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Accueil du site > Actualités > Economie > Il n’y a aucune difficulté pour payer les retraites : les vrais (...)

Il n’y a aucune difficulté pour payer les retraites : les vrais chiffres !

C’est l’axe principal de la propagande déversée par la classe capitaliste pour s’attaquer au système de retraites : comme l’espérance de vie augmente, on vit plus vieux et il n’y aurait donc plus suffisamment d’argent pour payer les retraites. Le régime Macron ne fait d’ailleurs que reprendre quasi mot pour mot le slogan de Sarkozy déjà repris de Juppé, lui même repris… des ordres donnés par le MEDEF à travers l’Union Européenne du Capital au nom des critères de convergence de Maastricht.

Ce raisonnement, qui apparaît logique et simple est cependant totalement faux. Il n’y a aucune difficulté pour payer les retraites et nous allons vous le prouver.

La base du raisonnement, “on vit plus vieux maintenant qu’en 1950 donc on doit travailler plus longtemps qu’en 1950 avant d’accéder à la retraite” repose sur le principe suivant. Du fait du vieillissement de la population, si on ne recule pas l’âge de départ à la retraite, les actifs deviendraient trop peu nombreux pour réussir à financer les retraites. Nous allons successivement examiner la réalité de l’évolution des chiffres du nombre d’actifs et ensuite monter pourquoi il n’y a pas de problème

La réalité des chiffres de la population et du nombre d’actifs.

Là aussi il faut regarder les chiffres en face.

L’espérance de vie à la naissance, c’est-à-dire le nombre années qu’une enfant née à l’année considérée peut espérer en moyenne vivre, a nettement progressé depuis l’après-guerre. Toutefois cette progression marque le pas depuis la fin des années 2000. Les progrès du début de la deuxième moitié du XXe siècle sont d’ailleurs du à la baisse de la mortalité infantile.

Mais l’évolution de cette espérance de vie à la naissance ne doit pas faire oublier que l’espérance de vie en bonne santé, elle, stagne et demeure inférieur à 65 ans. Comment peut-on souhaiter faire travailler des personnes au-delà de 65 ans alors qu’elles auront des problèmes de santé ?

De façon plus générale, il faut observer que si la classe d’âge des 20-59 ans est en diminution en proportion, cette baisse n’est que de 3 points par rapport à la situation de 1991, où l’on arrivait sans difficulté à payer la retraite à 60 ans à taux plein et à 37,5 annuités de cotisation pour tous.

En 1950, la pyramide des ages était la suivante :

  • Moins de 14 ans : 22.8%
  • Moins de 19 ans : 30%
  • Plus de 60 ans : 16,2%
  • entre 14 ans et 60 ans : 60%
    • hommes : 29.9%
    • femmes : 31.1%
    • estimation de la part du nombre d’actifs (hommes et femmes) : 45%

En 2019, la situation a évoluée, la pyramide des ages selon l’INSEE étant la suivante :

  • Moins de 14 ans : 17.9%
  • Moins de 19 ans : 24,1%
  • Plus de 60 ans : 26,1%
  • entre 20 ans et 60 ans : 49.8%
    • estimation de la part du nombre d’actifs (hommes et femmes) : 44%

De fait, si la proportion de personnes de plus de 60 ans a augmenté de 10 points, la part des moins de 19 ans a elle diminué de 6 points, et s’établit à un niveau proche des moins de 14 ans des années 1950. De fait, la proportion de la population entre 20 ans et 60 ans en 2019 en France est de 49.8%, plus faibles que les 60% représentée par celle des 14-60 ans en 1950. 
La propagande gouvernementale traduit cela par le fameux,

hier 10 actifs devaient financer par leur travail 2.7 retraités (personnes de plus de 60 ans) et 3.8 enfants et étudiants, aujourd’hui 10 actifs doivent financer 5.2 retraités si l’age de la retraite était à 60 ans (et 4.8 jeunes). Soit une augmentation de 132 % ! 10 actifs avaient hier la charge de 6.5 personnes, ils en auraient aujourd’hui 11,3. Ce n’est plus possible….

propagande des régimes Chirac/Juppé, Sarkozy/FIllon, Hollande/Ayrault, Macron

Mais si on regarde les chiffres en les corrigeant de l’évolution du taux d’activité, notamment celui des femmes qui est passé de 50% dans les années 50 à désormais plus de 83%, la réalité démographique est la suivante :

hier 10 actifs devaient financer par leur travail 3.6 retraités (personnes de plus de 60 ans) et 5 enfants de moins de 14 ans, aujourd’hui 10 actifs doivent financer 5.9 retraités si l’age de la retraite était à 60 ans et 5.4 jeunes de moins de 19 ans. Soit 10 actifs pour 11.3 non actifs en 2019 contre 10 actifs pour 8,6 non actifs en 1950

réalité démographique

Avec les vrais chiffres de la démographie, on le voit l’augmentation de la part des inactifs est bien plus faible, 76% en 70 ans, que celle prétendue par la propagande des casseurs de retraites (132%).

Alors bien-sûr vous pourriez vous dire, c’est bien beau, mais ça fait toujours +76%. On doit payer plus qu’en 1950. Donc il faut travailler plus. Sauf que c’est faux.

Comparaison n’est pas raison

Comparaison n’est pas raison, car le problème du financement des retraites n’est pas un problème de proportion de la population ayant plus de 60 ans. La problématique est plutôt la suivante : produit-on suffisamment de richesses pour payer des salaires suffisants permettant à chaque travailleur de percevoir un salaire différé à partir de 60 ans et jusqu’à la fin de ses jours ?

