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Ecouter les voix du peuple vénézuélien. L’interview de Reinaldo Iturizza

L’ex-ministre de la Commune Reinaldo Iturizza (à gauche) lors de la fête qui a marqué la légalisation de la 600ème commune

Un lieu commun dans certains courants de gauche est qu’il faut renvoyer dos à dos Trump et Maduro au motif que ce dernier a trahi les travailleurs et que le « régime » est corrompu. Le « ni-ni » a l’avantage de caresser une opinion publique construite par les médias tout en se disant “de gauche mais antidogmatique”. C’est le “tention il ne faut pas être un béni-oui-oui du chavisme, il y a aussi des critiques à faire, un débat à mener…”. C’est oublier un fait central : le Venezuela est déjà, depuis le début, tous les jours et à tous les niveaux, une machine à critiquer et à transformer. Cette critique depuis le sein du chavisme n’est pas toujours entendue mais elle donne ses fruits dans l’action gouvernementale. Elle s’exprime aussi dans toute sorte d’initiatives autonomes de construction d’un pouvoir populaire. Croire qu’il faut expliquer aux travailleurs vénézuéliens ce qu’ils doivent faire, alors qu’ils critiquent mieux que quiconque leur réalité, confine au colonialisme. Et au mépris d’un peuple qui a élu démocratiquement le président Maduro. Ce « ni-ni » qu’on entend souvent avant les « guerres humanitaires” finit par renforcer l’hégémonie médiatique qui a réduit l’image du Venezuela à un dictateur esseulé, sans peuple critique, voire sans peuple du tout.

Nous publions l’interview du sociologue vénézuélien Reinaldo Iturriza, professeur à l’Université Centrale et à l’Université Bolivarienne du Venezuela, ex-Ministre des Communes et des Mouvements sociaux (2013-14) puis Ministre de la Culture (2014-16). Iturriza est l’auteur de plusieurs ouvrages dont 27 de febrero de 1989 : interpretaciones y estrategias(2006) et El chavismo salvaje (2017). C‘est un analyste respecté de la révolution bolivarienne. Dans cet entretien, il appelle la gauche internationale à rejeter la position du « ni-ni », et suggère à celles et à ceux qui veulent exprimer leur solidarité avec le peuple vénézuélien de se placer fermement du côté des luttes populaires et d’exprimer leur critique du gouvernement Maduro dans la révolution, et non à l’extérieur ou contre celle-ci.

Venezuelainfos

Roar Mag – Cela fait six semaines que le leader d’opposition pratiquement inconnu, Juan Guaidó, s’est auto-proclamé president par interim, dans une tentative de “putsch soft” soutenu par les Etats-Unis. Où en est-on maintenant ? Pourriez-vous nous rappeler brièvement les principaux éléments de l’évolution politique de ces dernières semaines au Venezuela ?

Reinaldo Iturriza – Il y a un fait dont on parle peu mais qu’il est bon de rappeler : l’épisode Guaido démarre le 21 janvier à l’aube, avec le soulèvement d’un petit groupe de la Garde Nationale Bolivarienne, qui a appelé le peuple vénézuélien à ne plus reconnaître Maduro comme président et les autres unités militaires à la rébellion. Ce groupe a été vite neutralisé, sans violence et sans que l’on ait à déplorer de victimes, mais cela donna lieu à une série de manifestations violentes qui ont débouché justement sur cette date du 23 janvier, et l’auto-proclamation de Guaidó .

C’est un fait qui illustre l’un des principaux objectifs de la première étape du complot : rompre l’unité des Forces Armées Nationales Bolivariennes (FANB) et encourager la mobilisation du peuple contre la révolution bolivarienne. En d’autres termes, briser le peuple vénézuélien. Rien de tout cela ne s’est produit. De même importance que l’événement décrit plus haut, il y a la décision de saisie des biens de l’entreprise d’état vénézuélienne du pétrole et du gaz naturel, PDVSA, se trouvant sur le territoire des Etats-Unis, continuant ainsi une politique systématique d’agression contre l’économie vénézuélienne et plus précisément contre son secteur pétrolier. Plus récemment, il y a eu une tentative de faire entrer « l’aide humanitaire » dans le pays, un prétexte évident pour préparer le terrain à une intervention militaire, avec un fort soutien du gouvernement colombien.

