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Accueil du site > Actualités > International > Guerre de quatrième génération, la victoire du modèle du Hezbollah

Guerre de quatrième génération, la victoire du modèle du Hezbollah

L'Etat islamique est sur le point d'être totalement vaincu dans son sanctuaire syro-irakien. Les entités de quatrième génération - c'est-à-dire pour faire simple l'anarchie armée proliférant sur les Etats faibles - est-elle donc défaite ? Non point, prévient le stratège William Lind : c'est simplement le modèle alternatif, celui du Hezbollah au Liban, qui a montré sa supériorité.

Quant à la menace de fond que représente l'anarchie armée, elle perdurera et prospérera - du moins tant que la légitimité des Etats continue d'être progressivement vidée de son contenu par le projet d'une "gouvernance" mondiale.

Publication originelle en anglais – William Lind pour Traditional Right, 10 novembre 2017

Traduction en français et Notes – Alexis Toulet pour le Nœud Gordien, 14 novembre 2017

Quand nous pensons aux ennemis de l’Etat islamique (NdT : E.I. ou encore "Daech"), nous viennent à l’esprit d’abord : les religions autres que l’islam, les musulmans qui rejettent le puritanisme sunnite, les Etats de la région, les Etats occidentaux et ainsi de suite. Mais du point de vue de la théorie de la guerre de quatrième génération le principal concurrent de l’E.I. pourrait bien être le Hezbollah (1) Ces deux entités islamiques de quatrième génération représentent deux modèles différents de G4G. Le modèle du Hezbollah consiste à vider l’Etat de son pouvoir, mais à le laisser en place là où il est. Le modèle de l’E.I. balaye l’Etat et lui crée un remplacement sous la forme d’un califat, qui est une forme pré-étatique de gouvernement (ironiquement, l’E.I. ultra-puritain a proclamé un califat qui d’après la loi islamique est illégitime, parce que le calife légitime reste le chef de la maison d’Osman, le sultan ottoman était aussi un calife).

La compétition entre ces deux approches de la guerre de quatrième génération touche à sa fin, et le verdict est clair : le modèle du Hezbollah l’emporte. Ce n’est pas une bien grande surprise, sauf peut-être pour l’E.I. En s’emparant de territoires et en y proclamant un califat, l’E.I. s’est rendu vulnérable à la défaite par des forces armées étatiques. Ces forces pouvaient combattre de la manière dont elles ont été équipées et entraînées pour le faire, dans une guerre de feux et d’attrition dont l’objectif est de prendre et de garder le contrôle de territoires. A chaque fois que des forces G4G affrontent des forces étatiques dans ce genre de combat, il est probable qu’elles aient le dessous. Elles mettent leur faiblesse en face de la plus grande force de leur adversaire, qui est sur la case tactique / physique de la grille des niveaux de guerre (2)

L'Etat islamique, un triomphe éphémère

Au contraire, le modèle du Hezbollah utilise un Etat vidé de sa force pour faire basculer le conflit de la case tactique / physique vers la plus grande force des entités G4G, la case stratégique / moral (selon le colonel John Boyd, il s’agit là de la case la plus puissante pour déterminer l’issue d’une guerre, la case tactique / physique étant la moins puissante). L’Etat du Liban protège stratégiquement et moralement le Hezbollah du simple fait qu’il est impossible d’attaquer la base du Hezbollah sans attaquer en même temps l’Etat au moins nominalement souverain du Liban. Etant donné que l’élite gouvernementale internationale regarde comme moralement mauvaises les attaques contre d’autres Etats, surtout les Etats faibles qui ne posent par eux-mêmes aucune menace, l’attaquant se trouvera donc rapidement lui-même condamné et isolé. Voilà ce qui a fait que les tentatives de notre « plus grand allié » d’attaquer le Hezbollah sur le sol libanais se sont soldées par une défaite (3) même s’il est vrai aussi que le Hezbollah est bien meilleur tactiquement parlant que la plupart des autres entités G4G.

Grille_G4G_-vide.png

Les différents niveaux de guerre tels que conceptualisés par John Boyd

Une explication plus détaillée se trouve ici

L’E.I. pourrait tenter maintenant d’en revenir au modèle du Hezbollah, mais je crois qu’il a peu de chance de réussir. Ce modèle exige des années de préparation patiente et de service, plutôt que l’oppression de la population locale (4) et je doute que l’E.I. soit capable de patience comme de service. La chute de son califat illégitime diminuera sa capacité à recruter et à trouver des fonds, et comme Al Qaeda il sera réduit à l’ombre de ce qu’il était.

Mais c’est en ce moment précis de victoire que l’incapacité de l’Occident à comprendre la guerre de quatrième génération préparera ses échecs futurs. Les gouvernements occidentaux tombent dans ce piège de définir leurs ennemis comme l’un ou l’autre de ces croquemitaines particuliers – Al Qaeda, ou l’E.I., ou le Hamas ou peu importe quel autre. Ce faisant, ils s’attachent à des arbres qui leur cachent la forêt. Les entités G4G, islamiques ou autres, vont et viennent. Chaque entité particulière importe assez peu à elle seule. Ce qui est important, c’est qu’elles peuvent se générer indéfiniment tant que nous manquons la menace réelle, c’est-à-dire le terreau dont elles sont toutes issues (5) Et ce terreau, c’est la crise de légitimité de l’Etat. Comme me l’a dit Martin Van Creveld il y a de nombreuses années, tout le monde peut la voir, sauf les habitants des capitales.

