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Accueil du site > Actualités > Environnement > La pompe à chaleur au cœur de la transition énergétique

La pompe à chaleur au cœur de la transition énergétique

La pompe à chaleur s’impose comme le moyen le plus écologique et le plus économique pour se chauffer en France. Si la politique actuelle veut les favoriser dans la construction et la rénovation, certaines incohérences pourraient bien finir par les pénaliser.

En 2017, la pompe à chaleur (PAC) s’avère être, une nouvelle fois, le mode de chauffage préféré des Français (37% des ménages), devant le gaz naturel (18%) et le poêle à bois (16%) (Baromètre « Énergie » 2017). Une augmentation par rapport à l’année précédente, où plus de 2 millions de logements étaient déjà équipés de cette technologie pour des usages allant du chauffage à la climatisation en passant pour la production d’eau chaude. 

On trouve en effet plusieurs types de pompes : tout d’abord, la PAC air/air, remplace le circuit de chauffage central, et peut également servir de système d’air conditionné. La PAC air/eau est principalement utilisée pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire. Elle peut être reliée à un système de chauffage central préexistant, mais nécessite parfois un support de chauffage électrique en cas de température très basse. On parle alors de système hybride. 

Enfin la PAC géothermie est la plus prometteuse. Elle utilise l’énergie gratuite de la Terre pour assurer un chauffage et une production d’eau chaude. Il existe un système de captage horizontal (sur un espace extérieur 1,5 la taille de l’espace chauffé) et de captage vertical (qui fonctionne sur quelques m2 en surface et avec un forage de 100m). Concrètement, tous ces systèmes « pompent » l'énergie à l'extérieur de l'habitation pour l'injecter à l'intérieur du bâtiment (par le biais d'un radiateur, d'un plancher chauffant ou d'un ventilo-convecteur en fonction du type d'installation). 

Les pompes à chaleur comme outil de réduction des émissions de gaz à effet de serre

Dans tous ces procédés, l’électricité consommée sert principalement à faire fonctionner le compresseur, et l’opération crée davantage d'énergie qu'elle n'en consomme. Cela permet des économies conséquentes. « C’est plus cher à l’achat, mais on s’y retrouve en consommation », explique Jean Grizel, le président de Domexpo. De fait, une PAC produit entre 2 et 4 fois plus de chaleur que l’énergie électrique absorbée.

Ce rapport est nommé le Coefficient de performance (COP). Pour une PAC, il est sensiblement meilleur qu’avec un système de chauffage électrique direct. Ainsi, un COP de 2 implique 50% d’économies d’énergie par rapport à une production normale. Cela se ressent aussi en matière de pollution : avec un COP de 3, on parvient à réduire par 5 fois les émissions de gaz à effet de serre par rapport à une chaudière de gaz naturel. 

A titre comparatif, on estime qu’une chaudière à bois ou plaquettes émet 33 g CO2/kWh et un poêle à bûches 42 g CO2/kWh. De même les émissions moyennes du gaz naturel sont de 234 g CO2/kWh et le fioul produit 300 g CO2/kWh. Le chauffage électrique est lui aussi émetteur, avec, selon la saison (les températures hivernales un requièrent de 2 300 MW de puissance globale supplémentaire sur le réseau) une production de l’ordre de 200 à 600 g CO2/kWh. 

Cependant, le bon coefficient de performance des pompes à chaleur contribuent à limiter la consommation en électricité, et donc de corriger les failles des systèmes électriques en matière d’émissions de gaz à effet de serre. Les PAC permettent ainsi à l’électricité d’afficher un net avantage concurrentiel, tant pour les factures que pour l’environnement. 

Vers une normalisation des pompes à chaleur

La PAC reste encore liée à un coût d’installation élevé. Aussi, l’Etat, soucieux de promouvoir les bonnes pratiques et la rénovation écologique, a mis en place des aides pour contrebalancer le prix des travaux d’amélioration de la performance énergétique d’un logement : le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE).

