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Fact checking - surmortalité belge en 2021

Nous voulons, ici, simplement réinformer le public des "chiffres" réels de mortalité belge en démontrant la mauvaise utilisation des données pourtant correctes de l'article cité.

Il s'agit, de la part du journaliste, soit d'une méconnaissance des bases de la statistique descriptive, soit d'une volonté de manipuler les données.

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Le 15 janvier 2021, le journal Le Soir titrait, sous le nom de Xavier Counasse[1] :

"2021, l’année où la surmortalité est 100% masculine (et ce n’est pas banal)

La Belgique clôture une nouvelle année covid avec un excès de mortalité de plus de 2600 personnes. C’est moins catastrophique que les 17.000 morts excédentaires de 2020, mais cela reste impressionnant. Il faut remonter à 1985 pour comptabiliser autant de décès.

La comparaison de l’année écoulée avec la surmortalité de 2020 permet également de visualiser l’impact de la campagne de vaccination. AFP"

Pour continuer avec du vocabulaire bien mesuré pour maintenir la croyance que le covid tue encore beaucoup en 2021.

"Ce ne sont pas les chiffres les plus joyeux pour célébrer l’an neuf. Mais l’Office belge de statistique (Statbel) a rendu public, vendredi, les données de décès, en Belgique, pour l’année 2021. On parle bien ici de décès toutes causes confondues (donc pas uniquement des décès covid compilés par Sciensano de manière indépendante). Ces données permettent de calculer un indicateur intéressant : la surmortalité (ou excès de mortalité). Autrement dit : y a-t-il eu plus ou moins de morts que d’habitude, en 2021 ? Question qu’il est possible d’étudier selon les sexes, les âges ou les zones géographiques. Et Le Soir a fait l’exercice, en comparant le nombre moyen de décès recensés entre 2017 et 2019 (les trois dernières années pré-pandémie). Les principaux résultats tiennent dans l’infographie ci-dessous, et se résument en six constats."

Cette infographie nous permet de voir les biais principaux d’analyse qui ont été produits dans cet article.

Le fait de comparer la mortalité toutes causes confondues permet effectivement de ne pas attribuer plus ou moins de décès au covid que ce qu’il y en a réellement. Il faut conserver cette analyse pour les deux années qui viennent de s’écouler.

Par contre, comparer la mortalité de 2020 et de 2021 aux trois années pré-pandémie nous semble un biais d’analyse puisque les taux bruts de mortalité de ces trois années font partie des plus bas jamais enregistrés. Ainsi, pour lisser ce biais, il aurait fallu étendre cette période de comparaison pour que les résultats soient moins orientés. Par ailleurs, cette infographie est le résumé parfait d'une mauvaise analyse statistique : Monsieur Counasse (qui n’a pas vérifié les informations de l’AFP et que nous considérons donc comme responsable de cette analyse statistique erronée) utilise toujours les décès de 2021 pour les comparer à ceux d’une période de mortalité très basse et il ne compare jamais les décès de 2021 (ou autres années) rapportés à la population pour pouvoir comparer des taux (raison pour laquelle ceux-ci existent) et donc comparer du comparable.

Voici une infographie de ces taux de mortalité par tranches d’âge pour ces douze dernières années : 

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Et en résumé, voici cette évolution :

« La Belgique clôture une nouvelle année covid avec un excès de mortalité de plus de 2600 personnes ».

Il n’y a pas 2600 décès excédentaires en 2021 par rapport à la moyenne de ladite période s’étalant de 2017 à 2019 et il n’y a pas non plus 17.000 décès excédentaires pour 2020 par rapport à cette même période.

Explications :

Il y a un principe fondamental dans les branches scientifiques que monsieur Counasse a oublié qui est celui-ci : « on ne peut comparer que ce qui est comparable ! ». Ainsi comparer, par exemple, 20 décès d’enfants de 0 à 3 ans, dans un milieu d’accueil, à 20 décès de personnes âgées de 85 ans, dans une maison de repos, n’a aucun sens. La première constatation serait un fait tragique alors que la deuxième serait un fait annuel en maison de repos.

Ainsi, comme Sciensano le fait très bien, on compare des tranches d’âge entre elles afin de comparer du comparable.

Voici donc un tableau des décès survenus en 2021, par tranches d’âge, établies sur le modèle choisi par Sciensano, dernier relevé effectué par Statbel le 26 janvier, soit 10 jours après parution de l’article de Monsieur Counasse[2] :

Il y a donc, entre le nombre de décès observés et le nombre de décès attendus, exactement 20 décès supplémentaires (112.398 – 112.418 = 20). C’est-à-dire, aucune surmortalité générale pour 2021 même si nous remarquons que les décès ne sont pas tout à fait où nous les attendions. Nous attendions un taux brut de 0,962 % (moyenne de 2017-2019) et nous en avons un de 0,976 % donc nous avons un écart de +0,014 pts.

Si nous faisons le même exercice pour 2020, en respectant ce principe de comparaison, il n’y a pas non plus 17.000 décès excédentaires mais bien 14.479.
Monsieur Counasse voulant que 2600 décès excédentaires comptent, ils comptent donc ici aussi.

