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#99 des Tendances

Après l’Egypte le Qatar et l’Inde, le Rafale armera-t-il la Suisse ?

Après le rejet du Gripen, les Suisses ont annoncé qu'ils étaient sur le point de choisir un nouveau chasseur pour leur armée de l'air. Le Rafale marque des points sur le plan militaire... Mais il pourrait décrocher face au F35 pour des raisons diplomatiques.

JPEG En 2011, à la suite d’une évaluation des différents chasseurs (Eurofighter (Typhoon), Gripen et Rafale), les Suisses avaient choisi - à la surprise générale - l’avion suédois le « Gripen »NG pour remplacer la flotte des Tiger F5. A la surprise générale car, au cours de l’évaluation technique des différents avions, le Rafale était arrivé largement en tête, suivi de l’Eurofighter et loin devant le Gripen NG qui, selon la grille d’évaluation du client, ne se qualifiait pas en terme de performances dans la mission de « Police du Ciel » du fait d’une autonomie trop faible. Le Gripen était ainsi surtout l’avion de M. Maurer, conseiller fédéral à la Défense de l’époque et certainement pas celui de l’armée de l’air et d’Armasuisse. Le groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) développa alors facilement une campagne de rejet de cette décision : il réussit à imposer une votation qui, tenue en mai 2014, se solda par la déroute de Maurer et du Gripen dans les urnes.

Mais cette annulation n’a fait que repousser - et donc accroître - l’urgence du remplacement des avions F5, totalement obsolètes en l’aggravant puisque les F-18 devenaient aussi progressivement obsolètes, malgré de très coûteuses modernisations annuelles.

La stratégie de M. Parmelin

Remettant sur le métier le dossier, le nouveau Conseiller fédéral, M. Guy Parmelin, a eu l’intelligence d’associer non seulement les opérationnels (armée de l’air, Armasuisse, industriels) dans un groupe d’experts, mais également les partis politiques dont chacun a désigné un représentant pour le groupe d’accompagnement des nouvelles études. La décision serait ainsi nécessairement collégiale.

En outre, il eut le courage d’annuler en janvier dernier le projet BodLuv de défense sol-air, qui se présentait totalement déconnecté du dossier de remplacement des avions d’armes.

Enfin, il prit la décision -en novembre dernier- de prendre des mesures de transition : les F-5 Tiger ne seraient pas retirés du service en 2018 comme prévu. Ils seraient prolongés quelques années encore. 26 devraient donc être modernisés pour un coût de 30 millions annuels. Les F/A-18 seront maintenus pour être prolongés de 1000 heures par avion (30 restants), soit un budget d'au moins 490 millions. Un crédit d’études de 10 millions de francs suisses sera inclus dans le programme d’armement 2018 afin d’évaluer les avions en lice (F-35, Gripen, FA/18 E/F et Rafale) ; était donc exclu toute option non pilotée ou mixte. L’objectif de M. Parmelin était d’aboutir à une décision en 2020, un vote au Parlement en 2021/22 pour de premières livraisons en 2025.

En mai dernier, le rapport du groupe d’experts et du groupe d’accompagnement est publié. Il propose quatre grands scenarii largement commentés :

Option 1

Remplacement un pour un des avions d’armes (F/A 18 et F-5)

Système sol-air couvrant l’intégralité du territoire (45000km²)

= 18 milliards de francs

Option 2

30 avions d’armes

Système sol-air couvrant l’intégralité du territoire (45000km²)

= 8/10 milliards de francs

Option 3

40 avions d’armes

Système sol-air couvrant le tiers du territoire (15000km²)

= 8 milliards de francs

Option 4

20 avions d’armes

Système sol-air couvrant le tiers du territoire (45000km²)

= 5 milliards de francs

Les experts ont donc inclus dans chaque option, une défense sol-air : c’est donc un projet global qui devrait être proposé, même si son déploiement sera nécessairement séquencé.

Le choix du DDPS (le ministère de la Défense suisse) rendu en septembre dernier est... l'option médiane entre les options 2 et 3 : un budget de 9 milliards de francs suisses est demandé au Conseil Fédéral par le DDPS pour acheter entre 30 et 40 avions d’armes et une défense sol-air (dont le degré de couverture n’était pas indiqué : le tiers du pays ou sa totalité ?).

