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Problématique

Au-delà des polémiques sur la perte du triple A et des procès instruits contre les agences de notation, il serait sans doute plus « productif » de revenir à la politique au sens noble du terme. C'est-à-dire, dans un régime démocratique, à présenter clairement les enjeux, à proposer des solutions. Elles peuvent d’ailleurs être très différentes quant au contenu et à sa mise en œuvre. Les efforts proposés aux peuples seront plus ou moins bien justement répartis. Il appartiendra à ces peuples de choisir et de jauger ces propositions. Mais rien ne serait pire que de se laisser dicter une politique "au fil de l'eau" que d'ailleurs personne ne dicte véritablement.

Jean-Luc Mélenchon ne dit rien d’autre quand il proclame avec force « résistez ! » Les solutions qu'ils préconisent sont discutables, mais le souffle est le bon. Il faut effectivement résister à tous les pseudos-diktats. D’ailleurs, les mêmes agences qui renâclent devant l’importance de la « dette souveraine » sont les premières à redouter, dans le même temps, une politique stéréotypée d'austérité trop poussée mère de toutes les récessions. La récession aggrave la dette (cf la Grèce) C’est en effet un équilibre qu’il convient d’atteindre : celui difficile d’une maîtrise de l’endettement sans compromettre la croissance. Il y aura toujours des ultras qui contestent la nécessité d'une croissance pérenne ; ils préconisent l’entrée dans un autre monde, celui de la décroissance, un retour à des systèmes de production courts, de proximité. Ils encouragent une économie du strict nécessaire, bannissant un productivisme pour eux dépassée. Cette nouvelle philosophie dans les pays "riches" devrait s'accompagner d'un nécessaire rééquilibrage en faveur des pays pauvres. Autrement dit la croissance ici et la décroissance là ; ce rééquilibrage n’a rien de mécanique. On peut même parier que la décroissance dans les pays actuellement développés seraient catastrophique pour les moins riches. Il n’est pas dit que nous n’aurons pas un jour à vivre une telle mutation, mais je crains que cette « révolution » ne soit que l’effet secondaire et subi d’une catastrophe préalable très éloigné d’un volontarisme raisonné et démocratiquement décidé. A distance de cet extrémisme, pas encore d’actualité, il faut pourtant réinscrire la politique au centre de l’action. C'est-à-dire définir très clairement les axes à privilégier ; ils ne peuvent l'être tous ; il y a des choix à faire. Là et là seulement résident les véritables questions auxquelles doivent répondre les candidats à la prochaine élection présidentielle. Il faudrait par parenthèse s’entendre sur les mots. Qui peut prétendre que rigueur est synonyme d’austérité ? La rigueur comporte la notion de force, de détermination, de fermeté mais aussi dureté, intransigeance. L’austérité se retrouve plutôt dans l’abstinence, la frugalité, la tempérance, l’ascèse. Il conviendrait effectivement d’afficher une détermination excluant les fluctuations thymiques, avec fermeté sans dureté mais avec intransigeance pour présenter un vrai plan d’avenir au Français. Un plan de rupture effective avec le passé de l’après-guerre, qui tienne compte des conditions actuelles du monde. Si ce plan est juste, équitable, il n’y a aucune raison que nos concitoyens ne l’approuvent pas. Il est assez évident que nous ne pouvons pas persister dans l’endettement à tout va en particulier pour payer du fonctionnement courant. En revanche, la rigueur ne veut pas dire ne pas emprunter pour préparer l’avenir, pour investir dans le productif de demain. En clair, ce n’est pas tant la dette en elle-même qui pose un problème ; c’est la dette pour quoi faire. Enoncer de telles banalités pourraient paraître à la portée de quiconque et on s’interroge sur le mutisme assourdissant des responsables politiques à cet égard. Pourquoi ? Parce que cette banalité remet en cause tout ou partie de notre modèle social. Certains diront que ce modèle hérité de la libération peut être sauvé en rééquilibrant ses modalités de financement : en clair faire plus payer les « riches ». Souvent en France faire payer les « riches » se résume à ponctionner un peu plus les classes moyennes d’ailleurs en voie de disparition. On sait en effet très bien que surtaxer les « hyper-riches », même si la symbolique est forte, ne soldera pas la note. Reste la diminution des dépenses de fonctionnement courant !

Par lesquelles commencer ? Le casse tête est à l'oeuvre ...

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1 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 20 janvier 2012 13:29

    Le figaro n’est pas le média le plus adapté pour s’informer objectivement ....

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