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Accueil du site > Actualités > Médias > Florence Darel accuse Jacques Dorfmann de harcèlement sexuel : la presse (...)

Florence Darel accuse Jacques Dorfmann de harcèlement sexuel : la presse française entre omerta et désinformation

Une actrice célèbre porte de graves accusations, sur une grande chaîne de télévision, à l'endroit d'un non moins célèbre producteur et réalisateur de cinéma français. Partout, dans tous les médias, on célèbre la libération de la parole des femmes dans le sillage du scandale Weinstein, et on tire un trait sur la pratique de l'omerta qui a prévalu jusque-là. Le contexte est donc des plus favorables. Pourtant, aucun média ne traite des accusations de Florence Darel contre Jacques Dorfmann. Black-out total. Le citoyen que je suis s'interroge.

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Jacques Dorfmann et Florence Darel

Invitée le 14 octobre 2017 de l'émission "C L'Hebdo" sur France 5, l'actrice Florence Darel a narré comment Harvey Weinstein l'avait harcelée sexuellement à partir de 1994. Ce ne fut qu'un des très nombreux témoignages qui sont venus accabler ces derniers jours celui que l'on surnomme désormais l'Ogre d'Hollywood. Le site Slate.fr a ainsi établi une chronologie impressionnante de toutes les accusations d’agression et de harcèlement sexuels portées contre Weinstein qui ont récemment fait surface et qui se montent à au moins 21 accusations de divers degrés de harcèlement (dont sept accusations d’exhibitionnisme) et quatre accusations d’agression sexuelle.

L'affaire Weinstein a fait se délier les langues sur quantité d'autres affaires du même ordre. C'est ainsi que 38 femmes ont accusé le réalisateur américain James Toback de harcèlement sexuel, ou qu'une dizaine de femmes ont dénoncé le même type d'agissements chez le producteur canadien Gilbert Rozon, juré de l'émission La France a un incroyable talent sur M6 et fondateur du festival d'humour "Juste pour rire". L'islamologue Tariq Ramadan, lui, est accusé de viol par Henda Ayari, ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque, et qui est aujourd’hui présidente de l’association Libératrices.

Les frasques d'Harvey Weinstein ont même contribué à éclabousser des politiciens français : parmi les accusés, le fantasque Jean Lassalle, mais aussi Pierre Joxe, ancien ministre de l'Intérieur puis de la Défense de François Mitterrand, Christophe Arend, député LREM de la Moselle, ou encore Gilbert Cuzou, ancien socialiste actuellement conseiller régional d'Île-de-France.

Une omerta peut en cacher une autre

Le journaliste Philippe Labro, dans un édito coup de poing intitulé "Un porc peut en cacher un autre", a dénoncé l'omerta qui a si longtemps régné sur les pratiques de ces hommes puissants, qui jouent de leur puissance pour obtenir quelques faveurs, et a salué le courage de ces femmes qui osent enfin parler de ce qu'elles subissent et briser la loi du silence.

Florence Darel a justement eu ce courage, le 14 octobre sur France 5, de faire part du harcèlement qu'elle avait subi venant de plusieurs producteurs français, et elle a même donné un nom. Voici la transcription de ce moment de télévision :

Florence Darel : Ce que je voudrais dire, en fait, c'est que je pensais que ce n'était pas si grave ce qui m'était arrivé, et je me rends compte, c'était il y a longtemps, et je me rends compte que ça m'a beaucoup perturbé, et depuis deux nuits j'ai plein d'autres souvenirs qui remontent, que j'avais soigneusement enterrés.

Ali Baddou : C'est-à-dire ?

FD : En fait, d'autres producteurs, d'autres situations vraiment gênantes, d'autres fois où je me suis retrouvée... Je sais pas si c'étaient des prédateurs tels que Weinstein, parce que Weinstein c'est vraiment énorme, mais...

AB : Ce sont des producteurs français ?

FD : Oui.

Jean-Michel Aphatie : Et vous avez occulté tout ça ? Ça revient là...

FD : Et c'est revenu là. C'est revenu là. Et, donc en fait, les femmes, j'ai l'impression qu'on met les choses sous le tapis, parce qu'on sait qu'on va pas être écoutées, on sait qu'on peut pas porter plainte, et on met plein de choses comme ça sous le tapis, et on serre les dents et on continue à avancer. Et c'est vrai que cette histoire, si elle pouvait dire "voilà, ne mettons pas les choses sous le tapis, ce ne sont pas des poussières, ce ne sont pas des poussières"...

AB : Et d'où l'importance de votre témoignage, mais, aujourd'hui, par exemple, vous voulez parler de ces autres produteurs ?