Il est accessible à tout locataire, propriétaire ou occupant à titre gratuit fiscalement domicilié en France sur une résidence principale achevée depuis plus de deux ans. Il permet de réduire de 30% son coût initial – avec un plafond à 8 000 € ou 16 000 € pour un couple soumis à imposition commune. Il est calculé sur cinq ans consécutifs.

Pour le neuf, l’Etat a aussi décidé de fixer un plafond, de sorte que tout le nouveau bâtiment sera écologiquement compétitif. Ainsi, la RT 2012 impose que la consommation d’un immeuble ne dépasse pas 50 kWh d'énergie finale par m² et par an, avec une modulation qui prend en compte les variations climatiques entre les régions du nord et du sud du pays. 

Ce plafond vise à fortement inciter les entreprises de construction à recourir à des PAC afin de tomber dans les clous. Et ce d’autant que, depuis, la Loi sur la Transition énergétique, qui introduit la future RE2018, prévoit d'évaluer les émissions de gaz à effet de serre tout au long du « cycle de vie du bâtiment » (une durée fixée à 50 ans par le Parlement).

Une erreur de paramétrage risque de compromettre les efforts de la transition énergétique 

Depuis la règlementation thermique de 2005, pour calculer la consommation d’un immeuble, il convient de distinguer les énergies primaires et secondaires. Ainsi, les premières sont celles que l’on trouve dans la nature avant toute transformation comme le fioul et le gaz naturel. Elles peuvent notamment être utilisées pour produire des énergies secondaires comme l’électricité. L’impact écologique de cette production est alors pris en compte lors du calcul de l’empreinte des énergies secondaires. 

Ainsi, l’électricité, une énergie secondaire, est affectée d’un coefficient multiplicateur de 2,58 dans le calcul des consommations d’un bâtiment. Autrement dit, on estime qu’il faut 2.58 kWh d’énergie primaire pour récupérer 1 kWh d’électricité. Un calcul aujourd’hui dénoncé par nombre d’experts, qui le trouvent non seulement peu représentatif de la réalité, mais pénalisant pour l’électricité.

Cela a pour effet de pousser les constructeurs à se tourner vers les gaz à effet de serre pour chauffer les logements des Français – paradoxalement plus polluants. A terme, cette surestimation du coefficient électrique risque de ralentir le développement des PAC, et ce malgré leur COP très avantageux – généralement supérieur à 3 – comme ils dépendent de l’électricité. 

Une erreur de paramétrage d’autant plus regrettable, que les autres mesures prises en France tendent à un renforcement de l’implantation des PAC – une implantation qui constituerait un bienfait pour l’environnement. 


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57 réactions à cet article    


  • alain_àààé 30 mai 13:50

    excellent article mais qui aurait du étre écri plutot car j ai changé de région il y a 5 ans et j avais un chaufage au gaz avec cuve.la premiere annéee pour une surface de 160m2 j ai chauffé ma maison 5 mois seulement.je me suis renseigné autour de moi dans des villages alentour et j avais le choix d aprés les habitants du solaire mais non éfficace car nous n avons pas despécialistes de pose des panneaux.2e choix la pompe a chaleur. et je chauffe depuis 4 ans ma maison et j en suis comptant j ai visité des installations et des gens sont aussi venu chez moi pour voir l installation de cette pompe a chaleur.j ai changé toutes mes fenetres en triple vitrage sans isolation aux murs mais seulement une isolation du grenier.je ne sais plus car je suis un vieux Mr mais j ai eu une réduction sur l isolation des fenetres et portes d impots.


    • Doume65 30 mai 15:22

      @alain_àààé
      Non, cet article n’est en rien excellent. Il est bâclé et regorge d’approximations tendant à le rendre confus.

      « La pompe à chaleur s’impose comme le moyen le plus écologique et le plus économique pour se chauffer en France. »
      Disons que c’est un des plus économiques, en dehors des régions où il fait le plus froid dans lesquelles seules les pompes eau / eau restent compétitives.

      « l’opération crée davantage d’énergie qu’elle n’en consomme »
      Absurdité ! La pompe à chaleur transfère la chaleur d’un environnement vers un autre. Elle ne créée aucune énergie. C’est le principe du réfrigérateur. A-t-on jamais vu un réfrigérateur créer de l’énergie ?