« Il faut remonter à 1985 pour comptabiliser autant de décès. »

Comparer le même nombre de décès pour une population d’environ 11.500.000 personnes contre 9.900.000 en 1985, c’est déjà prouver la différence de mortalité sans même devoir la calculer. Si nous remontons en 1985, le taux brut de mortalité était de 11,3 ‰[3] et celui de 2021 est de 9,8 ‰. Ce dernier s’aligne donc au taux brut moyen de 2017-2019.

Par ailleurs, il existe un calcul encore plus pointu permettant de comparer toutes les années entre elles. : le « age-standardized mortality rate ». Celui-ci permet d'appliquer les taux des décès observés dans la population étudiée sur une structure d’âge de population de référence. De facto, ce calcul permet de comparer les décès attendus, à population de structures égales, aux taux de mortalité par âge et sexe de chaque année.

Ainsi, si nous appliquons cette standardisation avec 2020[4] comme année de référence, on trouve une année 2021 tout à fait incroyable : 

En 2021, à structure identique de population de 2020, nous aurions dû observer 118.860 décès. Donc quasi le même nombre de décès qu'en 2019. Stupéfiant ! Mais cela est impossible puisque la structure a significativement changé. Les personnes de plus de 65 ans sont toujours plus nombreuses d'année en année et celles de plus de 85 ans ont été emportées significativement par le covid (ou le manque de soin imposé) en 2020, elles ne peuvent plus décéder en 2021.

Sur le graphique suivant, nous observons que la mortalité standardisée de 2020 est inférieures à celle de 2013 et inférieure à toutes celles antérieures à 2013. Il ne faut donc pas aller voir en 1985 pour avoir la même mortalité à structure équivalente de population mais bien en 2013. 

Observons ci-dessous, malgré la pandémie de 2020, que la population belge évolue toujours vers son vieillissement. Ce qui est tout à fait normal puisque les baby-boomers sont entrés en 2020 dans la catégorie des plus de 75 ans ce qui aura un impact sur le nombre de décès pendant encore 20 ans. Les plus de 65 ans continuent de remplir les rangs quand les plus de 85 ans ont quitté le leur.

Remarque : lorsqu’on lit la première page de mortalité de Statbel, qui n’était pas celle-là au lendemain de l’article (cette page n’a été modifiée que le 26 janvier) on sent bien que ce n’est pas Le Soir qui a fait l’exercice statistique mais que Monsieur Counasse (ou l’AFP) a eu la primeur des « chiffres » et du texte que Statbel allait publier (Office qui a la décence d’écrire sur sa page que les calculs sommaires présentés n’intègrent pas les structures de population et qu’il faut faire d’autres recherches pour que cela soit plus scientifiquement proposé – ce que nous avons essayé ici.).[5] 

 

  1. « Beaucoup mais nettement moins quand même

L’an dernier, suite au même exercice, 2020 entrait dans le Guiness belge des records statistiques (admettons que ça existe). Avec un total de près de 127.00 morts, c’est tout bonnement l’année la plus meurtrière que la Belgique ait connue depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Non, 2020 n’est pas l’année la plus meurtrière depuis la Seconde Guerre mondiale puisque vous avez trouvé, tout comme nous, des années plus mortelles que 2020. En fait, toutes les années antérieures à 1986 sont plus mortelles que 2020[6]. Si on standardise, il ne faut remonter qu’à 2013.

Évidemment, il faut toujours se rappeler ce principe de comparaison. Ainsi, chaque année la population belge étant différente, il faut trouver un moyen de comparer la mortalité brute annuelle. Le taux en « pour cent » ou en « pour mille » est utile en cela. 127.000 décès sur une population de 11.493.000 habitants n’est pas aussi catastrophique que sur une population de 8.500.000 habitants. Comparer un nombre de décès survenus en 2020 ou en temps de guerre 75 ou 80 ans plus tôt n’a aucun sens.

« La mortalité était supérieure de 15,7% aux attentes, ce qui représente 17.000 morts de plus que la normale (moyenne 2017-2019). Et à l’exception d’un léger pic de mortalité en plein été, dû à la canicule, cet excès de mortalité était évidemment à mettre sur le compte de la pandémie. »

Nous sommes passés d’un taux brut de mortalité de 9,49 ‰ en 2019 à un taux brut de mortalité de 11,02 ‰ en 2020. Dire que c’est 15,7 % plus élevé qu’attendu est encore une fois orienter l’analyse sans tenir compte de la mortalité par tranche d’âge, du vieillissement de la population et de la population. On donne des chiffres en termes de pourcentages pour, justement faciliter la comparaison. Nous devrions dire que nous avons fait un bond de 1,53 pts, c’est-à-dire, ne pas comparer au nombre de décès mais au nombre de décès par rapport à la population pour comparer du comparable.

« Mais le covid a décidé de jouer les prolongations, et s’est à nouveau invité au menu 2021. Niveau mortalité, toutefois, la donne a changé. Si la Belgique affiche toujours un nombre de décès plus élevé que la normale, l’excès de mortalité n’est « que » de 2,4%. Ce qui correspond à un peu plus de 2.600 décès « en trop ». »

Comme expliqué précédemment, il n’y a aucun excès de mortalité en 2021.
20 décès, ne pèsent pas sur 112.418 décès. Il n’y a donc pas de surmortalité.

