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L’Algérie. Entre développement autocentré et dépendance au pétrole…

L'Algérie est un pays fascinant. Son modèle de développement est d'orientation souverainiste mais reste marqué par une profonde dépendance à l’égard de la filière des hydrocarbures. En particulier, le gaz naturel et le pétrole brut. Cette analyse se propose de faire le tour de cette contradiction.

Importance des hydrocarbures

On notera toutefois le développement de raffineries qui permet au plus grand pays d’Afrique par la superficie (2,38 millions de km²) de monter en régime dans la chaîne de valeurs des hydrocarbures. Par comparaison, un pays comme le Nigeria, c’est-à-dire la plus grande puissance pétrolière africaine, est bien moins fourni en infrastructures de raffinage que l’Algérie. Cette différence explique que le Nigeria doit importer, pour une plus grand part, le pétrole raffiné (22% des importations nigérianes. C’est le premier poste d’importations de ce pays, par ailleurs, membre de l’OPEP) alors qu’il est dérisoire dans le cas de l’Algérie (2,6% des importations algériennes)[1]. Pour illustrer notre propos, on pointera le fait que la plus grande raffinerie d’Afrique (avec une production en 2016 de 356,500 barils par jour) se trouve en Algérie, à Skikda plus précisément dans le nord du pays[2].

Pour sa part, le Nigeria attend encore que la construction de la raffinerie promise par Aliko Dangote, un riche homme d’affaires local, soit terminée. « Le Nigeria est le premier producteur de pétrole sur le continent, mais le pays souffre régulièrement de pénuries de carburant. Or la raffinerie de Dangote, une fois livrée, devrait produire 650.000 barils de pétrole raffiné par jour. Elle permettra ainsi de couvrir une part importante de la demande locale actuelle. Une véritable alternative pour faire baisser le prix de l'essence importé »[3].

La montée en gamme de l’économie algérienne sur le segment des hydrocarbures ne doit toutefois pas occulter la dépendance du pays à cette seule filière. Un seul chiffre peut nous en convaincre aisément.

93% des revenus d’exportations du pays proviennent du gaz naturel, du pétrole brut et du pétrole raffiné. Ces trois productions représentent respectivement 42% des exportations du pays pour le gaz naturel, 33% pour le pétrole brut et 18% pour le pétrole raffiné[4].

Or, les hydrocarbures n’ont pas spécialement brillé sur les marchés ces dernières années. L’Algérie étant membre de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), nous prendrons comme étalon de référence le panier OPEP qui est basé sur la production et les exportations de chaque pays membre.

Nous observons que le baril de pétrole brut se situait aux alentours de 29 dollars en janvier 2003. Il va connaître une augmentation ininterrompue et va dépasser les 128 dollars en juin 2008. La crise va dégonfler ces prix en un semestre à peine. Le prix du baril, en décembre 2008, passe à 28,7 dollars.

Le plan de relance chinois qui a littéralement sorti la tête de l’économie mondiale hors de l’eau va agir à la hausse sur le prix du pétrole. Et ce dernier a flirté avec les 123 dollars en mars 2012. Jusqu’en septembre 2014, le baril s’est situé au-dessus des 100$. A cette époque, la réorientation du modèle économique chinois vers son marché intérieur va faire baisser la demande en matières premières au niveau mondial. Le prix du baril va évoluer structurellement à la baisse et se trouve à un plus-bas de 24,4 dollars en janvier 2016. La légère reprise de l’économie mondiale va ramener le prix du baril à partir d’octobre 2017 à un cours qui a longtemps oscillé autour des 50 dollars[5]. A partir de juin 2018, la sortie des Etats-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran a mis sous tension le marché du pétrole. Si l’on ajoute à ce facteur les tensions au Venezuela, un pays que les Etats-Unis envisageaient d’envahir en août 2017[6], on obtient un déficit de 1,5 millions de barils sur les marchés. Pour compenser ce manque, Donald Trump met la pression sur l’Arabie Saoudite en pompant 2 millions de barils en plus par jour[7]. On verra, dans quelle mesure, ces pressions contribueront à contenir le prix du baril. On doutera cependant du fait qu’elles soient de nature à ramener le baril au niveau de 50 dollars l’unité à brève échéance. Les capacités de production excédentaires sont, en effet, plutôt limitées. ce n’est évidemment pas une mauvaise nouvelle pour l’Algérie.

