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Sommet 9+1  : ce que veulent les Arabes

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Le prochain sommet de Djeddah clôturera la visite importante du président Joe Biden en Arabie saoudite ce mois-ci. Le président Biden et les dirigeants des pays du Golfe (Égypte, Jordanie et Irak) se rencontreront au sommet du CCG+3, ce qui constituera une bonne occasion de dialogue et de consultation entre les États-Unis et la région.

L’importance du sommet découle des questions clés soulevées par les médias concernant l’attitude et la politique des États-Unis envers la région au cours de la dernière décennie. C’est une politique connue de tous et son ambiguïté nécessite une clarification et une explication.

Le président Biden tente de remédier à l’une des plus grandes erreurs de son administration, qui n’a pas accordé suffisamment d’attention au Moyen-Orient depuis son entrée en fonction jusqu’à ce qu’elle soit surprise par les conséquences de cette erreur après le début de la guerre russe en Ukraine.

Washington a trouvé que la région était le théâtre de rivalités internationales féroces et de conflits avec ses adversaires stratégiques. Elle doit réaligner ses priorités pour ramener le Moyen-Orient au centre de l’attention américaine.

Au-delà des questions et de l’ordre du jour du prochain sommet qui sont soulevés dans les médias, il s’agit d’une occasion importante de réaligner et de redéfinir les priorités des relations arabo-américaines, d’autant plus que les États-Unis ignorent bon nombre des problèmes et des crises qui ont maintenu la région dans un cycle de crises chroniques.

La situation en Libye, ainsi qu’en Syrie, au Liban, en Irak et au Yémen, sont des questions dans lesquelles les États-Unis jouent un rôle influent d’une manière ou d’une autre. Il y a aussi le défi nucléaire posé par l’Iran, une question vitale, voire existentielle, dont les États-Unis et leurs partenaires du CCG ne peuvent ignorer la menace.

Les États-Unis sont bien conscients que les choses ne sont plus ce qu’elles étaient. Les relations entre Washington et ses alliés ne doivent pas être gérées comme elles l’étaient autrefois. Beaucoup de choses ont changé dans ces relations.

En outre, les sociétés arabes savent combien elles ont payé cher les positions et les politiques américaines de soutien aux organisations chaotiques qui ont sapé la sécurité et la stabilité dans plusieurs pays arabes depuis 2011. Pour corriger toutes ces erreurs, il faudra faire preuve de transparence et de clarté dans le diagnostic des erreurs et le développement de nouvelles visions et de nouveaux points de vue qui permettront de réparer les fissures, de restaurer la confiance perdue et de tourner une nouvelle page dans les relations américano-arabes.

Je crois que l’une des clés les plus importantes pour tourner une nouvelle page dans cette relation est de s’entendre sur une stratégie commune pour faire face aux menaces à la sécurité et à la stabilité dans la région arabe. La question des aspirations iraniennes, y compris les aspirations nucléaires, est primordiale.

Personne ne nie que la lutte contre les politiques expansionnistes iraniennes est l’une des clés les plus importantes pour la stabilité au Moyen-Orient, en particulier en Syrie. Lorsque nous parlons de restaurer la stabilité en Syrie, au Liban, en Irak et au Yémen, cela nous mène à l’Iran. En d’autres termes, la sécurité de quatre pays arabes importants commence et finit à Téhéran.

Personne ne demande aux États-Unis d’entrer en guerre contre l’Iran. Personne ne demande non plus à Washington d’entrer dans une confrontation froide ou chaude au nom des pays de la région.

Mais le fait est que les États-Unis ne s’engageront pas à nouveau dans des accords qui ouvrent la porte à la poursuite du rôle expansionniste de l’Iran ou qui donnent à Téhéran le feu vert pour aller de l’avant avec ses politiques à cet égard.

Tout le monde sait que l’accord nucléaire désastreux signé entre l’Iran et les grandes puissances internationales en 2015 était la porte d’entrée de l’Iran par laquelle il pouvait poursuivre ses rêves expansionnistes de domination en Irak, en Syrie et au Yémen et resserrer son emprise sur le Liban.

Tous les peuples de la région continuent de payer le prix de ce grave faux pas stratégique américain. Aujourd’hui, nous sommes confrontés au deuxième chapitre de cette erreur  : de nouvelles négociations pour relancer l’accord désastreux, rejouant les mêmes erreurs.

Plus important encore, cela inclut le fait que Washington ignore l’opinion de ses alliés du monde arabe et du Golfe sur le rôle expansionniste de l’Iran et insiste pour limiter les négociations avec l’Iran aux capacités nucléaires sans aborder d’autres questions tout aussi dangereuses, comme le programme de missiles balistiques de l’Iran et son influence régionale.

