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L’ALLEMAGNE, impudente, insolente, envoutante, est le PROBLÈME et la SOLUTION de l’EUROPE

L'Europe, communauté de peuples et de nations, est réduite à un grand marché commun, ouvert à tous depuis l'entrée de la Grande-Bretagne. Elle a subi les contre-coups des crises financières, telles les subprimes. Depuis le BREXIT, une communauté européenne peut enfin entamer sa construction. Pour cela, le coeur de l'UE, à savoir l'Eurozone, se doit d'affronter les questions de déficits publics et de chômage : l'Allemagne, modèle pour beaucoup de politiques et d'économistes est à la fois le problème fondamental et sa solution !

L'ALLEMAGNE est à l'origine du PROBLÈME FONDAMENTAL de l'EUROZONE

Ici on considère l'Eurozone, l'ensemble des pays ou nations constituant la zone euro, donc aussi l'ensemble de ses peuples. La notion de l'Eurogroup est trop liée au groupe de dirigeants des gouvernements, de la BCE et de la Commission, en charge d'une vague politique de gestion et de recommandations économico-financières.

- L'Allemagne a "châtré" la BCE de certaines prérogatives de Banque Centrale, et laissé une place prépondérante aux marchés financiers.

- L'Allemagne a des problèmes démographiques par insuffisance de naissances, problèmes qu'elle résoud sans tenir compte des effets induits sur ses partenaires européens.

- L'Allemagne gère sa politique sociale et salariale au mieux de ses intérêts. L'Allemagne développe son économie au détriment de ses partenaires européens, avec des excédents commerciaux importants qui "pompent" les euros de ces pays.

- L'Allemagne étant la première puissance européenne, ses entreprises exigent une position dominante dans toutes les fusions d'entreprises, comme les Américains aux USA (et si possible dans le monde) et les Chinois en Chine. 

- L'Allemagne se veut aussi donneuse de leçons à ses partenaires endettés, et imposer ses vues au sein de la Troïka !

 

1- BCE, marchés financiers et Troïka

La BCE est limitée à des actions monétaires et financières au niveau de ses différents taux et des masses monétaires en circulation, avec un but essentiel de limiter l'inflation à 2% dans l'Eurozone : les Allemands sont traumatisés par le spectre d'une inflation galopante, comme au début des années 1920 (billets en Md mark) qui a ruiné beaucoup d'épargnants, hyperinflation qui n'a rien à voir avec la prise du pouvoir par les nazis en 1933 consécutive à plus de 3 ans de forte austérité et de chômage induit.

La BCE contrairement à ses consoeurs (FeD, BoE, BoJ,...) des USA, UK (England) et Japon, ne peut prêter directement à son État avec création éventuelle de monnaie si insuffisance dans ses caisses. Ce financement se fait généralement par achat direct de Bons du Trésor (émission spéciale) ou indirect sur les marchés financiers. Dans ce dernier cas la motivation est liée à la situation économique et aux besoins des banques. Systématiquement à l'échéance des Bons du Trésor leur remboursement se fait par une nouvelle émission compensatrice. Ainsi, les BC de plein exercice "possèdent" dans leur bilan une part de la dette publique : fin 2011 :

- FeD : 20% de la dette nationale US et 30% (en ajoutant les dettes des États et de SS) ; dette publique 106% du PIB

- BoE : 22% de dette nationale (plus 10% de FMT non négociables) ; dette publique de 90% PIB

- BoJ : 16% de dette nationale s'élevant à 250% PIB, donc la part détenue correspond à 40% PIB !

- BCE : 2% de l'ensemble des dettes des membres de l'Eurozone (90 % PIB) ; cet écart est dû au rachat en catastrophe de quelques emprunts grecs, fortement dévalués, sur les marchés financiers, afin d'éviter un effondrement et une banqueroute !