L’origine de cette crise de légitimité, c’est le vidage de l’Etat de sa force et de son contenu, précisément ce qu'exige l’élite globaliste (6) Ce point de vue « internationaliste » est dominant dans l’élite mondiale depuis la fin de la Première Guerre Mondiale, et vous ne pouvez à la fois exprimer un désaccord sur ce sujet et rester membre de cette élite. Voilà pourquoi l’élite craint et méprise tant le président Trump, qui représente le retour de la souveraineté de l’Etat – et avec elle une légitimité ravivée pour l’Etat (7) Une telle résurgence est la seule chose qui puisse vaincre, non telle ou telle entité G4G, mais la guerre de quatrième génération en elle-même, au niveau stratégique / moral qui est le seul décisif.

Est-ce que cela fait des entités G4G et de l’élite globaliste des alliés de fait ? A vous d’en tirer vos propres conclusions.

 

1 - Rappelons que le Hezbollah ("Parti de Dieu") est à la fois une milice et un parti politique chiite libanais, à l'influence directrice sur toute la vie politique libanaise, soutenu par l'Iran et allié au gouvernement syrien qu'il soutient militairement. Il a pu être décrit comme djihadiste chiite, étant à l'origine de la tactique des attentats suicide dans le monde musulman, notamment les attentats de Beyrouth de 1983 tuant 241 militaires américains et 58 parachutistes français

2 - Pour plus de détails, on peut se reporter au Manuel de la Guerre de Quatrième Génération écrit par Lind

3 – Il s'agit d'Israël en guerre contre le Hezbollah au Liban en 2006 - Lind exprime ici un certain scepticisme sur l'intérêt pour les Etats-Unis de cette alliance. On peut encore évoquer en beaucoup plus actuel les fortes pressions actuelles de cet autre allié de l’Amérique qu’est l’Arabie saoudite contre le Liban, en fait essentiellement contre le Hezbollah et son allié iranien

4 – La puissance actuelle du Hezbollah ne s'est pas construite en un jour, mais bien au cours de l'occupation israélienne du Liban pendant près de vingt ans à partir de 1982

5 – Ce terreau est identifié expressément par les praticiens et théoriciens de la G4G islamiste, par exemple Abu Bakr Naji écrivant « Le Management de la Sauvagerie » pour définir la stratégie des mouvements djihadistes

6 – L’idéologie « globaliste », aussi puissante soit-elle, n’est cependant pas le seul facteur de délégitimation. La mondialisation de la production des biens de consommation, tout comme les inégalités criantes à l'intérieur d'Etats "compradores" sont d'autres puissants facteurs - quoique tous deux soient certes favorisés par le libre-échangisme et la financiarisation qui découlent de l'idéologie globaliste

7 - Il est toutefois difficile de ne pas ajouter que si le président Trump a clairement fait campagne sur les intérêts de l'Amérique en tant que telle, par différence avec ceux de son empire, sa volonté et son habileté à appliquer réellement une telle politique une fois élu sont pour le moins sujettes à caution


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85 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 15 novembre 17:20

    L’extrême faiblesse de l’état libanais se mesure aux gigantesques tas de déchets ménagers qui dominent et ont envahi ses littoraux.


    • JC_Lavau JC_Lavau 15 novembre 22:17

      @JC_Lavau. Elles se mesure aussi au fait que l’armée de l’air israélienne s’y promène comme chez elle, notamment pour aller bombarder en Syrie. Je n’ai pas encore lu Saad Hariri ni Samir Gemayel, ni Samir Geaja tempêter contre les empiètements d’israël.


    • sirocco sirocco 15 novembre 23:54

      @JC_Lavau

      C’est vrai. On n’entend pas non plus les casques bleus de l’ONU qui sont positionnés le long de la frontière israélienne côté libanais. Quand ils voient passer les chasseurs israéliens au-dessus de leur tête, ils doivent suspendre leur jeux de cartes et tracer des petits bâtons sur un cahier pour communiquer le total une fois par mois à la maison-mère.

       
      Si la présence et le rôle de ces casques bleus (financés par les peuples du monde) étaient sérieux, ils seraient dotés de missiles sol-air et s’en serviraient à chaque violation de l’espace aérien libanais. Mais on sait ce que vaut l’ONU.


    • Massada Massada 16 novembre 07:59
      Riyad est prêt à couvrir tous les frais pour que Tsahal débarrasse le Liban du Hezbollah.
      Et en prime ils s’engagent à laisser tomber le mirage palestinien.
      Ce qui explique pourquoi les dignitaires libanais sunnites et chrétiens se succèdent chez les al Saoud, afin qu’ils ne mettent pas tous les Libanais dans le même panier. 
       
      Car c’est la nouvelle exigence que Riyad entend imposer aux sunnites et aux chrétiens libanais : cesser de cautionner ou de tolérer la présence des Perses et de leurs porte-flingues du Hezbollah chez eux et les considérer comme des envahisseurs et des ennemis.
       
      A suivre....

