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Accueil du site > Actualités > Politique > A quoi ressemble la politique des jeunes ?

A quoi ressemble la politique des jeunes ?

Il y a un mois, je me suis invité à la deuxième édition de la République des blogs... Autour de moi des jeunes UMP, PS, UDF... discutant, échangeant. Ils avaient des choses à dire, un discours intelligible et intelligent. Moi, l’agnostique politique, j’ai été touché par leur engagement, leur volonté d’agir et leur enthousiasme. Tout de suite une question m’est venue : en quoi ces jeunes peuvent-ils faire évoluer la politique ?

En quoi le fait d’être soi-même un jeune peut-il changer quelque chose face à l’ensemble de la jeunesse d’aujourd’hui, face à ses crises (manifestations anti-CPE, embrasement des banlieues) et à son incrédulité totale pour la politique (taux d’abstention record chez les jeunes), une politique de politiciens trop éloignés d’eux, de leur quotidien ?

Leur jeunesse est-elle un atout ou au contraire un handicap pour se faire entendre de l’ensemble de la classe politique ? Sauront-ils convaincre et imposer leurs idées auprès des seniors ?

Est-ce que ces jeunes reproduiront les schémas de leurs aînés, ou est-ce qu’ils sauront créer une politique nouvelle, plus proche de la société d’aujourd’hui, plus proche des attentes des jeunes citoyens ?

Alors j’ai décidé de chercher à savoir et pour cela de m’engager à ma façon dans les campagnes de 2007. J’ai donc créé desmotsdescouleurs.com pour montrer que loin des médias, il y a des jeunes qui s’engagent en politique, des jeunes qui chaque jour pensent, agissent et se battent pour leur idées. Et aussi pour voir, pour comprendre ce qu’ils apportent de différent à la politique d’aujourd’hui.

Ci-dessous, le premier épisode de notre "blogumentaire", un feuilleton bi-mensuel où nous suivrons, jusqu’aux élections législatives, quatre jeunes (de 18 à 28 ans) de quatre partis politiques.

Nous les verrons évoluer dans leurs activités, réagir à l’actualité et défendre leurs convictions. Ils sont du PS, de l’UDF, de l’UMP et du FN, parce que ce sont les quatre partis arrivés en tête au premier tour des élections présidentielles de 2002, et parce que je veux montrer ce qui se passe dans les coulisses de ces partis très médiatisés, mais dont on voit toujours les mêmes images, les mêmes personnes.

Je vous présente donc ces quatre jeunes :
Quitterie Delmas (UDF), 28 ans, qui souhaite offrir des solutions aux électeurs au-delà du clivage traditionnel gauche-droite
David Rachline (FN), 18 ans, en charge de la rédaction du programme jeune de la campagne de Jean-Marie Le Pen
Pierre-Henri Pouchelon (UMP), 22 ans, qui souhaite sensibiliser un maximum d’étudiants à l’action de Nicolas Sarkozy
Valério Motta (MJS), 24 ans, qui veut sensibiliser les jeunes au socialisme et les prévenir des dangers des dérives de la politique de Nicolas Sarkozy

Mais dans un souci d’équité, et parce qu’ailleurs aussi, les idées bougent et que les jeunes y contribuent, vous trouverez sur le site une rubrique "Paroles de jeunes" dans laquelle se trouvent des portraits courts de jeunes de toutes les couleurs...

Ce projet est pour moi un espoir de montrer une autre politique, celle que l’on ne voit pas habituellement, une politique au visage jeune, pleine d’espoir et de convictions.


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118 réactions à cet article    


  • Antoine (---.---.48.146) 30 octobre 2006 11:25

    Excellent réportage. Pour une fois on voit des jeunes et pas uniquement les vieux de la vieille qu on voit depuis des années.

    Très intéressant et là en plus vous m avais donné le pretexte pour voter Bayrou aux présidentielles... Quitterie Delmas ! Elle est ravissante et pas con du tout ! smiley


    • Rudra (---.---.137.233) 30 octobre 2006 11:35

      Les Jeunes ????? Les emeutes ont montre que les jeunes ne sont pas assez matures pour faire de la politique... car ils ne sont pas capables de contenir leurs emotions, en general. La politique reste a mon avis reserve a des personnes qui ont le temps et l’envie de reflechir par eux-memes( sans l’aide d’un bon penseur ou un « gourou »)...

      PS : je faisais partie du PS, mais depuis 1996 avec la mort de son createur, le PS est viellissant, retrograde un peu trop populiste.... Il bloque le developpement de la France au sein de l’Europe.... S’il veut survivre, il doit penser a l’Europe et a la France en Europe avant tout... Arretez de perdre du temps et argent vers l’exterieur de l’Europe...Notre role n’est pas de sauver le monde ou d’aider au developpement de pays qui un jour ou l’autre nous cracherons au visage mais plutot d’aider les Francais et les Europeens....


      • LE CHAT (---.---.75.49) 30 octobre 2006 11:50

        tu veux laisser la politique aux vieillards corrompus et usés jusqu’à la moelle ?

        ça fait des années que ça dure et rien ne bouge . L’auteur a raison , il faut laisser s’exprimer les jeunes !


      • CedricA (---.---.251.9) 30 octobre 2006 13:07

        Parmis ce qui caractérise des jeunnes se trouvent l’utopie et la foi. A force de pragmatisme les élus et ré-élus finissent par en oublié toute idéologie, toute utopie et ont perdu la foi qui permet de lever des montagnes. Alors ils se contentent de petits pas, de la politique du moins pire, du populisme pour se faire réélire.

        Assurément être jeune en politique c’est avoir cette capacité de bouger des montagnes car on y croit, parce que l’on a tout à gagner et rien à perdre.

        La jeunesse ce n’est pas une question d’âge, c’est une question de tournure d’esprit.


      • SACRE CARLO (---.---.150.53) 30 octobre 2006 14:06

        en connais-tu des corrompus ? smiley


      • LE CHAT (---.---.75.49) 30 octobre 2006 15:18

        y’en a à la pelle. ils se font réelire pour l’immunité


      • noireb (---.---.4.168) 30 octobre 2006 16:22

        « Les emeutes ont montre que les jeunes ne sont pas assez matures pour faire de la politique... »

        Un peu réducteur, non ?

        Avec des phrases toutes faites on peut également dire que les « moins jeunes » sont trop « snob » pour parler au peuple, le referendum du TCE l’a prouvé.

        Toutes ces affirmations sont fausses. Les jeunes comme les vieux ont des réflexions et des interet, essayons de voir a travers les yeux des jeunes d’aujourd’hui à quelle sauce on sera mangé demain.


      • Paldeolien (---.---.3.227) 31 octobre 2006 02:03

        Ouai, pi on peut aussi dire que les vieux sont assez cons, quand on voit comment ils rament avec windows...

        On a pas trop de soucis nous avec tout ça, et même avec les vieux trucs... Mouhahahaha


      • Casabaldi (---.---.64.181) 30 octobre 2006 11:44

        Bonjour Pierre,

        Comme je te le disais à République des blogs, tu ne verras pas grand chose de nouveau si tu ne regardes que les jeunes qui s’inscrivent dans les schémas anciens. Il y a énormément de choses qui se développent en ce moment même dans le monde, mais la plupart se passent évidemment en dehors des partis traditionnels.


        • Voltaire Voltaire 30 octobre 2006 11:52

          Excellente initiative, bien tournée.

          On aimerait un tout peu petit peu plus de temps pour les réponses ; nous vivons dans un système médiatique qui ne permet pas aux orateurs de déveloper leurs arguments, et ce type de clip peut permettre d’aller un peu plus au fonds des choses.

          On aimerait aussi des questions plus polémiques dans un second temps (non pas politiciennes, mais dérangeantes), on peut en effet espérer que ces jeunes n’ont pas encore trop la langue de bois (même si votre choix s’est porté sur des responsables déjà très engagés et ayant du « métier » derrière eux).

          Bravo en tout cas, c’est sympa d’avoir une vision « jeune » de la politique d’aujourd’hui.


          • Serge (---.---.221.67) 30 octobre 2006 12:18

            Démarche intéressante néanmoins je ne suis pas sûr que les différences entre les générations soient si importantes. Mais y croire est flateur pour l’ego, or l’ego est souvent le ressort qui fait avancer.

            La seule chose que je constate car j’ai eu 40 ans en juillet, c’est le glissement lent de la société vers un positionnement plus libéral en matière de moeurs et de morale, ce qui conduit à un individualisme revisité renforçant paradoxalement le collectif. Ça semble moderniste mais c’était tout à fait prévisible.

            Les 4 protagonistes ne semblent pas bien révolutionnaires. J’ai vu Michelle Alliot-Marie dans une interview ancienne quand elle était « jeune du RPR », elle tenait sensiblement le même discours. Le contexte a changé mais pas la motivation.


            • Cédric (---.---.105.22) 30 octobre 2006 12:26

              Ohlala,

              Mais ils ont tous la gueule de l’emploi. C’est franchement à mourir de rire... Et ils sont tous nés vieux, en plus !

              Cédric


              • Prêtresse Prêtresse 30 octobre 2006 12:48

                La peur tue l’esprit.

                Tout est en ordre de marche.

                Le besoin d’une unité nouvelle ?

                Le savoir risque de se venger sur nous, comme l’ignorance s’est vengée sur nous au moyen âge.


              • Viv (---.---.152.234) 31 octobre 2006 10:16

                Prêtresse ; la petite amie de DW...


              • parkway (---.---.18.161) 31 octobre 2006 11:42

                effectivement, on avait déjà assez de DW !

                je propose qu’il fasse aliance (sexuelle ou non), comme ça au lieu d’avoir 2 gênants, on n’en aura plus qu’un(e) !

                Utopie, quand tu nous tiens...

                Justement, fort à propos, en ce qui concerne l’article, je me réfère à G.BRASSENS :

                le temps ne fait rien à l’affaire,

                quand on est con, on est con,

                qu’on soit puceau, qu’on soit grand-père,

                quand on est con, on est con,

                con caduque ou con débutant,

                petit con de la dernière averse,

                vieux con des neiges d’antan !

                Ah, cher et regrétté BRASSENS...

                les jeunes et vieux politiques ne t’on pas écouté, ils n’ont pas changé de mentalité...Pauvre de nous !

                mais de toue façon on s’en fout,dans 20 ans nous crèverons tous de pollution et de manque d’eau, les pauvres comme les riches ; Seule différence, les riches soufriront plus longtemps !


              • elise (---.---.1.211) 30 octobre 2006 12:32

                Très bonne initiative. Il est capital que les jeunes s’intéressent à la politique. Ce blog peut les inciter. Mais il faudra pousser plus à fond le débat : l’enjeu qui peut intéresser les jeunes au-delà des propositions de chaque parti, c’est quel est le type de société qu’ils souhaîtent ? Est-ce qu’un des ces jeunes arrivera à les faire rêver, pour qu’ils aient envie de débattre, et peut-être de s’engager, mais au moins de voter ??? EP


                • Sam (---.---.116.120) 30 octobre 2006 12:52

                  Micro-trottoir en forme de vidéo, sans doute.

                  Je ne vois pas comment tirer des indications généralisables sur le rapport des jeunes à la politique, avec un ou deux interviews, ou même dix.

                  Problème de panel qui rend le travail, sans doute fait avec conviction comme l’article, anecdotique.

                  Donc, je ne visionne pas, j’ai déjà pas le temps de lire des études approfondies sur trop de sujets...


                  • L'équipe AgoraVox Francis 30 octobre 2006 12:58

                    Si tu n’as pas 2 minutes à perdre pour visionner une vidéo, pourquoi tu les perds pour un commentaire qui n’apporte rien ? Contrairement à toi, je trouve la démarche intéressante et montre le chéminement de jeunes qui semblent passionnés par ce qu’ils font et par leurs convictions. C’est déjà pas mal de savoir qu’il en existe


                  • Cédric (---.---.172.149) 30 octobre 2006 14:11

                    Francis,

                    Honnêtement, vous apprenez des choses nouvelles dans cette vidéo ? Ce sont les mêmes que leur père, ils parlent de croyances et de réformes, mais ne rêvent que de pouvoir. Ce sont des mous des fesses qui ne rêvent à rien d’autre que l’uniformité du peuple et qui n’ont de créativité que de se lever le matin en pensant à un jour nouveau (ce qui dans l’absolu est vrai !).

                    « Marchons droit, marchons droit ou on en tombera ». Ils sont nés vieux (déjà dit, mais répété), et je les trouve si tristes que j’en ai mal pour eux.

                    Cédric

                    PS. : le seul intérêt de cette vidéo a été de confirmer mes hypothèses, où je donnais à chaque portrait photographié le parti mentioné par l’auteur. 0 faute, et franchement c’est effrayant !


                  • Sam (---.---.116.120) 30 octobre 2006 21:30

                    pourquoi tu les perds pour un commentaire qui n’apporte rien ?

                    Parce que j’aime bien parler pour ne rien dire, contrairement à toi bien évidemment.


                  • jipé (---.---.221.74) 30 octobre 2006 13:37

                    tentative sympa mais méthode inadaptée : un panel conformiste, des réactions électoralistes...Il serait plus intéressant de décrypter par analyse de contenu les blogs traitant des grands enjeux (Agoravox...) et notamment les réactions des jeunes. Ils me semblent loin des clivages politiciens, sauf quelques idéologues encroutés !


                    • Stravos (---.---.132.162) 30 octobre 2006 13:48

                      Je ne savais pas qu’il existe encore des jeunes pour s’interesser à la politique... Sans doute une espèce en voie de disparition... Et on se dépêche de la filmer, comme certains bestiaux rares. Mais je préfère les bêtes authentiques à ces jeunes-vieux qui ont pour idéaux l’UMP, le PS, le FN et autres étrons fossilisés depuis longtemps...


                      • Bof... (---.---.115.238) 30 octobre 2006 13:54

                        Encore un article d’apologie du monde politique. On se croirait dans un régime à parti unique...


                        • (---.---.166.20) 30 octobre 2006 15:36

                          Mais NOUS SOMMES dans un régime à parti unique DEGUISE !

                          Le problème étant que tous ces partis défendent, pour l’essentiel, les mêmes INTERETS.

                          Ce genre d’articles nous présentent, avant tout, des « bien-pensants ». Quant à la « réprésentativité », de ces partis avec le taux d’abstention que l’on sait...


                        • noireb (---.---.4.168) 30 octobre 2006 16:25

                          4 partis sont évoqués.

                          Pourquoi parler de parti unique ?

                          Parce qu’il n’y a pas d’extreme gauche ?