La BCE n'est pas dotée de missions pour lutter contre le chômage de masse et contre les récessions économiques. Elle se préoccupe de la bonne santé financière des banques et leur solidité et fiabilité. Dans ce cadre, pour faciliter leur capacité de financer l'activité économique en respectant les ratios de bonne gestion, la BCE procède depuis mars 2015 à une opération (QE) d'émission massive de monnaie destinée à augmenter les liquidités des banques et leur capacité de prêter aux entreprises et particuliers afin de relancer l'activité économique et de faire légèrement décoller l'inflation. Cette opération de QE ressemble à un financement direct de la dette des États mais ce n'est qu'un leurre ou une arnaque sémantique. Cette opération fait semblant de contourner le veto allemand de financer directement la dette publique des États, et se plie à des règles limitatives :

- Seul 33% d'une émission d'une créance négociable sur les marchés financiers peut être présentée par une banque à la BCE (ou aux BCN de chaque État) pour être rachetée, donc la BCE ne pourra pas détenir plus de 33% de la dette publique d'un État.

- Les créances présentées au rachat doivent l'être au pro rata des participations de chaque État au capital de la BCE, donc concerner tous les États quelle que soit la situation de leur dette publique et l'intérêt que porte chaque banque à ses titres (bons du trésor et assimilés).

- Les créances proposées au rachat par BCE, doivent être de bonne facture ou bien notées, donc à remboursement sûr. Les titres grecs sont donc exclus de l'opération QE ! (le problème de la Grèce reste dans les fourches caudines de la Troïka). Les créances admises étaient d'abord à court terme, puis portées à moyen terme et même à long terme. Devant la difficulté de trouver des titres de créances publiques admissibles sur les marchés, la BCE a "ouvert son guichet" à certaines créances d'entreprises privées ou d'institutions financières.

- Les sommes créées (simple jeu d'écriture) et mises à la disposition des banques l'étaient au rythme de 60 Md€/mois, puis portées début 2017 à 80 Md€/mois et ramenées à 60 Md€/mois ; fin déc 2016, 1400 Md€ avaient été créés et à la fin provisoire du programme (sept 2017) le total serait porté à 2000 Md€ (19% du PIB) ! Et tout cela "sans financement direct" de la dette publique des États ! Les "contre-parties" à l'émission de QE sont simplement des créances porteuses d'intérêt et remboursables à l'échéance par les États émetteurs des bons du trésor concernés.

- L'utilisation par les banques des sommes venues gonfler leurs capacités de prêts se fait à peine sentir sur l'économie de l'Eurozone et sur la hausse de l'inflation : les consommations stagnent et la production des entreprises s'y adapte et stagne, la récente augmentation de l'inflation n'étant due qu'à la remontée importante du prix du pétrole. Alors que font les banques de cet énorme pactole ? Elles confortent leurs capacités (sans les utiliser), augmentent un peu leurs prêts pour l'immobilier et les investissements, "investissement" ou spéculent sur les marchés financiers (principale contribution aux profits), continuent à prêter aux États toujours en déficit budgétaire et pour aider les États à rembourser les prêts à court terme (présentés à la BCE par les banques) déjà arrivés à l'échéance, en attendant de contribuer prochainement au remboursement des prêts à moyen terme.

 

2- La démographie allemande et ses conséquences financières

Les faiseurs d'opinions propagandistes inconscients des dogmes "politiquement corrects" répètent à l'envi que d'une part l'Allemagne avec une très faible natalité (1,4 enfant/femme) est en position défavorable contredite par son excellente situation économique, et que d'autre part la France avec une bonne natalité (2 enfants/femme) est en position favorable contredite par un chômage trop important et des déficits publics et du commerce extérieur !