Il y a encore autre chose qui mérite d’être soulignée : après l’auto-proclamation du 23 janvier, la violence de rue a pratiquement cessé. Un calme tendu règne dans le pays. Après le 23 février, et l’échec de la tentative d’agression militaire, la situation est bien moins tendue, la grande majorité du pays étant occupée à faire face à une situation économique très difficile, essayant d’aller de l’avant.

Quelle est, selon vous, la probabilité de la menace de guerre civile ou d’intervention militaire des Etats-Unis à ce stade ? A court terme, cette menace a-t-elle faibli ou augmenté à cause de l’”échec” de cette tentative de Guaido de chasser Maduro ?

La menace n’a pas entièrement disparu. Nous avons la conviction qu’une opération militaire contre le Venezuela est en cours, jusqu’à présent l’agression s’est focalisée sur l’aspect psychologique (y compris avec des menaces de mort proférées contre des chefs militaires et contre le Président Maduro lui-même), moyennant les attaques contre l’économie, et le sabotage des services publics. Mais cette opération n’est pas passée à la phase militaire. Malgré les tentatives, l’agression psychologique n’a pas réussi a briser les Forces Armées Bolivariennes (FANB).

Nous avions déjà frôlé la guerre civile en 2014, et tout particulièrement en 2017. Jusqu’ici, nous avons réussi à surmonter ces menaces. Mais la possibilité d’une agression militaire des Etats-Unis reste latente, notamment à mesure que les efforts pour provoquer une implosion échouent les uns après les autres.

 Ecole de féminisme populaire, la Azulita, état de Mérida.

Vous avez été Ministre du Pouvoir Populaire pour les Communes et les Mouvements Sociaux. Le rôle du pouvoir Populaire et des communautés dans l’organisation du chavisme n’a attiré pratiquement aucune attention en dehors du Venezuela, les médias internationaux se concentrant à une majorité écrasante sur les manifestations de l’opposition. Pourriez-vous nous parler un petit peu de l’histoire de l’auto-organisation populaire et de la démocratie directe dans le chavisme, notamment dans le mouvement des conseils communaux et des coopératives auto-gérées par les travailleurs ?

Ce funeste silence concernant les bases sociales du chavisme est, fondamentalement, ce qui induit à la superficialité ou à l’erreur un nombre considérable d’analyses de la situation vénézuélienne. Les bases sociales sont le sujet politique qui a rendu Chavez possible, et qui l’ont par la suite fortement défendu (contre un putsch soutenu par les Etats-Unis Ndr). Le tissu populaire qu’elles ont réussi à développer est ce qui a permis à ce gouvernement de tenir.

La même chose vaut pour les Forces Armées Bolivariennes (FANB) : il existe une multitude d’analyses superficielles des raisons qui expliqueraient leur soutien à la démocratie. Celles-ci ne tentent jamais de comprendre, par exemple, la classe sociale dont sont issus les militaires. Les médias internationaux font montre d’un puissant mélange d’ignorance et de préjugés concernant le chavisme, mais il y a aussi l’intention délibérée de cacher le soutien populaire au gouvernement et, au-delà, de cacher la pensée et les sentiments des classes populaires, pour la simple et bonne raison que les médias sont étrangers à la démocratie bolivarienne.

De toute évidence, de nombreux membres des classes populaires se trouvent maintenant dans une situation très difficile : d’un côté, ils se trouvent face à un gouvernement qui n’a pas réussi à répondre comme il se doit à une crise économique et sociale paralysante, et de l’autre ils sont confrontés à une opposition de droite, soutenue par les Etats-Unis, qui cherche à détruire toute expression du pouvoir populaire. Comment les chavistes de la base répondent-ils à une situation aussi complexe ? Quelle est leur position par rapport au gouvernement Maduro ?

