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Accueil du site > Actualités > Economie > Euro : 20 ans d’un désastre économique

Euro : 20 ans d’un désastre économique

Il y a vingt ans, la monnaie unique européenne commençait à prendre la place du franc dans notre porte-monnaie. Cet anniversaire occasionne la publication de tribunes et autres papiers qui présentent sous un regard tellement flatteur l’euro que cela rappelle, pour ceux qui en douteraient encore, que l’UE et l’euro sont une religion. Le discours de leurs défenseurs n’est qu’un catéchisme orwellien si détaché de la réalité que ses moines-soldats parviennent à dire blanc quand ils voient noir…

Un Titanic qui n’a pas encore rencontré son iceberg

« La voix de la raison » : voilà comme Gaëtan de Capèle a titré son éditorial d’hommage à l’euro. Premier faux pas tant l’euro est un projet profondément déraisonnable économiquement. On pourra rappeler ici que la théorie économique a produit le concept de Zone Monétaire Optimale, qui décrit une zone apte à partager une même monnaie, comme le rappelait Maurice Allais, notre premier « prix Nobel d’économie » il y a 30 ans dans les colonnes du Figaro. Une telle zone doit donc présenter une grande homogénéité économique, un budget commun important, et une forte mobilité des travailleurs. Comme l’a pointé la campagne référendaire sur le traité de Maastricht en 1992, la zone euro ne satisfait aucun de ces critères  : la zone est très hétérogène, jusqu’au niveau des salaires, le budget commun est dérisoire, et les mouvements des travailleurs sont 80% plus bas que ce existe aux Etats-Unis, qui a bien reculé.

Bref, depuis le début, le choix de l’euro est un choix déraisonnable économiquement, dont l’objectif était alors avant tout politique, notamment de la part de la majorité des élites de la France. D’une part, elles pensaient ligoter une Allemagne qui regardait davantage vers l’Est à notre pays. D’autre part, cela correspondait à l’agenda oligarchiste qui visait à défendre le pouvoir d’achat des plus riches, qui peuvent épargner ; faciliter la vie des multinationales au sein de la zone euro ; et, cerise sur le gâteau, sortir la gestion de la monnaie du cadre démocratique pour la confier à des technocrates prétendument indépendants, dont il était évident qu’ils mèneraient une politique conforme aux intérêts d’une oligarchie seulement inquiète de l’inflation, au contraire de la Fed, qui met l’emploi au même niveau que l’inflation…

Vingt ans après, le bilan est assez calamiteux. Et il suffit pour le démontrer de reprendre un à un les arguments de Gaëtan de Capèle pour le démontrer. Premier argument : « les Français ont fini par adopter l’euro  ». En effet, il existe un baromètre européen selon lequel 66% des Français penseraient que l’euro serait une bonne chose pour le pays. Néanmoins, ce baromètre sans doute un peu biaisé doit être sérieusement remis en perspective par les sondages qui montrent de manière assez régulière qu’invités à voter à nouveau sur le traité de Maastricht, les Français y répondraient « non », à 52%, et même 57% pour ceux qui pouvaient alors voter en 1992. En réalité, si les Français ne souhaitent pas quitter l’euro, ils regrettent majoritairement d’y être passés, mais une majorité s’y est résignée car elle craint les conséquences d’une sortie alors que les études sérieuses démontrent que cela est possible et même assez facile.

Le deuxième argument, « tout retour en arrière est illusoire  » est donc complètement faux. Je renvoie ici à l’étude remarquable de Jonathan Tepper qui a fait les récensions des nombreuses fins d’union monétaire des décennies passées et qui montrent que ces unions finissent bien. L’un des exemples les plus intéressants, étudié en Allemagne, est la séparation monétaire de la République Tchèque et de la Slovaquie, que 70 ans de vie commune n’avaient pas transformés en Zone Monétaire Optimale… On peut également renvoyer à l’étude de Jacques Sapir et Philippe Murer sur la question. Comme je le pointe depuis 2010, une immense majorité des « Prix Nobel d’économie » qui se sont exprimés sur le sujet, critiquent la zone euro, Joseph Stiglitz y ayant même consacré un livre particulièrement sévère.