Nous voulons d’ailleurs remettre les choses au point : la mortalité de 2020 n’a pas été supérieure de 15,7% aux attentes. On peut éventuellement dire que le nombre des décès l’est. Et encore, il y a la même erreur qui traîne depuis le début de cette analyse et le score serait de 12,9 %. Mais cela ne veut rien dire puisque les statistiques utilisent les taux pour éviter justement ce genre de biais qui est de compter les morts sans les rapporter à la population qui elle aussi croît. Le taux de mortalité a augmenté de 0,153 point. Calculer ce que cela représente par rapport à 2019 est bien triste puisque 2019 est une des années les moins mortelles de ces 10 dernières années ! Il s’agit là d’un biais orienté vers le maintien de l’anxiété de certaines personnes[7].

« La Belgique a donc mieux encaissé le choc des troisième et quatrième vagues que lors des deux premières. »

De quelle 4e vague parlez-vous ?

Voici le résumé des 6 dernières années en « nombre de décès toutes causes ». Nous ne voyons que trois vagues et celle dont tous les médias parlent au printemps 2021 est inexistante[8] (notons pour plus tard qu’alors, les « jeunes » n’étaient pas encore vaccinés).

« Mais le nombre de décès reste impressionnant ; en faisant abstraction de l’année 2020 et de ses tristes records, il faut remonter près de 40 ans en arrière ; en 1985 pour trouver une année aussi meurtrière que 2021. »

Faux, puisque les calculs viennent de nous prouver qu’on s’aligne parfaitement à la période de comparaison de 2017 à 2019 avec 20 décès « de trop » qui ne pèsent rien en termes de surmortalité et que si nous parlons en termes de standardisation, nous nous alignons à 2020 et à 2013.

  1. Rude fin d’année

« Si l’on regarde les chiffres de décès mois par mois, il apparaît que ce sont les trois derniers mois de l’année écoulée – et la quatrième vague delta – qui ont fait basculer la Belgique en surmortalité. Ce sont les trois seuls mois où l’excès de mortalité dépasse les 10%. On dénombre par exemple plus de 11.000 décès sur le seul mois de décembre – comme ce fut le cas en 2020. Il faut replonger en décembre 89 pour trouver pire : 13.319 décès dont la plupart étaient dus à une… épidémie de grippe carabinée. »

Comme nous l’avons déjà écrit précédemment, dans les branches scientifiques, nous comparons ce qui est comparable, ainsi vous aurez remarqué que les épidémies de grippe et les épidémies de covid ne commencent pas du tout au même moment. Les premières démarrent en décembre ou en janvier pour se terminer en février ou en mars alors que celles du covid démarrent en octobre pour se terminer en décembre pour leurs vagues hivernales. Ainsi il faut comparer du comparable : les pics de mortalité pour chacune des épidémies. Nous ne devons donc pas aller voir 30 ans en arrière pour se rendre compte de la mortalité surprenante de chaque épidémie de grippe. Le pic de 12.202 décès en mars 2018 est bien pire que le pic de décembre 2021 qui a atteint 11.320 décès. Notons, par ailleurs, qu’en janvier 2017 le pic de décès était de 11.828. Il est un fait que même pour des années peu mortelles, les grippes le sont pourtant tout autant que les covids ![9]

De plus, la quatrième vague est principalement due au variant Delta début décembre mais Omicron a pris sa place pour représenter tout doucement 65 % des infections fin décembre[10]. C’est important de le noter puisque les vaccins ont été produits pour lutter contre la première souche de Wuhan et perdent de leur efficacité face aux nouveaux variants, Delta et Omicron.

  1. Merci la vaccination

« La comparaison de l’année écoulée avec la surmortalité de 2020 permet également de visualiser l’impact de la campagne de vaccination. La deuxième et la quatrième vague de covid présentent en effet de grandes similitudes. Elles ont toutes deux eu lieu d’octobre à décembre, à un an d’intervalle. Le nombre de contaminations recensées au sein de la population et le nombre d’admissions à l’hôpital sont du même ordre de grandeur. »

Cette dernière phrase relève de l’affabulation. Fin 2020, les centres de « testing » ont dû fermer faute de matériel[11]. Certains ont pu rouvrir dans le courant du mois de décembre et nous vous rappelons que c’était l’une des raisons qui ont poussé le CODECO à instaurer un deuxième confinement.

À titre d’exemple, le 09/11/2020 il y avait 1474 USI utilisées pour des personnes ayant le covid (pas forcément hospitalisées pour cela mais étant testées positives au covid), pour 7.221 hospitalisations et 6.954,6 cas moyens quotidiens de « cas » covid confirmés. Il y a donc, ce jour-là plus d’hospitalisations que de « cas » confirmés. Comment cela se pourrait-il en 2021 ? A-t-on eu plus d’hospitalisations que de cas en décembre 2021 ?