FD : Bon, y en a un qui est mort... donc... qui s'appelait Jacques Dorfmann. Et l'autre, je pense pas que ce soit un prédateur, je pense que c'est quelqu'un qui a pu se méprendre, peut-être...

AB : Et il est vivant ?

FD : Oui.

Florence Darel a donc cité le nom de Jacques Dorfmann, en précisant qu'il était aujourd'hui décédé. Précision pour le moins étrange, car Jacques Dorfmann est toujours bel et bien vivant. Il est même tellement vivant qu'il sera, du 4 au 11 novembre prochains, président du Jury de la compétition Longs Métrages et Courts Métrages de Fiction des Journées cinématographiques de Carthage 2017 en Tunisie.

Décidément très actif pour un macchabée, le producteur français avait présidé la 18e édition du Festival du cinéma africain de Khouribga (FCAK) du 12 au 19 septembre 2015.

Alors, d'où peut venir la méprise de Florence Darel ? J'ai souhaité lui poser directement la question pour lever toute ambiguitë, en passant par son agent et les réseaux sociaux, mais sans succès pour l'heure. Une hypothèse cependant : il se trouve qu'un autre Jacques Dorfmann est décédé récemment, le 13 juillet 2017 ; il s'agit du "mythique" juge-arbitre de tennis, qui avait arbitré la finale Noah-Wilander à Roland-Garros en 1983, et qui fut directeur du tournoi parisien de 1969 à 1988. Florence Darel a-t-elle pu confondre les deux hommes lorsqu'elle a évoqué le décès de son harceleur ? Il ne serait guère étonnant que la confusion soit due à une consultation trop rapide d'un agrégateur d'informations sur un smartphone.

Pour rappel, "Jacques Dorfmann est le fils du producteur Robert Dorfmann. Il se lance lui aussi dans la production à la fin des années 1960, notamment en collaborant avec son père sur des films comme L'Armée des ombres et Le Cercle rouge de Jean-Pierre Melville. En 1972, il coproduit Nous ne vieillirons pas ensemble, de Maurice Pialat ; en 1981, il connaît un succès mondial avec La Guerre du feu, réalisé par Jean-Jacques Annaud. Il passe ensuite lui-même à la réalisation, d'abord en 1987 avec Le Palanquin des larmes (...). En 1992, il réalise une grosse production, Agaguk, mais le film est un échec financier. Il connait un nouvel échec en 2001 avec son film suivant, Vercingétorix : La Légende du druide roi, avec Christophe Lambert : le film est un désastre commercial et critique, et lui vaut la même année le Bidet d'or du pire réalisateur."

Autrement dit, Jacques Dorfmann, entre films mythiques et bides retentissants, n'est pas le dernier des inconnus. Pourtant, alors que les accusations de Florence Darel datent maintenant d'il y a 10 jours, les grands médias ont choisi de ne pas s'en faire l'écho (pas un article du Monde, de Libération, du Figaro, de L'Express, de L'Obs, du Point, etc.), et de persévérer dans l'omerta qu'ils dénoncent par ailleurs à grands cris. Attitude paradoxale.

Désinformation massive dans la presse low cost

A ce jour, seuls des magazines "people" et quelques sites d'information belges ont relayé les propos de l'actrice, en relayant aussi, sans la moindre vérification, l'affirmation fausse et pourtant si facilement vérifiable selon laquelle Jacques Dorfmann serait décédé. Petit florilège de cette presse "de qualité" :

- le site de Jean-Marc Morandini (15/10/2017) :

"pour la première fois Florence Darel a révélé avoir été harcelée sexuellement par des producteurs Français. Elle cite alors le nom de Jacques Dorfmann, décédé aujourd'hui, mais refuse de citer le nom d'un second producteur qui a eu un comportement déplacé avec elle dans le passé."

- Mathieu Bonis, Gala (15/10/2017) :

"En larmes, Florence Darel a ainsi révélé avoir été harce­lée sexuel­le­ment par d'autres produc­teurs…­français. Si l'actrice a donné le nom de Jacques Dorf­mann, décédé aujourd'hui, elle a toute­fois refusé de citer le second produc­teur qui a eu un compor­te­ment déplacé avec elle dans le passé."

- Laura Buys, Voici (15/10/2017) :

"Invi­tée dans C L'hebdo, Florence Darel s'est une nouvelle fois expri­mée sur cette affaire qui fait remon­ter à la surface des souve­nirs très désa­gréables qu'elle avait « soigneu­se­ment enterré ». « D'autres produc­teurs, d'autres situa­tions vrai­ment gênantes », confie-t-elle les larmes aux yeux, des produc­teurs français. «  Il y en a un qui est mort, qui s'appe­lait Jacques Dorf­mann et l'autre, je ne pense pas que ça soit un préda­teur. Je pense que c'est quelqu'un qui a pu se méprendre peut-être. », a-t-elle dévoilé. La loi du silence se brise."

