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Lettre ouverte au Premier Ministre du Canada,

OBJET  : Venezuela : Reconnaissance, subito presto, d’un président transitoire autoproclamé et rejet d’un président démocratiquement élu par 68 % de son électorat. 

Monsieur le Premier Ministre,

 Le 26 janvier dernier, le Canada a participé à une session spéciale du Conseil de sécurité des Nations Unies pour débattre de la crise politique qui sévit au Venezuela. La proposition, présentée par les États-Unis, consistait à autoriser une intervention, conjointement avec ses alliés, pour mettre fin à cette crise. 

Les 35 pays présents ont pu prendre la parole pour donner leurs points de vue et soumettre leurs propositions. Le représentant du Venezuela, le ministre des Relations extérieures, Jorge Arreaza, a eu l’occasion d’informer la communauté internationale sur les diverses causes qui expliquent, en grande partie, ce qui se passe présentement dans son pays. Il a, évidemment, dénoncé l’interventionnisme des États-Unis, sous toutes ses formes, pour conduire le pays vers un désastre économique, politique et humanitaire. La politique des sanctions et de la guerre économique qu’il applique au Venezuela, depuis des années, explique en grande partie cette crise interne. Lorsqu’un pays comme le Venezuela se voit privé de l’usage de milliards de dollars pour répondre aux besoins de son peuple, ce n’est pas ce qu’on peut appeler une coopération humanitaire. Au contraire, c’est tout à l’opposé de l’humanitaire, car les premières victimes sont les malades qui ne peuvent avoir les médicaments appropriés pour leur retour à la santé, puis l’ensemble de la population, des milieux les plus défavorisés, qui n’arrivent pas à avoir les biens de consommation essentiels à leur subsistance. Il s’agit d’une forme d’interventionnisme qui mine de l’intérieur les leviers nécessaires à tout fonctionnement d’un bon État. Si la communauté internationale veut aider le peuple vénézuélien à reprendre le contrôle de son économie, ce sera en levant une fois pour toutes ces sanctions qui sont devenues criminelles.

Sur ces diverses analyses, chaque pays a eu l’opportunité d’apporter son point de vue. Un vote a suivi et sur les 35 membres, ayant droit de vote, 19, soit la majorité, ont voté contre la proposition d’une intervention internationale au Venezuela. Un vote clair et sans équivoque sur la non-intervention de pays tiers dans les affaires internes d’un État. Sur ce point, plusieurs pays ont rappelé la charte internationale du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et à résoudre par eux-mêmes leurs différends dans le cadre de leurs droits constitutionnels, comme c’est le cas dans la plupart des pays. À ce titre, il a été recommandé que certains pays de la communauté internationale prennent des initiatives visant à favoriser ce dialogue entre les parties en conflit. Déjà, le Mexique et l’Uruguay avaient exprimé leur disposition à recevoir les opposants politiques et les représentants du gouvernement vénézuélien à une table de négociation pour qu’ils puissent en arriver à une entente interne au service des intérêts du peuple vénézuélien. Le président Maduro s’est dit disposé à participer en tout temps à une telle table de négociation avec l’opposition vénézuélienne. Il est également ouvert à un dialogue sérieux avec le président Trump. À ce titre, le Canada pourrait se joindre à ces pays et collaborer au bon entendement des Vénézuéliens entre eux et avec la communauté internationale. Le Canada pourrait y retrouver sa stature des années 1960, alors que Lester B. Pearson et votre père, Pierre Elliot Trdeau y jouaient un rôle de premier plan dans le cadre des conflits internationaux de l’époque.

Vous me permettrez de rappeler que le Canada de cette époque avait résisté aux pressions de Washington tout comme ce fut le cas pour le Mexique pour qu’ils cessent toute relation avec le gouvernement de Fidel Castro, victorieux de la guerre contre le dictateur Batista. Vous en savez plus que moi sur cette période où votre famille a eu des relations d’amitié avec Fidel. Ce n’était pas sans déplaire à Washington pour qui Batista, était leur homme, et Fidel, leur ennemi. Quoi qu’il en soit, votre père avait reconnu en Fidel un authentique révolutionnaire au service de son peuple. 

Cette anecdote prend un sens bien particulier, alors que le 10 janvier dernier, le Canada n’a pas participé à l’assermentation du président Nicolas Maduro, élu pour un second mandat par 68 % de l’électorat, et que le 23 janvier, il a été un des premiers, avec Washington à reconnaître un inconnu député qui s’est autoproclamé Président transitoire du Venezuela. Au diable, la démocratie, les institutions constitutionnelles. Son existence repose essentiellement sur la reconnaissance que Washington et ses Alliés, dont le Canada, lui concède 

Si vous me dites que l’élection du 20 mai 2018 n’était pas constitutionnelle je vous répondrai par ces dix raisons qui confirment sa constitutionnalité et sa l’égalité.