Parallèlement, on observe, dans le cas de l’Algérie, que les réserves du pays sont clairement liées au cours du brut. Dans la foulée du grand plongeon de la croissance mondiale de 2009, les réserves de l’Algérie ont oscillé aux alentours de 140 milliards d’euros de fin 2008 à fin 2010. Quand le plan de relance chinois va sortir ses effets, les réserves de l’Algérie vont remonter jusqu’à 180 milliards de dollars. Depuis, le recul a été spectaculaire. A la fin de l’année 2017, les réserves sont tombées en dessous des 100 milliards de dollars (97,3 milliards). C’était une première en dix ans[8]. Pour les 5 premiers mois de l’année 2018, la perte de réserves s’est encore amplifiée avec une diminution de 7,3 milliards de dollars. Elles devraient s’élever à la fin de cette année à 85 milliards de dollars[9]. Quelles sont les implications de cette donnée comptable pour l’Algérie ?

Importations, dette et contre-modèle macro

Les hydrocarbures représentent 60% des recettes fiscales de l’Etat algérien. Inutile de préciser que les orientations actuelles du marché concernant le baril posent fortement problème au Trésor algérien. Lorsque les recettes fiscales d’un Etat diminuent, la logique ultralibérale habituelle du FMI finit par s’imposer au pays en développement en crise. Il s’agit d’un cocktail amer à base de dévaluation, de diminution des dépenses publiques et d’augmentation des taux d’intérêt. Toutes ces mesures visent à réduire le pouvoir d’achat des acteurs locaux afin de garantir le remboursement de la dette extérieure (en dollars), le plus souvent en échange d’un ballon d’oxygène sous forme de prêt.

Dans le cas de l’Algérie, on fera remarquer, et c’est une donnée capitale, la faiblesse de l’endettement extérieur du pays. La dette extérieure de l’Algérie représentait 2,42% du PIB du pays en 2016. C’est-à-dire presque rien. Les réserves internationales du pays équivalent à plus de la moitié du PIB (56%) à la même époque. En clair, il est difficile pour le FMI de faire pression sur l’Algérie en se servant du chantage à la dette extérieure. Ce faible endettement correspond à un choix politique de type souverainiste qui vise à assurer la marge de manœuvre la plus large possible face aux créanciers étrangers[10].

Le PIB de l’Algérie était de 170,37 milliards de dollars en 2017. La perte de 7,3 milliards, mentionnée auparavant, représente une baisse des réserves de l’ordre de 4,2% du PIB. Imaginons, dès lors, que les réserves, à la fin de cette année, se situent aux alentours de 51% du PIB. Il s’agit là d’une hypothèse, somme toute, probable. Il nous reste à déterminer à quels enjeux nous renvoie la concrétisation de ce cas de figures.

Un pays se trouve dans une situation confortable lorsque ses réserves permettent de couvrir 8 mois d’importation. Il se trouve que les réserves algériennes représentaient 32,78 mois d’importations en septembre 2017. En mai 2017, ces réserves étaient à un plus-bas depuis 2008 avec près de 24,9 mois d’exportations couverts[11]. Dans le cas des pays émergents, il est important de tenir compte du poids de la dette extérieure à court terme par rapport aux réserves. La dette extérieure à court terme représentait 1,6% des réserves de l’Algérie en 2016[12]. On notera que plus de 66% (1,6%/2,42%) de la dette extérieure algérienne correspond à une position à court terme. Si l’on part de l’idée que les réserves d’un pays doivent, pour être confortables, permettre de faire face à l’endettement extérieur à court terme, la situation de l’Algérie n’a, là encore, rien de problématique.

Cela dit, cette situation de relatif équilibre tient à la volonté des autorités algériennes de limiter les importations. Cette dernière s’est manifestée, depuis la chute des cours du pétrole, par un encadrement du commerce extérieur (licences d’importation, suspension de 851 produits à l’importation, notamment). Le déficit de la balance commerciale algérienne est ainsi passé de 17 milliards de dollars en 2015 et 2016 à 11,194 milliards en 2017. Pour le premier trimestre 2018, le déficit commercial algérien a été réduit à 490 millions de dollars[13]. Cela signifie que pour l’année 2018, si cette tendance se prolonge, le déficit se situera en-dessous des 2,5 milliards d’ici la fin de l’année.

