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Accueil du site > Actualités > Economie > La rente, le risque et le développement économique au XXIe siècle

La rente, le risque et le développement économique au XXIe siècle

Les Français ont un rapport particulier avec l'argent et la réussite. Ils aiment l'argent (public surtout) mais ne se donnent en rien les moyens d'en gagner, ils envient la réussite mais en adoptant depuis les années 80 le socialisme rampant ils ont réuni toutes les conditions de nos échecs collectifs et individuels passés et à venir.

Il y a quelques jours le magazine le revenu a publié un graphique qui représente les gains des principaux placements depuis 30 ans en France (depuis cette année 88 qui vit la bourse s'affaisser durant quelques semaines)

Graphique performance des placements.

La prise de risque est payante, l'entreprenariat et le libéralisme créent des richesses, la rente (sociale, fiscale ou immobilière) fige les situations et favorise le déclin économique

Sur 30 ans les actions avec dividendes (donc avec le risque de perdre ou de gagner) ont rapporté 1 352 % (soit un capital multiplié par 13,5), l'assurance vie (placement préféré des Français) 352 % et l'immobilier 402 % alors que l'inflation était de 62% (2% par an en moyenne).

Pour s'enrichir (soi-même mais aussi les autres) il faut prendre des risques

Jeff Bezos est devenu en 20 ans l'homme le plus riche du monde (150 milliards de $ de fortune personnelle)

Tout le monde (ou presque) a oublié que durant de nombreuses années sa société (Amazon) perdait régulièrement 200 à 300 millions de $ et que la plupart des analystes le prenaient pour un fou (vouloir vendre des livres sur Internet leur semblait un pari perdu d'avance)

Quand Google a été introduit en bourse au début 2004, la grande majorité des "analystes" financiers déconseillaient d'acheter des parts de Google qui "vendait du vent" et ne gagnerait jamais d'argent avec un moteur de recherche ("une activité non lucrative menée en complément par des géants de l'informatique").

L'action Google valait 49 $ us lors de son introduction en bourse en 2004, Alaphabet (le nouveau nom de la firme Google) valait le 31 aout 2018, 1227 $ us soit un cours multiplié par 25 en 14 ans.

Un Français qui aurait investi 10 000 € dans Google disposerait aujourd'hui de 250 000 environ € (et d'un gain de 40 % environ sur un livret de Caisse d'épargne, soit 1400 €).

Si les Français ont une telle aversion au risque c'est que la société, l'école, le travail ne préparent en rien les Français à la prise de risques économiques

« Si vous avez placé 100 € et que le compte est rémunéré à 2 %, combien aurez-vous au bout d’un an sur votre compte  ?  » En France, 42 % des personnes interrogées ne donnent pas la bonne réponse, à savoir 102 €.

Une majorité de nos compatriotes s'intéressent à l'écnomie (56% des Français disent s'intéresser à l'économie : 37% « assez » et 19% « beaucoup ») mais malheureusement ils n'y comprennent pas grand chose (remercions l'école au passage pour avoir transformé l'enseignement de l'économie en un pseudo-discours sociologique où l'on stigmatise le profit, l'entreprise et où l'on encense t les "grandes victoires" du socialisme et du syndicalisme)

Après l'école, l'aversion au risque est encouragée par la loi et l'Etat

Dans une économie ouverte, libre et concurrentielle (celle prônée par tous les Etats de l'UE) le renouvellement des activités, l'adaptation au changement, la fermeture des canards boiteux (au profit de nouvelles entreprises plus agiles) est la norme, le pays se développe en permettant à ses citoyens de développer librement (dans le cadre des lois) leurs activités (principalement privées). 

En France la dépense publique est la plus élevée en Europe (plus de 56% du PIB en 2016) et de ce seul fait l'Etat écrase toute la sphère privée à la fois de contraintes réglementaires (il faut bien occuper les fonctionnaires), fiscales (il faut bien nourrir la bête) et sociales (il faut bien indemniser ceux qui ne parviennent plus à créer de l'activité).

Parallèlement à cette dépense publique insensée (les salariés Français sont parmi les plus taxés et spoliés du monde) notre pays a multiplié les cautères pour masquer le déclassement de notre économie, des habitants et des entreprises : la dette. 

La Gauche méprise et stigmatise les financiers ("mon ennemi c'est la finance") mais elle tend la main tous les mois pour quémander ses 18 ou 20 milliards d'euros qui lui permettent de boucler ses fins de mois

Tous nos comptes sociaux sont dans le rouge, nous vivons ç crédit sur un volcan (lui-même composé de dettes mondialisées).

Les retraites (que le monde entier ne nous envie pas) sont largement déficitaires avec bientôt 1 cotisant pour un retraité, les salaires et retraites de fonctionnaires (non provisionnées), les dépenses sociales (les plus élevées au monde avec 15% des dépenses de la planète pour moins de 1% de terriens) contribuent non seulement à faire régresser chaque année l'économie française (désormais 7ème au monde derrière l'Inde, sans doute 20 ème avant la fin de la prochaine décennie) mais elles enferment (enserrent) les Français dans une bulle sociale faite de primes à l'inactivité (notre préférence nationale pour le chômage), de travail bâclé (les 35 heures) et de loisirs décervelants (la TV, les balades au supermarchés et les réseaux sociaux pour se mettre en avant).

