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Accueil du site > Actualités > International > Zimbabwe : fin de régime chez Pépé Mugabe

Zimbabwe : fin de régime chez Pépé Mugabe

Après les séquences singulières de massacres et de répressions qui ont émaillé trente-sept ans de pouvoir absolu et les séquences ordinaires de népotisme, voici la séquence terminale : Papy fait de la résistance…



Devinette d’anniversaire : Robert Mugabe (93 ans et demi), le plus âgé des chefs d’État du monde en exercice devant la reine Elisabeth II (91 ans et demi) et l’un des plus anciens, réussira-t-il à fêter le trentième anniversaire de son accession comme Président de la République du Zimbabwe le 31 décembre 1987 ? Il y a fort à parier que non, malgré les six petites semaines qu’il lui reste à "franchir". Un syndrome connu de Hosni Moubarak, destitué à quelques mois lui aussi de son trentième anniversaire.

En fait, Robert Mugabe a cumulé bien plus que trente ans de pouvoir absolu. Il a dirigé le Zimbabwe d’une main de fer pendant déjà plus de trente-sept ans, d’abord comme Premier Ministre tout-puissant du Zimbabwe du 18 avril 1980 au 31 décembre 1987, avec tous les pouvoirs, sous la Présidence de la République de Canaan Banana (1936-2003) pendant la même période, Président sans pouvoir de type IIIe République française, puis comme Président de la République après une révision de la Constitution, la suppression du poste de Premier Ministre et le transfert de ses pouvoirs à ce nouveau poste.

Aux premières élections multiethniques en Rhodésie du Sud (futur Zimbabwe), en février 1980, il y a eu deux collèges, un pour les habitants de couleur blanche (16 402 votants) et un autre collège pour les autres (2 702 275 votants), conformément aux accords de Lancaster House signés le 21 décembre 1979 à Londres.

Le parti de Ian Smith (1919-2007) a obtenu, le 14 février 1980, la totalité des 20 sièges attribués à ce collège, et sur les 100 au total, avec 83% des voix. Ian Smith, Premier Ministre historique de la Rhodésie du Sud du 13 avril 1964 au 1er juin 1979 (qui proclama unilatéralement l’indépendance de la Rhodésie du Sud le 11 novembre 1965, précédemment sous domination britannique), est mort à 88 ans il y a exactement dix ans, le 20 novembre 2007.

Dans l’autre collège, les indépendantistes se sont répartis, le 29 février 1980, entre le parti de Robert Mugabe (ZANU) largement majoritaire en obtenant 57 sièges sur les 80 attribués à ce collège et sur les 100 au total, avec 63,% des voix, et celui de Joshua Nkomo (1917-1999), autre leader historique (ZAPU), obtenant 20 sièges, avec 24,1% des voix. Un accord a eu lieu entre ZANU et ZAPU pour gouverner ensemble, ce qui a abouti à l’indépendance officielle du pays le 18 avril 1980. Cependant, l’accord politique avec Joshua Nkomo fut rompu par Robert Mugabe dès 1982.

Ce fut comme chef du gouvernement que Robert Mugabe a pu montrer ses grandes capacités de dictateur sanguinaire, notamment entre le 3 janvier 1983 et le 22 décembre 1987, au cours de la guerre civile, pour éliminer la faction rivale menée par Joshua Nkomo, dans la province du Matabeleland où ZAPU était majoritaire (dans le sud-ouest du pays). Robert Mugabe y a massacré entre vingt mille et trente mille civils à l’aide de sa "5e brigade" qui fut entraînée par des militaires nord-coréens (grâce à un accord avec Kim Il Sung signé en octobre 1980). Parmi les hommes impliqués dans ces boucheries, voire qui ont mené les massacres, son ministre et homme des basses besognes, Emmerson.Mnangagwa (voir plus loin).

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Finalement, un accord pour engager une alliance et une fusion des deux partis rivaux (en ZANU-PF) a eu lieu le 22 décembre 1987 entre Robert Mugabe et Joshua Nkomo, devenu Second Vice-Président du 31 décembre 1987 jusqu’à sa mort, le 1er juillet 1999.

En 2000, Robert Mugabe a appelé à exproprier de manière violente les terres des fermiers de couleur blanche et à les éliminer. Un tel racisme a déconsidéré complètement ce régime qui, dès le départ, était une dictature. Le "bilan" des années Mugabe n’est cependant pas le but de cet article qui vise, avant tout, à présenter le contexte institutionnel du Zimbabwe.