On néglige souvent le fait que la base sociale du chavisme a été, depuis le tout premier jour, très critique dans son bilan du gouvernement. C’était également le cas sous Chavez. Sa force comme dirigeant venait en grande partie de son extraordinaire capacité d’être ouvert aux critiques venant d’en bas, à la remise en question populaire. La critique du gouvernement n’est donc rien de nouveau. Plutôt qu’un problème, c’est en réalité un signe de vitalité de la révolution bolivarienne.

Les chavistes sont capables de considérer que leur gouvernement fait mal quelque chose, ou que ses efforts sont insuffisants, tout en comprenant qu’il n’en demeure pas moins le gouvernement du peuple. Il est clair que l’alternative ne saurait être un régime imposé par les Etats-Unis. A partir de là, il est aisé de voir pourquoi il n’y a pas de dilemme dans le choix entre Maduro et Guaidó : l’opposition de droite soutenue par les Etats-Unis n’est tout simplement pas envisageable.

 Reinaldo Iturriza avec les équipes de travail volontaire de récolte du maïs, commune El Maizal, état de Lara.

Justement, à propos de ce soi-disant dilemme : certaines voix à l’intérieur du Venezuela appellent maintenant la gauche à prendre une position “ni-ni”, de rejet de Guaidó comme de Maduro . Qu’en pensez-vous ?

C’est une imposture qui ne peut être défendue qu’au mépris de ce que pensent et ressentent les chavistes, ou en prenant ses distances par rapport aux luttes populaires, sans les comprendre, même si cette position est censée être prise au nom de ces mêmes luttes, du chavisme lui-même, ou en se revendiquant d’une critique de gauche. L’éloignement des luttes réelles des classes populaires, voilà ce qui rend cette position si trompeuse.

Au Venezuela, il y a un conflit de longue date entre deux projets historiques, même s’il existe de fortes tensions au sein de chacune des forces en opposition, et même s’il y a une intense divergence au sein du chavisme lui-même quant à l’orientation stratégique de la révolution bolivarienne. Sur le plan personnel, même si une bonne part du peuple vénézuélien décide de cesser de se battre, ma position de principe est de toujours m’aligner sur le peuple qui se bat et de ne jamais prendre de position qui puisse être utile à l’oligarchie vénézuélienne ou à l’impérialisme des Etats-Unis.

Que proposez-vous pour sortir de la crise actuelle ? Que peut ou que devrait faire la gauche internationale pour soutenir le peuple vénézuélien dans ce moment difficile ?

La gauche internationale peut faire beaucoup. En fait, ses actions peuvent être vraiment décisives. Je ne vais donner qu’un exemple : Roger Waters, fondateur des Pink Floyd. Le Venezuela n’a pas besoin de soutien exempt de critiques ou condescendant. Ce n’est pas ce que nous voulons. Que la critique s’exprime, même publiquement, mais dans la révolution, depuis le camp des luttes populaires, des gens qui ne peuvent plus continuer d’être rendus invisibles.

La critique doit donner une voix au peuple et créer les conditions pour que ces voix se multiplient. Elle doit continuer d’informer. La gauche internationale peut beaucoup faire pour nos aider à percer le blocus brutal imposé par les médias à l’information et à l’analyse de ce qui se passe réellement au Venezuela. Elle doit procéder à l’analyse sérieuse des causes de la crise actuelle, étudier en profondeur l’histoire : naissance et origine du chavisme, comment a-t-il pu résister à de tels assauts de l’impérialisme ? En fin de compte, nous menons le même combat.