      « Ce rapport est nommé le Coefficient de performance (COP). Pour une PAC, il est sensiblement meilleur qu’avec un système de chauffage électrique direct. »
      Parler de COP pour un chauffage électrique direct n’a tout simplement pas de sens.

      « Ainsi, un COP de 2 implique 50% d’économies d’énergie par rapport à une production normale. »
      Une production normale ? qu’est-ce que c’est que cette chose. L’auteur appelle « production normale » un chauffage par convecteurs électriques. Ce n’est pas plus normal qu’une chaudière au mazout ou au gaz. Vu le prix de l’électricité et celui du gaz, se chauffer avec un pompe qui aurait un COP de 2 coûterait bien plus cher que se chauffer au gaz.

      « avec un COP de 3, on parvient à réduire par 5 fois les émissions de gaz à effet de serre par rapport à une chaudière de gaz naturel. »
      Vite dit ! Tout dépend de comment a été créé l’électricité consommée.

      Sinon, oui, la pompe à chaleur, c’est bien mieux que le chauffage électrique par convecteurs. Mais attention au piège du COP. Celui-ci baisse très sensiblement (sauf dans la pompe eau / eau) lorsqu’il fait très froid, là justement où le chauffage est le plus sollicité. C’est pourquoi quelqu’un qui habite Besançon ou Aurillac devra bien réfléchir avent d’acheter une pompe à chaleur.


    • Alren Alren 30 mai 19:36

      @Doume65

      La pompe à chaleur ne fonctionne qu’avec de l’électricité.

      En « pompant » des calories sur une source pas trop froide, elle produit davantage de chaleur qu’un radiateur à effet joule.

      Les pompes à chaleur du commerce sont parfois réversibles en climatiseurs, c’est-à-dire qu’elles puisent des calories dans la pièce, où elle agit essentiellement et non la maison entière, pour les rejeter au dehors.

      Elle utilise, comme le réfrigérateur, le cycle évaporation-condensation d’un gaz en modifiant la pression qu’il subit.
      Et c’est là son point faible, car ce gaz ne doit absolument pas fuir dans l’environnement. Ce qui suppose sur de longues années une étanchéité du système pas évidente (il suffit de penser au compresseur d’air conditionné des voitures à réviser chaque année).

      La solution serait un moteur sterling entraîné par un moteur électrique qui n’utilise que l’air et peut atteindre des températures des sorties de -50° à 400° (pendant un court moment).

      Mais cette solution devrait faire l’objet d’importants investissements de recherche et développement.
      Ce à quoi rechigne nos capitalistes. C’est pourquoi nous verrons peut-être un jour débarquer des compresseurs Sterling fabriqués en Chine.
      Car les Chinois sont en quête de produits innovants de grande diffusion et de bons niveau technologique et qu’ils sont prêts avec leurs capitaux accumulés, à investir pour cela avec l’apport de leurs millions d’ingénieurs.


    • Croa Croa 31 mai 10:16

      À Alren
      « La solution serait un moteur sterling entraîné par un moteur électrique »
      .
      Ah ? C’est pour le faire démarrer ?


    • popov 1er juin 09:10

      @Croa

      Non, pas pour le faire démarrer.

      Le moteur Stirling est réversible : soumis à une différence de température, il tourne (transforme de l’énergie thermique en énergie mécanique) ; si on le fait tourner avec un moteur électrique, il crée une différence de température et peut donc être utilisé aussi bien pour le chauffage que pour la réfrigération.

      Un peu comme un ventilateur : placé dans le vent, il tourne ; si on le fait tourner, il fait du vent.


    • Alren Alren 1er juin 16:14

      @Croa

      J’ai parlé de « moteur sterling » parce que « compresseur sterling », le vrai terme, n’est pas référencé dans la littérature technique.

      Pour info, le moteur sterling n’a, à la différence des moteurs à explosion, besoin que d’une faible impulsion pour démarrer en présence d’une source chaude et d’une source froide.

