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Accueil du site > Actualités > International > Les USA et la Chine font un pas de plus vers Big Brother

Les USA et la Chine font un pas de plus vers Big Brother

Bien sûr, les deux pays ne fonctionnent pas de la même manière, mais il est tout de même troublant de mettre en parallèle deux informations de la fin de l’année sur l’utilisation du digital par Washington et Pékin pour fliquer les citoyens, ravivant les craintes d’un Big Brother digital.

 

Un des côtés obscurs de la révolution digitale
 
Si cette révolution nous a apporté beaucoup, comme citoyens ou consommateurs, donnant à la fois accès à d’autres sources d’information comme à toute une palette de services et produits, elle pose beaucoup de problèmes, dont certains sont cristallisés par le modèle d’affaires de Uber ou de bien des géants de cette nouvelle économie. Le moindre de ces problèmes est la gestion de toutes les traces digitales que nous laissons. Outre le fait d’avoir fait la fortune de Google et Facebook, au détriment de tous les autres média, devenus des fournisseurs de contenu à ces agrégateurs devenus maîtres de nos vies digitales, ces données peuvent également permettre un contrôle de nos vies par l’Etat.
 
C’est ainsi que nous avons appris pendant les vacances que, pour entrer aux Etats-Unis sans visa, une demande, pour l’instant facultative, des identifiants de réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram ou Snapchat) a été ajoutée pour recueillir des « informations relatives à votre présence en ligne ». Pour l’instant, ceci ne concernerait que les informations publiques des profils, de manière à « identifier une menace potentielle » et resterait facultatif, n’empêchant pas l’entrée aux Etats-Unis. Mais il est difficile de ne pas imaginer que le facultatif devienne obligatoire et que la énième révision des conditions d’utilisation des réseaux sociaux ne permette pas un accès aux données privées…
 
La frontière entre l’émancipation et l’oppression semble malheureusement plus ténue qu’on peut l’espérer et la Chine en montre déjà les dangers. Un passionant article de The Economist intitulé « Créer un état digital totalitaire » montre comment ses dirigeants utilisent ces données pour créer de nouveaux moyens pour contrôler les citoyens, jusqu’à créer la polémique dans les médias d’Etat ! Le pays expérimente un « système de crédit social  » pour noter le comportement des citoyens dans un comté au nord de Shanghai, accordant des points pour les bons comportements et en soustrayant pour des infractions routières minimes comme le fait de demander illégalement de l’aide aux autorités.
 
Un bon score permet d’avoir des promotions ou un accès plus rapide aux logements publics. Mais le projet est critiqué entre données pas toujours fiables et polémique sur l’utilisation de données politiques, des média publics affirmant que c’était aux citoyens de noter les employés publics et le compare avec les certificats émis pendant l’occupation Japonaise. Cependant, l’Etat prévoit le déploiement en 2020, pour mieux mesurer l’évolution de l’opinion publique ainsi que son contrôle. La quantité de données semble colossale, mais The Economist rapporte qu’aux USA, la NSA peut collecter 42 milliards de données de connexion Internet par mois et 5 milliards de localisations de téléphone par jour.
 

 

Ce qui est malheureux, c’est que très peu de politiques s’emparent de ces sujets, se contentant de réagir aux actualités qui font le plus de buzz, alors que les questions d’éthique devraient être des sujets prioritaires pour leur réflexion. Ce faisant, le digital est porteur de beaucoup d’abus.
 

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19 réactions à cet article    


  • JL JL 7 janvier 11:42

    ’’... pour entrer aux Etats-Unis sans visa, une demande, pour l’instant facultative, des identifiants de réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram ou Snapchat) a été ajoutée pour recueillir des « informations relatives à votre présence en ligne  ». 

     
     Question : qui est considéré comme potentiellement le plus dangereux, celui qui ne donne pas ses identifiants ? Ou celui qui n’en a pas ?
     
     Parce que là où on va, il ne faudra pas longtemps avant que les récalcitrants à ces machins soient considérés comme des résistants, et par suite, des terroristes en puissance.

    • Goda Goda 7 janvier 15:15

      @JL

      Les thèmes obsédant Philip K. Dick sont devenus notre réalité depuis un bon moment et se déclinent de façon outrancière en effet. 