Il est évident que cette tendance sera raffermie en cas de reprise des cours pétroliers. Le niveau des réserves de l’économie algérienne n’en sera, d’ailleurs, que meilleur. On notera, pour le surplus, qu’au début de cette année, le régime des licences d’importation a été, à l’exception des véhicules automobiles, supprimé en Algérie. Pour soutenir l’économie nationale et limiter le déficit commercial, « 900 produits seront interdits d’entrée sur le territoire et de nouvelles taxes seront instaurées sur tous les produits importés pour protéger la production nationale »[14]. L’industrialisation de l’Algérie constitue donc, outre les acquis intéressants en matière du raffinage, un défi pleinement relevé par le gouvernement algérien.

Enjeux importants

La question des réserves s’avère vitale dans un pays qui a recyclé ses importantes réserves à des fins d’investissement public. C’est ainsi qu’à l’automne 2017, « le Parlement algérien a autorisé le Trésor à emprunter directement auprès de la Banque centrale. (…) Cet amendement à la Loi sur la monnaie et le crédit autorise la Banque centrale d’Algérie à procéder « à titre exceptionnel et durant une période de cinq années à l’achat directement auprès du Trésor des titres émis par celui-ci et ce, afin de permettre « le financement, notamment, de la dette publique interne et les besoins d’investissement . [15]. Contrairement à ce que le FMI laissait entendre[16], le recours à la "planche à billets" n’a, jusqu’à présent, pas fait déraper l’inflation d’Oran à Constantine.

En effet, l’inflation n’a cessé baisser dans le pays depuis octobre 2017. A cette époque, elle était de 6,5%. Elle n’était plus que de 4,93% en décembre 2017 pour tomber en-dessous de la barre des 3,5% en février 2018 avant de finalement se stabiliser aux alentours de 3,15% en mars 2018. Par opposition, on signalera qu’il n’existait pas de financement du Trésor par la Banque centrale en juillet 2016. A l’époque, l’inflation en Algérie s’élevait, pourtant, à 8%[17].

Le niveau des investissements reste élevé en Algérie (50,71% en 2016). Il a même augmenté depuis l’effondrement des cours de 2014. Il s’agit là évidemment d’une donnée importante pour un pays où la majorité de la population a moins de 30 ans.

C’est sous cette pression démographique qu’un grand plan de développement d’infrastructures et de logements a été lancé par le gouvernement algérien. Par exemple, ne matière ferroviaire, « l’objectif est d’atteindre 10.000 km de voies d’ici à 2018. Ce qui fera du réseau ferroviaire algérien le deuxième du continent après celui de l’Afrique du Sud ».[18]

Ce volontarisme, d’inspiration keynésienne, vise à soutenir la croissance par l’intervention de l’Etat dans la sphère des travaux publics. Cette orientation est plus difficile à poursuivre depuis la chute des cours du brut et pose la question des relations économiques d’Alger avec la Chine. « Depuis le début des années 2000, les entreprises de BTP chinoises ont raflé une partie importante des marchés de travaux publics et privés algériens. Du côté public, on peut citer, à titre d’exemple, la réalisation de deux des tronçons de la liaison autoroutière Est-Ouest, l’agrandissement de l’aéroport d’Alger ou encore la construction de l’hôpital universitaire d’Oran ».[19]

La Chine est devenue un partenaire commercial important de l’Algérie avec les années. En 2016, la Chine était le premier partenaire en ce qui concerne les importations d’Alger (17%). Par contre, elle n’apparaît même pas parmi dans la liste des 10 principales destinations d’exportations du pays. Pékin ne représente, en effet, que 1% des exportations de l’Algérie [20]. Ce déséquilibre fait l’objet d’une attention de la part des autorités algériennes. Selon le ministre algérien des Affaires Etrangères, « l'Algérie est considérée, au regard de ses relations distinguées avec la Chine et de son rôle pivot dans le monde arabe, comme un acteur majeur à même de booster la coopération sino-arabe »[21]. Cependant, cette coopération s’effectuera sans que l’Algérie s’endette auprès de la Chine. Il s’agit là d’une ligne rouge fixée par Alger. L’indépendance financière du pays constitue un objectif primordial pour l’équipe au pouvoir.