Le poste de Premier Ministre a été temporairement recréé du 11 février 2009 au 11 septembre 2013 avec la nomination de Morgan Tsvangirai (65 ans), chef de l’opposition et candidat aux élections présidentielles de 2002, de 2008 et de 2013 (lire ci-après), pour calmer les troubles politiques et partager une partie du pouvoir, que Robert Mugabe a intégralement repris à l’occasion de l’élection présidentielle suivante, celle de 2013 (malgré ses 89 ans à l’époque).

Robert Mugabe a été "réélu" à de très nombreuses reprises. À l’élection présidentielle du 23 mars 1990, la première au suffrage universel direct (sans aucun collège spécifique), mais entachée de nombreuses irrégularités (comme les suivantes), il a été réélu avec 83,1% contre 16,9% à son ancien Ministre du Travail Edgar Tekere (1937-2011), avec une participation de 53,9% (le même jour, le parti présidentiel ZANU-PF a raflé 117 sièges sur 120 avec 80,5% des voix). À l’élection présidentielle du 17 mars 1996, il a été réélu avec 92,8% contre 4,8% à l’ancien Premier Ministre Abel Muzorewa (1925-2010), avec une participation de 32,3%. À l’élection présidentielle du 11 mars 2002, il a été réélu avec 56,2% contre 42,0% à Morgan Tsvangirai, avec une participation de 55,4%.

L’élection présidentielle de 2008 fut un peu particulière. Malgré les fraudes massives et les intimidations très violentes, Robert Mugabe n’a obtenu que 43,2% au premier tour du 29 mars 2008, dépassé largement par le leader de l’opposition Morgan Tsvangirai qui a obtenu 47,9%, avec une participation de 42,8%. Ces résultats ne furent publiés que le 2 mai 2008, après de nombreuses polémiques et la plongée du pays dans une crise politique qui ressemble un peu à celle de 2002 à Madagascar. Le parti de Morgan Tsvangirai a dénoncé ces résultats considérés comme truqués, revendiquant la victoire avec 50,3%. La police a violemment réprimé la contestation, provoquant des dizaines de morts, des milliers d’enlèvements et des milliers de blessés.

Cinq jours avant le second tour, Morgan Tsvangirai a renoncé à se présenter de nouveau pour éviter un nouveau bain de sang : « Nous ne pouvons pas leur demander de voter (…) en sachant que voter pourrait leur coûter la vie. Nous avons décidé que nous ne participerons plus à cette simagrée de processus électoral, violent et illégitime. Nous ne jouerons pas le jeu de Mugabe. ». Du coup, Robert Mugabe a été réélu par 90,2% avec une participation de 42,4%, au second tour du 27 juin 2008 aux résultats dénoncés par tous les observateurs internationaux. Les électeurs devaient montrer au parti présidentiel le bulletin qu’ils mettaient dans l’enveloppe avant de voter. Des commandos ont même agressé des abstentionnistes après l’élection. En tout, cette élection a coûté la vie à une centaine de personnes, a fait une dizaine de milliers de blessés et cinq mille militants de l’opposition ont été portés disparus.

Par ailleurs, le 29 mars 2008 avaient eu lieu aussi les élections législatives et fait sans précédent, le parti présidentiel ZUNA-PF a perdu sa majorité absolue avec seulement 99 sièges sur 210, alors que le parti d’opposition MDC de Morgan Tsvangirai a obtenu 100 sièges (110 si l’on tient compte des 10 d’un petit parti MDC dissident).

Comme les troubles politiques persistaient, quelques mois plus tard, Robert Mugabe fut contraint de nommer un gouvernement d’union nationale avec Morgan Tsvangirai à sa tête, qui a eu pour tâche, entre autres, de réviser la Constitution. Cette nouvelle Constitution, qui donne plus d’égards à l’État de droit en réduisant les pouvoirs présidentiels et en interdisant la dissolution du parlement, fut adoptée par 94,5% en faveur du "oui" au référendum du 17 mars 2013, avec une participation d’un peu plus que la moitié (le référendum aurait initialement dû avoir lieu en juin 2011, mais le retard du travail constitutionnel fut que non seulement, ce référendum fut retardé mais aussi l’élection présidentielle qui devait lui suivre). L’Union Européenne a levé les sanctions contre le Zimbabwe à la fin mars 2013 pour saluer la tenue pacifique et régulière de ce référendum.

L’une des modifications majeures de la Constitution fut la limitation à deux mandats successifs de cinq ans du Président de la République, mais cette limitation ne pouvant pas être rétroactive, elle ne s’applique à Robert Mugabe qu’à partir de l’élection présidentielle de 2013, ce qui lui permettrait de rester à la tête du pays encore pendant deux mandats, jusqu’en 2023 (à cette date, il aurait alors 99 ans !).