Dire que « l’euro s’est imposé comme monnaie de réserve internationale  » est tout aussi partiel que partial. Son poids est inférieur au poids cumulé des monnaies qu’il a remplacé, et surtout, il n’a pas du tout remis en question la suprématie du dollar, contrairement aux promesses de ses défenseurs. L’argument le plus orwellien est probablement celui qui en fait une « balise de sécurité indispensable dans la globalisation  ». Non seulement l’euro ne nous a pas protégé de la crise des subprimes venue des Etats-Unis, mais il nous y a plongé un trimestre avant les USA du fait de la politique d’euro cher ! Pire, la crise économique s’est prolongée avec la crise de la zone euro pendant des années. Et comme au début de la décennie précédente, la zone euro est une des zones qui subit la crise la plus dure avec la pandémie. Loin d’être une balise de sécurité ou une bouée, l’euro et l’UE sont des boulets aux pieds de nos pays.

Et s’il n’est pas faux qu’il « met les entreprises à l’abri de nombreuses fluctuations monétaires  », difficile de voir en quoi cela apporte un avantage concret pour la zone euro par rapport à la Grande-Bretagne, au Japon ou à la Corée du Sud. Nous n’y avons pas gagné une meilleure position que les pays qui ont refusé de partager leur souveraineté monétaire. Pire, cela a poussé à une course maladive au moins-disant social et salarial entre pays européens, qui a fait de l’Allemagne le malade du continent pendant une décennie, et dont les réussites commerciales ne se concrétisent pas matériellement pour une grande partie de la population, précarisée et appauvrie, le prétendu modèle allemand ayant une face très sombre. Les pays du Sud et la France ont suivi plus tard les politique de l’offre, après avoir subi une désindustrialisation massive, avec sa marche arrière sociale, conséquence trop prévisible de l’unification monétaire.

Enfin, dire qu’il « apporte aux Etats des capacités financières incomparables  » est assez grotesque étant donnée la taille ridicule du très tardif plan de relance européen, qui ne mobilise qu’un peu plus de 2% du PIB de l’UE sur 4 années, une fraction dérisoire des plans étatsuniens. Par ailleurs, les capacités financières sont largement décidées à Francfort par la politique de la BCE, qui peut retirer son soutien du jour au lendemain. La situation de la Grande-Bretagne, et plus encore du Japon, sont bien plus confortables. Et que dire de la « grand secours pour financer les investissements d’avenir  », alors que l’UE et la zone euro sont en retard sur pratiquement toutes les dernières technologies, n’étant qu’un territoire de conquête pour les GAFAM, ayant vu bien de ses champions (Nokia, Alcatel…) rachetés. Ce ne sont pas les crédits dérisoires du plan de relance qui changeront quoique ce soit à la position du continent…

Vingt ans après, il est clair que construire l’euro était totalement déraisonnable, imposant une taille unique monétaire à des pays trop différents pour partager un instrument si important de la politique économique. Si la volonté d’en sortir demeure minoritaire, je crois que le soutien ne cesse de s’éroder, l’adhésion étant de plus en plus remplacés par une résignation à un système qui marche mal. Tôt ou tard, cette tour de Babel moderne finira par s’effondrer, et le jugement de l’histoire sera sévère…


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41 réactions à cet article    


  • Reflexo78 Reflexo78 8 janvier 13:02

    L’euro et la mutualisation des dettes des états européens sont l’une des clés permettant de comprendre le pétrin économique et monétaire actuel.

    Ce pétrin justifie les mesures sociétales et économiques, voire monétaires prises par les banquiers à la tête de certains pays : en France, Mr Macron, Président de la République Française en exercice, ex banquier d’affaires à la banque d’affaires Rothschild & Cie, dont il devient associé-gérant en 2010.

    En Italie, Mr Mario Draghi, actuellement Président du Conseil des ministres d’Italie, ex Vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs (banque d’affaires) de 2002 à 2005, il est gouverneur de la Banque d’Italie de 2006 à 2011, puis président de la Banque centrale européenne de 2011 à 2019

    Rappel, cet article de Charles Gave, toujours d’actualité
    14 Décembre, 2020

    Covid : ”ILS” nous prennent vraiment pour des imbéciles…

    Je me souviens de ce que disaient les spécialistes, les vrais, en France, en Suède, aux USA au début de la pandémie : le nombre de gens atteints n’a aucune importance, ce qui compte c’est le nombre de décès causés par la maladie.

    La Suède ayant prouvé que le confinement ne servait à rien, que se passât ‘il quand la hausse saisonnière de la mortalité reprit chez nous ?

    ‘’Ils ‘’ décidèrent de … reconfiner

    Devant ce désastre, qui rappelle la bataille de France en 1940, on ne peut s’empêcher de rechercher une explication et dans le fond il n’y en a que deux :

    1/ Une incroyable incompétence, enrobée d’une formidable suffisance, le tout saupoudré d’énormément de corruption. C’est la thèse la plus plausible. ...