Si vous me dites que le député auto proclamé président transitoire en remplacement de Maduro, actuel président constitutionnel, est tout à fait légitime et constitutionnelle, je vous citerai l’article, de la constitution vénézuélienne qui prévoit les conditions pour qu'une telle substitution puisse être légale et constitutionnelle.

« l'article 233 de la Constitution du Venezuela, invoqué par Jaun Guaidó, l’autoproclamé Président transitoire, établit que le président de la République est inhabilité en cas de « défaut absolu » : il doit être « mort, avoir démissionné ou avoir été destitué » ou être « incapable physiquement ou mentalement » d'exercer sa charge. »

Je pense que nous pouvons constater que Nicolas Maduro est toujours vivant, qu’il est en pleine possession de ses moyens physiques, psychologiques et mentaux et que cet état de fait est confirmé par le Tribunal suprême de justice en l’assermentant le 10 janvier dernier. 

Monsieur le premier Ministre, je pense que les Canadiens et Canadiennes méritent plus que des réponses évasives ou sans aucun fondement juridique. Le peuple canadien a les yeux ouverts sur le monde et un grand nombre de ces derniers vont au-delà des potins et de l’inévitable désinformation qui prend de plus en plus de place dans notre monde journalistique. 

Je souhaiterais que le Canada retrouve son indépendance et la personnalité internationale à laquelle votre père et Lester B. Pearson s’étaient révélés comme de grands conciliateurs et promoteurs de paix et de justice dans le monde. Avec tout mon respectes mes meilleurs souhaits pour le Canada

 

Oscar Fortin

Email : oscar.fortin@gmail.com


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24 réactions à cet article    


  • leypanou 1er février 09:39

    Le président Maduro s’est dit disposé à participer en tout temps à une telle table de négociation avec l’opposition vénézuélienne. Il est également ouvert à un dialogue sérieux avec le président Trump 

     : il est bizarre Maduro.

    Qu’est ce qu’il espère : que Trump change d’avis à son égard ? J’espère que ce n’est pas ce qu’il pense vraiment car sinon il est fini, l’empire ne connaissant qu’un seul langage, le rapport de force.


    • Julien S 1er février 11:58

      Oscar Fortin a cité un lien : 

      .

      les 10 raisons qui confirment sa constitutionnalité et sa légalité (de l’élection de Maduro)

      .

      Il y a une erreur logique. 

      Ce ne sont pas 10 raisons qui confirment la régularité du scrutin. Ce sont 10 raisons qu’on ne peut pas invoquer pour en démontrer l’irrégularité. 

      .

      C’es comme si je disais que les 3 raisons (pour faire court) qui confirment l’état de marche de ma voiture sont que les pneus sont bien gonflés, le réservoir plein et le pare-brise astiqué. Donc, elle va partir au quart de tour. 

      .

      Sacré vieux militant du peuple ! smiley


      • rogal 1er février 12:23

        Soyons précis (là où l’on peut l’être) : pour Maduro, 68 % des votants, mais 32 % du corps électoral (plus de 50 % d’abstention).


        • oscar fortin oscar fortin 1er février 14:42

          @rogal : cher ami, vous avez raison de préciser le taux d’abstention que permite dar la medida correcta del porcentaje de los votantes. Le sugiero hacer una comparution con las elecciones de Pinera en Chile, que nadie contesta. De los datos que saque por su elección de 2017 : a la primera vuelta tenia una abstención de 55.3% y en secunda vuelta una abstención de 51%. y gano la Presidencial con 47% de los votantes. Lo dejo seguir la investigación con otros países de A.L., usando los mismos criterios. Buen dia. Si Pinera es un presidente legitimo, ? porque no fuera el caso por Maduro ?


        • rogal 2 février 04:41

          @oscar fortin
          Mon invitation à la précision n’est en rien un avis sur la légitimité de Maduro.
          Pour critiquer à juste titre les merdias, nous nous devons de ne pas tomber dans leurs travers.


        • Julien S 1er février 16:32

          La plus légère connaissance de l’élection de Maduro l’an dernier suffit à tourner en ridicule les efforts dérisoires de ses admirateurs aveuglés. Avec un clavier sous les doigts, cette légère connaissance est à la portée des plus nuls. 


          • oscar fortin oscar fortin 1er février 17:02

            Vous avez bien raison de dire qu’avec la plus légère connaissance les adversaires de Maduro peuvent dire n’importe quoi, Ce qui me semble être votre cas, en tout respect.


