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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Espagne est-elle encore crédible ?

L’Espagne est-elle encore crédible ?

L’Espagne subira-t-elle le même sort que la Grèce ? En tout cas, le Gouvernement Espagnol - qui semble subitement prendre au sérieux la capacité de nuisance de marchés financiers ayant décimé la Grèce - a annoncé coup sur coup l’allongement de deux années supplémentaires (jusqu’à 67 ans) de la durée du travail et l’augmentation des impôts.

Effets d’annonce dont l’objectif serait de rassurer les marchés ou réelle intention de mettre en place un plan d’austérité ? Toujours est-il que la conjoncture actuelle de très forte récession en Espagne doublée d’une hyper fragilisation du secteur bancaire creuse l’écart entre ses obligations d’Etat et les Bons du Trésor Allemands dont le différentiel flirte avec les 100 points de base, signe d’anticipations croissantes de la part des investisseurs d’un défaut de paiement de l’Espagne sur sa dette souveraine.

En fait, c’est un vrai sentiment de panique qui tenaille actuellement Gouvernement et responsables économiques de ce pays conscients que leur système bancaire, déjà à genoux du fait de l’effondrement en bonne et due forme de leur marché immobilier, est sur investi en Bons du Trésor Espagnols aux valorisations en peau de chagrin. L’avenir de fleurons bancaires Espagnols, autrefois fierté et symboles de la réussite économique du pays, est aujourd’hui suspendu à la bonne volonté des marchés et à la détermination de leur Etat à enfin adopter un plan de rigueur digne de ce nom. Les autorités Espagnoles cèderont-elles aux sirènes électoralistes dont l’effet est de retarder indéfiniment ce type de mesures naturellement impopulaires ?

Toujours est-il que leur pays se retrouve bon dernier de la classe Européenne sur le plan des statistiques économiques. Ainsi est-il classé 26ème sur 26 concernant la Production Industrielle qui, au niveau Européen moyen, a connu en Décembre sa plus forte progression en deux ans tandis qu’elle avait encore régressé en Espagne. De même, ce pays compte la proportion la plus importante de demandeurs d’emplois (19.5% en Décembre dernier) dans un contexte Européen qui en comptait en moyenne 9.5% sur la même période avec des premiers de la classe loin devant (4% pour les Pays-Bas et 5.4% pour l’Autriche) alors que le Gouvernement Espagnol s’était engagé l’an dernier à ce que le niveau psychologique des 4 millions de chômeurs ne soit pas atteint... Il est aujourd’hui allègrement crevé sachant qu’Eurostat le situe même à 4.5 millions !

A moins d’une reprise économique mondiale fastueuse cette année, il y a fort à craindre que l’autre engagement Espagnol - celui de réduire ses déficits publics de 11.4 à 3% de son P.I.B. à l’horizon 2013 - ne soit tout aussi illusoire. En réalité, l’Espagne manque considérablement de crédibilité et pour cause du reste puisque ce déficit annuel, annoncé à 5.2% du P.I.B. (ou 52 milliards d’Euros) en Septembre 2009 avant d’être révisé à 8.5% (à 85 milliards) deux mois plus tard vient d’être estimé à 11.4% (ou 110 milliards) tout récemment... Le Gouvernement semble donc avoir totalement perdu le contrôle de la situation car comment expliquer sinon qu’une projection de déficits publics puisse doubler en l’espace de moins de quatre mois et ce d’autant que ce chiffre risque d’être encore plus important du fait de déficits de certaines régions autonomes n’ayant pas été pris en compte ?

Et comment accorder le moindre crédit à un Gouvernement qui, suite à l’implosion d’un marché immobilier national hyper spéculatif ayant entraîné le pays dans une récession aigue, vit encore à l’heure d’une prospérité économique bel et bien révolue ? Les marchés se rappelleront donc très prochainement au bon souvenir de ce pays qui n’a toujours pas mis en place le moindre plan à même de stimuler croissance et emploi.

Monsieur Zapatero en était du reste bien conscient lorsqu’il déclarait il y a quelques jours à Davos : " Nous sommes un pays sérieux et nous tiendrons nos promesses " ...
 

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62 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 5 février 2010 10:19

    de quoi faire réflechir ceux qui veulent un gouvernement de gauche chez nous ,
    ils sont aussi soumis aux dogmes néolibéraux et au Bilderberg que Zapatero et sa clique !
    vu le trou qu’il y a dans la caisse , qui croyez vous va payer l’addition ?


    • delamothe delamothe 5 février 2010 18:05

      Gauche,droite... la vrai fracture n’est plus dans ce concept de clivage politique obsolète. D’ailleurs le terme umps est bien une realité


    • rastapopulo rastapopulo 5 février 2010 19:04

      Il y a moyen d’avoir une vision plus détaillée grâce à Solidarité et Progres de Cheminade qui menera campagne en Bretagne :

      "Quand le 17 septembre, le président Lula da Silva s’est entretenu à Madrid avec le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, le président de Banco Santander, Emilio Botin, figurait évidemment parmi les invités et a vivement salué les deux « ex » employés de la banque."

      http://www.solidariteetprogres.org/article6290.html


    • JL JL 5 février 2010 10:25

      Il est clair que la finance internationale voudrait voir se réaliser son fantasme le plus cher : mettre un Etat européen en faillite, faillite qui serait le début d’une longue et espérée série. Mais l’UE avait-elle une autre vocation ? Les marché financiers aux Etats nations ce que des hyènes sont à un troupeau d’herbivores.

      Mr Santi, vous écrivez : « le Gouvernement Espagnol - qui semble subitement prendre au sérieux la capacité de nuisance de marchés financiers ayant décimé la Grèce »

      Les marchés financiers ont décimé la Grèce !? Bigre ! Ça fait peur !!