Sans un sursaut libéral (de long terme) l'économie et la société française seront vouées à l'implosion, à la régression sociale et au déclassement généralisé.


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15 réactions à cet article    


  • NEMO Clark Kent 1er août 11:19

    « en adoptant depuis les années 80 le socialisme rampant ils ont réuni toutes les conditions de nos échecs collectifs et individuels passés et à venir. »


    merci de donner vos définitions :
    1. du socialisme
    2. du rampant

    le reste est à l’avenant

    • Buzzcocks 1er août 11:43

      @Clark Kent
      Oui, mais c’est rigolo à lire... Perceval, Spartacus, ça reste quand même de grands comiques, certes, ça joue beaucoup sur le comique de répétition, mais ça reste rigolo.


    • bibou1324 bibou1324 1er août 11:40

      Vous avez été traumatisé dans votre enfance pour vouer un tel culte à l’argent ?


      • zzz'z zzz’z 1er août 13:17

        C’est vrai que se faire suer le burnou pour aller flamber au casino ne fait pas partie des loisirs décervelants ; Ceux qui gagnent raflent l’argent à ceux qui perdent ; Il faut appâter le gogo.


        • Perceval 1er août 13:57

          @zzz’z
          « Ceux qui gagnent raflent l’argent à ceux qui perdent ». On connaît la chanson du gateau à partager (pour l’idéologie des partageux) sauf que les pays qui réussissent augmentent leurs parts et la taille du gâteau alors que les socialisant le réduisent d’année en année (merci les 35 h). Au Venezuela par exemple le gâteau (socialiste) tend vers zéro


        • zzz'z zzz’z 1er août 14:53

          @Perceval


          Vous pensez que dans l’économie hors sol, avec un pib mondial échangé chaque jour en bourse, des banques centrales qui impriment à donf, un marché en lévitation artificiel, ce sont vos 3 francs 6 sous pariés sur gogol ; qui tiennent l’économie avec leurs petits bras musclés ?

          Aucune manipulation des cours, aucune attaque de Soros, aucun vol sur le cours des matières premières aux USA ne sont la cause de ce que vous écrivez ?

          C’est donc bien un casino, avec des gagnants et des perdants… Votre choix d’action Gogole, spécialiste de la guerre en est un très bon exemple ! Vous n’êtes qu’un suiveur cautionnant la politique mortifère de Gogole.

        • Buzzcocks 1er août 16:43

          @Perceval
          C’est quoi un pays qui réussit ?
          Ca ne veut rien dire si vous ne définissez pas ce concept de réussite. Vous citez google et Bezos, donc on peut penser que les USA font partis de vos réussites.
          Selon quel critère ? si on prend les soins, un américain dépense plus qu’un français pour se soigner avec des résultats pas franchement meilleurs puisque l’espérance de vie US < espérance de vie Française.

          Vous pouvez gagner 150 000 dollars en bourse, si pour vous soigner votre cancer du colon, il vous en faut 350 000, je crois que ça vous fait une belle jambe d’avoir fait fortune en bourse.


        • Spartacus Spartacus 1er août 14:03

          C’est le résultat de la mainmise des prof de gauche, sur l’éducation nationale depuis 60 ans.


          Les Français ne peuvent sortir indemne du lavage de cerveau quotidien de cette jeunesse..

          Les idéologies de gauche dans les sciences humaines, sociales et économiques domine les programmes et l’enseignement des universités et écoles françaises publiques.

          C’est dire si la France est caricaturale.
          Imaginez que nous avons eu une prof de gauche en économie bête comme ses pieds qui c’est présenté aux élections présidentielles.
          Vous l’imaginez en enseignement présenter Bucanan ? Freedman autrement qu’a charge ?
          Corriger les bienfaits du libre échange ?

          • baldis30 1er août 18:39

            @Spartacus
            « lavage de cerveau quotidien de cette jeunesse.. »

             dommage que vous ayez échappé à un grand nettoyage des articulations des neurones


          • sweach 2 août 11:01

            @Spartacus
            *les bienfaits du libre échange ?*

            Heuu lesquels ?

            Non parce que moi je vois un pillage des plus riches sur les ressources des plus pauvres, donc « libre » et « échange » c’est quand même un peu osé comme terme ^^

            idéologies de gauche : savez-vous au moins ce que c’est ?
            L’économie et le capitalisme se porte à merveille quand on impose une juste répartition des ressources. 

            Pour être simpliste la gauche c’est l’égalité, tout le monde est mit au même niveau, effectivement poussé à son extrême cela empêche de sortir du lot, on peu se retrouver tiré par le bas et tout ce qui gène les autres interdit.

