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Débat « Deux regards sur l’Ukraine » : la vérité assassinée pendant deux heures par Florian Lemarchand de Radio-Kiev-fréquence Bandéra

Petit mémento pour démonter la propagande ukrops.

Le 27 janvier 2017, dans le cadre du Cercle de Flore de l'Action-Française, s'est tenu un débat sur le Donbass entre Nikola Mirkovic franco-serbe membre de l'association Vostok et Florian Lemarchand responsable des volontaires français à Kiev. Vostok est une petite association humanitaire active en DLNR qui n'a jamais su depuis sa création présenter un bilan comptable juste (les corrections sont attendues depuis 3 mois). Florian Lemarchand assène une propagande ukrainienne tranchante, factuelle et mensongère, comme l'article le montre. Nikola Mirkovic, lui répondant par des généralités rappelant un mauvais livre, le débat tourna rapidement en faveur du partisan de Kiev. Il faut souligner qu'une petite claque venue soutenir son adversaire n'a pas dû aider le franco-serbe.

Florian Lemarchand n'ayant pas de contradicteur, cet article se propose de rétablir la vérité sur ses allégations les plus flagrantes. Chacune d'elles est citée dans le texte et est associée à un hyperlien permettant d'accéder directement au passage de la conférence. Dans le but de permettre une lecture plus sélective et de se présenter comme un petit memento contre la propagande Ukrainienne, les citations du défenseur de la Junte de Kiev, sont écrites en italique, en gras et en bleu.

La première allégation concerne le prétendu abandon de l'accord d'association entre l'EU et l'Ukraine par Ianoukowitch. « Il (euromaïdan) fait suite à la volte face de Ianoukowitch qui a préféré privilégier la Russie dans son partenariat plutôt que l'Union Européenne ». L'ancien président ukrainien n'a jamais mis fin au traité d'association, il l'a juste suspendu le temps de trouver un accord financier avec la Russie. Chose qu'il n'eut jamais fait si le FMI et l'EU ne l'avaient pas contraint par leurs refus de toutes aides financières supplémentaires.

Dans un second temps le partisan de Kiev, nous explique que «  l'Ukraine n'est pas une vue de l'esprit l'Ukraine, elle existe depuis des siècles en tant que peuple  ». Nikola Mirkovic a assez bien répondu à cette contre-vérité historique. Mais, il aurait pu rebondir sur le vrai problème du pays, c'est à dire le manque d’identité nationale commune. L'ouest du pays est catholique ou uniate, occidentalisé issu de l'Empire Austro-Hongrois et s'oppose à l'est orthodoxe issu de l'Empire Russe. Le problème de l'Ukraine n'est pas historique c'est à dire relevant du passé mais contemporain : c'est l'absence total de ciment intercommunautaire. La révolution Orange avait commencé à fédérer l'ensemble du pays autour de la lutte contre la corruption. Devant la persistance de cette dernière, les ukrainiens déchantèrent en deux ans. Depuis rien n'a rapproché l'est et l'ouest, bien au contraire, l'Euromaïdan n'a fait que catalyser la scission.

Ensuite, Florian Lemarchand nous explique que le problème est qu'« En Ukraine on est toujours sur un état que l'on pourrait qualifier de néo-féodal, et là, je dirai que le Donbass est vraiment l'exemple même de cette néo-féodalité, car il y a un oligarque, le plus riche d'Ukraine qui s'appelle Akhematov qui a vraiment mis sous coupes réglées cette région et il agit en seigneur ». Mais où est actuellement Akhematov ? A Kiev ou à Moscou ? Il est à Kiev, tout comme l'était Igor Kolomoïski, jusqu'en 2015... Donc le clan de Donetsk est avant tout et seulement ukrainien.

Les clichés continuant, le problème de la perte du statut officiel de la langue est évoqué. « le russe n'a pas été interdit dans cette loi, certes très maladroite, le contexte n'était pas favorable pour faire passer une telle loi.... ». Notre français marié à une ukrainienne, essaya d'expliquer que cela n'avait rien de grave, que les faits avaient été amplifiés par la propagande russe. Mais lors de la de son argumentaire, il déclara la maxime plusieurs fois entendue dans la bouche de feue Nathalie Pasternak : « Le problème d'un Etat qui ne sait pas défendre sa langue défendre, c'est qu'à terme il ne saura pas défendre son territoire » (répété une deuxième fois lors de la conférence). On est donc en droit de remettre en doute ses propos fallacieux sur le peu de portée symbolique de la perte du statut officiel de la langue russe. Discours faisant il déclara que l'intégralité de l'Ukraine devra parler ukrainien « en Ukraine il va falloir parler à terme ukrainien  ». Il poussa le cynisme jusqu'à ajouter : « c'est quoi une mesure anti-russophone alors que la majorité parle russe ». Nous sommes donc bien dans la définition de la dictature puisqu'une minorité veut opprimer une majorité.

Toujours dans le débat concernant la langue l'oukaz de 1865, interdisant la langue ukrainienne fut comme d'habitude cité. Mais peut-être aurait-il été bon d'en rappeler le contexte historique, lié à l’insurrection polonaise de 1861-1864, dont une des causes fut les revendications linguistiques. L'ukrainien ne fut pas interdit en tant que langue régionale mais en tant que support insurrectionnel et indépendantiste. Il est aussi bon de rappeler que cette interdiction a plus de 150 ans et que l'ATO lui, est bien actuel.

S'en suit une série de contre-vérités historiques facilement rectifiables.

La première affirmant que les habitants du « le Kouban c'est Rostov qui était ethniquement ukrainien ». En Ukraine, à l'image du président poroshenko, on ne réécrit pas que l'histoire mais aussi la géographie car Rostov sur le Don, ne fait pas partie du Kouban. Les cosaques du Kouban sont des zaporogues, c'est à dire issus des premiers cosaques qui se déclarèrent indépendants de la Pologne. Lors de la scission de l'Hetmanat, les cosaques à l'est des rives du Dniepr se rallièrent à la Russie. Pour les remercier de leur aide dans la guerre russo-turque de 1787-1792, Catherine II leur offrit la région du Kouban. Dire que les Cosaques de Kouban sont ethniquement ukrainiens est un faux syllogisme du même type que : les russes européens sont slaves, donc tous les slaves sont russes. De par leur histoire, les cosaques de Kouban sont liés à la Russie. Il est aussi bon de rappeler que la revendication du Kouban par l'Ukraine fait partie du pan-ukrainisme. Ce dernier est un des éléments qui permet de définir le nationalisme ukrainien (bandérisme) comme fasciste.