Pour répondre à cette question, il faut tenir compte outre l’évolution de la proportion d’actifs et de celle des plus de 60 ans dans la population, de l’évolution de la richesse produite. Et cette richesse, par exemple mesuré par le PIB (* produit interieur brut) n’est pas constante. Depuis les années 50 le PIB de la France n’a cessé d’augmenter, pour atteindre 2353 milliards d’euros en 2018. De 6715€ par habitant en 1950, la richesse produite est désormais de 31740€ par habitant en 2018 ! une augmentation de 373%.

Récapitulons les chiffres. Le nombre d’inactif pour un actif a augmenté de 76% entre 1950 et 2019, mais la richesse produite par les actifs a elle augmenté de 373%.

C’est ce qui explique pourquoi depuis 1960, nous avons pu multiplier par 4,5 les dépenses de pensions de retraites. En effet, la richesse produite double environ tous les 40 ans.

L’économiste Bernard Friot résume la situation dans une image facile à comprendre que nous reprenons :

Si aujourd’hui 10 actifs produisent un gâteau de 10 parts et qu’ils ont à charge 4 retraités. C’est 14 personnes qui se partagent un gâteau de 10 parts.
Ainsi chaque personne aura dans son assiette 0.714 parts (10 : 14=0.714).

Au bout de 40 ans, 10 actifs produisent un gâteau de 20 parts et s’ils ont à charge 6 retraités. Ce seront 16 personnes qui se partageront un gâteau de 20 parts.

Ainsi chaque personne aura dans son assiette 1,25 part (20 : 16=1,25).

Les travailleurs doivent donc cesser de se faire arnaquer. Les buts des réformes Balladur, Juppé, Fillon, Ayrault, Macron… c’est de faire les poches des travailleurs. Car il est possible de financer les retraites au même niveau qu’avant leurs contre réformes à faire remonter le temps aux travailleurs pour les renvoyer dans les périodes de misère de l’avant guerre ! Dans ces périodes d’avant, d’avant que le ministre communiste, l’ouvrier métalo CGT Ambroise Croizat et ses camarades du PCF et de la CGT ne batissent à la libération la Sécurité Sociale et permettent à chaque personne agée de disposer de ce qui n’est que de son droit, une pension de retraite digne, fruit de la richesse produite par les travailleurs.

Les deux vrais problèmes pour les retraites

Mais alors vous vous demanderez mais pourquoi y a-t-il un déficit dans les caisses de retraites ?

Très bonne question qui permet d’identifier les deux vrais problèmes pour défendre nos retraites.

Le premier problème est celui du chômage. Car la différence d’avec “avant”, c’est bien le chômage qui atteint en 2019 toujours le un niveau record de 6,5 millions de chômeurs. Hors par définition, les chômeurs non indemnisés n’entrent pas dans l’assiette de collecte des cotisations retraites. L’urgence pour assurer le bon équilibre du système de retraite par répartition c’est donc bien de faire baisser le chômage. Or c’est exactement l’inverse que produit un recul de l’age de départ à la retraite que ce soit par introduction d’un âge pivot, l’augmentation du nombre de trimestres travaillés ou du montant cumulé des cotisations. En effet obliger les plus de 60 ans à se tuer au travail c’est fermer la porte aux jeunes de moins de 25 ans dont aujourd’hui plus d’un sur quatre est au chômage !

Le second problème c’est celui de la cotisation sociale. Il faut ici rappeler une évidence trop souvent oubliée. La cotisation sociale n’est pas un impôt. C’est du salaire. Certe du salaire qui ne tombe directement dans le compte en banque du travailleur, mais un salaire mutualisé et différé touché par l’ensemble des travailleurs à travers les prestations sociales de la sécurité sociale : l’allocation familiale, les remboursements sécu, la pension de retraites par exemple. Or l’augmentation considérable de la richesse produite par les travailleurs, que traduit l’augmentation considérable du PIB, ne s’est pas traduit par une augmentation de la part patronale des cotisations sociales. Ce qui signifie que c’est le patron qui empoche la majeure partie de l’accroissement des richesses produites par chaque salariés. il suffit d’observer la croissance continue des dividendes et la stagnation voire la baisse de salaires pour s’en convaincre.

Sans compter que depuis des années les gouvernements successifs ne cessent de produire des “allégements” de cotisations sociales (patronales), créant directement un trou dans les caisses de la sécu, c’est-à-dire faisant les poches des travailleurs, pour remplir les coffres des patrons. Et ce sont ces mêmes patrons qui prennent ensuite prétexte du trou de la Sécu qu’ils creusent avec application qui, cynique, en prenne argument pour réduire les niveaux des pensions de retraites, en reculer l’age, réduire les remboursements sécu, etc…

La clé du financement des retraites c’est l’augmentation des salaires pour que la richesse produite par les travailleurs reviennent aux travailleurs. Augmentation des salaires directs, par le relèvement du SMIC mais également par l’égalité salariale entre femme et homme, augmentation des salaires indirects par l’augmentation des cotisations sociales patronales.

Conclusion, de l’argent pour les retraites, il y en a, et c’est celui des travailleurs !

Face à la propagande, l’heure est à refuser de se faire tondre comme des moutons. Partagez largement ces explications autour de vous, et surtout rejoignez les mobilisations qui se construisent partout pour défendre avec les retraites par répartition, la sécurité sociale, c’est à dire les salaires des travailleurs contre l’exploitation capitaliste.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

source : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/il-ny-a-aucune-difficulte-pour-payer-les-retraites-les-vrais-chiffres/

(*) NB : le PIB est une mesure imparfaite, notamment car selon son mode de calcul les productions des services publics ne sont que très partiellement prises en compte.


