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Accueil du site > Actualités > Médias > En « haut lieu », on ne supportait plus « Arrêt sur images »...

En « haut lieu », on ne supportait plus « Arrêt sur images »...

Suite à la décision de Philippe Vilamitjana, directeur des programmes de France 5, « Arrêt sur images », après douze années de diffusion, ne sera pas reconduite sur la chaîne. Elle sera remplacée par une autre émission où interviendront de « grandes signatures de la presse ».

Après l’arrêt du « premier pouvoir » d’Elisabeth Lévy sur France Culture, après la suppression de « Charivari » sur France inter, la déprogrammation de l’émission de Daniel Mermet, « Là-bas si j’y suis » sur cette même radio, avec un ciel couvert de nuages sur l’émission de Serge Moati « Ripostes », c’est au tour de Daniel Schneidermann d’être « remercié ». On veut ainsi remplacer toutes les émissions d’investigation et de réflexion par d’autres émissions où le bavardage mondain est la règle...

Si les intérêts financiers et marketing prennent souvent le pas sur le respect du téléspectateur ou de l’auditeur, c’est aujourd’hui, avant tout, la volonté du pouvoir politique de contrôler parfaitement les radios et télés publiques qui explique ces disparitions, déprogrammations ou menaces diverses.

Arrêt sur Images décortiquait chaque dimanche, sur la chaîne de service public France 5, la fabrication des images montrées par les télévisions. Cette émission portait ainsi un regard critique sur la production télévisuelle et incitait à réfléchir sur le sens et le choix des images qui pénètrent dans des millions de foyers en mettant à jour certaines manipulations. Quand beaucoup regrettent la quasi-absence d’éducation à l’image dans notre système éducatif, Arrêt sur Images effectuait un réel travail d’éducation populaire.

Le directeur des programmes de France 5, Philippe Vilamitjana, a motivé sa décision par une volonté de "renouveler les programmes et d’ouvrir un espace de décryptage de l’information" ! Il a également assuré n’avoir aucun reproche à faire à l’émission et à son animateur, Daniel Schneidermann.

Si Alain Taieb, producteur de l’émission, reconnaît au directeur son "droit à décider la reconduction d’une émission", il regrette la disparition d’Arrêt sur images, "émission emblématique de France 5 et à laquelle, manifestement, Vilamitjana n’avait rien à reprocher".

Alors, pour quelles raisons cette émission a-t-elle été supprimée ? On ne saurait évidemment évoquer un audimat insuffisant : ce serait un mensonge au regard des taux d’écoute, et de toutes façons incongru sur une chaîne de service public à mission éducative. On ne peut arguer de fautes professionnelles : les analyses critiques produites par l’équipe d’Arrêt sur Images n’ont jamais été démenties.

Ce serait l’ « esprit » de l’émission qui déplairait ?

Ou bien le petit monde de la télé ne souffrirait pas qu’on analyse ses travers ?

Ou bien « on » considérerait que le public ne serait pas assez adulte pour constater que l’information qui lui est donnée est parfois « aménagée », voire falsifiée ?

Ou bien, en plus ou moins haut lieu, on ne goûterait pas la liberté de ton, cependant toujours mesurée, de l’émission ?

Daniel Schneidermann revient sur cette décision sur son blog « Big Bang Blog » :

"Enfin, je pense à eux, évidemment, au quatuor des assassins tremblants. Tous ces mois à ronger leur frein, à attendre l’heure, avant de porter enfin le coup de poignard. Tous ces mois, ou toutes ces années (...), Claude-Yves Robin (directeur général de France5), Philippe Vilamitjama (directeur de l’antenne), Patrice Duhamel (directeur général de France Télévisions), Patrick de Carolis (PDG) : je ne sais pas, dans le quatuor, qui a tenu le poignard, qui a tenté de retenir la main de qui, qui s’est caché derrière qui. A vrai dire, ça m’est égal. Tous quatre sont à mes yeux responsables."

Les agissements de ces quatre mousquetaires ne sont pas sans rappeler les auteurs des « purges » récentes sur France inter. L’actuel président de Radio France Jean-Paul Cluzel, inspecteur général des finances, longtemps collaborateur de Jacques Chirac, ami intime d’Alain Juppé et récemment reconverti au Sarkozyime n’a pas jamais fait mystère de ses idées « de droite, catholiques et libérales » (entretien donné au Figaro magazine). Depuis son arrivée, marquée par une brutale reprise en main provoquant le départ de personnalités emblématiques comme Pierre Bouteiller et Jean-Luc Hees, France Inter a perdu plusieurs centaines de milliers d’auditeurs. Quant à Frédéric Schlessinger, directeur nommé à la tête de la station et ancien responsable du pôle radio du groupe Lagardère, il s’est empressé de couper quelques têtes parmi les plus chères aux auditeurs, notamment Alain Rey, une des voix les plus aimées d’Inter.