La suivante fut : « Bandera qu'est mort dans un camp nazi ». Premier mensonge, malheureusement appuyé par Nikola Mirkovic. Stepan Bandera est mort assassiné en 1959 à Vienne, par un membre du KGB. Voilà où mène une propagande mal conduite, elle se retourne contre soi. Bandera n'était pas un nazi, mais il était fasciste, génocidaire, antisémite donc, il n'a rien à envier au nazisme. De plus, Stepan Bandera a été libéré par les nazis avant la fin de la guerre.

Toujours dans le cadre de la seconde guerre mondiale, le cas des tatars de Crimée déportés par Staline fut évoqué :« Il faut bien voir que les tatars de Crimée qui étaient quand même la population d'origine a été massivement déportée, massivement par Staline ».Comme lors de l'eurovision 2016, la raison ne fut pas donnée. Les tatars de Crimée furent la seule et unique population européenne à avoir intégralement collaboré avec l'occupant nazi. Il est donc facile de comprendre qu'un peuple qui venait de perdre 27 millions des siens, voulait faire payer à ceux de ses concitoyens qui avaient le plus collaboré à ces crimes.

Bien évidemment l'Holodomor ne fut pas oublié. «  Je vais rappeler Holodomor c'est 4 à 6 millions d'ukrainiens qui meurent de faim dans une famine organisée. C'est un génocide, c'est un génocide, c'est d'ailleurs, Holodomor est d'ailleurs le fait historique qui a donné à l'ONU le terme de génocide  ». Comme toujours, il faut remettre les faits dans le contexte historique. Il s'inscrit dans les grandes famines qui ont touché toute l'URSS et non pas seulement l'Ukraine de 1931 à 1933. La famine concernait la Biélorussie, le centre de la Russie, le Kouban, le Caucase du nord, le Kazakhstan, l'Oural du Sud et la Sibérie Orientale. Elle fut causée par la NEP, la dékoulakisation et l'absurdité des plans quinquennaux. Elle fut d'autant plus sévère que les régions étaient agricoles. C'est là que l'argument de Florian Lemarchand « dans les villages ont a beaucoup mieux résisté à la famine », illustre sa méconnaissance du sujet.

Le nombre de victime est compris entre 2,6 et 5 millions de victimes selon les auteurs. Le mot génocide n'a pas été créé pour l'Holodomor mais pour le génocide arménien et la Shoah, par Raphael Lemkin en 1944. Le terme est utilisé pour la première fois par l'ONU en 1946, dans sa déclaration générale sans faire référence à l'Ukraine.

L'instrumentalisation qui en est faite actuellement n'est qu'une preuve supplémentaire de falsification partisane et russophobe de l'histoire en Ukraine. La situation en devient même ridicule dans l'ouest du pays ou l'Holodomor est commémoré avec ferveur, alors que cette région était à l'époque polonaise.

Une fois l'histoire réécrite, Florian Lemarchand se lança dans une analyse plus que partiale de l'actualité. Comme tout bon soutien de Kiev, il commençât par dénoncer l'action de «  l'armée russe  » dans le Donbass. Il serait facile de rappeler les déclarations des services de renseignements militaires français niant ce fait où l'utilisation d'image datant de la guerre de Géorgie pour prouver l’intervention russe en Ukraine. Mais comme dans le cas de l'exemple de la langue russe, Florian Lemarchand, démonte encore une fois son argument plus tard dans la conférence. Il déclara que « L’Ukraine n'a jamais eu d'armée, l'armée d'ukrainienne en 2014 se résume à 10.000 hommes » et « 10.000 hommes franchement c'est ridicule ». Oui en effet, 10.000 hommes, cela représente la taille de l'armée chypriote (1 million d'habitants sur l’île contre 51 en Ukraine). Donc tout est dit pas besoin d'armée russe pour combattre une armée lilliputienne.

Toujours pour illustrer sa soi-disant invasion russe, un argument choc est avancé « qui peut croire qu'un mineur sache conduire un BTR, puisse piloter un char, etc.... ». Mais Florian Lemarchand oublie de dire que l'Ukraine pratique encore la conscription. C'est à dire que tout jeune doit faire un service militaire de 12 mois. Il n'y a rien alors d'étonnant à trouver un mineur sachant conduire un char ou un BMP.

L’impérialisme imaginaire russe fut aussi évoqué par le truchement de la crise géorgienne de 2008 : « La Géorgie, quand même on ne va pas me dire que la Géorgie a attaqué des minorités russse pour qu'un pays de 150 millions d'habitants l’aplatisse complètement  ». Alors pourquoi, la Géorgie a-t-elle augmenté son budget militaire de 4333 % entre 2002 et 2007 ? Et pourquoi son armée a-t-elle dressé des plans d'invasion de l'Oussétie et de l'Abkhasie comme l'a déclaré le Ministre de la défense de l'époque Irakli Okrouachvili.

Le sempiternel couplet sur la Crimée, n'a pas été oublié « qu'est-ce que dit l'annexion de la Crimée ? Elle dit que : Si vous n'avez pas l'arme nucléaire votre territoire n'est pas sanctuarisé, peu importe les mémorandums que vous avez pu signés avec les plus grandes puissances mondiales. Si vous n'avez pas cette arme pour vous protéger, on peut toujours vous amputer d'une partie de votre pays ». Personne n'a été capable de lui répondre que la Crimée s'était déclarée indépendante en 1994 et que l'Ukraine l'a réintégrée en violation des accords de Budapest ? Doit-on en déduire qu'en Ukraine on se souvient des mémorandums seulement quand cela arrange les intérêts nationaux ?

Vient ensuite une déclaration des plus fantaisistes que Nikola Mirkovic laisse encore scandaleusement passer : « Dans le Donbass en 2014, ils ont fait leur référendum pour le rattachement à la Russie ». Ceci est totalement faux. Il y a bien eu un le 11 mai 2014 dans le Donbass, mais portant sur l'autonomie. La question était : « Поддерживаете ли Вы Акт о государственной самостоятельности Донецкой народной республики ? »  ; « Êtes-vous favorable à l'autonomie de la République populaire de Donetsk ? ». Il faut aussi rappeler qu'Andrei Pourguine aurait été démis de ses fonctions suite au projet d'un tel référendum.