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51 réactions à cet article    


  • Giordano Bruno 2 septembre 12:36

    Un truc m’échappe. Je lis : « espérance de vie à la naissance ». Comment pourrait-on connaître l’espérance de vie à la naissance d’une population dont une une bonne partie des individus, voire la plupart, sont encore vivants ?

    Par exemple, je vois en consultant un tableau que vous fournissez, que les femmes nées en 2017 mourront en moyenne en 2102. Si c’est vraiment ce qu’affirme le tableau, c’est une prédiction invérifiable avant le siècle prochain et sans doute fausse. Qui pourrait bien prévoir ce que sera l’Histoire jusqu’à environ l’an 2020 ? Si je devais faire une prévision, elle serait à la faveur d’une forte augmentation de la mortalité au cours du XXIème siècle, en raison de tout un tas de facteurs allant dans ce sens. 

    Qu’on puisse connaître l’espérance de vie des personnes nées en gros avant 1920, je peux l’admettre ; la plupart sont décédées. Mais plus on avance dans le temps plus on entre dans le domaine de la divination.


    • MKT 2 septembre 15:47

      @Giordano Bruno
      Vous avez raison, il s’agit là d’une espérance, donc d’un pari statistique.
      Cela implique que les conditions d’environnement ne soient pas trop perturbées.
      Un des aspects un peu curieux c’est que dès que vous avez dépassé cette valeur d’espérance de vie, vous augmentez encore le nombre d’années qui vous restent à vivre. Ce qui veut dire que si l’on est déjà vieux et en assez bonne santé disons pour un homme 88 ans, l’on a beaucoup de chance d’atteindre les 93 ans.


    • Désintox Désintox 4 septembre 20:02

      @Giordano Bruno
      L’espérance de vie se calcule à partir des tables de mortalités.
      Prenons un exemple simple et caricatural. Supposons que dans la population, 50% des décès soient le fait de gens de 50 ans et que l’autre moitié soit le fait de gens de 100 ans, alors l’espérance de vie serait de 75 ans. En fait, il s’agit de l’âge moyen des décès.

      Pourquoi dire « espérance de vie à la naissance » ? Tout simplement parce qu’on prend en compte tous les décès y compris ceux des nouveaux nés.

      Dans mon exemple précédent, imaginons qu’on veuille calculer l’espérance de vie de ceux qui ont plus de 50 ans, elle serait alors de 100 ans.


    • Coriosolite 2 septembre 14:38

      Bonjour,

      Il aura fallu attendre le dernier paragraphe de l’article pour qu’une allusion soit faite aux presque 4 millions de chômeurs.

      4 Millions de chômeurs aujourd’hui, un fait qui invalide toute comparaison démographique avec les années 50/60. Années de forte croissance, de plein emploi et même de manque de main d’œuvre avec pour conséquence l’immigration massive et continue.

      Années 50/60 d’ébauche d’un grand marché européen. Rien à voir avec la mondialisation des échanges et de la production que nous connaissons aujourd’hui. Cette mondialisation qui met en concurrence les salariés français avec les salariés du monde entier.

      Années 50/60 où les usines employaient encore des milliers de travailleurs. Pensons à la sidérurgie, l’automobile ou encore le secteur du BTP.

      Ces milliers de travailleurs ont soit vu leur emploi partir au bout du monde, soit être effectué par une machine ou un robot.

      Pensez-vous, si le but est de pérenniser le modèle social français, qu’il est possible d’en rester à un financement de la protection sociale basé sur le travail humain uniquement ?

      Ou bien faut-il réfléchir à un financement basé sur la valeur ajoutée de chaque production ? Et taxer les importations issues des pays à faible couverture sociale de leurs travailleurs ?


      • titi 2 septembre 16:28

        @Coriosolite

        Il n’y a que deux possibilités pour financer :

        1. Les cotisations sociales
        2. L’impôt

        La logique voudrait qu’avec le développement des revenus non salariés (tous les cadres ont leur Robien, leur Périsol, ou que sais je), le mode de financement soit l’impôt.
        Oui mais voilà l’impôt est géré par l’Etat de A à Z.
        Les cotisations sociales sont gérées par les « partenaires sociaux » qui vivent sur la bête.
        Ils n’ont aucune intérêt au financement par l’impôt : ils devraient alors vivre des cotisations de leurs adhérents.

        A noter également que ce financement par l’impôt a fait l’objet de plusieurs initiatives.
        La CSG qui a été pensée et créée pour cela dans les années 1990, avec une assiette étendue à tous les revenus sans exception... vous avez vu les réactions au moment de la hausse de la CSG l’année dernière ? 
        La TVA sociale... excellente mesure malheureusement portée par Sarkozy à une période où tout ce que disait Sarkozy était immédiatement descendu en flamme.

        La solidarité c’est toujours très bien quand c’est le voisin qui paie.


      • foufouille foufouille 2 septembre 16:35

        @titi

        sauf que ta TVA serait payé surtout par les pauvres et moins par les riches.


      • taktak 2 septembre 16:41

        @Coriosolite
        Il me semble que c’est exactement ce que propose le PRCF : asseoir le financement de la protection sociale  la Sécu  sur la production de richesses.
        Toute la politique menée depuis des decennies, tout particulièrement sous la pression de l’Union Européenne et de l’euro, aura été de faire baisser les salaires pour faire gonfler la part de la plus value capté par les capitalistes.