                        • peech (---.---.168.33) 30 octobre 2006 13:56

                          je trouve le ton de certains commentaires très acerbes contre ces jeunes qui essayent à leur niveau de montrer leur passion. Le problème de la jeunesse actuelle c’est son manque de passion et aussi le manque de passion qu’inspire la politique. Ils parlent clairement sans fanatisme, pourquoi alors les traiter de jeunes-vieux, il y a une défiance que je n’arrive pas à comprendre. Comment peut on vouloir le renouvellement de la classe politique et ensuite condamner toute initiative qui tente d’y répondre ? Il y la un vrai paradoxe chez certains.


                          • Stravos (---.---.132.162) 30 octobre 2006 18:19

                            On ne refait pas du neuf avec du vieux, malgré le proverbe. C’est la 5em république et son systéme de représentation qui est à bout de souffle. Il faut que ces partis vermoulus laissent la place au vrai peuple. Non cumul des mandats et référendum d’initiatives populaires sont les réformes clefs pour que l’ensemble des citoyens reprennent goût à la politique. Or, je n’ai pas l’impression que ces jeunes veulent ce type de réformes, ils veulent juste devenir des notables comme papa. Sans doute les fromages de la république font-ils encore rêver certains... En tout cas, c’est mieux que de pointer au chomdu...


                          • bernard29 candidat 007 4 novembre 2006 19:10

                            Bravo stravos


                          • Marsupilami (---.---.161.58) 30 octobre 2006 13:56

                            N’oublions pas la Marquise de Brassens...


                            • parkway (---.---.18.161) 31 octobre 2006 11:49

                              Bien évidemment, marsu !

                              c’est la contre-balance du quand on est con, on est con.

                              il vaut mieux être un jeune con qu’un vieux con, personnellement parlant, mais quand on fait de la politique, ben, c’est les autres qui prennent !


                            • Daf (---.---.34.4) 30 octobre 2006 13:58

                              Ceux là sont voués à reproduire les erreurs (et magouilles) de leurs ainés, politique c’est comme rock star aujourd’hui, un métier très (trop !) lucratif et à vie.

                              C’est pas le tout d’être jeune , encore faut-il être progressiste.


                              • Rage Rage 30 octobre 2006 14:48

                                Article intéressant : voilà que les jeunes sont utiles maintenant !

                                Si je partage le fond de la démarche, je pense qu’il ne faut occulter un point majeur à votre approche : A l’image des syndicats de travailleurs (exit les chômeurs) il serait restrictif de consulter uniquement les jeunes ENCARTES politiquement.

                                Combien de « jeunes » ont des positions affirmées sur bon nombre d’éléments ou thèmes mais n’ont jamais droit de parole en dehors de clivages politiques traditionnels ?

                                Actuellement, les jeunes sont des faire-valoir au service des briscards arrimés contre tous les vents au pouvoir. On les utilise pour porter les pancartes, faire bonne figure aux élections, et on les envoie aux fourneaux lors des élections, au mieux dans les circonscriptions déjà perdues.

                                La définition même de parti « jeunes » est une erreur. A 18 ans on vote, mais au PS à 25 ans on est jeune, à 36 ans à l’UMP on est jeune etc... Le problème de fond, c’est d’accepter qu’un gars/fille qui a 20 ans ou 25 ans puisse avoir des positions fermes et solides sur des éléments que des vieux barroudeurs n’arrivent plus à avoir. Combien de vieux grigous s’appuient sur les idées des jeunes pour ensuite leur donner des susucres ?

                                Combien de jeunes, ceux qui auraient tout à dire et finallement les plus concernés, sont évincés des partis, où SEULS ceux qui ont du temps, un CV « typé et politiquement vendeur » ou des proches ont le droit de parole ?

                                Les jeunes en politique ne se résument pas à ceux qui sillonent déjà les partis - c’est déjà bien - mais à l’ensemble de ceux que l’on fait taire parce que l’on sait que s’ils parlaient, ils remettraient en cause l’ordre établit, et par conséquent, les chasses gardés et autres postes que certains « baby-boomers » ne sont pas prêt à céder.

                                Monsieur, l’auteur, interrogez donc ces « neutres » qui constituent 90% de l’électorat français, et qui, comme pour génération-précaire sur les stages, sont des indépendants riches d’idées et de préconisations.

                                Enfin pour répondre au titre : La politique des jeunes ressemble actuellement, et très malheureusement, à une halte garderie où les bonnes idées se succèdent mais n’ont jamais d’échos en dehors des cloisons bettonnées des sphères politiques.

                                Merci.

                                CF : Si vous voulez un avis neutre, je connais des rédacteurs d’agoravox, neutres, qui seraient prêts, avec moi, à vous proposer ce 5ème visage qui manque à votre panel.


                                • Rage Rage 30 octobre 2006 14:59

                                  J’ajoute : Il est certain qu’au vu des « facies », l’appartenance politique transparaît avec une évidence qui fait froid dans le dos... A croire que déjà, jeunes, ils portent sur eux le poids du formatage partisan.

                                  La politique use, mais si l’on n’y prend pas garde, elle peut en user jusqu’à l’âme propre et indépendante que nous avons tous à la naissance... avant que l’environnement proche et la société moule les idées au point d’avoir des discours toujours policés et concrètement hors des réalités de terrain.

                                  Le problème dans tout cela, c’est que les citoyens ne voient jamais leurs problèmes quotidiens solutionnés et que l’essence même d’intérêt général et de service public est en voie de disparition.

                                  Oui, je rêve encore d’hommes et de femmes capables de dire ce qu’ils pensent sans avoir à mouliner 15 minutes dans leur tête les mots à ne pas dire pour ne froisser personne, logique partisanne oblige...

                                  Courage politique qu’ils disaient...


                                • Rage Rage 30 octobre 2006 15:53

                                  2ème ajout alors (dans l’attente de vos réactions sur les précédents commentaires) :

                                  Nul doute que la crise du politique provienne en effet de ce « carrièrisme à tout épreuve » qui, au nom de l’intérêt général, incite les individus à postuler pour des places confortables -cumulables qui plus est- sensées représenter tout ou parti du peuple.

                                  La prolifération de ces postes (syndicats, conseils, associations, collectivités, sénat etc...) tend à faire de la politique un débouché de carrière plus qu’une instance démocratique où les élus se battent par conviction.

                                  Tant que l’on octroiera 3000€ à des individus pour « sièger », alors que d’autres triment 35 à 45h pour 1500€ max et que ceux qui siègent, non content de faire la morale à ceux qui bossent, continueront à le faire par intérêt personnel propre, la politique démocratique ne sera qu’une vaste blague...

                                  Changez les règles du jeu, donnez 1000€ à un élu régional, (plus aux députés du fait des enjeux et pour limiter les pots de vinds) et surtout limitez les postes, les durées et nombres de mandats (non cumul et limitation en nombre dans le temps) et vous verrez ceux qui resteront...

                                  Je suis certain que beaucoup perdraient leur sens de l’intérêt général en ne touchant que « peu de choses » (suppression aussi des frais de bouche etc...). Et là on verrait vraiment ceux qui viennent en politique pour changer les choses de ceux qui RESTENT en politique pour « contrôler les choses » et s’arroger les privilèges d’une république bananière où il est devenu impossible de réformer sans mettre à mal 90% d’élus profitant consciemment des abus du système (les maires étant les moins condamnables, d’où leur popularité).

                                  Si on a cela en tête, alors tout devient plus clair et plus simple à comprendre... Pas étonnant que certains « tirent toutes les leçons » sans en tirer la morale de l’histoire : « A défaut que le juste fut fort, on fit en sorte que le fort fut juste » PASCAL


                                • parkway (---.---.18.161) 31 octobre 2006 11:58

                                  RAGE, t’es pas au courant des tarifs des députés !

                                  je n’ai plus le lien, mais les députés ont un indemnité de 22000€ (vingt deux mille) par mois dont 6500€ de salaire à déclarer ;

                                  Pour la petite histoire, le gouvernement de chirac les a augmentés de 75% en 2002 !

                                  si tu le veux je rechercherai mes sources...


                                • Pierre Abruzzini Pierre Abruzzini 30 octobre 2006 14:52

                                  Face à certaines critiques sur ces jeunes qui semblent déjà vieux, je tiens à préciser qu’il s’agit du premier épisode et donc de l’exposition des personnages, mais nous ne manquerons pas dès les prochains de rentrer plus dans le débat, de montrer en quoi ils sont différents de leurs aînés, et ce qu’ils veulent apporter de plus à la politique. Merci pour ces commentaires positifs ou négatifs qui nous permettent d’ores et déjà d’améliorer notre projet.


                                  • Cédric (---.---.172.149) 30 octobre 2006 15:06

                                    Alors là, Pierre,

                                    vous me mettez l’eau à la bouche ! Je jure que je vais suivre l’histoire et si je me suis trompé, alors je jure que je le dirais haut et fort sur AgoraVox ! Mais franchement, ils sont d’un caricatural déconcertant !

                                    J’imagine de suite la militante des verts en vélo, petite veste un brin sexy et Télérama sous le bras. Le militant du PCF avec une veste à carreaux rafistolée aux manches avec des pièces en velours et fumant la pipe. Et enfin, bien sur, mon copain de la LCR avec des petites lunettes rondes, des cheveux dans tous les sens, et ses copains punk roter derrière.

                                    Est-ce un choix de n’avoir choisi que la droite ?

                                    Cédric


                                  • (---.---.166.20) 30 octobre 2006 15:39

                                    « en quoi ils sont différents de leurs aînés... »

                                    Dans ces partis, que ça fait des décennies qu’on voit passer ?

                                    La seule différence, c’est que plus le temps passe et plus la politique politicienne prend un tournant alimentaire...


                                  • Pierre Abruzzini Pierre Abruzzini 30 octobre 2006 16:45

                                    Je trouve certaines personnes vraiment dures vis à vis de ces 4 jeunes. Je les suis maintenant depuis 15 jours, et je peux vous promettre une chose, c’est que leur engagement n’est pas intéréssé... Oui, ils feront peut-être carrière, mais ils pensent qu’ils ne sont pas là pour faire de la politique toute leur vie, mais bien un temps donné (ce sujet sera d’ailleurs traités dans un prochain épisode). Je peux aussi vous promettre une chose c’est qu’ils ont des convictions, et qu’elles soient bonnes ou mauvaises, ils ont le méritent de les affirmer et de les défendre. J’ai trouvé qu’ils avaient vraiment envie de faire changer les choses, que ce soit au sein de leur parti ou au sein de la société. Je ne suis pas vraiment un enfant de coeur que l’on manipule facilement, cette démarche je la veux transparente, je veux montrer ces 4 jeunes qui travaillent quasiment 24h/24h, en ne gagnant rien ou pas grand chose, avec encore beaucoup d’espoir et peu de cynisme. Mais force est de constater dans certains commentaires qu’il est plus facile et beaucoup plus confortable d’être cynique que de croire à l’engagement des autres.


                                  • Cédric (---.---.172.149) 30 octobre 2006 18:12

                                    Stop Pierre,

                                    Je n’ai jamais affirmé qu’il ne fallait pas s’engager politiquement. Si j’affirmais le contraire, je serais alors en désaccord avec les dix dernières années de ma vie (et je n’ai que 25 ans !).

                                    D’un côté, je me dois de saluer votre démarche et de montrer que les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas (que !) des bêtes écervelées, comme les médias aimeraient nous le faire croire... Nous ne sommes pas du même moule que nos ainés qui voient en mai 68 le changement d’un monde, qu’ils se sont empressés d’oublier dès lors qu’ils ont trouvé charentaises vernies pour leur petits pieds douillets.

                                    Après avoir revisionné cette vidéo, il n’y a qu’une personne qui sorte franchement du lot et que je veux bien croire ailleurs que dans un moule ; c’est la demoiselle. Les trois autres lascards, je n’en crois pas un mot, je ne les admire pas et ce sont sûrement eux dont nous entenderons parler bien plus. Je les sens calculateurs ou ici en désespoirs de cause. Peut-être je me trompe... Ou peut-être pas !

                                    Le mec du FN représente l’archétype du petit militant que j’ai à chaque moment en face de moi dans les manifestations. Bien posé, bien portant mais qui voit dans la France d’aujourd’hui une décadence malheureuse, une déchéance sociétale. Où vit-il et qu’en sait-il ? Les médias et le grand gourou à l’oeil de verre (de gris !), voir par leur lorgnette et croire tout savoir. Allumeur de feu, créateur d’insécurité... Calculateur pour arriver à ses fins. Il n’est pas un homme de terrain, mais un marionettiste semeur d’emmerdes.

                                    Le mec de l’UMP répète bien la sempiternelle leçon que les dirigeants UMP lui ont rabachée. Allez faire l’espion dans leurs colocs et vous verrez... C’est terriblement triste. Lui aussi à le cerveau bien lavé, et lui aussi mérite de se prendre la réalité dans la gueule. Manipulé en fin de compte, bien plus que manipulateur. Son rêve, c’est certainement avoir de l’argent. Qu’il enlève son balaie, que diable ! Il mérite de vivre la vraie vie, et de voler de ses propres ailes pour voir que cela n’est pas le bonheur. Le seul truc auquel il doit faire attention sont les lignes à haute tension, mais je suis sur qu’il le fera car il ne veut pas faire de vagues ! UMP donc...

                                    Quant au pauvre gars du PS. Je pense qu’il a des convictions justes et droites, mais comme chacun sait, il doit se résigner à ne pas faire de vagues lui non plus. Qu’il aille s’affirmer ailleurs, et je suis sûr que son instinct humaniste prendra le dessus : comme nous disons tous à gauche, « PS, mous des fesses ! ». Mais je pense foncièrement qu’il croit en ses idées et je pense qu’il puisse en faire quelque chose... s’il ne continue pas chez ces mammouths déséchés.

                                    Et la jeune demoiselle. Je ne partage finalement que très peu d’idées avec elle. Mais c’est typiquement la personne avec laquelle l’échange sera possible pour un monde meilleur, où chacun pourra s’y retrouver, car elle agira, à mon avis, là où elle peut agir et pour le bien de la communauté. Très politiquement juste, mais rationellement, je me permets de douter...

                                    Bref, que ces deux derniers se lachent ailleurs que dans leur parti. Et ils pourront croire en eux et en leur charitable idée d’un monde meilleur. Mais très franchement, ils ressemblent trop à leurs amis pour le moment, et c’est bien triste !