Et pour finir en beauté, Florian Lemarchand sûrement boosté par le manque de connaissance de son adversaire se lance dans la plus honteuse des manipulations. Voici la transcription de ses propos : « On évalue à combien le nombre de volontaires étrangers coté ukrainien ? Il n'a jamais dépassé plus de 500 et quand je parle de volontaires étrangers, là c'est très drôle. Parce qu'elle est la première nationalité après l'ukrainien chez Azov ? Ce sont des russes, ce sont des russes qui sont venus se battre coté ukrainien parce qu'ils considèrent, des nationalistes qui considèrent que Poutine n'est pas leur allié et il y en a énormément. Moi, j'ai soigné au travers des organisations que je soutiens des soldats russes, des soldats qui se sont battus au cœur de Pravyi Sektor et donc voilà où est la russophobie, où est la russophobie. Il y a des soldats russes qui se battent avec des soldats ukrainiens et voilà. Ils partagent le même combat, ils partagent la même tranchée, la première nationalité étrangère dans ses bataillons là, c'est russe, c'est pas américain, c'est pas péruvien, c'est pas des je ne sais pas quoi. Ce sont des nationalistes qui ont vu que l'équipée sauvage de Poutine allait amener la Russie à sa perte ».

Oui, effectivement, il y a des russes au bataillon Azov, mais ce que Lemarchand qualifie de nationaliste ne sont que des suprématistes blancs russes. La nation russe va de la Biélorussie à l'extrême Sibérie, elle comporte des russes blancs (européens), des russes turkmènes, des asiatiques dont les célèbres bouriates tant décriés par la propagande raciste de Kiev. Il est donc totalement abusif d'employer le mot nationaliste russe pour des suprématistes blancs, ne leur en déplaise. Ces pseudos-nationalistes russes sont issus de groupuscules où de partis ayant été interdits en Russie et ayant trouvé refuge en Ukraine pour fuir la justice de leur pays. Par exemple, des anciens membres d'OD88, un groupe skinhead, ou du parti d’extrême droite interdit le Born (Боевая организация русских националистов, БОРН, organisation de combat des nationalistes russes). Le Born est un mouvement qualifié en Russie de néo-nazi, il est impliqué dans le meurtre de 9 personnes, dont le juge Edouard Tchouvachov, l'avocat Stanislas Markelov, la journaliste de Novya Gazeta Anastasia Babourova et le champion du monde de boxe thaï Muslin Aboullayev Kaïsarovitch. Parmi les membres du Born ayant fui la justice russe, se trouve son leader : Alexander Parinov surnommé "Roumains" qui est un des recruteurs russes d'Azov. Alors rien d'étonnant que Florian Lemarchand les trouve ouvertement anti-Poutine. Cela nous en dit long sur le genre de personne qu'il fréquente et sur la soi-disant absence de néo-nazi chez Azov and Co. Il ne faut pas faire la bêtise commune de dire que tous les nationalistes ukrainiens sont nazis, mais on peut dire que tous les nazis ukrainiens se retrouvent parmi eux.

Cet article se terminera par deux autres citations de Florian Lemarchand :

« les meilleurs volontaires que je connaisse ils viennent de l'est ukrainien... Azov a été créé dans l'est ukrainien, Iaroch il vient de Dniepro ». Le Donbass est la région la plus industrielle de l'Ukraine, il y a donc une forte immigration venant des autres oblasts. Ce fait est d’ailleurs régulièrement signalé dans les rapports de la CIA du programme AERODYNAMIC (1960-1970). Pour l'agence américaine l’immigration galicienne est présentée comme le meilleur terreau pour propager les idées antisoviétiques dans le Donbass. Ce qui était vrai en 1970 l'est encore en 2017. Ce n'est pas parce que l'on habite dans l'est de l'Ukraine que l'on est forcément d'origine russe ou russophone.

La dernière citation montre elle aussi le caractère partisan et mensonger des propos entendus lors de cette conférence : « On (la France) a une industrie de l'armement qui rend vert de rage les russes. Je veux dire ils ont quand même 15 à 20 ans de retard sur nous ». Il n'y a qu'à comparer un chasseur de 5éme génération russe (F-50) et un Rafale de 4éme génération vieux de 25 ans, pour se rendre compte de l'ineptie de ces propos.

Et pour conclure Florian Lemarchand donne un exemple familial : « les retraites continuent à être payées par Kiev, je le sais à Lougansk, il y a le grand-père de ma femme qui est là-bas et il touche sur les deux tableaux, coté rouble et coté Hryvnia ». En effet, Kiev verse les retraites à condition que l'on vienne se faire payer dans les zones contrôlées par ses forces armées. Les retraités doivent donc perdre au minimum une journée pour passer la ligne de front dans les deux sens. Seul les plus hardis ou les plus cupides peuvent profiter de cette petite combine toute ukrainienne en jouant sur les deux tableaux.

Ce débat montre que les relais en France de la propagande de Kiev sont encore, malgré la mort de la redoutable Nathalie Pasternak et du Charismatique Vasyl Slipak, bien préparés et efficaces. Même si leurs thèses venimeuses ne sont plus heureusement distillées dans les médias mainstreams français, elles n'en restent pas moins nocives.


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28 réactions à cet article    


  • Pierre Pierre 1er février 22:10

    Merci pour cet excellent article. On pourrait en dire beaucoup plus sur les méthodes de propagande de ce Florian Lemarchand. Quelques commentaires pour compléter votre article..