      • Et hop ! Et hop ! 2 septembre 17:56

        @Coriosolite

        Les chômeurs, et aussi les stagiaires, les RMIstes, les taulards, et autres immigrés vivant des aides sociales, qui sont d’ailleurs comptés dans la population active (présumée cotisante), parce que en âge de travailler, quand l’auteur discute du ratio entre population active et retraités.

        Il compte en plus la baisse du nombre d’enfants ou étudiants de moins de 19 ans comme baisse de la population inactive à charge.


      • taktak 2 septembre 18:02

        @Et hop !

        votre critique est injustifiée :

        1. la question du chômage est explicitement traitée
        2. les statistiques de l’évolution de l’ensemble de la population inactives sont complètement publiées, y compris pour les jeunes, montrant que la classe d’age 0-19 ans est aujourd’hui supérieure à la classe d’age 0-14 ans de 1950
        3. tout cela est marginale puisque ce qui compte n’est pas de savoir si la proportion d’actif est suffisante par rapport aux inactifs, mais de savoir s’il y a assez de richesses produite. Et à cette question, l’article montre, chiffre à l’appui que la réponse est de façon incontestable un grand oui.

        La réponse à la question des retraites, ce n’est pas l’age, la durée de cotisation, le régime de retriate, c’est tout simplement de rendre aux travailleurs la richesse qu’ils produise en augmentant les salaires. Les salaires directs bien sûr, mais également les salaires indirects en relevant les cotisations sociales patronales. Et également en embauchant.


      • Et hop ! Et hop ! 2 septembre 18:03

        @titi : «  La TVA sociale... excellente mesure malheureusement portée par Sarkozy à une période où tout ce que disait Sarkozy était immédiatement descendu en flamme. »

        Son projet de TVA sociale était un projet complètement bidon de supplément de TVA sur tout pour couper l’herbe sous le pied de ceux qui le proposaient, comme son Référendum d’initiative partagée qui a été fait pour désamorcer la demande de Référendum d’Initiative Populaire.

        La vraie TVA sociale consiste à remettre des charges sociales exclusivement sur les produits importés depuis les pays à bas coût où les entreprises françaises ont délocalisé pour ne pas payer le smic, les congés payés, la sécu, etc.


      • Coriosolite 2 septembre 18:26

        @taktak
        Bonjour,
        « Asseoir le financement de la protection sociale sur la production de richesse », je ne vois pas vraiment ce que ça veut dire dans la pratique.
        Je n’ai pas l’impression qu’on puisse résoudre le problème du financement avec des slogans simplistes ou des comparaisons avec une époque révolue.
        Comme l’a écrit un commentateur, soit on finance par les cotisations sociales sur les salaires donc on taxe le travail humain, que les cotisations soient payées par le salarié ou l’employeur ça ne change rien.
        Augmenter les cotisations dites « patronales » ne fera que pousser à la délocalisation ou à remplacer le travail humain par des machines. Les salariés français y gagnent quoi ?
        Soit on finance par l’impôt (qui remplace les cotisations salariales), et là se pose la question de savoir comment on s’y prend et quels revenus sont imposables.
        Là on n’est plus dans le slogan, mais dans la politique concrète.


      • Et hop ! Et hop ! 2 septembre 22:17

        @taktak

        Un système par capitalisation ne serait d’aucune utilité. La richesse épargnée en vue de la retraite ou produite par la population active ce n’est pas de l’argent qu’il suffirait de répartir en quantité suffisante à chaque retraité, c’est tout ce qui va être acheté avec.
        C’est-à-dire de la main d’oeuvre qui doit produire chaque jours des biens et des services pour les retraités : concrètement ce sont des comptables, des ouvriers, des éleveurs, des marins pêcheurs, des femmes de ménage, des coiffeurs, des boulangers, des secrétaires de mairie, des chirurgiens, des plombiers, des infirmières, des policiers, des chauffeurs, des blanchisseurs, des livreurs, des employés de banque, des cantonniers, des journalistes, des opticiens, des dentistes, des couvreurs, des jardiniers, des tuteurs, des agents de la CAF, des libraires, des pompiers, des dentistes, des chauffeurs, des jardiniers, des viticulteurs, des apiculteurs, des pianistes, des assistantes sociales, des réparateurs de machine à laver, des informaticiens, des prêtres, des taxis, des cuisiniers, des clowns, des architectes, des fossoyeurs, etc..

        Il ne suffit pas de décider que puisqu’on passe de 3 actifs pour 1 retraité, à 1 actif pour un retraité, donc on va passer les cotisations de 30 % à 50% et ça changera rien puisqu’il y a un gain de productivité, parce que cet argent reçu par les retraités va servir a acheter le travail des actifs, des heures de services spécialisés, la moitié ou les trois quart des heures travaillées, tout le monde travaillera la moitié de son temps pour faire vivre des vieux.

        Avec le vieillissement de masse, il y a une industrie de recyclage des vieux qui se met en place, pour leur produire des services à un coût minimum (avec de la main d’oeuvre immigrée), financer par des découverts, et surtout pour liquider tout leur patrimoine de toute une vie, éparge, foncier ou autre. Les chaînes d’EPHAD et de services à la personnes sont développés par des consortium de banques et d’assurances : Crédit Agricole, Médéric, Axa, etc. ;


      • titi 2 septembre 22:20

        @Et hop !

        Le projet de Sarkozy c’était une hause de la TVA et une baisse des cotisations sociales.
        Donc non, ce n’était pas simplement un supplément de TVA sur tout.