      • Antoine Diederick 5 février 2010 11:24

        Ce qui fait peur, c’est que la Grèce va être pratiquement sous tutelle de l’Europe (voir commentaires de la presse en général)....et que cette crise va couter très cher....


      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 février 2010 11:53

        Normalement, on devrait faire chauffer la planche à billets de l’UE pour régler l’afaire , si les USA font la même chose en même temps, ça ne devrait pas poser trop de problêmes ...


      • JL JL 8 février 2010 09:25

        « Normalement, on devrait faire chauffer la planche à billets de l’UE pour régler l’afaire , si les USA font la même chose en même temps, ça ne devrait pas poser trop de problêmes » ’Alois Frankenberger (xxx.xxx.xxx.169) 5 février 11:53)

        Ben voyons. Sauf erreur, en cas d’inflation, les épargnants payent la casse au profit des emprunteurs qui touchent le pactole.

        Des épargnants, il y en a de deux sortes : ceux qui vivent frugalement et ceux qui amassent des fortunes insolentes. Parallèlement, parmi les endettés il y a ceux qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, ceux qui ont emprunté pour leur logement, et de l’autre coté, ceux qui vivent grassement au desssus de leurs loyens. L’inflation ne fait pas de nuance, mais l’Etat n’indemnise généralement que les gros.

        Faire marcher la planche à billet si les USA font pareil ? Est-ce qu’ils ne sont pas déjà en train de le faire ? Cela change-t-il quelque chose à la parité ? 


      • Alpo47 Alpo47 5 février 2010 10:36

        Je crois aussi qu’il faut constamment garder à l’esprit la finalité du capitalisme actuel : Privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes. On l’a dit tant de fois.
        Une grande partie des difficultés actuelles des Etats est due à leur intervention et endettement pour sauver ... les prédateurs de nos sociétés, le système financier.
        A partir de là, on peut faire le constat que ces dits prédateurs sont devenus tellement puissants qu’ils sont déjà aux commandes, se servant de leurs « hommes lige » les politiques.
        Et la folie continue lorsqu’on constate que l’état d’endettement et de quasi faillite de la Grece et autres, profite uniquement ... aux banques qui encaissent de plus gros intérêts.

        Ne serait il pas temps pour les Etats d’avoir la « révélation » que leur endettement est une escroquerie des banques et de refuser de les rembourser ?. Krach, bien entendu, mais également occasion de reconstruire sur d’autres bases. 
        Souci, politiques, économistes, syndicalistes ... font partie du système et ne proposent rien dans ce sens.
        Ici Santi, ailleurs Jorion, Roubini...etc.. font des analyses convergentes, mais ne proposent pas de solution pour éviter le désastre (que je sache).

        Ce constat, on l’a déjà fait ici 1000 fois. Il est temps maintenant de rechercher des solutions qui profitent réellement à toute la société.

        Donc, à part, mettre le feu aux banques ... et à leurs serveurs informatique, que nous reste t-il comme solution ?


        • PhilVite PhilVite 5 février 2010 11:55

          Très bon résumé de la situation.
          Que le feu d’artifice commence !


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 5 février 2010 11:57

          Normalement, les gouvernements devraient obliger la BCE à fournir de l’argent ( prêts aux états à des taux proches de 0% : c’est tout à fait licite ) dans le contexte actuel de crise , pour STABILISER les économies avant que ça redémarre.

          Le manque de vision politique actuel est EFFRAYANT !


        • Alpo47 Alpo47 5 février 2010 12:40

          Sinon que de nouveaux prêts, c’est encore plus d’endettement ... pour le contribuable/citoyen.


        • plancherDesVaches 5 février 2010 13:23

          Alpo, ces économistes proposent des solutions. Mais le système tient tout actuellement. Et n’est surtout pas disposé à abandonner son pouvoir.

          Ainsi, il faudra qu’il y ait un désastre. Comme tout au long de l’histoire ils se sont répétaient.


        • Reivilo Reivilo 5 février 2010 13:59

          Possible que je me trompe mais c’est une partie du problème...
          L’article 104 du traité de Maastricht + le 123 du traité de Lisbonne l’interdisent formellement.
          On se demande bien comment on a pu en arriver là...


        • rastapopulo rastapopulo 5 février 2010 19:26

          Le seul argument contre l’emprunt sans intérêts est de « défavoriser l’emprunt pour éviter de couvrir des dépenses de fonctionnement par la dette ». En bref :

           L’INFLATION 

          Il ne suffit plus pour les grand financiers que de soutenir des mauvaises politiques via les médias acquis à la finance anglosaxonne (l’Europe et le marché transatlantique est un « cadeau » estampillé Rotschild-Rockfeller) et le recours à l’emprunt sera toujours pour des dépenses de fonctionnement.

          La boucle est bouclée.

          Sans une réaction contre les 40 dernières années anti-progrès, anti-protection et anti-souveraineté et donc un protectionnisme, une souveraineté et une hostilité contre la finance anglo-saxonne ce sera le cahot, la guerre et un gouvernement mondial sans contrôle démocratique.

          A noter, hier sur CSOJ un français qui m’apprend que le calcul de la dette ramener au budget de l’état n’est pas de 9% mais de 40%. Or les recettes sont celle de l’état pas du PIB !!!!!!!

          ENORME imposture des grands financiers qui dépècent les nations avec leur terme convenu.


        • Internaute Internaute 7 février 2010 19:18

          J’ose une solution.