    - 1. L’UE proposait 500 millions d’euros à l’Ukraine pour signer le partenariat alors qu’il allait au minimum coûter 50 milliards d’euros à l’Ukraine. Voila pourquoi Ianoukovitch n’a pas signé. Le partenariat a ensuite été voté à la Rada sans que les députés ne puissent lire le texte de l’accord.
    - 2. Pour les Tatars de Crimée, ils ont effectivement massivement collaboré avec les nazis. Il y a beaucoup de raisons qui justifiaient leur déportation et on les connaît. Il y en a une qui est rarement évoquée : les autre ethnies de Crimée qui avaient eu à subir les exactions des nazis et de leurs collaborateurs tatares criaient vengeance et se préparaient à des pogroms anti-tatares. Les bolcheviques qui avaient des milliers de Tatares enrôlés dans l’Armée rouge ne pouvaient se permettre qu’ils retrouvent leurs familles massacrées. C’est peut-être choquant pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire mais cette rapide déportation (2 à 3 semaines) a aussi sauvé la vie de milliers de Tatares.
    - 3. Il y a une petite erreur de précision pour la NEP. La NEP créée par Lénine en 1921 est une politique relativement libérale qui permettait aux koulaks (grands propriétaires terriens) de garder la gestion de leurs terres agricoles. En 1928, comme ils refusaient de vendre leurs céréales au prix que l’Etat proposait, Staline a collectivisé leurs terres dans la désorganisation la plus totale. Les réserves furent confisquées pour nourrir les villes et pour payer les achats de machines à l’Occident. Les campagnes eurent autant à souffrir de la famine que les villes. L’origine de la famine vient de là avec aussi de mauvaises récoltes à cause du temps.
    - 4. Le mot « holodomor » date de 1978 et il tient son origine des Etats-Unis et du Canada où il y avait de nombreux migrants Ukrainiens suite à la guerre 39/45. Voir le livre « The Ukrainian holocaust of 1933 » de Vasyl Hryshko. Il fut inventé à cause de sa proximité euphonique avec « holocaust ».
    - 5. Je confirme ce que vous dites pour les conducteurs de BTR et de chars. Tout au début de la crise, quand les putschistes avaient envoyé l’armée régulière (ce n’était pas encore les néo-nazis) dans le Donbass, j’ai vu un BTR arrêté par les habitants d’un village. Le conducteur du char l"avait abandonné et avait sans doute déserté. C’était très drôle, un paysan est entré dans le BTR et en a pris les commandes pour le reconduire à la caserne. Il n’y avait pas encore de morts dans le Donbass à ce moment. Je ne me souvient plus de l’année précise mais le service militaire avait été supprimé en Ukraine en 2010 ou 2011. Il y avait donc de nombreux civils capables de conduire un char.
    - 6. Attention, le Rafale est un excellent avion et peut sans doute rivaliser avec les avions russes. Son handicap, c’est son prix d’achat et son coût de l’heure de vol. Cela ne rend certainement pas les Russes verts de rage. En moins de vingt ans, ils ont rattrapé leur retard technologique et ils ont même dépassé les Occidentaux dans bien des domaines militaires.
    - 7. Pour la combine des retraites payées deux fois, je ne le savais pas mais rien ne m’étonne plus des Ukrainiens.
    Pour le reste, le débat peut être entendu sur YouTube mais c’est très mauvais et plein de mensonges. (lien)


    • Courtois Laurent Courtois Laurent 2 février 08:08

      @Pierre
      Merci Pierre, merci pour vos commentaires toujours enrichissant.


      Encore merci de m’avoir signalé l’erreur sur la NEP, je vais corriger par « la suppressionde la NEP ».

      Je ne dis pas que les Rafales soient des mauvais avions bien au contraire, je dis juste que les russes sont capables de faire aussi bien voir mieux. Et ce n’est pas insulter l’aéronautique française que de faire remarquer qu’un avion conçu il y à 25 ans à peu de chance de rivaliser avec le dernier né.
      Néanmoins, le Rafale peu avoir une place commerciale importante sur les marchés des pays émergeant dont l’objectif n’est pas d’avoir le meilleur avion du monde mais un avion très performant et supérieur à ceux de ses proches voisins.

    • Pierre Pierre 2 février 09:54

      @Courtois Laurent
      Bonjour, 

      Il y a encore un point que je n’ai pas évoqué dans mon commentaire précédent. Je trouve que Nikola Mirkovic a largement dominé le débat face à un Florian Lemarchand qui bafouillait beaucoup. C’est vrai qu’il a laissé passer beaucoup d’inexactitudes mais Florian Lemarchand en disait tellement qu’il n’était sûrement pas facile de toutes les relever. 
      Notre perception de l’approbation du public est troublée par les applaudissements des fayots que Florian Lemarchand avait emmenés avec lui. 
      Pour le Rafale, il faut savoir qu’il y a eu des évolutions et que l’avion actuel n’est pas celui conçu il y a 25 ans.
      Quand vous dites que le Rafale n’est pas en mesure de rivaliser avec un « dernier né », j’espère que vous ne pensez pas au F35 américain. smiley Je pense d’ailleurs que les Américains feraient des économies s’ils stoppaient le développement du F35 et s’ils s’équipaient plutôt de Rafales ! smiley
       

    • Courtois Laurent Courtois Laurent 2 février 11:24

      @Pierre
      Pour ma part, je ne trouve pas que Nikola Mirkovic est dominé le débat, puisque pour moi, il n’y est pas rentré. Certes, tout ce qu’il a dit contrairement à son adversaire était fondé, juste, mais, il n’a fait que répéter sa leçon sans jamais tenir compte des fadaises de son adversaire.

      Il a répondu à un discours propagandiste basé sur l’actualité par un cours universitaire d’histoire de l’Ukraine, alors qu’il aurait du faire un discours de contre-propagande. Cela donne l’impression de deux personnes qui ne jouent pas au même jeu, voir un match boxe anglaise/boxe française. Nikola Mirkovic, se prend des chassés et des fouettés et il reste sur sa garde haute anglaise. Mon image, vous parle-t-elle ?

      Je sais très qui était dans le public, une petite bande de pro-ukrops dont d’ancien Azov. C’est d’ailleurs l’un deux qui corrige Florian Lemarchand quand il ose dire « Bandera qu’est mort dans un camps de concentration », alors que Mikola Mirkovic ne trouve qu’à répondre :« OUI, mais ».

       Le public était un public jeune, comme celui qui l’écoutera sur « youtube » et pour ce public, Florian Lemarchand donne l’impression d’être celui qui a raison. C’est donc de la part des ukrops une totale réussite propagandiste. Déjà qu’ils sont en terrain conquis chez la plus-part des nationalistes français, les choses ne vont pas évoluer.

      Et pour les concurants du Rafales, je parlais d’avion, pas de fer à repasser comme le F35 US.
      J’ai pleinement conscience que le Rafale a évolué, qu’il le peut encore, mais il ne dépassera jamais la génération 4+.

      Il est vrais que ce ne serait pas une mauvaise idée surtout budgétaire pour les USA, s’ils remplaçaient le F35 par des rafales. Surtout qu’ils n’ont pas besoin de’avion de 5éme génération pour mettre à feux et à sang des états militairement sous équipés comme ils le font depuis 1991....