      • njama njama 16 novembre 08:16

        @Massada

        c’est vrai l’Iran est un danger dans la région

         smiley


      • Massada Massada 16 novembre 08:26

        @njama
         

        L’Arabie Saoudite et l’Iran sont sémantiquement en état de guerre. 
        L’islam : les sunnites – 90% des 1.4 milliards de musulmans - et les chiites – les 10% restants.
        Vous pensez sincèrement que l’Iran fera la loi dans la région ? continuez de rêver


      • njama njama 16 novembre 08:37

        @Massada

        Arabie Saoudite vs Iran ?

        Sémantiquement parlant la secte wahhabite représente moins de 1 % des musulmans
        Personne n’ignore que les Saoud ont été installés là avec l’aide des anglais, ils ne sont pas les seuls d’ailleurs dans la région à avoir bénéficié des bons auspices de Sa Majesté britannique ...
        pas utile de vous faire un dessin je pense ...


      • Massada Massada 16 novembre 09:31

        @njama
         

        hum, il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut entendre.
        L’Arabie Saoudite et l’Iran sont les deux leaders de cette « guerre froide » mais les pays voisins ont également leur rôle à jouer. L’aggravation de la tension alimente les guerres par procuration que se livrent les deux puissances. C’est l’entièreté du monde musulman qui concerné.



      • Christian Labrune Christian Labrune 16 novembre 10:17

        Personne n’ignore que les Saoud ont été installés là avec l’aide des anglais
        =========================================
        @njama
        Ces sortes de propos puent l’idéologie colonialiste. Il y a longtemps que la Grande Bretagne, la France, ont renoncé à leur empires coloniaux, et c’est prolonger les délires colonialistes que d’essayer de faire croire que sont les anciens colonisateurs qui continuent néanmoins de tirer les ficelles de l’histoire, comme si les colonisés d’hier devaient rester indéfiniment des mineurs irresponsables.

        Quand l’Arabie Saoudite actuelle essaie, non sans risques, de se transformer, d’entrer dans la modernité, envisage de se défaire du wahhabisme, de normaliser enfin ses relations avec Israël qui est un allié militaire objectif, cessons d’imaginer qu’un Mohammed ben Salmane est la créature d’un Trump qui lui aurait dicté cette politique. S’il en sortait à terme quelque chose de positif, ce qui est tout à fait souhaitable, ce serait à mettre entièrement au crédit d’un état arabe.

        A contrario, quand l’islam commet des exactions, multiplie les meurtres partout dans le monde, ce ne sont pas plus les Occidentaux ou les errements de la politique américaine en Irak qui en sont responsables. L’idéologie qui pousse des assassins de rue à planter leur couteau dans le lard des passants ou à dézinguer à la kalachnikov des dessinateurs armés de leurs seuls crayons, n’est pas une fabrication des occidentaux, elle vient de Mohammed ben Abdelwahhab, mort en 1792 ; elle a été réactivée par Hassan al Banna à la fin des années 20 et radicalisée par Sayied Qutb que Nasser avait fait pendre dans sa prison dès 1966. Le Coran n’est pas, au VIIe siècle, une fabrication du Mossad et de la CIA.
         


      • samy Levrai samy Levrai 16 novembre 11:29

        @Christian Labrune
        Tu es tellement drôle quand nous sort la propagande israelo arabo americaine...

        Alors le clown sultan MBS serait un courageux réformateur ? lui qui arme DAECH et Al Qaida ? lui qui massacre au Yémen ? lui qui a fait un coup d’Etat pour garder un pouvoir qu’il usurpe ? lui qui vient de faire un coup d’Etat au Liban avec déclaration de guerre, ...
        As tu remarqué que les deux théocraties mondiales , celles a l’origine de presque toutes les guerres récentes, sont maintenant cul et chemise ? tu crois que c’est un hasard ? 

        Si les deux théocraties du monde s’allient contre l’Iran alors c’est que l’Iran est du coté des peuples.


      • samy Levrai samy Levrai 16 novembre 11:37

        @Massada
        hum, l’Iran aurait agressé un autre pays souverain ...  ? Elle serait de façon illégale en train de combattre quelque part ? 


        J’ai bien compris que tu étais un adepte du choc des civilisations... je te comprends cela donne une justification à l’Etat d’Israel qui hors ce genre de concept pour bigots n’aurait aucune légitimité...
        Mais nous avons encore des pays souverains même au Moyen Orient ... et ces pays souverains multi confessionnels sont en train de gagner cette guerre neo colonisatrice contre les américano -saoudo-sioniste et c’est tant mieux.


      • Alexis Toulet Alexis Toulet 16 novembre 12:50

        @samy Levrai

        Une théocratie est un régime où les prêtres sont au pouvoir - ou leur équivalent dans une autre religion que la chrétienne - et gouvernent en vertu de leur interprétation de la religion.

        Les deux théocraties majeures du Moyen-Orient - et d’ailleurs du monde - sont l’Arabie saoudite et l’Iran. Ennemies bien évidemment, mais similaires dans leur principe : la famille Saoud ne conserve le pouvoir qu’en s’appuyant et en servant les clercs wahhabites, le système iranien donne à l’ayatollah Khamenei et au reste du haut clergé chiite la haute main sur la politique du pays.

        Israël auquel vous faisiez allusion n’est pas une théocratie mais une démocratie. Quelles que soient par ailleurs les critiques qu’appelle leur occupation de la Cisjordanie - de même que la France était une démocratie lorsqu’elle occupait l’Algérie ou les Etats-Unis lorsqu’ils occupaient l’Irak.