Source : ROAR, https://roarmag.org/essays/reinaldo-iturriza-venezuela-crisis-interview/

Traduction  : Venezuelainfos

URL de cet article : https://wp.me/p2ahp2-4Cw


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16 réactions à cet article    


  • CN46400 CN46400 23 mars 10:04

    Sans ce genre d’infos on ne peut, en Occident, comprendre la survie politique de Maduro et des chavistes à toutes les agressions diligentées depuis les USA. La dernière victoire, qui envoie l’auto-proclamé Guaido, dans les poubelles de l’histoire, n’étant pas la moins significative...


    • Julien S 23 mars 10:19

      Dans l’article : 

      .

      encourager la mobilisation contre la révolution bolivarienne, en d’autres termes briser le peuple vénézuélien

      .

      Eh bien voilà une formule qui résumé à merveille ce qu’est un pouvoir despotique et totalitaire. Il ne saurait jamais être question de changer de direction en politique et de changer de régime puisque ce serait « briser le peuple », presque le génocider. L’Histoire est verrouillée en faveur du régime présent. 


      • leypanou 23 mars 10:57

        @Julien S
        elle n’a rien compris la Sarcastele : un petit tour en ulm pour avoir les idées claires.


      • CN46400 CN46400 23 mars 10:39

        « L’Histoire est verrouillée en faveur du régime présent. » Il en est ainsi de toutes les situations où les oppositions en sont réduites à ne compter que sur les interventions extérieures pour déloger le « régime présent »...


        • Julien S 23 mars 13:44

          @CN46400
          .
          Certes, comme en France où il fallut un débarquement pour déverrouiller le régime. 


        • CN46400 CN46400 23 mars 18:02

          @Julien S
          La France n’a été que le lieu où s’est produit un débarquement visant à éliminer un occupant étranger de toute l’Europe de l’ouest...


        • Christian Labrune Christian Labrune 23 mars 14:27

           Sa force comme dirigeant venait en grande partie de son extraordinaire capacité d’être ouvert aux critiques venant d’en bas, à la remise en question populaire.

          =======================

          Excellent remarque ! S’il y a un critère de la vraie démocratie, c’est bien celui-là. Ca me rappelle la Chine du regretté président Mao à l’époque de la grande Révolution Culturelle où, jamais, on n’avait été plus critique par rapport à un état des choses qui résultait pourtant, déjà, d’une révolution très bien affermie dans ses principes. Les Gardes Rouges, avec leurs dazibaos, avaient fait un boulot formidable, éliminant des tas d’imbéciles qui, ayant très mal appris leur leçon, n’avaient encore rien compris (comme beaucoup de lecteurs de cet article probablement) et n’étaient pas encore vraiment convaincus de vivre dans un paradis terrestre. Il y aura eu probablement plus d’un million de morts, mais il s’agissait de la vermine contre-révolutionnaire attachée à de très antiques traditions qu’il était urgent de détruire, et salement complice d’un impérialisme occidental qui n’est pas né, hélas, avec l’abominable Trump !

          Quand les derniers réactionnaires auront quitté le Venezuela pour la Colombie ou le Pérou, quand les milices populaires appuyées par une armée commandée presque directement par de très sages conseillers cubains auront fini d’éliminer les salopards restés sur place, certes, il n’y aura plus rien à bouffer au Venezuela, mais on y respirera un air plus pur, et c’est bien l’essentiel.

          Vive Maduro, notre nouveau Mao Zedong ! Ayons une pensée reconnaissante pour l’immortel Staline, notre maître à tous, champion de la démocratie universelle,


          • CN46400 CN46400 23 mars 18:15

            @Christian Labrune
            Comme vous avez raison, Mao et Staline sont morts, mais ils ont eu le temps de nous laisser un excellent timonier en la personne de Maduro qu’une grande partie des sud-américains envie au Vénézuela.
            Vous devriez réserver vos prières à l’avenir de Donald Trump qui ne parait plus aussi radieux désormais...