Ce que nous pouvons vous dire par contre, en comparant les deux pics hivernaux, c’est qu’en 2020 il y avait 0 % de la population vaccinée, que le 09/11/2020 les USI représentaient 20,4 % des hospitalisation pour et avec covid et que le 11/12/2021 ce taux était de 25,6% pour une population des plus de 18 ans vaccinée à 90 %[12]

Merci la vaccination ? D’avoir augmenté de 5 pts, toutes proportions gardées, le taux d’occupation des USI par rapport au nombre d’hospitalisations pour et avec covid en un an ?

« Et même s’il s’agissait d’un autre variant, la différence principale réside dans le fait d’une grande majorité de la population était doublement vaccinée pour affronter la quatrième vague. »

Ce qui n’empêche pas l’augmentation du taux d’occupation des USI par rapport aux hospitalisations pour et avec covid fin 2021 par rapport à fin 2020. Rappelons-nous : le besoin de comparer du comparable. Ainsi, nous nous demandons réellement si la vaccination empêche bien les formes graves de covid.

« Et l’effet est saisissant sur la mortalité : alors qu’on a connu un pic de mortalité de 60,5% en novembre 2020… le pic de novembre 2021 n’était plus « que » de 17,5%. »

Nous ne comprenons pas votre raisonnement. Le taux de hausse est calculé sur les mois d’octobre ? Sur une moyenne de mortalité par mois de l’année (ce serait le summum !) ?

Voici les données : 14.035 décès en novembre 2020 contre 10.752 en octobre 2020 et 10.297 décès en novembre 2021 contre 9.774 en octobre 2021[13].
Nous pensons qu’il y a un biais d’analyse ici ou que nous ne comprenons pas trop la comparaison ou à quoi elle fait référence. Pourriez-vous nous aider dans la compréhension de ces deux lignes ?

« Ce qui signifie plus de 3.700 morts de moins, sur ce seul mois. »

Nous avons une moyenne de 8687 décès au mois de novembre sur les dix dernières années. On est donc toujours en surmortalité de 1087 décès par rapport aux 10 dernières années malgré une vaccination de 9 personnes sur 10, ayant plus de 18 ans ![14]

« Les pays présentant un taux de vaccination beaucoup plus faible que la Belgique affichent, eux, de nouveaux records de mortalité. En Bulgarie, par exemple, la mortalité a grimpé de 88% en novembre dernier, selon Eurostat. Idem en Roumanie (+84%). Les doubles doses ont clairement permis de limiter la casse. »

Selon Solidaris, dans son rapport de 2020, la surmortalité aurait été augmentée de 70 % chez les personnes précarisées ayant un métier moins qualifié et vivant dans des petits volumes contre 45% chez les personnes ayant de meilleures ressources en Belgique[15]. Il n’y a donc pas un lien de causalité à faire avec la non vaccination mais bien avec la précarité et le manque de soins ainsi que la vétusté des hôpitaux.

Bulgarie et Roumanie ont un taux de pauvreté de 23,8% alors que celui de la Belgique est de 14,8% (pour la France : 13,6%)[16]. Le système de santé bulgare est reconnu pour être un des pires d’Europe alors qu’en Roumanie, une crise politique fait rage depuis deux ans. Les hôpitaux ont été victimes d’incendies criminels en 2020 et lorsqu’ils n’étaient pas criminels, c’était les bonbonnes d’oxygène et du matériel trop vétuste qui, en explosant, en était à l’origine[17]

  1.  Les hommes ont trinqué.

« Curiosité statistique : ce sont les hommes qui sont les victimes de 2021. On n’observe en effet pas la moindre surmortalité chez les femmes belges, l’année dernière (la hausse de mortalité chez les femmes de 65-74 ans est compensée par la sous-mortalité chez les femmes de 85 ans et plus). »

Evidemment que si on ne compare pas par tranches d’âge on obtient ce résultat mais nous nous évertuons depuis le début à vous expliquer qu’on ne fonctionne pas ainsi. Nous pouvons observer une surmortalité chez les femmes en 2021 dans les tranches d’âge des 25-44 ans (+7,8), des 65-74 ans (+11,2) et des 75-84 ans (+0,6) par rapport à la moyenne 2017-2019 et nous observons une surmortalité chez les hommes dans toutes les tranches d’âge en 2021. Donc oui, les hommes ont plus trinqué en général (comme en 2020 d’ailleurs si on observe toutes les tranches d’âge excepté pour les 0-24 ans où la sous mortalité est plus grande chez les hommes que chez les femmes) mais les femmes ont plus trinqué en 2021 dans la tranche d’âge des 25-44 ans et autant trinqué dans la tranche des 65-74 ans[18].

« Ce sont donc exclusivement les hommes qui tirent la moyenne belge vers le haut, avec une progression de la mortalité de 5,7% par rapport à la moyenne 2017-2019. Cet excès de mortalité masculine est observé dans toutes les tranches d’âge au-dessus de 25 ans. Et, plus surprenant encore, le nombre d’hommes décédés est, en 2021, supérieur à celui des femmes. On n’avait plus observé ce phénomène en Belgique depuis 25 ans (1996). »

Nous observons effectivement plus de décès qu'attendus chez les hommes que chez les femmes. Mais ceux-ci ne tirent pas exclusivement la moyenne belge vers le haut puisqu’elle est tout à fait ce que l’on attendait par rapport à la moyenne des trois années choisies pour comparer.

