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Accueil du site > Actualités > Politique > Deux ou trois choses encore sur De Gaulle

Deux ou trois choses encore sur De Gaulle

« En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’homme. C’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer. » (De Gaulle, 25 mars 1959 à l’Élysée).



Ce dimanche 22 novembre 2020 est la dernière date qui ponctue cette année De Gaulle 2020 assez spéciale : il commémore le 130e anniversaire de la naissance de Charles De Gaulle. Comme l’a rappelé le Général lors de sa première conférence de presse en tant que Président de la République, le 25 mars 1959, ce qui restait l’essentiel à ses yeux était l’humain. Inutile de préciser que cette conviction profonde, que je partage pleinement, provenait d’un fond de christianisme social qui l’a amené sur les rives de ce qu’on a appelé le "gaullisme de gauche" avec l’idée de participation et de "troisième voie" entre capitalisme et socialisme, mais aussi, auparavant, à la Libération, sur les rives de la création de la Sécurité sociale (qui est une œuvre de De Gaulle et pas des syndicats qui ont même été réticents au tout début, car ce qui n’était pas "arraché" était toujours considéré comme suspect).

Hier, en évoquant la vie du regretté Daniel Cordier (disparu le 20 novembre 2020), j’ai rappelé qu’il avait travaillé à la fin de la guerre dans les services de renseignement et qu’il avait étudié notamment les rapports entre Franco et De Gaulle, et que De Gaulle avait déjeuné avec l’autocrate de Madrid en juin 1970, lors de son dernier voyage à l’étranger.

Après sa démission le 28 avril 1969, De Gaulle avait refusé en effet de célébrer encore le 18 juin, et le meilleur moyen, c’était de s’éclipser à l’étranger : en Irlande en juin 1969 (avec l’avantage aussi d’être absent lors de l’élection présidentielle qui a désigné son successeur) et en Espagne en juin 1970 qu’il a beaucoup visitée de long en large. Pas de cliché (à ma connaissance) pour son voyage en Espagne, mais, contrairement à ses consignes, il y a des photographies de son voyage en Irlande, en fait, un couple d’Irlandais qui avaient donc pu être présents comme habitants et qui en ont profité pour prendre quelques clichés qui n’ont fait qu’ajouter à la légende gaullienne.

De Gaulle se moquait des protestations contre son déjeuner avec Franco (il aurait lâché : « Qu’ils jasent ! ») et Franco était enchanté de ce scandale. Un peu plus tard de retour à Colombey-les-deux-églises, De Gaulle aurait alors confié à sa fille Élisabeth : « En le voyant, je me suis dit que j’avais bien fait de quitter le pouvoir à temps ! ». Franco ne devait pas être de la dernière fraîcheur dans la conversation…

Cette vieillesse, De Gaulle s’en méfiait depuis le début de la guerre. Il l’avait désignée coupable de la soumission de Pétain (dont il connaissait bien le caractère fort) à Hitler, avec sa fameuse expression du "naufrage" (ce qui montre que De Gaulle était un excellent écrivain, capable de trouver les formules-choc) dans le premier tome de ses "Mémoires de guerre" sorti en 1954 (chez Plon) : « Malgré tout, je suis convaincu qu’en d’autres temps, le maréchal Pétain n’aurait pas consenti à revêtir la pourpre dans l’abandon national. Je suis sûr, en tout cas, qu’aussi longtemps qu’il fut lui-même, il eût repris la route de la guerre dès qu’il put voir qu’il s’était trompé, que la victoire demeurait possible, que la France y aurait sa part. Mais, hélas ! Les années, par-dessous l’enveloppe, avaient rongé son caractère. L’âge le livrait aux manœuvres de gens habiles à se couvrir de sa majestueuse lassitude. La vieillesse est un naufrage. Pour que rien ne nous fût épargné, la vieillesse du maréchal Pétain allait s’identifier avec le naufrage de la France. ».

Du reste, De Gaulle avait promis à son épouse Yvonne qu’il quitterait le pouvoir dans tous les cas à 80 ans (qu’il n’a même pas atteints à treize jours près). En affirmant lors de sa dernière intervention publique, le 25 avril 1969 à la télévision, qu’il irait jusqu’au bout de son septennat (janvier 1973) en cas de victoire du "oui", De Gaulle aurait commis l’erreur de miser sur sa personne et pas sur ses projets. L’existence de Georges Pompidou comme possible successeur a suffi pour rassurer ceux qui auraient été inquiets d’une succession non préparée. Le "non" pouvait sans danger sonner le glas de l’épopée gaullienne.

À la question : De Gaulle a-t-il volontairement foncé dans le mur en 1970 pour s’effacer en beauté ? on pourrait répondre oui et non. Oui parce qu’en quittant volontairement le pouvoir après un désaveu électoral, il a fait un dernier acte fondateur, mélange d’orgueil et de respect de la parole du peuple.

Non aussi, car De Gaulle tenait à la participation, et comme ce n’était pas constitutionnel d’organiser un référendum sur cette question, il a transformé la question en une double question mal ficelée sur la régionalisation et sur la réforme du Sénat, l’idée étant de faire du Sénat ce que le Président Emmanuel Macron voudrait faire du Conseil Économique, Social et Environnemental, à savoir une chambre de la voix du peuple, une sorte de "convention citoyenne". Pourquoi pas ? C’était pourtant la réponse à une sorte de rancœur contre le Sénat en général qui s’était ouvertement opposé à lui en automne 1962 (Gaston Monnerville a même qualifié le référendum sur l’élection du Président de la République au suffrage universel direct de "forfaiture" !).