            • Julien S 1er février 21:13

              @oscar fortin
              .
              Je ne suis pas adversaire de Maduro qui ne m’a rien fait.
              C’est votre fossilisation politique qui me distrait (en tout respect).


            • oscar fortin oscar fortin 1er février 17:02

              Vous avez bien raison de dire qu’avec la plus légère connaissance les adversaires de Maduro peuvent dire n’importe quoi, Ce qui me semble être votre cas, en tout respect.


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 1er février 18:13

                La seule excuse de Trudeau pour poursuivre son « a-plat-ventrissement » ininterrompu devant les USA, c’est que le Canada n’EST PAS un pays vraiment indépendant, mais une colonie-croupion, qui n’a d’autre liberté que celle que lui accordent les pouvoirs de Washington.... quand il arrange bien ceux-ci de prétendre que les culs-terreux du Nord n’ont pas bien compris leurs instructions....

                Pour le moment, le dossier important est de traiter le CANADA comme un pays-pilote, pour bien y étudier tous les l’impacts d’une légalisation du cannabis avant de la généraliser aux Etats-Unis

                On oublie trop souvent que, dans une population normale, LA MOITIÉ DES GENS ONT UNE INTELLIGENCE INFÉRIEURE A LA MOYENNE.

                Pierre JC Allard

                 


                • Xenozoid Xenozoid 1er février 18:15

                  @Pierre JC Allard

                  c’a dépent quelle moyenne,terrain glisant si il y en a 1...attention


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 2 février 20:01

                  @Xenozoid

                  « c’a dépent quelle moyenne... ». 

                  NON. Dans une population normale, pour un facteur donné, il n’y a qu’une moyenne  qui se confond avec la médiane  et si la moitié des èléments ne se situent pas sous cette moyenne on n’est plus dans le meme univers que Pythagore et Einstein.... C ’est cette inintelligence de la population qui fit de notre démocratie une arnaque et un piège à cons pour les naifs manipulés par les médias.

                  PJCA


                • Xenozoid Xenozoid 2 février 20:07

                  @Pierre JC Allard

                  Dans une population normale 

                  qui détermine la normalité alors ? tu ne vois pas le problême ?


                • Xenozoid Xenozoid 2 février 20:11

                  @Pierre JC Allard

                  de plus 
                  par exemple je pourrais te dire qu’il n’y a jamais eu de démocratie et qu’elle ne peux donc pas être une arnaque,tu comprend ?


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 février 02:09

                  @Xenozoid

                  « qui détermine la normalité alors ? »

                  Spontanément, je répondrais : « Bourbaki » .... smiley Mais je ne crois pas que nous nous comprendrons... Laissons tomber.

                  PJCA


                • Julien S 3 février 08:21

                  @Pierre JC Allard
                  .
                  Mais si, continuez.


                • Xenozoid Xenozoid 3 février 17:29

                  @Pierre JC Allard

                  c’est pas trop grave,mais des fois je le devient,je suis pointilleux des fois

                  a propos du Canada.tu as surement lu 

                  Canada vs. Venezuela : The Background Gets Even Murkier

                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 février 19:30

                  @Julien S

                  Dans le lingo des mathématiques, une population est dite « normale », par définition, quand elle a justement cette moyenne et cette médiane commune qui la partagent deux parts égales ; Mon énoncé n’ajoutait rien et était donc inutile....

                  Ma digression sur l’inintelligence relative qui est à la source du mérite bien surfait qu’on accorde à la démocratie était, elle, tout a fait défendable, mais « politiquement incorrecte » et donc tabou dans notre société émasculée.

                  Quand à « Bourbaki », c’est une « inside joke » réservée à ceux de ma génération qui ont fait des maths en France... En un mot, je me suis égaré hors du sujet et je m’excuse auprès de ceux dont j’ai ainsi compliqué la vie sans raison...

                  PJCA


                • alinea alinea 1er février 19:26

                  C’est dur, oui, de faire partie d’une communauté, d’un pays, dont les dirigeants, qui se croient légitimes, se comportent d’une façon irrationnelle, dénient le réel.

                  Nous sommes nous aussi en ce cas en France, avec mensonges, propagande et aujourd’hui répression.

                  Il est temps que le Québec devienne libre ! Et la France aussi !


                  • phan 2 février 09:30

                    @alinea

                    La révolte des Gilets-jaunes a permis au monde entier de découvrir à quel point la France avait rapidement dérivé, depuis 2005, 2006, 2008, vers une véritable dictature. Il faut, bien entendu, se remémorer l’avalanche des lois liberticides qui se sont accumulées avec l’aide d’une pratique opportuniste du management de la terreur, exploitant les attentats à des fins de répression de plus en plus grande contre un peuple ainsi expulsé de ses droits constitutionnels les plus fondamentaux, allant jusqu’à inscrire la permanence de « l’état d’urgence » dans la Constitution, sans l’avis du peuple.