Si certains veulent croire que toutes ces émissions et aujourd’hui Arrêt sur images n’intéressaient personne, le public, lui, s’est toujours largement manifesté en leur faveur. Arrêt sur Images est une émission utile à l’éducation critique et à la culture. Elle est, malheureusement, unique sur les chaînes de service public. Il faut la maintenir !

Pour signer la pétition :

http://arret-sur-images.heraut.eu/


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66 réactions à cet article    


  • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 29 juin 2007 11:33

    Ce que je ne comprend pas, c’est que cela fait une semaine, voir plus, que l’on est au courant, et on ne se retrouve que maintenant avec 2 articles (quasi identique) sur le sujet.


    • Albert Ricchi Albert 29 juin 2007 23:35

      Bonsoir,

      C’est sans doute, comme le dit Marianne dans son numéro 531, que « Les confrères ne se sont guère pressés pour défendre »Arrêt sur images"...

      Mais mieux vaut tard que jamais...

      Albert


    • le pen la vie la vraie 29 juin 2007 23:46

      ça n’intéresse personne la fin du lugubre du dimanche midi

      Pour moi arrêt sur image continue : sur ma platique, l’empire du milieu, les tricheurs, nanar c’est quand même autre chose que ce petit prof de télé sans humour

      « Enfin, je pense à eux, évidemment, au quatuor des assassins tremblants. Tous ces mois à ronger leur frein, à attendre l’heure, avant de porter enfin le coup de poignard ». Qu’est-ce qu’il faut pas lire comme connerie, allez va au chomage comme tout le monde et arrêtes de te prendre pour le César des médias. Entre le bonnaud moche et lui on est servi...


    • le pen la vie la vraie 1er juillet 2007 10:20

      Sur ma platine bien sûr, c’est pas beau ça :

      J’étais bien installé - fixé sur mon nombril Avec les certitudes de ceux qui pèsent lourds Le cynisme rapide pour les dîner en ville Un triplex sur les Champs - une villa à Cabourg Dans mon carnet d’adresses quelques ministres intègres Quelques putes de luxe - 7 ou 8 tops modèles Des restaurants branchés - un vieux chauffeur très maigre Un président fourbu dont je tire les ficelles

      J’étais maître d’un monde où se battent et surnagent Des esclaves trop chers et des femmes volages

      Je suis seul allongé et mon sang devient noir Mon regard étonné est celui d’un enfant C’est toujours un mystère ce que tu peux bien voir Quand le 11-43 est reparti fumant Tout autour quelques ânes et des chevaux de course Se préparent aux courtines à griffer les dollars Juste au milieu du front une piqûre louche Derrière le crâne un trou béant sur le comptoir Les flashs des photographes - les poulets - les indics Et la foule anonyme avec ses lieux communs Rien ne me touche plus - ni le jeu - ni le fric Car jamais de ma vie j’étais allé aussi loin...


    • nephilim 29 juin 2007 11:43

      pas tout a fait il y en deja eu 2 voir trois auparavant^^ Que dire si l’on est convaincu de cette brutale prise de pouvoir par l’etat:On est Traité de gauchiste. Alors je ne suis pas gauchiste ni « droitiste »^^ ni centriste mais je constate effectivement un musellement des medias citoyen objectif par cet etat qui va bientot interresser la convention des droits de l’homme et le droit d’expression dans notre pays.
      - un ministère de l’immigration
      - un ministére de l’information ??
      - un ministére pour l’église ?? je plaisante...... mais..... pas trop.


      • Gilles Gilles 29 juin 2007 19:33

        Nephilim, le ministère de l’intérieur s’appelle aussi « Ministère de l’intérieur et des cultes »

        Comme quoi, pas de quoi plaisanter ! smiley


      • AIXOIS 1er juillet 2007 06:59

        http://www.voltairenet.org/article14060.html Les médias sous contrôle de l’État Le mythe de la liberté de la presse en France par Thierry Meyssan*

        Contrairement à une idée répandue, la liberté d’expression proclamée en 1789 n’a été appliquée en France que quatre ans et demi en deux siècles. Le contrôle de l’État a atteint son paroxysme dans les années 1944-54 où toute la presse a été nationalisée. Le système actuel, quoique formellement respectueux des libertés, est contrôlé, à tous les stades, par les services du Premier ministre : détention de la moitié du capital de l’AFP, réductions conditionnelles des charges sociales et de la TVA, subventions directes aux « grands » quotidiens, censure des chaînes de radio et de télévision par le CSA, etc. Il en résulte des publications d’une grande médiocrité, les moins lues des pays démocratiques.

        Les « Occidentaux » ont développé des conceptions différentes de la liberté d’expression et du rôle de la presse, selon l’image qu’ils se faisaient de l’autorité exécutive et de sa légitimité. On peut distinguer quatre grands courants :

        Pour les Scandinaves, la légitimité de l’exécutif est subordonnée aux comptes qu’il rend au peuple. Il s’ensuit que la liberté de la presse est définie plutôt comme une liberté d’accès à l’information que comme une manifestation de libre expression. Ainsi, la Suède adopte, le 2 décembre 1776, une loi autorisant les citoyens à accéder aux documents officiels. Aujourd’hui, les administrations ont obligation de communication de toutes leurs pièces, sous vingt-quatre heures, sauf réserves exceptionnelles motivées. La lecture des quotidiens est un acte de civisme, elle participe de la surveillance que les citoyens exercent sur le pouvoir et sans laquelle il serait illégitime.