        C’était en 2008 je crois.
        Nous sommes en 2019...
        Que c’est il passé depuis ? Rien.
        Bravo !


      • titi 2 septembre 22:25

        @foufouille

        >sauf que ta TVA serait payé surtout par les pauvres et moins par les riches.

        Parce que les pauvres consomment plus que les riches ?

        Ah j’avais pas compris.
        Donc chez Lidl ce sont les riches qui font leurs courses, et avenue Montaigne ce sont les pauvres ?
        Çà m’avait échappé. Désolé.


      • Eric F Eric F 3 septembre 09:55

        "Ou bien faut-il réfléchir à un financement basé sur la valeur ajoutée de chaque production ? Et taxer les importations issues des pays à faible couverture sociale de leurs travailleurs ?« 

        Précisons un point : baser les cotisations »patronales« sur la valeur ajoutée au lieu de la baser sur la masse salariale ne revient pas à augmenter la TVA, car les cotisations en question sont perçues directement  »à la source« (c’est à dire auprès de l’entreprise) et non pas »à la vente« . Simplement -mais c’est fondamental-, l’ »assiette« sur laquelle est basée le montant de la cotisation prend en compte tous les facteurs, incluant la robotisation, la sous traitance offshore, etc.
        Par contre sur les produits importées, effectivement on n’a pas accès à la source, donc la »cotisation sociale" devrait s’ajouter à la TVA, spécifiquement sur ces produits

        -Résumé : production intérieure : changement d’assiette des cotisations à la source (valeur ajoutée au lieu de masse salariale)
        produits importés : cotisation sociale différentielle s’ajoutant aux taux de TVA.


      • foufouille foufouille 3 septembre 10:29

        @titi

        en proportion de leurs revenus ...........


      • lacsap151 3 septembre 10:57

        @Coriosolite

        c’est évident que continuer à faire supporter le financement social ( sécu, retraite, chômage…) aux entreprises uniquement sur la base de la masse salariale est une erreur puisqu’il faut aujourd’hui beaucoup moins de main d’œuvre que dans les années 50/60 pour produire plus. D’autant plus que ce sont les petites entreprises ( 95% des entreprises en France ont moins de 10 salariés et leurs dirigeants n’ont rien à voir avec les nababs du CAC 40 et sont loin, en général, d’avoir les revenus des hauts fonctionnaires qui « dirigent » le pays et sont à la solde de l’Oligarchie) qui emploient l’essentiel des salariés du privé et qui ont énormément de mal à s’en sortir aujourd’hui.
        Il faut trouver d’autres façon de financer les organismes sociaux, il y en a, à condition de retrouver une souveraineté monétaire et une cohésion nationale. Pendant ce que Fourastié a appelé les « Trente Glorieuses », de 1945 au milieu des années 70, on a reconstruit le pays abimé par la guerre, on a modernisé l’agriculture, développé une industrie performante sans accumuler de dette, l’Etat se financer par la Banque de France. A cette époque les régimes sociaux étaient financés par des entreprises, surtout petites mais nombreuses et chacun, ouvrier et petits patrons s’y retrouver. A la fin de cette période nos technocrates n’ont eu de cesse de casser ce modèle économique avec l’aval d’une certaine « gauche » hostile à la propriété privée des moyens de production (tout en vivant de ses subsides) et favorable à la fin des nations.
        Tant que l’idéologie marxiste défendue essentiellement en France par des fonctionnaires sera la seule « alternative » à la Finance mafieuse internationale apatride ce pays continuera à foncer dans le mur.


      • titi 3 septembre 16:04

        @foufouille

        Un pourcentage c’est une proportion.
        20% de 1200 euros c’est moins que 20% de 5000 et encore moins que 20% de 50000.

        En plus la TVA comporte bien des paliers puisqu’il y a des taux différents sur les produits de première nécessité.
        Rien ne lui échappe y compris les produits fabriqués à l’étranger.

        Donc à part la bêtise rien n’aurait du empêcher la mise en place d’une TVA sociale.


      • foufouille foufouille 3 septembre 16:17

        @titi

        20% de 1200, il reste 960. 20% de 5000 (5% des adultes) il reste 4000 donc largement de quoi très bien vivre.


      • titi 3 septembre 19:16

        @foufouille

        Alors je l’écris autrement 

        Ceux qui ont les moyens de dépenser 1200 contribueront à hauteur de 240.
        Ceux qui ont les moyens de dépenser 5000 contribueront à hauteur de 1000.
        etc...

        L’impôt n’est pas là pour sanctionner ceux qui gagnent plus que vous.


      • foufouille foufouille 4 septembre 09:54

        @titi

        un impôt est utile pour la société mais si tu as juste de quoi manger comme mon exemple proche du smic, tu ne vas pas trop profiter des routes ....... sinon il faut augmenter le smic et pas le reste comme l’immobilier hors de prix.


      • Et hop ! Et hop ! 6 septembre 23:40

        @titi : «  Le projet de Sarkozy c’était une hause de la TVA et une baisse des cotisations sociales. »

        Une hausse de la TVA sur tout, pas seulement sur les productions délocalisées qui ne payent pls de cotisations sociales, ça n’aurait eu aucun effet pour corriger les distorsions de concurrence, pour dissuader les délocalisations et relocaliser des emplois en France, les emplois qui payent des cotisationsen France, et aussi des impôts, ce qui aurait permis de baisser les cotisations sociales pour tout le monde.

        Quant à la baisse des cotisations sociales sur les emplois en France, c’était pour augmenter les profits et les dividendes des actionnaires des entreprises du CAC40.