M. Parmelin confirmait aussi la présence du F-35, du F/A-18 E/F et des trois autres chasseurs européens, déjà en lice en 2011. On notera deux faits majeurs pour la suite des événements : l’intégration des capacités d’attaque au sol (inexistante depuis le retrait des Hunter en 1994 du parc) et de reconnaissance, mais aussi et surtout de soumettre au Parlement une résolution sur la défense aérienne globale (avions+défense sol-air) qui, si elle était acceptée, serait alors soumise au peuple par référendum.

Ainsi, le plan global de M. Parmelin se présente-t-il de manière globale, transparente et parfaitement démocratique. Un plan dont le seul défaut... est son coût très élevé ! C’est pourquoi le Conseil Fédéral a décidé d’examiner plus en détail cette proposition qui aura des conséquences majeures d’éviction des autres budgets fédéraux (agriculture, environnement, transport notamment) et aussi sur l’armée (quid de l’armée de Terre qui veut remplacer ses chars et son artillerie de campagne ?).

C’est l’état aujourd’hui du débat politique...

L'avion doit-il être adopté par les militaires ou par les politiques ?

Sur le plan technique… Les cinq avions d’armes en lice sont de natures très différentes :

  1. Le F-35 est l’avion le plus coûteux, tout en étant le moins développé. Armé pour le moment son programme, est sur le plan industriel le plus fermé (les coopérations de niveau 2 et 3 étant fermées depuis des années). Critiqué par le Président Trump lui-même, le le F-35, avion furtif de pénétration, apparaît mal adapté aux missions de l’armée de l’air suisse : police du ciel, attaque au sol et reconnaissance.

  2. Le F-18 E/F est la version qui suit le F/A-18 C/D acquis par l’armée de l’air, mais sa taille ( 1/3 de plus que le précédent, ce qui signifie que toutes les infrastructures devront être modernisées) comme sa fin de vie opérationnelle dans l’U.S.Navy semblent le condamner d’emblée, malgré des qualités opérationnelles indéniables.

  3. Le Gripen NG est encore en voie de développement pour le Brésil, n’est pas « combat proven « . En outre, la Suisse n’entend pas préférer un avion produit par une autre puissance neutre : les qualités de l’appareil l’emportent donc sur le statut politique de l’avion. Enfin, le Gripen, condamné en 2014 par les opérationnels et le peuple, aura une forte pente à remonter pour convaincre de nouveau ces deux publics-clés.

  4. L’Eurofighter est un programme mal né : chasseur de défense aérienne, il n’est toujours pas polyvalent : la tranche 3B n’ayant pas été commandée aux industriels du consortium ; les chaînes de production en Allemagne (pays en charge de la promotion) s’arrêteront en 2018, faute de commandes. Avion sans évolution technique future et bientôt sans commandes nationales , l’Eurofighter est en outre un avion qui subit de plein fouet l’enquête pour corruption en Autriche, qui rejaillit sur l’industriel (Airbus) qui le promeut en Suisse. Les commandes du Koweit et , tout récemment du Quatar ,ne changent pas la donne . Notons enfin que l’avion n’a pas été employé réellement dans des missions opérationnelles : limité à la seule police du ciel dans les conflits passés et actuels, il n’a pas fait la démonstration d’un emploi large (reconnaissance, attaque au sol, frappe à longue distance).

  5. Le Rafale, enfin, apparaît de nouveau comme le bon choix en particulier après la réaffirmation faite par le rapport de Mr. Parlemin de l’importance en sus de la mission de la « police du ciel » de celle d’intervention au sol et du renseignement : le Rafale est un avion d’armes « combat proven » depuis 2011 sans discontinuer, commandé par trois armées de l’air étrangères à 84 exemplaires ( Qatar, Inde, Egypte) et également pour les années futures par l’armée de l’air française , il possède un potentiel de développement très important (Standard FR3R puis FR4, Rafale lourd, connectivité avec des drones, etc..). Ce qui l’assure d’une vie en opérations encore très longue.

Et le gagnant est...

Sur le plan financier, à l’évidence l’avion le plus petit et le moins lourd sera le moins cher (c’est le cas du monomoteur Gripen ) les 3 vrais concurrents sont d’un prix qui reste dans la même ligue.

Mais le prix unitaire de l’avion et de son système d’armes n’est pas le facteur le plus important, car le choix d’un avion de combat pour un pays est un choix de souveraineté ou d’alliance donc, in fine, un choix politique.

Pour le « choix politique » le Qatar nous donne ces temps-çi une démonstration extrème de ce qu’est un « Achat d’alliance » en passant des contrats multiples et précipités d’achat d’avions d’armes tant avec les états-Unis (F15) que la Grande Bretagne (Typhoon) depuis sa mise à l’écart par l’Arabie Saoudite et ses alliés.