L’Algérie constitue un exemple intéressant de souverainisme sur la scène internationale. Il est évident que la dette extérieure constitue un élément de fragilisation d’un pays. Cependant, la mise en œuvre de quelques projets d’infrastructure a été reportée en raison de la crise de financement de l’Etat. Ce constat plaide en faveur d’un rapprochement d’Alger avec la Chine, en vue de commercer directement en yuans avec Pékin. Il s’agit là, d’une part, d’un souhait de Pékin qui désire internationaliser sa monnaie et d’autre part, d’un chemin qu’ont commencé à emprunter certains pays africains. On rappellera, à ce sujet, que 14 pays d’Afrique orientale et australe[22] envisageaient, en mai de cette année, d’utiliser le yuan comme monnaie de réserve.

La chose est d’autant plus facile à concevoir dans le cas algérien que le pays n’est pas spécialement lié au dollar. En avril 2018, l’Algérie ne détenait, en effet, que 681 millions de dollars de dettes US (sur plus de 85 milliards de réserves), dont 680 en titres à court terme[23].

Le souverainisme algérien n’a, chiffres à l’appui, rien d’une illusion…

 

[1] Observatory of Economic Complexity, juillet 2018.

[2] Oil and Gas Journal, 2017 Worldwide Refining Survey, décembre 2016.

[3] La Tribune, édition mise en ligne le 3 août 2017. Url : https://afrique.latribune.fr/finances/investissement/2017-08-03/nigeria-le-gouvernement-presse-dangote-a-livrer-sa-mega-raffinerie-746073.html (date de consultation : 4 juillet 2018)

[4] Observatory of Economic Complexity, juin 2018. Calculs propres. Si on inclut la production de goudron, on arrive à un total de 93,4% des exportations pour la filière « hydrocarbures ».

[5] OPEP, OPEC basket Price, juillet 2018.

[6] The Guardian, édition mise en ligne le 5 juillet 2018.

[7] L’Echo, p.24, mardi 3 juillet 2018.

[8] CEIC, Algeria Foreign Exchange Reserves, Url : https://www.ceicdata.com/en/indicator/algeria/foreign-exchange-reserves. Date de consultation : 6 juillet 2018.

[9] Agence Ecofin, communiqué du 23 juin 2018.

[10] CEIC, External debt, Url : https://www.ceicdata.com/en/indicator/algeria/external-debt—of-nominal-gdp. Date de consultation : 9 juillet 2018.

[11] CEIC, Foreign exchange reserves : months of imports, https://www.ceicdata.com/en/indicator/algeria/foreign-exchange-reserves-months-of-import. Date de consultation : 9 juillet 2018.

[12] Banque Mondiale, juillet 2018.

[13] Ministère des Finances de la République algérienne démocratique et populaire, date de consultation : 10 juillet 2018. Url : http://www.mf.gov.dz/article/48/Zoom-sur-les-Chiffres-/142/Balance-commerciale.html.

[14] El Moudjahid, édition mise ne ligne du 20 décembre 2017.

[15] Jeune Afrique, édition mise en ligne le 9 octobre 2017.

[16] African Manager, 4 juin 2018.

[17] CEIC, Inflation rates, Url : https://www.ceicdata.com/en/indicator/algeria/consumer-price-index-cpi-growth, date de consultation : 12 juillet 2018.

[18] Jeune Afrique, édition mise en ligne du 14 avril 2014

[19] Souiah, Farida , « L’Algérie made by China » in Méditerranée, 116 | 2011, 139-143.

[20] Observatory of Economic Complexity, juillet 2018.

[21] El Moudjahid, édition mise en ligne du 10 juillet 2018.

[22] Il s’agit, pour l’anecdote des pays suivants : Angola, Botswana, Burundi, Kenya, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Rwanda, Swaziland, Tanzanie, Ouganda, Zambie and Zimbabwe.

[23] U.S. Treasury, U.S. Treasury Securities Held by Foreign Residents, avril 2018.

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21 réactions à cet article    


  • Cateaufoncel2 30 juillet 18:50
    @Cadoudal

    « Tu vas finir par me faire regretter de cotiser pour ta retraite de jean foutre... »

    C’est le système qui veut ça. Tout le monde paie pour quelqu’un d’autre. Les éminents universitaires qui raqueront pour les nôtres arrivent, eux, à pleines barcasses en Espagne, depuis que l’Italie est parée de ce point de vue.