          1 - Les Etats cessent de rembourser.
          2 - Les banques cessent de prêter aux Etats
          3 - Les Etats sont bien obligés de vivre de l’impôt collecté.
          4 - On est enfin libéré de ces dettes et de ces hommes politiques qui se lancent dans des dépenses inutiles ou somptuaires dont on n’a pas le premier sous.

          Le niveau de vie devient ce qu’il doit réellement être, sans artifices.


        • kalon kalon 8 février 2010 01:08

          attendre que le désastre se termine en se protégeant le mieux possible !
          Je ne vois rien d’autre smiley


        • kalon kalon 8 février 2010 01:14

          Désolé, mais la BCE n’a pas le droit de préter aux états, elle ne peut préter qu’aux banques qui, elles mémes, prétent aux états l’argent que les états prétent aux banques pour qu’elles ne fassent pas faillite tout en leur payant un intérèt provenant de l’impot !
          Ce truc est, tellement, fou qu’en me relisant, j’ai, moi méme, difficile à me comprendre et, pourtant, c’est ce qui se passe.
          Nous empruntons de l’argent à ceux qui nous ont volé et nous leur reprétons en leur payant des intérèts.
          En final, c’est le préteur qui paye des intérèts à l’emprunteur ! comprenne qui pourra ! ))


        • titi 8 février 2010 07:37

          « Privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes. »
          Ce qui ne veut rien dire, et montre une confusion entre capital et résultat.

          « On l’a dit tant de fois. »
          Une bêtise reste une bêtise, même si on la répète à l’infini...


        • Gabriel Gabriel 5 février 2010 10:42

          Les requins de la finance ont asphyxié les pays, le FMI par des restrictions drastiques leur donne le coup de grâce. Les gouvernement n’ont plus aucun pouvoir face aux grands argentiers (Quel scandale, la banque Européenne de Monsieur Trichet (Porte bien son nom celui-là) a le droit de gérer la monnaie de 25 pays sans avoir de compte à rendre à ceux-ci, est-ce normal ?) Les seuls coupables de ce marasme sont les banquiers et leurs folles spéculations. Rappelons nous cette phrase du baron : »Laisser moi frapper la monnaie du pays et choisissez votre politique et votre drapeau cela n’aura plus aucune importance… » 


          • LE CHAT LE CHAT 5 février 2010 10:45

            et dire que certains veulent le directeur du FMI comme président , ils sont dingues !


          • Gabriel Gabriel 5 février 2010 10:58

            Tu as raison le chat, à ce niveau là, c’est de l’autisme !


          • ZEN ZEN 5 février 2010 11:00

            L’espagne a vécu dangereusement, affaiblie par la crise,elle prend la présidence tournante de l’Europe-

            Le béton, le tourisme, le crédit : les trois mamelles de l’Espagne

            -"Moins de deux ans après avoir caressé l’idée de rejoindre la France, voire l’Allemagne, l’économie espagnole est en chute libre, les clignotants sont au rouge et tous les experts prédisent une relance plus tardive qu’ailleurs. "L’Espagne va mal, diagnostiquait récemment La Vanguardia. Nous nous éloignons de l’Europe tandis que le gouvernement s’apprête à faire de la présidence de l’Union le principal pari politique d’une législature que menace le naufrage." (Le Monde)


            • plancherDesVaches 5 février 2010 20:36

              En parlant de mamelles, Zen, pourrais-tu remettre la photo de ta fille en cuissarde de cycliste, s’il te plait.

              Sinon, un extrait de ce qui se passe ailleurs :
              http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=8618
              "Le projet de budget de l’Etat de New York se traduirait par le licenciement de 19000 fonctionnaires dont 8500 professeurs, 3150 policiers, 1050 pompiers - Mardi, la ville a décidé de fermer 20 écoles, 500 soupes populaires et 15 maisons de retraites (Epoch Times)"

              Mais heureusement, Madame l’Hagarde a dit que tout allait bien.


            • sentinelle 5 février 2010 11:58

              @ l’auteur

              bonjour a tous

              «  » l’espagne est - elle encore credible ? «  »

              bonne question......pour y repondre il faut se poser une autre question :

                l’europe est elle encore credible ?

              quand a la reprise, c’est comme la belle arlesienne, tout le monde en parle, mais on ne la voit pas venir....( a mon humble avis cela n’est pas demain l’avant veille.....)


              • JET67 JET67 7 février 2010 12:26

                L’Espagne, l’Europe sont-elles encore crédibles ?

                Pour y répondre ( comme dans un jeu de poupées russes ), une autre question s’impose :

                Le « SYSTEME » est-il encore crédible ?

                A en juger par ses résultats, il est permis d’en douter... !

                Attendons de voir comment « la grande poupée mondiale » qui contient et protège toutes les autres, va réagir quand ces dernières auront été étouffées en son sein !?


              • kalon kalon 8 février 2010 01:20

                L’homme n’aillant pas encore compris la raison pour laquelle il existe, il m’étonnerait que ce qu’il pense soit crédible ! smiley


              • Yaka Yaka 5 février 2010 20:01

                C’est bien normal, puisque ce sont les Etats qui ont aidés le système bancaire !


              • kalon kalon 8 février 2010 01:22

                Cela me fait pensé à un gars qui galoperait dérriére ses cambrioleurs pour leur donner l’argenterie qu’ils ont oublié ! lol


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 février 2010 13:55

                Bonjour,

                La solution, c’est Lincoln, pour financer la guerre, au lieu d’endetter le pays, il a fait marcher la planche à billet et dit Fuck ! aux banquiers avides de se faire des thunes avec des juteux crédits


                • pmxr pmxr 5 février 2010 17:48

                  L’homme appartient à la terre et pas l’inverse ! Les arborigènes avaient raison a ce sujet !... quand a l’argent bien c’est sure qu’il en faut pour vivre « etre riche pour un africain c’est d’avoir un toit et à bouffer ! »... je garde ca en tête !