    • Philippe Bénichou 3 février 09:20

      @Courtois Laurent En plus des cours d’histoire que je vous conseille de prendre pour améliorer vos connaissances de l’Ukraine, je vous suggère des cours de français. Votre dernier commentaire est rempli de fautes :

      « est dominé » au lieu de « ait dominé »
      « du » au lieu de « dû »
      « concurants » (sic !!!!) au lieu de concurrents
      Et j’en passe.

      Bref... c’est très, très mauvais M. Courtois.

      Vous savez quoi ? J’adore vous donner des leçons car vous êtes un donneur de leçons. Une petite douche froide comme ça, ça va vous faire le plus grand bien.

      Je quitte maintenant ce fil, le niveau est trop bas.

      Lehitraot



    • Courtois Laurent Courtois Laurent 3 février 09:28

      @Philippe Bénichou

      Vous savez ce que je dis au sujet de l’orthographe, c’est comme le pétrole, il faut en avoir quand on a pas d’idée.

      Et si vous pensez m’avoir donnez une leçon pour l’orthographe, c’est raté, je suis au courant depuis mon premier zéro en orthographe. Alors votre douche froide est sacrément pitoyable.

      Ce n’est pas sur la forme que je vous défis mais sur le fond. Et c’est bien pour cela que vous quittez, le débat.... Car vous n’avez aucune connaissance mis à part orthographique a exposer. 


    • Philippe Bénichou 2 février 09:54

      Courtois se ridiculise pas mal en disant que l’Holodomor est la conséquence de la NEP de Lénine (1921) alors que l’Holodomor a eu lieu sous l’influence de Kaganovitch (ex premier secrétaire du PC ukrainien) et du Géorgien Staline en 1932-1933. Courtois qui s’empresse de donner des leçons aurait mieux fait de travailler son sujet. Il aurait pu en profiter pour rappeler que lors de l’Holodomor ce sont des ukrainophones ET des russophones qui en ont été victimes.


      • Courtois Laurent Courtois Laurent 2 février 10:46

        @Philippe Bénichou
        Bonjour, Courtois Salut le troll qui se cache derrière se profil tout spécialement créé pour ce commentaire 
        Si mon ridicule se limite à avoir oublié le mot suppression avant le mot NEP, je devrais sans mal survivre.
        Courtois ne va pas profiter de cette réponse pour rappeler que les victimes de l’Holodomor étaient ukrainophones et russophones, puisque pour moi, elles sont toutes soviétiques.

        Bon trollage à vous


      • anna anna 2 février 11:26

        @Philippe Bénichou
        Quand on ne connait pas le sujet d’Holodomor, comme vous, on évite de faire des remarques désobligeantes aux autres, et on la ferme !

        Les victimes de la Grande famine de  1932-1933 ont été les habitants de :
        la république soviétique Ukrainienne
        la république soviétique Russe
        Povoljie
        les républiques soviétiques du Caucase du Nord
        la république soviétique de Kazakhstan
        Oural du Sud
        Siberie de l’Ouest

        et ils ont été TOUS des russophones !

        Aujourd’hui les ukrainiens néo-nazis et nationalistes ont décidé « d’extraire » les victimes purement ukrainiens de cette GRANDE famine et appeler cela Holodomor. 
        Une grande « trouvaille », qui a été conseillé et financé par G.Soros et qui dénigre les autres victimes des autres nationalités de l’ex URSS. 
        Nier le Holocauste est un crime
        Reconnaitre Holodomor, c’est reconnaitre SEULEMENT les morts ukrainiennes sur les 3/4 du territoire énorme de l’URSS, c’est reconnaitre QUE 3 millions de mort « ukrainiennes », parmi plus de 8,5 million de morts soviétiques", c’est aussi un crime... 
         



      • Courtois Laurent Courtois Laurent 2 février 12:04

        @anna

        Bonjour Anna,

        Dévoyer l’histoire est une des constantes de la propagande nationaliste ukrainienne.

        Le concept de l’HOlodomor nait dans la diaspora bandériste aux USA et au Canada, c’est à dire dans l’esprit de ceux qui avait collaboré à la Shoah, à l’épuration éthnique des polonais en Galicie.
        Ce n’est qu’une manipulation de l’histoire pour passer du camp des bourreaux à celui des victimes.
        Le comble, c’est que ces même bandéristes pour la plus part n’avaient même pas connu les grandes famines soviètiques car ils étaient Polonais à l’époque.
        De plus, il faut voir dans le concept d’Holodomor une arme de propagande US pour affaiblir l’URSS dans le cadre de la guerre froide. 

        Est-ce que je nie les grandes famines soviétiques de 1931 à 1933 ? Bien sur que nom

        4 millions d’ukrainiens en sont morts (chiffre obtenu à partir des actes de descès), le chiffre de 5,8 millions avancé par certains correspond à la dépopulation (mort + déficite des naissances).

        Russie : 1,5 millions de morts
        Ukraine : 4 millions de morts pour 32 millions d’habitants (12,5 %).
        Kazakhstan : 1,4 millions pour 4 millions d’habitant (35%)

        Il est a noter que ces trois pays forme ce que l’on appelle les RUK, c’est à dire les 3 grands greniers agricols européen. Ceci illustre encore et toujours que la famine de 1931 à 1933 a touché toute l’URSS et ce d’autant plus que les régions étaient agricoles.

        Dès que j’aurai fini ma série d’article sur « Qui veut la mort des accords de Minsk » en espérant avoir le temps de la finir avant qu’il soit enterré, je ferai un article sur « L’instrumentalisation de l’Holodomo ».


      • anna anna 2 février 13:56

        @Courtois Laurent

        Absolument ! 

        Mais l’instrumentalisation des nazis ukrainiens continu, et aujourd’hui elle prend les formes encore les plus abjectes !
        A titre d’exemple, regardez ce qu’on « enseigne » aujourd’hui aux enfants dans les écoles ukrainiennes, qui sont sous la « gouvernance » de Kiev :
        capture d’écran 

        Explication de l’image - 
        1. c’est un cours de « patriotisme » aux élèves de l’école ukrainienne ! 
        2. le soi-disant « instituteur » est habillé en uniforme militaire !
        3. il tient une arme automatique ( Kalachnikov) a la main !
        4. Sur le tableau derrière lui est affiché le drapeau de « Pravii Sector » (groupe neo-nazi
        5. D’ailleurs le signe NAZI du bataillon SS est affiché en haut a droite ! 
        6. Durant le cours, « l’instit » montre un journal ukrainien aux élèves avec une photo d’une petite fille en première page et la petite fille dit -« papa, il faut tuer les russes »

        Vidéo de ce cours a l’appuie, pour ceux qui vont mettre en doute la véracité des images que je donne :
        (vidéo est longue est en russe, et au début on nous montre les jeunes filles qui se promènent dans la rue en faisant un salut nazi « zig hail » )

        Mais en France personne n’en parle ! On préfère fermer les yeux et ne pas le voir ! Et accuser Poutine de tous les maux....