  • Cadoudal Cadoudal 30 juillet 19:18

    @Cateaufoncel2

    Merci pour la vidéo du paradis socialiste espagnol...

    Africain Dépité il y a 24 minutes (17:06 PM) 0 FansN° : 1
    l’afrique a reçu plusieurs milliards de dollars d’aide au développement depuis 1960 mais tout cet argent a disparu dans la gabégie de nos dirigeants. lisez des livres comme « noirs procès » sur la france afrique et vous verrez combien nos dirigeants sont responsables de la déchéance de l’afriqe ! nous n’avons pas à en vouloir à l’occident, mais à nous mêmes !
    les pays asiatiques ont été colonisés et spoliés comme nous et aujourd’hui, par leur seul travail, ils sont au même niveau que les pays occidentaux, les dépassent même dans beaucoup de domaines.
    nous sommes médiocres, maudits, rien que tribalisme, politique politicienne et obscurantisme.
    nous sommes les artisans de notre propre déchéance.

  • Gil Hopkins 30 juillet 20:01

    @Cadoudal

    « Merci pour la vidéo du paradis socialiste espagnol... »


    En voici une autre*. Elle montre que le gouvernement a donné des instructions aux forces de l’ordre, pour qu’elles évitent de chercher des noises aux nouveaux venus, pour des peccadilles.



  • Cadoudal Cadoudal 30 juillet 20:14

    @Gil Hopkins


    La shitolisation des ibères est en effet assez impressionnante...

    Ils sont vaccinés contre la lèpre ?

    Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), arrivé deuxième avec 22 % des voix





  • Raymond75 30 juillet 09:24
    J’avais lu je ne sais plus où que l’Algérie importait 90 % de sa consommation, tous produits confondus (de la machine outil au tube de dentifrice). En gros elle exporte des hydrocarbures et importe tout le reste ...

    Si c’est vrai, ce pays pourra s’effondrer le jour ou, soit se réserves diminueront, soit le cour du pétrole s’effondrera. De plus, cette industrie créée peu d’emplois, alors que la natalité est très forte.

    Cela explique pourquoi les Algériens continuent d’émigrer en France, 60 ans après leur indépendance. Les jeunes n’ont aucun espoir dans leur pays, totalement corrompu de plus.

    Et il y a aussi un problème de gestion des projets : il a fallu trente ans pour construire le métro d’Alger, une ligne droite de quelques stations ...

    • OMAR 30 juillet 19:12
      Omar9
      .
      @Raymond75
      .
      Quand Mai 68 se déclencha en France, ses conséquences furent désastreuse pour le quotidien de l’algérien de l’époque (pénuries agro-alimentaires, pièces de rechange, etc..).
      Le Pouvoir en place, au lieu d’en tirer les véritables enseignements, diversifia les origines de ses importations.
      .
      Les plans successifs de développement qui furent élaborer, connurent eux aussi des destinées plutôt malheureuses : usines clés en main, au lieu de produits en main...
      Avec, en parallèle, la création de sociétés nationales budgétivores, aux organigrammes disproportionnés et fonctions souvent parasites et stériles.
      .
      L’arrachage de la vigne, la transsaharienne et les villages socialistes furent autant de décisions irréfléchies, saugrenues, et fâcheuses.
      .
      La disparition de Boumedienne donna lieu, non pas à une prise responsable des destinées de l’Algérie, mais à la gabegie et à la course à l’endettement extérieur.
      Et quand la manne pétrolière vira au rouge, ce fut les émeutes de Octobre 1988, suivies de la décennie noire, quelques années plus tard (1991).
      .
      Ce qui se passe actuellement n’est qu’hélas qu’une répétition de l’histoire, dont le fléau de base est la rente pétrolière et tous ces vautours qui tournoient dessus..
      .
      Cependant, le tableau n’est pas si noir que cela, car il y a eu des réalisations, de grandioses, de superbes, de bénéfiques réalisations et acquis.
      Et prétendre que l’Algérie importe 90% de sa consommation relève du grotesque.
      .
      Mais cela n’empêche pas que beaucoup de mal a été fait dans se pays : contre son peuple qui frise actuellement la déculturation et est atrocement contaminé par cette lèpre wahhabite, et ses infrastructures qui, avec tout l’argent du pétrole, aurait pu se hisser au niveau des pays émergents.