    2/ La deuxième explication est celle du complot, le degré zéro de la pensée politique disait Revel.

    A l’appui de cette thèse, le simple fait que la crise du Covid ait permis à Bruxelles de réussir un fort beau coup d’état en mutualisant la dette des pays européens, alors même que cela était formellement interdit par tous les traités européens.

    Et comme une grande majorité de crimes monétaires, cela s’est passé au mois d’aout 2020 et depuis, la BCE achète à tiroir ouvert la dette de tous les états faisant partie de l’Euro, alors que cela aussi était interdit par les traités.

    Je comprends que certains se disent que cette crise économique est arrivée au bon moment pour les eurocrates…

    http://echelledejacob.blogspot.com/2020/12/covid-ils-nous-prennent-vraiment-pour.html#more


    • roby roby 8 janvier 18:27

      @Reflexo78
      Qu’en pensez-vous ?


    • titi titi 8 janvier 22:21

      @roby

      Sauf que la mutualisation des dettes, c’est ce que réclamaient les pays du club med en 2008, et qu’ils n’ont jamais obtenu, avant 2020 pour le traitement de la crise du Covid.
      Expliquez moi comment un truc qui n’existe pas nous a mis dans le pétrin ?


    • Reflexo78 Reflexo78 8 janvier 22:42

      @roby
      In fine, à qui profite la situation ?

      A 38’22 du témoignage d’ Anice Lajnef : sa compréhension des risques associés aux taux bas, et sur le pouvoir qu’ils transfèrent aux milliardaires

      Voyage au cœur du système financier avec l’ex-trader Anice Lajnef, ancien trader à la Société Générale à Paris, Nomura et Barclays à Londres

      https://youtu.be/KcBJ5WVys_M


    • zygzornifle zygzornifle 8 janvier 13:15

      Ce n’est pas l’Euro qui est catastrophique mais les politiques qui composent le parlement ....


      • Eric F Eric F 8 janvier 13:44

        @zygzornifle
        « Ce n’est pas l’Euro qui est catastrophique mais les politiques qui composent le parlement .. »

        Bonne remarque, le problème est la manière dont est géré et utilisé l’euro. C’était pire à l’époque Trichet, avec l’euro fort et restriction des crédits et émissions. Désormais il n’y a plus pénurie de monnaie, les taux sont plus bas qu’on n’avait jamais connu avec le franc, et l’état s’endette sans augmenter le cout global de la dette. Sauf que cet argent facile est gaspillé au lieu d’être investi dans la relocalisation industrielle et la création d’emplois productifs et pérennes, des milliards pour les tests et l’indemnisation du non-travail, peu de chose pour les infrastructures publiques et l’outil de production local. L’argent gaspillé en dépistage serait mieux placé dans la rémunération de personnel médical hospitalier, une infirmière gagne mieux sa vie dans un barnum à gratter les fosses nasales de gens sans symptôme qu’à soigner des malades hospitalisés.


      • HELIOS HELIOS 11 janvier 17:16

        @zygzornifle et Eric F

        ... bien evidement !
        et ne pas oublier qu’en plus d’etre probablement incompétents et pour cacher cette incompétence, les « zautorités » non-élues européennes refilent a des cabinets de conseils américains == au passage, qui eux savent défendre les intérêts de leur pays == la détermination des choix économico-politiques qui s’appliquent a l’UE.

        Si vous imaginiez un quart de seconde seulement, ce qu’en pense certains acteurs de pays « non-alignés » ici en AM du Sud, ... tiens juste pour dire, soit vous emigrez demain matin s’il vous reste encore une peu d’argent apres avoir tout vendu... soit, soit, soit... je ne sais pas trop dire sans parler d’autre chose,mais dans tous les cas ça marque !

        Bon, j’y retourne, j’ai encore du boulot
        Chao


      • Reflexo78 Reflexo78 8 janvier 13:33

        Cette pression sur l’Euro, liée à la somme colossale de la dette des états, n’est pas pour déplaire à tout le monde..

        En effet pour éviter une incapacité des états à rembourser leurs dettes, la BCE (Banque Centrale Européenne) est contrainte de maintenir les taux auxquels les états empruntent, à un niveau bas.