- Virginie Gonçalves, Programme TV (15/10/2017) :

"Florence Darel a révélé avoir été harcelée sexuellement par des producteurs français. L'actrice a cité Jacques Dorfmann, décédé aujourd'hui, mais a refusé de donner le nom du second producteur ayant eu un comportement déplacé avec elle."

- le site belge RTL Info (15/10/2017) :

"Ensuite elle a confié qu'elle avait également été harcelée par plusieurs producteurs français. Mais elle n'a pas porté plainte car elle se disait que cela ne servait à rien. Depuis le scandale sexuel qui secoue les Etats-Unis, la femme a décidé de briser le silence en citant le nom d’un producteur français qui est décédé. Il s'agit de Jacques Dorfmann."

- Eric Martin, Nouvelles de France (15/10/2017) :

"Victime en 2004 du prédateur Harvey Weinstein, l’actrice Florence Darel a révélé, ce samedi soir sur le plateau de “C l’hebdo”, avoir été également harcelée sexuellement par des producteurs français et cite un nom, celui de Jacques Dorfmann, aujourd’hui décédé."

Quant à 20 Minutes, il choisit carrément d'occulter le nom révélé par la comédienne :

"Invitée de C l’hebdo sur France 5 samedi, elle s’est à nouveau exprimée sur le sujet. « Je me rends compte que ça m’a beaucoup perturbée et que depuis deux nuits, j’ai plein d’autres souvenirs qui remontent que j’avais soigneusement enterrés », confie la comédienne. Selon elle, d’autres producteurs ont eu des gestes déplacés. « Je ne sais pas si c’étaient des prédateurs tel que Weinstein parce que Weinstein c’est vraiment énorme », explique-t-elle avant de confirmer qu’il s’agissait de producteurs français."

Seul le site belge Sud Info corrige spontanément l'affirmation erronée de Florence Darel (15/10/2017) :

"Deux producteurs français l’auraient harcelée sexuellement. Leurs noms ? Elle ne dévoilera que l’un d’entre eux : Jacques Dorfmann, un producteur français âgé de 71 ans aujourd’hui. Pour ce qui est du deuxième homme, elle refuse de donner son identité."

Ils n'ont pas été nombreux les veilleurs (professionnels ou amateurs), qui ont fait remarquer que Jacques Dorfmann, le producteur, n'était pas décédé. Sur Twitter, je n'en ai trouvé, en tout et pour tout, que trois (on a connu les réseaux sociaux plus réactifs) :

- Patrick Lusinchi, directeur artistique de la revue Éléments (15/10/2017) :

- et deux autres twittos anonymes (15/10/2017) :

On peut aussi saluer la vigilance de Clémentine sur AgoraVox TV, qui, dès le 16 octobre, s'était demandée si Florence Darel ne s'était pas trompée en affirmant que Jacques Dorfmann était mort, en le confondant avec l'ancien juge-arbitre de tennis.

Des journalistes aux abonnés absents : remake de l'affaire DSK-Banon ?

Cette affaire Darel-Dorfmann, dans son traitement médiatique, rappelle étrangement l'affaire Banon-DSK. Souvenez-vous : le 5 février 2007, la jeune romancière Tristane Banon révèle sur Paris Première, dans une émission de Thierry Ardisson, avoir été victime d'une agression sexuelle de la part de Dominique Strauss-Kahn. De nombreux témoins sont autour de la table, dont le journaliste Jean-Michel Aphatie. Mais la séquence est caviardée : le nom que cite Banon est bipé. Le 22 octobre 2008, un article d'AgoraVox révèle le nom qu'avait donné Tristane Banon, mais les médias ne réagissent pas.

On connaît la suite : suite à l'arrestation du directeur général du FMI à New York le 14 mai 2011, les langues se délient, et l'affaire Banon refait enfin surface dans tous les grands médias, qui, pour certains, font leur auto-critique. Cette fois-ci, Florence Darel fait ses révélations (sans être bipée) sur France 5, devant des centaines de milliers de téléspectateurs. Autour de la table, il y a encore Jean-Michel Aphatie. Mais silence radio dans tous les grands médias sur cette nouvelle affaire. Faudra-t-il une fois de plus attendre des années avant que nos journalistes ne bougent et ne fassent, trop tard, leur mea culpa ?