La brutalité des statistiques fonde les discours primaires sur l'Allemagne ::

- les naissances annuelles sont passées de 1,3 M (années 60 à 65) à 650 000 (depuis 97) et la mortalité augmente vers 900 000 (actuel) ; depuis 1970 le déficit (solde) est de 5 Millions de naissances/décès ; et depuis 2000 jusqu'à fin 2015 le solde négatif est de -2,454 M compensé par l'immigration de 3,855 M, d'où une augmentation globale de la population de 1,4 M

- Et malgré ces soldes négatifs la population en Allemagne augmente du fait d'une forte immigration (bien avant l'afflux massif de réfugiés en 2015 : 650 000 enregistrés plus environ 500 000 non enregistrés, sans papiers officiels de demande du titre de réfugié). Depuis 1945, l'Allemagne a accueilli des immigrés de culture ou nationalité germanique, puis des immigrés en provenance des pays de l'Est, des Turcs (en légère réduction sous les 1,5 M) enfin beaucoup d'immigrés en provenance de l'UE. Après la réunification RDA/RFA, les statistiques allemandes ont été actualisées en intégrant la somme des deux populations depuis 1945 (sans influence sur les chiffres de l'immigration d'étrangers). Depuis 1945 l'immigration globale est de 13 M de personnes compensant largement le déficit de 5 M. En se limitant aux valeurs récentes prenant en compte les effets induits par la crise financière puis économique, le solde (entrées moins sorties) migratoire avec les pays de l'UE est de 1,53 M depuis début 2010 jusqu'à fin 2015 : les plus forts contingents (en valeur absolue) sont les Polonais, les Roumains, les Bulgare, les Italiens, les Hongrois, les Espagnols et les Grecs. En population globale étrangère (de l'UE) installée le classement est Pologne (741 000), Italie, Roumanie, Grèce (340 000). En pourcentage de la population du pays de départ c'est la Grèce qui est en tête.

- Pourquoi mettre en exergue ces données sur la démographie allemande incluant l'immigration de masse pour le travail : celle-ci, avant le flot de réfugiés, étant de l'ordre de 50% des naissances ? Pour deux raisons essentielles, la première prouvant que l'immigration de travailleurs qualifiés compense largement le déficit démographique naturel. La seconde, essentielle et systématiquement ignorée, mettant en évidence l'énorme transfert de charges d'éducation et de formation sur le dos des pays d'origine et de leurs budgets. Si dans le cas de jeunes adultes issus de familles très pauvres ( de Bulgarie, Roumanie, Pologne...) une partie du salaire perçu en Allemagne est transféré à la famille (sans compenser les dépenses étatiques d'éducation et formation), dans tous les cas l'Allemagne qui bénéficie des investissements en éducation et formation des pays d'origine, ne reverse le moindre euro à ces pays : elle se contente de donner gratuitement des leçons de bonne gestion et d'austérité ! L'estimation des dépenses publiques depuis la conception, pour amener un jeune bien formé sur le marché du travail, s'élèvent en euros actuels à 200 000 € (formation niveau bac pro) à 250 000 € (niveau universitaire). Pour les 5 M de soldes négatifs (depuis les années 70 cela correspond à des économies de dépenses publiques (état, landers, communes, sécurité sociale...) de 1000 à 1250 Md € ! Avec à la clé la fermeture de plus d'une dizaine de milliers de classes chaque année pendant une génération de 20 ans, plus les écoles maternelles, primaires, collèges, lycées. De plus si l'Allemagne avait dû payer pour l'éducation et la formation des 13 M d'immigrés, l'Allemagne aurait payé des sommes équivalentes en considérant que les coûts de formation étaient plus faibles dans les pays d'origine. En se limitant au 1,5 M d'immigrés de travail en provenance de l'UE depuis l'an 2000, les économies en dépenses publiques, pour l'Allemagne sont comprises entre 300 et 375 Md € !

- En aparté, pour la seule Grèce à la gestion publique si décriée et condamnée, le total des émigrés de travail vers l'Allemagne est de 340 000 et depuis 2000 de 83 000. En se limitant à cette dernière valeur, le bénéfice de l'Allemagne sur le dos de la Grèce est alors supérieur à 16,6 Md€ (valeurs actuelles) et pour le total des immigrés grecs on arrive au minimum à 68 Md€ !!!