Il ne faudrait pas que la Suisse, voulant « racheter » par exemple les turpitudes passées entre autres de l’UBS sur le territoire US, suive cet exemple. Restons sereins, la Suisse est un pays mâture et son bon sens la conduira certainement à choisir le pendant au couteau suisse qu’est le Rafale.


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52 réactions à cet article    


  • Lonzine 25 septembre 17:14

    La Suisse, le Luxembourg, la Belgique et la Hollande (entre autre) n’ont aucun besoin de ce type d’avions, un simple pilatus bien armé suffira.


    • Alren Alren 25 septembre 17:34

      @Lonzine

      "La Suisse, le Luxembourg, la Belgique et la Hollande (entre autre) n’ont aucun besoin de ce type d’avions, un simple pilatus bien armé suffira."

      En espérant être défendu par les voisins comme la France et l’Allemagne en cas de besoin !
      Sauf que ces deux pays ne seront pas pressés d’intervenir pour un pays qui a refusé leur produit et compte cyniquement qu’ils auront fait eux, la dépense pour une réelle défense aérienne !

      Un Pilatus (avion à hélice) n’interceptera aucun avion à réaction ! Et les armes qu’il pourrait porter seraient totalement impuissantes contre un avion de combat. C’est lui qui serait détruit !!!


    • Paul Leleu 27 septembre 12:10

      @Lonzine


      depuis qu’on a « assoupli » la réglementation sur les pots-de-vin dans les négocations internationales des grandes entreprises, le Rafale a trouvé acquéreurs... ça a commencé à l’époque de l’Inde... et ça continue... 

      ce sont les gens du milieux de l’industrie de l’armement qui vous en parleront le plus simplement. 

    • mmbbb 1er octobre 10:37

      @Paul Leleu et les Americains comment font ils ?


    • Gingerbread 25 septembre 19:34

      Il est vrai que le Rafale est cher mais il est surtout le plus polyvalent et éprouvé. 

      D’autant qu’il ne cesse jamais d’évoluer afin de ne jamais se laisse distancer.
       La France a également proposé à l’armée SUISSE de s’entrainer dans l’espace aérien de la France.
      Après la SUISSE souhaite surtout un avion pour le contrôle de son espace aérien et même si j’adore PILATUS, il ne conçoit par encore d’avion à réaction permettant de rejoindre un avion de ligne à la même vitesse voire plus vite pour le rattraper.
      Après la SUISSE se doit de défendre son pays et d’être armée avec un avion polyvalent. Et cela pourrait amener peut-être un coopération entre PILATUS et DASSAULT et les autres entreprises aéronautique du GIE Rafale.
      L’Eurofighter est un bon avion, hélas son worksharing est un vrai bourbier et est avant tout un chasseur et non avion polyvalent.
      le F35 n’a pas encore fait ses preuves et ses capacités sont en dessous du cahier des charges voulu (temperature carburant, vol en milieu orageux,..) Quant à son prix, il dépend de tous les autres pays. Et quand à son coût maintenance, le CANADA a été clairvoyant, en renonçant. 

      • Gingerbread 25 septembre 19:36

        @Shawford
        Navré, je ne suis pas sûr de comprendre votre humour. :/


      • Croa Croa 25 septembre 22:46

        À Gingerbread « Il est vrai que le Rafale est cher »
        .
        Les suisses ont les moyens !


      • Rincevent Rincevent 25 septembre 23:36

        @Croa

        Les suisses ont les moyens !
        C’est vrai mais, à la différence de nous, ils ont une démocratie directe et les citoyens ont leur mot à dire…


      • Dzan 26 septembre 16:52

        @Gingerbread
        Et nous les Français, nous avons acheté pour remplacement les Espsilons obsolètes et les Alphajets non moins obsolètes ( lise en service en 1981) des Pilatus PC 21.
        C’est bien vrai que pour le prix d’un Rafale, on peut s’en acheter des PC 21.


      • antiireac 25 septembre 20:56

        On peut se demander pourquoi aucun avion russe n’a été retenu(ni Mig ni Suckoï

        Est ce que les russes ont toujours des avions aussi médiocres que prétend une certaine presse ?

        • Croa Croa 25 septembre 22:54

          À antiireac,
          Oui et non. Les d’export sont médiocres, pas ceux que les russes gardent pour eux. En plus c’est pas les mêmes normes donc il faudrait l’armement (non OTAN) qui va avec (sauf certains d’export plus ou moins otan-compatibles (à vérifier.)