      Qu’il ne soit pas utilisé comme pompe à chaleur me fait suspecter, alors que son intérêt est évident, des stratégies de maximisation de bénéfice avec les compresseurs à gaz volatil.

      Tout comme est suspect le fait que les batteries des voitures électriques ne soient pas standardisées et amovibles comme les bouteilles de butane. Ce qui résoudrait le problème du temps de recharge et de stations-service électriques à gros débit.


    • paul51 2 juin 11:08

      @Alren

      Il y eu pas mal de recherches sur l’utilisation du cycle Stirling pour la réfrigération. En principe le réfrigérateur Stirling peut atteindre le même rendement (COP) théorique maximum que les autres réfrigérateurs (rendement du cycle de Carnot) mais en pratique il a beaucoup plus de pertes car le transfert d’énergie repose uniquement sur l’enthalpie du gaz (alors que dans les frigos classiques c’est la chaleur latente d’évaporation qui « transporte » l’énergie) ce qui implique qu’il faut brasser d’énormes quantités de gaz. Apparemment la technologie thermoacoustique semble plus prometteuse (pas de pièces en mouvement), je ne sais pas si les Chinois travaillent dessus.


    • popov 2 juin 14:55

      @paul51


      L’astuce principale du moteur Stirling, c’est le régénérateur. Mais c’est vrai qu’il faut d’énormes cylindres/pistons. Les systèmes à pistons liquides comme la pompe fluidyne ont un bon rendement, mais un très faible rapport énergie/volume à cause du taux de compression ridiculement faible.

      C’est vrai que les moteurs thermoacoustiques n’ont pas de pièces mobiles (à part le générateur électrique linéaire) et que leur construction est à la portée d’un bon bricoleur s’il disposait d’un schéma détaillé. Le problème, c’est que sans schéma, et pour optimiser les paramètres, il faut être capable de résoudre les équations de Navier-Stokes.

      Puisqu’on parle de systèmes sans pièces mobile, on peut aussi citer le réfrigérateur inventé et breveté par Einstein et son assistant Szilard. Ce système sans compresseur fonctionne à partir d’une source de chaleur qui peut être une simple flamme de pétrole (utile là où il n’y a pas d’électricité). Malheureusement, les gaz utilisés sont loin d’être neutres : amoniac et butane.

    • toussapoursa toussapoursa 30 mai 14:16

      Quelle est la durée de l’amortissement des frais d’installation ?


      • sarcastelle sarcastelle 30 mai 14:28

        @toussapoursa

        .
        Spectaculairement supérieure à l’espérance de vie des personnes d’âge moyen et avancé qui auront juste le temps non d’amortir mais seulement de payer. 

      • sarcastelle sarcastelle 30 mai 15:16
        J’exagère un peu, mais c’est pour souligner l’exaspération du propriétaire peu argenté à qui on demandera la pose d’une PAC, puis certainement d’un chauffe-eau solaire, en dépit, même si c’est un complément logique, d’une exigence initiale d’isolation massive à grand prix. 
        .
        Perso, vivant seule et ne chauffant qu’un tiers de ma grande baraque partiellement isolée à ma façon et sans aucune norme, dépensant ainsi trois à quatre cents euros de chauffage par an, il est facile de voir que les lois de transition énergétique / transition idéologique (passqu’on n’aime pas le nucléaire) trouvent en moi un mauvais public. 

      • Trelawney Trelawney 30 mai 18:37

        @toussapoursa
        Quelle est la durée de l’amortissement des frais d’installation ?