Ce projet de référendum lui tenait à cœur depuis longtemps et il avait même tenté de le faire passer en force au sommet de la tension de mai 68, lors de son allocution télévisée du 24 mai 1968 (qui a fait un flop ! et qui a été annulé le 30 mai 1968 avec la dissolution de l’Assemblée). L’échec du référendum faisait peu de doute dans les dernières semaines de campagne. Lors de son dernier conseil des ministres, le 23 avril 1969, De Gaulle s’est contenté de dire à ses ministres, malicieusement : « En principe, à mercredi prochain. Peut-être pas. S’il en était ainsi, un chapitre de l’Histoire de France serait terminé. Mais nous avons espoir. ». Quelques heures plus tard, De Gaulle a confié à son conseiller des affaires africaines Jacques Foccart : « Au bout du compte, je serai heureux, figurez-vous, si le non l’emporte. ».

Et il avait de quoi être heureux : en quittant le pouvoir par un désaveu référendaire, il finissait de construire la grande histoire gaullienne du dialogue entre lui et les Français. Aucun de ses successeurs n’a eu le courage de se démettre ainsi désavoué par les urnes, notamment François Mitterrand (échecs aux législatives de mars 1986 et de mars 1993) et Jacques Chirac (échec aux législatives de juin 1997 et échec au référendum de mai 2005). De plus, il pouvait enfin se reposer, ou plutôt, se consacrer à l’écriture de ses mémoires dans une course folle contre le temps (Yvonne avait souhaité qu’il ne demandât pas le renouvellement de son mandat en décembre 1965).

En fait, dès le 19 février 1969, date du conseil des ministres qui avait fixé la date du référendum, De Gaulle n’y croyait déjà plus, en disant à Bernard Tricot, le Secrétaire Général de l’Élysée : « Ce référendum, je ne le sens pas. ». Et au fil des jours de la campagne, les sondages confirmaient de plus en plus fort un "non" qui gagnerait. De Gaulle aurait pu éviter les frais, annuler, ou, du moins, ne pas mettre sa démission dans la balance (il l’a fait très tardivement). Au contraire, il en a profité pour faire du quitte ou double.

Pour l’historien britannique Julian Jackson, auteur d’une biographie de De Gaulle (sorti en 2019 aux éd. du Seuil), ce n’était pas un suicide politique : « Il croyait vraiment qu’il allait gagner, et que cela lui permettrait de renouer un contact avec le peuple. Il a assez rapidement compris que cela n’allait pas marcher. C’est devenu un moyen élégant de partir. Et puis, il était fatigué, et je pense qu’au fond de lui, il savait qu’il ne comprenait plus la société. Disons que c’est un suicide politique assumé. » ("Le Point", juin 2020).

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Dans ce même entretien à l’hebdomadaire "Le Point", Julian Jackson a voulu montrer la différence entre De Gaulle et Churchill : « Rien n’est fixe, tout est fluide. [De Gaulle] est obsédé par le mouvement. Il a une grande capacité d’écoute liée à une très grande intelligence. Pour résoudre un problème, il voulait d’abord se voir exposer toutes les données, ce qui est assez étonnant pour un homme qui est perçu comme autoritaire. Churchill, par exemple, n’écoutait personne, il ne se fiait qu’à son intuition. Il y a un autre point frappant : il était parfaitement insensible aux idéologies, y compris à celles de ses proches. Il ne raisonnait qu’à partir de l’Histoire. ».

Dans cette dernière réflexion, deux éléments majeurs : l’écoute et l’action.

L’écoute : il aimait interroger ses ministres au conseil des ministres pour savoir ce qu’ils pensaient de tel ou tel sujet, sans dévoiler sa propre réflexion. Le ministre sans caractère craignait alors de ne pas dire ce qu’il croyait que De Gaulle attendait qu’il lui dît. Un de ses ministres, Philippe Dechartre (ancien résistant), a cité ainsi plus tard ce que De Gaulle lui avait expliqué pour s’informer : « J’ai un panel. Il y a les surdoués, il y a les normaux, il y a les corrompus. Je leur pose à tous la même question : "Mon cher ami, je suis ennuyé. Voilà, j’ai tel problème à régler. Qu’est-ce que vous feriez à ma place ?". Et ça me permet de faire une idée sur la personne. ». Dans ses témoignages, Alain Peyrefitte aussi a confirmé que De Gaulle posait beaucoup de questions au conseil des ministres (notamment sur l’éventualité de la dévaluation du franc en automne 1968).

L’action : elle était directement inspiré de la philosophie d’Henri Bergson, figure référence des milieux catholiques et Prix Nobel de Littérature en 1927. Dans "Le Fil de l’épée" (1932), De Gaulle a confié cette inspiration : « Bergson m’a beaucoup influencé parce qu’il m’a fait comprendre la philosophie de l’action. Bergson a exposé le rôle de l’intelligence, de l’analyse. Il a vu combien il était nécessaire d’analyser les problèmes pour rechercher la vérité. Mais l’intellect seul ne peut agir. L’homme intelligent ne devient pas automatiquement un homme d’action. L’instinct également est important. L’instinct, plus l’impulsion. Mais l’impulsion n’est pas suffisante pour être la base de l’action. Il faut les deux, l’intellect et l’impulsion (…). Les grands hommes ont à la fois intelligence et impulsion. Le cerveau sert de frein à l’impulsion purement émotive. Le cerveau domine l’impulsion ; mais il faut qu’il y ait impulsion et capacité d’action pour ne pas être paralysé par le frein du cerveau. C’est Bergson qui m’a fait souvenir de cela. ». On note à quel point De Gaulle était clair dans ses réflexions écrites. En quelques mots, il a résumé une grande partie du travail de Bergson !

