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Accueil du site > Actualités > Europe > Le Pacte germano-soviétique : collusion entre nazisme et communisme

Le Pacte germano-soviétique : collusion entre nazisme et communisme

« L’offre des Soviétiques fut ignorée dans les faits. Ils ne furent pas consultés face à la menace hitlérienne et furent traités avec une indifférence, pour ne pas dire un dédain, qui marqua l’esprit de Staline. Les événements se déroulèrent comme si la Russie soviétique n’existait pas. Nous avons après-coup terriblement payé pour cela. » (Churchill, "The Second War", 1948).



Collusion (de colludere, jouer ensemble) : « Entente secrète en vue de tromper ou de causer préjudice » (Larousse). Il y a quatre-vingts ans, le 23 août 1939, à quelques jours de la Seconde Guerre mondiale, le Pacte germano-soviétique, officiellement appelé "traité de non-agression entre l’Allemagne et l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques", fut signé à Moscou. Deux signataires, les Ministres des Affaires étrangères des deux pays, Joachim von Ribbentrop (1893-1946), pour l’Allemagne nazie de Hitler, ministre depuis le 4 février 1938, et Viatcheslav Molotov (1890-1986), pour la Russie soviétique de Staline, ministre depuis le 3 mai 1939 (dirigeant soviétique très influent pendant plus de trente ans). Et une présence, Staline.

Un tel pacte, conclu entre deux dictatures cruelles, pouvait à la fois étonner et être prévisible. Étonner car le nazisme et le communisme étaient considérés comme deux forces idéologiquement opposés au point que l’une embrigadait pour s’opposer à l’autre et réciproquement. Être prévisible car finalement, l’autocratie navigue toujours dans le cynisme le plus grossier et l’intérêt des deux pays était momentanément commun.

L’Allemagne, prête à se livrer à une guerre sans merci avec les anciennes puissances victorieuses de la Première Guerre mondiale, la France et le Royaume-Uni en particulier, préférait se focaliser sur son seul front ouest. L’Union Soviétique, peu préparée (notamment technologiquement) à la guerre contre l’Allemagne (selon les anciennes alliances, les Russes étaient alliés des Français et des Britanniques), préférait faire comme avait fait le gouvernement bolchevik lors de la Première Guerre mondiale, à savoir conclure une paix séparée pour se focaliser sur la guerre civile qu’il avait déclarée contre l’armée tsariste.

D’ailleurs, fallait-il s’étonner des alliances en général, et de celles qui "se retournaient" ? Il faut se rappeler que pendant longtemps, la France avait mis une différence entre Hitler et Mussolini et croyait pouvoir convaincre ce dernier de rester l’allié de la France et de la Grande-Bretagne, comme pour la précédente guerre. C’était peine perdue (et d’une grande naïveté idéologique), puisque, avant le Pacte germano-soviétique, l’Allemagne nazie avait déjà fait alliance avec l’Italie fasciste (ainsi qu’avec le Japon impérial).

Staline avait été également très amer d’avoir vu l’URSS isolée dans les initiatives diplomatiques européennes, notamment lors des Accords de Munich qui ont été conclus comme si la Russie n’existait pas géopolitiquement. Par ailleurs, il cherchait à profiter de cette alliance pour conquérir une grande partie de la Pologne, la Finlande, les Pays baltes et la Bessarabie.

La Pologne et la Roumanie étaient alliées aux démocraties occidentales, et défendues par elles, si bien que les frontières soviétiques ne pouvaient être agressées par l’Allemagne nazie sans avoir provoqué la guerre auparavant entre l’Allemagne et les démocraties occidentales. L’entrée en guerre de ces dernières protégeait en quelques sortes l’URSS (et cela, sans aucune contrepartie soviétique).

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Dans son traité de relations internationales "Diplomacy" sorti en 1984, Henry Kissinger confortait les raisons soviétiques d’un tel pacte avec l’Allemagne nazie : « Les garanties britanniques à l’égard de la Pologne et de la Roumanie supprimèrent toute incitation que les Soviétiques auraient pu avoir pour entrer dans de sérieuses négociations d’alliance avec les démocraties occidentales. Pour une raison, elles garantissaient toutes les frontières soviétiques d’avec ses voisins européens à l’exception des États baltes, et, sur le papier du moins, anéantissaient les ambitions soviétiques aussi bien que les ambitions allemandes. (…) Plus important, les garanties unilatérales britanniques étaient un cadeau pour Staline parce qu’elles lui fournissaient le maximum, sans qu’il ait à offrir de contrepartie. Staline recueillait ainsi le bénéfice d’une alliance de facto avec la Grande-Bretagne sans aucune contrainte de réciprocité. » (Cité par le site Wikipédia).

En ce sens, dans les négociations, Staline était même en position de force face à Hitler, d’autant plus qu’il avait prévu d’attaquer la Pologne le 26 août 1939, obligeant l’Allemagne à réagir.

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En tout cas, reste étonnante cette photographie d’un représentant direct de Hitler, Ribbentrop (46 ans), reçu au Kremlin par un Staline hilare, la cigarette dans une main pendant que l’autre serrait celle de l’Allemand. Il n’existe pas de photographie d’une rencontre entre Hitler et Staline… parce qu’une telle rencontre n’a jamais eu lieu. Elle aurait pourtant symbolisé, mieux qu’une rencontre entre Molotov (49 ans) et Ribbentrop), ce Pacte germano-soviétique, pacte entre deux diables.

Quelles furent les arrangements prévus par le pacte ?

La seule clause réelle du traité de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS fut la non-agression, à savoir l’engagement de ne pas entrer en conflit, l’une contre l’autre, et la neutralité de l’une en cas de l’agression de l’autre par un tiers.

Mais des clauses secrètes furent également conclues au sujet de certains territoires de l’Europe orientale. Le principal accord fut le partage de la Pologne, qui fut envahie par l’Allemagne le 1er septembre 1939, raison de la déclaration de guerre par la France et le Royaume-Uni, et par l’URSS le 17 septembre 1939 (voir la carte du partage publiée à Moscou).