- Autre aparté, la France avec son excédent de naissances/décès de 200 000 /an en moyenne se retrouve avec un surplus de dépenses publiques de plus de 40 Md€ chaque année !!!

 

3- Politique sociale et salariale de l'Allemagne

Dans certaines branches professionnelles fortement syndiquées les salaires sont élevés et les conditions sociales sont bonnes. Mais dans des activités sans branche professionnelle, telle l'industrie agro-alimentaire, donc sans accords, les salaires étaient faibles, sans minimum imposé, et les conditions de travail déplorables : ainsi dans des abattoirs et des conditionnements de viandes les salaires de l'ordre de 400 €/mois étaient possibles avec des durées de travail à rallonge. Depuis 2015, enfin le gouvernement allemand a introduit un salaire minimum, légèrement inférieur au SMIC français, avec des dérogations temporaires pour certaines activités et générales pour les stagiaires et des travailleurs/chômeurs en fin de droits obligés d'accepter des travaux à 1 à 2 € de l'heure pour conserver le droit à différentes prestations sociales et allocations. Enfin, les travailleurs détachés en provenance des pays de l'UE payés environ 500 €/mois, avec des charges sociales réduites en pourcentage, sont encore en vigueur. La volonté commune franco-allemande d'obliger les entreprises à respecter les minima salariaux et sociaux du pays de travail, n'a pas été couronnée de succès à Bruxelles. Ainsi les porcs élevés en Bretagne sont vendus en Allemagne pour y être abattus et découpés, puis revendus (en partie) dans les grandes surfaces françaises !

 

4- Volonté de domination

Il parait normal et évident que tous ceux qui se sentent les plus forts, les plus riches, veulent être majoritaires et dominateurs dans toute association et diriger l'activité, sans qu'ils soient nécessairement les plus aptes ou compétents. Que PSA envisage de prendre le contrôle d'Opel, c'est un psychodrame allemand ! Par contre, quand Bolloré fait son marché en Italie dans les fleurons de l'industrie italienne, les Français sont assez fiers de leur entrepreneur, par contre les Italiens n'apprécient, mais pas du tout, le raid boursier du Français !

En outre, il est évident que celui qui a réussi (normalement ou au prix de turpitudes) fier de sa réussite se transforme en donneur de leçons, souvent à ses victimes. Ainsi l'Allemagne est florissante car sa balance commerciale est excédentaire avec tous ses partenaires européens, et à leur détriment ! Suggérer à ceux-ci de se développer et de devenir excédentaires partout (sauf implicitement vis-à-vis de l'Allemagne qui plongerait alors en récession et déficit) relève de la plaisanterie ou du cynisme. Le modèle allemand ne peut donc être transposé !

 

L'ALLEMAGNE EST la SOLUTION aux PROBLÈMES DE l'EUROZONE

Depuis la crise venue des USA, ces derniers ont retrouvé la prospérité avec un faible taux de chômage. Le RU est dans une situation analogue : ces deux pays ont bien utilisé leurs Banques Centrales de plein exercice. L'Allemagne, grâce à sa démographie naturelle déclinante et aux énormes transferts de charges publiques sur le dos de ses voisins, a pu retrouver une bonne santé économique en s'accommodant d'un semblant de Banque Centrale aux prérogatives rognées par ses soins.

Pour un fonctionnement harmonieux et solidaire de l'Eurozone il est nécessaire d'une part, de donner à la BCE les prérogatives inhérentes à toute Banque Centrale, en particulier en matière de prêts directs aux États, sous certaines conditions et d'autre part, pour l'Allemagne de compenser, au bénéfice de ses voisins, les charges d'éducation et de formation relatives à la main d'oeuvre immigrée en provenance de l'Eurozone, puis de l'UE.