        • amiaplacidus amiaplacidus 26 septembre 15:25

          @Croa
          La non-compatibilité OTAN ne pose aucun problème : les Suisses n’ont pas d’armements compatible OTAN.
          Un exemple, les commandos marines français sont équipés de fusils d’assaut suisses (https://fr.wikipedia.org/wiki/SIG-552), c’est une version commando du fusil d’assaut standard de l’armée suisse.
          La version vendue à la France est en calibre compatible OTAN 5,56 mm, alors que la version destinée à l’armée suisse est en 5,6 mm.
          Je crois que cette non compatibilité est liée à la neutralité.


        • izarn izarn 25 septembre 22:44

          Il me semble que le Gripen a été toujours moins cher que le Rafale.
          On ne voit pas pourquoi le Gripen serait bon pour la Suède, et pas bon pour la Suisse...
          Ainsi les suédois sont toujours trés preneur d’avions a atterrissage court. Dont le Gripen. (Pistes moins chères et plus faciles à construire sur des reliefs délicats)
          Je ne vois pas la Suisse opérer au Moyen Orient, ni en Afrique, comme le Rafale....
          Donc, à quoi sert-il aux suisses ?
          Ceci dit le Rafale est doté de pièces entièrement françaises, ce qui n’est pas tout a fait le cas du Gripen...
          Peut-etre que le Rafale est meilleur à haute altitude....On ne nous le dit pas. Le Rafale peut-etre plus crédible face à un Su-30. Mais la Suisse croit-elle etre envahie par la Russie ?
          De toute façon le F 35 semble totalement exclu du tableau. Sauf dessous de tables et retro-commissions.
          La question est : Faut-il 30 Rafales ou 40 Gripen ?


          • Rincevent Rincevent 25 septembre 23:51

            @izarn

            Je ne vois pas la Suisse opérer au Moyen Orient, ni en Afrique, comme le Rafale...
            . Effectivement, la Suisse est toujours neutre, elle a tout au plus un partenariat très limité avec l’Otan : http://www.nato.int/cps/fr/natohq/topics_52129.htm


          • Alren Alren 26 septembre 12:12

            @izarn

            « On ne voit pas pourquoi le Gripen serait bon pour la Suède, et pas bon pour la Suisse... »

            Étonnant que vous ne voyiez pas ! Le Gripen est bon pour la Suède car il donne du travail aux Suédois - pas aux Suisses - et permet à ce petit pays d’avoir l’illusion d’être encore au meilleur niveau mondial en technologie aéronautique militaire.

            Mais quand il faudra aux pilotes brésiliens survoler l’immense forêt amazonienne avec essentiellement des missions de reconnaissance et d’identification des aéronefs qui la survolent (dont les trafiquants de drogues), ils risquent fort de regretter amèrement que leur gouvernement pour des raisons politiques (son voisinage avec la France, en Guyane, n’est pas excellente) ait rejeté le polyvalent Rafale ...

            De même, fabriquer un Pilatus avec un réacteur acheté sur le marché ne fera pas de l’appareil un chasseur de qualité. Il manquera les différents détecteurs qui rendent un chasseur polyvalent efficace pour remplir ses missions. Mais aussi pour survivre fasse à un ennemi bien équipé.

            Le Rafale possède une caractéristique unique parmi tous ses concurrents : un plan canard mobile piloté par ordinateur.
            La difficulté est dans la programmation. En modifiant savamment l’écoulement des filets d’air sur l’extrados, il permet de cabrer l’appareil davantage sans provoquer de décrochage. Donc d’augmenter la portance à basse vitesse, ce qui favorise les décollages et les atterrissages courts. Et le dispense d’utiliser un parachute pour le ralentir.
            Par ailleurs la Suisse possède des zones plates suffisamment longues pour le décollage sans problème d’avions de ligne et donc de chasseurs.

            Le Gripen est moins cher que le Rafale mais je pense que la rapport efficacité/ prix lui est défavorable. 40 Gripen ne vaudront pas 30 Rafale.

            Les missiles ne sont efficaces que si les détecteurs (radars, lidars, lasers, détecteurs IR) sont de qualité et sensibles. Par ailleurs ils peuvent être contrés de plusieurs manière sur les avions comme le Rafale.

