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Le code de l’environnement : une reconnaissance juridique de l’Écocide sans le nommer ?

Le Code de l’Environnement, dans sa version consolidée du 8 janvier 2020, est une sorte de texte législatif, aride, écrit en petit sur le site officiel légifrance, et n'est pas trop médiatisé

Le Code de l’Environnement, dans sa version consolidée du 8 janvier 2020, est une sorte de texte législatif, aride, écrit en petit sur le site officiel légifrance, et n'est pas trop médiatisé... tu m'étonnes, le contenu est percutant potentiellement, plein de conséquences (sur le papier)...juste à lire le « Titre Ier : Principes généraux », ça recèle son lot de réponses à l'écocide, mot étendard mais vaporeux, « qui trop embrasse, mal étreint »...écocide, qualificatif indigné, juridique qui a le mérite de synthétiser le truc en un mot, ce qui est déjà bien...pour le Larousse Écocide : Destruction totale d'un milieu naturel

Au passage, le « total » ouvre la porte à toutes les hypocrisies, 99% ce n'est pas total... « il reste un ver de terre et un chardon, vous m'en voyez navré mais le terme d'écocide est impropre dans le cas qui nous occupe, c'est fallacieux et, je vous le dis, à la limite de la diffamation, de l'insulte, envers mon client, ici, traîné dans la boue, jeté en pâture à des apprentis justiciers en quête de bouc émissaire, etc... »

La glorieuse CNDP (Commission Nationale du Débat Public ) est déjà présente dans le processus !...là encore, des efforts abscons semblent être faits pour envaser le truc... mais, pour le code de l'environnement, comme pour la CNDP, les outils sont là et peuvent être déployés, mis en œuvre, si une volonté politique conséquente s'y attelle... peut-être les modes de saisines et les périmètres mériteraient-ils d'être élargis, ce code de l'environnement mériterait d'être minutieusement lu, utilisé, mais ici, je copie-colle le préambule, comme un dilettante à la va-comme-je-te-pousse

Le code de l'environnement :

" Titre Ier : Principes généraux

I. - Les espaces, ressources et milieux naturels terrestres et marins, les sites, les paysages diurnes et nocturnes, la qualité de l'air, les êtres vivants et la biodiversité font partie du patrimoine commun de la nation. Ce patrimoine génère des services écosystémiques et des valeurs d'usage.

Les processus biologiques, les sols et la géodiversité concourent à la constitution de ce patrimoine.

On entend par biodiversité, ou diversité biologique, la variabilité des organismes vivants de toute origine, y compris les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques, ainsi que les complexes écologiques dont ils font partie. Elle comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces, la diversité des écosystèmes ainsi que les interactions entre les organismes vivants.

On entend par géodiversité la diversité géologique, géomorphologique, hydrologique et pédologique ainsi que l'ensemble des processus dynamiques qui les régissent, y compris dans leurs interactions avec la faune, la flore et le climat.

II. - Leur connaissance, leur protection, leur mise en valeur, leur restauration, leur remise en état, leur gestion, la préservation de leur capacité à évoluer et la sauvegarde des services qu'ils fournissent sont d'intérêt général et concourent à l'objectif de développement durable qui vise à satisfaire les besoins de développement et la santé des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Elles s'inspirent, dans le cadre des lois qui en définissent la portée, des principes suivants :

1° Le principe de précaution, selon lequel l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable ;

Le principe d'action préventive et de correction, par priorité à la source, des atteintes à l'environnement, en utilisant les meilleures techniques disponibles à un coût économiquement acceptable. Ce principe implique d'éviter les atteintes à la biodiversité et aux services qu'elle fournit ; à défaut, d'en réduire la portée ; enfin, en dernier lieu, de compenser les atteintes qui n'ont pu être évitées ni réduites, en tenant compte des espèces, des habitats naturels et des fonctions écologiques affectées ;

Ce principe doit viser un objectif d'absence de perte nette de biodiversité, voire tendre vers un gain de biodiversité ;

3° Le principe pollueur-payeur, selon lequel les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur ;

4° Le principe selon lequel toute personne a le droit d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques ;

5° Le principe de participation en vertu duquel toute personne est informée des projets de décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement dans des conditions lui permettant de formuler ses observations, qui sont prises en considération par l'autorité compétente ;

6° Le principe de solidarité écologique, qui appelle à prendre en compte, dans toute prise de décision publique ayant une incidence notable sur l'environnement des territoires concernés, les interactions des écosystèmes, des êtres vivants et des milieux naturels ou aménagés ;

7° Le principe de l'utilisation durable, selon lequel la pratique des usages peut être un instrument qui contribue à la biodiversité ;

8° Le principe de complémentarité entre l'environnement, l'agriculture, l'aquaculture et la gestion durable des forêts, selon lequel les surfaces agricoles, aquacoles et forestières sont porteuses d'une biodiversité spécifique et variée et les activités agricoles, aquacoles et forestières peuvent être vecteurs d'interactions écosystémiques garantissant, d'une part, la préservation des continuités écologiques et, d'autre part, des services environnementaux qui utilisent les fonctions écologiques d'un écosystème pour restaurer, maintenir ou créer de la biodiversité ;

9° Le principe de non-régression, selon lequel la protection de l'environnement, assurée par les dispositions législatives et réglementaires relatives à l'environnement, ne peut faire l'objet que d'une amélioration constante, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment.