                • kalon kalon 8 février 2010 01:29

                  Ben, si tu as un toit et que tu sais cultiver, pourquoi t’as besoin d’argent ?
                  Ce sont ceux qui ne savent rien faire qui ont inventé l’argent, moi, j’ai vécu au Congo, on photocopiait des dollars ( juste un coté, l’encre coutait trop chére pour faire du recto-verso ! ) cà marchait aussi !
                  Et c’est pas des conneries, c’est comme cela qu’on faisait du commerce à Lumumbaschi en 90 .
                  Tu crois quand méme pas que l’humanité va disparaitre parce que les banques n’existent plus !


                • ZEN ZEN 5 février 2010 14:01

                  Mais la planche à billet fonctionne déjà nuit et jour à la Fed..
                  Le politique n’a plus de pouvoir sur Wall Str
                  Restons zen smiley


                  • snoopy86 5 février 2010 15:18

                    Que ceux qui naïvement s’imaginent que la France va échapper au problème comprennent bien ce qui les attend lorsque l’Allemagne et les pays du nord en auront marre des conneries des bras-cassés du sud de la zone euro :

                    - réduction des dépenses publiques, du nombre et des salaires des fonctionnaires
                    - hausse des impôts et des charges sociales pour tous et diminution du pouvoir d’achat
                    - baisse des retraites et allongement de la durée du travail
                    - restriction du crédit

                    La Gréce, l’Espagne, le Portugal aujourd’hui
                    L’Italie demain
                    La France aprés-demain

                    Et si nous sortons de l’Euro ?
                    Baisse de 30 à 40 % de la valeur du franc
                    Inflation à 2 chiffres


                    • titi 8 février 2010 07:42

                      Tout à fait d’accord.

                      « La Gréce, l’Espagne, le Portugal aujourd’hui
                      L’Italie demain
                      La France aprés-demain »
                      Ces pays ont toujours été de mauvais élève en matière de maitrise de l’inflation et de la dette.
                      Celà était il y a 30 ans, celà est aujourd’hui. Les règles de l’UE aurait justement du éviter celà, mais lorsqu’on chasse le naturel il revient au galop.
                      Si ces pays sortent de l’euros, alors leur monnaie deviendra une monnaie de singe. Le prix de toutes les importations exlosera. L’inflation repartira au galop, comme pendant les années du programme commun de la gauche.


                    • bobbygre bobbygre 5 février 2010 16:01

                      Et dire que l’Espagne ou l’Irlande était cité en exemple par les experts économistes, par les politiques et autres propagandistes libéraux !
                      Voilà le resultat de la politique libérale : la pauvreté, l’égoïsme et finalement la faillite.


                      • Rétif 5 février 2010 16:03

                        Que l’on sache, la privatisation des profits par l’Etat et ses apparatchiks,
                        c’est la définition du socialisme.C’est ce qu’on appelle « nationalisations ».
                        Comme c’est facile de définir autrui en se regardant dans la glace !
                        Certes le portrait n’est pas flatteur, c’est le moins qu’on puisse dire !

                        Et la catastrophe économique, qui la paie, sinon le populo ???


                        • BA 5 février 2010 17:09

                          L’Espagne est-elle crédible ? Et les Etats-Unis, avec leurs statistiques truquées, ils sont crédibles ?

                          Etats-Unis : 1,1 million de demandeurs d’emplois découragés sont sortis des statistiques en janvier 2010.

                          Lisez cet article :

                          L’économie américaine a supprimé 20.000 emplois en janvier mais le taux de chômage a reculé à 9,7 %.

                          La baisse du taux de chômage s’explique au moins en partie par une augmentation marquée du nombre d’Américains ayant renoncé à chercher du travail. Le nombre de ces « demandeurs d’emploi découragés » a atteint 1,1 million en janvier, contre 734.000 il y a un an.

                          http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=7175a7a6c884110a236674eb3e0b0c95


                          • ZEN ZEN 5 février 2010 18:56

                            Un exemple pour les banques de dépôts


                            • Claude Simon Tzecoatl 5 février 2010 19:21

                              Il serait peut-être temps de se demander si l’euro, qui pour un euro en circulation génère 5.4 euros de dettes, est réellement crédible.

                              Et tout les états européens de se plier au diktat de la BCE, c’est une honte.
                              Tout les états y passeront, après avoir liquidés les bijoux de famille publics et avoir rincé les moins privilégiés. Est-il sérieux d’appliqer la doxha de Francfort avec un taux de chômage, officiel, de 20% ?

                              Il est vraiment temps, Santi, de se demander d’où fleurissent tout ces surendettements plutôt que de montrer du doigt les surendettés.

                              Je me prononce un peu vite, mais l’euro est probablement vouée à une mort certaine, monnaie élaborée par des banquiers, pour des banquiers, et laminant tout espoir de salubrité économique, tant pour le domaine privé que public.

                               Evidemment, le discours dominant imposant à se soumettre à ce servage n’est pas prêt d’être inversé, vous en êtes la preuve.


                              • rastapopulo rastapopulo 5 février 2010 19:47

                                Le but est de créer des nains démocratiques face aux instances supranationales pilotées par les financiers mondialistes anglo-saxons.

                                Pour détruire le contrôle démocratique, la même recette est utilisée par Rockfeller’s (ou ses représentants) et par Rotschild’s (ou ses représentants). Ils sont pas fous, ils s’entourent de tous les opportunistes possibles (Obama, Blair, Ashton, Schroder,...)