        Si votre maison est équipé d’un chauffage centrale au fuel ou au gaz avec citerne et tout, vous pouvez utiliser vos anciens radiateurs, ainsi que la tuyauterie qui va avec. Il ne faut alors compter que la fourniture, la pose et le branchement d’une pompe à chaleur Air Eau de 12Kw, soit environ 6000 euro (le prix d’une nouvelle chaudière). Il existe des aides pour l’installation de cette PAC.
        Si vous êtes en chauffage tout électrique et donc dans une maison super isolée (sinon vous êtes dans la mouise). Il vous faut compter la PAC plus haut et l’installation de nouveau radiateur et la tuyauterie qui va avec soit entre 15000 et 20000 euro pour une maison moyenne. Ce n’est donc pas rentable et vous resterez avec vos convecteurs grilles pains qui ne chauffent pas et consomment 10 fois plus. Mais une maisons avec des convecteur est forcément mal conçue. Vous en saurez quelques choses le jour où vous la vendrez.
        Si vous rénovez complètement une maison, je vous conseille une isolation classique en comble (flocage), une isolation polystyrène sur les murs, des menuiseries avec double vitrage (pas triple c’est une fausse bonne idée) et une PAC Air Eau maxi 8Kw, un complément poèle à pelé 8Kw, une VMC. 

        Dans tous les cas, le chauffage électrique par convection est à proscrire

      • sarcastelle sarcastelle 30 mai 19:30

        @Trelawney

        .
        Quand l’isolation est excellente les convecteurs ne sont pas du tout catastrophiques. 

      • Trelawney Trelawney 31 mai 08:42

        @sarcastelle
        Quand l’isolation est excellente les convecteurs ne sont pas du tout catastrophiques. 

        Alors pourquoi sont-ils interdit à la vente en Allemagne, au Pays Bas, au Danemark, en Suisse et l’année prochaine en Belgique ? 
        Pourquoi les seuls fabricants européens de convecteurs électriques sont français pour un marché français ?
        Pourquoi les 9.5 millions de foyers français utilisant des convecteurs électriques comme moyen de chauffage ont besoin de 5 réacteurs nucléaires pour les faire fonctionner ?
        Et surtout, pourquoi l’emploi de convecteur électrique est interdit dans le cadre de la RT 2012 ?

      • Alren Alren 1er juin 16:29

        @Trelawney

        vos convecteurs grille-pains qui ne chauffent pas et consomment 10 fois plus.

        Les convecteurs à effet joule ne consomment pas 10 fois plus d’électricité que les pompes à chaleur pour fournir la même quantité de calories : ce serait contraire aux lois de la physique et permettrait le mouvement perpétuel !

        La totalité des calories produites par effet joule reste dans la pièce chauffée.

        Les compresseurs à gaz volatil ont un rendement très dépendant de la température de la source froide extérieure dont ils doivent extraire des calories : ceux qui utilisent l’air extérieur sont inopérants s’il gèle à -5°.


      • JC_Lavau JC_Lavau 1er juin 17:08

        @Trelawney. Ce que font les politiciens n’a jamais été une garantie de sérieux scientifique ni de sérieux technologique. Ces imbéciles font de que leur dicte la presse aux ordres, épicétou.
        Comme toi, du reste.


      • JC_Lavau JC_Lavau 1er juin 17:58

        @JC_Lavau. ... Ces imbéciles font ce que leur dicte la presse aux ordres, épicétou.


      • sarcastelle sarcastelle 1er juin 18:46

        @Trelawney

        .
        Pourquoi...
        Pourquoi...
        Pourquoi...
        .
        Pourquoi ma baraque rurale semi-isolée il y a vingt-cinq ans sans respect de norme aucune, mais semi-isolée quand même, chauffée partiellement seulement (avec du convecteur) pour 300 euros annuels de consommation pure devra(it)-elle être isolée au prix de repayer la maison ? 
        .
        Pourquoi l’Allemagne a-t-elle une politique électrique à faire tousser à Paris ? 
        .
        Pourquoi une journaliste de France-Inter me dit-elle au poste que le Danemark a réussi sa transition énergétique ? (quand un Danois est au-dessus du dégagement européen moyen de CO² et que son kWh domestique détient le record de prix européen)
        .
        Pourquoi un socialiste fait-il semblant de croire la physique d’un écologiste ? (bon, là, je connais la réponse !!)


        .

      • popov 2 juin 15:57

        @sarcastelle


        Bonjour

        Pour réduire les frais de chauffage sans aucun investissement :

        1) Ne jamais chauffer les pièces où on dort. On s’y habitue très facilement.