Je poursuis cette petite note biographique sur De Gaulle par le témoignage de Daniel Cordier, déjà évoqué plus haut, dans son excellente autobiographie "Alias Caracalla". Son premier entretien personnel avec De Gaulle, le 1er août 1940 : « En entrant dans la pièce, je découvre le Général De Gaulle assis derrière une petite table. (…) Il est tête nue, massif, le regard inquisiteur, les mains posées devant lui sur la table. Je suis terriblement intimidé (…). Ce terrifiant tête-à-tête est la plus grande épreuve de ma vie : j’oublie pourquoi je me trouve devant lui. Dans un état somnambulique, tout s’enchaîne mécaniquement (…). Dans une extase identique à celle des apôtres écoutant la parole du Christ, je reçois celle du Général. » (2009, éd. Gallimard). On entre dans le gaullisme comme on entre en religion.

Et je termine par une réflexion de De Gaulle citée par André Malraux sur l’insaisissable "opinion publique", un concept diffus, confus et finalement, bien inutile pour les initiateurs, pour les bâtisseurs : « L’opinion publique, ça n’existe pas. Tout ce qui s’est fait de grand depuis l’aube des temps s’est fait en dépit de l’opinion publique. ». Une réflexion à méditer en cette époque où un résultat de sondage équivaut à une analyse politique (où les sondologues deviennent des politologues) pour les médias, et où un sondage est l’élément majeur de prise de décision pour les gouvernants supposés modernes…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (21 novembre 2020)
http://www.rakotoarison.eu



Pour aller plus loin :
Deux ou trois choses encore sur De Gaulle.
La France, 50 ans après De Gaulle : 5 idées fausses.
Daniel Cordier.

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41 réactions à cet article    


  • hans-de-lunéville 22 novembre 2020 18:03

    On peut déblatérer des années sur ce Personnage, ce qui rend triste c’est qu’il n’y en aura jamais plu


    • goc goc 22 novembre 2020 19:09

      @hans-de-lunéville

      je ne sais pas quel age vos avez, mais moi j’ai connu la période « De Gaulle », je suis même un ancien combattant de 68, mon père était un gaulliste de la première heure jusqu’en 58. Bref si le général était un modèle pour notre pays concernant la politique internationale au point où les ricains ont eu sa peau (merci les collabos centristes), du coté national, ce n’était pas la même histoire. Ou pour être précis, il a été très vite débordé par le système « gaulliste », ses magouilles, ses voyous, son contrôle de la presse, au point de faire passer les lois liberticides actuelles pour des gadgets, et sa gestion du « social ». alors oui, on doit à De Gaulle, d’avoir relancer l’économie du pays avec ses grands chantiers (méthode dont le gouvernement actuel devrait s’inspirer au lieu de vendre nos bijoux de famille au privé et aux USA), mais cela a été fait aussi en laissant entrer la corruption, le SAC, et les grandes familles industrielles héritières du monde de Zola.


    • Parrhesia Parrhesia 22 novembre 2020 21:13

      @hans-de-lunéville
      >>> On peut déblatérer des années sur ce Personnage, ce qui rend triste c’est qu’il n’y en aura jamais plu <<<

      Très bel éloge qui se suffit à lui-même et qui nous change des rabâchages de perroquets sournois de ses éternels ennemis. Ce sont en fait les éternels ennemis d’une France à la fois Libre, prospère et sociale... 
      Merci pour lui et pour tous ses partisans, qui ne sont malheureusement plus fédérés sur le plan politique en raison de l’action répugnante de media et d’une classe politique gratinée majoritairement à la solde du nouvel ordre mondial !!!


    • Français du futur Français du futur 22 novembre 2020 22:59

      @Parrhesia
      Comme tout un chacun, il a fait des erreurs, c’est indéniable. Mais il a été tellement au dessus de tous les autres que même ses quelques erreurs ne suffisent pas à entamer le capital qu’il nous a légué.


    • Fanny 23 novembre 2020 14:22

      @goc
      « son contrôle de la presse »

      Le Canard et Le Monde n’étaient manifestement pas dans vos lectures.


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 23 novembre 2020 17:43

      @hans-de-lunéville
      « ce qui rend triste c’est qu’il n’y en aura jamais plu »

      Eh ben si, il y en aura encore un :

      Quelques uns croient que le Grand Monarque qui doit venir en France est un descendant de Louis XVII. Plusieurs prophéties le confirment.
      https://la-nouvelle-france.fr/un-roi-en-france-aujourdhui-partie-2-sur-3/

       

      Au IXè siècle, Raban Maur, Archevêque de Mayence, a rendu public le passage suivant qui aurait été prononcé également par saint Remy à la fin de son allocution :

      « vers la fin des temps, un descendant des rois de France régnera sur tout l’antique empire romain.

      Il sera le plus grand des rois de France et le dernier de sa race.

      après un règne des plus glorieux, il ira a Jérusalem, sur le mont des oliviers, déposer sa couronne et son sceptre, et c’est ainsi que finira le saint empire romain et chrétien ».


    • Jeekes Jeekes 22 novembre 2020 18:33

      Il est mort 2 gaulle ?

       


      • Français du futur Français du futur 22 novembre 2020 22:55

        @Jeekes
        De Gaulle étant passé du mythe à la divinité, il est donc maintenant éternel devant l’Eternel !


      • Octave Lebel Octave Lebel 22 novembre 2020 19:11

        « ….la création de la Sécurité sociale (qui est une œuvre de De Gaulle et pas des syndicats qui ont même été réticents au tout début, car ce qui n’était pas « arraché » était toujours considéré comme suspect). »

        Gâcher dès le départ un article avec une mesquinerie et une bourde pareille.