                                    Cédric

                                    PS. : je salue votre démarche mais repose la même question que précédemment. Pourquoi n’avoir chois que la droite ? Et d’ailleurs, il n’y a pas non plus que s’engager dans un parti politique pour faire de la politique. Je sollicite donc votre attention pour en faire de même ailleurs : à mon sens, le plus gros poids politique aujourd’hui réside dans la vie associative, et c’est elle qui pourra changer les choses. Allez partout, et vous verrez qu’elle est partout pour le bien de la communauté et qu’elle n’agit pas avec intérêt. Dans le cas contraire, une association n’est plus et elle devient une machine de guerre totalement destructrice, pour elle même et pour la communauté. Bref, sa démarche est intéressée pour tout le monde, et non pour une poignée d’empaffés qui ne rêvent qu’au pouvoir.


                                  • Pierre Abruzzini Pierre Abruzzini 30 octobre 2006 18:32

                                    Cédric Comme expliqué dans l’article je me suis attaché au quatre partis arrivés en tête aux 1er tour des éléctions 2002. Je ne peux malheureusement pas en traiter plus... c’est un travail de longue haleine qui demande beaucoup de temps. C’est pourquoi nous avons mis en place sur le blog desmotsdescouleurs.com des portraits d’autres partis, et que nous continuerons au maximum à montrer ces autres couleurs politiques.

                                    Au sujet de la vie associative, sachez qu’au moins trois d’entre eux y ont déjà investit une partie de leur jeunesse, avant de décider de franchir le pas au sein de partis politique


                                  • Cédric (---.---.172.149) 30 octobre 2006 19:38

                                    Pierre,

                                    Merci de répondre. J’avais bien lu et je rebondis donc sur une autre question... Pourquoi ne choisir que ces partis ? Ce sont, de loin, les organisations politiques (au sens large) qui sont le plus médiatisées, et je ne suis pas si sûr que ce soient elles qui fassent le plus bouger les choses et qui, en tous cas, aient le plus besoin qu’on relaye leur action et message (si on peut parler d’action et de message d’ailleurs !).

                                    En d’autres termes, vous souhaitez faire preuve d’une totale transparance quant à votre démarche. Je pense cependant qu’elle serait meilleure si vous parliez de toutes les organisations, en particulier sur un média aussi important qu’AgoraVox.

                                    Merci encore une fois pour cette enquête. Les acteurs me font franchement marrer, et c’est déjà cela de pris. :)

                                    Cordialement, Cédric


                                  • T.B. T.B. 30 octobre 2006 15:29

                                    Abruzzini, les jeunes dont tu parles sont déjà vieux. La plupart s’engage en politique pour mieux tirer leur épingle du jeu. Ils s’engouffent dans la démocratie « représentative » qui n’est en rien une démocratie, mais un jeu très lucratif et confortable au sein même des partis. Nul besoin que sont leur leadeur respectif fasse parti du gvt ou en soit le monarche UMPS. Ca douille et c’est tout, ça ou à l’intérieur des syndicats ou des assos caritatives si tu sais t’y prendre pour monter en grade. Et apparemment ils se font les griffes. C’est leur choix, pas le mien.

                                    Si ces jeunes, apparemment déjà engagés, voulaient vraiment la démocratie et prouver, en même temps qu’ils ne sont pas « intéressés » ils auraient choisi depuis longtemps l’option démocratie semi-directe. En dehors de cette vraie démocratie, il n’existe en politique que des intérêts particuliers, se faisant passer hypocritement pour un dévouement personnel au nom de l’intérêt général, tu parles ... !

                                    S’ils ne sont pas « intéressés » et que la DSD leur a échappé, ça montre seulement qu’ils n’ont pas beaucoup cogité et qu’ils ne sont pas des lumières. Je ne vois donc pas l’intérêt de cet article. Dans tous les cas de figure.


                                    • T.B. T.B. 30 octobre 2006 15:31

                                      Nul besoin que leur leadeur ... sinon incompréhensible. Désolé.


                                    • (---.---.166.20) 30 octobre 2006 15:40

                                      « La plupart s’engage en politique pour mieux tirer leur épingle du jeu. »

                                      C’est évident, dans ce genre de partis.


                                    • (---.---.166.20) 30 octobre 2006 15:43

                                      Et que penser de phrases comme :

                                      « j’ai été touché par leur engagement, leur volonté d’agir et leur enthousiasme... »

                                      qui ressemblent beaucoup à de la propagande ? Je trouve honteux qu’on mette ce genre d’articles à la Une d’Agoravox.


                                    • L'équipe AgoraVox Francis 30 octobre 2006 15:51

                                      Moi ce que je trouve honteux c’est qu’un anonyme utilise des termes dont il connaît même pas le sens... Propagande... Tu veux te faire peur ? Propagande pour qui ? Pour quel parti ? L’auteur précise bien qu’il a décidé d’interviewer 4 réprésentants jeunes des partis qui ont obtenu le meilleur score aux dernières élections. Elle est où la propagande ?


                                    • (---.---.166.20) 30 octobre 2006 15:56

                                      « Propagande pour qui ? Pour quel parti ? »

                                      Pour ces quatre partis, qui au fond incarnent le même système. Quant au FN, ce sont Mitterrand et le PS qui l’ont mis en orbite. Lire : « La main droite de Dieu », de Faux, Pérez et Legrand, Seuil 1994.


                                    • L'équipe AgoraVox Didier 30 octobre 2006 16:01

                                      Propagande pour 4 partis... Bon... Alors AgoraVox fait toujours de la propagande ainsi que tous les autres médias car d’une manière ou d’une autre, ils parlent toujours des ces partis...

                                      Moi je trouve que cet article a toute sa place à la Une d’AgoraVox contrairement à notre anonyme énervé...

                                      Un rédacteur jeune, inconnu et sans gros moyens (je présume) se lance un défi citoyen qui consiste à suivre pendant quelques mois 4 inconnus qui débarquent en politique. Moi je trouve ça plutôt original et intéressant. Et surtout je salue le boulot énorme de ce rédacteur pour réaliser cette vidéo (interviews, sélection, montage...etc.)

                                      Certes tout est perfectible. Moi aussi j’aime pas trop certains des discours et alors ? C’est un témoignage de notre société et nous avons quelqu’un qui a pris la peine de s’emmerder à nous l’apporter. Et on trouve rien de mieux que le critiquer anonymement...

                                      Allez essayons d’être constructifs pour une fois. Ainsi, la qualité des réportages s’améliorera émission après émissions. Bravo en tous les cas Pierre.


                                    • (---.---.166.20) 30 octobre 2006 16:03

                                      Rappelons, comme d’autres l’ont déjà fait ailleurs, que ce fut Mitterrand, un vétéran de la politique gagne-pain, qui mit le FN en orbite et qui ensuite s’en servit comme d’un épouvantail. Notamment, pour permettre au PS de traiter ensuite de lepénistes ceux qui dénonçaient les magouilles et la dégénérescence de la classe politique.

                                      Force est donc de produire un extrait de l’ouvrage « La main droite de Dieu » de Faux, Pérez et Legrand, Seuil 1994, tiré du premier chapitre et accessible sur la toile à l’adresse :

                                      http://michel.delord.free.fr/maindroite.pdf

                                      Voici une partie de cet extrait :

                                      Chapitre I : LA POLITIQUE DU FRONT FORT

                                      Sous chapitre 1 : L’OMBRE DE L’ÉLYSÉE

                                      Au début du premier septennat, un « ami commun » de Jean-Marie Le Pen et de François de Grossouvre met en contact le leader d’extrême droite et le conseiller du président de la République. C’est François de Grossouvre qui est demandeur. « Bien sûr, j’ai accepté, c’était un vrai patriote, explique aujourd’hui Le Pen. On a parlé de la France, de problèmes de politique étrangère, du Maroc, du Liban. Je l’ai rencontré deux fois dans la décennie. Quelque temps avant sa mort, notre ami commun m’avait dit qu’il souhaitait me revoir, et puis ça ne s’est pas fait, il y avait la campagne pour les européennes, on se dit qu’on aurait le temps de le voir après. Aujourd’hui, je le regrette. » Mais François de Grossouvre n’est pas le seul dans l’entourage élyséen à connaître le chef de l’extrême droite française.

                                      « L’unité nationale, ce n’est pas l’uniformité, c’est le pluralisme des opinions, le choc des idées. » Ce 8 mai 1982, Jean-Marie Le Pen écoute le discours que François Mitterrand prononce à Orléans. Il décide de saisir la balle au bond. Le Front national n’en finit pas de végéter : 0,2 % des voix aux élections législatives de juin 1981 et pas mieux aux cantonales de mars 1982. Conséquence : aucune chaîne de télévision n’a pris la peine de se déplacer pour le congrès du FN qui vient de s’achever en cette fête de Jeanne d’Arc. Jean Marie Le Pen n’apprécie pas cette absence. Et il le fait savoir en écrivant à l’Élysée. L’appel présidentiel au respect du pluralisme vient à point nommé.

                                      « Monsieur le président, notre mouvement vient de tenir à Paris son VIe congrès. Si vous ne disposiez, comme moyen d’information, que de la télévision d’État, vous n’en auriez rien su [...]. En effet, cette situation faite aux formations politiques non représentées à l’Assemblée nationale, déjà très injuste avant vous, s’est encore aggravée [...]. » En quelques mots, dans sa lettre du 26 mai 1982, le dirigeant d’extrême droite enjoint à François Mitterrand d’intervenir en sa faveur auprès des directions de chaîne. Encore lui fautil trouver la solution pour que son message soit lu par son destinataire. Jean-Marie Le Pen a une idée en tête : contacter GuyPenne.

                                      Pour le leader du Front national, le conseiller du président de la République chargé des Affaires africaines est une vieille connaissance : tous deux se sont fréquentés dans les années 1953-1954 au sein de la grande UNEF. Jean-Marie Le Pen dirigeait à l’époque la Corpo de droit, sous-ensemble du syndicat UNEF, présidé par Guy Penne. Depuis, ils ne se sont revus qu’une fois, à l’occasion d’un dîner chez le président des étudiants de Dentaire, René Égas.

                                      Coup de fil

                                      " Guy, est-ce que je peux te voir ?

                                      - C’est urgent ?

                                      - Écoute, j’aimerais bien parler de l’Afrique avec toi, parce que je n’y connais rien... Et puis, surtout, j’ai une lettre à faire passer au président, je voudrais te la remettre...

                                      - Passe me voir samedi ! "

                                      Rendez-vous est pris. Le samedi 29 mai 1982 au matin, Jean-Marie Le Pen arrive donc à l’Élysée avec son bras droit Michel Collinot, qui attendra dans la voiture le retour du chef. Au premier étage, le président du Front national tombe sur trois ministres africains qui font antichambre.

                                      Guy Penne surgit

                                      " Ah, t’es là, Jean-Marie ? Entre !

                                      - Je crois que ces messieurs étaient avant moi...

                                      - Vas-y, entre... (Puis, une fois la porte fermée :) De toute façon, ils viennent chercher du fric, c’est toujours pareil ! "

                                      « Dans mon bureau, se souvient Guy Penne, il commence par me dire que son ennemi mortel, c’est Giscard. On en discute un peu, puis il me remet la lettre non cachetée à l’attention du président en me disant : »Écoute, tiens, c’est pour le président. Je te la donne parce que j’ai confiance. J’ai peur qu’en passant par la secrétaire il ne l’ait jamais !« Je lui promets que le président la lira. Et puis on parle de l’Afrique... »

                                      C’est alors que l’amiral Lacoste, futur patron de la DGSE, pousse la porte du conseiller aux Affaires africaines. Guy Penne l’apostrophe en désignant Le Pen :

                                      " Tu vois, celui-là, il faut le mettre au trou !

                                      - Ah non, lui, jamais ! ", répond l’amiral du tac au tac.

                                      Avant de prendre congé, Jean-Marie Le Pen lance une invitation à son interlocuteur : « Viens dîner à la maison, à SaintCloud, un de ces soirs. » Invitation à laquelle Guy Penne ne répondra finalement pas.

                                      A cette date, François Mitterrand a d’autres soucis en tête. Avec son Premier ministre, Pierre Mauroy, il s’apprête à engager la France dans quatre mois de blocage des prix et des salaires. Le débat gouvernemental est tranché. La rigueur commence. Ce premier tournant du septennat annonce une période de vaches maigres pour le PS. Déjà, aux cantonales, la gauche est repassée sous la barre des 50 %, tandis que la droite semblait doucement sortir de son coma du printemps 1981. Les municipales s’annoncent mal pour l’équipe au pouvoir.

                                      Sur les conseils de Michel Charasse, François Mitterrand s igne, le 22 juin, une réponse écrite à Jean-Marie Le Pen : « Il est regrettable que le congrès d’un parti soit ignoré par Radio-Télévision. [...] Elle ne saurait méconnaître l’obligation de pluralisme qui lui incombe [...]. L’incident que vous signalez ne devrait donc plus se reproduire. Mais d’ores déjà, je demande à Monsieur le Ministre de la Communication d’appeler l’attention des responsables des sociétés Radio-Télévision sur le manquement dont vous m’avez saisi. » Au cours d’un point de presse organisé peu après Michel Collinot salue, au nom du Front national, la « courtoisie du chef de l’État » qui a bien voulu répondre à la missive de Jean-Marie Le Pen. Contrairement, précise-t-il, aux lettes restées sans réponse sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. La presse écrite se fera l’écho discret de cet échange épistolaire. La courtoisie présidentielle se double d’une grande efficacité. Dès le lendemain, mardi 29 juin l’invité du journal du soir de TF1 en direct sur le plate est... Jean Marie Le Pen !

                                      Entre la lettre de François Mitterrand et cette interview télévisée, une semaine seulement s’est écoulée. L’Élysée n’a pas perdu de temps. Coup de téléphone à Georges Fillioud. Le ministre de la Communication est chargé de faire passer le message aux présidents de TF1, A2 et FR3, qu’il va bien réunir, comme il le fait régulièrement. L’intervention du chef de l’État est justifiée par un laconique : « Il convient dans souci d’équité de ne pas oublier le Front national. » Chacun enregistre la consigne tout en expliquant l’absence d’invitation faite, jusqu’à ce jour, au leader du Front national par la faible représentativité du parti.

                                      (...)

                                      [fin du morceau d’extrait]


                                    • (---.---.166.20) 30 octobre 2006 16:11

                                      « Propagande pour 4 partis... Bon... Alors AgoraVox fait toujours de la propagande ainsi que tous les autres médias car d’une manière ou d’une autre, ils parlent toujours des ces partis... »

                                      Ces partis ne représentent pas la majorité de la population qui, elle, a de plus en plus tendance à s’en détourner et même lorsqu’elle vote pour eux au lieu de s’abstenir, elle le fait faute d’autre choix.