        Au Royaume-Uni, l’expression est libre comme le sont les autres facultés humaines. Dès 1662, Charles II, qui rétablit la monarchie après la dictature de Cromwell, se fait le garant de la liberté en abolissant la censure préalable. La presse s’inscrit dans la loi commune et ne fait pas l’objet de textes particuliers.

        Aux États-Unis, les Pères fondateurs opposent la liberté à la tyrannie de la Couronne britannique comme à celle de la majorité démocratique. La liberté de la presse est un moyen d’émietter l’opinion publique et de prévenir un totalitarisme de la pensée. Les médias sont appelés à constituer un « quatrième pouvoir ». Le 1er amendement, inscrit dans la Bill of Right du 25 septembre 1789 stipule que « Le Congrès n’édictera aucune loi restreignant la liberté de la presse ».

        En Europe du Sud, la liberté d’expression est nécessaire à l’élaboration de décisions raisonnées. Elle s’oppose au pouvoir des clercs qui soumettaient le débat à la connaissance du dogme. Cependant, les révolutionnaires français ne concevaient la liberté comme absolue que lorsqu’elle est encadrée par la loi pour prévenir qu’elle ne soit utilisée par les uns pour en priver les autres. Pour eux, le journaliste est un citoyen comme un autre et son expression n’est légitime que si elle participe au débat démocratique, à la construction de l’intérêt général.

        Histoire de la servilité de la presse française Il est d’usage d’opposer ces héritages culturels. Mais l’humaniste préférera en comprendre les motivations particulières sans s’attacher aux réponses apportées. De sorte qu’il puisse cumuler les critères pour élever son exigence démocratique.

        La France se flatte d’être la « patrie des droits de l’homme » en ce qu’elle a énoncé, en 1789, un modèle politique original qui sert aujourd’hui encore de référence. Cependant, il y a loin de la proclamation à la mise en pratique et elle s’est montrée particulièrement rétive à l’application des principes qu’elle avait énoncés. Avant même l’invention de l’imprimerie, La monarchie a soumis la presse à la censure (c’est-à-dire à autorisation préalable) sous peine de mort. La première Gazette, publiée par Théophraste Renaudot, le fut par privilège royal. Malgré son apparence de publication autonome, elle était probablement souvent directement écrite par le cardinal de Richelieu avec le sens critique qu’il voulait bien qu’on lui applique.

        La presse libre ne fit son apparition que lors des États généraux de 1789. Ce fut une floraison de feuilles et de libelles que le pouvoir renonça à réprimer. La première publication libre fut Le Patriote français de Jacques-Pierre Brissot. Cependant, l’Assemblée constituante ne fit pas qu’entériner un état de fait en proclamant la liberté d’expression, elle lui donna un contenu philosophique. Le débat ne porta pas sur l’expression politique au sens actuel, qui faisait consensus, mais sur la presse libertine. C’était un genre à la mode qui mêlait provocations pornographiques et réflexion a-dogmatique. Des députés du clergé craignaient que cette presse ne trouble la jeunesse, l’égare des repères de la foi, et ne plonge la société dans la licence et le désordre. Mais la majorité se rangea à l’opinion de Mirabeau (lui-même auteur pornographique) que nul n’était qualifié pour être le censeur des autres.

        Cette liberté fut de courte durée. Bien que confirmée par la Constitution de 1791, elle fut abrogée dès que s’installa la dictature de la Commune de Paris par décret du 20 août 1792. Les imprimeries furent brusquement saisies et les gazettes des « empoisonneurs de l’opinion publique » interdites.

        Alexandre Ledru-RollinLa liberté d’expression ne fit qu’une seule réapparition dans l’histoire de France, pendant un an et demi à l’occasion de la Révolution de 1848 sous l’impulsion d’Alexandre Ledru-Rollin. Elle fut à nouveau suspendue par le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte lorsque le même Ledru-Rollin mit le gouvernement en accusation pour viol de la Constitution après que les troupes françaises furent parties soutenir le pape contre la république romaine.

        Tout au long du XIXe et XXe siècle les gouvernements successifs se sont efforcés d’inventer toutes sortes de contraintes pour contrôler la presse. La loi du 29 juillet 1881, qui marqua la défaite du Parti de l’Ordre moral du maréchal de Mac Mahon et le véritable commencement de la IIIe République, fut un étrange compromis entre liberté individuelle et intérêt de l’État qui tourna en définitive à l’avantage du pouvoir économique. Elle favorisa une corruption généralisée des journalistes.