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En tout, près de 400 000 kilomètres carré furent rapidement annexés par Staline (Pologne, pays baltes et Bessarabie). Du côté allemand, l’un des grands avantages de ce pacte fut l’importation de matières premières soviétiques (notamment pétrole et céréales). Des échanges de réfugiés (antisoviétiques en Allemagne ou antinazis en URSS) furent également conclus, montrant dans les faits, de façon concrète, sur le destin des hommes, les conséquences humaines terribles d’une collusion entre le nazisme et le communisme.

Les Britanniques apprirent l’existence de ces clauses secrètes après la guerre en 1945. L’URSS ne les a reconnues qu’en 1989 à l’époque de la perestroïka et de la glasnost. Jusqu’à sa mort en 1986, Molotov n’a jamais regretté d’avoir signé le Pacte germano-soviétique. Il considérait que l’URSS avait pu se doter d’un territoire tampon large d’environ 300 kilomètres sur ses frontières occidentales et que le pacte avait retardé d’une année l’attaque allemande.

En revanche, ce pacte avait mis en difficulté les communistes dans les démocraties occidentales, et plus particulièrement en France. Inféodé à l’URSS, le Parti communiste français (PCF) s’est mis à défendre le Pacte germano-soviétique et seulement 22 députés communistes sur 74 ont quitté le PCF, les autres sont restés, plus obéissants que cohérents idéologiquement et patriotiquement. Le Président du Conseil Édouard Daladier, radical, qui fut dubitatif lorsqu’il a appris la signature du pacte, a alors dissous le PCF, le 27 septembre 1939, parti ouvertement antifrançais pour avoir soutenu une alliance avec un ennemi de la France en pleine guerre. Les députés restés au PCF furent déchus de leur mandat le 21 janvier 1940 et condamnés pour certains jusqu’à cinq ans de prison ferme entre le 20 mars 1940 et le 3 avril 1940. 317 maires communistes ont également été déchus de leur mandat.

Considérés comme traîtres à leur patrie, les communistes devaient donc entrer dans la clandestinité pour éviter la répression du gouvernement français. Au 1er mars 1940, il y a eu plus de 10 000 perquisitions, 3 400 arrestations, 500 internés, et 100 condamnations dont 14 à mort. Plus tard, le décret-loi du 9 avril 1940 (défendu par un ministre SFIO) a prévu la peine de mort pour propagande communiste au même titre que pour propagande nazie.

L’existence de ce pacte explique pourquoi peu de communistes se sont engagés dans la Résistance en 1940. Peu, jusqu’à la rupture du pacte le 22 juin 1941. À cette date fut déclenchée l’invasion de l’URSS par l’Allemagne nazie qui, confortée dans sa puissance par la défaite française, ouvrit un second front à l’Est. Cette opération (opération Barbarossa), qui dura jusqu’en février 1942, fit perdre la vie à 200 000 personnes du côté nazi et à 3,2 millions de personnes du côté soviétique. Une guerre entre titans.

La rupture du Pacte germano-soviétique fut prévisible, ce qui encouragea les communistes français, membres d’une organisation déjà clandestine, à s’intégrer dans la Résistance, en cherchant même à la noyauter pour consolider leur influence politique à la Libération


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (22 août 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le Pacte germano-soviétique.
Le Débarquement en Normandie.
Les Accords de Munich.
Le Pacte Briand-Kellogg.
Le Traité de Versailles.
Hitler.
Staline.
L’Europe, c’est la Paix.

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42 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 23 août 17:54

    encore une porte ouverte enfoncée...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 août 19:48

      @Séraphin Lampion
      L’article se garde bien d’évoquer à quoi a servi ce délai d’une année ?
      A gagner la bataille de Stalingrad, mais chut, il paraît que ce sont les Américains qui ont gagné la guerre contre les nazis ...


    • taktak 23 août 19:57

      Que de contre vérités dans cet article. Un autre ce jour qui lui rappelle la chronologie est bien plus proche des faits historiques et montre que le pacte germano soviétique est le résultat de l’ignominie des alliances diplomatiques et commerciales, nouées par les capitales occidentales avec Hitler, accords de munich en tête.

      je reviens sur un point de cet article particulièrement fangeux. L’incrimination des communistes français. Chacun sait que les communistes ont été la force principale et ultra majoritaire de la résistance en France, sur le territoire national et tout particulièrement de la résistance armée. Il est ignoble de vouloir faire croire à un attentisme dans la résistance de leur part et ce alors que :

      le PCF est l’auteur du premier appel à la résistance, lancé d’ailleurs depuis le territoire national le 17 juin 1940 par Tillon, à Bordeaux
      Le PCF est victime d’une répression féroce par le régime de Vichy, un régime collaborationiste institué par toutes les forces bourgeoisie, de la social démocratie à l’extrême droite. Ces dernière n’ont pas eu à tenté de faire paraitre leurs journaux, ceci n’étant pas interdits et le papier leur étant fournis par le IIIe Reich dont ils ont chanté les louanges durant toute l’occupation.
      dernier point l’énorme mensonge qui prétend que les communistes ne sont rentrés en résistance que lors que l’URSS fut attaqué.
      C’est faux.
      Pour ne citer qu’un exemple, les manifestations de résistance massive dans le nord de la France, occupée, emménés par les communistes.
      Entammé dès l’automne 1940, elle débouche sur la plus grande action de résistance collective à l’occupant nazi, la grève des mineurs du nord, 100 000 mineurs en grève, et ce avant que les nazis n’attaque l’URSS.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_du_Nord-Pas-de-Calais_(1941)
      https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/75e-anniversaire-de-grande-greve-patriotique-mineurs-nord-journee-detude-28-mai-a-douai/


    • Jonas Jonas 23 août 21:49

      @taktak « Chacun sait que les communistes ont été la force principale et ultra majoritaire de la résistance en France »

      L’article traite du pacte germano-soviétique, période durant laquelle les communistes luttent contre ce qu’ils appellent l’impérialisme américain, l’Angleterre et la France, en collaborant avec l’Allemagne nazie, devenue officiellement alliée de l’URSS.

