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Accueil du site > Actualités > Economie > ECONOMISER des VIES : sur les routes ou à l’hôpital ???

ECONOMISER des VIES : sur les routes ou à l’hôpital ???

Comme l'économie régit notre monde politique et médiatique, alors ce problème de santé publique doit être traité selon ses critères, en nombre et en coûts : aux 340 à 400 vies économisables sur les 3450 morts/an sur nos routes, il est indispensable d'opposer les milliers de décès annuels par infections nosocomiales qu'il serait possible d'éviter en grand nombre, avec des économies importantes à la clé : un scandale soigneusement mis sous le boisseau !

De la fin de la seconde guerre mondiale à 1972 le nombre de tués et de bléssés augmentait régulièrement chaque année pour atteindre, en 972, 18034 morts et 386874 blessés ! Les diverses mesures administratives de limitations de vitesse et d'alcoolémie, et du port obligatoire de la ceinture de sécurité, renforcées à pluseurs reprises, et couplées aux améliorations technologiques du réseau routier et des véhicules (résistance au crash, performance des freins, assistance électronique à la tenue de route et au freinage...) ont réduit considérablement le nombre de victimes (en 2017, 3693 tués et 77476 blessés) alors que l'indice de circulation augmente (nombre de véhicules en circuation x kilométrage moyen parcouru) : depuis 20 ans le nombre de tués a été divisé par 2 (réduction de 50%) alors que l'indice de circulation a augmenté de 80%, soit, in fine, une réduction de 76% de tués à indice constant de circulation !

La volonté gouvernementale de réduire la vitesse maximale autorisée sur les voies secondaires (routes sans séparation médiane) à 80 km/h devrait épargner 340 à 400 vies humaines (environ 10%) et réduire corrélativement les nombres de blessés et d'accidents. Les accidents en ville et sur voies rapides ne sont pas concernés, même si un piéton renversé à 50 km/h a un taux de létalité voisin de 100% ! Les contestations publiques dans les médias et sur les réseaux sociaux sont amplement développées : inutile d'en rajouter ! restons sur un plan économique.

 

Les considérations économiques des accidents de la route

Les principaux coûts des acccidents de la route sont en très grande partie à la charge de la Sécurité Sociale (hospitalisation, indemnités journalières, pensions invalidité...) et des assurances (responsavilité civile, dommages aux tiers, aux occupants, au véhicule à réparer ou remplacer...). Le coût total serait estimé à 2,2% du PIB annuel, soit 47,6 Md€ (organismes publics, assurances, entreprises, fonction publique, familles..). Une partie importante des dépenses pour les bléssés se concrétise par de l'activité économique (prestations hospitalières, Samu, ambulances, médicaments, prothèses, rééducation, réparation des véhicules ou vente d'un nouveau véhicule, pensions...) et rentre dans le PIB. Pour l'estimation globale de 47,6 Md€, la perte pour un tué est valorisée à 4 milions € selon les indemnités maximales accordées lors de procès. Même en prenant cette valeur maximale la "perte économique" maximale des tués ne serait que de 15 Md€ et la perte réelle bien plus faible. Quant aux blessés les statistiques incluent aussi bien des pansements légers que des interventions lourdes de chirurgie avec un handicap résiduel.

La mise en application de la limitation de vitesse à 80 km/h devrait donc faire économiser théoriquement 4,7 Md€/an, et pratiquement beaucoup moins. Avant de préciser les bénéficiaires il est bon de rappeler que des activités économiques vont pâtir des effets indirects de la réduction du nombre de victimes :

+ secteurs en diminution :

- le secteur de la réparation automobile et de la vente de véhicules,

- les prestataires de secours, ambulances, Samu, pompiers... dont globalement leurs budgets devraient se réduire,

- les établissements hospitaliers (hôpitaux et cliniques) rémunérés à l'acte, à l'activité et à l'occupation des lits, disposeront de moins de ressources financières. La baisse d'activité réduira la pression en heures supplémentairres sur le personnel souvent surchargé, mais la baisse des dépenses restera inféieure à la baisse des ressources ! Beaucoup d'hôpitaux sont en déficit et le seront plus encore avec la nouvelle limitation de vitesse : le buget public (État ou Sécu) devra augmenter ses contributions !

- les prestataires auxiliaires de la santé (rééducation, prothésistes, établissements de convalescence, fournisseurs de médicaments..) vont subir une baisse de leur activité sans compensation.

+ secteurs en amélioration :

Ces secteurs vont connaître une amélioration de leur situation économique et financière :

- les caisses de Sécurité Sociales (accidents, maladies, invalidité, indemnités journalières, pensions..) qui dépenseront moins : d'où une légère contribution à la réduction du déficit endémique ; il ne faut pas espérer une baisse des cotisations sociales !