      • njama njama 16 novembre 13:13

        @Alexis Toulet

        Pour que Israël soit une démocratie, il faudrait que tous les ressortissants israéliens aient les mêmes droits, or l’apartheid est flagrant en Israël, faut être aveugle pour ne pas le voir.

        Il y a des similitudes entre l’Arabie saoudite et l’Iran, certainement, pour autant, d’un côté vous avez une monarchie absolue, que de l’autre suivant ce qu’en dit l’intellectuel libanais Georges Corm, homme politique, consultant économique et financier international et juriste libanais, ancien ministre des finances de la république libanaise ICI

        Télérama : En Europe, on entend souvent dire que l’Islam est un frein à l’évolution des sociétés arabes à cause de l’absence de séparation entre le spirituel et le temporel.

        Georges Corm : C’est incohérent. Dans le monde musulman, le pouvoir a toujours été de nature civile et il n’a jamais existé l’équivalent d’une institution religieuse de la puissance de l’Eglise romaine. Les oulémas (docteurs de la foi) n’ont jamais gouverné nulle part. Même en Arabie saoudite, pays qui est le plus proche d’un état théocratique, la famille des Séoud incarne un pouvoir civil.

        Télérama : Et l’Iran ?

        Georges Corm : En Iran non plus on ne peut pas parler stricto sensu, de théocratie  ; vous avez quand même un équilibre des pouvoirs entre le Guide Suprême et le Conseil des gardiens de la foi d’un côté, et le président de la République et son gouvernement de l’autre. De plus , la théorie de Khomeyni sur la nécessaire « tutelle » des religieux est une innovation totale, très contestée par certains des grands penseurs religieux chiites. Non, le problème, en Islam, ce n’est pas la séparation du spirituel et du temporel. On projette sur les sociétés musulmanes une problématique propre à l’histoire de l’Europe.


      • samy Levrai samy Levrai 16 novembre 13:40

        @Alexis Toulet
        Tu sembles aimer les mouches mais Israel s’appelle lui même l’Etat juif, tout juif ayant automatiquement la nationalité et les mêmes droits ne s’appliquent pas au non juif qui ont le malheur d’y habiter.

        Il me semble que l’Iran a le même droit à s’appeler democratie qu’Israel ( je ne parle pas de la France ni de l’Arabie Saoudite... car là nous savons que l’on en est loin...) .
        Israel est une théocratie d’apartheid religieux ayant volé absolument toutes ses terres aux palestiniens... 
        De quel droit avons NOUS donné des terres qui ne nous appartenaient pas à un groupe religieux ?

        Sais tu ce qu’est une democratie ? as tu une définition a me soumettre ? je considère ta démonstration nulle et non avenue.




      • njama njama 16 novembre 13:48

        @Alexis Toulet

        Disons que le trait commun entre les pays dans lesquels l’islam est majoritaire, est d’avoir des systèmes politiques assez autoritaire et policier, plus ou moins selon certains. Leurs sociétés sont encore très patriarcales, c’est une autre culture, ou peut-être correspond -t-elle à ce que la France connaissait avant la révolution dont nous n’avons plus vraiment idée, avec un roi et une tutelle séculaire des clercs de l’Église, je ne sais pas ...

        mais ce qui est vrai pour l’Arabie saoudite et l’Iran, l’est aussi pour l’Irak (de Saddam Hussein), la Syrie de Hafez, la Turquie d’Erdogan, l’Égypte de Sissi, le Maroc de Hassan II ou de son fils M6 , ... tous gouvernés par des mains de fer.

        Les US et Israël focalisent sur l’Iran, ils ont besoin d’un petit diable dans la région, les ayatollah sont coupables d’avoir viré leur homme lige, le shah d’Iran avec qui ils commerçaient ...
        N’oublions pas Mossadegh ... les intérêts occidentaux ne sont jamais bien loin des crises


      • samy Levrai samy Levrai 16 novembre 16:14

        @Massada
        tiens tiens... encore et toujours le choc des civilisations ? des chiite contre des sunnites contre des juifs, contre des chrétiens ? Eteint la télé.


         Pourtant l’Iran pays souverain est plus puissant que l’Arabie Saoudite, elle a pour allié le Qatar, la Syrie, la Turquie, le Yémen, le Liban,...

        L’Arabie Saoudite se retrouve ruiné par les gueguerres de MBS... Je crois que tes pseudos analyses geopolitiques américaines prennent l’eau devant la réalité des faits... et chaque guerre dans le moyen orient renforce l’Iran qui n’a qu’à attendre sans rien faire... 

      • njama njama 16 novembre 08:19

        Guerre de quatrième génération

        ça évolue comme les réseaux de téléphonie mobile 2G, 3G, 4G smiley


        • symbiosis symbiosis 16 novembre 08:48

          Le pauvre occident corrompu, maladif et utilisant les doubles standards d’une manière obscène va de nouveau prendre une gifle magistrale en pleine face, comme c’est le cas régulièrement depuis le début du siècle.
          Mais il lui faut encore quelques humiliations pour comprendre que malgré ses têtes nucléaires il n’est plus grand chose dans ce monde qui se transforme sans lui. 
          Et il sait très bien que l’usage d’une seule de ses têtes nucléaires contre ses anciennes colonies signerait brutalement et définitivement son arrêt de mort.