        La Sécurité Sociale , c’est une longue histoire qui plonge ses racines dans les caisses de solidarité ouvrières, le catholicisme social, le bouillonnement du Front Populaire, l’esprit et les objectifs du Conseil National de la Résistance se reconnaissant dans l’action de De Gaulle, l’histoire personnelle et les convictions d’un ministre communiste Amboise Croizat, l’urgence, la volonté, le besoin et le moyen de restaurer justice, solidarité et cohésion dans une société dont la plupart des élites avait failli et dont l’honneur fut sauvé par quelques-uns dans leurs diversités idéologiques.

        La suppression en douce des cotisations patronales compensées par l’impôt de tous par votre héraut E Macron préparant les futurs arguments de l’urgence à " moderniser" le déséquilibre de la prise en charge des dépenses de santé par la privatisation plus ou moins déguisée en mutuelles canada dry et taxes de « solidarité » devraient suffire à apaiser votre montée de bile devant toute expression de la solidarité et de l’intelligence collective comme ferment de la cohésion sociale. Qu’est-ce qui vous arrive à ressentir le besoin de règlements de compte vieux de 75 ans, qui plus est, en tapant à côté de la cible comme les mauvais tireurs que n’épargnait pas le Général. 


        • Fanny 23 novembre 2020 14:33

          @Octave Lebel
          « c’est une longue histoire qui plonge ses racines dans les caisses de solidarité ouvrières, »

          Le christianisme aussi était annoncé au temps des pyramides par toute une symbolique pré-chrétienne, mais c’est quand même le Christ qui l’a fondé.

          Alors la SS, c’est de Gaulle ou pas ?


        • zygzornifle zygzornifle 22 novembre 2020 19:22

          Arrêtez de faire joujou avec les morts et foutez leur la paix .....


          • zygzornifle zygzornifle 22 novembre 2020 19:24

            Par Charles de Gaulle (rapporté par Alain Peyrefitte) / Le 5 mars 1959

            « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France.

            Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants.

            Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherez-vous de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées. »


            • ducdeluiny 22 novembre 2020 20:08

              ok facile de denigrer le general.

              il à été quand meme été condamné a mort deux fois par contumas par le regime de vichy !!

              qu ’auriez vous fait vous , à sa place ?, vous sachant condamné ?


              • Parrhesia Parrhesia 22 novembre 2020 21:20

                @ducdeluiny
                Exact !!!
                Sans compter que l’un de ses principaux détracteurs, un certain Mitterrand, n’a pas été condamné à mort par Vichy !!!
                Lui, a été décoré de la francisque par Vichy et tout le monde à « gôche » mitterrandienne a trouvé cela très bien !!!


              • Gaulois gaulliste Gaulois gaulliste 22 novembre 2020 20:46

                Vous allez voir le prochain en 2022 !

                Si la règle « le suivant nous fait regretter le précédent » est respectée... Je ne donne pas cher des neuneuils des sans dents.

                Ca fait bizarre, pour un enfant qui n’a connu que la crise, de voir que le pays n’a pas toujours été un bordel sans nom comme de nos jours, que l’on connait le remède au mal actuel, qu’on le célèbre à tout bout de champ surtout avant des élections mais qu’au final personne n’en assume vraiment la charge lorsque vient le moment fatidique du programme électoral.


                • Jean Keim Jean Keim 22 novembre 2020 20:51

                  C’est assez incroyable, un homme publique dit une « belle » phrase et hop ! le voilà porté au pinacle.

                  De Gaulle c’est l’homme politique qui nous a mis dans le caca nucléaire, pour la grandeur de la France, il nous fallait la bombe atomique, BB ne suffisant pas ; pour faire la bombe il faut du champagne mais surtout il faut des matières fissibles , les centrales nucléaires de production d’énergie électrique en produisent dans leurs résidus, alors qu’à cela ne tienne, on y va les deux pieds dedans, lui il est parti pour le non-retour, et nous, nos enfants, el les enfants de nos enfants (la chienlit), doivent et devront vivre avec, de Gaulle rejoint ces « grands hommes » que l’histoire encense, mais l’histoire est depuis toujours écrite par les profiteurs.

                  Il y a une constante dans notre espèce, quand plusieurs directions s’offrent à nous, presque toujours c’est la pire qui est choisie, celle du profit.


                  • Français du futur Français du futur 22 novembre 2020 22:47

                    @Jean Keim
                    dans le caca nucléaire

                    Le problème, c’est que l’on s’est habitué à vivre dans le confort et la paix, laissant libre cours à des problématiques futiles. Du coup, certaines personnes ne perçoivent plus l’absolue nécessité d’avoir une armée à la pointe. Le monde peut se montrer dangereux et sans pitié pour les faibles, voyez l’Arménie dépecée siècles après siècles. Avoir une armée forte est un gage de survie, n’en déplaise aux pacifistes.
                    Si nous sommes en paix, c’est surtout parce qu’on a des bombinettes et qu’il serait plutôt dommageable pour un ennemi potentiel de venir s’y frotter, telle est la vérité.


                  • jakem jakem 23 novembre 2020 07:35

                    @Jean Keim
                    J’espère, pour votre confort idéologique et votre santé mentale, que vous habitez un pays sans « caca nucléaire » qui a permis certaines commodités ( et vous les rejetez bien sûr !) et une assurance militaire.
                    Et j’espère aussi, si vous habitez en France, que vous utilisez des appareils fonctionnant grâce à une électricité produite par un mécanisme actionné par votre force musculaire.


