques anti populaires de Macron veulent faire croire que la réforme de l’Université que veut mettre en place Macron serait une réforme moderne, une idée neuve et inovante. Que nenni ! Le principe de la selection à l’entrée de l’Université c’est au contraire un très vieux serpent de mer de la vieille droite rance. Tellement vieux que le texte de loi voulu par Macron apparait comme une copie conforme de la loi voulue par De Gaulle en mai 68, une loi tellement injuste qu’elle va conduire des dizaines de milliers d’étudiants et de lycéens dans la rue, contribuant à la mobilisation de mai 68.

Jugez plutôt, voici ce que le gouvernement de l’époque prévoyait :

“L’inscription automatique interviendra, dans la voie choisie, pour la moitié environ ou les deux tiers des bacheliers : ceux qui ont obtenu une mention plus ceux qui ont obtenu 12 sur 20 dans les disciplines fondamentales de la voie choisie. Pour les autres, le droit à l’inscription ne sera pas automatique. Le bachelier pourra se porter simultanément candidat à plusieurs établissements. Les candidatures seront examinées, sur présentation du dossier scolaire, par des jurys d’établissement, lesquels pourront accepter ou refuser l’admission”.

C’est exactement la même chose que les “pré requis” voulus par Macron Medef ! Les lycéens et les étudiants savent donc ce qui reste à faire, puisque le texte de De Gaulle qui devait être adopté en mai 1968 sera retiré sous la pression de la grève générale.

JBC – pour www.initiative-communiste.fr
Jeunes salaréis, étudiants, lycéens, rejoignez les JRCF dans la lutte
https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/selection-a-luniversite-reforme-bac-macron-attaque-lyceens-etudiants-travailleurs/


Avec la CGT Education et le Front Social : comprendre pourquoi il faut combattre la réforme du BAC et de l’Université lancée par MACRON UE MEDEF


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55 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 2 novembre 10:41

    et oui..et il n’y a personne dans les rues...Pitoyable français peuple sodomisé !


    • Christ Roi Christ Roi 2 novembre 18:25

      Je ne comprends pas. Le PRCF a appelé à voter Macron et maintenant il le critique ! Il faudrait savoir. smiley


    • taktak 3 novembre 09:23

      @Christ Roi
      Faut arreter de mentir : le PRCF a appelé à NE PAS VOTER Macron, et a pris ses responsabilités au premier tour pour que la bande des 4 Macron Le Pen Hamon Fillon et leur programme commun de destruction du pays soit stoppée. Il a manqué au final très peu de voix pour y arriver. Ceux qui ont voté Macron et Le Pen au premier tour sont les responsables de l’élection de Macron.



    • foufouille foufouille 2 novembre 11:55

      « les université pourront sélectionner sur dossier leurs étudiants sur la base d’un avis du conseil de classe »
      tous les fils de la france d’en haut seront donc prioritaire.
      il fallait voter contre macron ar c’était dans son programme.


      • sarcastelle sarcastelle 2 novembre 12:33

        Plusse tout le monde va à l’université, plusse remonte le minimum de diplômes exigé pour le moindre emploi. On arrive à faire avaler qu’il faut bac plus cinq pour faire instit, et ça prend. La productivité globale s’en débrouillera. 


        • Trelawney Trelawney 2 novembre 13:17

          “L’inscription automatique interviendra, dans la voie choisie, pour les bacheliers : ceux qui ont obtenu une mention plus ceux qui ont obtenu 12 sur 20 dans les disciplines fondamentales de la voie choisie. Pour les autres, le droit à l’inscription ne sera pas automatique.”

          Dites moi en quoi ce système est injuste. La seule accession à l’université est l’obtention du baccalauréat. Et il faut que cela reste comme cela. Aussi pour que tout le monde ait sa place en université il faut :
          Soit augmenter le nombre d’université et augmenter la dépense en même temps qu’on dévalorise le diplôme. Soit relever le niveau du baccalauréat et donc augmenter le travail des professeurs et des élèves et aussi réduire considérablement le nombre de bacheliers. Ou alors la solution la plus réaliste, instaurer une moyenne générale minimum à ajouter à l’obtention du baccalauréat. 