Voici, pour finir, les trois questions que je souhaitais poser à Florence Darel (et auxquelles elle peut encore répondre sous cet article, si elle le lit) :

1/ Confirmez-vous bien que vos accusations de harcèlement sexuel concernent Jacques Dorfmann (qui n'est pas décédé) ?
2/ Des journalistes vous ont-ils interrogé, ces derniers jours, sur vos propos concernant Jacques Dorfmann ? Et des articles sont-ils, à votre connaissance, en préparation sur ce sujet ?
3/ Si vous le souhaitez, pourriez-vous expliciter la nature des actes que vous reprochez à Jacques Dorfmann et expliquer dans quelles circonstances ces agissements ont eu lieu ?


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24 réactions à cet article    


  • bob14 bob14 25 octobre 10:58

    La révolte des vagins...


    • Christ Roi Christ Roi 25 octobre 14:09

      L’auteur de l’article est feminisé. 


    • sukhr sukhr 25 octobre 14:11

      @Christ Roi
      alors que le zombie juif en croix est un vrai symbole de virilité smiley smiley smiley



    • diogène diogène 26 octobre 10:23

      @bob14

      Jusqu’à maintenant, les relations entre les êtres humains sont empreints de domination et de soumission : la dialectique du maître et de l’esclave.

      Faut-il combattre la domination et la soumission (« servitude volontaire ») sociales pour que cessent les effets pervers dans les rapports hommes-femme ou le contraire ?


    • Yvance77 Yvance77 25 octobre 11:26

      Et bien entendu, aucun politique ne s’est jamais abaissé à ce genre de bassesses ? Chirac en baiseur invétéré, tout comme un Albin Chalandon, n’ont jamais usé de leur pouvoir pour coucher où promouvoir telle assistante ou ministre .... ben voyons ...


      • marmor 25 octobre 16:24
        @Yvance77
        Chalandon / Rachida Dati hummmmm !

      • Inquiet 25 octobre 12:50

        Il n’y a pas que cette affaire qui « traîne » ou qui est étrangement « occultée ».

        Vous vous rappelez des frasques de Môssieur Polanski ? Chouchou de la bobosphère.

        Sans oublier bien évidemment le pizzagate.

        Vous me direz, cela est moins grave pour les actrices multi millionnaires, il ne s’agit que d’enfants inconnus pour la plupart. Il ne s’agit donc pas des premiers de cordées, juste des enfants de faignants :)


        • zygzornifle zygzornifle 25 octobre 12:58

          Je me méfie de toutes les accusations (je ne dis pas que certaines ne sont pas justifiées loin delà) tellement il y a de pognon a empocher en cas de condamnation, gaffe a la chasse aux sorcières.....

          les nanas ne vont pas aller accuser un migrant de s’être fait toucher les rognons car « y a pas de caillasse a palper » ....

          En tout cas le Sapin du PS n’a pas été inquiété pour son claquage de culotte de journaliste on le reverra donc en bonne place pour Noel dans tous le salon des chrétiens ......

          • coinfinger 25 octobre 16:24

            Le harcélement çà dure depuis des millénaires , la drague aussi c’en est pas loin .
            Faut pas oublier quand méme que , c’est la nature , au sens de Hobbes , ou de Sade , va savoir .
            Elles ont un coté maso . Elles aiment bien sentir la force de leur male , sa puissance , dans l’étreinte .
            Moi méme qui suis un homme , je suis victime du harcélement féminin , je peux en parler . C’est pas que j’ai un charme irrésistible , où qu’elles reconnaissent en moi mes qualités , je suis pas con à ce point . Non c’est à cause de mon pognon .
            Je vais pas les chercher , c’est elles qui viennent . La derniére , en date , Brigitte Bardot face à Jean Gabin ( encore qu’il avait un bien meilleur physique que moi ) , elle me fait le grand cinéma : genre , t’a vu ma poitrine , là , et mon cul d’enfer , je te le bouge , comme il faut , et puis je suis mignonne et gentille , çà t’exite , hein , je suis sure que je t’ai dans la poche .

            Bon d’accord , je sors .


            • alinea alinea 25 octobre 18:28

              Je conseille à toutes ces pauvres femmes, qu’elles soient actrices, écrivains,journalistes ou politiques, d’aller prendre des cours auprès de Juliette Binoche :

              http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/juliette_binoche_se_livre_a_propos_ d_harvey_weinstein_je_savais_quelle_bete_il_y_avait_en_lui_407126


              • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 25 octobre 19:47

                Pauvre Mme Darel, ben dis-donc elle a faillit y passer .....Pathétique toutes ces actrices qui savaient mais qui prenaient des risques incroyables, de véritable héroïnes de la vie ....
                Franchement, on se fout de la gueule du monde ... !