Voici les décès standardisés par sexe qui nous permettent d'affirmer que les hommes sont moins décédés en 2021 qu'en 2018, en 2020 moins qu'en 2013 et que les femmes ne sont jamais moins décédées qu'en 2021 alors qu'elles sont décédées en 2020 comme en 2012.

   

Il est à noter que plusieurs scientifiques alertent sur ce phénomène de mortalité chez les hommes en 2021 mais que vous n’en parlez pas ici, où finalement il serait intéressant de soumettre l’idée que peut-être ne serait-ce pas le covid le responsable de cette mortalité surprenante mais bien les injections proposées en 2021 à une population jeune et en bonne santé, qui n’a pas subi de mortalité significative en 2020 face à ce virus. Patrick Meyer a par exemple tiré la sonnette d’alarme début janvier 2022 avec son étude à propos de l’impact des « vaccins anti-covid » sur la mortalité excessive en UE (18 pays) en 2021[19]. La FDA, a elle-même reconnu devoir attendre encore 5 ans pour être certaine que les péricardites et myocardites ne sont pas des effets secondaires, à court ou moyen terme, dus à ces injections.[20]

« En 2020, malgré le covid, il n’y avait pas de différence de surmortalité selon le sexe. »

Et pourtant si ! Les hommes sont plus morts que les femmes en 2020 par rapport à la moyenne de 2017-2019 par tranches d’âge (voir tableau 2). Excepté dans la tranche des 0-24 ans. Mais les femmes restant numériquement plus décédées c’est passé inaperçu.

« Qu’est ce qui a changé ? Plusieurs études laissent penser que le risque de décès suite à une infection covid est plus élevé chez un homme que chez une femme. Sur l’année 2021, 56% des décès covid recensés par Sciensano concernent d’ailleurs la gent masculine. Mais en 2020, lors de la première vague, les maisons de repos ont été frappées par le virus – des établissements où les femmes sont majoritaires (car elles vivent plus longtemps). Ce qui peut expliquer pourquoi on retrouvait également une grande proportion de femmes parmi les victimes du virus. Or, en 2021, il n’y a plus eu de vague de décès dans les maisons de repos ; Ce qui pourrait expliquer la sous-mortalité observée chez les femmes de plus de 85 ans. »

Ce qui a changé ? en vrac : 

  • des injections,
  • du télétravail,
  • l’augmentation de la violence au sein des ménages et sur les femmes[21],
  • du besoin d’aide psychologique moins exprimé par les hommes[22]
  • des pensées suicidaires ou des suicides[23],
  • des divorces,
  • peu de vie sociale,
  • des appels à la haine et à la discrimination de la part de nos plus hauts dirigeants[24],
  • des CST changeant nos modes de vie,
  • etc.

 

  1. L’effet moisson bruxellois

« En faisant une analyse géographique, on n’observe pas d’écart impressionnant de surmortalité entre les provinces flamandes et wallonnes. Toutes affichent un excès de mortalité oscillant entre 0,6% (Brabant flamand) et 6,9% (Limbourg). L’an dernier, les différences étaient plus prononcées (de 11,1 % à 22,1%). Mais il y a tout de même une curiosité : Bruxelles est la seule région à afficher… une sous-mortalité. Autrement dit, il y a eu 135 morts en moins qu’attendu dans la capitale. Bruxelles a une population plus jeune, donc moins vulnérable. Mais à l’inverse, elle est systématiquement pointée du doigt pour son taux de vaccination bien plus faible. Alors comment expliquer cette bonne nouvelle ? En analysant les chiffres dans le détail, il apparaît que cette sous-mortalité est clairement due aux trois premiers mois de l’année 2021, où l’on recense 11,8% de décès en moins que lors des années 2017-2019. Cette chute soudaine du nombre de décès s’explique vraisemblablement par « l’effet moisson ». Cela signifie qu’une partie des personnes fragiles qui auraient « dû » mourir à cette époque avaient déjà été emportées un peu plus tôt par la violente vague covid de la fin 2020. Mais il ne faut pas se laisser duper par cette valeur négative. En 2020, Bruxelles était la région à la surmortalité la plus élevée (+22,7%). Et si l’on dresse le bilan sur les deux ans de pandémie, Bruxelles reste l’une des trois zones où le virus a fait des dégâts, avec la Province de Liège et le Hainaut. »

Imaginez que nous vous disions que le nombre de décès de l’année dernière est de 6 et que cette année nous observons 8 décès. Et bien vous pourriez être tenté de nous dire qu’il y a eu +33% de décès (2 de plus que 6 donc 2 : 6 x 100 = +33 % ) mais c’est sans compter sur la population qui est extrêmement importante ! Sans cela, vous compareriez alors des pommes avec des poires. Pour comparer du comparable, vous devez passer par des décès selon la population et ramener cela en fractions de dénominateurs identiques (100 étant une bonne base de comparaison ou 1000 et donc nous pouvons parler de « pour cent » ou de « pour mille »). Si l’année passée la population observée était de 150 personnes et celle de cette année de 155 personnes, nous sommes loin d’une augmentation de 33%, qui est une erreur mathématique de débutant. Nous avons donc 3,33% (5 : 150 x 100 = 3,33 %) de taux de mortalité l’année passée et 5,16 % (8 : 155 x 100 = 5,16 %) cette année et donc nous observons une différence de +1,83 pts (5,16 - 3,33 = 1,83). Cette erreur est redondante partout dans l’infographie de cette analyse. Vous comparez des nombres de décès sans les rapporter à leur population. Nous l’avons fait et voici ce que cela donne :