          En voulant instaurer un quota pour les universités, le gouvernement vient à ses dépens de soulever un lièvre énorme à savoir : Le bachelier qu’il soit fils d’ouvriers ou pas, a un niveau général ridiculement faible et en tout cas pas suffisant pour les études supérieures. La culture du baccalauréat à tout prix a considérablement affaiblie le niveau d’étude du français. 
          Le fameux « on emmène moins haut plus de monde » si cher au Lang, Jospin, Bayrou, Belkacem n’a plus court aujourd’hui. Et c’est plutot une sacré évolution.

          Personnellement, je trouve totalement anormal qu’un niveau anglais parlé et écrit courant (TOEIC 750) ne soit pas exigé pour toute entrée en université ou école supérieure


          • sarcastelle sarcastelle 2 novembre 14:35

            @Trelawney

            .
            Un bon chiffre TOIEC n’empêche nullement de raisonner parfois comme un pied, je vous assure...

          • Trelawney Trelawney 2 novembre 15:16

            @sarcastelle
            Oui mais on raisonne comme un pied dans les deux langues. C’est déjà ça


          • PRCF PRCF 2 novembre 17:57

            @Trelawney
            Et pourquoi anglais ?
            pourquoi pas allemand, espagnol, mandarin, italien etc ?

            C’est à nous de défendre la diversité linguistique, à commencer par refuser l’hégémonie de la langue de l’impérialisme dominant. Et il faut ici vous souffler un secret : quelque soit votre effort en la matière, les anglophones de langue maternelle seront toujours bien plus à l’aise que vous dans leur langue. Consacrer l’hégémonie de l’anglais contre le français, l’allemand, l’italien, l’espagnol etc... c’est céder tout court l’hégémonie aux pays anglophones


          • Trelawney Trelawney 3 novembre 14:24

            @PRCF
            Parce que l’anglais doit être un acquis comme les mathématiques, l’économie etc. Ce n’est pas une histoire « d’impérialisme dominant » si entre autres l’Australie, une partie de l’Afrique, la Nouvelle Zélande, Singapour etc parlent anglais.L’anglais est la langue internationale par principe. Lorsqu’un ingénieur, médecin ou chercheurs écrit un rapport il doit le faire dans cette langue pour être lu par une majorité de personnes. Et ne pas connaitre cette langue lorsque l’on fait des études supérieures est un non sens.


            quelque soit votre effort en la matière, les anglophones de langue maternelle seront toujours bien plus à l’aise que vous dans leur langue.
            Et c’est aussi pour cela que lorsqu’il y a un poste à pourvoir dans un pays anglo-saxon, une majorité de personnes y répondent car une majorité de personnes parlent couramment anglais et que l’anglais de base souffre de cette concurrence.

            Mais que voulez vous le monde change devient international et il faut s’y adapter. Mais lorsque l’on demande à un professeur d’université, qui n’est jamais sorti de son pays et qui attend avec délectation l’age de la retraite, de se mettre à l’anglais courant ou d’arrêter avec ce tirage au sort, je peux comprendre qu’il y ait comme un blocage

          • taktak 3 novembre 17:27

            @Trelawney
            "e n’est pas une histoire « d’impérialisme dominant » si entre autres l’Australie, une partie de l’Afrique, la Nouvelle Zélande, Singapour etc parlent anglais"

            qu’est ce qu’il faut pas lire comme connerie. C’est sur que la langue des aborigènes, avant qu’ils ne soient déportés/génocidés par les colons anglais, c’était l’anglais ! Vous en ratez pas une vous !

            Ca fait du bien de rire comme cela, avouez vous écrivez vos commentaires au seconde degré et vous croyez pas à vos bétises j’espère !


          • taktak 3 novembre 17:32

            @Trelawney

            l’anglais langue international, c’est la même affirmation que celle des « savants » léche cul de l’église déclarant que la terre est plate..