                  • Jean Keim Jean Keim 23 novembre 2020 08:24

                    @jakem

                    J’habite un merveilleux pays qui est la France, nous avons la plus forte densité de centrales nucléaires au monde, nous avons une armée qui ne se contente pas d’assurer notre paix mais qui va batailler au loin pour des intérêts qui n’ont rien à voir avec la paix, je possède des appareils électriques, ce qui est nécessaire dans un contexte urbain, notre armée est ce qu’elle est, je respecte l’engagement du guerrier, je n’approuve pas notre politique militaire qui est agressive et dispendieuse.

                    Certaines de nos centrales arrivent au bout de leur possible, on les fermera, et en attendant un hypothétique savoir-faire pour les démanteler avec des moyens que nous n’avons pas, nous risquons de connaître des coupures de courant intempestives, les centrales arrêtées mais irradiées, plantées comme le symbole de notre folie (j’y ai cru comme tout le monde), continueront de distiller leur poison invisible, lentement mais sûrement le taux mondial de radioactivités augmente, nous y avons notre part, les cancers augmenteront avec, mais toute une économie prospère sur ce suicide collectif, les profiteurs sont tellement aveugles qu’ils oublient que eux et leurs enfants habitent le monde qu’il tue à petit feu.

                    J’arrête là, la folie de mon espèce n’épargne personne...


                  • jakem jakem 23 novembre 2020 09:53

                    @Jean Keim
                    Nos centrales nucléaires auraient pu fonctionner ( d’ailleurs elles fonctionnent) encore longtemps si on les avait entretenues correctement.
                    Mais à cause des Verdeux on a consacré du fric, beaucoup de pognon, vainement, à édifier des moulins à vent qui ne fonctionnent pas et les mêmes irresponsables ont laissé les capteurs solaires aux Chinois.

                    Les malfaçons de l’EPR sont dues au manque de formation des ouvriers ( n’importe qui de Pologne et de Roumanie était engagé au nom de l’Eurokratur) et des cadres. Ceux qui savent sont à la retraite ou sur le point de la prendre, et les nouveaux n’ont pas reçu les enseignements subtils provenant de l’expérience.

                    Le taux mondial de radioactivité a tellement augmenté qu’il vous a déjà atteint.
                    Et bien sûr, si c’est vrai ( et je ne doute pas une seconde que vous disposez de toutes les preuves), c’est essentiellement dû à nos centrales et donc indirectement , au Général.

                    Quand vous en aurez trois entre les jambes, vous pourrez les montrer et dire : je m’appelle Bill, Tcherno Bill.


                  • Copain 22 novembre 2020 21:41

                    Vous avez des nouvelles d’ Hannibal Genséric ? Agoravox

                    Car c’est un Etre merveilleux, plaisant à lire, vraiment


                    • Français du futur Français du futur 22 novembre 2020 22:28

                      Ah de Gaulle ! Toujours imité dans la posture mais jamais égalé dans les faits.

                      Une référence absolue et pour longtemps encore, son œuvre, audacieuse et d’une rectitude inflexible, est intemporelle.

                      Quel modèle par rapport aux versions frelatées actuelles !


                      • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 23 novembre 2020 05:21

                        Rakon-tare le toutologue d’AGV .

                        Dans le même genre, le toutologue élyséen va conclure l’année de Gaule et pour 2021 il l’a baptise l’année Mitterrand .
                        Je suggère au toutologe élyséen de faire pour 2022 l’année Louis XVI . Comme ça nous aurons une bonne raison historique de nous débarrasser de ce crétin, avec la guillotine .

                        Précision, les Macron ont fabriqué leurs réseaux et LREM en recrutant largement dans tous les partis, depuis 2012. Mais ils ont surtout recruté que des magouilleurs et magouilleuses, des voyous de la politique, des délaissés et bon à rien ( Castaner, Ferrand, Pompili, Philippe , Bayrou , Castex , Ô ..etc)
                        La razzia c’est étendue à toute l’administration(préfet,directeur...) véritable vivier de revanchard méchant et surtout sans scrupule .

                        Qui peut se targuer que la France et son milieu politique sont le refuge des droits de l’homme ?

                        Les Macron sont un couple toxique et dangereux .


                        • Parrhesia Parrhesia 23 novembre 2020 10:01

                          @SPQR Sono Pazzi Questi Romani

                          Bravo !!!
                          Nous reconnaissons dans votre propos l’éloquence de notre commune culture latine traditionnelle !!!


                        • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 23 novembre 2020 10:58

                          @Parrhesia

                          Comme chacun sait , le sens des mots est différent selon la culture de chacun de nous .


                        • LeMerou 23 novembre 2020 06:09

                          Très bon article.

                          Sur cet homme qui avait des convictions profondes et une vision de son pays. Qui avait pressenti aussi pendant son exil Londonien qu’une fois libérée sa France qu’il chérissait avant tout serait bassement partagée en morceaux ou mise sous tutelle.

                          Il pressentait aussi, qu’une fois libérée, sont pays allait être la proie des politiciens et de profiteurs en tous genres avides de pouvoir et d’argent.

                          Evidemment que l’ont peut lui reprocher des erreurs sans sa gouvernance, qui n’en n’aurait ou n’en fait pas. Mais dans quel état était le pays après la guerre ? Il a tout de même sut diriger le Navire avec toutes ses composantes, et cela dans un comportement assez exemplaire aux regards des « Elus ».

                          Une partie des « politichiens » se réfèrent, se vantent depuis sa disparition d’être dans le « Gaullisme » pour charmer les foules dans un seul et unique but, alors qu’ils sortent tous formatés d’un modèle administratif, utile certes, mais qui aujourd’hui nous empoisonne, nous paralyse, nous tue à petit feu, par un immobilisme totalement contraire à ce qu’était l’idée du « Gaullisme » qui il a été écrit.