La dernière élection présidentielle a donc lieu le 31 juillet 2013. Elle était importante car elle allait mettre fin à la coalition d’union nationale : chaque parti voulait en effet prendre le pouvoir complètement, tant le parti de Robert Mugabe (ZANU-PF) que celui de Morgan Tsvangirai (MDC). Ce dernier, alors Premier Ministre, ne voulait pas d’une élection si tôt, car il voulait que les parlementaires pussent avoir le temps de réformer la loi électorale, permettre l’égal accès aux médias de tous les candidates, etc. Dès le premier tour, Robert Mugabe a été réélu avec 61,1% contre 33,9% à son opposant Morgan Tsvangirai qui a dénoncé ces résultats et ne les a pas reconnus. La "communauté internationale" a également contesté ces résultats officiels.

Ce mandat doit en principe s’achever en été 2018 et la prochaine élection présidentielle devrait avoir lieu entre le 23 juillet 2018 et le 21 août 2018. Robert Mugabe, président de son parti ZUNA-PF depuis le 15 mars 1975, fut déjà désigné par son parti comme candidat pour cette prochaine élection et avait déjà commencé à faire campagne. Néanmoins, âgé maintenant de 93 ans, Robert Mugade est naturellement au crépuscule de son pouvoir et sous influence, il a tenté de le maintenir au sein de sa famille en favorisant son épouse Grace Mugabe (52 ans).

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L’idée était assez simple : son objectif était de l’imposer comme candidate du pouvoir avant l’élection présidentielle du 2018. L’actuel "dauphin", d’un point de vue institutionnel (si Robert Mugabe venait à mourir avant la fin de son mandat), c’est le Premier Vice-Président du Zimbabwe ("Premier" car il y a deux Vice-Présidents en même temps). Ce poste a toujours été choisi parmi un proche de Robert Mugabe.

Ainsi, le premier Premier Vice-Président fut Simon Muzenda (1922-2003), ancien Vice-Premier Ministre du 18 avril 1980 au 22 décembre 1987 et ancien Ministre des Affaires étrangères du 18 avril 1980 au 1er janvier 1981, qui fut numéro deux de l’État du 31 décembre 1987 à sa mort, le 20 septembre 2003. Sa successeure fut Joyce Mujuru (62 ans), ancienne Ministre des Sports dès l’âge de 25 ans, en 1980, de nombreuses fois ministre et vice-présidente du parti présidentiel, en fonction du 6 décembre 2004 au 8 décembre 2014, date à laquelle celle qui était considérée comme une possible héritière a été limogée (sur la pression de Grace Mugabe) en faveur du très influent Emmerson Mnangagwa (71 ans), nommé le 12 décembre 2014.

Emmerson Mnangagwa fut un très proche de Robert Mugabe, considéré comme son fils, protégé par Mugabe dès 1963 (il n’avait alors que 17 ans). Il fut son Ministre de la Sécurité d’État de 1980 à 1988, puis son Ministre de la Justice de 1989 à 2000, son Ministre des Finances de 1995 à 1996, le Président de la Chambre des députés de juillet 2000 à avril 2005, Ministre du Logement d’avril 2005 à février 2009 et enfin Ministre de la Défense du 13 février 2009 au 11 septembre 2013 dans le gouvernement d’union nationale dirigé par Morgan Tsvangirai. La logique politique voulait donc qu’Emmerson Mnangagwa fût le successeur désigné de Robert Mugabe à la tête du Zimbabwe.

Mais c’était aller contre le dernier caprice du dictateur,ou plutôt, de la dictatrice : le remplacer par son épouse, intéressée par le pouvoir et ce qu’il représente, notamment d’un point de vue pécuniaire. Grace Mugabe (auparavant Grace Marufu, mais parfois surnommée Gucci Grace pour son goût du luxe) est l’épouse de Robert Mugabe depuis le 17 août 1996. Elle était sa secrétaire avant d’être son épouse (il y a une énorme différence d’âge). Robert Mugabe devait donc écarter son précédent dauphin, qui, par ailleurs, a été victime d’une tentative d’empoisonnement en août 2017, peut-être par une crème glacée fabriquée par une entreprise appartenant à Grace Mugabe (Emmerson Mnangagwa a dû se faire soigner en Afrique du Sud).