                    La France, ses industries d’armement et ses entreprises financières réalisent ainsi d’importants bénéfices sans se soucier d’avoir du sang sur les mains – celui des populations égyptiennes, mais aussi yéménites et libyennes sur lesquelles pleuvent les bombes d’Al-Sissi.

                  • Xenozoid Xenozoid 1er février 19:31

                    c’est partout pareil, castes...les politiques, les sportifs,comédiens,banquiers ,journalistesmles femmes, les autres,les jeunes les autres.....etc etc etc

                    que ce monde est ennuyant/triste en fait ,derriere tout ce décor


                    • phan 2 février 09:29
                      ...
                      La vision politique est celle qui s’applique actuellement dans une grande partie du monde et spécialement en Europe avec une frénésie sans limite. Et pourtant cette politique qui date des années 1980 a des conséquences désastreuses sur les citoyens qui l’évaluent comme un échec mais pas pour les financiers et grands groupes qui eux la voient comme une réussite, égoïste et prédatrice.
                      La plupart des gens pensent que cette politique de casse humaine et sociale qui s’est étendue sur le monde comme un cancer, date du temps où Margaret Thatcher a accédé au pouvoir, renforcée un an après par l’arrivée de Donald Reagan à la Maison Blanche.
                      Ces deux dirigeants étaient des disciples inconditionnels d’un certain Milton Friedman économiste américain qui créa son Université « militante » à Chicago et de son acolyte Friedrich Hayek économiste britannique. La théorie de ces deux économistes était basée sur la privatisation totale de tout et sur la quasi disparition des interventions étatiques et de l’Etat lui-même. Au début des années 70 cette théorie apparaissait complètement folle, et on verra par la suite à travers ses effets, qu’elle le fût et qu’elle l’est. Mais au départ il fallait expérimenter et cette expérimentation allait entacher à jamais cette vision économique et (in)humaine du monde basée sur « La Stratégie du Choc » titre du livre de Naomi Klein journaliste, essayiste et réalisatrice canadienne.
                      En 1970 le Chili, de tradition démocratique depuis environ 40 ans, porte démocratiquement au pouvoir Salvadore Allende figure emblématique de la gauche (la vraie) chilienne qui engage des réformes économiques et sociales profondes en faveur des classes populaires et par voie de conséquences contre les intérêts des hauts privilégiés. Nixon et la CIA qui avaient tout fait pour empêcher cette élection ont décidé de bafouer l’expression démocratique d’un peuple en fomentant un complot contre le pouvoir en place par la création artificielle du chaos économique avec l’aide de leurs complices autochtones. Dans le même temps Friedman fit venir gratuitement dans son Université de Chicago des étudiants chiliens privilégiés de l’Université catholique de Santiago pour les former à ses théories ultralibérales. En septembre 1973 l’armée avec à sa tête le fasciste Pinochet s’empare du pouvoir par la force, et instaure un pouvoir de terreur d’ordre nazi. Les chiliens sont massacrés, torturés, emprisonnés, isolés, enlevés, bref frappés par un véritable choc. Anéantis physiquement et psychologiquement ils allaient être résignés face à l’application d’une politique sauvage ultralibérale mise en place par la junte militaire sur les conseils des étudiants invités par Friedman au cours des années précédentes. Ces « Chicago Boys » comme on les appela remirent à Pinochet un livre énorme appelé « la brique » où étaient listées toutes les mesures Friedmaniennes à mettre en place. Les grands intérêts se redorèrent la pilule. Le peuple chilien, en plus d’avoir perdu ses libertés, sombra dans une misère noire mais la théorie de Friedman pouvait voir le jour en grand et pour ce dernier ce fut une réussite !
                      L’ultralibéralisme que nous connaissons aujourd’hui est issu de ce moment-là, accroché à jamais à cette horreur, 30 ans après le nazisme, qui fut répétée peu de temps après en 1976 par la dictature du général Videla en Argentine où les événements se déroulèrent à l’identique.
                      ...

                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 février 23:08

                        @phan

                        A mettre verbatim dans les livres d’Histoire

                        PJCA


                      • CN46400 CN46400 3 février 08:21

                        Ceux qui croyaient à la sincérité des critiques occidentales contre Trump, en sont pour leurs frais. Les intérêts pétroliers des USA commandent tout, à Paris comme à Otawa.

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