                          La lourdeur de nos institutions est grand même grandiose, presque 900 « élus » tout de même pour diriger un pays de seulement 67 millions d’âmes. Je ne parle même pas du personnel associés à ces « élus » portant tellement de charges qu’ils ne peuvent mêmes pas être présent dans toutes leurs fonctions, ni évidemment des personnels associés dans les nombreux ministères.

                          La Nation, indéfectible et souveraine est désormais sous la coupe d’une idéologie Européenne rendant ainsi une partie de ses institutions inutiles car sans réel pouvoir.

                          Toute le contraire de ce qu’il pensait, elle se devait d’être économique, coopérative, permettant ainsi à chaque Pays de conserver sa souveraineté afin d’éviter la vassalisation Américaine, bref on peut constater qu’avec le temps sont idée de départ à bien disparue.

                          Beaucoup diront aussi que le modèle du « Gaullisme » à été sanctionné par les évènements d’Algérie, ceux de Mai 1968, dont ont ne parle plus aujourd’hui que des progrès sociaux acquis, mais rien du fondement réel, qui est un poil plus obscur, certes des changements devaient fait et ils ont fait grâce à cette « chienlit » pour reprendre un terme connu....

                          N’oublions pas non plus, les drapeaux noirs brandis par un député européen parfaitement intégré aujourd’hui dans l’idéologie qu’il à jadis combattu avec force.

                          Des centaines de lignes ont été écrites à propos de cet homme, car il a créé chez beaucoup (de moins en moins nombreux....) une certaine idée de la France paraissant bien désuète aujourd’hui face à l’idéologie multiculturaliste grandissante.

                          Mais peut être est-ce ça l’avenir.


                          • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 23 novembre 2020 07:18

                            Il pressentait aussi, qu’une fois libérée, sont pays allait être la proie des politiciens et de profiteurs en tous genres avides de pouvoir et d’argent.

                            S’est il trompé ?

                            Macron cannibalise tout la politique, l’administration, la finance ...etc

                            Les époux Macron tirent dans le dos des français et de la France . Sans jamais manquer de munition, les Philippe,Castex , Ciotti, Bayrou, Retailleau , EELV , UDI,Socialistes , Juppé Rafarin,Sarkozy,Holland .....etc sont là pour approvisionner les munitions .


                            • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 23 novembre 2020 07:20

                              Il pressentait aussi, qu’une fois libérée, son pays allait être la proie des politiciens et de profiteurs en tous genres avides de pouvoir et d’argent.

                              S’est il trompé ?

                              Macron cannibalise tout ; la politique, l’administration, la finance ...etc

                              Les époux Macron tirent dans le dos des français et de la France . Sans jamais manquer de munition, les Philippe,Castex , Ciotti, Bayrou, Retailleau , EELV , UDI,Socialistes , Juppé Rafarin,Sarkozy,Holland .....etc sont là pour approvisionner les munitions .


                              • jakem jakem 23 novembre 2020 07:39

                                Très bon article !  pour deux raisons : il me semble objectif ( je compare avec tout ce que j’ai lu et entendu ) et n’est pas l’éloge d’un thuriféraire gouroutisé ; et il flatte, conforte ma conviction de gaulliste.


                                • SPQR Sono Pazzi Questi Romani SPQR Sono Pazzi Questi Romani 23 novembre 2020 08:02

                                  Qui peut prétendre que De Gaule a été l’homme providentiel dans tous les cas !

                                  Qui a participé à la guerre d’Algérie ?

                                  Qui a été maquisard ?

                                  Qui a tué des allemands (Nazi occupant) ?

                                  Qui a été décoré pour fait de guerre face à l’ennemi entre 39 et 45 ?

                                  Qui a fait la guerre de 14-18 ?

                                  QUI , des noms, des faits, des lieux ?

                                  Qui a fait la campagne des colonies  ? Moi j’en connaissais un mon père .


                                  • microf 23 novembre 2020 12:45
                                    « Deux ou trois choses encore sur De Gaulle »

                                    J´ajouterai une quatrième ; ce De Gaulle a fait beaucoup de mal á l´Afrique.

                                    Ce De Gaulle est á l´origine de la FRANCAFRIQUE, ce système qui plombe les économies des pays francophones et les empêchent de se développer, faisant des millions de morts, morts de misère, morts de maladies, morts de désespoir.

                                    Ce De Gaulle qui a soutenu et armé la « guerre du Biafra », rebellion qui a entrainée la mort de plus d´un millions de personnes mortes de famine dans des conditions effroyables.

                                    Texte par : Michel Arseneault "Aux fusils saisis à l’armée allemande à la fin de la Deuxième Guerre mondiale succéderont des canons et des obus, puis des hélicoptères et des avions… Quand le Biafra proclame son indépendance, le 30 mai 1967, le général de Gaulle y voit l’occasion d’armer le nouvel État pour affaiblir le Nigeria, le « géant anglophone » de l’Afrique de l’Ouest. Les archives françaises révèlent l’ampleur des livraisons d’armements."

                                    Qu´il repose toutefois en Paix, et que le Seigneur très Miséricordieux accorde la Paix que son âme, âme tourmentée pour le POUVOIR et l´AVOIR sur la terre.


                                    • jakem jakem 24 novembre 2020 09:47

                                      @microf
                                      Commentaire stupide, simpliste, expéditif, mensonger et même diffamatoire.

                                      Il est bien sûr évident que le Général a voulu se venger des pays africains et qu’il y semé la zizanie et la mort. Et vous détenez les preuves indiscutables de cet acharnement.
                                      Montrez !