Voici nos calculs[25] :

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Ainsi, vous pouvez observer que la surmortalité en 2021 est vraiment minime partout puisqu’elle oscille entre 0% et +0,05 pts. Autant dire que c’est tout à fait non significatif aussi bien en sous-mortalité (de -0,02 pts à -0,01 pts) qu’en surmortalité.

Comme annoncé plus haut, même si nous vous avons prouvé que la mortalité par tranches d’âge et par sexe s’est comportée différemment qu’attendu, il n’y a absolument pas de surmortalité générale en 2021 même quand nous l’observons par province.

Par contre, si vous voulez parler d’effet de moisson, pourrions-nous l’appliquer pour 2020 ? La surmortalité n’a existé que pour les personnes de plus de 65 ans et elle n’a été significative que pour les personnes ayant plus de 85 ans. Nous tenons tous les chiffres à votre disposition si vous le désirez (vous pouvez d’ailleurs observer cette moisson dans l'infographie en tout début d'article).

Celle-ci est bien visible sur notre graphique de standardisation des décès : notre différence entre l'observation et l'attendu en 2021 n'est pas marquée comme elle l'est pour les années antérieures car la population des plus de 85 ans en 2021 a été fortement réduite par rapport aux années précédente dans la proportion des tranches d'âge.

Remarque : en 2020, la surmortalité à Bruxelles, par rapport à la moyenne 2017-2019 était de +0,16 pts et les provinces de Liège et du Hainaut lui étaient supérieures avec respectivement +0,23 pts et +0,21 pts[26].

 

  1. Une bizarrerie chez les jeunes

« Pour conclure, l’analyse par tranche d’âge. Alors que, l’an dernier, nos aînés tiraient clairement la surmortalité vers le haut, les résultats 2021 sont un peu plus surprenants. La meilleure gestion des maisons de repos doublée du fameux « effet de moisson » semble avoir réduit à néant l’excès de mortalité chez les 85 ans et plus. »

Ne pensez-vous pas que le seul effet de moisson en est la cause puisque les personnes ne meurent pas deux fois ?

« La hausse des décès en Belgique vient donc principalement d’un nombre plus élevé de morts au sein de la tranche 65-84 ans. Chez les moins de 25 ans, comme l’an dernier, le nombre de décès (déjà très faible) est toujours en chute libre. "

C’est évident qu’ils ne peuvent mourir en revenant de soirée lorsqu’on leur interdit toute sortie. Ou qu’ils ne meurent pas dans des accidents tragiques de la route devant rester connectés pour leur cours en distanciel.

« En revanche, on observe une hausse de 6% des décès chez les 25-44 ans, ce qui correspond à 133 morts de plus que la « normale ». »

Nous en calculons 122 avec les taux moyens correctement appliqués.[27]

« Sciensano recense, de son côté, 82 décès covid parmi cette catégorie d’âge, ce qui permet donc d’expliquer la majeure partie du surplus. »

Donc en 2021, dans la tranche d’âge des 25-44 ans, il y avait 82 décès « covid » sur 2338 décès totaux, c’est-à-dire que 3,6% des décès étaient dus au covid en 2021 alors qu’en 2020 il y en avait 88[28] sur 2175[29] donc 4%. Ainsi, une vaccination[30] complète de deux injections d’environ 80% de cette population au 31 octobre 2021 a permis une réduction de 0,4 pts de cette cause de mortalité. C’est beaucoup d’argent investi pour un si petit résultat sans certitude d’une balance bénéfice/risque positive. A titre d’exemple, si la dose s’élève à 15€ (en prenant bien moins que ce que « Trends tendance » estime être le prix de la dose en Belgique)[31] et que 80% de 2.979.996 personnes ont pris deux doses, l’investissement a couté 71.519.904€ à la Belgique pour réduire de 0,4 pts les décès covid rien que dans cette tranche d’âge. Il nous vient une question : combien a-t-on investi cette année pour réduire le taux de suicide en Belgique ?

Il y a un petit biais qui a été rectifié par Sciensano depuis… Les décès recensés « covid » sur leur site sont de deux sortes : « du covid » et « avec covid ». Il serait peut-être temps d’inclure ces données dans les articles de presse.

« Pour la cinquantaine de décès restants, impossible de mener une analyse plus fine tant qu’on ne dispose pas des causes de décès. Une statistique disponible en Belgique avec… trois ans de retard (les données 2018 ont été publiées en avril 2021). »

Il n’en reste plus que 40 à déterminer ! Avec environ 2000 décès chaque année dans cette tranche d’âge, ces 40 décès, représenteraient 2%. Il y a bien des raisons qui pourraient leur être attribuées comme des suicides (en 2020 en Espagne les suicides étaient supérieurs au décès covid[32]), par exemple et entre autres ou encore des accidents cardiovasculaires comme des péricardites ou des myocardites[33]. Là-dessus, nous sommes d’accord, il faudrait avoir les causes des décès pour terminer cette analyse.