        2) Mettre un pull (de plus) et baisser tous les thermostats à 18 degrés.

      • JC_Lavau JC_Lavau 3 juin 19:42

        @popov. Wi mais pour baiser voluptueusement, trois lourdes couettes c’est moins pratique. On étouffe.


      • popov 4 juin 14:09

        @JC_Lavau


        Je vous fais confiance pour les faire sauter au plafond.

      • JC_Lavau JC_Lavau 4 juin 16:36

        @JC_Lavau. Et pire encore si sous la ou les couettes, ce sont des draps et couvertures bordés à la française.


      • Homme de Boutx Homme de Boutx 9 juin 12:32

        @Trelawney
        voilà une excellente information qu’il faudrait propager à la place des absurdités sur le vilain « espritdeserre du CO2 et pas du nucléaire » et pire encore, celui des gaz piégés dans lesdites pompes à chaleur qui sont devenus un fléau mondial grâce à la COP21 !



        Il faut savoir que toutes interventions sur les PAC doivent être faites par des spécialistes hautement accrédité à vous pomper vos ressource à cause de ce pseudo effet ! De même Les PAC à installer soi-même sont interdite ! reste à prix d’or quelques fabricants de PAC Monobloc seules en vente libre (2 à 3kW thermiques à 1500€ ) en remplacement de radiateurs !

        Il n’ont pas encore osé faire le coup du spécialiste pour les frigo et congélateurs !


      • oncle archibald 30 mai 15:23

        Les particuliers propriétaires d’un logement ancien qui envisageraient de mettre en place une pompe à chaleur en remplacement de leur vieille chaudière fuel ou gaz doivent faire extrêmement attention à deux choses : la nature des « émetteurs de calories », c’est à dire des convecteurs ou des radiateurs de leur vieille installation, et le montant de leur abonnement électrique.

        Les pompes à chaleur ne fonctionnent bien qu’avec des « émetteurs » ayant un rendement convenable en « basse température », par exemple de bons vieux gros radiateurs en fonte. Elles sont beaucoup moins rentables si on leur demande de produire une eau vraiment chaude ou très chaude. Si votre installation est récente, avec des radiateurs ou des convecteurs en acier ou en aluminium ils seront probablement sous dimensionnés pour fonctionner correctement en « basse température ». Donc soit vous aller vous geler soit vous n’allez rien économiser.

        Autre point a examiner de près le cout annuel de vos abonnements électriques. Si vous aviez un contrat « a minima » largement suffisant pour les usages domestiques ordinaires, vous allez devoir le changer et vous aurez le choix entre le fameux abonnement EJP couteux mais avec en contrepartie une facturation de consommation à bas prix (sauf pendant les 22 jours « de pointe »), ou un abonnement classique mais alors regardez bien combien vous coutera l’électricité consommée par votre pompe à chaleur.

        Bref, si en construction neuve la solution émetteur basse température par le sol et pompe à chaleur présente un intérêt certain, cette solution est beaucoup moins économique en rénovation. L’avis d’un thermicien indépendant de votre installateur est recommandé avant d’arrêter votre décision. A bon entendeur salut.


        • Doume65 30 mai 21:02

          @oncle archibald

          « Les pompes à chaleur ne fonctionnent bien qu’avec des « émetteurs » ayant un rendement convenable en « basse température » »

          Certaines pompes montent l’eau jusqu’à 80°.


        • oncle archibald 30 mai 23:06

          @Doume65 : oui mais dans cette hypothèse la leur endement est minable et ne présente plus d’intérêt vu le prix des l’investissement. Il vaut mieux investir la même somme en isolation et garder un moyen de chauffage « direct » quitte à remplacer les éléments vétustes.


        • Doume65 31 mai 12:47

          @oncle archibald
          « oui mais dans cette hypothèse la leur endement est minable  »

          4.3 de COP, c’est minable ?

          « Il vaut mieux investir la même somme en isolation »
          Non, non, pas du tout la même somme ! Au moins trois fois plus en ce qui me concerne.