      Après la défaite de la France, pendant que les soldats allemands hissaient le drapeau nazi au sommet de la tour Eiffel en juin 1940, les communistes incitaient les Français à collaborer avec l’occupant nazi :

      TRAVAILLEURS FRANÇAIS ET SOLDATS ALLEMANDS
      "Il est particulièrement réconfortant, en ces temps de malheur, de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir amicalement avec des soldats allemands, soit sur la rue, soit au bistro du coin.
      Bravo camarades, continuez, même si ça ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants.
      La fraternité des peuples ne sera pas toujours une espérance, elle deviendra une réalité vivante."

      "LE PEUPLE DE FRANCE VEUT LA PAIX
       »Il demande d’énergiques mesures contre tous ceux qui, par ordre de l’Angleterre, impérialiste, voudraient entraîner à nouveau les Français dans la guerre.
      Il demande la conclusion d’un pacte d’amitié franco-soviétique qui complèterait le pacte
      germano-soviétique et serait la garantie de la paix en Europe."
      L’Humanité - 4 juillet 1940
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2006/12/09/quand-le-pcf-negociait-avec-les-nazis_843769_3224.html

      FRATERNITÉ FRANCO-ALLEMANDE
       »Les conversations amicales entre travailleurs parisiens et soldats allemands se multiplient.
      Nous en sommes heureux. Apprenons à nous connaître, et quand on dit aux soldats allemands que les députés communistes ont été jetés en prison pour avoir défendu la paix, quand on dit que en 1923, les communistes se dressèrent contre l’occupation de la Ruhr, on travaille pour la fraternité franco-allemande.« 

      L’Humanité - 13 juillet 1940

      LE PACTE GERMANO-SOVIÉTIQUE
       »Le 23 août 1939, la signature du pacte de non-agression germano-soviétique créait des conditions de paix à l’Est de l’Europe, mais Daladier et Chamberlain voulaient leur guerre.
      Ils poussèrent le gouvernement polonais à s’opposer au réglement pacifique de la question de Dantzig et quand la guerre fut déchaînée sur le sol polonais, ces messieurs de Paris et de Londres ne firent rien pour aider la Pologne.
      Ils vivaient dans l’espérance que le développement des évènements militaires en Pologne feraient éclater le pacte de non-agression germano-soviétique et mettrait aux prises l’armée allemande et l’armée rouge.« 

      L’Humanité - 3 septembre 1940

      L’URSS AGIT TOUJOURS DANS L’INTÉRÊT DES PEUPLES
       »Les travailleurs savent que tout ce que fait l’URSS est conforme aux intérêts des peuples soviétiques et de tous les peuples. C’est pourquoi ils voient avec confiance le pays du socialisme jouer un rôle de plus en plus grand dans la politique internationale comme en témoigne, entre autres choses, le voyage à Berlin de Molotov."

      L’Humanité - 16 novembre 1940


    • Albar Albar 24 août 10:44

      @Fifi Brind_acier
      Allemands et Russes ont étés les dindons de la farce, le monde doit bien se rendre compte un jour, il est temps.

      Albert Pike (1809-1891) (33e degré, grand commandeur du Rite écossais du Sud, d’obédience luciférienne  : le « New Reformed Palladian Rite » destiné à appuyer le Mouvement Révolutionnaire Mondial) a écrit dans sa lettre du 15.08.1871 (révélée par le Commodore William (1895-1959) dans son livre « Pawns in the Game » (Des Pions sur l’Échiquier)), traitant du schéma « Crise, Guerre, Révolution  » des 3 guerres mondiales suivies des 3 grandes révolutions qui doivent marquer le 20e siècle.

       

      La Première Guerre Mondiale se devait de renverser le pouvoir des Tsars en Russie et d’établir le Communisme athée qui serait utilisé pour détruire les autres gouvernements et affaiblir les religions.

      La Deuxième Guerre Mondiale devait être fomentée en jouant sur les divergences entre Fascistes et Sionistes Politiques (  ?). Cette guerre devait permettre la destruction du Nazisme et permettre à Israël de s’établir en Palestine. 

      Remarquez qu’il est déjà question du Nazisme, du sionisme et d’Israël avant sa création.

      La Troisième Guerre mondiale doit être fomentée et attisée entre les Sionistes Politiques et les dirigeants du monde musulman. La guerre doit être menée de telle manière que l’Islam (le monde Arabe y compris la religion de Mahomet) et le Sionisme Politique (y compris l’Etat d’Israël) se détruisent mutuellement. Les autres nations une fois de plus divisées entre elles à ce propos, seront forcées de se combattre jusqu’à un état d’épuisement complet, physique, moral, spirituel et économique.

       

      Dans sa lettre, Pike disait à Mazzini qu’après la Troisième Guerre Mondiale, ceux qui aspirent à dominer le monde sans conteste provoqueront le plus grand cataclysme social que le monde ait jamais connu.

      Citons quelques lignes de ses propres termes :

      «  Nous lâcherons les Nihilistes et les Athées et nous provoqueront un formidable cataclysme social qui, dans toute son horreur, montrera clairement aux nations les effets d’un athéisme absolu, origine de la sauvagerie et du plus sanglant chambardement. …. les masses déçues par la chrétienté dont les esprits déistes seront à partir de ce moment sans boussole, à la recherche d’un idéal, sans savoir vers quoi tourner son adoration, recevront la vraie lumière grâce à la manifestation universelle de la pure doctrine de Lucifer, enfin révélée aux yeux de tous, manifestation qui suivra la destruction de la chrétienté et de l’athéisme, simultanément soumis et exterminés en même temps ».

       

      Un extrait du discours de PIKE du 4 juillet 1889, destiné aux membres du 32e degré du “Rite écossais” :
      “Nous vénérons un Dieu qui est, en fait, un Dieu qu’on prie sans superstition. Nous tous, initiés de haut grade, devons continuer à vivre notre religion dans la pureté de l’enseignement de Lucifer. Si Lucifer n’était pas Dieu, serait-il calomnié par Adonaï (le Christ) dont les actes témoignent de cruauté, de haine envers son prochain (…) et de rejet de la science ? Oui, Lucifer est Dieu et Adonaï est aussi, hélas, Dieu ».


    • mmbbb 24 août 12:01

      @Séraphin Lampion il est évident que Monsieur est omniscient Donc forcément tu prends les autres pour des cons !