                                      Depuis 1981, tous les votes ont été des votes-sanctions et l’abstention ne cesse de grimper. Mais, à la veille de chaque grande échéance électorale, les associations, médias citoyens et toutes sortes de plateformes censées être indépendantes subissent des assauts de la militance politique de circonstance bien protégée par les états-majors, des milieux professionnels dits « de communication », etc...

                                      Quant à la presse dite « professionnelle », ses propriétaires sont directement liés aux grands partis politiques et font partie des grands réseaux d’influence. Alors, de quoi va-t-elle parler ?


                                    • Pierre Abruzzini Pierre Abruzzini 30 octobre 2006 17:00

                                      Je suis d’accord quand vous dites que ces partis ne traitent pas les nombreux abstentionistes dont je fais d’ailleurs partis. Cependant en 2007, nous devrons composer avec l’existant...

                                      Nous traiterons sur le blogs desmotsdescouleurs.com d’autres engagements politique qui se situent en dehors des partis traditionnels (comme le parti blanc par exemple...).

                                      En tous cas, soyez assuré de ma totale indépendance dans ce projet... et ce n’est pas parceque je suis communicant que je suis à la solde de qui que ce soit.


                                    • (---.---.48.140) 30 octobre 2006 17:34

                                      « Cependant en 2007, nous devrons composer avec l’existant... »

                                      Tout est là, que vous faites la propagande du « composer avec l’existant », et ça se voit d’un km.


                                    • noireb (---.---.4.168) 30 octobre 2006 16:31

                                      Ca fait un peu télé-réalité (ou blog-realité en l’occurence), mais ca ne peut pas etre pire que star ac’.

                                      Au moins ca pourrait pousser les gens a s’exprimer aux suffrages. Meme si on ne peut pas encore le faire par SMS surfacturé.


                                      • Pierre Abruzzini Pierre Abruzzini 30 octobre 2006 16:51

                                        c’est vrai ça fait un peu télé-réalité... Le but de ce programme c’est de sensibiliser les jeunes de 18-25 ans... alors autant leur parler avec des codes qu’ils connaissent.


                                      • (---.---.224.218) 30 octobre 2006 16:48

                                        La jeunesse biologique ne veut rien dire, à côté de l’histoire réelle de la « classe politique » française et de la grande finance, des multinationales... qui lui dictent ses choix réels.

                                        C’est ce milieu dirigeant qui fait la politique des « jeunes » des grands partis et leur impose son « héritage ».

                                        Pour rappeler des « détails », ce qui suit est également instructif, et ce n’est pas une info nouvelle sur ce site.

                                        A la Libération, le patron de l’Oréal et ex-éminence grise de la Cagoule Eugène Schueller embaucha François Mitterrand, dont Ségolène Royal revendique à présent l’héritage, la « lignée, etc... Ce fut, apparemment, André Bettencourt qui recommanda son ami Mitterrand, lequel se vit même attribuer un budget pour faire de la politique. Source : »La main droite de Dieu", Seuil 1994.

                                        Le Réseau Voltaire écrit ce qui suit sur ces « relations » de Mitterrand :

                                        http://www.voltairenet.org/article12751.html

                                        Antisémitisme et anti-maçonnisme

                                        Histoire secrète de L’Oréal

                                        par Thierry Meyssan*

                                        Le géant de la cosmétique, L’Oréal, vient d’annoncer la restructuration de son capital. Ainsi disparaît le holding de contrôle créé par Eugène Schueller pendant la Seconde Guerre mondiale. Le fondateur du groupe était aussi l’un des grands financiers du complot de la Cagoule et du nazisme français. A la Libération, la société et ses filiales étrangères servirent de refuge aux criminels en fuite. Aujourd’hui, l’héritière du groupe, Liliane Bettencourt, est devenue la femme la plus riche de France. L’histoire du groupe éclaire la face cachée de la politique française contemporaine.

                                        À la mémoire de Marx Dormoy, Victor Basch, Jean Zay, Georges Mandel et Jean Moulin

                                        C’est par un bref communiqué, diffusé le 3 février 2004 dans la nuit, que le géant de la cosmétique L’Oréal a annoncé la restructuration de son capital [1]. La famille Bettencourt et le groupe Nestlé, qui détenaient ensemble la majorité de L’Oréal par l’intermédiaire du holding de contrôle Gasparal, la posséderont désormais directement. Ce tour de passe-passe étant accompagné d’un engagement de conservation de titres, les Bettencourt bénéficieront d’un abattement de 50 % de la valeur taxable à l’impôt sur la fortune (ISF). Ils ne seront pas tenus de payer de frais pour cette transaction grâce aux nouvelles dispositions introduites à leur intention dans la « loi pour l’initiative économique » du 1er août 2003 [2].

                                        L’Oréal est aujourd’hui évalué à 43,6 milliards d’euros. Les Bettencourt détiennent 11,99 milliards ; Nestlé 11,5 milliards ; les 20,11 milliards restants flottants en Bourse. La fortune personnelle de Lilliane Bettencourt, héritière du fondateur de L’Oréal, était estimée en 2002 à 17,2 milliards d’euros. Ce qui en fait la personne la plus riche de France.

                                        Une entreprise qui veut se payer la République

                                        L’Oréal a été créé, en 1907, par un petit entrepreneur, Eugène Schueller. Il absorbe Monsavon, en 1928, puis les peintures Valentine, les shampoings Dop, le magazine Votre Beauté. Dérivant lentement à la droite la plus extrême, Schueller se fait connaître par ses théories économiques sur le « salaire proportionnel ». Dans une société libérée du capitalisme libéral et des syndicats, les ouvriers toucheraient un triple salaire : un salaire d’activité, un salaire familial calculé en fonction de leur nombre d’enfants, et un salaire de productivité.

                                        Le 6 février 1934, en réaction à un retentissant scandale politico-financier, les ligues d’anciens combattants de la Grande guerre manifestent devant la Chambre des députés à Paris pour obtenir la démission du gouvernement Daladier. Sous l’impulsion des fascistes, le rassemblement tourne à l’insurrection et tente de renverser la République au profit du colonel de La Rocque qui refuse le rôle qu’on veut lui faire jouer.

                                        Divers autres échauffourées surviennent dans les semaines suivantes, y compris une tentative de lynchage de Léon Blum en marge de l’enterrement d’un historien monarchiste, de sorte que, le 18 juin, le gouvernement prononce la dissolution des ligues. Immédiatement, un groupe de militants fascistes, pour la plupart issus de la XVIIe section des Camelots du roi, rompt avec le philosophe monarchiste Charles Maurras et décide de passer à la clandestinité. Ils constituent l’Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale (OSARN). Il y a là autour d’Eugène Deloncle, Aristide Corre, Jean Filliol, Jacques Corrèze, bientôt rejoints par Gabriel Jeantet, François Méténier et le docteur Henri Martin. Le colonel de La Rocque met en garde les anciens adhérents des ligues contre une infiltration de leur mouvement par des « groupes de trahison », c’est-à-dire par des fascistes agissant pour le compte de l’étranger, l’Italie et l’Allemagne en l’occurrence [3].

                                        Quoi qu’il en soit, l’OSARN se structure rapidement en groupes locaux et en système hiérarchisé extrêmement cloisonné, de sorte qu’en dehors des chefs, les membres de l’organisation ignorent tout de son ampleur, de ses objectifs réels, des moyens et soutiens dont elle dispose. Certaines cellules du complot, dont les Chevaliers du glaive, dirigés à Nice par Joseph Darnant et François Durand de Grossouvre, adoptent un rituel et un costume inspirés du Klu Klux Klan états-unien, ce qui vaudra à l’OSARN d’être désigné par les monarchistes sous le sobriquet de « La Cagoule » [4].

                                        Ami intime d’Eugène Deloncle, Eugène Schueller met ses moyens personnels à disposition du complot. Plusieurs réunions de l’équipe dirigeante se tiennent dans son bureau au siège de L’Oréal.

                                        Un groupe de jeunes gens, résidant à l’internat des pères maristes (104, rue de Vaugirard à Paris), fréquente les chefs du complot et se joint à certaines de leurs actions sans pour autant adhérer formellement à l’OSARN. Il s’agit de Pierre Guillain de Bénouville, Claude Roy, André Bettencourt et François Mitterrand. Robert Mitterrand, frère de François, épouse la nièce d’Eugène Deloncle.

                                        Échecs et divisions sur fond d’antisémitisme

                                        En un an et demi, l’OSARN formalise ses relations avec le gouvernement de Benito Mussolini en Italie, puis avec celui d’Adolf Hitler en Allemagne. Pour leur compte, il achemine des armes à Francisco Franco en Espagne et élimine des réfugiés politiques en France. En échange, il obtient un appui financier et logistique considérable. L’organisation tente un coup d’État dans la nuit du 15 au 16 novembre 1937, qui échoue. Au lendemain et dans les semaines qui suivent, le complot est mis à jour. Des perquisitions permettent de découvrir des caches d’armes réparties sur tout le territoire. Ce sont au total des centaines de fusils-mitrailleurs, des milliers de fusils et d’uniformes, des dizaines de milliers de grenades, des centaines de milliers de munitions, tous importés d’Italie et d’Allemagne, qui sont découverts.

                                        Le président du Conseil, Édouard Daladier, freine l’enquête lorsqu’il apparaît que l’OSARN a développé ses réseaux parmi les officiers supérieurs et jusqu’à l’état-major. En effet, il ne paraît pas possible de décapiter l’armée française alors que la menace de guerre se précise. Il a tort, puisque la Guerre mondiale est effectivement déclarée et que la France capitule. (JPEG)

                                        Si une partie des « cagoulards », hostiles à la domination étrangère, rejoint de Gaulle, la plupart d’entre eux se félicite de la victoire du fascisme et s’engage dans la Collaboration. En septembre 1940, Eugène Deloncle et Eugène Schueller créent le Mouvement social révolutionnaire (dont l’acronyme MSR se prononce « aime et sert ») avec le soutien de l’ambassadeur du Reich, Otto Abetz, et l’approbation personnelle du chef de la Gestapo, Reinhardt Heydrich. Les réunions de la direction du MSR se tiennent au siège de L’Oréal (14, rue Royale à Paris).

                                        Le programme de l’organisation indique « Nous voulons construire la nouvelle Europe en coopération avec l’Allemagne nationale-socialiste et tous les autres nations européennes libérés comme elles du capitalisme libéral, du judaïsme, du bolchévisme et de la franc-maçonnerie (...) régénérer racialement la France et les Français (...) donner aux juifs qui seront conservés en France un statut sévère les empêchant de polluer notre race (...) créer une économie socialiste (...) qui assure une juste distribution des produits en faisant augmenter les salaires en même temps que la production ».

                                        Première application de ce programme, Deloncle organise le plasticage de sept synagogues parisiennes, dans la nuit du 2 au 3 octobre 1941.

                                        Subsidiairement, une organisation dans l’organisation est créée avec l’aide du SS Theo Dannecker, représentant Adolf Eichmann : la Communauté française dont le but est de « libérer complètement (la France) de ces ferments de corruption que sont les juifs et les Francs-maçons ». C’est ce groupe secret qui organise la spoliation des juifs souvent au profit personnel de ses membres. Parmi eux, on relève Jacques Corrèze déjà cité et Jean Filliol, le tueur de la « Cagoule ».

                                        Quant au jeune André Bettencourt, il devient le patron français de la PropagandaStaffel. Il est placé sous la triple tutelle du ministre de la propagande, Joseph Goebbels, de la Wehrmacht et de la Gestapo. Il a la haute main sur toutes les publications françaises, qu’elles soient collaborationnistes ou nazies. Il dirige lui-même La Terre française, une publication explicitement nazie destinée aux familles rurales, qui préconise la rééducation des intellectuels décadents par le retour forcé à « la terre qui ne ment pas ». Il y emploie l’agronome René Dumont. Par ailleurs, Bettencourt offre régulièrement les colonnes de ses journaux à Schueller. La solution Bettencourt

                                        Le 15 février 1941, à la demande de la SS, le MSR de Deloncle fusionne avec le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat. Le patron de L’Oréal, Eugène Schueller, devient la personnalité économique de référence. Son livre, La Révolution de l’économie, se classe dans les ouvrage de référence du fascisme français.

                                        Le 15 juin 1941, dans son discours au congrès de l’organisation au Palais de la Mutualité, il appelle à « une révolution préliminaire à la fois d’épuration et de redressement » qui ne peut « être que sanglante. Elle consistera tout simplement à fusiller vite cinquante ou cent grands personnages ».

                                        Le 22 juin 1941, le Reich attaque l’Union soviétique. Deloncle et Schueller décident de créer la Légion des volontaires français (LVF) pour combattre le bolchévisme sur le front de l’Est et de la placer sous l’autorité de Jacques Corrèze. Tous ses membres prêtent serment d’allégeance au führer.

                                        ls tentent de s’appuyer sur cette puissante formation armée pour éliminer leur adversaire politique Pierre Laval et leur allié et néanmoins rival Marcel Déat. Le 27 août 1941, à l’occasion d’une cérémonie de départ d’un contingent de la LVF sur le front russe, ils organisent un double attentat au cours duquel Laval et Déat sont blessés.

                                        Le 20 décembre 1941, André Bettencourt, qui n’ignore rien des débats en cours à Berlin, écrit dans l’éditorial de Noël de La Terre française : « Un jour, trente ans plus tard, les juifs s’imagineront pourtant gagner la partie. Ils avaient réussi à mettre la main sur Jésus et l’avaient crucifié. En se frottant les mains, ils s’étaient écriés : « que son sang retombe sur nous et nos enfants ». Vous savez d’ailleurs de quelle manière il est retombé et retombe encore. Il faut que s’accomplissent les prescriptions du livre éternel ». En effet, quelques jours plus tard la Conférence de Wansee décide la « solution finale » : des millions de personnes vont être exterminées dans le plus grand secret.

                                        À l’issue des affrontements internes à la mouvance nazie française, c’est en définitive Deloncle qui tombe en disgrâce. Eugène Schueller se précipe alors, le 18 mars 1942, à l’ambassade du Reich pour se désolidariser de son ami. L’entretien est dûment consigné dans les archives allemandes. L’OSS s’en mèle

                                        La bataille de Stalingrad inverse le cours des événements. Désormais le Reich n’est plus invincible. André Bettencourt se rapproche de son ami François Mitterrand qui exerce diverses fonctions à Vichy où il partage son bureau avec Jean Ousset, le responsable du mouvement de jeunesse de la Légion française des combattants de Joseph Darnand. Ils seraient alors entrés en résistance au sein d’un Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (MNPGD) dont l’activité a été officiellement reconnue quarante ans plus tard par l’administration Mitterrand, mais sur laquelle les historiens s’interrogent toujours.