            Faut il vous rappeler que l’anglais n’est pas la langue la plus parlé dans le monde ? que le français etait jusqu’il y a quelques années une langue importante de nombre de domaine scientifique (entre autre la médecine et les mathématiques...)

            Faut il rappeler que le français sera une des langues avec le plus de locuteur au 21e siècle, tout comme l’espagnol ? et que donc on a plutôt interer commercialement parlant à privilégier l’espagnol, le chinois, le russe, l’indonésien ou le portugais si on veut être performant dans nos échanges internationnaux : la langue du commerce c’est la langue de l’acheteur. la langue de la recherche, c’est la langue du partenaire. donc on a aucune raison de privilégier l’anglais. AUCUNE

            Sauf à être un colonisé préténdant à être le meilleur toutou de son maitre.


          • Xenozoid Xenozoid 3 novembre 17:44

            @taktak

            vous rêver en français ?

          • chantecler chantecler 2 novembre 13:45

            Il me semble qu’un concours d’entrée dans les universités n’est pas absurde.
            Le bac comme passeport avec plus de 80 % de reçus ne fonctionne plus .
            Et effectivement les premières années dans certaines disciplines difficiles ou embouteillées débouchent sur une catastrophe avec un taux d’échec hallucinant sur la première année ou sur le deug .
            Quant au dossier scolaire , ça ne me semble pas la panacée : trop de dérives sont à craindre .
            Multiplier les filières courtes mais qui débouchent sur un métier relativement gratifiant me paraît un moindre mal .
            De toutes façons il y a de la casse et les 80 % de bacheliers n’auront jamais des métiers CSP .
            Seulement voilà : en l’état des choses admettre tout le monde dans les facs ça permet de retarder la case chômage des jeunes et de les stigmatiser .
            Ca recule la notion de fin d’adolescence et de responsabilité .
            Ca fabrique des « Tanguy »
            Perdre 3 ou 4 ans de sa vie pour obtenir des jobs qui auparavant étaient de niveau BEPC ça craint davantage .
            Ce n’est pas au niveau des orientateurs que les choses devraient se décider mais bien en amont et dans les mentalités familiales .


            • oncle archibald 2 novembre 16:27

              @chantecler : ça vient de très bas, au niveau de l’entrée en sixième ou l’on accepte des gamins qui sont infoutus de construire correctement une phrase et qui bourrent leurs écrits de 3 fautes d’orthographe par ligne. Une fois lancés dans cette filière infernale collège puis lycée il est interdit de redoubler une classe. Au bout de cette « scolarité » on délivre un bac avec des consignes de notation des copies qui tendent à obtenir le pourcentage de reçus défini par les académies, autour de 80%.

              Pourquoi ?

              La première raison est financière. Pour mettre ces enfants à niveau il faudrait multiplier les redoublements ou créer des classes de mise à niveau, comme Macron entend le faire à l’entrée des universités pour ceux qui avertis de leurs lacunes persisteraient à refuser de changer d’orientation. Davantage de profs, davantage de locaux, un coût exorbitant en plus de celui déjà exorbitant de la « scolarité ordinaire ».

              La deuxième est à la fois démagogique et politique. Il ne faut pas vexer les parents qui votent ni prétendre que leurs gniards devraient arrêter des études qui ne les mèneront à rien ou que même en étant bacheliers ils sont incapables de suivre certaines études malgré ce beau diplôme sensé y donner accès.

              Résultat : sauf si comme vous le faites observer la famille a été très vigilante et exigeante les gosses n’ont jamais été habitués à travailler vraiment, et ils croient facilement qu’ils sont des cadors puisqu’ils n’ont jamais redoublé et qu’ils ont le bac. Oui mais ! La sélection (oh le vilain mot, berk-berk-berk) existe et existera toujours. Si ça n’est pas au primaire, si ça n’est pas au collège, si ça n’est pas au lycée, si ça n’est pas à l’entrée de l’université, ce sera à la fin de la première ou de la deuxième année comme actuellement, ou lors du premier entretien d’embauche.