      • Elena Elena 2 février 15:06

        @Philippe Bénichou
        Bénichou le compte fait ce jour spécialement pour venir troller .......


      • Philippe Bénichou 3 février 08:46

        @anna Je ne connais pas le sujet de l’Holodomor ? Qu’est-ce-qui vous permet de dire cela ? La raison de mon intervention était précisément de corriger l’auteur de ce texte qui attribue l’Holodomor à Lénine ce qui est une grossière erreur historique. Par ailleurs je ne vois pas pourquoi vous me dites « fermez la ». Etes-vous ici pour débattre ou imposer vos vues ?


      • Courtois Laurent Courtois Laurent 3 février 08:59

        @Philippe Bénichou

        Je n’ai jamais attribué l’HOlodomor à Lénine Mort en 1924.

        Au lieu de vous acharner sur une coquille dans un article de 5 pages, vous feriez mieux de commenter les réponse que j’ai fait à Anna sur l’holodomor.

        Ainsi on pourrait admirer vos connaissances sur l’Holodomor.


      • Pierre Pierre 3 février 10:33

        @Philippe Bénichou
        Vous vous en êtes pris le premier à l’auteur en disant qu’il aurait mieux fait de travailler son sujet. Je lui ai fait remarquer la même erreur mais de manière courtoise. 

        J’ai écouté le débat et un des deux protagonistes disait tellement de contrevérités que je n’aurais pas pu toutes les relever. 
        L’auteur a fait un méritoire travail en rétablissant la vérité avec cette erreur sur la NEP qui est sans doute une coquille. J’en lis de bien pire dans les médias mainstream.
        Pour l’holodomor, j’en conteste absolument le caractère génocidaire. Le mot lui-même a été inventé aux Etats-Unis en pleine guerre froide par des migrants ukrainiens ou leurs enfants et il est actuellement utilisé pour nuire à la Russie et pour créer un climat hostile des Ukrainiens envers les Russes dans le dessein de créer une rupture entre ces deux branches du même peuple.
        J’ai eu la chance de faire de très nombreux voyages en Union soviétique dans les années 70 et 80.
        Je m’y suis fait des amis et notamment en Ukraine. Je les ai parfois accompagné quand ils visitaient leurs familles dans les villages et les conversation allaient bon train et sans langue de bois, vodka oblige.
        Jamais, je dis bien jamais, je n’ai entendu la moindre allusion à une quelconque volonté délibérée de Staline d’éliminer des Ukrainiens qui se définissaient d’ailleurs d’abord soviétiques. Je précise que ces conversations avaient lieu avec des gens qui avaient vécu la famine de 1932 - 1933.
        Je précise aussi que les avis étaient généralement positifs sur Staline. Ces gens avaient connu la croissance économique de 1935 -1941 (la plus forte d’Europe), le développement industriel de la même époque, l’ouverture des écoles partout et l’éducation pour tous, les soins gratuits et bien sûr, l’euphorie de la victoire de 1945.
        Dans les années 90, j’ai eu la chance d’accompagner un ami qui cherchait des informations sur cette famine dans les archives de Moscou. On est tombé sur des échanges de courriers entre Staline et des responsables locaux (du Kouban). Il était clair que Staline n’avait pas une idée claire de ce qui se passait dans la région. Les échanges étaient du genre : le responsable local. Je demande une révision à la baisse des quotas à prélever, les récoltes n’ont pas été bonnes. Réponse. On doit coûte que coûte maintenir les quantités à fournir. A aucun moment on n’évoquait une famine possible.
        Les archives soviétiques doivent encore être étudiés mais les Ukrainiens refusent de participer à ce travail. Cela démontrerait sans doute que le génocide est une fable et cela ne les arrange pas.
        Il faut aussi ajouter que quand Staline s’est rendu compte de l’ampleur du désastre, il a tenté d’acheter les surplus de céréales américains mais les Américains ont refusés. Ils ont préféré détruire les surplus pour que les cours des céréales ne s’effondrent pas. Seul l’Iran a vendu des céréales à l’Union soviétique contre de l’or.
        Je ne dis pas tout cela pour blanchir Staline. Il est sans contestation responsable de la famine (par manque de prévoyance) mais pas d’un génocide. 