      • Et hop ! Et hop ! 6 septembre 23:44

        @titi : «  Nous sommes en 2019...
        Que c’est il passé depuis ? Rien. »

        Si, les profits et la capitalisation boursière augmentent de 7 % par an, les milliardaires sont de plus en plus riches, donc la politique de Sarkozy a eu les effets qu’ils visait, c’est une réussite.


      • ASTERIX 7 septembre 10:10

        @Coriosolite
        DELEVOYE CE« VIL FAYOT »a enfin reussi a avoir un portefeuille fabriqué pour LUI
        CE MINISTERE DES RETRAITES

        1 SEULE avancée valable dans ses propositions TOUS A 1 SEUL REGIME ET MEME FACON DE CALCULER POUR TOUS
        SALARIES ! BALLADUR VOUS AVAIT TROMPE RESULTAT 800 EUROS DE RETRAITE EN MOINS POUR VOUS  !!!! syndiquez vous !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


      • the clone the clone 3 septembre 07:51

        560 000 élus glandeurs de la « raie publique » , voila ou il faut ponctionner pour payer les retraites .....


        • Eric F Eric F 3 septembre 10:13

          Intéressant article, qui apporte un « autre éclairage » sur la question des retraites par rapport à l’information politico-médiatique.

          Je retiens quatre piliers dans l’argumentation

          -concernant le rapport actifs/inactifs

          — la comparaison du taux d’activité par rapport au passé doit tenir compte qu’il y a davantage de femmes qui travaillent, et celle du du taux d’inactivité tenir compte qu’il y a moins d’enfants

          le nombre d’actifs réels est diminué par le chômage, sa résorption augmenterait le taux de cotisants et diminuerait le taux de personnes à charge

          -concernant les recettes

          le PIB/habitant a augmenté, donc métaphoriquement le « nombre de parts du gâteau a partager » a augmenté par rapport au passé

          — pour tenir compte de la robotisation etc., l’assiette des cotisations patronales perçues à la source devrait être élargie à la valeur ajoutée plutôt que la seule masse salariale (avec évidemment un taux adapté). 

          Je relève au passage la formule : pour les travailleurs, les « cotisations sociales » constituent un « salaire différé »


          • Shaw aka CVN42-OSe-F-HD Shaw 3 septembre 10:14

            @Violeur de raviolis

            Alors, elle est lancée cette Opé Hoverboboard où je renvoie Eapatta ad pâtres !!?? ? smiley


          • kimonovert 3 septembre 14:37

            « Vrai », element du langage internationliste des PC... Permet une affirmation, un postulat voire un diktat... Si on emploie «  »Veritable", cela suppose qu’on a cherche (c’est fatigant, cela demande des efforts) a approcher la Verite ! La Verite ? Mais personne n’en veut !


            • kimonovert 3 septembre 15:01

              (*) NB : le PIB est une mesure imparfaite, notamment car selon son mode de calcul les productions des services publics ne sont que très partiellement prises en compte.

              Donc le reste aussi ? Les services publics consomment des budgets... Les impots contribuent a elaborer des budgets... Les impots sont une participation du travail individuel au fonctionnement general de la collectivite... Donc les impots ne peuvent participer au PIB puisque c’est déjà une partie de la globalité du travail des individus...On compterait donc 2 fois une chose ? Pour ne pas dire que la FP ne travaille pas ! Il serait donc pertinent de parler en vulgarisation economique de PIB par habitant pour le bénéfice ressenti de l’l’activité nationale et de PIB par travailleur pour avoir un critère objectif de la production nationale... Tout cela est simple mais on complique pour noyer le poisson ! En conclusion, la part de ce PIB cotise pour les retraites n’en est pas moins fluctuante que le PIB lui-meme, donc les retraites seront fluctuantes autant qu’il y a eu production............ou pas. Dans le cas contraire, c’est l’emprunt donc la dette pour les futures générations ! CQFD Choisis ton camp, camarade !


              • Eric F Eric F 3 septembre 23:12

                @kimonovert
                Certes le PIB comporte du flou, et notamment le fait que l’argent tourne crée certainement un levier par rapport à la valeur ajoutée réelle. Néanmoins la manière de compter reste identique au fil des ans, donc on peut mesurer s’il y a accroissement -ce qui définit la croissance-. Même s’il y a un peu de gonflette, le PIB par habitant a bel et bien augmenté régulièrement, or la distribution de cet accroissement est capté en proportion croissante par « la finance », dont profitent surtout les 1 ou 2% du sommet de la pyramide. Mais l’image employée dans l’article du nombre de « parts de gâteau » à se partager est très pertinente, et on devrait donc avoir une certaine marge pour augmenter la proportion du PIB consacrée aux retraites en fonction de la proportion croissante de personnes âgées (compensatoirement -mais je vais me faire huer- s’il y a moins d’enfants, la part du PIB nécessaire pour la néonatalité et l’enseignement devrait mécaniquement décroitre)


              • kimonovert 4 septembre 12:54

                @Eric F

                Bonjour, Je ne disconviens pas qu’une fonction erronée et reprise comme telle, permette d’indiquer une tendance, beaucoup d’erreurs d’expressions algébriques ou mathématiques peuvent cependant donner lieu a des explications faussées voir tout simplement fausses. Une formule est la transcription d’une pensée ...