        MAIS par ricochet, voici une autre conséquence des taux bas, rarement dévoilée :

        Voir à 38’22 du témoignage d’ Anice Lajnef : sa compréhension des risques associés aux taux bas, et sur le pouvoir qu’ils transfèrent aux milliardaires

        Voyage au cœur du système financier avec l’ex-trader Anice Lajnef, ancien trader à la Société Générale à Paris, Nomura et Barclays à Londres

        https://youtu.be/KcBJ5WVys_M


        • Djam Djam 8 janvier 13:51

          On ne rappelera qu’une seule chose majeure ici :

          UN PAYS QUI NE BAT PLUS SA MONNAIE EST UN PAYS FINI.

          L’invention de l’Euro n’a jamais eu pour but de rendre les peuples plus heureux mais tout bêtement de les aliéner définitivement à une dette virtuelle perpétuelle. 

          le reste n’est que manipulations et blabla creux permettant d’occuper l’espace médiatique par des « économistes » (ça existe, ça ??) qui passent leur temps à expliquer le fonctionnement du vent et aujourd’hui celui du vent numérique smiley


          • Reflexo78 Reflexo78 8 janvier 14:00

            @Djam
            ../...UN PAYS QUI NE BAT PLUS SA MONNAIE EST UN PAYS FINI.../...
            Exact !
            Une citation à l’appui
            « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois. »
            Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)


          • Lynwec 8 janvier 14:50

            @Reflexo78
            Citation que le site wikitruc s’empresse de classer comme inexacte, car elle est dérangeante et trop conforme à la réalité observable.


          • Reflexo78 Reflexo78 8 janvier 14:02

            Ou encore celle-ci

            « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. […]

            Napoléon Bonaparte, (1769-1821)


            • DantonQ DantonQ 8 janvier 14:05

              L’UERSS et l’euro sont plus qu’une religion : c’est une secte, avec leurs gourous et leur police de pensée qui empêchent tout débats et tout bilan sur la question ! Malheureusement pour ces sectaires qui vivent dans un monde parallèle, la réalité fini toujours par l’emporter...hélas ça risque de se faire extrêmement violemment ! 


              • cettegrenouille-là cettegrenouille-là 8 janvier 16:51

                @DantonQ

                " L’UERSS et l’euro sont plus qu’une religion : c’est une secte, avec leurs gourous et leur police de pensée qui empêchent tout débats et tout bilan sur la question ! "

                Confondre , mettre sur le même plan, l’UE et l’URSS, ce n’est pas seulement commettre un contresens historique, c’est s’interdire de comprendre ce qui nous arrive et c’est s’empêcher de trouver une solution valable, d’avancer dans la bonne direction.


              • microf 8 janvier 15:47

                L´Euro n´a que 20 ans. « Les Français dénoncent l’Euro comme responsable de la baisse du pouvoir d’achat »

                Toutefois l´Euro est mieux pour les francais que le Franc CFA crée par la France il ya des décénnies en Afrique.

                Avec l´Euro francais vous allez partout l´utiliser, par contre avec le Franc CFA, il n´est utilisable que dans votre pays.

                Le Franc CFA a été crée par la France depuis les temps coloniaux pour ses colonies en Afrique.

                Ce France CFA est imprimé en France, pour les billets á Chamalières, pour les pièces et les médailles á Pessac.

                Ce Franc CFA est géré par le Trésor francais, et la France dispose dans chaque pays qui utilise cette monnaie un siège avec droit de veto dans le Conseil d´Administration des Banques Centrales de ces pays, c´est á dire si un de ces pays veut faire une politique monétaire ou économique indépendante la France avec son droit de veto, dit non.

                Ce Franc CFA n´est changeable dans aucune banque francaise, et même en Afrique, le Franc CFA d´Afrique Centrale est différent de celui de l´Afrique de l´Ouest, ceci a été fait pr la France pour empêcher les transactions entre les deux entités.

                La France dévalue ce France CFA selon ses intérêts, la dernière dévaluation date de 1994, le Franc CFA a été dévalué du jour au lendemain par la France de moitié. C´est á dire vous aviez dans votre compte 1000 Franc CFA le lendemain vous vous retrouvez avec la moitié, á savoir 500 Franc CFA et les prix avaient aussitôt doublés le lendemain avec un Franc CFA dévalué de moitié, une vraie escroquerie.

                Les francais vont maintenant comprendre les plaintes des africains francophones.


                • Mondot Mondot 8 janvier 15:59

                  @microf
                   
                  ’’Toutefois l´Euro est mieux pour les francais que le Franc CFA crée par la France il ya des décénnies en Afrique.’’
                   
                  Et le rapport avec la choucroute ?
                   


                • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 8 janvier 16:21

                  @microf,
                   Très bonne constatation.
                   Il n’y a que l’Allemagne avec Kohl qui n’a pas dévalué le DM de l’est par rapport au DM de l’Ouest.
                   L’euro a apporté la stabilité.
                   On a pu voir avec lui, les différences de prix pour un bien donné d’un pays vis à vis d’un autre sans devoir calculer la conversion.
                   Cela a stabilisé les marchés qui n’ont plus dû ajouter au prix une prime de risque dans l’UE. Les fluctuations de prix dues au change existent encore avec les autres parties du monde.
                    Je pense qu’on n’a pas encore compris cela. 


                • Émile 13 janvier 08:29

                  Le rapport monsieur ? l’Afrique francophone est toujours une colonie.


                • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 8 janvier 16:15

                  «  l’euro sont une religion »

                  Le FF ne l’est-il pas ?



                  • Parrhesia Parrhesia 9 janvier 12:36

                    @Réflexions du Miroir
                    Non seulement le Franc Français n’est plus, mais l’éventail des compétences françaises nécessaires pour le faire revivre n’est plus non plus.
                    Et ceci dure depuis l’émergence de Valery Giscard d’Estaing et de son successeur Mitterrand. Ce qui signifie qu’a la déficience des hommes s’ajoutent les dommages imputables au temps  !
                    La pente sera dure à remonter, particulièrement avec la bande d’authentiques pitres qui tient désormais le haut du pavé socio-économique français.
                    Quant à l’Euro, ceux qui soutiennent qu’il n’est pas en cause ont raison !!!
                    C’est l’Europe et ses leaders, dont les leaders français, qui sont en cause !!!
                    Bonne journée.


                  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 8 janvier 18:57

                    Soit on adopte l’Euro et on devient dépendant des banquiers

                    Soit on ne l’accepte pas et on devient victime des banquiers

                    L’Euro et l’UE ne sont que la partie visible de l’iceberg. L’iceberg c’est l’incompétence, la financiarisation, la corruption et l’arnaque généralisée au niveau planétaire.

                    Croire que sortir de l’Euro ou de l’UE va dénouer le nœud gordien du fonctionnement du monde actuel c’est fondamentalement éliminer quelques symptômes pour le remplacer par dix autres problèmes surprise qui vont émerger.

                    Regardez les pays hors de l’Euro (Pologne) ou hors de l’UE (Angleterre, Turquie) c’est juste un autre merdier sans Euro ou sans UE dans le même bouillon de culture. Sortir n’implique pas réussir, mais persévérer contre vents et marées.

                    Les gens ne sont pas suffisamment éduqués, faites expérience autour de vous, moi je l’ai faite : personne n’est prêt, personne n’est disponible pour ce que vous espérez.


                    • Reflexo78 Reflexo78 8 janvier 22:09

                      @La Voix De Ton Maître
                      «  Je me dois de fustiger ton pessimisme qui frôle le défaitisme. » (Ethan et Joel Coen)


                    • titi titi 8 janvier 22:25

                      @La Voix De Ton Maître

                      « juste un autre merdier sans Euro ou sans UE dans le même bouillon de culture. »
                      Exactement.
                      L’Euro, et l’UE ont bon dos.
                      Comme au foot : il n’y a que les perdants qui contestent des règles.


                    • Eric F Eric F 9 janvier 09:55

                      @titi
                      « Comme au foot : il n’y a que les perdants qui contestent des règles »
                      Au foot, les règles sont les mêmes pour tous les joueurs, en économie les règles favorisent certains acteurs minoritaires en nombre mais disposant d’influence (richesse, pouvoir...).


                    • titi titi 9 janvier 19:41

                      @Eric F
                      Je suppose que vous n’étiez pas né en 1976, où les poteaux carrés ont outrageusement favorisé les allemands.


                    • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 10 janvier 20:20

                      @Reflexo78
                      J’ai essayé, j’ai vraiment essayé.

                      Il faut expliquer l’économie classique (d’avant 2008) puis sa transformation en post*économie (d’après 2009) à grands renforts de graphiques pour démontrer l’arnaque en luttant contre les innombrables diversions de l’actualité.

                      Mon boulanger aujourd’hui doit passer son temps à vérifier de n’avoir que 4 personnes dans sa boutique, je ne vais pas l’emmerder avec mes idées.

                      Il faut un évènement notable pour que les gens se rendent compte. Apparemment une épidémie planétaire ne suffit pas. Ca viendra. je ne suis pas défaitiste.