        Le plus extravagant aura été atteint par le Gouvernement provisoire : Charles De Gaulle entrant dans Paris promulgue, le 26 août 1944, une ordonnance rédigée à Alger qui nationalise toute la presse écrite et audiovisuelle. La France est le seul État non communiste à avoir jamais procédé de la sorte. L’idée de l’époque est que pour être objective, la presse doit être un service public. L’État devient le garant de la Vérité à défaut d’être celui de l’esprit critique. Tous les journaux, toutes les radios et les imprimeries sont collectivisés et placés sous séquestres. Ces biens sont soit attribués à des journalistes et éditeurs dont on croit qu’ils ont participé à la Résistance, soit confiés à des sociétés qui en assurent la gérance sans en avoir la propriété. François Mitterrand, premier ministre de l’Information de la IVe République, choisit la plupart des heureux bénéficiaires des dévolutions d’imprimeries et de journaux séquestrés à la Libération. Non sans ironie, un de ses amis, l’ancien collaborateur Robert Hersant, rafla ainsi les journaux qu’il convoitait sous l’Occupation. Ce n’est qu’en 1954 que Pierre Mendès-France privatisera la presse écrite. Mais le gouvernement conservera un contrôle indirect des tirages puisqu’une coopérative, où siègent les représentants du ministère de l’Information, détient le monopole du papier journal et détermine la répartition « équitable » des stocks jusqu’en 1986.

        Il faudra attendre 1982 pour que François Mitterrand, devenu président de la République, privatise partiellement la radio, et 1986 pour que Jacques Chirac privatise partiellement la télévision. Aujourd’hui encore, il existe un « service public de l’audiovisuel », c’est-à-dire des chaînes d’État, que l’on s’efforce de présenter contre toute vraisemblance comme des gages, non plus d’objectivité, mais d’excellence. Il ne viendrait pourtant à l’idée de personne d’affirmer que l’amélioration des journaux passe par la création de quotidiens d’État.

        La presse contemporaine sous contrôle de l’État Le système actuel se caractérise par une apparence formelle de liberté doublée d’un contrôle étatique à tous les niveaux.

        En premier lieu, l’accès à l’information se heurte au bon vouloir des administrations et au secret d’État. Alors que la Suède avait légiféré sur l’accès aux documents publics, il y a plus de deux siècles, la France a timidement prévu une procédure d’accès aux documents administratifs et une autre pour la levée du secret-défense. Dans la pratique, la première exige des délais d’environ un an et demi en cas de litige, tandis que la seconde se heurte à des refus quasi-systématiques.

        La protection des informateurs qui feraient parvenir à la presse des documents confidentiels, publics ou privés, est très insuffisante. Elle se limite au droit du journaliste de protéger ses sources, encore que celui-ci ne s’applique pas aux affaires de terrorismes par exemple. La loi ne protège pas les fonctionnaires qui, pour servir l’intérêt général, rendraient publics des documents abusivement classifiés, comme c’est le cas en Suède. Elle ne protège pas non plus le journaliste des manipulations en sanctionnant l’informateur qui vise à nuire à des tiers, comme c’est le cas en Norvège.

        La matière première des quotidiens est fournie par une agence de presse unique, l’Agence France-Presse. Les journaux se bornant souvent à assaisonner les mêmes nouvelles pour toucher des cibles différentes. L’AFP était un établissement d’État jusqu’en 1957. Elle dispose aujourd’hui d’un nouveau statut sensé garantir son indépendance rédactionnelle. Mais ses recettes proviennent pour moitié de ses clients, pour moitié de l’État. Bien que chacun s’efforce de le nier, l’AFP est sous contrôle comme le revèlent les batailles homériques qui entourent la nomination très politique de son président.

        Le contrôle des rédactions passe par la réduction de leur nombre. On a assisté à une concentration sans précédent de la presse quotidienne depuis la Libération. Les journalistes, s’ils sont enregistrés par la Commission de la carte où siègent des représentants du Premier ministre, où si l’administration le décide discrétionnairement, font bénéficier leurs employeurs de cotisations sociales réduites et en bénéficient eux-mêmes, ainsi que d’une déduction fiscale supplémentaire. Les journaux doivent, eux, être enregistrés par la Commission paritaire de la presse où siègent d’autres représentants du Premier ministre pour bénéficier du taux réduit de TVA à 2,1% au lieu de 19,6%. Ils bénéficient alors aussi de tarifs ultra-préférentiels à La Poste. À ce subventionnement indirect s’ajoute un subventionnement direct par les services du Premier ministre des quotidiens nationaux. Le refus ou le retrait d’un de ces agréments vaut toutes les censures : il condamne généralement le journal concerné à la faillite immédiate. Et s’il survit, il est réduit à la marginalité sur un marché assisté où ne s’appliquent pas les règles de la libre concurrence.

        La presse se nourrit aussi de revenus publicitaires. L’État intervient à nouveau pour déterminer les secteurs commerciaux ayant accès à la publicité sur les supports écrits et sur les supports audiovisuels de manière à maintenir des équilibres artificiels qui n’ont d’autre raison de se perpétuer que d’exister déjà.