              • gerard JOURDAIN 3 septembre 17:42

                ils sont terribles..les communistes.. ;ils ont pu nous démontrer pendant 60 ans les bienfaits de leurs analyses...et on en connait résultat.

                mais , ça ne les décourage pas pour autant.

                chaque point serait à reprendre ; ce n’est pas du sophisme, ici.. ;c’est du mensonge par manipulation d’informations.

                mon courrier s’adresse aux personnes qui n’ont pas le temps de travailler le sujet.

                éviter de croire à ce jésus....« soviétique ».


                • titi 3 septembre 19:19

                  @gerard JOURDAIN

                  Ah oui mais non !

                  Vous n’avez pas compris : le système qui s’est établit pendant 70 ans et qui a été un fiasco total ce n’est pas le communisme.
                  Bon pendant 70 ans on a chanté les bienfaits du paradis des travailleurs mais en fait, maintenant qu’on sait que c’était l’enfer, ce n’est plus le communisme.

                  Le communisme est infaillible !
                  C’est pourtant simple.


                • Eric F Eric F 3 septembre 23:16

                  @titi
                  le soviétisme a été un échec, mais le présent article ne porte pas sur ce régime, et ne se réfère pas non plus à l’idéologie marxiste.


                • PRCF PRCF 4 septembre 16:24

                  @Eric F

                  Il se trouve que la sécurité sociale qui fonctionne depuis 70 ans, et qui vous permet de vous soigner, d’aider les familles nombreuses, les personnes agée dépendantes et verser des retraites, c’est bel et bien une réalisation communiste en France. Elle a été institué en quelque mois par A Croizat, syndicaliste CGT, metallo dès 14 ans, et ministre PCF à la libération.
                  Mieux ca fonctionne très bien et pour pas cher du tout. Les frais de gestion de la Sécu sont en minimum 5 fois moins important que ceux des assurances privées. Et il n’y a pas de faillite comme avec les fonds de pensions et autres retraites par capitalisation (Enron et cie).
                  C’est d’ailleurs pour cela que les idéologues pro capitalistes lui voue une haine tenace. Elle démontre que la solidarité ca fonctionne. Tandis que l’exploitation capitaliste, si elle enrichie à outrance une minorité plonge dans la misère et l’insécurité une ultra majorité.


                • gerard JOURDAIN 5 septembre 11:34

                  @titi

                   smiley  smiley


                • Clouzit 4 septembre 07:41

                  Moi jemepose une questions qu’ ? t on fait des cotisations pendant des ann ?es de la generation d apr ?s guerre qui cotisait pour celle d avant bien inf ?rieur en nombre...


                  • Ruut Ruut 4 septembre 08:09

                    Et pourquoi pas crée une retraite unique commune à tous payée dès 55 ans à l’ensemble des Français de plus de 55 ans. Président et sans-emplois inclus. (Bien sur le salaire à vie des présidents saute à 55 ans et passe à la retraite commune, pareil pour les sénateurs etc....)
                    Cette retraite serait le montant total des cotisations perçus / nombre de personnes en âge de la toucher.

                    Avec possibilité de continuer à travailler (en continuant donc à cotiser et a contribuer) pour finir de payer ses crédits et améliorer ses fins de mois.


                    • Perceval Perceval 4 septembre 14:11

                      Les retraites à la françaises sont désormais un conte de fée national. Il y avait 5 cotisants pour un retraité (qui vivait de ses rentes en moyenne 3 à 4 ans) en 1950, on s’achemine vers 1,5 cotisant pour 1 retraité en 2025 et on voudrait nous faire croire que 3 simple salariés pourront assurer des revenus à 2 retraités. C’est une vue de l’esprit et comme les Chinois ne nous payeront évidemment pas notre social tout cela cessa dès que les « affreux » milieux financiers arrêterons de nous fournir 200 milliards d’euros annuels pour faire tourner une machine sociale devenue une folle industrie nationale


                      • Ruut Ruut 8 septembre 22:17

                        @Perceval
                        C’est surtout l’effet boumerang de la déindustrialisation et des délocalisations...


                      • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 4 septembre 16:31

                        L’épitre de Jacques nous dit ce qui va tomber sur les riches qui s’accaparent les richesses des salariés :

                        « A vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous.

                        Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes.

                        Votre or et votre argent sont rouillés ; et leur rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours !

                        Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées.

                        Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices, vous avez rassasiez vos coeurs au jour du carnage.

                        Vous avez condamné, vous avez tué le juste, qui ne vous a pas résisté. » (Jacques 5 :1-6)


                        • minimom 4 septembre 17:02

                          Je suis globalement dans le même état d’esprit que l’auteur. L’instabilité dans le temps de la future valeur du point retraite, soumise à tous les ales et caprices politiques, ne fera qu’encourager devant cette incertitude la mise en place de fonds par capitalisation, sur lesquels le salarié aura un peu plus d’influence. On peut se demander si ce n’est pas la volonté cachée car honteuse du législateur.

                          Le raisonnement de l’auteur me pose problème sur un point. Certes, plus de femmes cotisent désormais par rapport aux années 50, donc plus de recettes, mais ces mêmes femmes vont devoir aussi bénéficier d’une future pension, donc de futures dépenses qui n’existaient pas jusqu’ici. C’est un bug dans le raisonnement présenté.

                          En effet, comme le dit l’auteur, le système est par ailleurs vidé de ses ressources du fait de multiples baisses de cotisations sociales (les fameuses « charges » !) comme en fait tout le système social, pas seulement la partie retraite. Et nos élus font mine alors de s’étonner des conséquences. Forcément, s’aligner sur des coûts de production chinois, quand nos frontières sont ouvertes du fait de la mondialisation encouragée par nos énarques, nous obligent à aligner aussi nos salaires et notre système social.