                Mais alors que dire du destin tragique de Mme Henriette Trémeaud, épouse d’un fonctionnaire.
                Cette femme ne savait pas, elle était au courant de rien. Puis un jour, elle ouvrit un paquet et fut pulvérisée par l’explosion du paquet......Tuée, déchiquetée... ! L’horreur ...
                La guerre froide n’était pas une chose légère, sans danger .... 

                Cette tragédie est autrement plus sérieuse que les couinements des actrices d’Hollywood et du cinéma français ..... 

                Surtout que l’état français enterra l’affaire...
                 
                   


                • Djam Djam 25 octobre 21:30

                  On y est... la horde est lancée et... autorisée par la médiacratie à éructer à tous les étages !
                  Est-ce à dire que les femmes abusées ou sous pression d’obsédés sexuels devraient se taire et garder leur douleur ? Non, bien entendu. Mais... la bonne question est posée par Miss Darel à la minute 16 : 00 : « La question que je me pose - dit la donzelle - c’est... pourquoi maintenant ? ».

                  Et oui, c’est ça la bonne question, « pourquoi maintenant » tout ce déballage d’un problème sérieux qui dure depuis des décennies (et encore, je suis sympa en disant décennies, car c’est indiscutablement un problème ontologique à l’humain). Oui, pourquoi maintenant... ?

                  Réponse : parce qu’en lâchant maintenant ce genre de gros problème sociétal, on fait avancer de plusieurs cases sur l’échiquier la féminisation de la société entière. J’entends par là, qu’en utilisant un réel problème de menace récurrente sur pas mal de femmes, on force la société à faire toujours plus de place aux femmes un peu partout où il y a du pouvoir sous une forme ou une autre. Car il faut avoir le courage d’aller au-delà des scandales de surfaces et des plaintes tardives de starlettes mondialisées.

                  Osons aller jusqu’au bout de cette logique lancée comme un pavé de poids dans la marre du renversement des places...

                  Qu’attendent ces demoiselles harcelées, offusquées, violées, mises sous pression, négociées.... pour dénoncer l’arme majeure utilisée partout sur le globe au cours des nombreuses guerres passées et en cours : le viol systématique des femmes dans les villages, les zones de combats, partout où des connards déguisés en robots cops et surarmés sévissent et se permettent d’agresser par le viol des centaines, voire des milliers de femmes ?

                  Qu’attend-t-on pour étaler en « prime time » les véritables chiffres des viols commis par les soldats américains - vous savez, nos « sauveurs »  ! - sur des milliers de femmes françaises pendant l’occupation ? Quid des femmes allemandes violées par milliers également par les mêmes soldats et d’autres en Allemagne pour, assuraient-ils, se venger de l’Allemagne conquérante ? Quid des viols par centaines également en Afrique perpétrés par des blancs de tous horizons pendant l’asservissement des pays africains ? Quid aussi des femmes anonymes (j’en fais partie !) qui furent violées par des salopards en pleine ville pendant que d’autres regardaient ailleurs ?

                  Les demoiselles qui se réveillent et étalent subitement leur détresse, vont-elles avoir le courage de combattre aussi l’arme institutionnalisée qu’est la pratique du viol par les soldats sur les terrains de guerre ?


                  • Jean-Luc RICHEVAUX Jean-Luc RICHEVAUX 26 octobre 10:04

                    @Djam

                    Votre commentaire est très juste car il met en valeur une certaine hypocrisie de l’ensemble de la société quand au traitement de ces révélations et du sort fait aux femmes.

                    Comme vous le dites :

                    « On y est... la horde est lancée et... autorisée par la médiocratie à éructer à tous les étages !  » Les medias traditionnels et institutionnalisés par cette société bien pensante utilisent à des fin mercantiles ces affaires de harcèlement sexuel. Ce n’est plus du journalisme mais du voyeurisme.

                    «  je suis sympa en disant décennies, car c’est indiscutablement un problème ontologique à l’humain). Oui, pourquoi maintenant... ?  »

                    Là est l’ interrogation essentielle à mon avis est la réponse que vous donner est logique. Il faut faire évoluer la société en éradiquant cette domination psychologique qu’a l’homme sur la femme. Je constate quand même que beaucoup de femmes aujourd’hui ont réussi à le faire et il faut d’urgence amplifier le mouvement. « Aller jusqu’au bout » comme vous le dites !