              Et l’enfant qui aurait pu s’épanouir s’il avait été bien orienté depuis le début de ses études se retrouve déçu, sans boulot, aigri, obligé de tout remettre en question au moment clé où normalement on est sensé commencer à construire sa vie. Pour ces naufragés de l’université on a le sentiment qu’ils la subissent.


            • Yaurrick Yaurrick 2 novembre 20:21

              @chantecler
              Les prépas et grandes écoles ont recours depuis longtemps à un concours pour l’admission des étudiants.
              Laisser voguer entre telle ou telle 1e année de fac les étudiants, ce n’est pas leur rendre service, il faut au contraire les encourager à des formations courtes type bac pro, BTS/DUT ... ils auront de bien meilleurs chances pour décrocher un emploi.
              De plus, rien n’empêche de suivre une formation plus poussée après (type Licence pro, Master ou diplôme d’ingénieur) via le CNAM ou autre organisme.


            • Rincevent Rincevent 2 novembre 21:32

              @Yaurrick

              De plus, rien n’empêche de suivre une formation plus poussée après. Absolument. J’ai un fils qui n’a pas voulu aller à la Fac, préférant un BTS qui lui donnerait plus surement du travail. Ensuite, licence professionnelle, puis un Master en alternance pour finir par un Doctorat. Ça lui a pris du temps, mais il a un travail qu’il aime et est aujourd’hui ingénieur assistant dans la recherche. Il n’a jamais eu à fréquenter Mr Paul Emploi…


            • oncle archibald 2 novembre 22:54

              @Yaurrick : les deux années de prépa avant d’accéder à une école d’ingénieur n’ont pas objet de leur faire avaler des enseignements très compliqués dont ils n’auront que faire pour l’exercice de leur futur métier mais de s’assurer que les impétrants sont capables de travailler au delà du raisonnable, parce que ce sont de ces hommes la dont les entreprises ont besoin.


            • pipiou 2 novembre 15:03

              Non le BAC ne suffit pas comme pré-requis : il y a des dizaines de BAC et avoir le BAC au rattrapage n’est pas équivalent à une mention très bien.
              Il y a des étudiants qui n’ont pas le niveau pour certaines filières ; une mauvaise orientation conduit alors à l’échec.

              Et aujourd’hui cette mauvaise orientation est patente, il n’y a que les décérébrés du PRCF pour ne pas s’en apercevoir.

              Bref le PRCF n’a pas du tout le niveau pour discuter de tels sujets : il attaque frontalement l’intelligence et le bon sens.

              Question : qui a fait des études au PRCF ??


              • oncle archibald 2 novembre 15:48

                @pipiou : l’intelligence des honorables membres du PRCF n’est hélas pas en cause, mais leur mauvaise foi si. Le sort des petits Français les intéresse assez peu. Leur but unique est de foutre le bordel puisqu’ils n’ont plus aucune audience. Le PRCF est une boite vide.


              • Armelle Armelle 2 novembre 17:32

                @oncle archibald
                « Le PRCF est une boite vide »

                Faudrait-il déjà qu’il y ait la boîte !!!


              • pipiou 2 novembre 18:24

                @oncle archibald

                Oui c’est une grosse caisse vide mais qui fait encore du bruit.
                Leur objectif : manipuler les étudiants et lycéens pour les envoyer au front en renfort d’une mobilisation contre Macron qui est pour l’instant peu convaincante.

                Au final le PRCF concourt à la dégradation de l’école : avec leur discours déconnant ils vont accentuer la fuite vers le privé.

                PRCF fossoyeur des services publics.


              • PRCF PRCF 2 novembre 19:00

                @pipiou

                Vous pouvez insulter autant que vous voulez cela ne change pas les faits : votre sophisme
                le bac est le pré requis, certains bac sont bradés,le BAC n’est pas un pré requis suffisant n’est pas sérieux.