1- La BCE de plein exercice

Que la BCE offre aux banques de l'Eurozone des centaines ou milliers de Md€ par le QE (ou directement à court terme pour des opérations interbancaires) cela paraît normal. La monnaie créée en contrepartie de créances sur les États est appelée à être intégralement remboursée par ces États, à l'échéance des emprunts. La BCE se retrouvera alors avec dans ses caisses un pactole de 2000 Md€, sans que les dettes publiques aient été réduites d'autant. D'ici peu la BCE aura récupéré sur les emprunts à court terme plus de 300 Md€.

Un nouveau paradigme est à mettre en oeuvre :

- dans une BCE de plein exercice, cette dernière, dans des conditions à préciser (sans être un guichet ouvert à discrétion) les dettes publiques seraient réduites par une émission équivalente à celle du QE de 2000 Md€ en Bons du Trésor "perpétuels" (comme aux USA, au RU et au Japon) à 0% d'intérêt. Les pays endettés auraient ainsi remboursé 20% de la dette publique aux banques et marchés financiers, la dette publique moyenne de l'Eurozone se réduisant à 70 % PIB sur les marchés financiers. Le couplage avec l'opération en cours du QE au bénéfice des banques n'est pas facile à mettre en place.

- comme certains pays, telle l'Allemagne, obtiennent déjà des taux nuls si ce n'est négatifs sur les marchés financiers, l'opération ci-dessus peut-être différenciée selon les pays. Ainsi dans le cas de la Grèce dans une situation et un contexte financiers tels que sa dette publique ne peut être remboursée (les taux et le volume de la dette sont trop élevés. Sans rajouter des mesures punitives aux précédentes mesures ayant conduit la Grèce à dégager un excédent primaire, (et en l'aidant à lutter contre l'évasion fiscale), la Grèce serait susceptible de rembourser intégralement sa dette (sur les marchés, au SME ou FESF, au FMI et aux banques) par un prêt à 0% sur 50 ans d'un montant de 320 Md€. La Grèce ne devrait plus que dégager un excédent moyen d'environ 6 Md€ chaque année. Si l'on veut traduire en %PIB c'est difficile car le PIB grec a chuté de 27% ces dernières années (grâce aux mesures imposées par la Troïka !) et il est en léger redressement aujourd'hui, sauf purge complémentaire ! La Grèce bénéficie de quelques petits transferts dans le cadre de l'UE, et devrait, en toute justice et logique bénéficier d'un transfert de l'Allemagne au titre de la contribution démographique. Ce prêt de la BCE pour la totalité de la dette publique grecque, peut être mis en place indépendamment des mesures du paragraphe ci-dessus.

2- La contribution "démographique" de l'Allemagne

Aujourd'hui, l'Allemagne est généreuse : elle consacre sur 2016 et 2017 environ 10 à 20 Md€ chaque année pour subvenir aux besoins des réfugiés (logement, nourriture, cours de langue..). Heureusement qu'elle avait des écoles, pensionnats, gymnases, logements, déjà libres, (surtout dans l'ex RDA) pour loger les immigrés. Déjà les immigrés les mieux formés et utilisables (médecins, infirmières, techniciens et ingénieurs...) trouvent du travail et entrent dans le système économique allemand. Par contre, la présence de jeunes enfants oblige à scolariser plusieurs dizaines de milliers de jeunes : ils trouvent déjà de la place dans des établissements scolaires en activité et en sous-charge.

Il sera difficile d'imposer à l'Allemagne le remboursement intégral de tous les frais d'éducation et formation supportés par les pays d'origine, mais l'Allemagne, dans un cadre de solidarité européenne sera obligée de faire un geste, surtout pour la Grèce, qui en plus s'estime lésée par une nette insuffisance des réparations de guerre par l'Allemagne. Cette dernière refuse de rouvrir le dossier vieux de 70 ans, elle tient à ses sous, mais au prix d'un abandon définitif de ces réparations l'Allemagne pourrait rembourser les frais d'éducation et de formation des grecs adultes ayant émigré en Allemagne, pour un montant compris entre 17 et 68 Md€. Recevant de l'Allemagne un étalement annuel de 6 Md€, la Grèce pourrait ainsi rembourser la BCE et aurait des marges de manoeuvre pour relancer son économie et retrouver son niveau de PIB d'avant la crise (27% à récupérer), puis poursuivre seule le remboursement de sa dette publique. Naturellement pendant une dizaine d'années la Grèce serait dans l'obligation de ne plus emprunter sur les marchés financiers.