          • Christian Labrune Christian Labrune 23 mars 20:59

            @CN46400

            La désinformation sur le Venezuela a quelque chose de scandaleux. On voudrait nous faire croire que ce pays est devenu un enfer, mais il suffit de lire les rapports des organisations qui s’occupent des droits de l’homme pour constater que c’est tout le contraire :

            https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/06/22/droits-de-l-homme-rapport-accablant-de-l-onu-sur-le-venezuela_5319769_3222.html

            https://www.amnesty.org/fr/countries/americas/venezuela/report-venezuela/

            https://www.les-crises.fr/venezuela-les-violations-des-droits-de-lhomme-indiquent-que-les-autorites-cherchent-a-mater-les-voix-critiques-rapport-de-lonu/


          • phan 23 mars 23:31
            ...
            Quant à la fameuse famine et à la crise humanitaire au Venezuela, voici ce qu’en dit l’expert Alfred Maurice de Zayas, envoyé par l’ONU pour évaluer la situation au Venezuela :
            Les rapports de décembre 2017 et de mars 2018 de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), montraient la liste des 27 pays ou sévissent des crises alimentaires. « La République bolivarienne du Venezuela n’y figure pas. »
            « En 2017, la République bolivarienne du Venezuela a demandé l’assistance médicale du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Cette demande a été rejetée parce qu’« étant toujours un pays à revenu élevé… le Venezuela n’y a pas droit. »
            La ‘crise’ au Venezuela « ne peut être comparée aux crises humanitaires à Gaza, au Yémen, en Libye, en République arabe syrienne, en Iraq, en Haïti, au Mali, en République centrafricaine, au Sud-Soudan, en Somalie ou au Myanmar (Birmanie), entre autres. »
            Dans le paragraphe 37 du rapport de M. de Zayas, nous lisons : « Les sanctions et les blocus économiques modernes sont comparables aux sièges des villes médiévales, visant à les forcer à se rendre. Au XXIe siècle, les sanctions ne servent plus à mettre à genoux les villes, mais les pays souverains. Sauf peut-être à la différence qu’au XXIe siècle, les sanctions s’accompagnent de manipulations de l’opinion publique par l’intermédiaire d’informations trompeuses, de relations publiques agressives et de fausse éloquence sur les droits de l’homme, afin de donner l’impression que ces derniers justifient l’emploi de moyens criminels. Dans le monde actuel, il y a non seulement l’ordre juridique mondial horizontal, régi par la Charte des Nations Unies et les principes d’égalité souveraine, mais aussi un ordre mondial vertical, reflétant la hiérarchie géopolitique mondiale. Cet ordre, qui relie les États dominants avec le reste du monde, est inféodé à la puissance militaire et économique. C’est ce dernier, l’ordre géopolitique, qui jusqu’ici en totale impunité, s’adonne au brigandage géopolitique. »

            ...


          • phan 23 mars 23:43

             Le journal officiel chinois Global Times a proposé vendredi dans un éditorial de donner des leçons aux Etats-Unis sur les droits de l’homme après la fusillade qui a eu lieu la semaine dernière dans une école de la ville de Parkland , dans l’état de Floride, où 17 personnes sont mortes
            « Plus d’Américains sont morts de blessures par balles dans le pays que de soldats américains dans les zones de guerre », explique un journal officiel chinois.
            « Le droit à la vie est le plus fondamental des droits, le droit de porter les armes ne devrait pas être reconduit », affirme Global Times.

            Chaque année la Chine publie un rapport sur les droits de l’Homme aux Etats-Unis :
            Par exemple en 2013 : Le rapport intitulé « L’Etat des droits de l’homme aux Etats-Unis en 2012 » a été publié par le Bureau de l’information du Conseil des Affaires d’Etat, gouvernement central chinois.

          • phan 23 mars 17:34
            La gauche internationale peut faire beaucoup. En fait, ses actions peuvent être vraiment décisives. Je ne vais donner qu’un exemple : Roger Waters, fondateur des Pink Floyd.