                • si le problème c’est que le BAC est bradé, ce n’est pas en exigeant une vérification arbitaire de pré requis - à la tête du client et selon l’origine sociale car c’est bien de cela qu’il s’agit - que l’on va résoudre le problème. Encore moins en passant le bac au contrôle continu et en supprimant un examen unique dans toute les matières, le même pour tous le monde. Non la solution c’est de rétablir le niveau du BAC. Et c’est bien cela que le PRCF propose, y compris en allouant les moyens nécessaires d’enseignement pour cela dans les lycées
                • vous incriminez l’orientation : en quoi ici le BAC est en cause ? en quoi la sélection à la tête du client va t elle changer les chose ? en rien. Le système actuel permet à chaque lycéen de choisir la filière pour laquelle il est le plus motivé. Demain avec le système Macron, c’est l’université qui choisira ses étudiants, chacun d’entre eux ayant fait une liste de 10 voeux non hiérarchisé ! et vous osez parler d’orientation ? ce n’est pas sérieux.

                Le bon sens, c’est bien de préférer un système simple, juste, efficace, garantissant les mêmes droits pour tous : un examen national anonymisés et interdisant toutes triches fraudes et copinage permettant de vérifier que les pré requis sont atteints. Il existe et il a un nom c’est le BAC.


              • pipiou 2 novembre 23:55

                @PRCF
                « votre sophisme »... vous êtes un catalogue des phrases toutes faites.

                Bien sûr que non le BAC n’est pas un pré-requis suffisant.

                Tous les étudiants ayant fait un BAC S, par exemple, n’ont pas forcément un niveau suffisant pour certaine études.
                Pourquoi croyez-vous que les prépas trient les dossiers ? Pour éviter que la moitié des candidats n’abandonnent au bout de 3 mois.
                A l’Université il n’y a pas de tri, c’est la merde la première année, et des wagons d’étudiants se retrouvent dans des impasses.
                Et ceux qui ont les moyens de suivre sont pénalisés par ceux qui sont paumés. C’est ça votre justice ?

                Ce que vous appelez le bon sens c’est votre incapacité totale de faire des choix qui permettent aux services publics d’être performants, et donc de perdurer.

                J’ai l’impression que les études c’est pas votre truc...


              • pipiou 3 novembre 00:00

                @pipiou
                « à la tête du client et selon l’origine sociale car c’est bien de cela qu’il s’agit »

                J’avais zappé cette phrase stupide. Vous fantasmez complètement.

                Par contre celui qui sélectionne socialement c’est le Privé qui prospère sur les ruines de l’Université, et du Public en général qui a été bouffé par toutes les conneries trostkystes, gauchistes, 68tardes , ceux dont vous êtes la version fossilisée.


              • Rincevent Rincevent 2 novembre 16:24

                ‘’La sélection à l’Université empêchera les étudiants les plus pauvres d’accéder à l’université’’. Oui d’accord, mais les plus pauvres en quoi ? En moyenne générale, en niveau minimum pour pouvoir suivre la filière désirée ? Je ne vois vraiment pas où est le scandale là-dedans et plaquer une analyse ‘’communiste’’sur ce problème est un peu court et ne contentera que les croyants en saint Marx.

                Pour les autres, il faudra bien un peu de courage pour regarder en face l’échec des politiques menées (depuis Jospin, au moins) et penser aussi à maitriser les pédagogues fous qui ont aggravé la situation. Si, aujourd’hui, l’enseignement supérieur filtre avec la privatisation, c’est bien parce que l’Université publique n’est plus à la hauteur. En dehors des moyens (toujours insuffisants, par principe), la fausse égalité mise en place depuis trente ans porte maintenant ses (mauvais) fruits...


                • PRCF PRCF 2 novembre 19:02

                  @Rincevent
                  la sélection sur dossier n’est pas une sélection sur le niveau réel, mais une sélection sociologique

                  Ce qu’un examen unique, identique pour tous et anonyme n’est pas : c’est tout l’intéret du BAC, un diplome identique quelque soit le lycée où l’on étudie.


                • Rincevent Rincevent 2 novembre 19:39

                  @PRCF

                  la sélection sur dossier n’est pas une sélection sur le niveau réel, mais une sélection sociologique
                  . Ça, c’est vous qui le dites. On verra bien quand les critères seront publiés.