III. - L'objectif de développement durable, tel qu'indiqué au II est recherché, de façon concomitante et cohérente, grâce aux cinq engagements suivants :

1° La lutte contre le changement climatique ;

2° La préservation de la biodiversité, des milieux, des ressources ainsi que la sauvegarde des services qu'ils fournissent et des usages qui s'y rattachent ;

3° La cohésion sociale et la solidarité entre les territoires et les générations ;

4° L'épanouissement de tous les êtres humains ;

5° La transition vers une économie circulaire.

L'Agenda 21 est un projet territorial de développement durable."

 

le code de l'Environnement :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?cidTexte=LEGITEXT000006074220&dateTexte=20200120

 


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9 réactions à cet article    


  • Nicolas_M Nicolas_M 24 janvier 15:56

    Petite question, un média, c’est pas un moyen, technique et support de diffusion massive de l’information au plus grand nombre ?


    Non parce que le plus grand nombre dont je fais partie, il a pigé que dalle a cet enchaînement de mot suivi d’un copié collé de texte de loi.


    • Attila Attila 24 janvier 16:05

      @Nicolas_M
      « Petite question, un média, c’est pas un moyen, technique et support de diffusion massive de l’information au plus grand nombre ? »
      Le média est un intermédiaire entre la source d’information et le destinataire.
      Internet permet d’avoir accès directement à la source d’information. Cela court-circuite l’intermédiaire qui ne peut plus détourner l’information à son profit, soit en la censurant soit en la falsifiant.

      .


    • citoyenrené citoyenrené 25 janvier 08:11

      @Nicolas_M
      bah, c’est pas grave, sauf à admettre que je me noie dans un embrouillamini de 5 cm de mots, ce qui n’est pas grave, la langue est pénible, le code de l’environnement a par contre, lui, des potentialités robustes


    • nono le simplet nono le simplet 24 janvier 16:25

      je l’avais vaguement lu sur le site « gouv » des grands débats ... c’est suffisamment vague pour n’engager personne ...

      et pour les pollueurs-payeurs c’est un vœu pieux qui ne sera pas appliqué à grand monde ...


      • citoyenrené citoyenrené 25 janvier 09:22

        @nono le simplet

        oui, "vague ’, mais ça a le mérite d’être là, si une politique conséquente (une autre donc)

        voulait s’en servir... ça servira


      • raymond 24 janvier 16:29

        Bonjour agenda 21 c’est très suspect ce truc.


        • citoyenrené citoyenrené 25 janvier 09:24

          @raymond
          pourquoi suspect ? (je ne connais pas le détail contenu)


        • jjwaDal jjwaDal 24 janvier 19:52

          Une jolie opération de communication et un vide abyssal derrière. Pour l’économie en général et le néolibéralisme en particulier, l’environnement n’a pas d’autre valeur que le profit qu’on peut en tirer en l’artificialisant et en exploitant ses multiples ressources. Pour l’OMC, l’environnement n’a aucun droit, et sa jurisprudence a constamment condamné ceux qui voulaient discriminer les pratiques commerciales selon le critère de préservation de l’environnement. Dit autrement un kg de thon pêché en tuant tout ce qui passe à portée du filet est équivalent à du thon pêché en respectant la taille des prises, les dauphins et autres habitants de la mer. Aucune discrimination possible.
          Or les règlements de l’OMC ne sont ni plus ni moins que du droit mondial, devant lequel toute charte nationale plie comme un roseau dans la tempête.
          Il est clair que la seule façon de préserver notre environnement, les écosystèmes et les autres espèces est de leur donner des droits et de les défendre effectivement. Cela va à rebours de l’économie telle qu’elle est pratiquée depuis la sédentarisation de l’espèce humaine, ne parlons même pas des pratiques de terre brûlée propres aux idéologies économiques récentes. Tout est marchandise pour le néolibéralisme et la notion de biens communs sacrés doit bien faire rire tout ceux qui tirent une fortune du saccage de ceux-ci.
          Quand les échéances sont à l’échelle de quelques années pour les politiques comme les investisseurs, la notion d’investissement pour les générations futures est simplement irréaliste.


          • citoyenrené citoyenrené 25 janvier 09:34

            @jjwaDal
            « opération de communication » qui ne fait pas des tonnes de bruits, les communicants ne sont pas top alors....quelque soit la perfidie rigide de l’OMC, les outils utiles à la lutte sont à considérer..au plan national, c’est presque rien, et la marge de manœuvre est réduite, y renoncer par anticipation n’est pas une garantie

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