    • mmbbb 24 août 12:41

      @Fifi Brind_acier toujours aussi con Quoi qu il en soit ce n est pas Asselienau qui risque de gagner la bataille des presidentielles en 2022 et c est tres bien ainsi .

      Paulus qui examina un char sovietique T34 lors cette bataille, compris que les Russes allaient gagner Ils avaient combler leur retard .
      Ce char etait fabrique en grand nombre .
      C est le climat et le manque de logistique de l armee allemande qui permirent au Russes de gagner 
      Il est vrai avec de tres lourdes pertes .

      Quant a l operation Barbarossa , elle fut retardee ce qui causa la chute d Hitler 
      Cette operation qui devait être déclenchée en mai 1941, fut repoussée à la mi-juin en raison des invasions de la Yougoslavie et de la Grèce. Les allies peuvent remercier le DUCE , un grand guignol .

      Sous ces latitudes de climat continental , cela ne pardonne pas . Les troupes de Paulus ont vecu l arrivee d un hiver dur . .

      Ton argumentation est fausse Si Hitler avait différé cette attaque d un an et si il avait envoye ses troupes en mai comme dans le plan initial , c eut change le cours de la guerre . Mais l histoire ne se réecrit pas , En un an quelle aurait l evolution du conflit sans cette intervention, personne n en sait rien .
       
      1 % , c est le score que vous meritez .

      Quant aux polonais , pourquoi ont ils ete si heureux de rallier l OTAN a la chute du mur ? C est une question que je me pose . Pourquoi ont ils decide de tourner le dos aux vainqueurs et de reintégrer l espace europeen . L espace de Satan .

      Vas leur raconter la belle histoire de Katyn .

      tu es indécrottable 


    • CN46400 CN46400 24 août 15:05

      @mmbbb
      « c eut change le cours de la guerre »
      Peut-être, mais la défense soviétique aurait été mieux préparée, mieux armée et rien ne peut indiquer dans quel cadre politique et diplomatique cette attaque aurait pu, alors, se déployer. Hitler, et son staff, ont, évidemment, analysé tout cela. Il était le maître des horloges, il a décidé en fonction des infos en sa possession....


    • Ayaporlosmenos 25 août 14:29

      @Séraphin Lampion

      Oui....je pensais comme toi aussi quand j etais petit. Mais finalement les generaux nazis, himmler, goering, tous les SS, les plus grands savants nazis, les generaux de la werhmacht les plus notables se sont rendus a l ouest en 45. De plus, la force concurrente des nazis. En allemagne en 1931, en nombre je veux dire, c est les cocos. Or les nazis ont bien demolis les cocos dans leur pays....ils ont du reste zigouille leurs amis de la SA qui n etait pas tres staliniens. L article ne mentionne par ailleurs ni l action des communistes dans la guerre d espagne, ni les accords de munich.... Normal de pousser les gouvernements poltrons de l ouest a entrer en guerre avec les nazis. Staline l a joué super fine. Et puis tout etait ecrit dans mein kampf hein. Liquider les juifs et les bolcheviks. C etait clair. Et c est ce qui a ete mis en place.


    • Ayaporlosmenos 25 août 14:32

      @Séraphin Lampion

      Oui....je pensais comme toi aussi quand j etais petit. Mais finalement les generaux nazis, himmler, goering, tous les SS, les plus grands savants nazis, les generaux de la werhmacht les plus notables se sont rendus a l ouest en 45. De plus, la force concurrente des nazis. En allemagne en 1931, en nombre je veux dire, c est les cocos. Or les nazis ont bien demolis les cocos dans leur pays....ils ont du reste zigouille leurs amis de la SA qui n etait pas tres staliniens. L article ne mentionne par ailleurs ni l action des communistes dans la guerre d espagne, ni les accords de munich.... Normal de pousser les gouvernements poltrons de l ouest a entrer en guerre avec les nazis. Staline l a joué super fine. Et puis tout etait ecrit dans mein kampf hein. Liquider les juifs et les bolcheviks. C etait clair. Et c est ce qui a ete mis en place.


    • Ayaporlosmenos 27 août 12:31

      @Albar
      Excellent, je ne connaissais pas cette hypothèse.

      Je pense que cette version mérite qu’on s’attarde quelques temps dessus, et qu’on approfondisse pour valider ou pas l’hypothèse. Et pas que chez le rite écossais d’ailleurs, mais dans d’autres confréries, ou sphères d’influence proche des pouvoirs.
      « Allemands et russes ont été les dindons de la farce », c’est exact. On pourrait aussi ajouter les polonais et les ukrainiens, autres gros enjeux de convoitise. D’ailleurs l’Ukraine, personne n’en parle depuis 20 ans, mais l’ouest et l’est s’entredévorent là bas depuis tout ce temps. Pour les dommages colatéraux, circulez, y ’a rien à voir.




        • kimonovert 23 août 18:29

          Putin la girouette...


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 août 19:41

            @kimonovert
            Une déclaration date de 2009, l’autre de 2015.
            On peut changer d’avis. Vous n’avez jamais changé d’avis ?


          • San Jose 23 août 22:05

            @Fifi Brind_acier
            .
            Vous n’avez jamais changé d’avis ?
            .
            « Seuls les imbéciles ne changent jamais d’avis », mais cette règle comporte une exception : l’adhérent de l’UPR qui change d’avis est le dernier des nullissimes, sinon des traîtres. 


          • CN46400 CN46400 23 août 18:37

            « L’existence de ce pacte explique pourquoi peu de communistes se sont engagés dans la Résistance en 1940. »

            Pourtant au paragraphe précédent il est écrit

            Au 1er mars 1940, il y a eu plus de 10 000 perquisitions, 3 400 arrestations, 500 internés, et 100 condamnations dont 14 à mort. Plus tard, le décret-loi du 9 avril 1940 (défendu par un ministre SFIO) a prévu la peine de mort pour propagande communiste

            Qu’est-ce qui justifie alors ces perquisitons, arrestations, internement, condamnation à mort si ce n’est des postures de résistance. Peut-on croire que ces gens étaient disposés à tendre encore et toujours l’autre joue ?