                                      Quant au Nigeria, plus d’une centaine d’ethnies ( toujours très aimables les unes envers les autres), 3 religions principales ( islam, catholicisme et protestantisme), et des ressources naturelles ainsi qu’un accès à la mer...
                                      La guerre civile est déclenchée le 6 juillet 1967 par la sécession de la région orientale du Nigeria, qui a pris le nom de République du Biafra.
                                      S’ensuivit un blocus terrestre et maritime par les troupes gouvernementales, lesquelles étaient très aimables et ne sont nullement responsables des morts ( de 1 à 2 millions).

                                      L’excellent commentaire ( très bien documenté de surcroît) laisse entendre que le Général aurait organisé la sécession, incité le Nigeria à l’attaque et donné des armes au nouvel état pour continuer les tueries.

                                      Seule la France était sur place, aucune autre nation ne s’y est intéressée, et De Gaulle est seul responsable des famines, des guerres tribales et religieuses, des ambitions individuelles et claniques, des coups fourrés, et d’une façon générale, de tout ce qui va mal.

                                      Et je suis sûr que l’honorable Microf saura refaire l’Histoire, en livrant ici, la bonne et unique manière de faire, celle que lui-même aurait mise en oeuvre. 


                                    • microf 24 novembre 2020 21:29

                                      @jakem

                                      Vous voulez des preuves dans l´implication de la France dans les affaires africaines ? Eh bien en voici des preuves.

                                      La Francafrique en avez-vous entendue parler ? Qui a crée la Francafrique ? avez-vous entendu parlé de Jacques Foccard ? C´est lui que le général De Gaulle nommera á la tête de ce monstre qu´est la FRANCAFRIQUE, monstre qui existe encore jusqu´á aujourd´hui.
                                      Et qui était Président au moment de cette guerre et des débuts de la FRANCAFRIQUE ? Le général De Gaulle.

                                      24 août 2020 ... C’est parce qu’un pays a soutenu sans relâche le Biafra : la France. Ce film révèle haut et fort et avec clarté cet engagement français : pour la ...

                                      Texte par : Michel Arseneau 

                                      Aux fusils saisis à l’armée allemande à la fin de la Deuxième Guerre mondiale succéderont des canons et des obus, puis des hélicoptères et des avions… Quand le Biafra proclame son indépendance, le 30 mai 1967, le général de Gaulle y voit l’occasion d’armer le nouvel État pour affaiblir le Nigeria, le « géant anglophone » de l’Afrique de l’Ouest. Les archives françaises révèlent l’ampleur des livraisons d’armements.




                                    • microf 24 novembre 2020 21:41

                                      @jakem

                                      France/Afrique

                                      Jacques Foccart, l’homme de l’ombre, à la lumière de ses archives

                                      Publié le : 26/03/2015 - 07:26Modifié le : 27/03/2015 - 12:15

                                      Texte par :

                                      Laurent Correau

                                      21 mn

                                      La réputation de mystère qui a entouré Jacques Foccart, le « Monsieur Afrique » des présidents de Gaulle et Pompidou...


                                      " L’histoire commence après la Seconde Guerre mondiale lors de la création du RPF à la fin des années 40. Jacques Foccart a été résistant. Il est nommé responsable des Affaires africaines pour l’organisation gaulliste. Lorsqu’en mai 1958 de Gaulle accède au pouvoir, il amène avec lui à Matignon puis à l’Elysée Jacques Foccart comme Monsieur Afrique. C’est un collaborateur en qui il a une grande confiance. Sa première mission sera de transformer la nature juridique des liens entre la métropole à ses colonies. Ce sera le projet de Communauté.

                                      "


                                      L’Afrique présidentielle

                                      Le « Oui » l’emporte au référendum de 1958 dans la plupart des anciennes colonies. Les gaullistes décident que l’Afrique de la communauté française, puis celle des nouveaux Etats indépendants ne suivront pas les circuits diplomatiques classiques. Les relations avec les pays concernés seront gérées directement au niveau de la présidence française. Jean-Pierre Bat poursuit son récit : « L’idée de Foccart (il l’écrit dans une note) c’est que l’Afrique n’est plus la France mais pas tout à fait l’étranger. En d’autres termes c’est un espace entre les deux, un espace francophone. Pour que fonctionne cet ensemble, ce n’est plus à l’échelon ministériel que doit être menée la politique, mais directement, à la main droite de de Gaulle à l’Elysée, au sein de la cellule Afrique que dirige Jacques Foccart… »

                                      Cette forte proximité de de Gaulle et de Foccart dans la gestion des affaires africaines aura d’ailleurs une traduction concrète. Un rendez-vous quotidien de quinze à trente minutes au cours duquel le président passe en revue avec son conseiller les affaires africaines et malgaches.

                                      Secrétaire général pour les affaires africaines et malgaches

                                      Principal conseiller du général de Gaulle sur la politique africaine, Foccart est entouré d’une équipe importante de collaborateurs qui est longtemps restée dans l’ombre et que le fonds Foccart des Archives nationales permet de mieux cerner. Des collaborateurs regroupés à l’hôtel de Noirmoutier. « Le secrétariat général de la communauté, qui deviendra secrétariat des affaires africaines et malgaches en 1961 est installé à l’hôtel de Noirmoutier, rue de Grenelle. Il a son parc automobile, son protocole, son système de réception. Le 14 juillet franco-africain est anticipé dans les jardins de Noirmoutier. On sait que c’est là qu’on va solliciter Jacques Foccart. Et à la haute époque en 1960, c’est 100 agents qui relèvent de l’autorité du secrétaire général…  » Cette administration va nourrir les analyses de Foccart sur ce qui se passe en Afrique. C’est en partie grâce à son activité que celui-ci prépare l’entretien quotidien de 19h00 avec de Gaulle. Il reçoit des notes de différents chargés de mission, synthétisées par son conseiller technique et qui permettent de produire un document de travail pour l’entretien avec le président.