      • REMY Ronald REMY Ronald 14 septembre 13:53

        @anna
        Bonjour. Merci à tous pour votre participation à ce débat qui me met la larme à l’oeil à chaque fois à cause d’un gâchis qui me rappelle celui tristement célèbre de l’ex-Yougoslavie.
        .
        Un pays où j’avais aussi quelques connaissances et amiEs fièrEs d’avoir fait leur service militaire au sein d’une nation pluti-ethniques et religieuses, fière d’elle-même et de cette caractéristique à l’époque. Les familles des étudiants yougoslaves étaient « mélangées » et ne se posaient pas de problèmes à ce sujet, comme nous en France avec les bretons, les alsaciens, les basques, les normands, les corses, les vendéens, etc. Hélas, une époque révolue avec l’éclatement puis la disparition de la Yougoslavie. Les particularismes ethniques, linguistiques et religieux sont de plus en plus revendiqués, de plus en plus à la mode, au profit d’un communautarisme de plus en plus tribal et objectivement, fondamentalement, intrinsèquement (voire parfois ouvertement) RACISTE. Un racisme qui n’est pas seulement tapi au sein du marigot ranci de l’extrême droite mais qui imprègne beaucoup de centristes girondins, écologistes, socialistes, gauchistes et extrême-gauchistes. Ce mal est un mélange de bêtise, d’aveuglement, d’intransigeance et de rejet du citoyen universel.
        .
        Ce citoyen universel quasi oublié de la renaissance et de l’ère des lumières où les artiste, peintres, sculpteurs, architectes, experts ou apprentis, traversaient les frontières d’Europe aussi librement que les poètes, les musiciens, les philosophes et les scientifiques. (Certes, ma vision historique est quelque peu idéalisée et il fallait soigneusement éviter les champs de bataille, les querelles politiques et religieuses, les brigands...). Mais aujourd’hui, nous voyons s’élever des frontières cimentées et barbelées dans tous les pays du monde ainsi que la xénophobie et la haine. Objectivement, jamais la planète n’a connu autant de « murailles de Chine » sur chaque continent.
        .
        Pour revenir à notre sujet, à Paris, j’ai des amis et des connaissances russes et ukrainiens. Tous sont navrés de cette montée haineuse en Ukraine. Lorsqu’une balle blesse un camp ou un autre, je souffre tout autant moralement et je crois pouvoir dire que c’est le cas de mes amis aussi.
        .
        La question qui m’intéresse, ce n’est pas de savoir qui a commencé hier, il y a un siècle ou il y a mille ans ? (comme dans une pathétique cours d’école, qui peut très vite dégénérer comme vous le savez en bouillon de méchancetés respectives avec dégâts collatéraux sur les plus faibles).
        .
        La question qui m’intéresse vraiment, prioritairement, c’est comment sortir de ces monstrueuses montées de haines ? Depuis les chaleureuses amitiés individuelles à entretenir comme des fleurs précieuses et fragiles, en passant par les échanges d’étudiants, d’artistes et des scientifiques, les mariages, les jumelages et entraides entre villes éloignées, jusqu’au colloques internationaux de bonne foi accouchant de mesures sanitaires et industrielles concrètes, je crois (j’ai besoin de croire) qu’il est possible d’inverser cette horrible tendance suicidaire généralisée de l’humanité.
        .
        Certes, le premier vote du Parlement ukrainien post-Meïdan a été de retirer les droits linguistiques à la plus forte minorité du pays. Imaginez la sanglante révolte si la même chose avait été faite en Suisse, en Belgique, au Canada, etc. !!!
        .
        Certes, l’élite européenne à Bruxelles n’a pas bougé. Le gouvernement socialiste français (« l’union de la gâche ») n’a pas réagi. Les partis parlementaires d’opposition n’ont pas levé le petit doigt. Pire. Car, oui, il y a pire : les médias de droite et de gauche n’ont pas protesté.
        .
        Einsten avait eu une belle et célèbre phrase que j’ai peur d’écorner (aidez-moi à la retrouver) concernant la montée en puissance des forces de la haine et la responsabilité toute aussi lourde de tous ceux qui la regarde monter sans réagir (devenant complices de facto).
        .
        Qu’importe les difficultés provenant du passé. Evitons ce nouveau divorce entre peuples, ce nouveau gâchis humain. Vite. Il y a urgence. Avec les amitiés franco-russes et les amitiés franco-ukrainiennes, j’aimerais voir développer aussi, de manière concrète, réalisatrice, constructive, enrichissante, les amitiés russo-ukrainiennes.
        .
        Le projet européen doit aussi être relancé, ressourcé avec soin, pour sortir du cynisme matérialiste individualiste mercantile et offrir un complément d’âme, de solidarité, d’échange, d’entraide, de coopération et de rêves constructifs à tous nos enfants.
        A+
        (mes excuses web-lecteurs pour mes textes toujours trop longs)


      • Courtois Laurent Courtois Laurent 16 septembre 08:17

        @Elena

        Fait ce jour et plus jamais utilisé depuis 6 mois.

        https://www.agoravox.fr/auteur/philippe-benichou


      • RussianForEver 2 février 11:30

        Pourquoi ne pas dire que Florian Lemachand n’est qu’autre que Benoit Hardy utilisant un pseudo ?

        Quoi qu’il en soit Nikola Mirkovic connaissait et maitrisait beaucoup plus son sujet... 

        • Courtois Laurent Courtois Laurent 2 février 13:29

          @RussianForEver

          Bonjour,

          Plusieurs personnes présentent à la conférence m’ont dit qu’il s’agissait de Benoït Hardy, le fantome de Solidarité France Ukraine. Je dis fantome car, il fait la chasse à ses photo sur le net en les faisant retirer....

          Pour ma part, n’ayant pas de photo de la conférence pour le prouver, je me suis abstenu de le dire. Quand j’avance quelque chose, c’est que j’en ai toujours les preuves, sinon je le fait pas.

          Nikola Mirkovic connaissait certe mieux historique de l’Ukraine, mais était-ce le thème du débat ? 


        • Pierre Pierre 2 février 15:42

          @Courtois Laurent
          En tous cas, les deux profils se superposent parfaitement : épouse du Donbass, perte d’amis à Illovaïsk, envois d’uniformes et d’équipements depuis la France, proximité avec les milices nationalistes (Azov), contact avec la diaspora ukrainienne d’Amérique etc.

          Je crois qu’on peut lever les doutes.

        • Courtois Laurent Courtois Laurent 2 février 17:40

          @Pierre

          J’attend que le second duettite soit au courant, je ne voudrais pas qu’il soit le dernier à la savoir.

          C’est comme dans les adultères on est toujours un peu gëné quand le cocu est le dernier à le savoir....

          https://www.facebook.com/1nikolamirkovic/posts/1838432909768827?pnref=story

          Quand la séance de congatulation et d’auto-congratulation sera terminé, la réflexion commencera peut-être.

          Dans tous les cas cette petite conférence ressemblait bien à une chausse-trappe. Invité sous pseudonyme, l’un sachant à qui il avait à faire, l’autre pas du tout. Petite claque partisane, gros bras ancien d’azov dans la salle. 

          L’Action Française organiserait-elle des dîner de cons ?


        • Pierre Pierre 2 février 18:59

          @Courtois Laurent
          Merci pour le lien vers Facebook. Je viens de lire les commentaires et cela conforte mon idée que Nikola Mirkovic a donné la meilleure impression dans ce débat.