- les assurances-vie (ou décés par accidents), et les assurances de véhicules et des employeurs qui conserveront les montants des primes payées par les assurés, et amélioreront leur rentabilité.

- si les "dégats psychologiques" frappant les victimes et leurs familles seront globalement réduits, il est impossible de le chiffrer en dehors de la statistique globale des 10% de réduction de tués et d'accidentés !

- les ressources de "verbalisation" des dépassements de vitesse maximale autorisée, liée entre autre à l'augmentation programmée des radars de détection (ces radars seront très rapidement amortis par les nombreux PV). Ces ressources nouvelles seront prélevées sur les ressources des usagers verbalisés.

+ conclusion intermédiaire :

Économiquement il est difficile de faire une balance, et de chiffrer les améliorations pour des "profiteurs", pour les organismes et comptes publics et pour les particuliers ayant ainsi "échappé" aux accidents, à la mort ou aux blessures.

 

Les considérations économiques des infections nosocomiales

Ces infections nosocomiales consécutives à certaines infections bactériologiques contractées dans des établissements hospitaliers sont, dans l'inconscient collectif de la population et du corps médical, trop souvent considérées comme une fatalité. Du moins, les usagers, contrairement à ceux des réseaux routiers, ne sont pas tenus responsables.

Les infections bactériologiques en établissements de soins sont courantes et normales : elles sont combattues par des antibiotiques et des mesures d'hygiène et d'aseptie. Le microbiote du tube digestif, les muqueuses des cavités, la peau, hébergent normalement des bactéries dites pathogènes comme les staphylocoques (dorés et autres) qui vivent en symbiose et sont, en partie, régulées par des bactériophages spécifiques ou par des bactéries et leurs enzymes : ces bactéries ne rentrent pas dans le système sanguin. Les infections dites nosocomiales sont des infections dans des plaies par des bactéries ayant développé des résistances aux antibiotiques, même les plus performants. Les résistances sont développées chez les patients avant leur admission dans l'établissement de soins, du fait de leur consommation excessive d'antibiotiques prescrits par le corps médical et aussi par la consommation de viandes issues d'élevages, principalement industriels, utilisant massivement des antibiotiques à titre préventif. Malgré de sévères mesures d'hygiène médicale, il subsiste toujours des foyers de bactéries pathogènes multirésistantes aux antibiotiques dans les établissements de soins. Avec des coktails d'antibiotiques récents, parfois accompagnés d'antibiotiques de la "préhistoire " comme la simple pénicilline, une bonne partie des infections nosocomiales sont guéries suite à un prolongement de l'hospitalisation et aux traitements spécifiques. Le corps médical et toutes les autorités de santé s'accomodent des résultats :

- en France, plus de 4000 morts/an en cause directe unique et près de 10 000 morts/an en cause multiple (en liaison avec une aure infection), mais pour un total reconnu d'environ 750 000 infections nosocomiales déclarées (légères et lourdes) : la durée moyenne d'hospitalisation supplémentaire est de 4 jours, avec un coût moyen estimé entre 3500 et 8000 €, soit un surcoût annuel de 2,4 à 6 Md€ simplement en frais d'hospitalisation. Si en nombre de morts les valeurs sont comparables à celle des tués sur les routes (4 à 10 000 par rapport à 3700) par contre les 750 000 personnes atteintes sont bien supérieures aux 77 500 blessés). Si comme pour les tués sur les routes on adopte la valeur administrative de 4 M€, les coûts supplémentaires seraient de 16 Md€ (4000x4M€) à 40 Md€ (10 000 x4M€).

Pour relativiser il faut signaler qu'en France il y a 15 Millions d'actes de chirurgie (ambulatoire et hospitalisation) de sorte que le taux de décès nosocomial est suffisamment faible pour satisfaire le corps médical et les Autorités sanitaires et de santé publiques ! Mais pour les victimes et leurs familles cette mortalité devrait être réduite !!

- en UE, le nombre de décès, en cause unique, est de 25 000/an : c'est énorme et plus de 50 000 en cause multiple.

 

Mise en place d'une politique sanitaire pour réduire efficacement le nombre de décès par infections nosocomiales

Le Gouvernement n'hésite pas à prendre des mesures impopulaires pour "économiser" 400 vies chaque année et réduire corrélativement le nombre de blessés et l'importance de leurs blessures dans les accidents de la route. Par contre, en ce qui concerne les maladies nosocomiales avec des milliers de décès, le Gouvernement est cyniquement aux abonnés absents, quand bien même les mesures à prendre n'entraînent que des économies et ne coûtent rien, sauf l'ire des industries pharmaceutiques ! Ce n'est pas une "économie" potentielle de 10% que l'on peut espérer obtenir, mais à terme une économie d'environ 90% !! soit des milliers de vies sauvées chaque année !