        La presse écrite est diffusée par des messageries coopératives. Il est obligatoire d’adhérer à l’une d’entre elles pour être diffusé en kiosques et il est impossible de les vendre autrement puisqu’il est interdit de colporter des journaux à proximité des kiosques. On a cependant récemment vu émerger des quotidiens gratuits qui échappent à ce système de contrôle. Dans ce système, une inégalité est maintenue entre les titres : la principale messagerie est détenue pour moitié par un éditeur de journaux. Surtout, les kiosques sont approvisionnés deux fois par jour : une tournée le matin, et une seconde l’après-midi exclusivement réservée au Monde de manière à lui assurer une prééminence sur ses concurrents.

        Dans le cas de la presse audio-visuelle, la pénurie de fréquences hertziennes a conduit le législateur à instituer un Conseil supérieur de l’audiovisuel chargé de les répartir aux « mieux-disants culturels ». Mais, outrepassant ses compétences, ce Conseil, dont les membres ne sont pas élus mais nommés par copinage, s’est érigé d’abord en censeur des chaînes hertziennes, puis des chaînes par satellites ou par câble. Des consortiums ont été créés, où l’État est partie prenante, pour contrôler la diffusion par satellite et par câble.

        Cependant, ce système de contrôle patiemment échafaudé est impuissant face à l’émergence des nouvelles technologies. Aussi a-t-on, au cours des dernières semaines, voté une loi sur l’économie numérique qui fait sortir la liberté d’expression sur internet du cadre général. Désormais, le droit n’est plus le même selon que le journaliste s’exprime directement sur le Net ou qu’il republie sur le Net un article déjà publié dans un journal dûment enregistré. De même le déferlement des chaînes de télévision via les lignes de téléphone, qui échappe au contrôle du CSA, correspond à l’incarcération de son principal promoteur, Xavier Niel, fondateur de Free, à la suite d’une rocambolesque dénonciation de proxénétisme.

        Enfin, la liberté de la presse ne peut s’apprécier qu’au regard de l’appareil judiciaire qui en garantit l’harmonieux fonctionnement. Au XIXe siècle, Georges Clémenceau se battit pour que les journaux ne soient pas jugés en correctionnelle par des magistrats nommés par l’État, mais par des jurys populaires. Cette procédure indispensable a été supprimée par le Gouvernement provisoire et jamais rétablie. Là encore, si les chambres spécialisées sont tenues par de fins juristes, il suffit d’observer les batailles qui entourent la nomination de ces magistrats pour mesurer le caractère politique de leur fonction. Et j’écris ceci avec d’autant plus de prudence que je suis un habitué de ces prétoires.

        De ce système discrètement verouillé, il résulte une presse fade et révérencieuse dont le public se désintérresse. Avec moins de 20 exemplaires de quotidiens diffusés pour 100 adultes, la France arrive en queue des États développés à niveau d’alphabétisation comparable. Elle se situe juste derrière la Russie, loin du Royaume-Uni (40 exemplaires) et très loin derrière la Norvège (75 exemplaires).


      • Chichile Chichile 29 juin 2007 12:30

        Pour France Inter : je ne comprends pas à ce moment les chiffres de l’audience tels qu’on les trouve chez Médiamétrie : certes, si FI est en recul par rapport à la période précédente, la station progresse par rapport à n-1, c’est à dire la même période en 2006.

        J’ai trouvé ces infos ici

        http://www.imedias.biz/radio/les-audiences.php

        Commentaires ?


        • Albert Ricchi Albert 30 juin 2007 00:17

          Bonsoir,

          La bonne période de référence se situe plutôt à partir de la date d’arrivée de Jean Luc Hees sur la chaîne ou au moment des attaques contre « Là-bas si j’y suis » de Daniel Mermet en 2006 et tout particulièrement à partir du comportement scandaleux de FI pendant la campagne sur le TCE en mai 2005.

          Albert


        • le pen la vie la vraie 30 juin 2007 00:42

          que vous aviez bien sûr dénoncé à l’époque...


        • jakback jakback 29 juin 2007 12:37

          Arrêt sur images, le titre était prémonitoire.

          De la a regretter Schneiderman, c’est sans moi, votre pétition sociolo-politique vous pouvez en faire des confettis, c’est de la branlette pour bobos gauchisants.

          Dépolluer les chaînes publics des journalistes socialo-marxiste est une action de salubrité public.


          • simplet simplet 29 juin 2007 14:39

            merci de me permettre de trouver des raisons de discréditer les abrutis pédants de votre espèce... j me permets de vous insulter parce que :
            - 1 ) ya que çà que vous comprenez
            - 2 ) çà colle parfaitement à ce que vous êtes, une personne qui ne voit même pas ces droits et ces libertés disparaître jour après jour.. c’est pas grave z’êtes heureux, NS est président, alors le reste, on s’en secoue hein...


          • spartacus 29 juin 2007 14:52

            dis donc, mon p’tit gars, t’es un vrai démocrate, toi !... smiley smiley


          • jakback jakback 29 juin 2007 15:02

            @ simplet, merci de vous inquiétez pour mes droits et mes libertés, mais depuis 30 ans elles sont réduites a peau de chagrin, vous avez sans doute remarqué que sous la pression socialo-communiste, des lois liberticides ( ex : gayssot) nous bâillonne.