          Pourquoi ? Les étudiants dans la salle qui ne connaissaient pas nécessairement grand-chose sur l’histoire de l’Ukraine ont pu en entendre un aperçu bien présenté par Nikola Mirkovic. Vous et moi, nous connaissons l’histoire de la région et Nikola Mirkovic ne m’a rien appris mais je pense que les étudiants qui ont assisté au débat sont sortis avec un autre regard sur l’Ukraine. 
          Finalement, il n’y a pas grand-monde qui sait que l’Ukraine n’a jamais existé en tant qu’Etat indépendant avant 1991 ou que la Crimée n’a jamais appartenu à la région ukrainienne et qu’elle y a été transférée par un simple décret de Krouchtchev sans tenir compte de la constitution soviétique et de l’avis des habitants.
          C’est vrai que Nikola Mirkovic n’a pas relevé toutes les inepties que Benoît Hardy (appelons-le par son vrai nom) débitait mais finalement, quelle importance cela avait pour les étudiants présents de savoir si Bandera était mort dans un camp de prisonniers ou s’il a été assassiné par le KGB. Je suis sûr qu’il n’y en avait pas beaucoup qui savaient qui était Stefan Bandera.
          Je pense aussi que les organisateurs du débat ont dû être piégés par Hardy qui avait amené sa section de supporters. On sent bien dans les mots de conclusion du débat que l’organisateur a un à priori antiaméricain et anti Union européenne et les applaudissement de la salle conforte l’impression que les étudiants sont d’accords.

        • Courtois Laurent Courtois Laurent 3 février 11:09

          @Pierre

          Je vais être franc avec vous. J’ai beaucoup de mal à crorie Nikola Mirkovic qand il dit ne pas connaitre Florian Lemarchand alias Benoît Hardy.

          Pourquoi ?

          Car il fréquente les mêmes milieux et ont les mêmes amis,(catholique et nationaliste, dont Pascal Lasalle de Radio-Courtoisie, qui milite pour la réhabilitation de Bandera).

          L’ex président de SFU Cyril Bogaert est intervenu sur Radio Courtoisie :

          « Pascal Lassalle recevait Benoît Lazzari, chef d’entreprise ayant vécu en Russie et dans le Donbass à Louhansk, Cyril Bogaert, vice-président de France-Ukraine-Solidarité, et Grégory Linghberg, créateur du site Zentropa Ukraine, pour une émission consacrée à la situation en Ukraine. »

          La nébuleuse France ukraine Solidarite- Solidarité France Ukraine a été créé par d’ancien humanitaire français au Kosovo, que Nikola Mirkovic connait.

          Alors quand Nikola Mirkovic dit « je ne sais même pas qui est Floriant Lemarchand », j’ai envie de lui répondre : MENTEUR. 


        • Pierre Pierre 3 février 12:13

          @Courtois Laurent
          Je réécouterai le débat dés que j’en aurai le temps en prêtant plus d’attention aux propos de Nikola Mirkolic. Il m’a semblé qu’il défendait assez bien les intérêts de la RPD et de la RPL et c’est cela le principal.

          Le fait qu’il connaissait Benoît Hardy ou pas est pour moi secondaire. Si ce dernier ne voulait pas donner son vrai nom et que Mirkolic a accepté de jouer le jeu pour que le débat ait lieu, je me dis qu’il devait avoir ses raisons. 
          Maintenant, si tous ces personnage manigancent dans le même milieu catholique et nationaliste, cela m’est égal parce ce que j’ai clairement entendu une différence de point de vue sur l’Ukraine et cela, on ne l’entend jamais dans les médias mainstream.
          Pour le reste, j’ai l’habitude de prendre plus de recul et de m’intéresser aux faits et à l’histoire. Mon expérience me permet de très vite déceler les manipulations et d’éliminer les informations fallacieuses. 
          Pour revenir au débat de l’article, pour moi, il était mauvais. Quand un des deux interlocuteurs dit constamment des incohérences, il n’y a pas de dialogue possible. Soit on relève chacune d’entre elles et on entre le jeu du manipulateur soit on fait comme Mirkovic et on a une discours pédagogique qui recadre les événements dans le contexte historique. 

        • Courtois Laurent Courtois Laurent 3 février 16:57

          @Pierre

          Je ne met pas en doute la sincérité de Mikola Mirkovic pendant le débat. 

          Je soulignais juste la complexité des relations entre les nationalistes français pro-Kiev et pro-Donbass.

          Tous le monde se connaissaient avant, tout le monde se connait pendant (un exemple) et tout le monde se connaitra après.

          Et sur ce sujet, il serait ridicule de se focaliser sur une personne, l’intérêt et juste de signaler le fait globalement.


        • Courtois Laurent Courtois Laurent 12 février 12:28

          @Courtois Laurent

          J’ai oublié de dire que Benoit Lazzari = Floriant Lemarchand = Benoit Hardy, etc...


        • captain beefheart 2 février 19:24

          Bonjour Monsieur Courtois,et merci pour votre article.

          Le propagande pro-Kiev et son relais en France a encore pas trop de quoi s’inquiéter,quand on écoute France Culture sur le regain de violence autour Donetsk,Avdeevka.Le rôle de l’OSCE devient illisible,et on nous sert la soupe toujours de la même façon.Déformer,occulter et carrément mentir sont des bons outils de journaliste maintenant.

          Pourtant,quand on lit les commentaires sous un article du Figaro,il devient clair que de moins en moins de lecteurs prennent ça comme de l’argent comptant.Et c’est plutôt,rassurant.

          J’ai lu que les autorités des deux républiques de Donetsk et Lugansk instruisent des dossiers contre des militaires et miliciens et donneurs d’ordres de ces attaques et bombardements,à fin de ne pas laisser ces crimes et assassinats impunis,dans l’espoir de mettre leurs auteurs devant un tribunal,« quand tout sera fini ».A mon avis ils peuvent aussi monter des accusations envers des membres de l’OSCE,qui sont censés être neutres.

           


          • Courtois Laurent Courtois Laurent 3 février 09:41

            @captain beefheart

            Bonjour,

            merci à vous de me lire. Les médias français ne sont toujours pas objectfs sur l’Ukraine et sont ainsi complice du drame qui se joue dans l’est du pays.

            Mais la propagande est moindre, fini le réseau « Pasternak-Fourest » qui envoyait des illustres inconnus jouer les experts sur BFM TV, fini les discours génocidaire sur europe1, etc.

            Je partage votre avis, la plus parts des commentaires sur internets sont pro-russe et anti-Kiev

            Je crois peu aux poursuites en Ukraine à la fin du conflit de l’Est puisque les accords de Minsk stipule au point 5 : « pardon et amnistie ».
            De tel poursuite ne seront possible qu’après la chute de la junte de Kiev, car il faudra poursuivre les auteurs en Ukraine.

            L’OSCE n’est que l’outil de l’EU, ce n’est que les yeux de la bête. Les yeux voient le cerveau (EU) interprète. Pour moi, ce n’est pas l’OSCE qui faut accuser mais Merkel, Hollande.

            ,


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