Les solutions existent depuis un siècle, depuis qu'en1917 Félix d'Hérelle, à l'Institut Pasteur découvre l'effet des bactériophages (sans les voir au microscope) sur les bactéries pathogènes : chaque bactérie, pathogène ou pas, peut être tuée par un virus spécifique (ou de plusieurs types) appelé phage. Ce dernier pénètre dans la bactérie (ou lui injecte son ADN) qui va le multiplier en 30 minutes en plusieurs dizaines de phages qui vont faire exploser la bactérie hote et ainsi multiplier les phages partant à l'assaut des bactéries voisines : en moins de deux jours une infection localisée peut être supprimée. C'est ce mécanisme naturel qui explique que des cours d'eau pollués par des bactéries pathogènes bien adaptées en milieu aqueux, se purifient naturellement. Félix d'Hérelle a isolé les virus (phages) actifs de différentes maladies bactériennes, en particulier pour les infections des blessés de guerre en 1917/18 par staphylocoques, pour des otites et aussi pour le choléra en Inde (provoqué par le vibrion cholérique, bactérien). Le Gange, où de nombreuses personnes contaminées se baignent pour être guéries par les eaux sacrées, est fortement contaminé par le vibrion cholérique près des rives, la concentration diminuant rapidement vers les zones centrales profondes et vers l'aval du fait de la purification progressive naturelle par les phages. Certains pélerins rapportent des bouteilles d'eau du Gange prélevée lors de leurs baignades rituelles pour en faire un traitement anti choléra. En France entre les deux guerres, des préparations ont été mises au point et utilisées jusqu'au développement des antibiotiques plus faciles d'emploi. En Géorgie, Éliéva un disciple de Félix d'Hérelle a créé un institut de soins à base de phages qui existe toujours et fait des "miracles" car en dernier recours le traitement de phages peut éviter de nombreuses amputations. Maintenant en France, en milieu hospitalier, des médecins francs-tireurs, agissant sous le couvert de la convention d'Helsinki, en préparant des phages ou en les faisant venir de Russie ou de Tbilissi où ils sont en vente libre, permettent des guérisons d'infections nosocomiales graves et évitent l'amputation. Mais ces francs-tireurs ne font pas de promotion !

Pour les élevages et l'industrie agro-alimentaire l'utilisation de certains phages sont tolérés et efficaces : le remplacement des traitements préventifs à base d'antibiotiques par des traitements naturels à base de phages aurait un grand impact sur la santé animale et sur la santé humaine. Le principal frein est d'ordre économique car les vétérinaires prescrivent et fournissent eux-mêmes les antibiotiques et autres pesticides d'élevages : ils continueront tant qu'une sévère réglementation ne mettra pas fin à ces dérives forrtement préjudiciables à la santé publique.

Pour les traitements en hospitalisation, l'ANSM et autres agences et organismes sont réticents et ne donnent que des autorisations au compte-goutte en absence d'AMM : aucun laboratoire industriel ne veut financer la procédure d'AMM car les phages n'étant pas brevetables, alors l'AMM obtenue sera valable pour tous les concurrents ! La seule solution, purement administrative est de revoir la réglementation avec l'agréement de laboratoires pour préparer à la demande des phages. Ces laboratoires sont compatibles avec les laboratoires classiques d'analyses biologiques et ne demandent que peu d'investissements.

Dans son programme d'économies pour la Sécu, le Gouvernement veut agir pour contrôler les ordonnances excessives ou inadaptées (prescription d'antibiotiques à tout va, même pour les infections virales où ils sont inutiles). Dans sa lutte contre l'emploi inadapté des antibiotiques le Gouvernement devrait aussi s'occuper des vétérinaires !

Le déblocage de la situation actuelle de forte mortalité par maladies nosocomiales ne demande que du bon sens et du courage des politiques et des Administrations : sinon il faudra qu'un collectif des victimes ou de leurs proches portent plainte contre les personnes ayant autorité, (politiques du gouvernement, corps médical, administrations) pour refus de porter secours à des personnes en danger de mort et pour s'être opposé à des traitements qui ont fait leurs preuves depuis des décennies !

Enfin pour apporter une note d'optimisme, la découverte du microbiote intestinal, les nombreuses études nouvelles dont il fait l'objet, l'interdépendance du monde des microbes, bactéries et virus, doivent contribuer à une médecine holistique, à une bonne santé en phase avec la nature de l'homme.