          « et garder un moyen de chauffage « direct » »

          C’est quoi un chauffage direct ? Ma pompe a été insérée dans mon chauffage central il y a six ans, et je peux à l’occasion utiliser la chaudière au fioul.

          Il n’y a pas une solution unique pour tout le monde. Être péremptoire en la matière revient un peu à ne pas vouloir réfléchir.


        • sweach 30 mai 15:32

          Le compresseur à gaz réfrigéré ou clim ou pompe à chaleur est le meilleur system de chauffage au niveau du coût.


          Après il souffre de plusieurs problèmes.

          1) Un locataire ne peut pas facilement en installer un chez lui, car il faut une unité à l’intérieur et une autre à l’extérieur.

          2) Il faut des accords du syndic de copropriétés pour en installer un.

          3) Une législation sur l’entretien des clims est trop contraignante pour les propriétaires qui du coup n’installent pas ce type d’équipement pour leur locataire.

          4) Ces appareils doivent être rechargé en gaz après quelques années, ces gaz sont difficile d’accès et le coût d’un professionnel est scandaleusement hors de prix.

          Nous sommes très en retard sur ce type d’installation en France, l’installation du « grille pain » étant sérieusement avantagé pour promouvoir notre électricité nucléaire.


          Sinon petite parenthèse écologie, le CO2 n’est pas un polluant et il joue un rôle infime dans l’effet de serre avec un taux à 0.04%, il se fixe dans les océans et son augmentation dans l’atmosphère est une conséquence et non une cause du réchauffement qui est de +0.85°C par rapport à un chiffre arbitraire.

          • foufouille foufouille 30 mai 15:54

            « mais nécessite parfois un support de chauffage électrique en cas de température très basse. On parle alors de système hybride. »
            donc inutile pour la moitié du pays.


            • Doume65 30 mai 21:08

              @foufouille

              « donc inutile pour la moitié du pays. »

              Pas tout à fait. Comme je l’ai expliqué, le COP baisse avec les températures basses. Il faut qu’il fasse grosso-modo -20 ° pour que le COP soit à 1. C’est pourquoi je préconisais de bien réfléchir si on habite dans une région où ces températures sont atteintes. Si la pompe est reliée au chauffage central, garder une chaudière prête à être utilisée.


            • toussapoursa toussapoursa 30 mai 16:53

              Je crois avoir commis une énorme erreur.
              Le super spécialiste de la question ne sert de la plate forme qu’à des fins publicitaires...
              Au bout de la publication de presque une dizaine d’articles il n’a jamais répondu à une seule question....
              Encore un journaliste citoyen...


              • Adrien 30 mai 17:32

                @toussapoursa
                Bonjour, 


                Je tenais à répondre à votre message car cet article n’est absolument pas publicitaire mais une analyse de ce que je pense des pompes à chaleur. Un article publicitaire, comme son nom l’indique, s’appuie sur des marques. Ce que je ne fais pas du tout dans cet article. 
                Si je n’ai pas répondu aux questions de mes précédents articles, c’est uniquement par manque de temps. Ce qui m’intéresse avant tout est de proposer mon analyse de la situation en matière de transition énergétique. Je pense que ce site donne la parole aux personnes qui souhaitent proposer un article, libre à chacun de contribuer ou pas aux commentaires.
                Merci.
                Signé « le journaliste citoyen »

              • JP94 30 mai 20:14

                @Adrien

                Il y a quelques décennies, un prof de thermodynamique à la fac nous parlait de cette « solution d’avenir ».

                Mais j’en ai discuté avec mon fils ingénieur procédés, a étudié tous les systèmes d’échanges de chaleur et conclusion : la pompe à chaleur n’est pas du tout une solution économique pour une habitation.
                Sa thèse portait sur une conception d’optimisation ( à l’échelle industrielle) pour des échanges de chaleur dans des bâtiments. ( avec des parties chaudes et des parties froides).
                Donc je sais pas où vous vous êtes renseigné, mais demandez à des ingénieurs ou des chercheurs non payés par une boite qui vend des pompes à chaleur. 
                Et ils confirmeront que désolé mais la pompe à chaleur n’est pas une solution, ni aujourd’hui, ni demain. Et il serait dommage de s’endetter ad vitam aeternam.