            • Jonas Jonas 23 août 21:54

              @CN46400 "Qu’est-ce qui justifie alors ces perquisitons, arrestations, internement, condamnation à mort si ce n’est des postures de résistance."

              À partir du moment où les communistes sont officiellement alliés des nazis (23 août 1939) et que la France entre en guerre avec l’Allemagne d’Hitler le 1er septembre 1939, il est normal que le parti communiste soit interdit, et que la répression s’abatte sur les communistes, puisque antifrançais car allié à un ennemi de la France.


            • Franchounet 24 août 22:42

              @CN46400
              Vous n’avez rien compris ! Explication donnée dans le commentaire suivant. Et non pas l’explication contraire que vous donnez ; c’est comme çà qu’on fausse l’histoire.


            • CN46400 CN46400 25 août 04:27

              @Franchounet
              Je comprends que vous considérez, sans preuves, que le gouvernement de l’époque était anti-nazi alors qu’il s’employait à transférer, les preuves existent, la quasi-totalité du complexe militaro-industriel français à l’Allemagne. Il faisait aux communistes français la guerre qu’il avait, médiatiquement, déclarée à Hitler.
              Résister à ce gouvernement, c’était donc aussi résister aux nazis. Les mineurs du Nord en grève en avril 41, deux mois avant Barbarossa, ne me démentirons pas.....


            • kimonovert 23 août 18:51

              Le fait de lire un récit d’histoire à l’envers n’implique pas d’inverser l’histoire ! Donc les communistes pactisant avec les nazis avaient jusqu’à Pétain, un statut d’ennemis de la III ème République puisque de fait alliés des nazis auquels on avait déclaré la guerre en septembre 39 et étaient donc traités comme tels...


              • sls0 sls0 23 août 18:52

                Deux articles sur le pacte germano-soviétique le même.

                J’ai tendance à plus croire le premier, pas qu’il soit mieux écrit mais il donne moins envie de vomir que celui ci.

                Quel suce bite de l’OTAN et Cie ce Rako.

                Je m’imagine que d’avoir une relation familliale avec Pol Pot, Staline ou Hitler ce doit être gênant. Par contre du Rako je n’arrive pas à m’imaginer, là c’est trop. Pas qu’il est foncièrement méchant mais quelle carpette, c’est inhumain, inconcevable.


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 23 août 19:46

                  @sls0
                  C’est normal, c’est le 80e anniversaire aujourd’hui.
                  Et c’est bien qu’il y ait 2 articles qui défendent les 2 points de vue. C’est ce que devraient faire les médias en permettant un débat contradictoire et pas diffuser sans cesse la pensée unique de l’ OTAN.


                • mmbbb 24 août 12:45

                  @Fifi Brind_acier «  la pensee unique de l Otan » Heureusement il y a la radio Asselineau qui diffuse depuis Londre «  un francais superieur qui parle aux francais » 


                • JP94 24 août 16:19

                  @sls0
                  Rakoto-ratsy-kara-gido,effectivement, souffre beaucoup, à cause de l’anniversaire du 23 août 1943, date de la Victoire soviétique de Koursk ( ignorée par nos manuels) , contre les hordes nazies pour lesqueless Hitler avait réuni ses meilleurs généraux. Les nazis le savaient : perdre cette bataille signifiait une impossibilité rédhibitoire de dominer stratégiquement les Soviétiques.
                  Vous comprenez la douleur incommensurable pour un anticommuniste viscéral et suppôt du Reich ( comme beaucoup de Münichois, il fait mine d’être contre le nazisme).

                  La collusion, elle est là : En 34, pacte germano-polonais (entre fascistes on s’entend).
                  En 34, Churchill n’est pas encore anti-nazi ( s’il l’a jamais été) : il ne l’est devenu lorsqu’il a compris qu’après l’URSS, l’Allemagne, prévoyait de s’attaquer à l’Empire. Or, pour Churchil, c’est British Empire over All. Il l’a dit ; « sauver l’empire ». Mais on le cite peu.

                  Ensuite, sabotage du Pacte Oriental voulue par l’URSS contre Hitler.
                  Qui a saboté ? La GB et ses affidés polonais ( dictature de Beck) et autres, ainsi que les fachos français ( voir le sabotage du Front Populaire...)

                  Puis Münich, 38, signé par Daladier, Chamberlain ( clauses secrètes d’entente militaire avec Ribbentrop, que Chamberlain exhibait à la main sur la fameuses photo. Il fut très surpris de l’accueil triomphal à son retour, il connaissait sa collusion avec le Reich)
                  Suite à Münich, invasion de la Tchécoslovaquie par le Reich et ... par la Pologne !!
                  Les alliés français et britannique de cette démocratie ont laissé faire ! trahissant un allié. 
                  Conséquence industrielle : l’Allemagne a le fer dont elle a besoin. C’est la raison de cette invasion : l’Allemagne n’a pas de minerai de fer. Sans cette invasion, pas de plan Barbarossa. 

                  Ensuite, pourquoi 38 ? l’Allemagne n’était pas prête. Eh oui, déjà, face aux intérêts français, les USA ont bloqué l’application des traités d’indemnisation de l’Allemagne et interdisant le réarmement... collusion occidentale avec les nazis. 

                  Lire Annie Lacroix-Riz, mais aussi : Ivan Maïski : qui aidait Hitler ? 
                  Les historiens sérieux, américains et polonais, aussi bien que Henri Guillemin, ou même des Polonais, et bien sûr les Russes et Soviétiques ( les sérieux, pas les falsificateurs gorbatchéviens) sont aussi à lire  tout est basé sur archives.


                • nono le simplet nono le simplet 24 août 16:26

                  @JP94
                  Il fut très surpris de l’accueil triomphal à son retour

                  Chamberlain, sûrement pas mais Daladier à coup sûr qui a dit à son retour triomphal « ah les cons s’ils savaient » ...


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 24 août 19:32

                  @mmbbb
                  Et oui, heureusement qu’il y a Asselineau, je ne vous le fais pas dire !