            Les drones ne peuvent pas remplir la mission la plus courante en temps de paix d’une force aérienne : parvenir rapidement auprès d’un avion inconnu qui survole le territoire sans être identifié.
            D’autre part ils peuvent être neutralisés par des signaux radio, ce qui n’est pas le cas d’un engin piloté par un être humain.
            Les drones ne sont efficaces que contre des ennemis à très faible compétence technique. Mais cela peut ne pas durer. Or les achats de matériel de guerre doivent anticiper les progrès des adversaires potentiels.

             


          • Zolko Zolko 26 septembre 16:41

            @Alren : "Par ailleurs la Suisse possède des zones plates suffisamment longues pour le décollage sans problème d’avions de ligne et donc de chasseurs."
             
            peut-être, mais les Suisses cachent leurs avions dans des hangars creusés à flancs de montagne, et les font décoller sur les autoroutes : donc le décollage et atterrissages courts sont une priorité pour eux. Comme pour les Suédois.


          • Dzan 26 septembre 16:55

            @izarn
            Et ce n’est qu’un accident parmi beaucoup d’autres.
            https://www.youtube.com/watch?v=o0Q0Qywyd_4


          • Alren Alren 26 septembre 18:29

            @Zolko

            « mais les Suisses cachent leurs avions dans des hangars creusés à flancs de montagne, et les font décoller sur les autoroutes »

            Cette technique était valable lors de la Deuxième guerre mondiale.
            Pas aujourd’hui en face d’un pays comme la Russie qui possède des satellites espions suffisamment puissants pour détecter des avions sous la roche. Ils ont prouvé cette capacité contre Daesh.

            D’autre part, je n’ai pas les chiffres exacts des distances de décollages et surtout d’atterrissages du Gripen d’une part et du Rafale d’autre part, mais comme je l’ai expliqué, avec son plan canard mobile, le Rafale revenant à vide et très cabré ne doit pas être loin de faire jeu égal.
            Au décollage, le Rafale qui peut être embarqué sur un petit porte-avions comme le De-Gaulle, peut être équipé de boosters pour accélérer plus vite. À l’atterrissage, il peut aussi sortir son parachute de freinage si besoin est.


          • mmbbb 1er octobre 10:44

            @izarn le reacteur du Gripen est amercain Quant a l espace aerien Suisse de facto il est protege par les pays voisins.


          • mmbbb 1er octobre 10:53

            @Alren THALES a lié un partenariat avec SUKHOI
            http://www.russie.net/Un-contrat-franco-russe-de-120


          • sarcastelle sarcastelle 1er octobre 17:07

            @Alren

            .
            Pas de chance, c’est bel et bien dans la guerre froide que la Suisse a logé dans des grottes ses chasseurs à réaction. Ça a dû rester valable un peu après la Seconde Guerre mondiale, donc.
            .
            Renseignez-nous sur ces boosters du Rafale. 
            .
            En physique, vous avez progressé ? 


          • Christian 26 septembre 06:45

            Ces avions n’ont plus rien à voir avec des avions de combat aériens, ce sont en fait des bombardiers. D’ailleurs quels combats aériens à l’ère des missiles ?

            Quel est l’avion le plus efficace : un vieux Hunter équipé d’un super missile ou un Rafale avec un stupide missile ? Ou encore les deux avec des super missiles, lequel l’emportera ? Probablement celui qui tirera le premier.

            Ces avions, comme les FA18 sont beaucoup trop bruyants et polluent continuellement par leur bruit et dégagements. Rien à voir avec les anciens Mirages III, Hunter et Tiger de l’armée suisse.

            Pilatus est parfaitement capable de proposer un avion à réaction équipé de missiles, donc largement suffisant pour la police de l’air. Il existe d’ailleurs un Pilatus à réaction.

            Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale il n’y a plus eu de combats aériens entre les pays acteurs de cette guerre, donc ces avions n’ont fait que de bombarder des villes en Afrique et au Moyen Orient, ou encore en Corée et Vietnam. Et aujourd’hui ils ne font que cela, comme en Syrie. Je ne vois donc pas leur utilité en Suisse.


            • Alren Alren 26 septembre 18:34

              @Christian
              « Ces avions n’ont plus rien à voir avec des avions de combat aériens, ce sont en fait des bombardiers. »

              Le Gripen n’est pas un « bombardier », c’est-à-dire un avion capable d’une puissante attaque au sol.
              Si les Suisses veulent avoir cette capacité, ils devront acheter un autre avion.

              Le Rafale lui, remplit toutes les missions qu’on peut demander à un avion d’armes.
              Ce n’est pas du patriotisme cocardier, si j’étais Suisse je dirais la même chose.