                    • Reflexo78 Reflexo78 8 janvier 22:17

                      08 janvier 2022
                      Charles de Gaulle et sa vision sur la place de l’or dans le système monétaire mondial

                      De Gaulle et les relations monétaires internationales
                      I – Le rétablissement de la balance des paiements de la France
                      L’une des premières préoccupation du général de Gaulle lors de son retour au pouvoir en 1958 est de voir la France recouvrer son indépendance gravement compromise par le déficit de ses comptes extérieurs.

                      Dès que le plan de stabilisation de décembre 1958 commence à produire ses effets, à partir de l’été 1959, il poursuit simultanément la reconstitution des réserves en or et en devises, qui augmentent de 3 milliards de dollars de 1958 à 1964, et le remboursement de la dette extérieure.
                      II – La réforme du système monétaire international
                      Si sa dénonciation des privilèges du dollar est très généralement approuvée, la nécessité de disposer, en complément de l’or, d’un ensemble de facilités de crédits – qui doivent être d’un usage quasi automatique, si elles veulent pouvoir concurrencer puis remplacer le dollar -, conduira à orienter la réforme du système monétaire international vers la création d’un instrument mis en œuvre dans le cadre du Fonds monétaire international, les Droits de tirage spéciaux (DTS).

                      La France y est peu favorable, mais sa position de négociation est considérablement affaiblie par les événements de mai 1968.

                      Après le départ du général de Gaulle, elle se ralliera à la création des DTS, non sans exprimer sur leurs chances de succès un scepticisme qui se révèlera pleinement justifié.
                      https://www.loretlargent.info/dossiers/charles-de-gaulle-et-sa-vision-sur-la-place-de-lor-dans-le-systeme-monetaire-mondial-22/

                      La suite des événements dira si la solution réside strictement dans les DTS...

                      Il est permis d’imaginer individuellement une alternative à ce système centralisé


                      • Parrhesia Parrhesia 9 janvier 12:53

                        @Reflexo78

                        Un commentaire qui fait plaisir à lire !!!
                        D’autre part vous dites : >>> La France y est peu favorable, mais sa position de négociation est considérablement affaiblie par les événements de mai 1968.<<<
                        Vous avez tellement raison, sur ce point également, que fin 1967 des pourparlers étaient en cours, au terme desquels la Chine envisageait de négocier une partie de son commerce extérieur en Francs Français.
                        Une perspective qui, évidemment n’enchantait pas tout le monde et a pesé lourd dans le déclanchement de la chienlit soixante-huitarde !!!
                        En 1969 la ruine de la France était commencée et ses partisans sont toujours à l’œuvre !!
                        Bonne journée à vous


                      • LeMerou 9 janvier 07:33

                        Le passage à l’Euro.

                        Je m’en rappelle bien d’une partie des arguments formulés, assénés, martelé.

                        - L’Euro se la monnaie unique de la CEE

                        - L’Euro concurrencera le Dollar

                        - L’Euro sera une monnaie forte

                        - Il vous permettra de voyager dans la CEE sans faire de change

                        etc, etc,

                        Ce que j’ai noté, c’est que rapidement mon pain coûtait 6,55957 Francs !!!! et la deuxième découverte étonnante fut le chiffre dans la case du net à payer....

                        Bref dans ce grand mensonge, ont à omis de nous dire aussi que cette monnaie n’était pas vraiment unique, certains Pays avaient conservés leur monnaie.....

                        L’Euro à été aligné sur la monnaie la plus forte du moment le Mark.. J’avoue très humblement ne jamais avoir compris le mécanisme que d’un coup 6 Frs valait 1 euro, soit une sorte d’enrichissement instantané du Pays, ou un endettement instantané.... Pour cause de parité.

                        Que l’Euro soit profitable au monde de la finance ne m’étonne pas du tout et je pense que pour juger de l’utilité, qu’il faut être un expert ou un initié pour comprendre la complexité de la chose.

                        Qu’à véritablement apporté l’Euro aux peuples, au citoyen lamba ?

                        Très sincèrement je n’y vois pas de points véritablement positifs.

                        D’abord montant progressivement vers le haut de la pyramide des âges, je ne peux toujours pas m’empêcher de convertir, ayant vécu une longue période sous les francs ? Cela n’est pas vrai pour les générations nées dans l’euro.

                        Cette conversion, m’étonne toujours, bousculant la valeurs des « choses » telle que je les ait connues.

                        Lors de quelques voyages dans la CEE, aujourd’hui mon portefeuille suffit, au lieu d’une sacoche se remplissant lors du change, me donnant l’impression d’être riche.. smiley

                        Sauf en Suisse ou en G.B. ou là, je retrouve mon statut de Français, en donnant beaucoup pour recevoir peu......