Conclusion 

Même en prenant les trois années prépandémie comme période de comparaison, il est évident que 2021 s'aligne parfaitement à celle-ci en termes de mortalité. 

Certes il existe une surmortalité ches les hommes (c'est-à-dire des décès en excès au moment où nous ne les attendions pas) mais elle n'impacte pas la mortalité brute de 2021.

 

 

 

[14] Nous pouvons comparer tous les mois de novembre des 10 dernières années : 8867 en 2019, 8729 en 2018, 8638 en 2017, 9087 en 2016, 8443 en 2015, 8558 en 2014, 8505 en 2013, 8831 en 2012, 8763 en 2011 et 8447 en 2010.

[15] Rapport Solidaris (2020) « Surmortalité liée à l’épidémie de coronavirus »

[26] Ibidem.


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28 réactions à cet article    


  • Lynwec 18 mars 15:56

    "Il s’agit, de la part du journaliste, soit d’une méconnaissance des bases de la statistique descriptive, soit d’une volonté de manipuler les données."


    L’auteur, par courtoisie, maintient un léger doute en formulant une double éventualité. Nous savons pertinemment ce que font les journalistes autorisés à publier dans les merdias. Ils désinforment. Parfois, ils arrêtent de désinformer et...

    sont mis au placard ou....meurent parfois...

    https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/je-ne-peux-plus-me-taire


    • Aud&Math Aud&Math 18 mars 22:03

      @Lynwec, bonsoir.

       smiley quelle horreur !!

      Oui, de mon temps, à l’école, nous avions un cours d’éducation aux médias. Nous apprenions à croiser les informations et à nous forger notre propre opinion. Depuis quelques années, les médias ne sont plus très neutres et les journalistes doivent suivre la ligne éditoriale imposée. Ils ne nous proposent plus des informations mais une façon de penser qu’ils doivent eux-mêmes emprunter.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 18 mars 22:08

      @Aud&Math
      Toutafai ,c’est un scandale et l’info Vlad va y remédier !


    • Lynwec 19 mars 09:12

      @Aud&Math

      Je voulais initialement pour illustrer mon propos sur les mensonges journalistiques permanents et les conséquences de finir par révéler cet état de fait utiliser un lien que j’avais perdu, et donc remplacé par un autre moins pertinent. Par hasard je viens de retomber dessus :

      https://reseauinternational.net/ce-que-personne-ne-vous-a-dit-sur-lukraine-et-les-journalistes/


    • Aud&Math Aud&Math 20 mars 15:02

      @Lynwec, oui je suis en train de lire « Gouverner par les fake news » de J. Baude. Je vous le conseille...


    • troletbuse troletbuse 18 mars 23:21

      Aucune surmortalié. C’est vrai

      Témoignage d’un directeur de pompes funèbres en Angleterre qui le dit devant Reinert Fullmich

      A la fin :

      Pensez-vous que c’est un génocide ?

      Réponse : Oui 

      https://crowdbunker.com/v/KefLANgrKq


      • Aud&Math Aud&Math 19 mars 09:26

        @troletbuse, j’attends encore pour me prononcer à ce sujet. Mais je n’arrive pas imaginer que ce soit volontaire. L’homme n’est quand même pas aussi fou et machiavélique ? 

        « prenez le remède et mourrez ! » Je n’arrive pas à le conscientiser. Impossible pour le moment. 


      • slave1802 slave1802 19 mars 16:15

        @troletbuse

        Aucune surmortalité ?. C’est vrai
        Pensez-vous que c’est un génocide ? Oui

        C’est nouveau, ça vient de sortir, un génocide sans le moindre mort !

        Admettons que le Covid soit une grippette. Il en découle qu’il n’y a pas surmortalité.
        S’il n’y pas de surmortalité à cause du Covid, il devrait tout de même y en avoir avec tous les morts du aux effets secondaires du vaccin ?
        Mais non, vous l’affirmez haut et fort : Il n’y a pas de surmortalité.
        Donc, le vaccin ne tue pas.


      • Aud&Math Aud&Math 20 mars 11:15

        @slave1802 bonjour !
        Vous affirmez qu’il n’y a pas eu de surmortalité en 2020 ?! 
        Si oui, je ne suis pas d’accord. 


      • slave1802 slave1802 20 mars 14:46

        @Aud&Math
        Je n’affirme rien, je reprend juste l’avis d’un éminent spécialiste nommé Troletburne que vous pouvez trouver un commentaire avant le mien...


      • Aud&Math Aud&Math 20 mars 14:53

        @slave1802 je n’avais pas compris le commentaire ainsi. Je l’avais interprété comme étant d’accord qu’il n’y avait aucune surmortalité « générale » en 2021 en Belgique.
        Pour ma part je vais préciser ce que je constate : en 2021 il y a une sous mortalité pour les seniors (normal tous les plus fragiles ont été emportés un peu en avance) compensée par une surmortalité des jeunes (ce qui n’est pas normal puisqu’ils n’ont pas du tout été impactés par le virus en 2020). D’où l’alignement à 2019. 