                                        Fin 1942, André Bettencourt est envoyé par Eugène Schueller « aryaniser » la société Nestlé en Suisse, dont le patron de L’Oréal est devenu l’un des actionnaires principaux. Il profite de ses déplacements pour rencontrer Allen Dulles et Max Schoop des services secrets états-uniens (OSS). En 1944, ils lui donnent 2,5 millions de francs de l’époque pour financer leur réseau. On ignore tout, encore aujourd’hui, de l’usage de cette somme.

                                        Eugène Deloncle est assassiné. Mais les crimes des cagoulards ne prennent pas fin pour autant, pas même avec le débarquement allié en Normandie. Le 10 juin 1944, Jean Filliol conduit la division SS Das Reich à Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) où elle massacre 644 habitants dans des conditions particulièrement horribles. Parce qu’ils le valaient bien...

                                        À la Libération, les cagoulards de Londres sauvent les cagoulards de Vichy. Grâce au témoignage d’André Bettencourt et de François Mitterrand, Eugène Schueller est relaxé au motif qu’il aurait aussi été résistant. L’Oréal devient le refuge des vieux amis. François Mitterand est engagé comme directeur du magazine Votre Beauté. André Bettencourt rejoint la direction du groupe. Avec l’aide de l’Opus Dei, une confrérie catholique franquiste, Henri Deloncle (frère d’Eugène) développe L’Oréal-Espagne où il emploie Jean Filliol. Quant à Jacques Corrèze, il devient patron de l’Oréal-États-Unis. En 1950, André Bettencourt épouse Liliane, la fille unique d’Eugène Schueller.

                                        Rue Saint-Dominique, le bureau d’André Bettencourt lorsqu’il dirigait la PropagandaStaffel, devient une résidence de l’Opus Dei. Tandis que Robert Mitterrand s’installe rue Dufrenoy dans l’immeuble qui abritera le siège de l’Opus en France. Cette œuvre est politiquement dirigée par Jean Ousset.

                                        André Bettencourt a poursuivi une brillante carrière. Journaliste, il a créé en 1945 le Journal agricole, pour les anciens lecteurs de La Terre française. Sa carrière politique l’a conduit plusieurs fois au Parlement et au Gouvernement. Il a ainsi pu renouer avec ses activités passées en devenant secrétaire d’État à l’Information (1954-55), poste créé par son ami François Mitterrand, en 1948, et où ils auront tous deux forgé la presse française contemporaine. Les deux hommes sont inséparables, au point qu’en 1986 lorsque Mitterrand devenu socialiste et président de la République doit cohabiter avec une Assemblée de droite, il hésite à choisir André Bettencourt comme Premier ministre. Mais craignant le retour des fantômes du passé, il s’abstient. Cependant, ce passé reste présent.

                                        Thierry Meyssan

                                        Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.


                                        • (---.---.48.140) 30 octobre 2006 17:14

                                          A propos de l’Oréal et de la formation des jeunes et des moins jeunes, cette multinationale des cosmétiques vient de s’offrir une chaire au Collège de France, précisément au moment du scandale des résultats falsifiés sur les cellules souches humaines et du forcing politique pour développer les autorisations des recherches sur la génétique humaine.

                                          On peut lire :

                                          http://www.monde-diplomatique.fr/2006/05/DE_MONTLIBERT/13436

                                          Quand il reçoit une délégation d’universitaires, le chef de l’Etat français, M. Jacques Chirac, transpose désormais machinalement les mots-clés du libéralisme dans le langage du management éducatif : « émulation » pour concurrence, « autonomie » des établissements pour gestion entrepreneuriale, « évaluation » et « excellence » pour stimulation par l’intérêt matériel, « pilotage par projet » pour flexibilité et adaptabilité. De son côté, le Collège de France, haut lieu du savoir gratuit et universel, opère à son tour sa mue. Désireux de se faire mieux connaître, il a hébergé il y a quelques mois la finale des « Dicos d’or », une émission de Bernard Pivot. Sans pudeur excessive ni débat interne trop vif, il courtise même les patrons des grandes entreprises (dont Bernard Arnault, PDG de LVMH et première fortune nationale), allant jusqu’à voter la création d’une « chaire d’innovation technologique Liliane-Bettencourt ». Du nom de la principale actionnaire de L’Oréal... et de la deuxième fortune de France.

                                          (...)


                                        • (---.---.48.140) 30 octobre 2006 17:22

                                          Que peuvent tirer les jeunes de ces partis ? Que vont-ils en tirer ? Rien, si ce n’est (pour quelques-uns) contribuer au renouvellement des appareils qui continueront à faire la même politique.


                                        • (---.---.48.140) 30 octobre 2006 17:49

                                          On peut lire aussi :

                                          http://www.lemonde.fr/web/article/0,[email protected],[email protected],0.html

                                          Université : des chaires financées par le privé ?

                                          LE MONDE | 27.10.06 | 13h28 • Mis à jour le 27.10.06 | 18h48

                                          « Je ne vois pas pourquoi (les entreprises) ne pourraient pas faire des dons à des universités pour que des enseignements soient plus développés qu’ils ne l’étaient avant. Il faut arrêter ce cloisonnement stupide. » Lors du débat des candidats PS à l’investiture présidentielle, Dominique Strauss-Kahn a défendu, le 24 octobre, la diversification des ressources des universités. « Pour moi, il n’y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c’est bon pour son image », avait-il déclaré en septembre dans Libération.

                                          (fin de citation)

                                          Après, le gouvernement désignera un « expert indépendant » financé de cette façon...

                                          Que feront les jeunes des partis devant des menaces aussi graves pour la souveraineté populaire ? Rien, ils feront ce qu’on leur dit. Car ce qui compte, c’est d’avoir sa place et ses « relations ». Le reste, c’est du baratin.


                                        • le Penitent (---.---.89.3) 30 octobre 2006 19:58

                                          Pfffff !!!!!!quel rapport avec le sujet ?! Quelle rengaine ! Pffffffff !!!!!!!!!!!! smiley smiley smiley smiley Et dire que vos maitres a penser les Finkielkraut, les Brukhner, les BHL... j’en passe et des meilleurs vous recommandent d’oublier tout ça pour ne pas donner des idées... aux noirs ! smiley smiley smiley


                                        • Serge 30 octobre 2006 17:34

                                          Thierry Meyssan ? Depuis qu’il a été rejeté par les jésuites pour homosexualité il se contorsionne pour détruire la société, dernière folie en date : visite à Ahmadinedjad qui là curieusement accepte de discuter avec un homo notoire et assumé, juste parce qu’il a écrit un livre prétendant que le 11 Septembre est une manipulation américaine. Honnêtement la fragilité mentale de Meyssan ne fait plus aucun doute. Ce n’est pas une source fiable, or il est à l’origine du réseau voltaire, ce réseau est donc un gag grotesque.

                                          Meyssan en Iran


                                          • (---.---.48.140) 30 octobre 2006 17:37

                                            Ce qui compte, ce sont les FAITS que Meyssan rapporte. S’ils étaient faux, ça fait un moment que l’Oréal, Mme. Bettencourt et d’autres l’auraient attaqué en diffamation. Or, l’article est toujours en ligne, alors qu’il ne date pas d’aujourd’hui...


                                          • (---.---.53.217) 30 octobre 2006 19:27

                                            C’est évident que le Réseau Voltaire avait trop d’ennemis pour se permettre de mentir dans une affaire comme celle-ci.


                                          • Jean (---.---.217.251) 30 octobre 2006 20:54

                                            T.Meyssan a été mis a l’indexe de la société politico mediatique, comme tout ceux qui osent ne serait ce que proferer un petit doute, sur cette histoire de deux avions qui auraient fait tomber 3 tours a NY et d’un boeing qui s’est vaporisé au contact du Pentagone...

                                            Ca ne fait pas de lui pour autant un hero ou un mec bien...

                                            Cependant la contestatation qu’il rapporte existe aussi aux USA (et ailleurs) dans la bouche de gens beaucoup plus diplomé et qualifié que lui pour en parler*.

                                            T.Meyssan a eu au moins le merite de faire que des centaines (peut etre des milliers) de Français ont été chercher, par eux meme, une information sur lequel tout les medias maintiennent une Omerta absolue, la moindre evocation du debut d’un commencement de doute , vaut vindicte et rejet totale, sans que pour autant un moindre debut d’explication ne soit donné sur des questions pourtant bien legitimes.

                                            *Par example, le livre de M.Gordon « The Inside Story of the Invasion and Occupation of Iraq »


                                          • Alx (---.---.190.15) 30 octobre 2006 17:58

                                            Après la lecture de certains commentaires, je me demande ce qu’il faut faire ? Certes, certains élèves de certaines écoles s’engagent en politique pour faire carrière mais ce n’est quand même pas la majorité. Les jeunes (moi compris) s’y engagent avant tout pour défendre des idéaux. Après libre à vous de jouer les nihilistes, mais ce n’est pas en s’excluant du système qu’on peut espérer le faire changer... Et encore moins en crachant sur ces jeunes qui ont le courage de s’engager...


                                            • Cédric (---.---.172.149) 30 octobre 2006 18:16

                                              Parce que s’engager au FN ou à l’UMP est une preuve de courrage ? Bah merde alors !...


                                            • Stravos (---.---.132.162) 30 octobre 2006 18:29

                                              Quant un fruit est vraiment pourri, il faut le laisser tomber de l’arbre et planter un autre arbre... A fréquenter de tels organsations (ump,ps,fn,pc ect)ces jeunes mettent en péril leur santé. C’est un empoisonnement moral auquel ils s’adonnent... Gare au réveil si jamais ils se réveillent !


                                            • Mizo (---.---.53.217) 30 octobre 2006 19:31

                                              « Certes, certains élèves de certaines écoles s’engagent en politique pour faire carrière mais ce n’est quand même pas la majorité... »

                                              Pouvez-vous me dire quelle est, pour un énarque, la ligne de démarcation entre la politique et les autres fonctions ?

                                              On trouve plein d’énarques dans les cabinets des ministres. Ensuite ils retournent au Conseil d’Etat, par exemple, et peuvent faire partie de la Section du Contentieux qui juge les litiges du même ministère dont ils ont fait partie. Même osmose entre cette Section du Contentieux et les coupoles des grandes administrations.


                                            • clairette (---.---.33.237) 30 octobre 2006 19:38

                                              Merci pour cet article, et à l’auteur, ce n’est pas souvent qu’on donne la parole à des jeunes gens, surtout en politique, hélas !

                                              Quel bonheur d’écouter des voix jeunes ! je les ai trouvées bien rafraichissantes ! Que d’enthousiasme et de vigueur dans leurs propos ! Cela me redonne le moral pour la soirée !

                                              N’en déplaise aux habituels vieux grincheux, aigris et ...jaloux... !


                                              • Stravos (---.---.132.162) 31 octobre 2006 08:37

                                                Eh oui, vous l’avez bien dit mignonne : pour la soirée !


                                              • Rage Rage 30 octobre 2006 20:18

                                                @ l’auteur : 2 choses :
                                                - D’une part, pouvez vous me donner votre avis sur mes précédents commentaires ?
                                                - D’autre part, pour l’investissement politique 24h/24 n’est-ce pas là LE problème ?

                                                Je développe ce second point.

                                                Comment une personne, qui plus est jeune et souvent non inséré dans le monde du travail (étudiant/lycéen) peut-elle s’exprimer sur des choses qu’elle ne connaît qu’à travers le récit d’autres puisqu’elle ne le vit pas ? Peut-on être objectif et lucide en faisant, à plein temps, du commentaire politique sur ce que les autres font ?

                                                Plus encore, QUI peut se permettre dans la société actuelle de consacrer autant de temps à la politique ?

                                                Les réponses sont évidentes et à la CAUSE de nos maux :
                                                - Le décalage entre dirigeants et citoyens provient du fait que ceux qui émettent des avis parlent souvent sans CONNAITRE ni SAVOIR de quoi il parle. Il pense, mais ne se réfèrent pas à du vécu. Autant demander à un buraliste de parler d’athlétisme...
                                                - L’impossible diversification des profils et la régénération par le pareil des profils qui ont LE TEMPS et la force après le travail de pouvoir encore réfléchir. Exit les ouvriers, les salariés, les jeunes actifs, les parents,... bref tous ceux qui sont actifs et devraient avoir leur mot à dire et SONT les acteurs de la société
                                                - L’évident décalage de représentation entre des élus carriéristes et à plein temps face à des élus qui devraient être de conviction et à temps partiel pour des mandats locaux et à temps plein en « mise à disposition temporaire pour mandat » pour les députés.

                                                A force de toujours avoir les « mêmes profils » on entend toujours les mêmes discours décalés, hors des réalités et proférés par des personnes qui ne connaissent ni les difficultés financières, ni le monde du travail, ni les défaillance d’un système dans lequel ils ne sont plus immergés car volontairement placé au dehors pour mieux dire aux autres :« faites ce que je dis mais pas ce que je fais ».


                                                • Jean (---.---.217.251) 30 octobre 2006 20:31

                                                  Temoignages interressants, meme si tres peux representatif, car je pense pas que 3 jeunes sur 4 sont de droite...

                                                  1UMP + 1FN + 1UDF pour un PS, ça ne ressemble surement pas a un echantillonage representatif ;)

                                                  Instructif neenmoins.

                                                  Quand a dire que les jeunes n’ont pas d’experiences proffessionnelle, et donc sont disqualifiés pour emettre des idées politiques coherantes, c’est faire peux de cas de la recherche de stage et de la violente confrontation au monde de l’entreprise qu’ils representent.

                                                  Moi je crois qu’a trimer gratos ou avec un salaire de misere (sous pretexte de stage), les informe tout de suite de ce qui les attend dans le futur...


                                                  • loga (---.---.127.45) 30 octobre 2006 20:44

                                                    pour rage OK avec vous.

                                                    De plus je trouve que s’investir pour convaincre les autres politiquement ,quand on est jeune ,n est pas forcément une bonne chose (notion peut être de supériorité ou pour prouver aux autres qu on existe ).

                                                    La différence ces jeunes veulent faire gagner un parti tandis que ceux qui sont bénévolent « sociaux »apportent aux autres sans retour.L approche humaine est différente.


                                                    • Rage Rage 30 octobre 2006 21:34

                                                      Ah... l’investissement désintéressé ou par profonde conviction éthique et/ou personnelle : est-ce que cela existe encore ?


                                                      • Charles Henri (---.---.88.167) 30 octobre 2006 22:44

                                                        OG,

                                                        Je suis jeune Etudiant en Grandes Ecoles, issu d’un milieu plutôt aisé mais je ne partage pas totalement votre façon de sous entendre les choses.