                  Et, s’il vous plait, arrêtez de vous accrocher à ce bac, il est complètement dévalué ! Si la sélection n’est pas encore officielle, il y a un moment déjà que certaines universités la pratiquent dans la réalité parce qu’elles ont une autre ambition que d’être des parkings d’accès à Paul Emploi.

                  L’enfer étant pavé de bonnes intentions, ce ‘’droit’’ à se lancer dans des études sans aucunes conditions finit par se retourner contre beaucoup de ses bénéficiaires : 60 % échouent en 1 ère année de licence, c’est énorme ! http://www.letudiant.fr/educpros/actualite/reussite-en-licence-a-l-universite-classement-2015.html


                • taktak 3 novembre 09:49

                  @Rincevent
                  Vous êtes bouché, stupide ou de mauvaise fois ?

                  Il n’y a aucun droit à se lancerdans des études sans aucunes conditions : pour obtenir ce droit il faut passer le BAC. POINT BARRE

                  Vous dites que le BAC est dévalué ? certes c’est vrai, du moins plus ou moins selon les séries. Mais le problème est facile à résoudre, il faut remonter le niveau du BAC. Ça c’est ce que propose le PRCF

                  La sélection à l’entrée de l’université ne fera pas monter le taux de réussite, il permettra simplement de garantir aux gosses de riches l’accès aux fillières qui les intéressent et d’envoyer au casse pipe dans des fillières aux rabais et sur peuplées les gosses d’ouvriers. C’est ça la réalité.

                  Donc je suis à 1000% d’accord avec le PRCF quand il revendique que l’on renforce le BAC et que cet examen reprenne son rôle de diplôme permettant de vérifier l’obtention de prérequis pour entrer dans l’enseignement supérieur.

                  par ailleurs, le PRCF a 100% raison sur un point c’est que l’enseignement supérieur public est sous dimensionné parceque en raison de l’euro austérité, les gouvernement Sarko Hollande Macron ont réduit les moyens les nombres de place alors qu’il y a plus de jeunes en age d’entrer dans le supérieur qu’il n’y en a jamais eu. Les problèmes d’APB c’est d’abord un problème d’austérité !

                  Dernier point : sur les classes prépa, il faut vraiment très mal connaitre ce système pour faire la comparaison avec l’université :
                  1°) les classes prépa comme leur noms l’indique préparent à des concours. Elles ne délivrent aucun diplome. A l’inverse de l’université.
                  2°) 100% des demandes d’inscriptions en classe prépa sont satisfaites et il n’y a pas de condition ou de pré requis autre pour y accéder que d’avoir le BAC.


                • oncle archibald 3 novembre 12:07

                  @taktak : les classes prépa comme leur nom l’indique préparent à des concours ..... et donc ??? Au bout de deux ans extrêmement pénibles pour les élèves les grandes écoles « écrèment » et n’admettent en leurs rangs que les meilleurs ou plus exactement les plus travailleurs !

                  Quant à votre affirmation "100% des demandes d’inscriptions en classe prépa sont satisfaites et il n’y a pas de condition ou de pré requis autre pour y accéder que d’avoir le BAC" elle fait rire à gorge déployée tous ceux qui savent de quoi ils parlent. Documentez vous avant d’écrire des conneries !

                  http://www.studyrama.com/formations/filieres/prepas/quelles-sont-vos-chances-dintegrer-une-classe-preparatoire-aux-grandes-ecoles-cpge-1160026


                • Rincevent Rincevent 3 novembre 13:07

                  @taktak

                  Vous êtes bouché, stupide ou de mauvaise fois ?
                  Je vous retourne vos amabilités, avec votre dévotion à un bac devenu vide.

                  il faut remonter le niveau du BAC. Eh ben, voilà ! Mais ça va être les douze travaux d’Hercule, mon cher, il va falloir remonter le courant jusqu’à la source. En commençant, avant tout, par ne pas laisser entrer automatiquement au collège un enfant qui ne sait pas lire, écrire et compter potablement (une forme de sélection ?) et en évaluant les manques tout au long du parcours (ce qui suppose aussi des moyens pour y palier).