      ’’... pour entrer aux Etats-Unis sans visa, une demande, pour l’instant facultative, des identifiants de réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram ou Snapchat) a été ajoutée pour recueillir des « informations relatives à votre présence en ligne  ».


      Question : qui est considéré comme potentiellement le plus dangereux, celui qui ne donne pas ses identifiants ? Ou celui qui n’en a pas ?




      1/2



      A terme et en l’extrapolant, un tel dispositif permettrait de :


      1 - Tenir à l’écart du territoire US la masse « d’indigents » n’ayant pas accès à internet et donc par définition, se situant de l’autre coté du miroir ( ;) ). et donc par extension, représentant de potentiels risques envers le pouvoir « régulateur ». En clair, ceux qui ne sont pas fichables doivent être tout simplement niés jusque dans leur existence même. Ils ne font tout simplement pas partie de la réalité que les puissants sont en train de mettre au point, a part en tant qu’unités d’énergie et de production, et encore...


      2 - Accentuer le contrôle de tous ceux qui sont deja « connectés ». Avec, j’imagine, un resserage des critères de sécurité et une « netiquette » de plus en plus invasive et sécuritaire, et dont tout manquement à son égard pourrait être notifié, archivé et au final, bien évidemment puni.


      3 - Aller contre la « démocratisation » d’internet (si on peut vraiment parler de cela…) et parer aux tentatives populaires de s’accaparer ou de détourner cet outil dans un but d’émancipation des masses par exemple. Je pense que ce point est très important. Un peu comme une sorte d’affirmation de pouvoir, voire bien pire meme. Cela pourrait être aussi vu comme une réapropriation d’internet par les « neocons ».


      4 - Scinder internet de sorte à ce que, d’un coté il y ait un gigantesque fichier répertoriant les masses, une base de données mondialisée du type TESS, uniquement créée afin de contrôler, surveiller la populace (dans tous ses déplacements et activités : GPS, appareils connectés, recoupement d’infos, etc.) qui aurait un accès plus limité qu’aujourd’hui au web, en gros juste pour pointer et se faire contrôler à tel ou tel « checkpoint administratif » ou pour actualiser son statut dans telle ou telle administration. Cela permettrait une gestion des dossiers de façon automatisée et tellement simplifiée et une traçabilité de chaque personne à un niveau encore jamais atteint ^^ (avec les dérives que l’on peut aisément imaginer). Ce « réseau du pauvre » pourrait aussi permettre d’acheter toutes sortes de produits « discount » de piètre qualité mais adaptés au niveau de vie de l’esclave du futur.


      ......


    • Goda Goda 7 janvier 15:23

      @JL


      2/2

      L’interet d’une telle « révolution », serait de créer un monde du haut et un monde du bas dans le réseau. Coupant l’herbe sous le pied de ceux qui souhaitaient libérer et transcender l’humain par le partage et la mise en commun d’informations et de savoirs. 

      Ainsi, un réseau efficace, élitiste, de Premiere Classe, pourrait être développé en parallèle, proposant des contenus de qualité « premium » (du vent) et bien sûr payants et hors de portée des moyens du citoyen de base qui devra se cantonner au « proloweb » n’offrant aucunement ces incroyables services que permet internet, à savoir l’instruction, la recherche, l’information et bien évidemment la sacro-sainte consommation, mais cette fois les produits étant de prime fraicheur et les services étant VIP. Du bonheur en boîte.


      Seront mis à l’index tous ceux qui n’ont pas accès à internet. 

      Les descendants des « sans dents ».

      Les plus pauvres, ceux qui lutteront chaque jour pour avoir l’électricité, l’eau, le moindre soin et de quoi manger à leur faim.

      Toute une population enfermée dans une boucle sans fin où la survie de base nécessitera tout le temps et l’energie dont elle dispose.