                                                        Je réponds à votre question : Oui on peut conjuguer la conquête d’un mandat électif et sincérité dans ses engagements politique. Les deux sont à mon sens liés, on s’engage pour changer la société, on conquière un mandat pour être acteur soit même de ce changement de la société. Même si je ne minimise en rien le poids des ambitions personnels que l’on associe à la conquête d’un mandat.

                                                        Mais généralement lorsque l’on s’engage en politique pour devenir élu ou pas, c’est que l’on possède des convictions profondes pour changer la société, si ce n’était qu’une question d’ambition il y a d’autres professions qui procurent au moins autant si ce n’est plus de pouvoir et d’argent tel que PDG d’une grande entreprise, avocat d’affaires, traders... Franchement attendre jusqu’à 40 ou 50 ans pour devenir ministre et toucher 10 000 euros net par mois y a franchement mieux !


                                                        • Rage Rage 30 octobre 2006 23:22

                                                          @Charles Henri (ça ne s’invente pas !) Ouais, 10 000€ à 50 ans, il y a franchement mieux, mais il y aussi et proportionnelement en France, franchement pire !

                                                          Disons juste que sous la barre des 10 000€/mois se situe environ 98% des français.

                                                          A part ça, je vous crois sincère, mais franchement, complètement à côté de la plaque : le moule des grandes écoles semble donc fonctionner à merveille sur vous...

                                                          Par ailleurs, affaire de clarifier les choses, un mandat ne se concquiert pas par de l’ambition, il s’acquiert par du talent et du fond. C’est exactement cette nuance qui fait de vous et moi nous ne pourrons jamais voir les choses de la même façon.


                                                          • Pierre-Henry Pouchelon (---.---.33.112) 30 octobre 2006 23:51

                                                            C’est très interessant de voir la virulence de vos propos à l’égard de ce blogumentaire et en particulier de ce premier numéro qui se veut pourtant une simple présentation des quatre jeunes (dont je fais parti) que pierre va suivre pdt la campagne. Aucune idée majeure n’a encore été prononcée et déjà un flot de critiques, preuve que la forme vous importe plus que le fond et ca c’est très dommageable à la politique que vous dites tous vouloir redorer ! Attendez les prochains épisodes pour analyser les différents projets et ensuite vous pourrez vous lacher en vous disant pour ou contre tel ou tel projet. C’est ca la noblesse de la politique, débattre du fond et proposer différents projets de société pour construire la France de demain. En tout cas pour ma part je ne participerai à aucune élection car je suis étudiant et mon but premier reste de terminer mes études, trouver un boulot et assurer mon indépendance financière pour pouvoir toujours mieux défendre mes idées. Autre précision, je suis entièrement bénévole, je suis un militant juste passionné qui veut défendre des convictions au sein des universités et faire vivre le débat d’idées. La blogosphère se montre très défiante à l’égard de tout ce qui touche à la politique, j’espère que nous pourrons vous redonner confiance à travers ces différents épisodes, en tout cas au vue de tous ces commentaires ce sera mon principal défi ! Sachez aussi que le choix des 4 partis ne me semblent pas surreprésenter la droite quand on sait que l’UDF est aujourd’hui plus proche du PS que de l’UMP et que le FN ne peut vraiment pas être accusé de collusion avec l’UMP !


                                                            • gigi432 (---.---.67.183) 31 octobre 2006 00:34

                                                              Le samedi 28 octobre 2006 devait se tenir à 15 heures, place du Châtelet à Paris, une manifestation pour commémorer le soulèvement hongrois de 1956 contre le régime communiste.

                                                              La Révolution bleue n’était pas organisatrice de cette manifestation et n’avait pas appelé en tant que telle à y participer. Toutefois trois de ses principaux orateurs, Gérard Pince, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq avaient décidé d’y participer à titre personnel.

                                                              La manifestation a été interdite le matin même du jour où elle devait se tenir, au motif que la police craignait une contre-manifestation d’extrême gauche et que les troubles en banlieue ne lui permettaient pas de disposer des effectifs suffisants pour assurer la sécurité.

                                                              Pourtant, les effectifs de police présents pour faire respecter l’interdiction de la manifestation étaient fort nombreux et auraient largement suffi à la protéger.

                                                              Dès leur sortie du métro, vers 14 h 30, place du Châtelet, Gérard Pince, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq ont été abordés, chacun de leur côté, au milieu de la foule par des officiers de police en civil qui, les ayant aussitôt reconnus, les ont informés de l’interdiction de la manifestation et leur ont ordonné de quitter les lieux.

                                                              Bien entendu Gérard Pince, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq ont obtempéré. Devant se retrouver avec quelques autres personnes dans une réunion à l’issue de la manifestation, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq se sont placés devant la terrasse d’un café, tentant d’apercevoir leurs amis afin de convenir d’avancer l’heure de leur réunion.

                                                              C’est alors qu’un groupe de CRS aux ordres d’un officier de police a traversé la place, s’est dirigé vers eux, les a interpellés au milieu des nombreux passants et leur a indiqué qu’ils étaient placés en garde à vue. Conduits au commissariat du 4e arrondissement, fouillés, photographiés, soumis à prise d’empreintes et enfermés en cellule, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq n’ont été libérés qu’à 21 h 30, le parquet ayant renoncé à la qualification d’attroupement ainsi qu’au refus d’obtempérer.

                                                              Tels sont les faits. Ils sont graves.

                                                              Tout d’abord, il s’agit d’arrestations arbitraires et de séquestrations illégales.

                                                              Par ailleurs, comment se fait-il que Gérard Pince, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq aient été « ciblés » avec autant de précision par la police ? Leurs visages sont évidemment connus pour figurer sur les photographies des manifestations de la Révolution bleue, mais pourquoi les policiers se sont-ils dirigés sélectivement vers eux et sans la moindre hésitation ? Ils étaient à l’évidence attendus. Pourtant ils n’avaient pas fait connaître publiquement leur intention de participer à cette manifestation. Leurs conversations téléphoniques ont-elles été écoutées par la police, et si oui, avec l’autorisation de quelle autorité judiciaire ?

                                                              Et enfin pourquoi ces interpellations totalement injustifiées et abusives ?

                                                              La réponse est claire. Il ne s’agit en aucun cas d’une initiative policière. Les ordres ne pouvaient venir que du ministère de l’intérieur et très probablement du ministre lui-même. Le ministre de l’intérieur s’inquiète du retentissement croissant dans l’opinion de l’action de la Révolution bleue et il a cherché à l’intimider.

                                                              La Révolution bleue se laissera d’autant moins intimider que ses manifestations se sont toujours déroulées dans l’ordre et le calme, avec le souci de ne pas gêner la population, ce que les autorités de police reconnaissent et apprécient. De plus, la Révolution bleue ne se livre jamais à la moindre violence et elle condamne son usage dans les rapports sociaux.

                                                              En réalité, le ministre de l’intérieur n’a agi en cette occasion qu’en sa qualité de candidat à l’élection présidentielle, affolé à l’idée que la Révolution bleue ne réunisse de plus en plus de participants que ne trompent pas la vaine agitation de ce ministre et son incapacité à rétablir l’ordre dans les banlieues.

                                                              D’ailleurs les faits parlent d’eux-mêmes : le 28 octobre 2006, le ministre de l’intérieur a fait arrêter, pour leurs idées, deux honnêtes citoyens. Combien d’incendiaires et d’auteurs d’agressions criminelles l’ont-ils été ?


                                                              • T.B. T.B. 31 octobre 2006 04:32

                                                                Vous avez raison de dénoncer la gabégie UMPS et la démocratie confisquée par les fonctionnaires.

                                                                Et comme je vous aime bien et que je compatis à ces arrestations arbitraires et à ces « écoutes » propres aux régimes totalitaires, autant faire un résumé plus complet sur votre mouvement pour que tout le monde en profite.

                                                                De par son positionnement idéologique, la Révolution bleue, s’inspire des révolutions conservatrices et libérales survenues à la fin des années 1970 et au début des années 1980, et incarnées par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, Helmut Kohl en Allemagne et Ronald Reagan aux États-Unis. Plus généralement, elle se fonde sur les idées libérales pour ce qui est de l’économie mais conservatrices pour ce qui concerne les mœurs et l’évolution de la société en général.

                                                                Toujours sur Wikipédia, Révolution Bleue mène directement à Radio Courtoisie, au très pacifique général Bigeard, à la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, à Charles Millon, à Lepen, enfin voilà quoi.

                                                                Yapadkoa (faut pas être timide, dites les choses jusqu’au bout)


                                                              • gigi432 (---.---.101.8) 31 octobre 2006 11:34

                                                                brrrr, on a vraiment peur. Allez, l’effet est atteint. Pouce. Z’avez pas oublié Hitler au passage ? non, parceque en général, dans la série, on met en plus de Le Pen, on met Hitler. C’est drôle, on met jamais Mao, Lénine, Trotsky ...


                                                              • T.B. T.B. 31 octobre 2006 12:24

                                                                J’aime pas Mao, Lénine, Trotsky. Je préfère les personnes autonomes qui ne sont ni des moutons et n’acceptent pas de devenir dictateurs non plus. Sauf, sur ce dernier point, si on le leur demande gentiment.


                                                              • Quitterie Delmas (---.---.17.146) 31 octobre 2006 01:17

                                                                Ce que j’aime avec Agoravox, c’est l’impression d’être sur le marché : pour un commentaire encourageant, il y en a 20 qui te font revenir à la dure réalité : nous sommes à un tournant de l’histoire de notre pays, il y a de la rage, de la haine de ce qu’on nous a fait gober pendant trop longtemps et de doutes.

                                                                Il va pourtant falloir s’y faire, il y a des jeunes (maso, il est vrai, quand on voit l’image que véhicule la politique) qui croient que l’avenir appartient à notre génération, que ce soit dans les partis ou en dehors. De plus en plus nombreux, ou visibles, et certainement de plus en plus forts car maintenant ils peuvent enfin se parler, s’affronter et finalement construire. Vive la toile ! A chacun de trouver la forme qui lui convienne pour agir et faire face aux enjeux cruciaux qui nous attendent. Pas de recette magique ou de remède miracle. Juste de s’y plonger jusqu’au cou et de voir si l’on fait mieux que la génération du dessus ! Il y en a pour tout le monde : think tank, blogs, associatif, syndicat, politique, en tous les cas, s’exposer pour porter un projet et établir des passerelles, ce à quoi nous contribuons tous ici même. Plus de certitude, plus de cadre conventionnel, ce temps là est révolu !

                                                                Merci à Pierre et à son équipe pour l’expérience qui a le mérite d’être tentée. (merci pour les cobayes !!!) Et surtout vraiment merci à celles et ceux qui ont regardé et qui ont pris le temps de s’exprimer à ce sujet ! C’est pleins d’enseignements, et ça change du marché, parce qu’on a des chances de se recroiser !


                                                                • Paldeolien (---.---.3.227) 31 octobre 2006 02:49

                                                                  En même temps t’as pas faux dans ce que tu dis pour l’avenir.

                                                                  Parce que c’est pas avec les anciens qu’il va falloir compter ! Ils sont déja perdu sans la télécommande de la télé, ont peur d’un ordinateur, ont peur en voiture, ont peur de leurs voitures, ont peur des jeunes, ont peur des inventions, ont peur de changer des habitudes, ont peur de regarder le changement climatique, ...ils ont même peur du ridicule. Qui ne tue pas ^^

                                                                  Bref, ils ont peur de tout, par ce fait, sont curieux de rien, au final, ils savent rien et donc ne peuvent rien faire.

                                                                  La si célèbre « on peut pas refaire le monde »...

                                                                  Bah si qu’on peut le faire, et on va être obligé. Il va bien falloir qu’on se débrouille par nous même, surtout avec la fin du pétrole qui arrive, ça va faire mal. Heureusement la jeunesse s’interesse de très près aux nouvelles technologies, et si des gens comme toi peuvent tirer un peu les oreilles aux vieux en leurs montrant qu’ils faut qu’ils fassent confiance aux jeunes dans la société, surtout en matière de technologies, parce que, y’a que ça qui va nous aider plus tard ; c’est un grand bol d’air.

                                                                  Et on a même pluto vraiment interet à accelerer le mouvement si on veut pas être pris de vitesse par ce qu’on redoute le plus. Donc oui, ton initiative est utile, mais va au bout et defend vaille que vaille tes idées. Respect !


                                                                • Carlo Revelli Carlo Revelli 31 octobre 2006 09:20

                                                                  AB , a raison. Vous vous en sortez plutôt pas mal dans cet article au niveau des commentaires. Allez voir les articles qui parlent de religion ou du Moyen-Orient.... Les vraies « baffes » vous pourriez les prendre quand vous allez vous dévoiler un peu plus dans les prochains épisodes (au sens figuré Quitterie...). smiley

                                                                  Il y a en effet des articles où on assiste à des véritables lynchages en règle et où ça part dans tous les sens avec des trollages délibérés. C’est pour cette raison qu’à partir de jeudi nous allons expérimenter un nouveau système de commentaires, complètement nouveau, qui devrait changer un peu les choses. Du moins, j’espère...


                                                                • T.B. T.B. 31 octobre 2006 17:10

                                                                  Oulala, je crains le pire ... J’ai déja été censuré 6 ou 7 fois, ça ne fait que 4 % de pertes environ, mais quand même. C’était des êtres chers, je suis inconsolable !

                                                                  Au fait, ce serait-ce pas AB G. qui s’est fait liquidé son article hier ? Carrément l’article, en plein vol. Ball trap. Durée de vie : 90 minutes. Un peu craignos tout ça.


                                                                • Stravos (---.---.132.162) 31 octobre 2006 17:49

                                                                  Vous nous mettez l’eau à la bouche Mr Revelli, voilà longtemps que j’attend un système qui permetrait à l’internaute de choisir des fils de commentaires privilégiés... Serais-je comblé ou déçus ? En tout cas, j’espère que le système retenu favorisera la qualité des commentaires, et ce sur un large éventail de critères (pertinence de l’info, originalité du point de vue, humour, style...ect). Donc affaire à suivre...


                                                                • clairette (---.---.176.19) 31 octobre 2006 20:59

                                                                  Un peu simpliste votre description des vieux ! j’en suis !et je fais partie de quelques associations « citoyennes » qui s’évertuent justement à essayer d’intéresser certains jeunes à la vie de leur commune, de leur région, par extension au monde qu’ils ont à affronter ! On fait des « cafés publics » sur différents sujets, susceptibles de les informer d’une manière sympathique : comment envisager l’après -pétrole ; en quoi consiste la dette publique ; comment vont évoluer les services publics, etc... Sans prétention, je crois qu’on peut apporter un peu de connaissances qui ne sont pas superflues pour certains d’entre eux. Tous n’ont pas eu la chance de recevoir et de profiter d’une instruction et d’une éducation comme les quatre jeunes gens que nous fait découvrir cet article !