          • Marignan Marignan 16 novembre 08:56

            A l’auteur.
            Il me semble que sur le territoire libanais, le Hezbollah n’est en rien comparable à l’EI, ni dans sa nature, ni dans son origine, ni dans ses objectifs. Le Hezbollah est une force nationale de résistance à l’envahisseur étranger avec un sentiment patriotique avéré et une intégration au système politique et social local complète. Il défend sa terre, ses proches, par conséquent ses motivations pour vaincre sont maximales. L’EI est une armée de mercenaires employée par ceux qui l’ont fondée à des fins qui lui échappent. L’EI se bat sur des territoires qui lui sont étrangers et le mercenaire n’a d’autre but que celui d’être stipendié, sa dimension politique est nulle. Il ne vainc que tant que ses créanciers lui fournissent le matériel de guerre et le salaire pour cela.
            La dimension religieuse est subalterne (les cadres de l’EI sont des laïcs, par exemple d’anciens officiers supérieurs de l’armée irakienne) . Au Liban elle a supplanté les forces de résistance laïques parce que ces dernières ont été annihilées par l’ennemi. Par ailleurs il convenait à l’ennemi d’ajouter une dimension religieuse à la résistance en vue de parer d’un prétexte civilisationnel de façade son objectif d’envahissement. La même tactique s’est répétée en Irak où un pouvoir légal laïc et socialisant a été mis à bas pour être remplacé par une fiction de guerre religieuse (plus facile à vendre par media interposés aux populations occidentales que l’occupation et le pillage d’un état régulier).
            La défaite de l’EI (quintessence du terrorisme international qui n’est rien d’autre que la guerre sous faux drapeau dans sa plus belle expression) en Syrie fait tomber les masques aux yeux du grand public entre d’un côté les criminels fauteurs de guerre à la légitimité régionale réduite dont l’influence ne peut s’exercer que parce que le voisin est en proie au chaos et les nations locales victimes de ses agressions et tentatives de colonisation à répétition. Ce qui change aujourd’hui, c’est que le sentiment et la crainte de la défaite à basculer dans le camp des agresseurs puisque le terrain Syrien a catalysé les intérêts communs des peuples autochtones depuis l’Iran jusqu’au Levant. L’imposture des Saouds ne tient que par le grand frère américain et maintenant la promesse du petit frère israélien de jouer les garde du corps. L’agressivité israélienne ne tenait que par la même aide militaire américaine et la réduction à néant des états voisins, ces derniers se relevant et entamant une union d’un côté et l’élection de Trump d’un autre côte freinant les velléités de Washington d’obéir à Tel-Aviv, une sorte d’union sacrée des deux voyous de la classe régionale se fait naturellement jour. Bas les masques.


            • Christian Labrune Christian Labrune 16 novembre 09:47

              @Marignan
              Votre discours est particulièrement infect.

              Encore un islamo-gauchiste antisémite, de la même espèce puante que les Plenel, les abrutis de la bande à Mélenchon ou du quai d’Orsay qui, hier encore, à l’Assemblée, se seront appliqués à déshonorer la France.

              On commence à en avoir vraiment ras-le-bol, sur ce site, d’être quotidiennement témoin de l’abjection des collaborationnistes de l’islam et des ennemis de la France.

              L’iran, répétons-le, est le dernier avatar du nazisme. Le Hezbollah, son bras armé, est la plus dangereuse organisation terroriste sur la planète, reconnue comme telle par tous les états civilisés.

              Que les soutiens au terrorisme prennent un billet d’avion, qu’ils aillent s’installer à Téhéran, à Gaza ou chez Aoun, le Pétain du Liban. Ils pourront même entrer dans les rangs du Hezbollah, y faire le salut nazis comme si la LVF et la division Charlemagne existaient encore. Les choses en seront beaucoup plus claires.


            • njama njama 16 novembre 09:54

              @Christian Labrune
              Votre discours est particulièrement sioniste et victimaire ... smiley


            • Massada Massada 16 novembre 10:05

              @Marignan
               

              Le Hezbollah est une force d’occupation du Liban avec ses armes illégitimes.
              C’est une force d’occupation qui a pris le contrôle des décisions politiques au Liban.
              Les chrétiens libanais devraient entreprendre de dénoncer l’illégitimité du Hezbollah et de ses armes.
              La déclaration qu’a émise le président Michel Aoun fut une erreur historique.
              Les chrétiens et les Libanais doivent dire à Hassan Nasrallah : ca ne va pas. Allez vous faire voir. Quoi qu’il arrive, nous ne vous soutiendrons pas. 

            • JC_Lavau JC_Lavau 16 novembre 10:18

              @Massada. Sûr qu’israël est une force d’occupation légitime du Liban...

              Occupation légitime, sans doute aussi en Syrie, etc.
              Combien de hauts postes dans l’administration militaire des Tazunis sont tenus par des binationaux qui ont fait leur service militaire en israël, mmh ? Rappelez nous déjà.

            • Christian Labrune Christian Labrune 16 novembre 10:43

              Votre discours est particulièrement sioniste et victimaire ...
              ==================================
              @njama

              Je suis un grand admirateur du sionisme, de son histoire et de ses avancées. J’ai été très content de voir, il y a quelques jours, qu’Avi Gabbay, le nouveau Président du parti Travailliste, était en train d’en retrouver les valeurs, et il était bien temps : le centre-gauche israélien, ces dernières années, pédalait dans la choucroute.