      Pour ceux-là, ca sera clair, ils n’auront pas le « sesame » pour s’integrer au paradigme futur (enfin si, il en seront le limon, les sacrifiés, le carburant, pour que les autres puissent continuer d’évoluer dans leurs réalités isolées et étanches les unes des autres) et ne seront donc que des fantômes anonymes, sans comptes Facebook et autres, et ils se verront donc supprimer leur liberté de mouvement et toute possibilité d’ascension sociale, en clair ils seront « enfermé dehors » et leurs miserables existences ne feront meme pas l’objet de statistiques, car par définition ils seront intraçables. Leur souffrances, leur extinction, leur mortalité le seront tout autant. Ce seront surement les populations résidant en zones de guerre (arrangées et arrangeantes) ou en zones à développer ou en voie de développement. 


      Puis vient la masse connectée. Ceux cotisant au « web du bas ».

      La base « laborieuse » du paradigme (mais belle et bien soumise à toutes ses règles et standards), souhaitant profiter des avantages et privileges que la société moderne du futur est censée leur offrir, les gadgets connectés et obsolescents seront leurs mouchards acceptés (et même convoités) servilement car considérés comme des bijoux technologiques et des innovations tellement pratiques qu’on aurait tort de s’en priver. Evidemment tout cela sera payant, les tarifs étant adaptés sur mesure au « citoyen-client-employé ».


      Enfin le haut de l’étagère.

      Les plus riches. Pouvant profiter oisivement de tous les délices de la terre, sans adjuvants et sans OGM, sans perturbateurs endocriniens ou autres hormones indéterminées dont la finalité serait de « réguler la natalité et la mortalité » des populations considérées comme « inférieures » ; ainsi, le « web du haut » refléterait cet Olympe social devenu leur réalité et faciliterait amplement le quotidien de ces nantis et assurant aussi une veille et un contrôle tout aussi détaillé que pour les masses.. Mais la politique et le suivi client sera bien évidemment bien plus courtois. 

      Courtoisie, politesse et qualité des services pouvant bien sûr augmenter selon la taille du portefeuille du « client-citoyen-nantis ». Ce dernier ne creusera pas à la pioche les mines de sels ou de cobalt, non (on aura meme oublié que des mains humaines le feront d’ailleurs, on dira que ce sont des robots qui le font). Par contre, tout comme le type abonné au « web du bas », celui du « web du haut » servira tout autant d’interface, de sonde, de cobaye, de sujets tests, aux plus puissants, à ceux qui orchestreront vraiment ce paradigme si bien organisé. Seul son niveau de stress sera plus bas. Son espérance de vie sera plus longue. Sa fidélisation sera d’autant plus importante.


      Des offres ciblées et adaptées. ^^

      Un contrôle accru et tendant à l’ubiquité et a l’ingerance dans le moindre recoin de la vie privée et de l’intimité de chaque être humain.

      Eugénisme pur englobant tous les aspects de la vie de tout un chacun, puisque réalisant l’objectif premier de cette politique, qui est la gestion de l’espèce humaine comme l’on gérerait du bétail.


      Mais bon avant d’en arriver là, il faudra subir pas mal de traumas et passer au travers de plusieurs tamis, se faire tester et évaluer en franchissant divers paliers qui nous rapprocheraient à chaque fois u peu plus de l’asservissement le plus total.

      L’eugénsime est rampant depuis des décennies. Il serait temps qu’il s’affirme. Vision séduisante pour certains.









    • Goda Goda 7 janvier 15:26

      @JL

      Nota bene :


      Donc en conclusion, les récalcitrants seront considérés avant tout comme des conservateurs stupides et arriérés. 

      L’evolution meme de ces technologies les enverra tout naturellement au rebut.

      L’utilisation de devises technologiques connectées entre elles et gérant ou analysant la moindre de nos activité sera telle que, au final, il n’y aurait plus de récalcitrants mais uniquement des gens espérant avoir accès à ces technologies, devenues le laisser-passer obligatoire pour mener une vie a peu près décente.



    • JL JL 7 janvier 16:33

      @Goda
       

       plutôt que PK Dick, je recommanderai le roman d’Alain Damasio : « La zone du dehors »

      ’’2084. Le totalitarisme s’est mué en une social-démocratie lénifiante. Au cœur de ce consensus émerge un mouvement, la Volte, dont le pays est le Dehors, et qui a pour seule arme la subversion. Prix européen Utopiales 2007 des Pays de la Loire. ©Electre 2016’’

    • Goda Goda 7 janvier 16:56

      @JL


      Merci pour la référence au livre de Damasio que je n’ai pas encore approché mais dont j’ai eu connaissance. Merci donc pour la piqûre de rappel JL. :)
      Je verrai ce que cela donne après des Zamiatine, Huxley, Gibson, K. Dick et consorts.