                        L’Euro désastre économique je ne sais pas. Monnaie protectrice ? Je ne pense pas non plus. L’Euro ne concurrence toujours pas le dollar, majoritaire dans les transactions ou contrat (j’en ais fait l’expérience dans mon boulot).

                        Preuve les gros contrats militaire ou civil sont dans leur immense majorité basés sur le dollar....... 

                        L’Euro n’a pas préservé les Pays d’un endettement tellement énorme qu’il en ait absurde. Si ce dernier devait être converti en kg d’or, la planète n’en contient pas assez....

                        Cet euro fort, ne me permet pas d’acheter 6 fois plus de produits fabriqué en Asie par des ouvriers payés mensuellement, ce que je gagnais par heure. Les prix de vente incluant encore aujourd’hui des marges indécentes.

                        L’Euro n’a rien changé au positionnement économiques des Pays de L’UE, la RFA est toujours ce qu’elle est, la puissance industrielle de l’UE et les autres grenouillent, d’autres états s’enrichissent en dettes après être rentré dans l’UE.

                        A mon très humble avis de citoyen lambda, la monnaie unique était un concept utopique né dans la tête de nos élites, qui foire doucement et devant l’échec non avouable de ce dernier, « ils » cherchent constamment à nous faire passer la pilule.

                        Qu’une monnaie unique soit crée pour le commerce, je le conçoit...

                        L’Euro apporte t-il une stabilité financière aux états membres ? Suis pas sûr.

                        Si je me place du coté des billets verts, je trouve que l’idée de cette monnaie unique mise en place par le vieux continent est absolument géniale. Car au lieu d’avoir à faire face à des états qui peuvent jouer avec leur monnaie et mettre un peu le bordel dans la finance, « Ils » en créé une unique.. simplifiant ainsi le problème.

                        Tout comme l’Europe, nos concurrents faisant de substantielles économies de loobying, désormais tout se passe en un seul endroit....... Au lieu de 27, multipliant les frais..... 

                        Je me demande même si nos « connards d’élites dirigeantes(1) » n’ont pas été aidé dans l’affaire.... Au lieu d’avoir 27 « ennemis » financier, il n’y en a plus qu’un ! Le bonheur non ?

                        (1) :

                        Je me permet cet écart de langage insultant et parfaitement incorrect, puisque dorénavant un Président de la République peut officiellement « emmerder » ses citoyens.

                        Me sentant plus alors tenu à un respect de la fonction, devant le fait qu’un « petit con » de Président veut « emmerder » ses citoyens.

                        Si ce vocabulaire populaire ne semble pas en gêner certains, il choque toutefois ma culture, mes enseignements sous la bannière Républicaine d’une époque, qui vient désormais de s’achever, me faisant penser plutôt à une régression qu’une évolution.


                        • LeMerou 9 janvier 07:35

                           smiley Désolé pour les fautes d’orthographe et de grammaire.....


                        • titi titi 9 janvier 19:49

                          @LeMerou
                          « Monnaie protectrice ? Je ne pense pas non plus »
                          Si l’Etat Français emprunte à taux négatifs, c’est grâce à l’Euro, et à l’orthodoxie de la BCE.


                        • Moi ex-adhérent 9 janvier 08:16

                          Avoir plus de 40° de fièvre et vouloir casser le thermomètre est facile, mais la température ne va pas baisser pour autant.

                          Si l’Euro et l’UE étaient à l’origine de notre désastre, tous les pays membres seraient dans le même état, et ce n’est pas le cas. En France, nous avons une forte propension a accuser les autres systèmes de nos carences. Peut-on demander de se remettre en question, sans être de suite catalogué comme anti-français, ou d’avoir trop l’esprit comptable ? Enterrer les causes de la maladie semble devenir la norme, sauf que Causes et Effets, ont la vie dure !!! 


                          • Lynwec 9 janvier 13:56

                            @Moi ex-adhérent
                            Vous semblez être un adepte de la méthode dite « culpabilisation » couramment employée dans les cercles manipulateurs du pouvoir.

                            L’UE a été vendue comme la panacée, l’expérience a prouvé qu’elle est plutôt comme un couteau dans la jambe pour la France, comme pour d’autres pays. Ce carcan politique et économique a empêché toute possibilité d’ajustement intérieur, aidé en cela par une monnaie adaptée uniquement aux économies fortes lors de sa création.

                            Ajoutez-y les politiciens placés sur orbite par les marchés financiers et la presse (dites moi que c’est le résultat du vote populaire non influencé-téléguidé qu’on rigole un peu...), les politiciens disais-je qui ont pris systématiquement les mesures les plus dévastatrices pour notre pays. (exemple parmi tant d’autres : vendre les stocks d’or du pays au moment où les cours de l’or étaient au plus bas...)