D'une façon plus générale, au moins dans le cadre de l'Eurozone, et si l'on veut maintenir une libre circulation des travailleurs, il sera utile soit de revoir les conditions d'imposition des travailleurs étrangers (dont une part de l'impôt pour les résidants reviendrait au pays d'origine), soit de mettre en place une PEC (Politique Éducative Commune) analogue à la PAC si malmenée aujourd'hui, les dépenses d'éducation et de formation étant mutualisée entre les pays, chaque pays contribuant selon son PIB et chaque pays recevant selon sa population de jeunes scolarisés et en formation (et selon les coûts réels de chaque pays). Par exemple, dans ce cadre l'Allemagne avec ses 82 millions d'habitants et ses 650 000 naissances annuelles serait un contributeur net contrairement à la France avec 800 000 naissances annuelles pour 66 millions d'habitants.

 

CONCLUSION

L'Eurozone et aussi l'UE ne peuvent subsister dans le rejet du fonctionnement actuel : l'UE et l'Eurozone n'apportent pas de sécurité, de protection, de justice et de solidarité, aux citoyens européens. Au contraire, la priorité donnée à la libre circulation des marchandises, au libre-échange faussé par nature, à une mondialisation au bénéfice des puissances d'argent, à la sacralisation des marchés financiers et à la transformation des travailleurs et citoyens en objets jetables. Il est temps que les citoyens européens reprennent en main, une idée, un idéal et des institutions réformables et donc à réformer.


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8 réactions à cet article    


  • Pseudonyme Pseudonyme 4 mars 10:07

    Je ne vais pas entrer de le détail des contre-vérités ( Depuis la crise venue des USA, ces derniers ont retrouvé la prospérité avec un faible taux de chômage. ).

    Ne vais pas vous remémorer les solutions données par d’autres ( Asselineau, Sapir.... ) pour réduire la dette drastiquement.

    Je vais me contenter de commenter le titre, probablement ironique... certainement que l’Allemagne est une femme sexy.

    Et, vous cherchez seulement à sauver le système UE, alors qu’il faudra en sortir pour relancer nos économies et ne pas tout attendre de la mère patrie, l’Allemagne, fut-elle d’une beauté olympienne.


    • Hecetuye howahkan howahkan 4 mars 10:19

      Finalement, tout le monde est d’accord pour garder exactement les mêmes fondements que ceux qui créent ,vol du collectif, violence, vie conflictuelle, guerre, massacres, crimes de masse, pauvreté qui tue, chômage , etc

      ces fondements sont le mythe de la compétition qui cache une élimination et le mythe du meilleur dont le rôle entre autre est de faire croire à chacun qu’il peut être le meilleur donc qu’il mérite plus...cela permet de créer une société totalement injuste, inéquitable, violente , guerrière, totalitaire etc sans que il n’y ait rien à dire...

      c’est bien sur bien complexe dans sa déclinaison totale...

      ’l’ état dément de la planète des humains, vient de là, la souffrance personnelle entre autre aussi vient de là, mais pas seulement et loin de là bien sur..