    • Alren Alren 7 janvier 19:48

      @JL

      La solution pour moi est simple : Il ne faut pas faire de tourisme aux USA !

      Si le boycott est suivi, les professionnels du tourisme de là-bas sauront faire abroger cette idiotie, car les vrais clandestins nuisibles ont bien entendu une parade à des mesures aussi simplettes.


    • JL JL 8 janvier 15:13

      @Alren
       

       bonne idée, mais je ne crois pas que cette mesure aussi simplettes soit-elle, puisse empêcher beaucoup de touristes à passer des vacances là-bas.


      • Albert123 7 janvier 14:06

        « Ce qui est malheureux, c’est que très peu de politiques s’emparent de ces sujets »


        malheureux ou logique ?

        ce qui est surtout malheureux c’est de ne pas voir que nos dirigeants sont avant tout là pour cadrer du bétail et que ce bétail c’est nous.

        Et que plus la population va augmenter plus la bétaillère demandera d’outils pointus pour gérer au mieux cette ferme usine.

        On a pas inventer la cybernétique et la gestion des ressources humaines pour rien, c’est pour répondre au besoin de plus en plus important de la gestion du troupeau, 

        Et là où certains voient des politiques progressistes, il ne faut voir en fait que des experiences de gestion de troupeaux.

        • Goda Goda 7 janvier 19:35

          @Albert123

          Je pense que l’emballage devient tellement sophistiqué et rend le soi-disant « produit » tellement alléchant qu’on se passe volontiers cette corde chatoyante au cou. En tout cas c’est le but. Et c’est bien comme cela que cette idéologie progresse.

          La vacuité spirituelle. 
          Le galvaudage des religions. Leurs abus de pouvoir et leurs abus de confiance ont laissé de grands pans de notre « conscience », non plus vierges, ni meme en friche, ni meme en jachère, mais totalement mazoutés comme une mouette lors d’une marée noire. La souffrance, le choc, la perdition, on se sent sale jusqu’aux os, et en plus on se sent très stupide et humiliés, ce qui n’aide pas non plus à relever la tête ou les manches pour s’en sortir. Cela fait le jeu des memes.

          La cybernétique, en effet, est avant tout de l’ordre du contrôle et du controle de l’ordre. 
          Puis la possibilité d’augmenter nos facultés naturelles est apparu assez vite aussi. Et avec elle tous les fantasmes eugénistes ont pu se refaire une jeunesse (cf. transhumanistes a la sauce « neocons » et concepts de super héros en tant que surhommes, etc.) . 
          Dans un monde capitaliste et classiste l’equation apparait simple, voire meme simpliste (mais cela peut aussi être ma perception de tout cela après tout). 
          Et les futurs probables tendent à être le plus verrouillés possible par les détenteurs des manettes de cette « transition civilisationnelle » si on peut la nommer ainsi, au lieu de la nommer tout simplement « sprint droit dans le mur ».. ou encore « déclin du modèle occidental », peut être...
          Que nul ne se crispe sur le mot « occidental » svp. ^^





        • zygzornifle zygzornifle 7 janvier 15:25

          la révolution digitale c’est surtout les écoutes, ADOPI, le fichage et le flicage en masse .....


          • mic0741 mic0741 7 janvier 17:31

            La grande force des réseaux sociaux a été d’inciter les utilisateurs à dévoiler leur vie privée. Alors n’allez pas accuser ceux qui en exploitent les données. En général, les données concernant la vie privée ne sont pas obligatoirement à renseigner, et ceux qui le font le veulent bien (là où il y a problème, c’est pour les mineurs qui ne sont pas assez protégés et qui se dévoilent sans forcément en avoir conscience). 