Factuellement, ce s’est déroulé de la manière suivante. Le 4 novembre 2017, Robert Mugabe a déclaré qu’il voulait que Grace Mugade devînt Vice-Présidente. Le lendemain, Grace Mugabe, décidément peu diplomate, lui demanda de lui céder le pouvoir. Le 6 novembre 2017, Robert Mugabe limogea son Vice-Président Emmerson Mnangagwa (qui a quitté alors le pays pour sa protection personnelle). Ce fut sans doute une erreur politique majeure de la part du vieux dictateur.

Car Emmerson Mnangagwa a le soutien de l’armée. Celle-ci est donc intervenue dans la nuit du 14 au 15 novembre 2017 en prenant le contrôle du pouvoir à Harare, la capitale du Zimbabwe. Le putsch fut organisé par le général Constantino Chiwenga (61 ans), commandant des forces armées du Zimbabwe depuis décembre 2003, et communiqué le 15 novembre 2017 à la télévision nationale par le général Sibiusiso Moyo.

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Des blindés furent postés dans les rues, notamment proches de la résidence des Mugabe, du gouvernement, du parti présidentiel, du parlement, de la radio et télévision, etc. Le 15 novembre 2017, les militaires ont assigné à résidence les Mugabe, et certains ministres, comme Ignatius Chombo (67 ans), Ministre de l’Économie et des Finances (depuis le 9 octobre 2017 et chef d’une faction rivale de celle de Mnangagwa) et Jonathan Moyo (62 ans), Ministre de l’Éducation (depuis le 6 juillet 2017), furent destitués et arrêtés.

Les militaires ont refusé d’assumer l’appellation de coup d’État qui, pourtant, en est un. Ils n’ont pas démis formellement de ses fonctions Robert Mugabe qui reste donc encore (très provisoirement) Président de la République du Zimbabwe. Cependant, leur objectif est clairement qu’il démissionne et qu’il s’exile avec son épouse en Namibie. Ces militaires sont favorables à Emmerson Mnangagwa, considéré comme le chef de la faction Lacoste (Mnangagwa est souvent appelé "Le Crocodile", pour son caractère impitoyable et sa cruauté, comme, du reste, un autre homme d’un pays proche…).

Robert Mugabe a refusé la proposition d’exil et s’est considéré comme toujours à la tête du pays, au point d’être présent publiquement le 17 novembre 2017 à une remise de diplômes à l’Université d’Harare. Des émissaires d’Afrique du Sud, envoyés par le Président sud-africain Jacob Zuma, cherchent actuellement à négocier entre les différentes factions pour trouver une résolution pacifique de la crise.

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Le 18 novembre 2017, une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes (sans précédent), encouragée par les militaires, a eu lieu à Harare pour réclamer la démission de Robert Mugabe. Victor Matemadanda, le secrétaire général des vétérans de la guerre d’indépendance, a scandé : « Allons maintenant dire au grand-père Mugabe et à sa dactylo qu’ils doivent rentrer chez eux ! ».

Enfin le 19 novembre 2017, le parti présidentiel ZUNA-PF a remplacé Robert Mugabe par Emmerson Mnangagwa (rentré à Harare le 16 novembre 2017, protégé par l’armée) pour devenir officiellement son président, et a désigné ce dernier comme candidat du ZUNA-PF à l’élection présidentielle de 2018. Cependant, Robert Mugabe n’a pas reconnu cette éviction de son propre parti et a déclaré qu’il avait toujours l’intention de présider le congrès de son parti en décembre 2017.

Dans une allocution télévisée le 19 novembre 2017, Robert Mugabe a annoncé qu’il refusait de démissionner. Le 21 novembre 2017, le Parlement devrait voter alors une motion de défiance contre Robert Mugabe pour le destituer de ses fonctions de chef de l’État et chef du gouvernement.

Les réactions en Afrique sont pour l’instant partagées. Alpha Condé (79 ans), Président de la République de Guinée depuis le 21 décembre 2010 et Président de l’Union Africaine depuis le 30 janvier 2017 (Robert Mugabe fut lui aussi Président de l’Union Africaine du 30 janvier 2015 au 30 janvier 2016), s’est prononcé en faveur de Robert Mugabe en dénonçant le coup d’État, tandis qu’Alassane Ouattara (75 ans), Président de la République de Côte d’Ivoire depuis le 6 mai 2011, est favorable au départ de Robert Mugabe (dans la dignité) : « Évidemment, à son âge et compte tenu de la durée de ses fonctions, tout le monde est conscient qu’il est temps qu’il cède son fauteuil à une nouvelle génération. ».