            • zygzornifle zygzornifle 26 septembre 08:46

              Hulot devrait le faire interdire car il pollue et consomme énormément .....


              • Croa Croa 1er octobre 10:34

                À zygzornifle,
                Hulot n’est pas suisse !
                Et il ne fera pas interdire les rafales français non plus : Le chef c’est Macron ! Et pour un mec qui voyage autant que lui ce serait mal placé. D’ailleurs Hulot ne s’est pas opposé au CETA (traité catastrophique pour l’environnement pour la liberté du commerce entre l’UE et le Canada.)
                Bref il n’y a rien à attendre de Hulot !


              • mmbbb 1er octobre 11:42

                @zygzornifle Hulot a fait des pirouettes dans un Sukhoi 27 Il est tres mal place Il est autant ecolo que je suis boucher


              • zygzornifle zygzornifle 26 septembre 08:49

                Maintenant qu’il y a des drones de combat ces avions sont aussi dépassés que les chars , un vestige du passé bons pour les étals des vide greniers et autres brocanteurs .....


                • Alren Alren 26 septembre 18:36

                  @zygzornifle

                  « Maintenant qu’il y a des drones de combat ces avions sont aussi dépassés que les chars. »

                  Grossière erreur !


                • Croa Croa 1er octobre 10:36

                  Putaing mais arrête zygzornifle !  smiley
                  *
                  Tu veux tuer le commerce ou quoi ?


                • zygzornifle zygzornifle 26 septembre 08:51

                  On pourrait aussi leur vendre un porte avion qu’ils mouilleront au milieu du lac Léman et un sous marin d’attaque....


                  • Petit Lait 26 septembre 10:37

                    @zygzornifle

                    Vous êtes mignon, mais ne vous mêlez pas de prétendre savoir ce qui est bon ou non pour les autres, voulez-vous ?

                  • Christian 26 septembre 11:31

                    @zygzornifle
                    Bon on rigole avec nos lacs, mais ce que l’on ignore c’est qu’au 14è siècle lorsque les habitants autour du lac des Quatre cantons, combattirent pour leur liberté, il y eut de très sérieux combats navals sur ce lac.


                  • Zolko Zolko 26 septembre 16:37

                    @Christian : ne pas oublier non-plus que la Suisse a gagné la coupe de l’America ! Les Suisses ont le pied marin.


                  • zygzornifle zygzornifle 27 septembre 13:07

                    @Petit Lait


                     c’est celui qui dit qui y est , je vous retourne le compliment , savoir ce qui est bon ou non pour les autres .....

                  • Croa Croa 1er octobre 10:39

                    À zygzornifle,
                    *
                    Tu t’améliores ! smiley Il nous faudra cependant de sacrément bons vendeurs !


                  • Petit Lait 26 septembre 10:38

                    Un paramètre très important, qu’oublie de mentionner l’auteur : les contre-parties industrielles, à savoir ce qui sera réaliser localement en Suisse pour ses avions. 


                    • Montdragon Montdragon 26 septembre 10:42

                      @Auteur :

                      Cher ami, au pseudo, vous êtes un ancien la BA 102 ?


                      • sarcastelle sarcastelle 26 septembre 11:45

                        Le choix d’un avion de chasse relève de la politique étrangère et du prestige national, motifs assez inintéressants au plan de l’emploi réel de l’appareil. 

                        La Suisse a besoin, compte tenu du % de disponibilité instantanée des chasseurs, de trois ou quatre appareils pour faire la police du ciel. Un monoréacteur est naturellement suffisant. 

                        • Alren Alren 26 septembre 18:39

                          @sarcastelle

                          Un monoréacteur est naturellement suffisant.

                          Demandez leur avis aux pilotes avant de causer ! Biréacteurs pour les avions, biturbines pour les hélicos, c’est au moins quatre fois moins de risque de crash mortel en cas de panne toujours possible.


                        • sarcastelle sarcastelle 26 septembre 19:21

                          @Alren

                          .
                          Demandez leur avis aux pilotes avant de causer !
                          .
                          Parfait, je vais me le demander à moi-même avec mon moteur Volkswagen unique et pourtant moins fiable qu’un turboréacteur. 
                          .
                          Pour les chasseurs terrestres la formule biréacteur est le plus souvent employée non pour la sécurité mais pour le tonnage (les Suédois ont obstinément fait des monoréacteurs : Tunnan, Lansen, Draken, Viggen, Gripen, parce qu’ils ne recherchaient pas un tonnage lourd).
                          .

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