    • Pelmato Pelmato 31 juillet 13:57

      @OMAR

      Je ne pense que pas que ce soit si noir que ça en Algérie. Moi j’y vois beaucoup d’espoir et pas nécessairement une immigration obligatoire…


    • Furtive Sentinelle Furtive Sentinelle 1er août 12:51

      @OMAR

      Peut-être à tort , je pense que vous ne vivez pas en Algérie !!!

      Vous devez méconnaitre la formule : « Fissabillah » ??? Tous les 10 mètres, vous êtes abordé par ces paroles par des personnes nécessiteuses en très grand nombre dans tout le pays !!!

      Mais il y a eu des autoroutes de construit non pas par des ouvriers algériens mais des émigrés chinois !!! Et oui...

      Dans certaines wilayas : pas d’eau courante, des pannes d’électricité à certains moments de la journée, agriculture ruinée, trabendo en plein boum ainsi que la corruption !!!
      Le classement de l’Algérie est insultant pour son peuple etc...Ah oui j’ai oublié les HITTISTES les étais-teneurs de murs... 

      Bonne journée ...

    • Pelmato Pelmato 2 août 14:54

      @Furtive Sentinelle

      Pas si sure pour les chinois… perso je n’en ai pas vu. A moins qu’ils aient créent une société parallèle smiley

      Pour la mosquée d’Alger c’est le cas je pense. De toute façon l’Algérie est un pays jeune.

      Je ne pense pas qu’on pouvait dire mieux pour la France au lendemain de la Révolution Française.

      Grande, pauvreté, misère, guerre persistante napoléonienne…
      Il faut surement 150 ans, voire 250 ans pour qu’une nation se construire pleinement autonome.

      L’Algérie est en construction permanente, elle essai, elle tente, elle se trompe… mais je l’accorde à l’auteur son modèle est fascinant. Il y a un je ne sais quoi…

      Pas de meubles ikéa évidemment… pas de grandes industries du divertissement
      Les gens ne s’identifient pas à ce qu’ils font mais à ce qu’ils sont.

      Pas d’usine de recyclage, mais ce n’est pas parcqu’on voit des déchets partout qu’un pays est nécessairement pollué.

      Le teneurs de murs… pas trop vu non plus (je pense que ça, ça date un peu)… Non moi je ressens un grand bouillonnement, des voitures qui circulent partout. Qui emmènent, ramènent des marchandises, des parpins, du bois… des gens, en tout sens dans la poussière et la puanteur du gazoil ! Il y a bien des logements construit, pas attribués mais pleins de logements en état de construction permanente aussi et pas par des chinois smiley Un gros bazard oui… mais l’inertie non.

      Il y a des dispensaires de santé qui existe maintenant qui n’existaint pas en 2005… 
      On trouve a peu prêt tout dans les petites boutiques.

      Lors du crash d’avion au mois d’avril alors que 150 à 200 soldats algérien sont mort, J’ai ressentis un sentiment de patriotisme et d’unité très fort autour de ce crash. Beaucoup se souviennent des jeunes qu’on a envoyé combattre les terrorismes dans les années 1990-2000. Un pays qui cherche à se construire à travers une unité patriotique peu-être… Pourquoi pas après tout…

      En France ça n’existe plus tant notre armée hyper sophistiqué baroude a droite à gauche pour y faire on ne sait quoi……

      J’étais aussi très impressionné par la conscience anti gaz de schiste qui est monté du désert Algérien. Allors que le gouvernement français interdisait l’exploitation du gaz de schiste sur son sol, il était envisagé de le pratiquer sur le sol algérien avec l’accord du président Bouteflika et la bénédiction de Ségolène Royal alors ministre de l’écologie…


      Bref chacun sa route et c’est heureux.


       


    • Spartacus Spartacus 30 juillet 10:11

      C’est beau la pétro-politique fiction...


      Mais factuellement, c’est le Texas dont on ne parles jamais, qui va faire les prix du gaz a partir de 2019...

      Les USA sont devenu les 1er producteurs d’hydrocarbures au monde.
      Le Texas (si c’était un pays) est, est devenu au 1er semestre, 3 eme producteur mondial de gaz et normalement va devenir le 1er au monde l’année prochaine, et est en train de multiplier sa production en ce moment comme jamais...