                    «  Qu attendent ces demoiselles harcelées, offusquées, violées, mises sous pression, négociées.... pour dénoncer  »

                    «  Qu’attend-t-on pour étaler en « prime time » les véritables chiffres des viols »

                    Le moins que l’on puisse dire c’est que l’on attend depuis trop longtemps. Je ne comprends pas que cela est mis tant de années à être dénoncé. Une prise de conscience doit se faire au sein d’une société en constante évolution ou malheureusement les mœurs eux prennent un chemin de travers. La méthode qui est privilégiée aujourd’hui est la dénonciation par voie médiatique ou par réseaux sociaux . Est-ce la bonne méthode, est la question à se poser ! Mais elles ont pour elles le fait d’être efficaces, même si cela n’est pas raisonnable dans un état de droit. L’essentiel étant qu’une prise de conscience se fasse à tout les étages de la société et par la même les mœurs évolueront de façon plus respectueuse et égalitaire.

                    L’éducation de nos enfants dès leurs plus jeune âge doit être le moteur de ce changement de rapport entre femmes et hommes.

                    La France peut y arriver, d’autre pays aussi, mais il reste encore beaucoup de travail de persuasion à faire pour une grande majorité d’autres nations du monde.

                    Le regard de domination qu’on certains hommes sur la femme ils l’ont aussi sur leurs congénères et sur les enfants. Là aussi il reste un énorme travail à faire pour une prise de conscience de toute l’humanité. L’ avenir est incertain par nature, alors faisons qu’il nous ouvre un horizon dégagé de toutes ces difficultés relationnelles entre les être humains.



                  • Antoine 26 octobre 10:17

                    @Jean-Luc RICHEVAUX
                    L’éducation de nos enfants dès leurs plus jeune âge doit être le moteur de ce changement de rapport entre femmes et hommes.

                    Et vous comptez sur l’état pour éduquer nos enfants à la sexualité ?
                    C’est ça votre projet ?

                    De la fabrique à crétins nous allons passer à la fabrique à pervers (on y est déjà en fait)


                  • Jean-Luc RICHEVAUX Jean-Luc RICHEVAUX 26 octobre 15:33

                    @Antoine

                    Bonjour Antoine,

                    « Et vous comptez sur l’état pour éduquer nos enfants à la sexualité »
                    « C’est ça votre projet ? »

                    Moi qui croyait que l’éducation des enfants c’était le rôle des parents et celui de l’école de la république de les instruire Je suis surpris de cette exclamation.

                    Mon projet c’est justement celui là.

                    « De la fabrique à crétins nous allons passer à la fabrique à pervers »

                    Pour vous, j’espère que de mures réflexions vous feront évoluer pour que l’on ne vous considère plus comme un crétin. Quand à la fabrique des pervers nul besoin d école pour cela. la nature humaine est ainsi faite qu’elle est largement capable de sans débrouiller toute seule.

                    Cordialement

                    Le_retraité


                  • Antoine 26 octobre 18:23

                    @Jean-Luc RICHEVAUX
                    Il faut savoir ce que vous dites puisque vous dites que la « France peut arriver à éduquer etc... »
                    La France, c’est pas les parents.
                    c’est bien l’état ?


                  • Jean-Luc RICHEVAUX Jean-Luc RICHEVAUX 29 octobre 17:02

                    @Antoine

                    Bonjour,

                    « Il faut savoir ce que vous dites puisque vous dites que la « France peut arriver à éduquer etc... »

                    J ai le regret de vous dire que je sais ce que je dis puisque je l’écrit pour vous le dire.

                    Peut être n’avez vous pas compris ce que j’ai écrit, je me répète,donc en vous disant que :

                    Les parents éduquent leurs enfants.

                    La France ou si vous préférez l’État Français instruit dans ces écoles les enfants de la république.

                    Alors quand vous me dites : « La France, c’est pas les parents. C’est bien l’état ? » je pense que vous avez interprété à votre façon ce que je voulais dire qui est :

                    La France peut y arriver, d’autre pays aussi, mais il reste encore beaucoup de travail de persuasion à faire pour une grande majorité d’autres nations du monde.

                    La France (le pays) peut y arriver à travers l’éducation des enfants par les parents et leurs l’instruction par l’école. Ceux qui veut dire que le rôle des parents et d’éduquer et celui de l’école d’instruire.

                    Ceci étant ma conviction,vous n’êtes pas obligé de la partager. Mais ne détournez pas mon propos en clamant que je ne sais pas ce que je dis.

                    Cordialement,

                    le_retraité


                  • sls0 sls0 26 octobre 00:33

                    Je n’ai même pas lu l’article, on ne voit que ça en ce moment ce type d’article. Encore un écran de fumée.

                    Pendant ce temps on nous dirige vers la paupérisation.
                    Le gros avantage avec le pauvre c’est qu’il est obéissant, si on dit couches toi, il se couche.

                    Cela dit profiter d’une position dominante est anormal.