                • kimonovert 23 août 21:18

                  Avant l’Appel du Général de Gaulle du 18 juin 1940, il n’y a pas de Résistance avec un grand R... Les seuls qui avaient initialement à l’esprit l’idée de résister et je ne les taxe pas d’être communistes sont les Républicains espagnols qui s’étaient réfugiés en France et les patriotes des pays annexés Autriche, Tchécoslovaquie, puis envahis Pologne, les Juifs en butte aux lois raciales et les patriotes des petits pays envahis par l’Urss : Lituanie, Lettonie, Estonie, Carelie finlandaise et Bessarabie... Dire que les communistes sous entendus de France résistaient, avant le 21 juin 1941, est une escroquerie ! Non seulement, l’URSS a laissé l’Ouest à ses affaires mais elle a approvisionné l’Allemagne nazie en matières premières, minerais et pétrole juqu’à Barbarrossa...Ce n’était que la continuité de sa prestation qui avait consisté à fournir les moyens aux nazis avant 39 de se réarmer et d’entraîner son armée...


                  • CN46400 CN46400 24 août 04:54

                    @kimonovert
                    « fournir les moyens aux nazis avant 39 de se réarmer et d’entraîner son armée... »
                    A l’époque, l’Allemagne qui n’a subi aucune destruction en 14-18, est le pays européen le plus puissant, industriellement, de l’Europe. L’URSS lui achète beaucoup plus qu’elle ne lui vend, et paye, surtout, avec de l’or extrait par les goulags de Sibérie. L’entrainement conjoint (traité de Rapallo-1920) n’existe plus depuis que Hitler a décidé, unilatéralement, le réarmement officiel du Reich !


                  • chantecler chantecler 24 août 05:00

                    @kimonovert
                    Bah, éternelle fausse querelle ...
                    Les accords de Munich entérinaient la trahison, la foirade des démocraties occidentales (RU et France) vis à vis de l’est , la Tchécoslovaquie en premier- issue du traité de Versailles -, l’URSS (absente de ces accords ) en arrière plan et l’idée que Hitler avait les mains libres pour attaquer à l’est ...
                    *
                    Staline n’était pas un démocrate certes mais il n’était pas complètement idiot et en tous cas il était entouré de gens (Joukov) parfaitement lucides qui connaissaient comme chacun les visées d’Hitler écrites noir sur blanc dans « Mein Kampf » quant à l’URSS .
                    Il était aussi persuadé que l’Allemagne nazie allait attaquer l’URSS mais sa grande erreur a été de penser que cela se passerait en 43/44 ( cf A. Beevor ,pas vraiment historien de « gauche ») cad après un enlisement à l’ouest .
                    *
                    La France a mis 6 à 7 semaines pour s’effondrer et demander l’Armistice , après avoir « fait appel à Pétain » autre putschiste , dont chacun connaissait son engagement à l’extrême droite depuis 1920 .
                    *
                    J’ajouterais que ces mêmes démocraties avaient déjà abandonné « ans plus tôt , malgré L. Blum, l’Espagne républicaine , ... favorisé Franco, le putschiste et fermé les yeux devant les interventions et exactions de l’Allemagne et l’Italie fascistes en Espagne .(Bombardement nazi de Guernica , coulage des bateaux de ravitaillement par sous- marins italiens et confiscation par la France de l’or espagnol .)
                    La France a livré à l’Espagne clandestinement du mauvais matériel , du ravitaillement et à prix d’or .
                    *
                    Les clivages de l’époque étaient relativement simples : la bourgeoisie était favorable à Hitler ( »mieux vaut Hitler que le Front populaire« ) et en 1940 , ça a été totalement démontré ,après »la drôle de guerre" et les curieux cafouillages politiques et de l’état major..... et les classes populaires ouvrières étaient favorables au socialisme ,à l’URSS .
                    ...
                    Les mouvements de Résistance étaient hétéroclites , mais sur le terrain les plus durs étaient communistes dont les meneurs avaient participé à la Guerre d’Espagne.(cf M.O.I )
                    *
                    Et bien évidemment en 39/40 le PC était interdit , ses dirigeants en prison ou réfugiés et l’information communiste clandestine .
                    Certains tracts n’étaient pas l’émanation d’un comité central, mais d’initiatives locales prises dans la clandestinité .
                    *
                    Rakokot fidèle à lui même en bon et éternel collabo .


                  • mmbbb 24 août 13:19

                    @chantecler " moi a cette epoque si je t avais rencontre dans les memes circonstances et bien que tu de dises democrate , de gauche,  le pourfendeur de la droite dure mais tout en meprisant les autres , j aurais choisi le camp de la droite dure sans etat d ame , pas de pité pour les chiures de ton espece.

                    Arrêtes de traiter les autres de collabo alors que tu es une vrai pute . 

                    PS il me semble que Thorez n avait pas denonce ce pacte ? Simple omission ! 
                     


                  • chantecler chantecler 24 août 13:47

                    @mmbbb
                    Je sais vous êtes un pur fasciste .
                    A jamais !


                  • kimonovert 24 août 07:59

                    https://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2010-4-page-23.htm "En définitive, le réarmement clandestin supposé de l’Allemagne semble se réduire pour l’essentiel à deux éléments différents qui ne constituent cependant pas un réarmement réel à proprement parler : d’une part, les projets de restructuration (Umbau) de la Reichswehr du gouvernement Brüning en 1930-1932 qui prévoyaient l’augmentation du nombre de ses grandes unités à 21 divisions et l’acquisition d’armements interdits  que Hitler reprendra à son compte mais qui demeurent alors à l’état de programme potentiel lié à la réintégration progressive de l’Allemagne dans le jeu international ; d’autre part, aux accords de coopération militaire germano- soviétiques qui ont permis à cette dernière de se livrer à différentes formes d’expérimentation discrètes, voire secrètes, en urss.