                  A ces conditions, oui, un bac retrouverait sa signification, mais finalement, comme avant l’instauration du collège unique ? Un peu sélectif quand même, pas très progressiste, bref, pas politiquement correct, mais plus près des réalités. Ces fichues réalités qui vous attendent au tournant, pour se venger d’avoir été négligées…

                  Par ailleurs, je n’ai jamais évoqué les prépas.


                • Rincevent Rincevent 3 novembre 13:19

                  @oncle archibald

                  C’est souvent le problème avec les militants « purs et durs » : quand la réalité vient contrarier leur bréviaire, elle doit être triturée jusqu’à rentrer dans le moule, sinon elle est ignorée (pardon, dépassée…).


                • Armelle Armelle 3 novembre 17:12

                  @taktak
                  Vous n’en avez pas marre de raconter n’importe quoi ?
                  "100% des demandes d’inscriptions en classe prépa sont satisfaites et il n’y a pas de condition ou de pré requis autre pour y accéder que d’avoir le BAC"

                  Vous habitez où ?
                  Mais comment peut on écrire de telles âneries ? Vous vous y mettez à plusieurs ?
                  On peut comprendre votre éternelle démarche consistant à transformer des vérités pour coller à la doxa coco mais il ne faudrait pas que ça devienne une habitude pour tous les sujets que vous abordez !!!


                • taktak 3 novembre 17:40

                  @Armelle
                  Vous ne connaissez pas le sujet :

                  Il y a plus de place en CPGE que de candidats. La sélection n’est effecive que pour les plus « grandes prépars », préparant exclusivement au concours des meilleurs des grandes écoles.

                  Cela dit, un étudiant dans une « petite prépa » de province peut parfaitement réussir le concours de l’X ou HEC et il y en a tous les ans.

                  bref oui la seul condition pour entrer en prépa c’est d’avoir le BAC.


                • pipiou 3 novembre 18:27

                  @taktak

                  Affirmation ridicule qui montre votre méconnaissance du sujet et votre avis d’avoir raison à tout prix.

                  Ce n’est pas parce que il y a des places libres en CPGE que n’importe qui est accepté.
                  Prenez votre temps pour réfléchir.


                • oncle archibald 3 novembre 19:13

                  @taktak : oui effectivement, les dossiers de demande d’inscription sont montés bien avant le mois de Juin et ils comprennent tous vos bulletins trimestriels depuis la 3eme. Si à la vue de ces documents vous paraissez être un candidat acceptable reste la condition sine qua non : avoir le bac avec mention assez bien au minimum mais bien ou très bien c’est mieux. Passable signifie en fait « passez votre chemin ».

                  Et puis vos nous faites un fromage avec l’accès aux classes prépa. L’objectif dans ces classes est bien de se préparer à concourir pour être accepté dans l’une ou l’autre des « grandes écoles ». Et là vous croyez qu’ils y sont tous ? Vous croyez qu’’ils sont automatiquement reçus ? Et s’ils le sont croyez vous qu’ils sont reçus dans l’école qu’ils souhaitaient en premier choix ? Tous à Polytechnique ou aux Arts et Métiers ? Faut redescendre sur terre de temps à autre !


                • Rincevent Rincevent 2 novembre 16:28

                  Erratum : l’enseignement supérieur filtre... flirte, bien sûr.


                  • titi 2 novembre 16:54
                    Je ne sais pas où conduiront les réformes Macron.

                    Ce qui est sûr c’est que ca peut difficilement être pire qu’aujourd’hui.
                    La qualité d’enseignement de l’EN recule dans tous les classements internationaux.

                    La politique du « bac pour tous » est un échec cuisant.

                    Si la sélection ne se fait pas au moment du bac, ni à l’université, alors elle se fait le jour où le jeune vas chercher du boulot.

                    On a beau nier les réalités, elles vous rattrapent toujours...


                    • Balamou Balamou 2 novembre 17:01

                      demain prcf fais la sortie des maternelles !!!!!

                      camarade moutard on vous spolie  l’année prochaine en ce1 plus de sieste !!rebellez vous  !!!!

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