                    Pour l’instant.

                    • diogène diogène 26 octobre 10:26

                      @sls0

                      « Pour l’instant. »

                      On dirait que le temps a suspendu son vol et que l’instant s’éternise : homo sapiens = 40 000 ans.

                    • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 27 octobre 10:30

                      Parfois les femmes chantent et pratiquent la danse du ventre pour le fric quelque soit les paroles ......

                      France Gall et ses sucettes ....

                      https://www.youtube.com/watch?v=-1_OPtNyCqc

                      Le summum de la parodie en la personne d’ Alizée.....

                      « Alizee - mets ton doigt dans mon cul »https://www.youtube.com/watch?v=procilGKdxc

                      Qui peut se permettre de juger les hommes ?


                      • Djam Djam 27 octobre 22:00

                        Mesdames, il va falloir avoir des ovaires, à défaut de couilles, et dire avec une totale honnêteté les vrais ressorts de vos doléances dont le flot, ces jours-ci, ne cesse de croître au point que l’on est bien obligé de se poser quelques questions avant de foncer comme des taureaux dans le déballage limite obscène des aveux d’alcôve indésiré.... et pourtant...

                        Oui, pourtant, hormis les véritables cas d’agression sexuelle, ces situations que pas mal de femmes ont déjà subi depuis la nuit des temps (viols de guerre par des soldats soudards et analphabètes, viols d’un soir par un jeune con qui veut prouver à ses potes qu’il en a, viols criminels perpétrés par des mecs frustrés incapables de gérer leurs pulsions...), oui, à part ces nombreux cas dont les victimes resteront d’ailleurs anonymes et sans écho, les postures de ces starlettes en mal de notoriété et de réussite cinématographique ont quelque chose de faux.

                        Je vais sans aucun doute en agacer plus d’un(e), mais je m’en tape. Je veux juste rappeler que les femmes savent parfaitement bien utiliser leurs charmes pour obtenir des avancements. Affirmer qu’elles ne peuvent pas faire autrement pour accéder à leur objectif (notoriété, pouvoir, fortune, sécurité) est un raccourci que les médias sont en train de prendre sans comprendre la complexité des relations hommes / femmes.

                        Mettre tout sur le dos des hommes et du supposé pouvoir qu’ils détiendraient à eux-seuls est d’une malhonnêteté crasse. Les femmes sont ambigues et elles le savent. Quand elles sont jeunes et jolies, elles savant aussi que le désir fera plier aisément celui qui, en face, peut faire avancer les choses. Entendre depuis plusieurs semaines des litanies de femmes qui auraient été « victimes » par le passé de types qui auraient abusé d’elles commence à faire beaucoup et l’orchestration des jérémiades sent la grosse manip idéologique...

                        Je suis une femme, j’ai été agressée plusieurs fois et sérieusement... je sais trop bien la part toujours inavouée de responsabilité quand quelque chose se produit... et encore une fois, je mets bien à part les cas d’agression gratuite qui, elles, doivent faire vraiment l’objet d’enquête et de punition systématique.


                        • Cyril22 29 octobre 12:02

                          Certains mettent en cause l’éducation scolaire ou parentale, or cette éducation depuis longtemps réprouve le violence et l’abus sexuel. Mais même dans la société la plus puritaine qui soit, les faits de harcèlement et de viol se produisent, car l’animalité prend souvent le dessus sur le « surmoi ». Même celui veut faire l’ange fait quand même parfois la bête. C’est triste à dire, mais seul la peur du gendarme pourra réduire le phénomène, le refus et la dénonciation s’il y a abus doivent devenir la règle générale, mais sur des faits tangibles, pas des présomptions sur un mot ou un regard, sinon tout le monde sera muet et portera des lunettes noires (version masculine de la burqa).


                          • eric 29 octobre 22:13

                            Le simple fait d’émettre un doute sur la validité des ces absurdités militantes, qui dénaturent la cause des relations harmonieuse entre les gens en général et entre les sexes en particulier, peut facilement être interprété comme « une violence faite aux femmes » dans le jargon des lobbies.

                            Il faut prendre du recul. Toutes ces idéologies sont des éléments du discours des catégories sociales parasitaires. Celles qui touchent de la société plus qu’elles ne lui apporte, au moins si on se réfère au sentiment de la majorité.

                            Écologie, ici, féminisme là, fifi ailleurs, socialisme nationaliste en Catalogne. Partout, les projets sont portés par les mêmes catégories. Des gens qui défendent leur beefsteak au détriment de la société et en particulier des pauvres.