                                La preuve ? La BCE qui se change en FED :

                                http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE60S20A20100129

                                « La BCE souhaite le secret pour certains sauvetages de banques »


                              • rastapopulo rastapopulo 5 février 2010 19:52

                                2010 l’année de la fusion USA-Europe des marchés financiers :

                                 http://fr.wikipedia.org/wiki/March%C3%A9_transatlantique

                                Sous couvert de saine concurrence !!!


                                • rastapopulo rastapopulo 5 février 2010 19:54

                                  je pense d’ailleurs que c’est un français qui supervise ça. Je vois sa tête mais plus son nom.


                                • robson 5 février 2010 23:03

                                  Nous ne valons pas mieux que la population americaine qui ne sait pas elle non plus quelles sont les banques qui se cachent derriere la fed...pour nous c’est la bce
                                  Il est fort probable que ce sont des banques que nous avons renflouées avec l’argent public.
                                  Ces memes banques a qui nous allons payer des interets monstres par le biais de la dette publique car elles auront rachetées les bons du tresor (mis en circulation pour les renflouer)
                                  Avec de l’argent preté a 0.5 pourcent qu’elles nous preteront a nous particuliers et etats- loi de 1973 +maastrischt+lisbonne - au minimum a 4.5 pourcent.
                                  Nos dirigeants nous ont mis sciement la corde au cou.
                                  Les rotschild , rockfeller et consort n’ont pas pris des opportunistes pour remplir ces fonctions mais des personnes choisies par eux ,elevées dans des grandes ecoles financées par eux,..
                                  Il n’y a qu’a voir les elites du gouvernement européens,et leurs cursus scolaires ....
                                  l’una avec l’amero (c’est pour bientot) ,l’europe et l’euro : nous sommes proche d’un gouvernement mondial,tres proche...........


                                  • JET67 JET67 7 février 2010 13:03

                                    Gouvernement mondial !? Nous y sommes déjà : que ce soit en Améro, en Euro ou en Asio... c’est la spéculation mercantile qui gouverne le monde !

                                    Et pour le bon peuple, il reste... l’Apéro !


                                  • BA 5 février 2010 23:22

                                    Vendredi 5 février 2010 :

                                    Pierre-Antoine Delhommais écrit dans Le Monde ces phrases décisives :

                                    « il y a aussi dans l’attitude intransigeante de l’Allemagne une vraie conviction économique, résumée sèchement par Axel Weber, le patron de la Bundesbank : « Il est impossible de justifier auprès des électeurs qu’on aide un autre pays afin que ce dernier puisse s’épargner les douloureux efforts d’adaptation qu’on a soi-même endurés. »
                                    Les dirigeants allemands avaient accueilli, on s’en souvient, avec beaucoup de réserve l’idée de faire entrer dans l’euro des pays d’Europe du Sud, « les pays du Club Med », « les cueilleurs d’olives ». Ils avaient fini par accepter mais, précisément, en obtenant l’ajout d’une clause de no bail out, de non-assistance financière à pays en danger.
                                    La Bundesbank, notamment, considérait que ces pays n’étaient pas assez solides et vertueux pour partager la même monnaie qu’eux. »

                                    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/01/29/la-revanche-des-eurosceptiques_1298512_3234.html

                                    Toute la tragédie grecque est résumée dans ces phrases remarquables.

                                    Les pays du sud de l’Europe ne sont pas assez solides et pas assez vertueux pour partager la même monnaie que l’Allemagne.

                                    Tragédie grecque. Tragédie portugaise. Tragédie espagnole. Tragédie italienne. Tragédie française.

                                    Le compte à rebours est lancé pour l’Europe.

                                    L’éclatement de la zone euro est programmé.


                                    • JET67 JET67 7 février 2010 14:46

                                      Un éclatement économique et culturel, en définitive !?

                                      Le Nord va perdre le Sud... pour sauver « son » Euro ?

                                      Ce serait pas plus mal, en fin de compte : on reviendrait à l’Europe d’avant !

                                      Au Nord... les bosseurs acharnés, solides et vertueux, déboulant chaque été, bardés de monnaie forte, au Club-Med Sud... chez les cueilleurs d’olives, spéculateurs condamnés à vendre leur terre en échange d’une monnaie locale dévaluée qu’ils iraient ensuite dépenser, pour se consoler, en la seule richesse qu’ils possedent encore : l’apéro !

                                      Euro contre Apéro ! Que d’échanges fructueux en perspective !

                                      Ainsi le Sud ne perdrait pas le Nord !

                                      Apéro, en Espagne... ça se dit : Vino !
                                      En Grèce : Uzo !
                                      En Italie : Rosso !
                                      Au Portugal : Porto ! 
                                      En France : Pernod !

                                      Et en Turquie... !? Ah mais non... ils n’y sont pas les Turcs... ils l’ont échappée belle !

                                      Y doivent bien se marrer parfois... les Suisses !



                                    • kalon kalon 8 février 2010 01:33

                                      Tu oublies le coté « shaekespirien » de la crise, ils sont pas mal dans la merde aussi, nos anglo ! smiley


                                    • curieux curieux 6 février 2010 01:30

                                      La réponse est sur AgoraVox donnée par Maldoror
                                      l-ineluctable-chute-de-la-maison-euro


                                      • ChatquiChouine ChatquiChouine 6 février 2010 01:58

                                        « La guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée à des militaires » disait Clémenceau

                                        Dans la même veine, on pourrait affirmer que la monnaie est une chose trop serieuse pour être confiée a des financiers.

                                        Il va être temps de recreer des banques nationales, prêtes à coopérer au nom des nations et pas des financiers qui les dirigent.