             Nous vivons une révolution de civilisation, due à l’existence même d’internet. Le fait même que nous puissions nous y exprimer librement, comme je suis en train de le faire, dévoile au monde entier des aspects de notre personnalité. Il est impossible de le faire de manière confidentielle, sauf éventuellement de personne à personne (et encore...). 
             Nous acceptons donc implicitement d’être étudiés, fichés, surveillés, voire sanctionnés. Alors, il est vain de s’offusquer du Big Brother auquel nous avons adhéré, et même que nous avons créé en quelque sorte. 
             Il serait plus constructif d’accepter cette évolution sociale (inéluctable) pour la gérer correctement à l’avenir, plutôt que de la combattre comme Don Quichotte avec les moulins à vent. Et ceci est vrai pour tout ce qui concerne ce que nous appelons maintenant « le Numérique », Uber et autres...

            • Goda Goda 7 janvier 19:14

              @mic0741

              Accepter aveuglément l’évolution comme elle est pensée et élaborée par les GAFA me parait un peu dangereux tout de meme, non ?
              Savoir freiner, c’est aussi un moyen de mieux négocier un virage et d’éviter une sortie de route inéluctable.
              La fuite en avant et la frénésie liées à ces nouvelles technologies ne permettant pas de réel recul critique, est une logique mortifère et de soumission perpétuelle. 
              Un nouveau concept remplace le précédent avant meme que l’on ai pu en déterminer les réels atouts, bénéfices et impacts (ce rythme étant très soutenu, surement afin que l’on ne se rende pas compte de la vacuité et de la toxicité de telles applications toute etude devant se heurter a des colleges de spécialistes tant de temps perdu qui risquerait de faire capoter les bonnes affaires et les benefices générés par ces applications). Et donc en se lançant dans une éternelle fuite en avant, on finit par avancer comme des aveugles, dont la canne et le milieu meme ont été fabriqués par d’autres....
              L’acceptation doit avoir des limites quand le système dominant, lui, s’en dédouane de plus en plus.
              Accepter Uber, accepter la précarisation, accepter la competition non régulée, accepter tout ce qui se fait de pire, accepter et s’adapter... ? Pour devenir quoi au final ? Qu’est-ce qu’il sort du creuset ? Quels genre d’humain voulez vous pour l’avenir ?

              Accepter les aléas des éléments est une chose (mais meme cela on ne peut s’y résoudre), mais accepter les decisions ( a but lucratif avant tout) d’une fraction minime de la population prises pour la majorité me parait immoral, suicidaire et honteux (avis tout personnel).

              Au sujet des réseaux sociaux et des abus possibles. Des mineurs exposés surtout... je suis d’accord avec vous. 
              Au sujet de l’adaptabilité aussi.. mais j’aimerais tout de meme pointer du doigt que ces domaines ne connaissent AUCUNE régulation. Je ne vois qu’études de marché. Aucunement des etudes d’impact.
              Et donc en soi, comment mieux la « gérer correctement à l’avenir » ? 
              Car au vu de l’approche et de la politique de ces entreprises, la gestion correcte ne sera jamais performée par vous ou moi, ni par un organisme quelconque représentant le consommateur ou le peuple. Rares sont ceux qui s’y collent vu l’intensité du combat dès lors que l’on décide de ne pas accepter aveuglement et que l’on tente de construire une éthique et une pensée critique.
              Et donc la phrase, selon laquelle on pourra mieux gérer une fois accepté le nouveau paradigme, me parait tout autant constructive que chasser un moulin à dos de mulet (mais aussi un peu plus dangereuse). EN somme, en plus de se faire mettre il faudrait aussi se laisser porter et en plus valider tout le processus.
              Ca sonne un peu comme :
              « Accepte la laisse, tu en découvriras plus tard les avantages. »
              Fausse découverte qui plus est, puisque ca sera plus de la résilience accompagnée d’une forme de conditionnement.. et pour une victime qui n’a plus aucun choix, elle va devoir se faire à l’idée et donc les soit-disants « avantages » ne seront que mensonges que se répètera le futur « mouton » pour accepter et donner un sens à sa vie de soumis.
              Votre idée sonne vraiment comme... quitte a être soumis autant l’accepter à fond en espérant un éventuel réveil ultérieur (alors que le procédé en lui-meme eradique petit à petit cet esprit critique qui permettrait un ultérieur, et au final peu probable recadrage.
              Et comme dans la fable de lafontaine, celle du renard et des raisin :

              Le Renard et les Raisins

              Certain Renard Gascon, d’autres disent Normand, 
              Mourant presque de faim, vit au haut d’une treille 
              Des Raisins mûrs apparemment, 
              Et couverts d’une peau vermeille. 
              Le galant en eût fait volontiers un repas ; 
              Mais comme il n’y pouvait atteindre : 
              « Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats. » 
              Fit-il pas mieux que de se plaindre ?