              Quand on parle de discours « victimaire », on parle de quelqu’un qui se pose en victime. Or, je prenais le parti des Israéliens lesquels, depuis la renaissance d’Israël en 48, sont très fermement résolus à n’être plus jamais les victimes d’aucun autre peuple. Je suppose que vous vouliez dire (mais ce serait une impropriété) que le Hezbollah ne vas pas tarder à être « victime » de la fureur de Tsahal, l’une des plus redoutables armées « de défense », comme son nom l’indique. Certes, mais comme dit la sagesse des nations : quand on sème le vent, on récolte la tempête ! Ce n’est pas moi qui plaindrai des néonazis victimes de leur propre fanatisme et de leur connerie, pas plus que je ne me suis jamais apitoyé sur le malheur des Allemands écrasés à Stalingrad ou salement bombardés à Dresde.

              J’observe que vous intervenez beaucoup sur cette page, mais pour ne rien dire. Vous défendiez l’islam, et l’islam est maintenant en phase terminale. Cela dit, je ne vous plaindrai pas non plus.


            • samy Levrai samy Levrai 16 novembre 11:10

              @Massada
              Le Hezbollah est la resistance libanaise ( la seule) contre l’Etat théocratique d’apartheid qui s’appelle Israel qui ne respecte pas la souveraineté des autres pays.

              Le Hezbollah est chez lui au Liban , c’est Israel qui illégalement vient agresser son pays.

              Les libanais soutiennent le Hezbollah et haïsse leur voisin qui les bombarde , pas le contraire.

            • samy Levrai samy Levrai 16 novembre 11:19

              @Christian Labrune
              Nous connaissons tes penchants pour l’extreme droite... le sionisme a volé des terres qui ne lui appartenait pas , en a chassé ses habitants et a installé une théocratie d’apartheid...


              La derniere fois qu’Israel est allé au Liban elle s’est prise une raclée par le Hezbollah, et maintenant elle a peur d’attaquer le Liban, alors elle lance des missiles de loin... 
              Les fascistes israeliens avec leur fanatisme et leur connerie ont bien compris qu’avec le Hezbollah , ils ne pourront plus faire ce qu’ils voulaient en terme d’assassinats et de destruction...alors ils s’agitent dans les medias... les chiens aboient et la caravane passe.

            • njama njama 16 novembre 11:46

              @samy Levrai

              pour Israël « régime ethnocratique » convient mieux, parce que le sionisme est une drôle de ratatouille entre athéisme matérialiste et intégrisme messianique


            • samy Levrai samy Levrai 16 novembre 12:05

              @njama
              Il s’appelle lui même : « Etat juif ».

               de fait il s’agit d’un Etat d’apartheid religieux.
              Je ne suis pas en désaccord avec toi mais Israel s’appuie tellement sur la religion que son racisme me semble passer en second...

            • njama njama 16 novembre 12:59

              @samy Levrai

              On joue peut-être sur les mot, mais « État » ne va pas avec Israël, il s’agit d’une « entité » politique, que le Hezb appelle d’ailleurs « entité sioniste ».
              C’est un peu comme l’EI qui n’est pas « État islamique »,mais « entité islamique », une nébuleuse sans formes en voie de disparition d’ailleurs

              Israël n’a toujours pas de Constitution depuis 1948, les partis religieux s’y opposent, la Torah en tenant lieu, mais juste un système unicaméral (à une seule Chambre, la Knesset) https://www.agoravox.fr/commentaire4458749

              Il fantasme être un État démocratique, il fantasme juste car les éléments ne sont pas réunis. Il faudrait déjà au minimum que les frontières d’Israël soient clairement définies, celles de 1967 ne semblant pas lui convenir bien que les Palestiniens les auraient acceptées, car cela entraverait la poursuite de la colonisation et le mythe biblique du Grand Israël du Nil à l’Euphrate je pense ...
              Je crois qu’avec seulement des frontières définies, cela résoudrait beaucoup de choses, la menace du Hezbollah qui ne menace personne, n’est juste qu’un épouvantail, un faire-valoir pour maintenir une militarisation très forte, et coloniser davantage.


            • samy Levrai samy Levrai 16 novembre 13:29

              @Massada
              Le Hezbollah est libanais, avec des citoyens libanais défendant leur territoire contre l’envahisseur sioniste, cela s’appelle la résistance, et c’est on ne peut plus légitime et légal ... 




            • Christian Labrune Christian Labrune 16 novembre 17:06

              Nous connaissons tes penchants pour l’extreme droite...
              =============================
              @samy Levrai
              Les cochons de tutoyeurs, je les emmerde, et particulièrement les microcéphales tout juste capables de nous chanter des variations à deux sous sur le thème d’un « viva la muerte » remis à la mode par les bouchers « palestiniens ».
              Dégagez. ! No pasaran !


            • samy Levrai samy Levrai 16 novembre 17:36

              @Christian Labrune
              Tes arguments sont minables , peut être à ta hauteur ? 

               
              Quand est ce que tu nous sors ta science , tu n’impressionnes que par tes formules simplettes et tu ne reponds pas aux questions et arguments qui te sont donnés...
              Les bouchers sont israéliens , tu veux que je te donne des chiffres ? 
              Quelle legitimité en dehors de la violence peuvent bien avoir les envahisseurs sionistes ?