                          • JPhilippe 5 septembre 12:31

                            Mon commentaire va être bref.

                            Mais il ne faut pas oublier que tout ceux qui militent pour la baisse des pensions.... font tout pour ne pas être concernés par les réformes.

                            Nos chers patrons se votent des retraites-chapeau, des plans par capitalisation, des stock-options, etc...

                            Tant qu’on ne met pas fin à toutes ces pratiques des grands groupes, pour réintégrer nos chers patrons dans le lot commun, la négociation n’aura aucune chance d’aller dans le bon sens pour le salarié !


                            • Elsa 5 septembre 17:24

                              Actuellement il n’y a pas de souci sur le paiement des retraites 

                              Actuellement le système de santé est à la ramasse... les vieux sont sur des brancards dans les couloirs des urgences... ils croupissent dans des maisons de retraite sans soignants diplômés... le manque de moyens sur la gestion des vieux est déjà flagrant... 

                              Les retraites c’est 1/3 du problème... un vieux ne cotise plus il reçoit, il a droit...

                              Hors si tu as plus de vieux, tu as plus de malades, plus de dépendants, plus de brancards... on retarde la mort par cancer, infartus, alzeimer... le besoins d’argent pour payer soignants et médicaments augmente... 

                              Les bénéfices des activités marchandes sont l’unique source de financement de l’état.. ils financent les salaires du secteurs privé, du secteur publique, les cotisations et l’intégralité des prestations sociales

                              Quels seront les bénéfices des activités marchandes en France en 2030-2040-2050 ?

                              On en sait rien... tout peut se casser la gueule... l’espérance de vie future n’est donc en rien prévisible... et donc le montant de pension qu’il nous restera a nous les jeunes... moi je compte sur mes gosses pour m’héberger et me soigner LOL


                              • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 6 septembre 10:48

                                @Elsa

                                Vous avez tous entendu qu’il n’y avait que deux solutions pour les retraites : soit les retraites par répartition, soit les retraites par capitalisation.

                                C’est vite oublier que pendant 5950 ans, la retraite était assurée par les enfants soutenant les parents et que ce système fonctionnait correctement.

                                  Lorsque la retraite était assurée par le travail des enfants qui prenaient leurs parents chez eux, la mère avait une retraite qui dépendait non pas de son salaire antérieur, mais de l’aisance de ses enfants si bien qu’il était avantageux pour la retraite des parents d’avoir des enfants polytechniciens. Il n’en est plus ainsi parce que le système s’est approprié cette rémunération avantageuse pour les familles nombreuses pour le reporter sur ceux qui n’ont pas d’enfants et leur payer une retraite proportionnelle à ce qu’ils ont gagné avant leur retraite. C’est ainsi qu’une retraite d’ouvrier père de polytechnicien est maintenant moins élevée que la retraite d’un polytechnicien n’ayant pas d’enfant. Le système a donc réussi à supprimer quasi totalement le devoir des enfants à soutenir leurs parents dans le besoin, pour y substituer un devoir de solidarité générationnelle qui obligent les enfants, dont les parents sont dans le besoin, a d’abord payer la forte retraite de politicien ou autre qui n’en ont pas forcément besoin.

                                  On s’est donc ostensiblement éloigné du système chrétien (les enfants soutiennent les parents) pour un système ou la vie dissolue et sans enfants est permise et reçoit les subsides qui devraient revenir aux parents ayant élevés leurs enfants.

                                 

                                Les hommes ont trouvé que ce système, peu coûteux en déperdition et homogène avec l’amour que doivent les enfants pour les parents, ne permettait pas assez de liberté pour le vice. Ne pas avoir d’enfants pour pouvoir s’adonner à tous les vices et se faire payer ensuite la retraite par les autres, voilà ce qui est rendu possible par les hommes. La cigale a obligé la fourmi à payer pour elle, alors qu’auparavant on conseillait à la cigale de danser.


                              • JL JL 6 septembre 11:00

                                @Daniel PIGNARD
                                 
                                 De fait, la retraite par répartition est aussi une sorte de capitalisation : on capitalise dans la solidarité.
                                 
                                 De sorte qu’il existe deux modes : la solidarité ou l’individualisme. le premier est de gauche, pas le second.
                                 
                                 « Ne pas laisser le capital régner, voilà ce qu’est être de gauche. » Lordon


                              • foufouille foufouille 6 septembre 11:01

                                @Daniel PIGNARD

                                on peut voir ton merveilleux système en Afrique : moins de 60 ans en moyenne.


                              • Initiativedharman Initiativedharman 8 septembre 22:06

                                A ce rythme là, dans 15 ans, le départ à la retraite se fera à l’âge de 70 ans.


                                • Jean Keim Jean Keim 13 septembre 09:20

                                  La retraite n’est donc qu’un problème de répartition des richesses produites par le travail, donc dit autrement il faut que notre société soit plus « partageuse », cela me semble du bon sens, pourquoi ne pas avoir la même approche pour ce fléau qu’est le chômage, pourquoi donc ne pas partager également le travail ?

                                  Collaboration, entraide, partage pourraient être les 3 conditions d’un changement de civilisation.


                                  • Julien Pradet 21 septembre 10:00

                                    Il faudrait commencer par arrêter de croire au Père Noël : verser 6,5 % de son salaire pendant 42 ans pour ensuite recevoir 60 % dudit salaire pendant 25 ans.

                                    Et pourquoi je devrais être solidaire de plus riche que moi ? La solidarité va vers les plus pauvre, comme les jeunes smicards.

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