                L’isolation coûte cher... On n’a pas toujours le choix, surtout si habite dans de l’ancien.

                Noter : un ami habite à Luxembourg où le thermomètre descend très bas l’hiver ( il a fait -20°C) et il habite en collectif d’un certain standing, et très bien conçu thermiquement.
                Il allume à peine le chauffage ( sa facture est dérisoire et il fait très bon chez lui en plein hiver).

                Et sans pompe à chaleur.

              • sarcastelle sarcastelle 30 mai 23:12

                @toussapoursa

                .
                Vous êtes quelque peu mauvais joueur.

              • Trelawney Trelawney 1er juin 07:53

                @JP94
                Vous ne pouvez pas être aussi catégorique dans le choix d’une solution de chauffage par rapport à une autre, car elle dépend d’énormes variables.

                Ce qui est certain est que la solution convecteur n’est pas la meilleure, cependant si on ajoute une pièce à sa maison cette solution est économique.
                Si vous avez la possibilité d’avoir du gaz de ville, la solution chaudière reste la bonne. Pour l’instant le fuel reste trés bon marché, mais rien ne dit qu’il ne va pas augmenter.
                Pour ce qui est de collectif luxembourgeois, comme allemand ou suisse, l’isolation est trés poussée (beaucoup plus qu’en France) avec des VMC double flux, des fenêtre isolantes de qualité supérieure (Uw< 1W/m2K) etc. D’autre part le chauffage urbain y est fréquent, sinon c’est beaucoup de chaudière à bois. 
                On ne peut comparer un pays la France qui avait des excédant électriques à utiliser et qui les utilise à tort pour le chauffage, avec un pays (Allemagne, Suisse Luxembourg etc) qui a inscrit l’économie d’énergie dans ses gènes

              • paul51 2 juin 10:38

                Les thermopompes sont bien économiques mais il faut qu’elles soient utilisées dans de bonnes conditions. Le rendement d’une PAC dépend directement de l’écart de températures subit par le liquide/gaz réfrigérant pendant le cycle, c.à.d. la différence de températures entre les échangeurs extérieurs et intérieurs. Au Canada où les PAC sont très populaires malgré les hivers froids (les PAC fonctionnent jusqu’à -10°C dehors, après un chauffage au fioul ou autre prend le relais), les maisons sont équipées d’un système de circulation d’air (PAC air/air) ce qui permet de se passer d’un échangeur intérieur ce qui permet d’augmenter le rendement considérablement car il suffit de souffler de l’air à une température légèrement plus élevée que l’ambiante. Mais l’installation et la tuyauterie prennent de la place (remarquez la place ça coûte pas cher la bas, tous les Canadiens que je connais ont une pièce dédiée à la cave).


              • paul51 2 juin 11:28

                @paul51

                un petit erratum :« ce qui permet de se passer d’un échangeur intérieur »je voulais dire se passer d’un circuit intermédiaire (par exemple eau avec des radiateurs dans les pièces), l’échangeur intérieur est dans la cave et doit être énorme si l’on veut garder une différence de température dans le cycle la plus faible possible.


              • JC_Lavau JC_Lavau 30 mai 17:42

                « gaz à effet de serre ». Encore un gogo crédule devant le matraquage publicitaire.


                • Sergio Sergio 30 mai 23:21

                  @JC_Lavau


                  Gaz à effet de serre, effet de serre, effet de serre ....

                        Est-ce que j’ai une gueule à effet de serre, moi !

                  Bonsoir quand même.


                • Doume65 31 mai 12:09

                  @JC_Lavau
                  C’est exact. L’effet de serre est une invention des chinois afin de rendre l’économie américaine moins compétitive. Et c’est pas par n’importe qui que je le sais : c’est le Président des États-Unis himself qui nous l’a dévoilé.

                  « The concept of global warming was created by and for the Chinese in order to make U.S. manufacturing non-competitive » - Donald Trump

                  Et tu oses traiter les autres de crédules !

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