                                                                • clairette (---.---.176.19) 31 octobre 2006 21:03

                                                                  C’est à Paldéolien que je répondais ! une erreur de touche !

                                                                  l’âge sans doute !


                                                                • clairette (---.---.176.19) 31 octobre 2006 21:12

                                                                  Continuez Quitterie à persévérer très fort dans vos convictions !

                                                                  J’espère que c’est avec des jeunes comme vous que l’avenir se construira meilleur ... pour mes petits-enfants ! Et on peut au moins penser qu’il y aura de vrais débats d’idées si l’on vous permet, ainsi qu’à vos co-participants de la vidéo, d’en discuter !

                                                                  Bon courage à tous les quatre, et merci à l’auteur !

                                                                  Cordialement.


                                                                • Paldeolien (---.---.3.227) 31 octobre 2006 21:25

                                                                  @ Clairette,

                                                                  Il n’empeche que, c’est bien votre génération qui est au gouvernement, et que c’est bien votre génération qui a choisi la facilité du tout pétrole, maintenant vous vous en apperçevez. Même si vous êtes un cas isolé d’adulte, je suis désolé, mais, coté technologies et environnement, vous nous proposez quoi ? Concretement...Pour plus tard

                                                                  Et puis, il faut aussi noter l’efficacité de votre génération, sans doute est-elle aussi un peu responsable des débordements que vous dénoncez, il y a sans doute, la notion d’education partentale, il y a quelque chose qui coince, et cela n’a rien a voir avec le milieu, aisé ou pas.

                                                                  Vous avez creer une grosse partie d’assistés, maintenant, comment faire pour remonter la barre. Pour le coup, nous avons un retard énorme ne serait-ce que par rapport à nos voisins Européens.

                                                                  Cela ne favorise pas l’emploi, cela ne favorise pas la médiadisation du changement climatique. Changement climatique qui est très bien véhiculé sur Agoravox ou la population est essentiellement jeune. Avec quand même des jeunes qui entrevoient une multitudes de solutions, un panel, réel. Donc, il faut admettre vos responsabilités, et surtout vos échecs. Votre génération, au lieu de nous soutenir, bien souvent, cherche à tirer encore et encore les couvertures de son coté. La France ne fait pas confiance à ses jeunes, magré toute l’ouverture d’esprit que vous pouvez avoir, cela ne suffit pas pour défendre raisonnablement votre génération, voyez m’en désolé...

                                                                  Je m’attache aux faits, simplement.


                                                                • T.B. T.B. 31 octobre 2006 23:36

                                                                  Merci AB pour la réponse. Moi aussi, j’ai les noms de mes censeurs. La seule chose que ça prouve c’est que ce sont des lâches, derrière leurs grands airs de façade, et qu’ils ne sont pas malins ...

                                                                  J’avais apprécié votre article et produit dedans l’un de mes meilleurs commentaires. Je recommencera smiley

                                                                  Je ne comprends, cependant pas, certaines choses dans vos explications. Je vais essayer de mener ma propre enquête. Comment se fait-il qu’ils puissent avoir eu le dernier mot en vous menaçant et en menaçant du même coup AV ? Et, au final, c’est bien AgoraVox qui a supprimé votre article, même sur votre demande ... smiley


                                                                • clairette (---.---.29.10) 1er novembre 2006 14:28

                                                                  A Paldéolien,

                                                                  « c’est ma génération qui est au gouvernement » ! Eh bien je n’y suis pour rien ! et ce n’est pas de « ma faute à moi » ! Et je ne fais même pas partie des 82 % qui ont voté pour Chirac, car j’ai voté blanc au 2ème tour, et pas pour lui au 1er !

                                                                  Chaque citoyen a sa propre identité et son propre parcours, l’assimiler (ou l’amalgamer puisque c’est le mot actuel) à la majorité en place, c’est dans la plupart des cas se mettre le doigt dans l’oeil !

                                                                  Et n’essayez pas non plus de replacer chaque individu de ma génération comme ayant participé à fond au pouvoir en place d’il y a 20 ans ! Toute ma génération n’était pas mitterrandiste à 100 % ! (C’est comme si vous disiez que mon père était pétainiste en 1940 puisque sa génération l’avait soutenu au pouvoir)

                                                                  Je pense que vous devez être très jeune pour avoir une idée aussi globale et aussi peu nuancée des différentes couches de la société à travers les âges !

                                                                  Sans rancune, et cordialement.


                                                                • Paldeolien (---.---.113.56) 2 novembre 2006 00:33

                                                                  @ Clairette

                                                                  Arretez voir deux minutes, pas la peine de vous débattre...

                                                                  Admettez, point, et faites confiance aux jeunes, notamment ceux qui ont la trempe de s’opposer à ce système crématoire ou le profit est maître.

                                                                  Si je me souviens bien au travers les ages, le mouvement écologiste naissant Français, s’est vu ridiculiser de suite. Repris, tordu, plié, coupé, haché, à la limite de la soupe de légumes... En outre, il est tombé vers 1970 un rapport qui se nomme « le rapport de Rome ». Je vous invite a vous y referez. As-t-il été médiatisé ? Je ne sais pas...

                                                                  Le probleme avec votre génération, et c’est un cas ôh combien général (cf claude allègre, je l’aime pas lui c fou !!!), c’est que vous aimez à tourner en ridicule votre progéniture. Et cela est bien Français. Le chauvinisme aussi d’ailleurs. Il y a bien 10 ans que je suis au fait de l’actualité, très tôt j’ai baigné dans internet, j’ai appris, appris , appris, appris encore. J’ai restitués des informations capitales à mes ainés.

                                                                  Le genre d’informations inconstestables. Les résultats en temps réel des analyses de carottes glaciaires des pôles. Voilà là des preuves qui montrait déja oh combien que ; sur une petite échelle de temps ; notre activité nuisait à la planète.

                                                                  J’ai dit ça, on m’a rit au nez. Je le dis encore, on me ris toujours au nez. Moins quand même, mais encore. Particulièrement chez mes ainés. Et aussi chez certains jeunes, qui visiblement héritent en live de la stupidité sans passer par la case reflexion. Certains voteront lepen croyant que c’est la solution à tout leurs maux... Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais, en l’espace de dix ans, ne croyez vous pas qu’il aurait été possible de commencer à amorcer un changement de nos comportements, ce que j’ai fait. Qui l’a fait ?

                                                                  Une des plus grandes causes de la polution au CO2, les véhicules, les constructeurs automobiles, les clients, vous donc. Avez vous boycottez l’achat d’un véhicule neuf ? Qui l’a fait, en l’espace de dix ans ? Qui a fait quoi ?

                                                                  Qui parmis votre génération a une idée suffisamment globale ,et conclu que l’avenir va pas être triste ?

                                                                  Beaucoup, mais beaucoup beaucoup beaucoup alors, une énorme majorité d’entre vous, déni, voilà le mot, ils dénient car cela touche directement à leurs interêts(confort y compris, le Français ne veut rien sacrifier, rien du tout), ils en sont même hermetiques, allant presque à vous faire doutez de vous-même, de votre capacité à raisonner.

                                                                  Assurement, le faible de mental au milieu des loups aura pluto interet à se faire petit pour survivre et ne pas être montré du doigt... Ainsi il ne dit rien et jamais il n’a pris conscience. Il ne s’y interressera même plus.

                                                                  Tout cela, ne va vraiment, mais vraiment pas nous faciliter la tâche. Il va être très difficile de convaincre, et votre génération, et tout les sceptique qui ne sont pas, ou mal informés de l’ampleur du phénomène...

                                                                  Et sinon, pour finir, j’ai 33 ans, et j’ai voté rien du tout aux deuxieme tour, au premier j’ai voté, mais coup d’épée dans l’eau, mon candidat avait même pas fait 5%, ^^. Même pas blanc au second tour, donc, je n’ai pas attendu 10 ans pour me rendre compte que même un bulletin blanc n’avait aucune valeur dans la balance. Pas plus qu’une abstention. Un bulletin blanc exprime le désespoir et l’impuissance. Ce qu’on croit être le dernier geste à faire(qui donne la consc ience tranquille d’avoir fait son devoir de citoyen, hors de tout repproches), mais le blanc montre qu’il reste un peu de confiance envers les loups, ou pluto, leurs système, leurs règles du jeu... Une abstention exprime un détournement complet du système, un ecoeurement total, rien ne tiens compte de cela dans la constitution, il vaut sans doute mieux être écoeuré et combattif pluto que de se sentir impuissant et de se faire envahir librement par le déséspoir, se laisser pénétrer par de l’information passive, votre dose de tranquilisant. Je n’ai pas de TV, vous, je suis sur que oui. Cette dernière phrase vous semblera confuse, mais en vérité non, comprenez là bien, car pouvoir et médias sont intimement liés, et cela aussi vous l’avez laissé faire croyant que la liberté était acquise à jamais , ne défendant rien d’autre que votre demeure... Les loups aux dents acérés ne distinguant aucunes barrières, pas même un piège, n’ont fait que se reproduire... Le nombre de mesures liberticide ne cesse de croître. Faisant plaisir aux actionnaires. Mais pas à la planète...

                                                                  Je l’ai banni de ma deumeure cette TV, cet engin est maudit, vous n’avez même pas su le dompter... La goutte d’eau à débordé milles fois du vase... Il y a bien longtemps que j’en ai assez, aussi, mon jugement reste et restera sans appel. J’ai fini de ronger mon frein il y a bien longtemps, heureusement, sinon, j’aurais plu de dents, j’en serais même surement à la racine.

                                                                  Sans rancune, enfin, si un petit peu qd même ! ^^ Comme vous (votre génération) dites « On peu pas refaire le monde » smiley


                                                                • eksi (---.---.63.52) 31 octobre 2006 02:44

                                                                  « l avenir appartient a notre generation », C est bien joli de vouloir prendre en main les rennes de son avenir, mais il me semble que le combat politique est en partie un leurre... les dysfonctionnements de nos société sont le reflet de nos propres dysfonctionnements et névroses psychologiques. La rage, la haine, l’égoisme, la peur, l’orgueil, la paresse etc... sont autant de terreaux sur lequel on construit une société de souffrance, d’inégalités, de frustration, de faux-semblants. Avant de vouloir résoudre les problemes de la société francaise ou humaine, il serait peut etre plus judicieux de résoudre ses propres problemes... au risque sinon de faire du combat politique, du pedalage dans la semoule, et de reproduire toujours les memes schémas...


                                                                  • Paldeolien (---.---.3.227) 31 octobre 2006 02:58

                                                                    Probleme,

                                                                    L’ancienne génération a dévelloppée et develloppe encore une société de consommation qui a tout misé sur le pétrole.

                                                                    Solution ?

                                                                    ... Claude ALLEGRE, c’est ça ?

                                                                    Si les jeunes veulent du pouvoir, il faut aller le chercher, et ce sont de bonnes initiatives tout ça. Moi je respecte, faut oser ! J’oserais pas, c’est pas pour autant que j’adhère pas a des idées, qu’elles soient de jeunes ou pas. Bizarrement, j’adhère pas trop aux idées de vieux, elles vont pas bien, si je les confrontent avec ce que l’avenir nous résèrve. A trop écouter les anciens, je ne les écoutent plus, ils ne sont pas intéressant, je ne les entends même pas. Ils ne m’apportent rien de plus que ce qui existe déja. Je suis trop curieux pour me contenter de cela.

                                                                    Et je n’ai pas de carte d’adhérent. Il n’empeche, que j’ai pas confiance aux hommes politiques vieux, et que le seul moyen de voir des jeunes s’exprimer, c’est bien encore de les voir se confronter aux vieux justement. Et cette discipline alors devient très interessante pour le quidam ayant un tant soi peu une conscience civique.


                                                                  • Paldeolien (---.---.3.227) 31 octobre 2006 03:00

                                                                    Et ce n’est pas un probleme de génération, il faut des idées de toutes nature, quelles qu’elles soient.

                                                                    Il me semble que l’on nomme cela « brainstorming », cette pratique est très fructueuse en outre.


                                                                  • T.B. T.B. 31 octobre 2006 05:25

                                                                    Paldéo, Les 4 jeunes de l’article sont déjà vieux, ils veulent apporter leurs « nouveautés » en reproduisant, comme dit Eksi, les mêmes vieux schémas ... dans lequels ils s’engouffrent, pas forcément au nom de l’intérêt général. Toi, tu es jeune et quand tu seras vieux tu seras encore jeune, vu ton esprit sans cesse en éveil et ta spontanéité (ref : nbreux posts sur AV notamment sur le sens profond du message évangélique, non je déconne, Lol).


                                                                    • T.B. T.B. 31 octobre 2006 05:27

                                                                      Sortie de route. Me suis mal garé dans la file.


                                                                    • Paldeolien (---.---.3.227) 31 octobre 2006 09:26

                                                                      C’est pas trop le fait de vouloir avoir du pouvoir qui me plait, mais pluto le fait que des jeunes ont envie, tout simplement, d’avoir le droit à la parole. Chose inexistante pour le moment. C’est donc bien quelque chose de nouveau. Comme tu aimes à la dire T.B. Ne jettons pas le bébé et l’eau qui va avec... Et puis bon, ces 4 gens là, sont quand même pas des vieux hein. Là pour le coup je suis pas de ton avis. Et je suis pluto de l’avis de Quitterie, et, je suis plus agé qu’elle, me sent encore un peu jeune qd même, mdr. Enfin avec des idées qui sont pas des idées de vieux, c’est dja pas si mal, j’ai échappé à la sinistrose ^^


                                                                    • (---.---.90.12) 31 octobre 2006 06:40

                                                                      Bon des jeunes qui s’engagent dans la politique, c’est mignon mais l’essentiel n’est pas là. La seule question qui vaille avec les jeunes est : Auront-ils de la PERSEVERENCE dans leur projet ? smiley


                                                                      • Paldeolien (---.---.3.227) 31 octobre 2006 09:30

                                                                        Une chose sure déja c’est que au moins ils savent de quoi ils parlent sur certains sujets.

                                                                        Je pense à la DADVSI, ou les vieux votent pour des trucs qu’ils ne comprennent même pas, ils savent limite pas ce qu’est un MP3. Donc, bah oui, il faut des jeunes, ne serait-ce que pour expliquer aux vieux...Qui en plus savent bien faire la sourde oreille quand ça les arrange, faut pas prendre les jeunes QUE pour des abrutis hein...


                                                                      • Stravos (---.---.132.162) 31 octobre 2006 08:39

                                                                        Comme l’a dit un illustre et historique guignol : ces jeunes, « ils vont à la soupe ».