              En clair, se convaincre que ce qui est bon et vital pour soi, ne serait en fait qu’un mirage et qu’au final on serait mieux sans. Et ce vil mensonge envers soi-même serait émis afin de mieux accepter la piètre et « risible » (aux yeux de certains peut être) condition dans laquelle on se trouve en réalité.






            • mic0741 mic0741 8 janvier 10:40

              @Goda
              L’évolution technologique est ce qu’elle est, elle est le fruit de la curiosité et de l’inventivité humaine, c’est un constat et ça fonctionne comme ça depuis le début de l’humanité. Simplement cette évolution ne cesse de s’accélérer, sans doute suite à l’évolution des communications qui permettent de fédérer les idées de plus en plus de monde, sans parler de ce qui nous attend grâce, ou à cause de l’intelligence artificielle...

              Il est regrettable que, en particulier nos politiques n’en prennent pas conscience pour gérer l’avenir et proposer des mesures d’accompagnement plutôt que systématiquement penser à les combattre. C’est exactement ce qui s’est passé à l’époque du métier Jacquard, ceux qui le combattaient perdaient leur temps et s’empêchaient de gérer efficacement son implication sur l’avenir. Le résultat en a été une industrialisation forcenée, imposée par des « patrons » qui avaient compris tout l’intérêt pour eux, et qu’aucune mesure politique prévisionnelle n’est venu réguler pour le bien commun. Jusqu’au jour où les exploités se sont rebellés, approximativement au bout d’un siècle. 
              Nous assistons actuellement à un phénomène analogue, dont ceux qui ont compris sont les GAFA, mais pas que (les Uber(s), en particuliers), et ce qui s’était passé en un siècle se passe actuellement en quelques années, pratiquement sous nos yeux. 
              Je regrette donc que ceux qui pourraient tenter de réguler les effets de ce phénomène inéluctable n’en prennent pas conscience, et ne demandent pas les études d’impact que vous appelez de vos voeux, par exemple. 
              Mais il est vrai que nous ne sommes plus vraiment en démocratie, nos hommes politiques sont téléguidés par les lobbies des « GAFAs », et les populations sont tenues à l’écart de la plupart des décisions qui les concernent. Le problème des taxis en est une illustration caractéristique : les nouvelles technologies mettent au rancart une profession qui fonctionnait selon des méthodes dépassées aujourd’hui, et la seule réponse a été, en gros, d’interdire Uber, sans analyser le pourquoi du problème.
              Nous vivons actuellement à un tournant de civilisation dont peu ont compris l’importance et la rapidité, et en core moins les implications pour l’avenir.

            • eau-du-robinet eau-du-robinet 8 janvier 09:23

              Bonjour,
              .
              « C’est ainsi que nous avons appris pendant les vacances que, pour entrer aux Etats-Unis sans visa, une demande, pour l’instant facultative, des identifiants de réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram ou Snapchat) a été ajoutée pour recueillir des « informations relatives à votre présence en ligne ». »
              .
              En clair cela veut dire qu’il y aura un filtrage pour entrer aux Etats-Unis sans visa selon l’opinion des gens ! Cela c’est de la pure discrimination et constitue un viol contre la vie privée des gens, la liberté des penses ! C’est une nouvelle mesure liberticide de la part des Etats-Unis, pays qui ne tolère pas qu’il y à des peuples souverains sur cette planète, qui ne respecte pas la liberté des penses voire la liberté tout court !

              https://www.youtube.com/watch?v=3wszOnyMr1M
              .
              Je me suis refuse d’ouvrir un compte à un de ses « services » Facebook, Twitter, LinkedIn, Instagram ou Snapchat !
              .
              OUI, on y peut très bien y vivre sans ses dites réseaux « sociaux » américains !
              Nous avons des millions d’autres blogues (CMS) pour nous exprimer, basé sur Joomla, Wordpress, SPIP, TYPO3, Drupal, etc.
              .
              .
              A tout façon on laisse déjà assez des traces sur internet pour être catalogue (fiché) par des sociétés américaines notamment la NSA !
              .