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12 réactions à cet article    


  • flourens flourens 30 juin 09:50
    et on ne dit rien à l’industrie qui continuera à produire des bolides de 700 voire 1000 cv avec plus de 300 km/h en pointe, 0 à 100 en 4 secondes, et ils voudraient qu’ils roulent à 80, il faut m’expliquer comment, une Porche ne passera jamais la seconde, mettez un gros os bien saignant devant un molosse et dites lui, pas touche, vous allez voir le résultat, surtout si vous tournez le dos, la bagnole est le révélateur de nos pires instinct, puissance, jouissance, complexe de supériorité, et ils voudraient régler tout ça avec un 80,
    bon, ceux qui se frottent les mains sont les boites privées qui vont s’occuper des radars privatisés, mais peut-être est-ce cela la principale motivation

    • Le421 Le421 30 juin 17:58

      @flourens

      C’est là la seule et unique motivation.
      Taxer ces salopards de bouseux pingres et friqués.
      Dont je fais partie.
      Macron, tu vas pleurer.
      Notre pognon, on va le garder et mieux.
      On va te chier dans les bottes en serrant le frein à main.
      Sur tout.
      Parce que sans nous, le pays ne tournera pas...

    • jymb 30 juin 11:19

      Un simple coup d’oeil sur wikipedia


      vous montre la réalité : les accidents de la route sont une cause infime de décés en France
      Mais on peut aspirer un milliard d’euros par an en fabriquant des « infractions » de manière industrielle. Voire plus puisque les sur-obligations de lenteur absurdes et le génie malfaisant des fabricants de flashs ont budgété pour le futur proche de massives rentrées d’argent 

      Un autre coup d’oeil sur le trés officiel site des impots :

      En descendant sur la page....BANCO ! le site des impôts explique comment payer ses amendes et son stationnement
      Plus de cynisme, plus d’hypocrisie, c’est l’état qui le dit officiellement : il s’agit d’Impôts ! 

      Quelques secondes suffisent ainsi pour avoir la nausée...seule consolation, beaucoup de braves gens, vous et moi, sont carrément révoltés
      Par celà et par le reste 

      • Jeekes Jeekes 30 juin 11:22
        Comparaison intéressante.
         
        On pourrait faire le même exercice avec :
        - les accidents ’’du travail’’
        - les accidents ’’domestiques’’
         
        Mais là, les pourriticards s’en foutent.
        Pas moyen de mettre des radars sur chaque chantier ou dans chaque cuisine pour se régaler de bons gros PV bien juteux (dont on pourrait confier le traitement à quelques copains dans le besoin...).
         
        Alors, circulez, y’a rien à voir !
         



          • Laulau Laulau 30 juin 11:42
            Limiter la vitesse à 80 ça fait jaser et ça ne coute rien au gouvernement.
            Lutter contre les maladies nosocomiale, c’est mettre du fric pour la santé des pauvres. C’est loi, très loin des préoccupations de Narcisse Jupiter.

            • hugo BOTOPO 30 juin 14:52

              @Laulau
              « Lutter contre les maladies nosocomiales, c’est mettre du fric pour la santé des pauvres »

              Erreur classique : cette lutte ne demande pas de fric supplémentaire, bien au contraire ; sinon elle serait envisagée car qui dit fric supplémentaire dit profits supplémentaires pour l’industrie pharmaceutique et pour diverses activités et professions du corps médical, contrôles inclus.

              Par contre Narcisse Jupiter se préoccupe effectivement d’améliorer la situation des plus riches, individus, actionnaires et entreprises : la bonne santé de tout un chacun s’améliorera avec le ruissellement !


            • zygzornifle zygzornifle 30 juin 14:52

              Un suicide de paysan tous les jour et demi , des dizaines de milliers de morts du a des mauvais diagnostiques , a des interaction médicamenteuse et au manque d’hygiène dans les hôpitaux plus des milliers dus aux accidents domestique , les morts sur la route ça me fait bien marrer , c’est infinitésimal par contre il y a « un pognon de dingue » a se faire pour l’état autrement on n’en parlerai meme pas .....


              • foufouille foufouille 30 juin 15:37
                « la perte pour un tué est valorisée à 4 milions € selon les indemnités maximales accordées lors de procès »
                c’est juste pour un riche, un sans dents n’auras presque rien.
                une médecine fiable à 100% n’existe pas.



                  • Ruut Ruut 2 juillet 16:48

                    Le Cancer est le plus violent des assassins.


                    • colibri 3 juillet 09:31
                      Il y a longtemps que les médecines alternatives connaissent le microbiote intestinal , et prescrivent des pré et probiotiques pour résister contre les maladies .

                      Les maladie nosocomiales sont dues à un excès d’hygiène , qui provoque des sélections .On ne peut pas vivre dans une univers complètement aseptisé , chercher l’aseptie complète est illusoire et ne mènera à rien du tout , les bactéries se renforceront encore plus .
                      Les phages peuvent être une solution , il y en a d’autres comme les HE .

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