            Pour l’insulte, que dire, rien, le mépris suffira.


          • jakback jakback 29 juin 2007 15:29

            @ parkaway

            je ne me souviens pas d’avoir utilise le mot « branlette » de façon exagérée dans mes posts.

            Bien sur il s’agit de B........ intellectuelle dans le cas qui nous intéresse.

            Quand au mot branler, je suis certain de ne l’avoir jamais employé, utilisé autrefois oui, il y a longtemps, mon statut matrimoniale me permet de ne plus vivre d’expédiant.

            Comme toutes les personnes de droite, je suis certainement primaire et peu réfléchi, ce qui m’évite d’être intrabilaire chronique en me penchant sur l’assiette de mon voisin, même si cette dernière est plus remplie que la mienne.

            Le tutoiement systématique que vous employez est en général, le fait de personnes imbues d’elle même et irrespectueuses d’autrui.

            je dis bien en général, je ne vous cite pas personnellement,

            mais ce post vous est tout de même dédié


          • jakback jakback 29 juin 2007 15:30

            spartacus, avec l’avatar tout est dit


          • Albert Ricchi Albert 30 juin 2007 00:43

            à vieuxjak@orange.fr

            Et conserver que des journalistes de droite, qui à part des commentaires de bulletins météo, d’accidents mortels de la route, d’incendies ou de noyades l’été, PENDANT TOUT UN JOURNAL TELEVISE, ne savent pas faire grand chose d’autre, c’est de la démocratie ? sans doute pour les vieux Jak...

            Albert


          • jakback jakback 30 juin 2007 12:34

            J’ignorais que seul les journalistes de gauches étaient les seuls susceptibles de nous informer objectivement et intelligemment.

            La démocratie est de gauche ou n’est pas. Albert je vous aime smiley


          • bulu 29 juin 2007 13:13

            Schneiderman aurait pu faire un (plusieurs meme !) « arret sur images » interessant sur le 11/09 et decortiquer ce qu’on voyait en images (et entendait) et comment c’etait manipule par les medias et les politiques.

            Il ne l’a pas fait.

            D’autres l’ont fait, par centaines, c’est tres simple...On ne compte plus les web documentaires bases sur le principe d’« arret sur images » qui denoncent l’imposture de ce jour phare. Il en sort tous les mois, avec chacun leur eclairage propre qui depend de la sequence CNN, NSBC, BBC analysee...Tout ceci est debattu sur des forums, sans maitre a penser autoritaire...

            Le limogeage de Schneiderman enterine juste un peu plus le passage sur le WEB de l’INFO. Les signataires de petitions n’ont juste pas encore saisi la transition.


            • float float 29 juin 2007 13:41

              Soit, l’« information » passerait donc des médias traditionnels (TV/radio) au Web... C’est prodigieusement masturbatoire mais admettons ! Mais les « informés », eux, à votre avis où sont-ils ? Je ne suis pas sûr qu’ils suivent le même mouvement, ou en tout cas pas aussi vite.

              Il serait donc plus que sain pour la réflexion publique qu’il reste tout de même une dose d’information (puisqu’il devient utopique aujourd’hui de l’exiger de toute l’information) non fallacieuse sur la TV : je rappelle que l’audience du JT de 20h de TF1 approche les 10 millions... Aucun site web n’arrive ne serait-ce qu’au dixième de ce chiffre.


            • bulu 29 juin 2007 13:57

              par « profondement masturbatoire », vous voulez dire que je m’illusione sur le passage de l’info vers le web ?

              Quand au fait, qu’il serait sain qu’on ait un JT objectif, je vous retorque qu’il serait sain que les hommes vivent en harmonie, paix et amour... douces illusions.

              Non, nous avons d’un cote, un outil, internet, qui STRUCTURELLEMENT permet le debat et la diffusion moins verouillee d’info (P2P). De l’autre cote, nous avons le paf, bien verouille. Fellicitons-nous que ce dernier enterre les miettes d’impertinence qui lui restent, et accelere la transition de ceux qui veulent de l’info vers le web.

              Quand aux dix millions qui font le grand chelem arthur-laborde-ppda-laborde-Fbi ami ami, personne n’a jamais rien pu pour eux.


            • float float 29 juin 2007 14:33

              « Fellicitons-nous que ce dernier enterre les miettes d’impertinence qui lui restent, et accelere la transition de ceux qui veulent de l’info vers le web. »

              ... ou bien diminue encore la proportion de « ceux qui veulent de l’info ». je comprends très bien qu’on ait envie de négliger le rôle pédagogique que pourrait jouer la TV, mais le fait est que beaucoup ne pensent et ne perçoivent le monde que par son biais. d’où le danger de l’abandonner définitivement et exclusivement à ce vide vers lequel elle veut à tout prix tendre.