Cela paraît assez probable que Robert Mugabe ne serait plus Président de la République du Zimbabwe dans les jours prochains. La question reste surtout dans quelles conditions il quittera le pouvoir : volontairement, avec une certaine dignité et protection pour lui et sa famille, ou, au contraire, contre sa volonté, avec des risques évidents d’effusions de sang. Son neveu Patrick Zhuwao avait annoncé le 18 novembre 2017 que Robert Mugabe et son épouse étaient « prêts à mourir ». Il semblerait que Grace Mugabe aurait déjà fui le pays.

Dans tous les cas, le remplacement de Robert Mugabe par Emmerson Mnangagwa a peu de chance de faire croire à une ouverture de la dictature, puisque le "probable futur homme fort" fut l’un des meneurs des massacres de 1983 (même si lui-même a démenti toute implication personnelle dans ces massacres) et il fut l’un de ceux qui ont réprimé les opposants lors de l’élection présidentielle de 2008…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (20 novembre 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Zimbabwe : fin de régime chez Pépé Mugabe (20 novembre 2017).
L’inévitable réélection du dictateur Robert Mugabe (28 mars 2008).
Madagascar en 1947.
L’Afrique du Sud.
La Guinée.
La Côte d’Ivoire.
La Zambie.
La Mauritanie.
Le Kenya.
La lutte contre le paludisme.
L’Afrique et l’homosexualité.
Le Mali.
Le Nigeria.
Le Rwanda.

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6 réactions à cet article    


  • Jao Aliber 20 novembre 10:29

    Les occidentaux n’arrivent toujours pas à digérer le fait que les fermiers blancs puissent être expropriés par les noirs.Ce fut une magnifique revolution du peuple contre les blancs racistes du Zimbabwe de l’époque.

    Ils qualifient le Zimbabwe de pays hyper pauvre mais en même temps lui imposent des sanctions...économiques !

    Si Mugabe est un monstre, ils démontrent qu’ils sont cent fois plus monstreux .


    • covadonga*722 covadonga*722 20 novembre 10:51

      yep je suis d’accord il faut exproprier encore plus de fermiers blancs , ainsi nous verrons ce régime 

      offrir une famine comme ce pays jadis autosuffisant n’en a jamais connus.
      Je suis persuadé que le moyen de régler le problème démographique africain c’est de rendre 
      intégralement et définitivement l’Afrique au Africains et accessoirement aux chinois.
      On rappellera utilement que depuis que le bien homogène ethniquement gouvernement de zuma dirige la rsa ,l’ espérance de vie d’un noir sud africain a baissé de 12 ans , que la rsa qui avait le plus fort taux d’afrique avec le kenya de scolarisation des fillettes a vu celui ci baissé de 27% source omsque le sida ravage les township dans l’indifférence d’une caste zoulous qui se comporte exactement comme les boers .Et jao est un gros menteur depuis 2012 les rares sanctions économiques encore en place visent uniquement les achats d’armes et nominativement 5 personnes du clan muggabe .L’ue a versée plus de 200 millions d’euros d’aides depuis 2014 et le soutien alimentaire a la population n’a jamais cessé malgré la prévarication pratiquée a grande échelle par les larbins de mugabe .Quelques soit leurs pays les courageux peuples Africains doivent affronter la dureté de la mondialisation et surtout la sauvagerie de leurs bourreaux issus de leurs rangs .

      • Montdragon Montdragon 20 novembre 13:15

        @covadonga*722
        A force de virer, éliminer les fermiers blancs, un pays qui pourrait être autonome demande l’aide internationale.
        Mince quand la réalité rattrape tous les fantasmes dé-coloniaux.
        Allez hop ! Popcorn !


      • Carl V 20 novembre 14:30

        Quel cirque folklorique !! Et que la presse est douce vis-à-vis de ce tyran incapable, qui a réussi à transformer le pays le plus riche d’Afrique (l’ex-Rhodésie, appelée le grenier de l’Afrique et qui offrait les meilleurs salaires aux Africains qui accouraient de partout pour y travailler) en pays le plus pauvre du monde, avec une inflation annuelle de 1000% et plus !!! Et ce personnage grotesque tient le pouvoir, à son seul profit personnel, depuis 30 ans ! Je me demande à quoi ressemblera le prochain tyran...je souhaite que ce n’en soit pas un mais on parle déjà de plus en plus de Mnangawa, surnommé le « crocodile », avec un profil de despote parfait. Ce pays ruiné pourrait bien tomber encore plus bas, mais j’espère me tromper.


        • bob14 bob14 21 novembre 06:19

          P’tain...personne pour dézinguer ces vieux dictateurs Africains ?
          Ce continent est foutu..ils ont quoi les « blacks » dans le cigare... !


          • Lonzine 21 novembre 15:34

            Pas tout à fait, il est toujours là...

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