Cette fois, les Arabes ne voudraient pas que le président Biden leur promette quelque chose qui ne se réalisera pas, ou qu’il justifie des erreurs dont les conséquences dureront des décennies.

Tous veulent que les États-Unis reconnaissent le danger de perdre ce qui reste de leur popularité et de leur prestige dans la conscience collective arabe, et qu’ils ajustent leurs politiques et leur posture pour protéger leurs intérêts et accroître leur résilience dans la lutte pour le pouvoir et l’influence au XXIe siècle.


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4 réactions à cet article    


  • Étirév 12 juillet 09:04

    Au fait, c’est quoi un « ARABE » ?
    Avant l’organisation matriarcale, les hommes erraient d’un lieu à l’autre, étrangers au sol qu’ils occupaient.
    Les Déesses-Mères, en organisant le travail, divisèrent le sol et le délimitèrent pour les travaux agricoles. Elles donnèrent aux hommes la part de terre qu’ils avaient à cultiver. De là vint le mot « tenancier », qu’on retrouve dans le vieux mot latin « tenere » (tenir ; celui qui a).
    Mais le tenancier devait donner une part de ses produits à la Mère, à l’organisatrice, dont le rôle moral, maternel, éducateur, n’était pas producteur des biens matériels nécessaires à la vie. Il fallait donc que l’homme travaillât pour elle et pour les enfants de la collectivité. Il faisait cinq parts du produit de sa terre, en gardant quatre et donnant la cinquième à sa Maîtresse.
    Le souvenir du cinquième lot payé à la Maîtresse laisse des traces dans le mot « five », qui signifie « cinq » et dont on fait « fief ». Une ferme s’appela « quinta » chez les Ibères. Le grec « pente », cinq, forma le latin « penaere » qui signifie « payer l’impôt ».
    Egalement, le travail que représentent les quatre parts a eu des appellations restées dans les langues ; « arbé », dans les langues celtiques, veut dire quatre. De là s’est formé « arbeit » qui signifie travailler (en allemand « arbeiten »).
    « Arabe » est le nom donné à ceux qui étaient soumis à cette redevance (« arba’a » : quatre en arabe).
    Chez les Celtes, où « Vyer » signifie aussi quatre, la grange dans laquelle se gardaient ces quatre parts fut appelée « Vyer heim » (« Vyer », quatre, « heim », demeure), d’où nous avons fait « ferme ».
    Arabe ne serait pas un nom de peuple, mais un nom générique désignant celui qui travaille la terre. « Arare » veut dire labourer.
    Les Bretons étaient quelquefois appelés « arbi » (hébreu, heber, arabe), c’est-à-dire « ceux qui travaillent ».
    Avec le temps, les hommes commencèrent à trouver bien lourde leur sujétion. Ils travaillaient sur un sol dont ils n’héritaient pas (la fille seule héritait). On vit alors des hommes, plus audacieux que les autres, s’attacher à la Maîtresse et prétendre partager avec elle la redevance des tenanciers.
    Alors le cinquième donné fut divisé, et chacune de ses deux moitiés devint un dixième (la Dîme).
    C’est ainsi que Joseph, à la cour de Pharaon, régla la taxe du peuple (Genèse, XLI, 24).
    La meilleure façon d’être européen est de s’intéresser à l’Orient ; non en imposant à l’Occident une tradition orientale, dont les formes ne correspondent pas à sa mentalité, mais en restaurant une tradition occidentale avec l’aide de l’Orient.
    BLOG


    • Jonas 14 juillet 08:24

      Il faut rappeler que l’Iran occupe les Îles d’Abu Moussa Petite et Grande Tomb depuis des décennies, qui appartiennent à la souveraineté Arabe . Sans parler de ses supplétifs qui perturbent les gouvernements du Liban et de l’Irak et les autres intervenant en Syrie et au Yemen. Ils sont financés et armés par les mollahs. 

      Le régime des mollahs devant les difficultés grandissantes sur le plan politique , économique et sociale cherche à faire diversion par des aboiements et des menaces contre ses voisins leur attribuant ce que lui projette. 


      • SilentArrow 15 juillet 15:00

        Elle a appris à jouer l’hymne national américain la fanfare municipale de Djeddah ?

        Ou elle va faire comme ces jeanfoutres égyptiens ?


        • LCI/BOUYGUES :Ukraine miam-miam les Chantiers !! SAVING-Private-ASSANGE 16 juillet 00:09

          Ce que veulent les Arabes ?

          Des berlines en or massif,
          du Scotch
          des mannequins de Paris
          what else  smiley

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