                                        Il va être temps de revenir à un keynesianisme sain, axé sur des investissements sur le long terme dans la recherches, les infrastructures et la réindustrialisation verte.

                                        Il va être temps de trouver des moteurs de motivation axés sur la connaissance, l’ intelligence, la découverte plutôt que seulement centré sur la consommation.

                                        Faire peser la totalité de cette gabegie sur la population par la mise en place de politiques d’austérités, en taillant en pièce les quelques services publics encore disponibles, l’accès aux soins, l’ augmentation des impôts, l’allongement du temps de travail, la baisse des salaires, la diminution des retraites ne se fera pas sans creer des tensions terribles et sans règlements de comptes.

                                         Car les comptes, les citoyens en demanderont pour que les vrais responsables de ce gigantesque hold up montrent leurs visages, et ce ne seront pas les burqas, foulards et autres minarets vers quoi se tournera cette sourde colère, mais bien vers les financiers et leurs suppôts politiques qui n’ont cessés d’ encenser cette économie néolibérale depuis 30 ans.
                                        Dans la crise a venir, ces gens n’ont strictement aucune légitimité pour nous imposer ce que nous avons a faire, et le mépris des financiers de la City vis à vis de ce qu’ils qualifient de PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne) en dit long sur la notion d’ « Union » Européenne version salle de marché.
                                         Ces gens là veulent pratiquer avec l’ Europe la même polique que celle du FMI vis à vis des pays sous développés. On vous accorde un prêt, mais a conition de pratiquer les réformes que je vous impose...Intôlerable.

                                        C’est dans la difficulté que l’on reconnait ses vrais amis parait-il, alors c’ est maintenant qu’il faut donner des signes de solidarité, ce qui aurait du être le principe fondateur de la création Européenne, et non pas cette vulgaire définition de territoire ouvert à la « concurence libre et non faussée ».
                                        Les Français ont beaucoup de liens d’ amitié avec les 4 pays galvaudés par la City, et s’il y a bien des tentatives de diabolisation qu’ils n’écouteront pas, ce sont celles issues de Londres.

                                        S’il faut repartir de très bas, nous repartirons, solidaires, sans conflits juteux pour ces mêmes marionnettistes mais il faudra qu’ils repartent eux aussi de très bas....et qu’ils y restent.....en attendant les prochains.


                                        • rastapopulo rastapopulo 7 février 2010 15:17

                                          Keynes se battait pour préserver l’empire britannique sur fond de mouvement sociaux.

                                          C’est tout !!!

                                          Ce n’est qu’un PARAVENT qui ne met pas en avant le progrès technologique dont doit bénéficier les peuples par des accords entre nations souveraines (et donc anti-empire d’accord ?).

                                          Keynes est parfait pour la finance anglo-saxonne parce que c’est un monétariste comme Bernanke, Greenspan,...

                                          Je viens de finir le lien de S&P sur le sujet et c’est assez étaillé :

                                          http://www.solidariteetprogres.org/article5280.html


                                        • tvargentine.com lerma 6 février 2010 05:41

                                          Avant tout il convient de rappeler que les espagnols sont propriétaires de leur logement et qu’ils n’ont pas de problème pour les loyers durant le printempset l’été,car l’espagnol au soleil c’est quand même pas mal pour les européens du nord et c’est de l’argent pour les espagnols
                                          L’Espagne a axé sont développement sur le tourisme de masse et l’immobilier spéculatif

                                          La bulle a explosé,tant mieux,mais pas pour les espagnols,pour les autres européens,car personnellement,si les prix se cassent la figure,je veux bien acheter un appart à Barcelone ou en Andalousie du coté de Seville

                                          Donc,soyons un peu réaliste sur la situation espagnol

                                          De plus,les chomeurs,ne sont pas les espagnols mais bien souvant les émmigrés qui travaillaient dans le BTP et un plan sera peu etre proposé par le gouvernement espagnol pour les renvoyer chez eux avec un chèque,car l’age d’or de l’immobilier est terminé

                                          Cette crise en Grece ,en Espagne ,au Portugal est positive,car les habitants de ces pays seront vacciné pour longtemps du libéralisme économique et c’est donc une bonne chose pour l’Europe

                                          http://www.tvargentine.com




                                          • ChatquiChouine ChatquiChouine 7 février 2010 12:02

                                            @lerma

                                            « Cette crise en Grece ,en Espagne ,au Portugal est positive,car les habitants de ces pays seront vacciné pour longtemps du libéralisme économique et c’est donc une bonne chose pour l’Europe »


                                            Ah bon !, et quant ces pays auront vu, au titre des politiques de « rigueurs nécessaires » dictées par Bruxelles, le démantèlement d’abard, puis la privatisation complète de leurs systèmes sociaux, le libéralisme économique n’aura t’il pas plutôt triomphé ?.


                                          • rastapopulo rastapopulo 7 février 2010 15:20

                                            Le problème est que Zapatero est un ancier banquier de Santander....

                                            Il n’y aura aucun progrès industrielle là-bas.


                                          • pierrot123 7 février 2010 00:29

                                            Offensive contre les systèmes sociaux Européens

                                            voilà ce que cache cette prétendue « faillite » de la Grèce.
                                            Les USA ne sont pas mieux, ni l’Italie, ni l’Angleterre, ni la France...Mais on a choisi de faire un exemple, en prenant le plus faible.

                                            Le vrai but de cette écoeurante propagande est la mise à sac de notre système social par certains grands groupes financiers internationaux qui gagnet d’autant plus d’argent que les affaires des pauvres se dégradent.