            • Christian Labrune Christian Labrune 17 novembre 18:15

              Israël n’a toujours pas de Constitution depuis 1948,
              ----------------------------------------------------
              @njama

              Et alors, où serait le problème ? L’Angleterre n’a pas non plus de constitution au sens où nous désignons en France par ce terme un corpus de textes rédigés et harmonisés à un moment donné de l’histoire, telle la constitution de la cinquième République que nous pouvons dater : 4 octobre 1958.

              Mais il y a en Angleterre un ensemble de lois fondamentales qui se sont très lentement sédimentées, dès le moyen-âge, procédant de la coutume et des traditions. Il n’y a en Israël, pareillement, que des « lois fondamentales ». Je ne suis pas du tout un spécialiste de ces questions, mais je ne serais pas étonné que les législateurs de l’Etat d’Israël aient pensé au modèle anglais.

              Dira-t-on cependant que le système britannique pourrait être un obstacle à la démocratie ? S’il était tellement admiré par Voltaire, quelques années après la fin du règne de Louis-le-Grand, c’est précisément parce qu’il représentait déjà à cette époque-là, et bien avant la révolution française, un modèle d’équilibre démocratique favorable à l’épanouissement de toutes les libertés.

              Il serait en tout cas bien difficile de trouver au Moyen-Orient un état où les libertés d’expression, de religion, de moeurs, soient aussi parfaitement garanties qu’en Israël.

              Cela dit, j’étais en train d’oublier que la question de la liberté n’est assurément pas ce qui vous obsède. Vous préfèreriez probablement une bonne république islamique reposant sur le tout-islam et la charia en guise de constitution, avec massacre éventuel des non-musulmans ainsi qu’il est prescrit dans le cinquième verset de la sourate IX. Mais ne rêvez pas trop : le chamelier analphabète du VIIe siècle n’aura bientôt plus son mot à dire nulle part.
               


            • Christian Labrune Christian Labrune 16 novembre 09:34

              à l’auteur,

              Votre article prétendant s’étayer sur d’autres publications des plus fumeuses est comme un édifice bâti sur des sables mouvants.

              Il était d’autant moins difficile au Hezbollah soutenu par l’Iran d’éradiquer le Califat que les Kurdes et les forces de la coalition s’appliquaient aussi à la même besogne.

              Mais le parti de Dieu (ou plutôt du Diable) approche du moment où il va subir exactement le même sort que l’Etat coranique. La centaine de milliers de missiles accumulés par cette armée terroriste d’inspiration islamonazie au nord d’Israël, dont le dôme de fer ne peut espérer éliminer que 90%, constitue une menace vitale qui obligera l’état juif à adopter une stratégie très différente de celle qui avait prévalu contre le Hamas en 2014 où il s’était agi seulement de retourner, par une démonstration de force des plus mesurées, au statu quo ante. 

              Israël, cette fois, n’aura plus le choix : il faudra éliminer radicalement le Hezbollah qui constitue, du Liban au Yémen, une menace vitale pour toute la région. Et cela se fera, cette fois, avec l’approbation et même probablement le soutien des états sunnites voisins.

              Il serait souhaitable que l’Europe d’ici là ait commencé à comprendre l’imbécillité de son soutien à l’iran depuis ces imbéciles accords de Vienne voulus par Obama qui étaient une répétition de la conférence de Münich en 38. La rallonge de 520 millions de dollars accordée naguère par Rohani aux recherches sur les missiles balistiques aurait de quoi inquiéter les Européens s’ils ne se montraient pas d’une si constante lâcheté. Les 800 millions alloués par le même Rohani au Parti du Diable pour ses bonnes oeuvres partout entre le Liban et le Yemen sont encore, ne l’oublions pas, une générosité permise par la levée des sanctions.

              Logiquement, on devrait être témoin, dans les prochaines semaines, de la destruction par Tsahal, avec l’accord tacite des Russes, des installations militaires construites par l’Iran à cinquante kilomètres des frontières d’Israël. Si le Hezbollah met alors le doigt dans l’engrenage des répliques, le Hezbollah est foutu.


              • samy Levrai samy Levrai 16 novembre 11:47

                @Christian Labrune
                HAHAHAH la dernière sortie d’Israel au Liban a été un fiasco , le Hezbollah a mis une branlée à Tsahal ! et aujourd’hui le Hezbollah est plus fort que jamais, si Israel veut combattre elle perdra beaucoup de ses soldats et ne pourra gagner... le moral de la resitance est toujours meilleur que celui des envahisseurs...

                Tout ce que touche le prince clown MBS se transforme en mouise (partout, partout ) par magie et il vient de toucher Israel ...
                Le Liban sera donc la prochaine défaite de l’Empire et l’Iran en ressortira encore renforcé...
                Je me marre bien ces temps ci à regarder l’Empire tomber à si grande vitesse.

              • Alexis Toulet Alexis Toulet 16 novembre 13:06

                @Christian Labrune

                Si vous relisez le texte de William Lind, vous verrez que ce dont il est question n’est pas l’efficacité du soutien du Hezbollah au gouvernement syrien contre les djihadistes sunnites qu’il combat - l’E.I. parmi eux - mais la capacité d’une entité sub-étatique à durer et prospérer en captant à son profit l’allégeance de populations nominalement membres d’un autre Etat (ici le Liban) :
                - L’entité sub-étatique (« de quatrième génération ») Hezbollah a montré depuis trente ans sa capacité à prospérer
                - L’entité sub-étatique Etat islamique est sur le point de disparaître
                L’un des modèles l’a donc emporté sur l’autre, à l’évidence.