            • bulu 29 juin 2007 15:42

              « mais le fait est que beaucoup ne pensent et ne perçoivent le monde que par son biais. d’où le danger de l’abandonner définitivement et exclusivement à ce vide vers lequel elle veut à tout prix tendre »

              vous devriez lire l’article de Bernard Dugue ce jour sur le journalisme, il y pose une question tres pertinente :

              « les gens veulent ils vraiment savoir, apprehender le monde dans lequel ils vivent ? »

              Manifestement, pour beaucoup non. Sinon ils feraient autre chose que regarder la tele.


            • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 29 juin 2007 13:56

              Salut Albert,

              Le 20, j’ai également fait un article pour manifester mon indignation d’ « Arrêt sur Images » ce dernier avait pour titre :

              Suppression d’ « Arrêt sur Images »,....Boycott sur le service public,.. zappez leurs pubs !

              Manque de pot, il a été refusé par les grands ciseaux d’Agoravox !

              Raison du refus :

              Article contenant des informations évoquées abondamment dans l’actualité (non-inédit)

              Bon, il n’était pt’être pas balaise, mais l’intérêt principal c’est que je proposais une idée de boycott des pubs du service public !

              Cet article est quand même visible sur mon blog :

              http://spagnolo.unblog.fr/suppression-d-arret-sur-images-boycott-sur-le-service-public-zappez-leurs-pubs/

              J’espère que cette idée du boycott sera reprise par un maximum de personnes , juste pour monter à ces premiers de la clase que nous ne sommes pas tous des petits boutons biens dociles ... juste bon à payer notre redevance !

              @+ P@py

              P.S. je fais la même réponse à Laurent. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26325


              • koton 29 juin 2007 13:57

                à quand la sarkovision ?


                • Algunet 29 juin 2007 14:19

                  Wouah !!!

                  Ravi d’apprendre que je fais partie du « haut lieu », la classe... je ne supportais pas non plus arrêt sur images. Non pas l’émission, son principe, mais son destructeur, celui qui est responsable de sa disparition : Daniel Schneiderman. Cette émission aurait pu être exceptionnelle avec un peu plus de rigueur, d’humilité et de sensibilité, moins de partis pris.


                  • le pen la vie la vraie 30 juin 2007 00:49

                    vous voulez dire encore plus chiante ?


                  • aquad69 29 juin 2007 14:23

                    Bonjour Albert,

                    eh bien ! Boycottez la télé, faîte-le savoir, et appelez les autres à le faire ; c’est la seule réaction sensée et efficace à votre niveau.

                    Quand à moi, il y a des années que je ne regarde plus ses émissions révoltantes d’abêtissement crasse ; celà ne m’empêche pas de voir vidéos et Dvd, par l’intermédiaire des bibliothèques municipales,par exemple, et je ne m’en porte que mieux.

                    Quand aux infos, prenez-les sur le net : quand on compare la synthèse que l’on peut se faire soi-même à partir des éléments que l’on peut y glaner, éclairés par des articles de réflexions que l’on trouve ça et là, et ce que l’on nous présente en matière d’infos dans les médias télés et écrits, il y a de quoi hurler !

                    Les infos des médias officiels sont, sans exagérer, du mensonge organisé : à partir de faits bruts réels, mais présentés dans un contexte faussé, et avec des techniques de présentations sémantiques et psychologiques éprouvées, subtiles et efficaces, on vous « intoxique », on vous fait croire à des interprétations diamétralement opposées à la réalité ; c’est ainsi que l’on mène les gens à se construire une culture « standard » et non pas personnelle, et développer des personnalités uniformes et soumises au modèle dominant, ainsi qu’une vision du Monde complètement fausse.

                    Et c’est comme ça que l’on finit par faire croire que ce sont les chômeurs et les jeunes des cités qui mettent en danger la prospérité de la France, et que ce sont les peuples pauvres, faibles et affamés qui menacent la paix dans le Monde !

                    Et que c’est en travaillant plus que le salarié s’enrichira !

                    Cessez de voir les services officiels comme des GO (Gentils Organisateurs) bienveillants ; on ne vous veut pas du bien !

                    Cordialement Thierry


                    • vivelecentre 29 juin 2007 14:36

                      en haut lieu, il s’en tapent comme de l’an 40 de votre émission qui de toute façon , n’est regardée que par un public déjà convaincu !

                      qu’est ce que ça change que cette émission continue ou pas

                      Par contre , cela vous permets le petit frison de la révolte pantouflarde contre le grand complot sarkozien à la tête de la maison France

                      Occupez vous déjà des pays ou il n’y a pas le Millionième du début du commencement de la liberté d’expression

                      ils sont encore nombreux sur le globe

                      et si cela vous donne le cafard , il ne vous restera plus que vos rire gras devant le spectacle haineux- mais libre- des guignols de l’info !!!!!!!!!


                      • simplet simplet 29 juin 2007 14:44

                        gras haineux, décalés mais c’est tellement vrai...

                        çà doit être çà qui vous embête... z’aimez pas qu’on les montre sous un autre jours vos cadors ???