            Pour être simpliste la droite c’est la liberté, tout le monde peu faire se qu’il veut, effectivement poussé à son extrême la liberté des un bloque celle des autres, on se retrouve rapidement dans la loi du plus fort dont le pouvoir est limité par les plus faible.

            Pour être simpliste le nationalisme c’est la Fraternité, tout le monde est solidaire avec ses semblables, effectivement poussé à son extrême cela stigmatise et on peu se retrouver en autarcie.

            La France a besoin de ces 3 valeurs, une privilégier sur les deux autres sera délétère, actuellement je pense qu’on manque d’égalité et de Fraternité, l’injustice et l’égoïsme règne au profit d’une liberté qui ne profite qu’à une poigné qui l’utilise pour écraser les autres.

          • Jason Jason 1er août 16:34

            Ce qui est vrai « là-bas » ne l’est pas ici. Je ne sais pas pourquoi. Ce qui vient à l’idée c’est que « là-bas » vous avez un marché de 300 Millions d’habitants et une fiscalité sur la consommation et le logement moins pénalisantes. Y a-t-il une économie ou une culture économique (fiscalité, tarifs salariaux, filets sociaux, etc.) européennes ? Non. Pas de commentaire.


            Par ailleurs, des comparaisons entre les économies européennes et Etatsuniennes existent dans quantités d’études, rapports, articles, etc. Vous pourriez peut-être nous en parler davantage. Aussi, vous pourriez jeter un coup d’oeil au budget de l’état avant de dire des sottises. Par contre, oui, la dette est une créance sur l’avenir, càd. des impôts futurs. [ Mais la charge (les intérêts) de la dette doit être payée chaque année].

            Quant à comparer les USA avec la France ou avec les fantasmes européens, c’est comparer une réalité avec des voeux pieux.

            Pour ma part, ayant connu les deux de très près, je préfère passer mes vieux jours ici.

            • zygzornifle zygzornifle 1er août 16:38

              Ils aiment l’argent (public surtout) mais ne se donnent en rien les moyens d’en gagner ...


              Demandez a nos politiques s’ils n’aiment pas l’argent public surtout que c’est eux qui décident de leur rémunérations , demandez a nos nouveaux amis les migrants s’ils ne viennent pas par centaines de milliers en France pour profiter de l’argent public .....

              • Macondo Macondo 2 août 08:02

                Bonjour. Si ça peut intéresser un actionnaire (en recherche d’informations confidentielles, jugées sérieuses par l’ensemble de mon premier cercle), je pense être très bientôt en mesure de démontrer, que l’ensemble de toute l’économie mondiale est entièrement soluble dans des toilettes sèches et sans produire la moindre odeur comme le prévoyait l’adage. Je me lance dans la sciure de recouvrement, sans délai ...


                • Désintox JPB73 2 août 09:00
                  Deux remarques :

                  1) La bonne rentabilité des placements boursiers ne fait que traduire l’inéquitable partage de la valeur ajoutée en faveur du capital. Dans une société plus juste, le capital serait moins rémunéré et les placements en action seraient donc moins intéressants.

                  2) Pour pouvoir risquer de perdre son argent, il faut en avoir. Le salarié qui met péniblement de côté quelques dizaines de milliers d’euros ne prendra pas le risque de les perdre dans un crash boursier.


                  • sweach 2 août 10:08

                    Si on regarde les 30 dernière années + 1352% pour les actions avec dividende


                    Mais à vous lire notre avenir c’est : implosion, à la régression sociale et au déclassement généralisé

                    Bref encore un avenir bien sombre, à suivre vos idées on y va c’est certain.

                    Il est quand même marrant que vous déploriez *un coût dépense publique la plus élevée* et que vous zappiez totalement ce que ça nous rapporte.

                    La charge que représente, le transport, l’éducation, la santé, les infrastructures, .. serait considérablement plus élevé et totalement inégalitaire sans une intervention public.

                    Vous avez l’exemple des autoroutes qui est devenu une charge bien plus grande depuis leur privatisation, mais on l’observe un peu partout dès que ça privatise le coût et l’injustice explose.

                    Vous pensez bêtement que le problème vient des taxes et impôts sur les salaires et vue que ça ne suffi pas on complète avec la dette.

                    La solution est pourtant simple, il suffirait d’aller chercher dans les + 1352% pour les actions avec dividende + 461% pour les action + 402% immobilier etc ...
                    Ça ne vous viendrez pas l’idée de taxer le capital ?

                    Personnellement je pense que nous ne payons pas suffisamment d’impôt en première ligne les plus riche d’entre nous et les entreprises.
                    Faire une vrai progression de l’impôt et interdire purement et simplement la défiscalisation
                    Il faudrait taxer nos frontières pour équilibrer notre balance économique
                    Il faudrait envoyer promener notre dette illégitime qui n’a rien financé
                    Et Accessoirement limiter notre money au frontière qu’on gère.

                    Mais non c’est tellement plus simple de dire on ne paye plus d’impôt et tout le monde se démerde avec ce qu’il gagne.

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