      Le rôle du maître qui lui là haut coopère et se libère totalement lui de la compétition dont lui sait toute la perversité car il l’utilise pour domestiquer les moutons humains, le rôle principal du maître est juste de souffler sur les braises de la discorde humaine par le biais de cette compétition....c’est son principal travail et atout...

      ce que le maître essaye de mettre en place c’est la touche finale d’un projet qui des le début il y a des milliers d’années, genre 3000 ans environ, quand nous avons perdu je ne sais comment nos autres capacités, mais je sais que c’est de notre faute cependant

      touche finale qui est la pérennisation en dehors de toute compétition de compagnies planétaires sans plus de combat entre elles , l’enfant dément des pseudo communistes et des pseudo capitalistes qui ont les mêmes personnes derriere est en train de naître sous nos yeux et bien sur cela n’est pas compris par la masse prise comme nombre ..

      car la masse elle , et bien elle y croit et y tient à son 20 euro de plus par moi que ce con de voisin...

      On est en train de se faire niquer en beauté...d’autant plus que une telle campagne électorale , remarquablement coachée et marketée va être un succès de participation vu le scénario proposé...

      le prochain gouvernement va alors avoir toute la légitimité pour continuer l’œuvre de destruction des états, la mise au pas de plus en plus forte de la population via des moyens divers et variés tous basés sur le conflit entre tut le monde dans la masse par le biais de la rareté entre autre, de la pyramide sociale etc etc ...ceci ne peut finir que par un conflit mondial nucléaire car la Russie, la chine et autres pays n’en veulent pas de ce plan occidental, je n’émets même pas d’avis sur leur volonté car ce n’est pas la question ici...

      une seule chose peu empêcher cela, des peuples unis...mais le peuple refuse absolument la coopération volontaire et le partage équitable...il est donc à la fois le créateur du désastre, tut en refusant cette évidence bien sur, et creuse par là même sa propre tombe..

      plutôt crever que d’avoir un monde équitable dit le peuple...pas de problèmes dit le maître..justement « on » y travaille..

      sauf exceptions pas entendues..


      • Hecetuye howahkan howahkan 4 mars 10:24

        @howahkan

        tout ceci est bien la création des peuples...dont les leaders appliquent tout à fait ce que le peuple veut...plus pour ma gueule...les autres je m’en tape,sauf si je peux les utiliser...

        verdict : peuples de la terre : coupables !! sauf exceptions qui ne pèsent pas lourd dans la balance..sauf des régions où ils essayent de créer un monde plus coopératif, moins guerrier sauf bien sur si encore une fois l’occident malade part en guerre...mais ce coup ci....wow..attention au suicide collectif..


      • rogal 4 mars 12:37

        Le problème est-il l’Allemagne ou bien l’Union Européenne en tant qu’entreprise ploutocratique, donc pas réformable ?


        • hugo BOTOPO 4 mars 13:17

          @rogal
          Les deux probablement !
          Si le mauvais fonctionnement de l’UE est largement dû aux Anglais qui ne voulaient qu’une simple zone de libre-échange pour les biens et services, par contre, la principale cause de la paralysie économique et financière de l’Eurozone est le refus allemand de mettre en oeuvre une BCE de plein exercice,avec un directoire économique de la zone.


        • Alpo47 Alpo47 4 mars 15:53

          L’Allemagne, en tant que plus grosse bénéficiaire de l’UE actuelle devient bien le problème des européens. Ce que la Wermarch n’a pu mener à bien , l’économie l’a fait.
          Dévouée à ses rentiers, et sans désir de changer, elle ne peut pas être la solution.


          • zygzornifle zygzornifle 4 mars 16:08

            Envoûtante ?? Merkel envoûte qui la mégère ? le vice chancelier Hollande le mou du bulbe, elle le fait ramper et fait couiner comme elle le fera avec un Fillon un Juppé ou un Macron et gare a ceux qui ne sont pas d’accord avec elle .....


            • baldis30 5 mars 21:56

              Le général de Gaulle voulait l’Angleterre nue !

              Si on veut continuer l’Europe il y a une condition nécessaire mais peut-être pas suffisante : il faut la dépecer en petits duchés, comtés et dresser des barrières et des douanes entre toutes les entités ainsi constituées !

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