            Roger Waters sur le mouvement BDS

            Roger Waters, évoque le boycott d’Israël et l’obsession de la Russie 

            Dans l’interview exclusive qu’il a donnée à RT, le célèbre musicien a parlé de son implication dans le mouvement de soutien à la Palestine, Boycott Désinvestissement Sanctions et de l’obsession qu’ont les Etats-Unis pour la Russie.

            SYRIE : Roger Waters Démonte la Propagande Casques Blancs !! 

            Roger Waters critique le « concert humanitaire » pour le Venezuela 

            Le 22 février 2019, un « concert de humanitaire » pour le Venezuela a eu lieu dans la ville colombienne de Cúcuta, à la frontière du Venezuela. Des stars comme Peter Gabriel (ex-Genesis) ou le chanteur Luis Fonsi étaient invités. Le concert était organisé par le milliardaire britannique Richard Branson. Les recettes serviront à rassembler de l’aide humanitaire et à l’acheminer de l’autre côté de la frontière colombienne jusqu’au Venezuela. 
            Roger Waters, ex-chanteur de Pink Floyd, met en garde dans une vidéo sur Twitter : « Cela n’a rien à voir avec les besoins du peuple vénézuélien, rien à voir avec la démocratie, rien à voir avec la liberté, rien à voir avec l’aide humanitaire. » Le chanteur raconte dans la vidéo qu’il a des amis dans la capitale vénézuélienne Caracas et qu’ils lui ont confirmé qu’il n’y a « pas de guerre civile, pas de chaos, pas de meurtre, pas de dictature évidente, pas d’emprisonnement massif de l’opposition, pas de répression de la presse », comme l’affirment les États-Unis.
            Selon lui, les États-Unis sont à l’origine de la crise au Venezuela et l’ont planifiée depuis longtemps. Barak Obama a dit que le Venezuela constituait une menace stratégique pour les États-Unis. Puis ils ont détruit l’économie en imposant des sanctions, semant la discorde dans le pays. Waters demande : « Voulons-nous vraiment que le Venezuela devienne un nouvel Irak, une nouvelle Syrie ou Libye ? Moi non, et le peuple vénézuélien non plus ! »

            The Occupation of the American Mind (original 84-minute version) 

            Documentaire : L’occupation de l’esprit américain
            Au cours des dernières années, l’occupation militaire du territoire palestinien par Israël et les invasions répétées de la bande de Gaza ont provoqué une réaction violente contre la politique israélienne presque partout dans le monde, à l’exception des États-Unis. L’occupation de l’esprit américain jette un coup d’œil sur cette exception critique en se concentrant sur les efforts de relations publiques pro-israéliens aux États-Unis.

            Raconté par Roger Waters et mettant en vedette de grands observateurs du conflit israélo-palestinien et de la culture médiatique américaine, le film explore comment le gouvernement israélien, le gouvernement américain et le lobby pro-israélien ont uni leurs forces, souvent avec des motivations très différentes, pour façonner la société américaine. couverture médiatique du conflit en faveur d’Israël. Depuis les campagnes de relations publiques basées aux États-Unis qui ont vu le jour dans les années 1980 jusqu’à aujourd’hui, le film fournit une analyse approfondie de la bataille menée par Israël pendant des décennies pour les cœurs, les esprits et les impôts du peuple américain face à la condamnation de plus en plus internationale de ses citoyens. politiques de plus en plus de droite.

            “The Occupation of the American Mind” with Pink Floyd’s Roger Waters - WATCH FULL INTERVIEW 

            • sls0 sls0 24 mars 17:09

              Toutes proportions gardées, le Venezuela me fait penser à des gilets jaunes qui auraient eu en partie gain de cause.

              Les gilets jaunes français auraient en partie gain de cause, toutes les oligarchies essaieraient de détruire les acquis et les idées pour éviter un effet de contagion par l’exemple de réussite sociale.

              Ce n’est pas le fait que l’oligarchie vénézuélienne perde ses privilèges, c’est que l’exemple puisse se répandre.