                En ce qui concerne une guerre d’Israël au Liban pour « éliminer radicalement le Hezbollah » comme vous dites, je ne doute pas de la capacité d’Israël à (re-)conquérir le Liban et à y vaincre les combattants que le Hezbollah lui opposerait. Cette opération coûterait cher, car comme le rappelle Lind le Hezbollah a une capacité de combat au-dessus de la moyenne des autres entités sub-étatiques, elle est cependant physiquement possible pour Israël.

                Mais quel en serait l’issue ? Israël se retrouverait dans la situation d’un occupant, comme de 1982 à 2000, précisément les circonstances qui ont permis l’émergence puis le renforcement du Hezbollah ! Les troupes israéliennes se retrouveraient en butte à une guérilla persistante, comme avant. Tôt ou tard, l’opinion finirait par refuser une occupation qui ne mène à rien sinon à des pertes indéfinies et futiles. Israël se retirerait alors, comme en 2000... et découvrirait que le Hezbollah est devenu plus fort qu’avant !

                Telle est la capacité des entités de quatrième génération. Tel est le défi qu’elles posent.

                Je crois que les stratèges israéliens en sont conscients. A mon avis, Tsahal ne retournera pas au Liban.


              • njama njama 16 novembre 13:28

                @ Alexis Toulet

                On pourrait ajouter que démographiquement Israël prendrait de gros risques pour sa survie, non pas tant pour des raisons militaires car il est très puissant, que s’il s’aventurait dans cette voie, il prendrait le risque de faire fuir ses propres ressortissants Juifs ...
                des jeunes sont objecteurs de conscience, d’autres après les premiers moments idyliques refont leurs bagages pour chercher meilleure fortune sous d’autres cieux ... ou retourner d’où ils viennent. C’est pas hémorragique, mais ça pourrait le devenir si cette situation de tensions permanentes perduraient trop longtemps. La Alya ne fait plus beaucoup recette ...

                En tant que deuxième armée, le Hezbollah est une force qui n’est pas conventionnelle, mais les Libanais voient clairs, et lui sont reconnaissants, il protège le Liban c’est incontestable.

                Il n’y a qu’ici en €urope qu’il est considéré comme organisation terroriste mais seulement depuis juin ou juillet 2013, date à laquelle il s’est engagé dans le conflit syrien, ce qui n’arrangeait pas cette sale coalition contre Damas.


              • Christian Labrune Christian Labrune 16 novembre 17:57

                @Alexis Toulet
                L’histoire n’est pas une science, et votre concept d’« entité sub-étatique de quatrième génération » prétend dégager, quasi scientifiquement, une sorte de loi. Mais à partir de l’observation de combien de cas ? Il y a cinquante ans, à l’époque où des révolutions surgissaient un peu partout, les marxistes prétendaient théoriser à peu près de la même façon, et il serait très amusant de relire ces anciens dépositaires auto-proclamés du sens de l’histoire. Bref, il me semble que vous vous inspirez de rêveries bien fumeuses.

                La situation n’est plus la même que lors de la dernière guerre du Liban. Qu’il s’agisse des états du Golfe, de l’Egypte ou d’une Jordanie qui s’était spontanément, et pour son plus grand malheur, ralliée autrefois à Nasser lors de la guerre des six jours, on commence à comprendre dans la région qu’il y aurait beaucoup à perdre à vouloir prolonger encore le vieux rêve d’inspiration nazie propagé par le mufti de Jérusalem, d’une destruction radicale d’Israël, et tout à gagner d’un point de vue économique et stratégique en se faisant un allié d’une démocratie des plus pacifiques et dont il n’y a rien à craindre si on ne l’attaque pas.

                L’ennemi de tous les pays sunnites de la région, c’est l’Iran chiite, et il faudrait être tout à fait naïf pour croire que ces derniers accepteront de devenir demain, comme le Liban et la Syrie actuels, des satellites de Téhéran. Ils commencent à se rendre compte que leur obstination, durant soixante-dix ans, à prendre le parti d’une « cause » palestinienne perdue d’avance leur aura coûté très cher et ils s’efforcent désormais de s’en affranchir, mais leur obstination à refuser la mainmise iranienne risque fort ne n’être ni moins féroce ni moins durable ; elle risque de conduire tôt ou tard à une guerre de religion abominable. Sans les parapluies américain et israélien, ces états ne font pas le poids face à la menace iranienne. Le réalisme leur impose donc de revoir totalement leurs alliances, et c’est ce qui est en train de se passer, d’une manière beaucoup plus rapide et radicale qu’on n’aurait pu l’imaginer il y a seulement trois ans.


              • Massada Massada 16 novembre 10:10

                Bahaa Hariri, le frère de Saad Hariri critique fermement l’Iran, et accuse son allié le Hezbollah de « vouloir prendre le contrôle du Liban ». Il a également exprimé « sa gratitude envers l’Arabie saoudite » qui soutient « depuis des décennies » les institutions nationales libanaises.


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