                                                                        • Stravos (---.---.132.162) 31 octobre 2006 09:01

                                                                          Moi, quand j’étais jeune - mais je le suis encore ! - je m’identifiais à Corto Maltese... Un voyage au bout de l’UMP ou du PS ne m’a jamais fait rêver... Et même si Corto a été au bout de la Sibérie et en est revenu, je doute qu’il aurait pu revenir de l’UMPS... Vraiment trop froid comme voyage !


                                                                          • Rage Rage 31 octobre 2006 09:46

                                                                            Décidémment cette démarche aura suscité des commentaires ! Je tiens à signaler qu’il s’agit en soi d’une BONNE démarche, le choix des partis représentés étant toujours contestable (où sont les verts ?!) mais quelque part le reflet des 4 tendances susceptibles de faire + de 10% au 1er tour.

                                                                            @Quiterrie Je souhaiterais tout d’abord échanger avec vous (vous trouverez mon mail dans ma fiche de description), d’ailleurs il en est de même pour les 3 autres concernés.

                                                                            Ensuite, Agoravox n’est pas là aussi pour vous encenser. C’est dans l’adversité et la diversité des commentaires que l’on voit aussi une facette de la réalité. Le lynchage est parfois trop aisé, trop facile et trop important, parfois DW pourri les post (c’est notre trolleur local), mais ici je crois que bon nombre de commentaires sont à écouter.

                                                                            Et quand j’essaye de tendre l’oreille je vois simplement : « On donne toujours la parole aux mêmes, jeunes ou non, qui véhiculent toujours les mêmes messages et sont cloisonnés, physiquement comme intellectuellement dans les lignes de leur parti. En somme, comme il n’y a rien de nouveau à priori, la défiance envers ces »jeunes politiques« est similaire à celle envers les grigous qui jalonnent le paysage politique français (PPF) »

                                                                            D’où ma remarque sur la nécessité d’intérroger un « 5ème homme », celui qui n’est pas encarté mais a lui aussi un bulletin de vote, des convictions et des idées à défendre. Je pense que sur Agoravox ce type d’homme est trouvable (moi par exemple :p) !


                                                                            • Pierre Abruzzini Pierre Abruzzini 31 octobre 2006 10:05

                                                                              Rage... Un 5e homme, je ne suis pas contre, mais pas dans ce format. De la même manière que je vais traiter le réseau freemen et d’autre initiatives citoyenne, je veux bien vous rencontrer et le cas échéant vous interwiever. Pas dans le blogumentaire pour la simple est bonne raison que vous y seriez hors sujet... et cela ne profiterait ni à votre démarche ni à celle des 4 jeunes que je filme. N’hésitez pas à me contacter par mail.


                                                                            • Rage Rage 31 octobre 2006 10:50

                                                                              Je prends bien note de votre réponse. Cependant je ne pense pas que l’on soit « hors-sujet » car non étiqueté. Les français sont-ils tous membres de partis ? De ce fait, n’ont-ils pas le droit de penser en prenant un peu à chacun ?

                                                                              Là où je veux en venir, et je pense qu’il serait intéressant de le faire avec plusieurs rédacteurs agoravox « non alignés » comme Johan, Chem Assayag, TB etc... c’est qu’une bonne partie de français comme ceux qui sont ici sur Agoravox font aussi parti d’un ou plusieurs « courant de pensée » qui ont des choses à apporter. Et tous, proposent à leur manière (blog, action citoyenne, démarche..) des solutions innovantes.

                                                                              La difficulté pour vous, et je le comprends, c’est que vos jeunes sont tous déjà bien assis dans leur mouvement jeune respectif (j’ai lu les blogs) et sont déjà « en piste ». Le 5ème homme lui, vous ne pourrez pas savoir s’il est « au même niveau », et s’il ne sera pas redondant avec un candidat.

                                                                              C’est justement là que j’aurais besoin de votre mail, et que je compte vous proposer une solution qui vous intéressera. Vous pouvez aussi me contacter sur mon mail, toujours dans ma fiche profil !


                                                                              • flop (---.---.55.106) 31 octobre 2006 12:30

                                                                                HELP JE CHERCHE TRÈS BON ARTICLE SUR LE PARCOURS POLITIQUE DE NICOLAS SARKOSY PARU AU PRINTEMPS SUR AGORAVOX POURRIEZ-VOUS ME METTRE SUR LA VOIX

                                                                                MERCI


                                                                                • Philippe (---.---.120.192) 31 octobre 2006 14:18

                                                                                  Enfin un vrai reportage, sur des gens qui s’engagent ! Merci Pierre pour ce geste citoyen pour une information plus ouverte.


                                                                                  • Savapa (---.---.110.14) 31 octobre 2006 16:55

                                                                                    Je trouve cette initative très bonne. Et Quitterie très charmante. Vive l’UDF !!!

                                                                                    Toutefois, il est étonnant de voir comment la politique éloigne les gens qui s’y intéressent de la réalité quotidienne de la France populaire. En effet, finalement, je trouve qu’ils ont tous une tête de 1er de la classe et un discours plus que convenu...

                                                                                    Bref, des têtes de dinosaures corrompus en puissance... Mais peut-être suis-je un brin fataliste...


                                                                                    • Laro (---.---.212.1) 31 octobre 2006 18:46

                                                                                      Le Mouvement Decision Jeunesse vise precisement a promouvoir les Francais de moins de 40 ans (symbolique) aux postes de decision.

                                                                                      Il se constitue en lobby au service de la nouvelle generation afin de développer un reel contre-pouvoir non-partisan et tenter d’eviter le clash generationnel qui se profile.

                                                                                      La mobilisation est en marche (et rien ne l’arretera...), de nombreuses personnalites de premier plan nous soutiennent et les partenariats se multiplient.

                                                                                      Rejoignez-nous !

                                                                                      http://collectifdj.over-blog.com


                                                                                      • Johan Johan 31 octobre 2006 19:05

                                                                                        A l’auteur,

                                                                                        Bon article sur les jeunes pousses des partis.

                                                                                        Cette ligne dit tout. Le parti a posé sa griffe sur leur style, sur leur fond (sans présager du reste de la raison de ce « moulage »).

                                                                                        Rage souligne à juste titre qu’il manque un non aligné, qui les regarde s’exiter et jouer à leurs jeux d’échecs (successifs) avec pour pions la France et les français. Le cinquième, qui discute avec ses amis, qui cherche le vrai, désespérément.

                                                                                        Pour parler de mon expérience personnelle (désolé je ne vais pas prétendre à plus) j’ai croisé :

                                                                                        1 Des premiers de la classe intégrés à un système politique qui les noyautent. Là, le carriérisme est visible. Exemple à l’UNEF : un MJS apparenté NPS (donc à gauche du PS) qui appelle à voter oui à la Constitution européenne, qui soutien aujourd’hui Ségo. Il s’est régalé à gueuler en AG pendant la présentation de l’ordre du jour, avant même que l’UNI ne se réveille et lui dispute le morceau.

                                                                                        Il y a les mêmes à l’UNI et à la Corpo, soit dit en passant.

                                                                                        En ce qui nous concerne, ils ont fait les bourrins pour récupérer nos AG, un peu trop impartiales à leur goût et surtout qui leur volaient la vedette.

                                                                                        Bref, ça suit le vent qui tourne. L’idéal est peut être caché quelque part, mais comme le dit le Professeur Laborit dans « Mon oncle d’Amérique », la relation est toujours une relation de domination. Le language n’en est que le fard, le truchement. L’idéal n’est que réthorique.

                                                                                        2 Des radicaux qui refusent le jeu politique (anars de la fac de Lettres qui faisaient halluciner les gars qui voulaient profiter du mouvement anti CPE pour monter des initiatives comme un forum des associations).

                                                                                        3 Des petits idéalistes, qu’on retrouvera plus tard « militants de base » convaincus de la justesse de leur cause mais qui se préoccupent d’avantage des gens qu’ils servent que de leur carrière.

                                                                                        Il faut admettre que les partis politiques sont très solidement implantés et qu’ils repèrent et ingèrent tous les talents utiles, ou presque (CF SUD pendant le CPE).

                                                                                        Très difficile d’être indépendant. Le mouvement dit « anti CPE » l’était, et les médias ne sont jamais préoccupés que de l’UNEF de Julliard. Rien ou presque sur la Coordination nationale, pourtant seule désignée par les étudiants.

                                                                                        Les jeunes que vous suivez, vous allez vous en rendre compte rapidement, ont choisi un étendard. Peu importe s’il faut trahir les valeurs originales de celui ci (exemple le libéralisme), agir à l’encontre de l’intérêt général, ils ne veulent pas laisser la victoire aux autres camps. C’est la fin de leur carrière, l’inutilité de leurs sacrifices. C’est d’ailleurs pourquoi les luttes sont si intenses : on ne veut pas perdre son investissement. La fin justifie les moyens.

                                                                                        L’aveuglement idéologique, l’instinct grégaire, la volonté de rassembler dissolvent leur message et les détournent du but premier d’un parti politique, à savoir offrir à la démocratie la meilleure option de gouvernance.

                                                                                        Ils sont préselectionnés dans ce optique et leur loyauté est testée dans ces organisations de jeunes, qui n’ont au final qu’un but simple : sélectionner des caractères et les formater.

                                                                                        Quelle existence hors de partis, hors de ces structures de jeunes ? Y a t il seulement possibilité de « faire » hors de leurs girons. J’en doute. Les chasses sont fort bien gardées : allez, faites donc du culturel, de l’humanitaire (ce que je fais cette année d’ailleurs). Mais du politique : NON.

                                                                                        J’en veux pour preuve l’hallucinante hystérie qui s’est déchaînée contre nous lors du CPE (des deux camps, j’entends). Nous, d’authentiques non alignés (pas un encarté, pas un syndiqué).

                                                                                        Pour le reste, je vous renvoie à Bourdieu et Bourdon sur la sélection des élites.

                                                                                        Boudieu décrit en réalité l’action des dirigeants en place, Bourdon la violence mentale faite sur le jeune entrant. Ils sont complémentaires, et non antagonistes.

                                                                                        Tout ceci n’enlève rien à l’intérêt de votre article, mais 70% des français ne font confiance ni à la Droite ni à la Gauche pour gouverner, alors imaginez chez les jeunes ! Il faut absolument être apolitique pour capter leur intérêt.

                                                                                        Il manque le regard des jeunes sur leurs «  »« représentants »«  » (90% d’abstention à ma fac en mars, on avait plus de monde en AG que dans les urnes et on savait plus où les mettre d’ailleurs).

                                                                                        Et il manque le regard de ceux qui parmi les abstentionnistes ont des idées.


                                                                                        • (---.---.59.187) 2 novembre 2006 14:11

                                                                                          Cliquez sur la photo.

                                                                                          De la politique à bas prix comme cela, on n’en veut plus en tout cas !


                                                                                          • (---.---.59.187) 2 novembre 2006 14:14

                                                                                            Le message donne pas le même effet que la prévisualisation.. tant pis. Il faut ouvrir :

                                                                                            http://image.blog-24.com/535658.mp3


                                                                                          • L'enfoiré L’enfoiré 16 novembre 2006 07:14

                                                                                            Bonjour,

                                                                                            « La valeur n’attend pas le nombre des années ». Comme j’adhère complètement à cette phrase ! J’ai quelques bonnes heures de vol en plus. Le temps passe très vite. Je vous soutiens dans cette activité pleine de motivation. Je vous dirais seulement ceci : trouvez quelqu’un d’apolitique comme arbitre. Je le suis personnellement. Je l’ai écrit (URL). Quand on est jeune, on s’accroche à gauche ou à droite. Bon. Mais n’oubliez pas de vous accrocher à des idées et des programmes pas nécessairement à des partis. Faites avancer le schmilblick. N’oubliez pas l’essentiel. De tout coeur avec vous.


                                                                                            • L'enfoiré L’enfoiré 16 novembre 2006 09:52

                                                                                              Sorry, je reviens. J’ai oublié de vous dire qu’ici en Belgique, nous avons aussi une émission radio « Quand les jeunes s’en mêlent » (passe à la RTBF1 le samedi après-midi) qui a généré pas mal de colloques. J’en ai parlé sur mon site (URL). Celui de la RTBF : http://www.lapremiere.be/rtbf_2000/bin/view_something.cgi?type=sac&id=0160855_sac&menu=default&pub=be.lapremiere.fr%2Fros


                                                                                              • (---.---.31.154) 16 novembre 2006 10:10

                                                                                                test de repliage de commentaire :

                                                                                                LE BEAUJOLAIS NOUVEAU EST ARRIVÉ !! smiley


                                                                                                • Un citoyen démocrate (---.---.126.62) 20 novembre 2006 10:54

                                                                                                  PRESIDENTIELLES 2007

                                                                                                  Pour les 76% des Français qui ne font pas confiance aux hommes politiques (enquête C.S.A.) voter est un non-sens. Soyons cohérents ! Ne perdons plus nos énergies dans des luttes partisanes stériles, optons pour le changement radical par le seul acte de liberté réelle qui nous reste : L’ABSTENTION

                                                                                                  Le vote blanc ne sert à rien. L’abstention est la seule action civique et le seul contre-pouvoir dont nous disposons encore pour marginaliser une politique d’asservissement qui fait de nous des esclaves économiques au sein d’une dictature planétaire.

                                                                                                  Refusons d’être complices du système en place, véritable déni de démocratie !

                                                                                                  Soyons solidaires, mobilisons-nous pour une ABSTENTION MASSIVE !

                                                                                                  Comme pour le référendum sur la Constitution Européenne,

                                                                                                  L’EUROPE NOUS ATTEND !

                                                                                                  « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. » (Déclaration des Droits de l’Homme - 1793, Article 35)

                                                                                                  RESEAU INFORMEL DE RESISTANCE CIVIQUE Ne pas jeter sur la voie publique mais à photocopier et à diffuser


                                                                                                  • militump (---.---.2.82) 5 décembre 2006 10:02

                                                                                                    je suis jeune militant UMP, cela fait un peu moins d’un ans que je défend les idées de mon parti ! La politique à besoin de jeune !Ce n’est pas avec des manifestations ou en brulant des bus que les jeunes se feront entendre au contraire ! il faut arrêté de dire que les jeunes ne servent à rien en politique, j’ai 20 ans et je gère 15% de ma ville au niveau politique, j’ai été nommé alors que des séniors voulaient ma place ! Je n’ai pas été élu pour mlon age mais pour mes idées et ma motivation ! alors ne suivent pas un exemple pour montrer que les jeunes peuvent arriver à quelque chose en politique !

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