      • Esprit Critique 19 mars 02:17

        Deux remarques sur cet article excellement util.

        Monsieur COUNASSE porte bien son nom.

        On peut écrire les memes commentaires pour tous les journaleux.


        • madiran 19 mars 08:55

          @aud&mat

          « Le 15 janvier 2021, le journal Le Soir titrait, »

          j’ai mis 2022 à la place

          mais l’article est trop long et indigeste pour moi.


          • Aud&Math Aud&Math 19 mars 09:23

            @madiran, bonjour ! 
            Oui effectivement smiley c’est en 2022 !! 
            Merci 

            Il y a de toute façon le lien pour le lire et voir l’original en note 1 !! 


          • zygzornifle zygzornifle 19 mars 10:26

            Pour l’instant le Manneken Pis n’a pas de problème de prostate ......


            • Samson Samson 19 mars 22:16

              Merci pour ce travail à mes yeux fort fastidieux mais nécessaire — de rectification des conclusions à tirer des données statistiques.

              Depuis le début de l’orchestration du délire collectif « covidien », il est assez significatif de voir les mêmes chiffres alimenter tant les doxa pandémiques et « vaccinales » que leurs critiques : j’en déduis que sans même parler des biais associés au choix des données publiées ou non on peut conclure sinon n’importe quoi, à tout le moins à peu près ce qu’on veut des chiffres publiés.

              Et qu’il est assez affligeant de voir des journalistes contraints pour assurer leur gagne-pain d’à ce point se soumettre aux prescrits d’une Pensée Unique toujours plus totalitaire.

              Si après le rédacteur en chef du journal allemand Bild présentant ses excuses aux enfants pour avoir relayer sans nuances la propagande pandémique du gouvernement, le « Ekstra Bladet », un des plus grand groupes de presse danois, a lui aussi présenté ses excuses à son lectorat pour deux ans de couverture journalistique biaisée du Covid en titrant « Nous avons échoué », nos médias main-stream francophones qu’ils soient belges, français, canadiens ou suisse -, paraissent encore très éloignés de condescendre à une telle humilité, seule apte pourtant à leur rendre un minimum de la dignité journalistique qu’ils ont foulée au pied sans vergogne, sans même parler de leur crédibilité perdue en matière d’information.

              Cette « crise » qui aurait parfaitement pu être évitée ou médicalement gérée de la plus rationnelle des manières laissera hélas des dégâts très profonds et durables sur la santé mentale des populations et particulièrement de ses enfants et adolescents, sur nos économies et sur notre cohésion sociale, tous honteusement sacrifiés sur l’autel des profits de Big Pharma, ainsi qu’en l’absence de tout esprit critique de leur part, sur la confiance à encore accorder à nos politiciens, nos gouvernants, ainsi que jusqu’au plus haut niveau (OM$, EMA, FDA, Sciensano, HAS, ...) de nos « autorités » scientifiques et médiatiques, ...

              PS : Afin d’éviter toute « équivoque » dans votre titre, j’abandonnerais le recours au terme « Fact checking », par trop actuellement connoté pour ne vérifier que la conformité des données publiées à la doxa de rigueur, quand votre démarche s’attache à l’inverse, soit à vérifier la conformité de la doxa aux données publiées.

              Bien à vous, en vous présentant mes respectueuses salutations ! smiley


              • Aud&Math Aud&Math 20 mars 14:57

                @Samson bonjour, et vraiment merci pour ce commentaire avec lequel je suis tout à fait d’accord du début à la fin ! 

                N’était ce pas cela au départ, ce que nous pensions être le fact checking ?
                Une vérification des faits. 

                C’est ce que j’ai voulu faire. 
                Peut-être debunk pour le prochain (que j’ai déjà dans la mire et qui concerne le même journaliste) alors ? 


              • Lynwec 20 mars 08:09

                Sinon, pendant qu’on poursuit l’enfumage médiatique tous azimuts sur l’ogre russe envahissant sans motif le gentil voisin ukrainien, certains essaient en toute discrétion de glisser sous le tapis les traces de l’enfumage covidiste :

                https://www.aubedigitale.com/les-cdc-retirent-24-des-deces-denfants-dus-au-covid-19-ainsi-que-des-milliers-dautres-deces/

                Et comme on n’est jamais mieux servis que par soi-même, avec le pognon de dingue extorqué aux peuples piqués, ils financent « la vérité » :

                https://resistance-mondiale.com/pfizer-partenaire-de-la-lutte-contre-la-desinformation-sur-facebook


                • Aud&Math Aud&Math 20 mars 14:59

                  @Lynwec incroyable cette manipulation !! 


                • troletbuse troletbuse 21 mars 22:27

                  Nadal vaxxiné 3 doses. Voici le résultat. Allez les Bidochons, vous allez commencer à mouiller votre slip, bande de nazes

                  https://crowdbunker.com/v/WVGM4g5Z9c

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