              En Amérique latine ça commençait à se répandre, la contre attaque s’est faites au Brésil, Paraguay, Honduras, Pérou,....

              La commune, des GJ qui ont réussi, Thiers et les versaillais ont nettoyé pour l’oligarchie.

              Maintenant la méthode Thiers passerait mal, on emploie d’autres méthodes, les moyens sont plus mondialisés.

              Les méthodes ont changé et sont plus fines mais la haine de l’oligarchie pour le pouvoir au peuple est toujours aussi forte, il y va de la survie de leurs privilèges.

              Les GJ français auraient en partie gain de cause, tout ne serait pas merveilleux mais ils y tiendraient à leurs gains visibles dans la vie de tout les jours.

              On comprend que les vénézuéliens tiennent à leurs acquis et ne se laissent pas entrainer par un chant des sirènes libéral.

              Les médias comparent à notre système de vie, on peut s’étonner et dire oui, ce n’est pas normal. Le vénézuélien compare à du vénézuélien et ne veut pas de changement.

              Si, il veut du changement dans sa qualité de vie, il y en a eu avec le chavisme, du bénéfique. Le changement OK mais avec du connu, qui a fait ses preuves. L’oligarchie ses preuves de changement ne plaident pas en sa faveur vu par les classes sociales inférieures voir moyennes.


              • sls0 sls0 24 mars 17:33

                @sls0
                Hier pour manger à la table voisine il y avait des gens qui se posaient des questions au sujet de ce qu’ils mangeaient.
                C’était des mexicains en dépannage dans une entreprise locale.
                On a discuté, un moment il m’ont demandé si j’étais un gringo. Réponse habituelle, pas d’injure SVP, je viens d’Europe. Après c’est de grands sourires, les tapes sur l’épaule et l’invitation à visiter le pays.
                Cette réponse et la réaction qui en découle je l’ai eu de la part de :
                Dominicains.
                Panaméens.
                Honduriens.
                Vénezuéliens.
                Chiliens.
                Colombiens.
                Equatoriens.
                Péruviens.
                Haïtiens.
                Dans l’esprit des latinos l’état d’esprit c’est assez US go home, c’est même inscrit sur des murs chez moi.

                Pendant que les USA apportaient la démocratie au moyen Orient à grands coups de bombes, ils ont laissé un peut la bride spychologique dans le coin.
                Il y a une conscience latino maintenant. A la télé c’est latino, c’est des programmes qui viennent de tout les pays. L’autre latino n’est plus un concept de l’autre coté d’une frontière, il s’invite avec son style de vie dans la maison via la télé. Le style de vie est un peu différent mais il est latino.
                Sans être une nation latino, il y a une certaine union, l’autre c’est le gringo. Ce que dit un Trump ou un Bolton, c’est l’autre.


              • Laurent 47 29 mars 12:40

                @sls0
                D’accord avec vous en tous points !
                Et cerise sur le gâteau, savez-vous d’où vient le mot « gringo » ?
                Il vient de la guerre du Mexique après la perte d’une partie de son territoire, volée par les Etats-Unis.
                Les uniformes américains étaient verts, ce qui a donné : green go ! ( les américains dehors ).


              • Laurent 47 29 mars 12:33

                Il faut être incultes en géo-politique, comme le sont Donald Trump, Mike Pompeo, et John Bolton, pour désigner comme légitime président du Venezuela un type comme Juan Guaïdo, un chômeur licencié sans indemnité pour faute grave ( complot contre son pays, et intelligence avec une puissance étrangère ). Si ça c’était passé aux Etats-Unis, ce guignol aurait subi le même sort que Rosa Luxembourg ! Heureusement pour lui, le Venezuela est une démocratie. Il ne reste plus qu’à trouver, dans la racaille qui entoure Donald Trump, un esclave latino-américain pour remplacer Juan Guaïdo, qui a écopé de 15 ans d’inéligibilité !

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