                    La coopération germano-soviétique s’engage très tôt avec le traité de Rapallo d’avril 1922 qui normalise les relations entre les deux États. Outre l’échange d’officiers observateurs lors de manœuvres des deux armées, l’Allemagne contribue à former les officiers d’état-major soviétiques, en contrepartie de quoi l’urss met à la disposition de la première des centres d’entraînement et d’instruction, ainsi que des livraisons de munitions. Le centre de formation de pilotes et d’instruction d’aviation de Lipetsk (au nord de Voronej) ouvre le premier à la fin de 1924 et sera le plus actif. Il est suivi d’un second centre d’expérimentation des gaz de combat à Orenbourg (au sud de l’Oural, près de l’actuelle frontière du Kazakhstan) et d’un centre d’entraînement pour blindés au sud de Kazan (sur la rive gauche de la Volga, à mi-chemin entre Moscou et la chaîne des monts Oural) en 1928. Cette coopération militaire se termine en juin 1933, à l’initiative de Staline, et durant cette période plusieurs milliers d’officiers allemands ont séjourné en urss de manière plus ou moins discrète.  Même si ces différentes activités tendent à créer les conditions de la reconstitution d’une puissance militaire allemande, elles ne peuvent être assimilées à un réarmement au sens strict, les avions utilisés étant des appareils d’entraînement et les blindés testés des prototypes expérimentaux, sans aucune production en serie. Même si un héritage substantiel de la période précédente subsiste, tant sur le plan humain que des conceptions d’action, il va sans dire que l’arrivée au pouvoir de Hitler en janvier 1933 modifie rapidement mais radicalement la situation de l’armée allemande."


                    • kimonovert 24 août 08:52

                      Ne pas confondre payer en or et payer en blé : "Fin 1929, avec la politique du « Grand tournant », le pouvoir soviétique met en chantier le premier plan quinquennal afin de surmonter ce qu’il nomme « la crise de la NEP ». Le « Grand tournant » postule un développement rapide de l’industrie, financé par l’exportation de céréales. La hausse rapide des rendements agricoles exigée pour la réussite de ce plan, est censée être obtenue par la collectivisation de l’agriculture, en instaurant le kolkhoze comme unité de base de production. Elle implique l’expropriation des paysans et notamment des plus prospères d’entre eux, les « koulaks », la prise de contrôle direct de la production agricole par l’État, et la ponction toujours plus intense de l’agriculture au profit du secteur industriel et urbain. Cette ponction se fait nécessairement au détriment de l’ensemble de la paysannerie, particulièrement dans les régions les plus fertiles qui font l’objet de prélèvements si lourds que la survie même des paysans est menacée (ce qui les incite à cacher des réserves). La collectivisation s’accompagne donc d’une violente campagne contre les paysans jugés « réfractaires », commençant par les « koulaks » et continuant par la paysannerie moyenne. En quelques mois, des centaines de milliers de paysans sont arrêtés, et plus de deux millions d’entre eux déportés

                      Pour mener à bien la collectivisation et contrer la résistance paysanne, des « brigades de choc » composées d’ « ouvriers » (ne travaillant pas en usine, et venant en fait du « lumpenprolétariat », nom officiel de la pègre (блатной ) désormais « nationalisée »), de komsomols et plus rarement de paysans pauvres, sont envoyées dans les campagnes où elles usent de violences et de terreur pour atteindre leurs objectifs. La collectivisation et la dékoulakisation ont pour effet de dresser la majeure partie de la paysannerie contre le pouvoir soviétique. De 1929 à 1931, une suite de manifestations et de révoltes — qui débouchent parfois sur de véritables insurrections armées comme au Kazakhstan ou dans le Caucase — rassemblent près de 2,5 millions de paysans selon les chiffres de l’OGPU, dont plus de 950 000 en Ukraine et 220 000 en Ciscaucasie. En Ukraine, les foyers de révoltes sont si nombreux que près de 110 districts échappent au contrôle du pouvoir central en février-mars 1930. Les paysans insurgés, parfois réunis en conseils élus, exigent l’arrêt de la collectivisation et de la dékoulakisation et revendiquent parfois une « Ukraine indépendante »."

                      Donc vite s’intéresser à Holodomor !


                      • devphil30 devphil30 24 août 12:08

                        Lisez donc la Russie en guerre pour comprendre pourquoi Staline à signer ce pacte.

                        C’est uniquement pour gagner du temps , pour se renforcer et aussi après le refus méprisant de la France et de l’Angleterre de signer un pacte avec l’URSS de l’époque.

                        Une décision dogmatique qui a conduit à des des millions de morts.

                        Autre point Churchill après le 22 Mai 1941 à supposer que l’URSS allait tomber et il ne fut pas trop pressé de l’aider.

                        Ce n’est qu’a partir de 1942-1943 que l’aide fût augmenté de manière importante.

                        L’idée que l’URSS a gagné grâce à l’aide en matériel des Alliés n’est pas totalement exacte.

                        Staline a réclamé un deuxième front pendant 3 ans , ce n’"est qu’en 1944 que les alliés ont ouvert ce front après les avancées de l’armée Rouge sans discontinuer notamment après la chute de Koniev et l’entrée de l’armée Rouge en Europe occidentale.

                        La refonte actuelle de l’histoire minimise l’effort de l’URSS simplement les faits sont flagrants en terme d’intensité de combat , de morts , de dévastations et de taille de champ de bataille.

                        L’URSS a été le vecteur principale de la victoire des alliés qui ont utilisé les bombardements pendant de nombreux mois sans ouvrir un deuxième front qui auraient accélérer la victoire.

                        L’idéologie communiste déplaisait aux occidentaux qui avaient tout mis en place pour éradiquer la victoire de la révolution bolchévique.

                        La Russie en Guerre de Alexander Werth 

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                        • titi 25 août 00:06

                          @devphil30

                          Le second front il est ouvert en 43 lorsque les anglo américains débarquent en Italie…
                          Tout le monde l’oublie...


                        • Jean 26 août 11:50

                          @titi
                          oui et juste avant le débarquement en Algérie


                        • lejules lejules 24 août 12:31

                          la terre est ronde. les japonais avait tenté d envahir la Russie en sibérie, juste avant la guerre. Russie et Japon avaient signé un traité de non agression de 5ans. 1939 + 5ans =1944 ce qui leur laissaient latitude de pouvoir envahir le japon dès cette date arrivée. le japon s’est rendu aux américains pour éviter d être envahit par la Russie et non pas a cause des bombes atomiques.

                          Staline par sécurité fit le pacte avec les nazies dans le cas ou le Japon se raviserait ce qui aurait mit la Russie sous le feu des 2 puissances nazies Allemagne et Japon.