                                            On nous dit en gros : « voilà ce qui va vous arriver si vous vous accrochez à votre Sécu, à vos retraites, à vos congés payés, à vos conditions de travail... »

                                            Pour mémoire, cet article du « Monde » :
                                            http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/02/01/la-grece-est-le-banc-d-essai-d-une-attaque-generale-des-systemes-sociaux-europeens-par-georges-sideris_1299695_3232.html


                                            • BA 7 février 2010 00:56

                                              L’échec prévisible de l’euro.

                                              L’Union Européenne a négligé certains aspects essentiels pour la viabilité de l’euro. Du coup, les pays touchés par l’endettement font face à de sombres perspectives d’avenir.

                                              Je l’avais bien dit. Au mois de mars en 1993, quand l’union monétaire du futur euro entrait en vigueur, je rendais mon étude sur le sujet au « Fonds National de la Recherche ». Dans ce rapport, je soulignais qu’en Europe, les deux conditions essentielles pour une union monétaire stable n’étaient pas remplies. Le Fonds National me remercia pour mon travail, me paya très bien, et mit l’étude dans un de ses tiroirs.

                                              Ces deux conditions essentielles font toujours défaut en Grèce, en Espagne, au Portugal et en Irlande, ce qui a effrayé avant-hier les bourses du monde entier.

                                               

                                              Lorsque des pays renoncent à leur monnaie pour former une union monétaire, il peut leur arriver de subir des chocs « asymétriques », c’est-à-dire qu’ils ne concernent pas l’union entière. Les pays concernés ne peuvent plus s’en tirer par une dévaluation, comme l’avait fait la France par trois fois sous Mitterrand. Les travailleurs des pays ébranlés doivent donc pouvoir se déplacer en masse : ce phénomène se produit aux Etats-Unis. C’est aussi arrivé en Suisse, quand l’horlogerie licenciait 60 000 ouvriers dans les années 1980. Ils durent partir pour le canton de Vaud, pour Genève, ou rentrer en France.

                                              De même, dans une union monétaire efficiente, les pays frappés par ce choc obtiennent des versements automatiques et importants « du centre » sous forme d’assurance chômage, de rentes et de péréquations financières préétablies.

                                              Or ces deux conditions font défaut en Europe. Les chocs actuels proviennent de l’endettement considérable de certains Etats membres, et de manière sous-jacente de leur perte de compétitivité vis-à-vis des pays du Nord. J’avais déjà souligné dans ces colonnes que l’union monétaire de l’euro est une machine à exploiter l’Allemagne, les Pays-Bas et les pays nordiques au profit de l’Europe latine, moins disciplinée en matière de coûts salariaux et de productivité.

                                              Bruxelles, au centre de cette union monétaire, en a clairement énoncé les conséquences : ces pays doivent appliquer une rigueur jamais vue depuis 80 ans. Le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et la Grèce doivent sévir dans les dépenses publiques, réduire les salaires de tout le monde, fermer des branches subventionnées de leur économie, diminuer les rentes vieillesse.

                                              A l’époque du Traité de Maastricht, contenant cette union monétaire, je n’avais pas du tout compris l’empressement, partout en Europe, des syndicats pour cette nouvelle étape de l’Union. Leur aveuglement idéologique les avait éconduits du royaume de l’intérêt bien compris de leurs membres. Aujourd’hui, les leaders syndicaux ameutent leurs troupes pour manifester contre ces mesures draconiennes.

                                              La théorie des unions monétaires, avec ses deux conditions essentielles, avait été formulée au début des années 1960 par un tout jeune professeur américain, Robert Mundell. J’avais suivi un de ses cours à l’Institut des hautes études, à Genève. Il était un peu grassouillet, les cheveux longs, les vêtements négligés, cela faisait chic en 68. Grande fut ma surprise d’apprendre que le Prix Nobel lui avait été attribué en 1999 et que sur les photos apparaissait un homme digne, svelte, les cheveux blancs, posant dans son palais florentin.

                                              Pendant 60 ans, entre 1865 et 1927, la Suisse a fait partie de l’Union monétaire latine. La France, la Belgique, l’Italie, la Suisse et la Grèce (encore elle) avaient des pièces d’argent du même poids, et les échanges se faisaient librement. A l’inverse de l’euro, cette monnaie, avec ses billets, était fondée sur l’or et l’argent-métal. Si un pays exagérait avec ses prix et ses salaires, il pesait trop lourd et son bilan commercial devenait négatif. Pour payer, il fallait envoyer des tonnes d’or et d’argent-métal par train aux autres membres de l’union. Ainsi la circulation monétaire se réduisait, elle forçait automatiquement la retenue et corrigeait tout.

                                              En revanche, l’euro n’est que du papier : les dettes commerciales et étatiques gonflent allègrement, et en même temps la confiance se perd. La zone euro est aux abois du fait de ses fautes de construction. Ce ne sont plus des camions remplis d’or qui administrent la correction, mais des ukases de Bruxelles, sur papier, eux aussi. Attendons la suite, elle sera déprimante, tant économiquement que moralement.

                                              Beat Kappeler.

                                              http://www.letemps.ch/Page/Uuid/17dcbcc0-129b-11df-b507-675eb24ed662%7C0


                                              • zadig 7 février 2010 05:44

                                                Pour tous les pays de l’Europe une urgence, la traque à l’évasion fiscale.

                                                Pour cela il faut instaurer l’échange automatique de données bancaires avec tous
                                                 les partenaires financiers.
                                                Pour les récalcitrants c’est simple application d’une taxation hautement dissuasive.
                                                Traquer l’évasion fiscale c’est aussi combattre la corruption.

                                                C’est récent, une autre liste circule en Allemagne plusieurs banques Suisses seraient dans
                                                le coup.