      Le Texas est plus grand que la France avec sur son sol 2 des plus grandes zones de schiste mondiales connues...
      Les producteur de gaz ont du soucis a se faire....
      Algérie en premier...



      • OMAR 30 juillet 19:20
        Omar9
        .
        @Spartacus
        .
        Quand l’Algérie n’aura plus de fric, son gouvernement convoquera le consul français.
        .
        Puis frappera ce dernier à coups d’éventail...
        .



      • foufouille foufouille 30 juillet 12:25
        donc 7% du budget vient des impôts. et ce sont des pauvres malheureux ...........


        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 30 juillet 14:15
          L’Algérie d’aujourd’hui : Un Bazar hors la loi et une incommensurable anarchie où se dissolvent les richesses et les énergies non pas pour un développement durable mais pour une médiocrité durable ! Un économiste ne doit pas tout ramener à la saleté du pétrole... Que connaisez vous de « l’Algérie » a part ce que vous lisez sur les brouillons des journaux et les fausses statisques des faussaires ?
          Non, l’Algérie ne se développe pas, elle crée ce qui l’empêche de se développer. Le régime algérien a réussi ce qu’aucun autre Etat ou autre gouvernement n’avait jamais osé : IL A DETRUIT LA CONSCIENCE HUMAINE !

          Moi je sais de quoi je parle et je rappelle que je propose une véritable TRANSITION depuis 2007 à ce jour.

          « TRANSITION : IL FAUT ARRÊTER LA POLÉMIQUE »

          https://www.facebook.com/notes/mohammed-madjour/transition-il-faut-arr%C3%AAter-la-pol%C3%A9mique/2636463929712337/

          • Cadoudal Cadoudal 30 juillet 19:31

            @Mohammed MADJOUR

            Ils sont venus, ils sont tous là...

            Une réunion de vaillants cadre sup retraités de la vaillante nation gazière cet articulet de propagande...


            Si ils pouvaient organiser leurs petites sauteries chez eux, ces vieux colons pleurnichards, ça me dérangerait pas plus que ça...



          • Cadoudal Cadoudal 30 juillet 19:33

            @Cadoudal

            Au café World Express, des groupes d’hommes se disputent en arabe. Dans les rues latérales, les hommes fument la chicha et parlent – encore, en arabe – à chaque coin de rue. Les femmes déambulent et font les magasins en voile et foulard islamiques, toujours accompagnés d’un homme.

            En tant qu’Européen blanc, j’attire des regards étranges. Quand je prends mon téléphone portable pour faire une photo, un jeune homme saute devant moi, agitant son index sur mon visage, en criant : « Non ! Non ! Non ! »

            http://www.dailymail.co.uk/news/article-6001135/A-devastating-report-reveals-300-000-illegal-migrants-living-one-French-suburb.html


          • Cadoudal Cadoudal 30 juillet 19:40

            @Cadoudal

            Si le journaliste avait été français, il aurait été condamné, ou censuré pour ses propos. Heureusement que quelques étrangers civilisés sont là pour parlez de la situation réelle de notre pays.


          • kader kader 31 juillet 23:12
            pour avoir la paix le FLN a partagé l’algerie
            le FLN garde le pouvoir et l’argent
            les islamistes prennent la vie civile et sociale
            le FLN a bradé l’algerie aux islamistes pour garder le pouvoir
            et la corruption est inimaginable a toutes les échelles de l’économie et de l’état
            un comble dans un pays musulman de voir autant de racket de vol de corruption
            il y a un jeu de dupe en algerie c’est jeu main dans la main en le FLN et les islamistes
            d’ou le fait que 25 à 30% de la population de ce pays vit à létranger
            il faut vraiment une révolution en Algerie contre le FLN et contre l’islamisme.

            • Dom66 Dom66 5 août 19:13

              Instructif...non ??

              Un écrivain algérien : « Les Arabes sont arriérés et pas adaptés à la civilisation »

              https://www.youtube.com/watch?v=aLEjdpGA0cM


              Donc si vous voulez commenter, voir cet écrivain, je n’y suis pour rien….désolé


              • Dom66 Dom66 5 août 19:14

                Instructif...non ??

                Un écrivain algérien : « Les Arabes sont arriérés et pas adaptés à la civilisation »

                https://www.youtube.com/watch?v=aLEjdpGA0cM


                Donc si vous voulez commenter, voir cet écrivain, je n’y suis pour rien….désolé

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