                      • simplet simplet 29 juin 2007 14:47

                        je partage votre avis, non seulement sur « arrêt sur image » mais pour toutes les autres émissions qui tombent en ce moment... et même si celà en amuse certains, une fois que l’on commence à museler les médias dit « décalés » ou un peu cinglants, c’est le premier pas vers une dictature de la pensée...

                        le pti Nico nous ferait il « SA » révolution culturelle... il a déjà écrit son ptit livre à lui genre « oui oui à l’élysée » ou « Fantasia à Neuilly » ??? smiley


                      • chambertin chambertin 29 juin 2007 14:50

                        vous avez entièrement raison,

                        sans aucun doute la bonne solution est de retirer l’électricité à domicile.

                        un seul poste plasma (très très grand) par commune et de bons programmes concoctés par...des professionnels ???

                        bon, le média télé est en passe de disparaitre, ASI c’est reglé, elle me manquera mais c’est pas bien grave, maintenant nous pouvons choisir la couleur et sa marque électrique... quel progrès...


                      • bulu 29 juin 2007 15:33

                        mais simplet, en quoi, les medias du paf peuvent-ils etre decales ??

                        Il te le disent au guignols pourtant : « vous regardez trop la tele »


                      • le pen la vie la vraie 30 juin 2007 00:52

                        vous êtes vraiment simplet vous


                      • Albert Ricchi Albert 1er juillet 2007 14:51

                        @ vivelecentre <laurentpiot@free.fr<>p>

                        Bonjour Laurent,

                        Vos propos semblent complètement contradictoires car si « en haut lieu ils s’en tapaient comme de l’an 40, », cette émission n’aurait pas été supprimé...

                        Vive le centre ? ne voudrait-il pas mieux dire viveladroite !


                      • caramico 29 juin 2007 15:02

                        Je vais me répéter, mais si la télé veut se tirer une balle dans le pied, celà ne fera qu’accélerer sa disparition, bon débarras, des milliers d’entre nous font sans, et ne sont pas en manque d’informations, de culture et de divertissements. Tiens, pour la petite histoire, que le gros gland de Devedjian traite aimablement une consoeur de « salope », c’est passé où pas à TF1 ?


                        • Algunet 29 juin 2007 18:01

                          Tout à fait l’info est passée sur TF1, les excuses aussi. Mais pas de quoi fouetter un chat : ce n’est pas un gros mot mais un point d’exclamation appuyé comme on en fait dans toutes les phrases dans à Marseille « putaingue, qué con ce con, con ! » Non, il a oublié tout simplement d’éteindre la TV ! ;-o


                        • Algunet 29 juin 2007 18:03

                          Tout à fait l’info est passée sur TF1, les excuses aussi. Mais pas de quoi fouetter un chat : ce n’est pas un gros mot mais un point d’exclamation appuyé comme on en fait dans toutes les phrases dans à Marseille « putaingue, qué con ce con, con ! » Non, il a oublié tout simplement d’éteindre la TV ! smiley


                        • marc 29 juin 2007 21:38

                          Calamico

                          « Des milliers d’entre nous feront sans.... » mais malheureusement , des millions continueront à faire avec et à voter pour des vautours qui leur boufferont la laine sur le dos en disant « profitons en tant qu’on est les plus forts » ; vous ne pouvez pas vous déintéresser de ces questions car vous ne vivez pas en autarcie tout seul avec les quelques milliers d’internautes ( qui comptent pas mal de Philou, vivelecentre et autres fachos , d’ailleurs !!!). Vous dépendez totalement de ces millions qui regardent TF1 religieusement.


                        • philac 29 juin 2007 15:12

                          Ces débats « pour-contre » une émission de ce type ont un air de déjà vu surtout sur l’aspect « émission révélatrice d’une vérité qui serait cachée pour tous ».

                          Si l’on comprend bien la télévision serait mauvaise, tout le monde l’ignorerait et ces émissions seraient là pour le révéler.

                          Il me semble pourtant que si l’on réfléchit un peu, on ne peut guère imaginer une « bonne » télé laquelle, par la force des choses, est toujours « fausse » (comme l’est aussi la contre-émission) portée par des hommes et les visions de ces hommes-là.

                          Je crois donc plutôt à une pluralité assurée par plusieurs chaînes plutôt qu’à une pluralité au sein des chaînes.

                          Quant à la récupération politique, je la crois tout bonnement impossible à réaliser dans notre société surtout via cet art mineur qu’est la télé.

                          Nous devrions tous faire preuve de sagesse et prendre beaucoup de recul vis à vis de ce media et nous en détacher le plus possible : cela permettrait de remettre bien des choses à leur place...

                          Concernant, l’arrêt d’ASI, je suis personnellement plus sensible à la situation des gens qui travaillaient à cette émission et qui voient leur activité brutalement stoppée : j’espére que l’on pense à eux.

                          Pour ceux qui trouvaient dans ASI un espace familier, c’est dommage aussi, mais...voir ci-dessus le détachement.

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