                            Le coup du thermomètre, on ne me l’avait jamais fait, une première...

                            Avoir quarante de fièvre et vouloir péter la gueule de celui qui t’empêche de te soigner aurait mieux convenu à la situation (mais pas à l’objectif du message,j’en conviens)


                          • Moi ex-adhérent 9 janvier 16:11

                            @Lynwec
                            Bonjour,
                            C’est vrai, l’UE devait initialement aider l’Europe à faire prospérer une Europe marchande, suite logique au grand marché commun. Il était également prévu que les questions dites subsidiaires resteraient la garantie d’une certaine indépendance de chaque nation à disposer de ses lois. Les dérives sont venues par la suite, jusqu’à la commission européenne des droits de l’homme à décider de tout, sur tout, même d’affirmer que les directives européennes seraient supérieures à celles des nations souveraines (de plus rien du tout).
                            Maintenant, si la France n’a plus d’industries, donc ne produit plus rien, si les emprunts sont devenus sa principale source de revenus, il faut s’interroger de savoir pourquoi. Où voyez-vous la culpabilisation dans la question de se remettre en question ? Les éventuelles réponses vous font-elles de l’inquiétude à ce point ? 
                            Merci de votre participation pour un éclairage constructif


                          • CATAPULTE CATAPULTE 9 janvier 14:20

                            Ca manque de chiffre tout ça...

                            Les chiffres, unique rempart contre l’impression, le sentiment, l’illusion...

                            Ici, rien que des « on sait bien que », « on voit bien que » sauf qu’on a pas vu grand chose...

                            Le fait est que l’Europe a couru après l’inflation depuis 2012 sans y parvenir, ce qui démontre que l’euro est en soi le garant du pouvoir d’achat !

                            Le fait est que l’Italie, une économie plus fragile que celle française, a une balance commerciale positive avec l’euro...

                            Le fait est que le plan de relance globale français est de 100 milliards... sans que la stabilité de l’euro en soit impactée... ce qu’un petit Franc n’aurait peut-être pas supporté, n’en déplaise aux inconditionnels de la « Grandeur de la France »...

                            Mais bon, comme le dit l’auteur lui-même, quand « on n’a pas envie de voir les choses en face »...


                            • CATAPULTE CATAPULTE 9 janvier 14:28

                              Ajoutons à ce panégyrique déjà riche d’une monnaie imparfaite le fait que l’économie française a connu une croissance de 34% de 2002 à 2019 !
                              Plutôt probant pour une économie déjà hyper-développée...
                              Et particulièrement consolateur pour ceux qui sans cesse se plaigent d’une perte de pouvoir d’achat...


                            • I.A. 9 janvier 14:20

                              Cet article est simplement excellent. Merci.

                              « [...] cela a poussé à une course maladive au moins-disant social et salarial entre pays européens, qui a fait de l’Allemagne le malade du continent pendant une décennie, et dont les réussites commerciales ne se concrétisent pas matériellement pour une grande partie de la population, précarisée et appauvrie, le prétendu modèle allemand ayant une face très sombre. »


                              • I.A. 9 janvier 14:25

                                Bug à l’enregistrement :

                                Oui, parce que l’Allemage a comme par hasard bénéficié d’une main-d’œuvre pauvre, naïve mais compétente, et prête à tout juste avant l’euro : la chute du mur en 1989 lui a permis de mettre en place une « Allemagne-à-deux-vitesses » quasiment invisible pour l’Ouest.


                                • titi titi 9 janvier 19:47

                                  @I.A.
                                  Exactement.
                                  C’est la réunification qui a fait illusion et à permis à la France d’avoir une balance commerciale présentable.

                                  Et une fois le rattrapage de la population d’Allemagne de l’Est consommé, l’Allemagne a pu se tourner vers les pays de l’Est, comme la Tchéquie avec des gens compétents.

                                  La Chine est dans la même situation : un pays à deux vitesses entre la cote Est, riche, et le reste de la Chine profonde avec des salaires très faibles.

                                  Et ils s’en accommodent très bien.

                                  Pendant que chez nous certains pensent qu’on va payer 1500 euros/net par mois des gens qui cueillent des olives.


                                • Claude.h Claude.h 10 janvier 16:01

                                  20 ans de désastre, pas du tout, étonnant, au vu de la gestion du gouvernement, cela se répercute sur le contribuable depuis toujours.

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