                          je ne refais pas l’histoire je constate. Hitler a envahit la Russie car il croyait que le Japon allait intervenir de l’autre coté du globe....

                          je ne suis pas historien mais mes affirmations peuvent être étayées par des dates et des faits


                          • CN46400 CN46400 24 août 18:02

                            @lejules
                            Le pacte soviéto-japonais a été signé en 40 après l’échec cuisant des japs, en Manchourie, contre les troupes de Joukov qui ont été transférées à l’Ouest et sont entrée dans la danse en décembre 41 (bataille de Moscou)


                          • Garibaldi2 24 août 18:30

                            Il semble que certains ici, ignorent tout de l’Histoire : Staline a mis fin en 1933 au traité de Rapallo signé en avril 1922 avec la République de Weimar, donc plus de collaboration avec l’Allemagne dans le domaine militaire.

                            Le 26 janvier 1934 la Pologne a signé avec l’Allemagne un pacte de non agression.

                            En septembre 1935, la France et l’URSS ont signé un traité d’assistance militaire mutuelle :

                            Article 2 du traité :

                            « Au cas où la France ou l’URSS seraient l’objet d’une agression non provoquée de la part d’un État européen, malgré les intentions sincèrement pacifiques des deux pays, l’URSS et réciproquement la France se prêteront immédiatement aide et assistance ».


                            L’état-major français sabotera tout simplement le traité.

                            Staline qui est un salaud mais pas un con se rend compte que la passivité anglo-française est totale lors de la guerre en Espagne (1936) pendant que Hitler et Mussolini assistent militairement Franco sans que les ’’démocraties occidentales’’ ne bougent le petit doigt !

                            L’URSS ne participera pas aux accords de Munich (septembre 1938) dont la Pologne profitera pour s’emparer d’une partie du territoire de la Tchécoslovaquie.

                            Staline a demandé à plusieurs reprise aux Français et aux Anglais d’obtenir l’accord de la Pologne pour que les troupes soviétiques puissent passer par le territoire polonais pour attaquer l’Allemagne. En vain (excellent documentaire sur le sujet il y a quelques mois sur une chaîne Histoire de Canalsat).

                            ’Depuis 1935, l’Union soviétique a entamé des négociations avec le Royaume-Uni, la France et la Pologne pour créer l’alliance anti-nazie. Les Soviétiques insistaient pour inclure dans le traité d’alliance le droit d’intervenir militairement dans une ceinture de pays allant de la Finlande à la Roumanie, en cas d’une attaque allemande ou la subversion des régimes pro-nazis dans ces pays, ainsi que le soutien militaire de la France et du Royaume-Uni en cas de guerre avec l’Allemagne. Les négociations ne sont pas faciles, en particulier avec la Pologne, en raison de la méfiance mutuelle après le conflit écoulé en 1920 et le fait que la Pologne avait signé avec l’Allemagne un Pacte de non-agression en 1934, la Pologne et la Roumanie ont refusé de permettre le passage des troupes soviétiques sur leur territoire, craignant pour leur sécurité. Avec l’échec des négociations, les Soviétiques ont renoncé à leur politique et le 23 Août 1939 est signé le pacte Molotov-Ribbentrop avec l’Allemagne.’’

                            source : http://boowiki.info/art/campagne-pologne-2/invasion-sovietique-de-la-pologne.html

                            Quand l’URSS entre en Pologne, elle récupère des territoires peuplés de Biélorusses et d’Ukrainiens, territoires qu’elle avait concédés à la Pologne en 1921 par le traité de Riga (https://fr.wikipedia.org/wiki/Paix_de_Riga).

                            Les USA ont continué à commercer avec l’Allemagne jusqu’en décembre 1941, date à laquelle c’est l’Allemagne qui a déclaré la guerre aux USA (après Pearl Harbour).

                            Les camions de l’armée allemande étaient fabriqués par Ford et Général Motors. IBM a fourni aux nazis le système de fichage de la population allemande :

                            ’Dès 1934 la filiale allemande d’IBM, Dehomag (pour « DEutsche HOllerith MAschinen Gesellschaft ») fournit au régime nazi des machines mécanographiques de poinçonnage de cartes perforées qui servent au réarmement, à la gestion de la force de travail des prisonniers politiques et aux nombreux recensements de la population allemande dès 1933, ce qui fit de Dehomag la filiale d’IBM la plus profitable à la fin des années 1930. En parallèle, ces mêmes machines servirent au décompte de la population juive dans les ghettos et les camps de concentration durant la seconde guerre mondiale. Ce sont aussi ces recensements efficaces, contenant des données ethniques et religieuses, qui permirent aux nazis de se saisir rapidement et presque totalement des populations de Juifs et de Roms en Allemagne et, avec une efficacité plus variable, dans les autres pays sous domination allemande.’’

                            source : https://fr.wikipedia.org/wiki/IBM

                            Le PCF est interdit par le gouvernement Daladier dès septembre 1939 et se trouve de facto dans la clandestinité.

                            La grève des mineurs du Nord-Pas-de-Calais, organisée par les militants du PCF (mentionnée déjà dans la file) commence le 27 mai 1941. Cette région est sous l’administration militaire allemande et la grève y est interdite. C’est une militante communiste, Emilienne Mopty, qui prend la tête des manifestations. Résistante, elle transportera des explosifs et des armes, puis, trahie elle sera arrêtée en septembre 1942 et décapitée en Allemagne en janvier 1943. 

                            Barbarossa, nom de code allemand pour l’invasion de l’URSS, ne commencera que le 22 juin 1941, soit après le déclenchement de la grève du Nord-Pas-de-Calais.



                              • Garibaldi2 26 août 17:19

                                @maQiavel

                                Le documentaire que j’ai mentionné dans mon post précédent fait très largement mention de l’action de Maxime LITVINOV.

                                Ce sont des ’’historiens’’ comme Stéphane Courtois (qui a bien entendu fait un passage au PCF !) qui depuis des années tentent de faire l’amalgame nazisme-communisme. Stéphane Courtois qui vient pérorer sur les plateaux de TV en parlant des archives soviétiques, mais qui ne parle pas un mot de Russe ! Une sorte d’égyptologue ne sachant pas déchiffrer les hiéroglyphes !

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