                                                • zadig 7 février 2010 06:13

                                                  Piste à explorer :

                                                  J’ai lu à plusieurs reprises dans des journaux Suisses des insinuations .
                                                  Elles concernaient un haut personnage de l’état Français.
                                                  Ces informations évoquaient des preuves détenues par les banques Suisses.

                                                  Aucun rapport bien sur, avec le peu d’empressement français à exploiter les données des
                                                   fichiers « soustraits ».


                                                  • rastapopulo rastapopulo 7 février 2010 15:29

                                                    C’est clair que comme par hasard le G20 avait accusé les paradis fiscaux non-anglosaxon d’avoir causé la crise !!!!!!

                                                    Les USA sont au bords de la banqueroute et c’est la chasse aux paradis fiscaux continentaux...

                                                    Pour que les anglosaxons nous rachète pour rien ! 


                                                  • Internaute Internaute 7 février 2010 19:09

                                                    « De même, ce pays compte la proportion la plus importante de demandeurs d’emplois (19.5% en Décembre dernier) »

                                                    Cela leur apprendra à naturaliser 700.000 immigrés au lieu de les renvoyer chez eux. Les espagnols vont maintenant collectivement payer le prix de leurs erreurs.


                                                    • rastapopulo rastapopulo 7 février 2010 19:50

                                                      C’est crû mais c’est vrai !

                                                      Alors qu’une société de la connaissance exporte la connaissance par les humains qui se forment chez elle et repartent, nous nous en importons.


                                                    • BA 7 février 2010 21:47

                                                      Jean-Louis Bourlanges a été député au Parlement européen pendant de très nombreuses années. Le 1er septembre 2009, il a publié un article retentissant qui expliquait pourquoi la zone euro allait se disloquer.

                                                       

                                                      «  L’échappée solitaire de l’Allemagne.

                                                      Par Jean-Louis Bourlanges, professeur à l’IEP de Paris -  01/09/2009. 

                                                       

                                                      Lisbonne ou pas Lisbonne ? Un nouveau référendum irlandais devrait à l’automne en finir avec ce faux débat sur un traité qui ne dit rien et qui cache l’essentiel : la réticence croissante des Etats fondateurs, Allemagne en tête, à identifier leur avenir à la construction d’une Europe économique et politique authentiquement unie.

                                                      C’est ainsi que deux décisions allemandes d’ordre constitutionnel promettent à l’Union des temps difficiles. Le 29 juin, la Cour constitutionnelle de Karlsruhe, saisie d’un recours contre le traité de Lisbonne, en a certes débouté les auteurs, mais s’est livrée dans ses attendus à une attaque en règle contre le système communautaire.

                                                      Dans sa décision sur Maastricht, elle s’était déjà inquiétée d’un déficit démocratique qu’elle imputait aux insuffisances du contrôle parlementaire européen. Aujourd’hui, elle va beaucoup plus loin en déniant par principe au Parlement de Strasbourg toute capacité à réduire le déficit démocratique dans la mesure où il n’est pas l’émanation d’un peuple déterminé. Conclusion implicite : le Parlement allemand est fondé à exercer un droit de censure sur les décisions communautaires, car c’est à lui qu’il appartient de « garantir l’efficacité du droit de vote du citoyen allemand ».

                                                      Du coup, la boucle souverainiste est bouclée : pas de décision légitime sans contrôle parlementaire, pas de contrôle parlementaire hors du cadre national. Ce n’est rien de moins que le retour à l’Europe d’avant le 9 mai 1950, la condamnation explicite du fédéralisme communautaire par l’Etat qui en avait fait sa bannière et son principe rédempteur.

                                                      La seconde décision est d’une toxicité plus directe. Il s’agit de l’introduction dans la loi fondamentale allemande d’une disposition limitant le déficit budgétaire à 0,35 % du PIB à partir de 2016 et imposant sa suppression à partir de 2020. Porté par le souvenir de l’inflation des années 20, cet hypervolontarisme est à la fois admirable et redoutable. Admirable parce que les Allemands sont à ce jour les seuls à regarder en face les risques de bouleversement induits par le surendettement généralisé. Redoutable par la double rupture antikeynésienne et anticoopérative emportée par ce choix.

                                                      La nouvelle disposition revient en effet à priver la politique économique européenne de tout instrument de régulation conjoncturelle et de maîtrise du cycle économique. Après la politique monétaire, c’est la politique budgétaire qui tombe en enfer, contraignant l’Allemagne à un effort de rigueur démesuré qui risque de plonger le continent tout entier dans une décennie de stagnation à la japonaise.

                                                      L’unilatéralisme flamboyant de la décision est aussi préoccupant : il sonne le glas de l’espérance maastrichtienne d’un policy mix européen et dessine une politique allemande résolument colbertiste de creusement du différentiel de compétitivité entre l’Allemagne et ses partenaires, une politique efficace à la seule condition d’être compensée par le laxisme des autres. Aucune crainte à cet égard : l’allergie française à la rigueur est une valeur sûre !

                                                       

                                                      La dislocation de la zone euro et la remise en cause de la monnaie unique sont les termes logiques de ce chemin du diable.

                                                      La décennie qui s’achève a été pour l’Europe celle de tous les blocages. La prochaine sera celle de tous les dangers.

                                                       

                                                      http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/l-echappee-solitaire-de-l-allemagne_195634.html#commentaire


                                                      • kalon kalon 8 février 2010 01:42

                                                        votre commentaire est intérressant mais il est bati sur une fausse hypothése.
                                                        Nos politiciens ne jouent pas aux « échecs », ils jouent aux « dés » ;
                                                        Les ratios sont différents ! smiley

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