              • mic0741 mic0741 8 janvier 10:47

                @eau-du-robinet
                Tous blogs propulsés par les organismes que vous mentionnez, en général aux mains des américains et donc surveillés comme les réseaux sociaux. Le problème n’est pas les réseaux sociaux, mais ce que vous y mettez (comme les blogs). Internet, d’une manière générale, permettant à quiconque de s’y exprimer, permet à n’importe qui de connaitre des aspects de votre personnalité. « Pour vivre heureux, vivons caché » dit le proverbe, non ?


              • eau-du-robinet eau-du-robinet 8 janvier 14:50

                Bonjour mic0741,
                .
                « Le problème n’est pas les réseaux sociaux, mais ce que vous y mettez (comme les blogs). »
                .
                OUI, je sais, mais ce ne pas la ou je veut y venir ....
                .
                Ce qui me gène sont les conditions générales que vous devez signer pour ouvrir un compte chez un de ses réseaux dit « sociaux » qui ne sont pas des réseaux « sociaux » mais des réseaux commerciaux !
                .

                Le début de l’année 2016 a démarré mieux que prévu pour Facebook. Le réseau social américain a en effet vu son bénéfice net tripler à 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d’euros) ainsi que son chiffre d’affaires qui s’est envolé de 52 %, à 5,4 milliards de dollars (4,7 milliards d’euros), au premier trimestre par rapport au début de l’année 2015.
                http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/04/28/facebook-devoile-des-chiffres-pour-le-premier-trimestre-2016-meilleurs-que-prevu_4910380_3234.html
                .
                Depuis sa création, Facebook fait l’objet d’une controverse concernant le respect de la vie privée des utilisateurs. L’application web utilise en effet les informations personnelles des utilisateurs afin d’introduire des publicités ciblées qui sont adaptées à leur profil et vend les informations livrées par les utilisateurs à des entreprises privées, comme c’est indiqué dans sa charte concernant la vie privée.
                Il n’y rien de social la dedans de monétiser notre vie privée !
                Je ne l’accepte pas cette condition la !
                .
                Facebook monnaye vos photos mais vous n’en profitez pas !
                http://pyrros.fr/coup-de-gueule/facebook-vend-photos/
                .
                Le site Facebook vend le profil de ses internautes aux publicitaires
                http://www.lemonde.fr/technologies/article/2007/11/10/le-site-facebook-vend-le-profil-de-ses-internautes-aux-publicitaires_976841_651865.html
                .
                Ses deux conditions la je ne l’accepte pas non plus !
                .
                Ses réseaux sociaux sont scruté par les employeurs ... et combien de gens ont reçu des refus suite à la découverte des informations, photos de la vie privée, commentaires, etc. qui déplaisent aux employeurs !
                .
                Comment les recruteurs utilisent les réseaux sociaux pour filtrer les candidatures
                http://www.blogdumoderateur.com/comment-les-recruteurs-utilisent-les-reseaux-sociaux-pour-filtrer-les-candidatures/
                .
                En quoi les réseaux sociaux sont-ils une menace pour la vie privée ?
                http://chrizada.e-monsite.com/pages/ii-sous-certaines-conditions-les-reseaux-sociaux-peuvent-s-averer-nefastes/a-en-quoi-les-reseaux-sociaux-sont-ils-une-menace-pour-la-vie-privee.html
                .
                Dès l’inscription, Facebook propose de parcourir les contacts qu’un utilisateur a enregistrés dans sa boite mail.
                .
                etc.
                .
                .

              • CN46400 CN46400 8 janvier 10:43

                Dans cet article la Chine a, encore, une bonne longueur de retard sur les USA et même la France. Bonus-malus, permis à point, radars automatiques, çà vous dit vraiment rien ? Comment sont gérés les comportements déviants dans nos cité HLM ?

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