                            Dans le cas du féminisme bétassou, cela est aggravé parce qu’ils copient servilement les modes américaine alors que sur le plan de l’anthropologie, les rapports hommes femmes y sont différents de ce qu’ils sont en France.

                            A la traîne de l’Amérique, nos militant le sont à tous les égards. En Amérique du nord, il y a déjà un certain temps que les femmes riches vont se payer du jeune mâle dans les îles. Bref, l’égalité sociétale est en marche. Les pauvres peuvent resté exploités quels que soit leur sexe. Mais qui cela intéresse-t-il chez ces gens là ?

                            Au final, qu’il s’agisse d’exiger de légiférer sur les rapports hommes femmes, parents enfants employeurs travailleuse, soignants soignés, etc...ces gens veulent nous gérer la vie au maximum, et à nos frais, parce qu’ils en vivent.

                            En Catalogne aussi, ce sont les médias, les fonctionnaires, les enseignants, les profs du public, les intermittents et pauvres volontaires par vocation qui sont les plus fervents indépendantistes.

                            Au fond, c’est sans doute moins grave ; En ré-écrivant, parait il l’histoire de la Catalogne avec une vision de l’histoire toute stalinienne, ils font finalement peut être moins de mal à nos gosses que leurs homologues français qui leur bourrent le crâne de concept qui ne signifient rien en français, tels que développement durable, violence faite aux femmes, orthographe inclusive. Encore que l’un n’exclue pas l’autre. Du reste,les Fifi sont en train de nous faire eux aussi un prurit nationaliste...C’est l’internationalisme nationaliste. Il y a 15 ans, les mêmes parlaient d’individualisme collectif....Mais le but était toujours de « faire payer les riches, et, des crédits, des postes ». On se souvient qu’à Cologne il y a eu au minimum une centaine de femme de mémoire agressée, tripotées volées ou violées. Tu parle que cela a « réveillé la parole » ; Alors que deux producteurs de cinéma, là oui, on est en plein sociétal !

                            Il y a combien de fois plus de chance pour qu’une actrice jeune ou moins jeune aguiche un richissime producteur et pour qu’elle provoque sexuellement un sdf sans papier ? Où est l’urgence quantitative et qualitative à agir ? Guignols ? OUi.

                            Mais ils ne sont pas fous. Ce n’est pas parce qu’il disent tout et son contraire qu’il n’y a pas de cohérence dans leur discours. Et cette cohérence, ce sont leurs intérêts financiers.

                            Ils peuvent être favorable à un catho très nationaliste en au Vénézuéla, et vouloir ôter une croix sur une statue de Pape !!! en France. Pourquoi pas sa tiare et son costume, qui sont de toute façon des symboles religieux ?

                            Mais à la fin, ce qu’ils défendent, c’est un taux de prélèvement obligatoire et leurs part du gâteau.

                            Ce n’est même pas vraiment de la lutte de classe, parce que chez ces gens, il y a effectivement le riche producteur progressiste ami d’Obama, le député écolo féministe qui harcelait ses collègues , mais, « on ne disait rien pour la cause », l’ouvrier du livre, le prof. Le chercheur démographe qui embêtes ses étudiantes. Intermittent qui n’hésite pas car lui, « c’est de libération sexuelle ». Tous les barreau de l’échelle sociale ou presque. 

                            Il fut un temps ou on nommait cela un peuple. Le peuple de gauche.

                            Déjà au 17ème siècle on savait que valait les discours de ces petits clercs, vivant sur le budget social de la nation sous prétexte de lui « offrir du sens ». Tartuffes !

                            Ainsi, et comme tous ces gens se tiennent par la barbichette, si il y a vraiment omerta ou désinformation sur le cas ici évoqué, c’est qu’il n’y a pas un petit billet à se faire pour ceux qui auraient pu, ou d’autres intérêts qui font que le violeur n’est pas dénonçable en l’état. réglez cela entre vous.

                            Cherchez Jacques Dorfman et pétition sur le net, c’est un type qui signe pour les migrants illégaux, par exemple : inattaquable.

                            Comme Baupin ou DSK en leur temps. Pour ces gens, les progressistes et féministes, l’important n’est pas le viol, mais qui viole. Confère à nouveau Cologne.


                            • Annamtlt 11 novembre 20:20

                              Bonsoir, 

                              Etudiante à l’Institut Français de Presse, je réalise un travail sur le journalisme citoyen. 
                              Je souhaiterai réaliser une série d’entretiens avec des rédacteurs citoyens afin de donner la parole aux principaux intéressés. 
                              Seriez-vous prêt à brièvement vous entretenir avec moi ? 
                              Je serai pour ma part ravie d’échanger avec vous. 
                              Bien cordialement, 

                              A.M.

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Tony Escada

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