                                      Signe supplémentaire de la mainmise de Jacques Foccart sur la politique africaine de la France, son secrétariat général centralise tout ce qui est produit par les administrations françaises sur le sujet. Dans un même dossier, on pourra trouver les bulletins du SDECE, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, ceux du 2e Bureau, les télégrammes diplomatiques, les rapports faits en administration centrale à Paris, les rapports des missions d’aide et de coopération et parfois même les correspondances manuscrites personnelles que les ambassadeurs envoient en marge des dépêches diplomatiques directement à Foccart...


                                    • microf 24 novembre 2020 21:45

                                      @jakem
                                      Francafrique ( suite )Texte par :

                                      Laurent Correau

                                      « Réseaux Foccart »

                                      Parallèlement à ces collaborateurs officiels, Jacques Foccart s’appuie sur un réseau plus secret, jusqu’à la limite de la légalité républicaine. Et notamment ce que Foccart lui-même appellera des « circuits courts ». Il place auprès de certains chefs d’Etat amis de la France des collaborateurs qui deviennent leurs conseillers politiques et doivent faire la navette entre Paris et le continent.

                                      Le plus influent de ces ambassadeurs de l’ombre sera probablement Jean Mauricheau-Beaupré, ancien résistant, activiste à la veille de la prise de pouvoir du général de Gaulle et qui se recycle dans les actions de renseignement au bénéfice de Foccart. Il est envoyé auprès de l’abbé Youlou à Brazzaville entre 1960 et 1963. Et il trouvera un nom pour cette méthode du circuit court : « la petite équipe ». Ces réseaux sont officieux, mais ils sont parfois couverts par des contrats de coopération sollicités par des chefs d’Etat africains."

                                      La politique de la France dans cette Afrique post-indépendance utilise un dernier levier d’action : les mercenaires. Foccart les utilise, au mépris des règles, pour pouvoir agir au-delà des limites de la diplomatie républicaine. « Pour Foccart, explique Jean-Pierre Bat, les mercenaires n’ont officiellement pas de place. Dans les faits, il sait très bien qu’il leur attribue un espace spécifique, qui consiste à être une force de frappe, non reliée officiellement à la France, mais qui lui permet d’avoir une sorte de droit de regard, d’ingérence ou d’action militaire dans des territoires en crise. Lorsque l’armée française ne pourra pas intervenir, on pourra avoir recours à des mercenaires qui pourront assumer une part totale d’illégallisme d’Etat.  »


                                    • microf 24 novembre 2020 21:56

                                      @jakem
                                       
                                      Il faut éviter @jakem d´insulter lorsqu´on fait un commentaire ou lorsqu´on répond á un commentaire, l´insulte, c´est l´arme des faibles, l´insulte disqualifie celui qui insulte, il faut débattre, il faut apporter des arguments, c´est cela le débat car nous sommes ici pour débattre.

                                      Votre commentaire ou votre réponse á mon commentaire fait de vous un complice aux agissements de votre général De Gaulle des crimes contre l´humanité qu´il a fait perpétrer á travers la FRANCAFRIQUE qu´il a crée en Afrique.
                                      Crimes contre l´humanité qui continuent jusqu´á aujourd´hui dans cette partie de l´Afrique.

                                      Vous vouliez des preuves eh bien les voilá, dementez par des arguments comme j´ai fait, pas par des coupés-courts.

                                      23 janv. 2017 ... Eva Joly, qui a été juge dans l’affaire Elf By : DFID - UK Department for ... se trouve l’affaire Elf. « Le plus grand scandale politico-financier de la Vème ... de France et que l’on surnomme alors en interne « la pompe Afrique ».


                                    • microf 24 novembre 2020 22:07

                                      @jakem

                                      FRANCAFRIQUE système crée par le général De Gaulle.

                                      La Françafrique : Le plus long scandale de la République (Essais - Documents)

                                      – 1. Januar 1998
                                       

                                      François-Xavier Verschave 

                                      LA FRANÇAFRIQUE
                                      Attention : c’est un livre en colère.
                                      Plus d’une vingtaine de réseaux politiques, d’officines mafieuses, de filières occultes, se partagent aujourd’hui le gâteau africain. À peine 2 ou 3% de l’aide publique française au développement sert à lutter contre la pauvreté.
                                      Depuis quarante ans, la politique française en Afrique vise uniquement à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays francophones. Les profits sont immenses. C’est pourquoi les armes importent peu : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre. C’est le plus long scandale de la République.
                                      Aujourd’hui, plus aucune digue ne contient la folie de la Françafrique. Notre pays, soi-disant « partie des droits de l’homme », a soutenu, au-delà de toute raison, les inspirateurs et les auteurs du génocide rwandais. L’année dernière, la France appelait à l’aide les miliciens serbes de l’épuration ethnique pour défendre le maréchal Mobutu.
                                      Dans les allées du pouvoir, chacun s’est auto-persuadé que "l’Afrique, c’est autre chose", le pré carré de toutes les compromissions et de tous les coups tordus, un espace protégé où l’impunité est assurée aux puissants. Quels que soient leurs actes.
                                      Pour que chacun sache enfin se repérer dans ce labyrinthe de mensonges, il manquait un livre détaché des jeux d’influence et des informateurs appointés. François-Xavier Verschave l’a écrit, au nom d’une certaine idée de la démocratie et de l’Afrique. Les Français ont le droit de savoir ce que la République commet en leur nom.
                                      François-Xavier Verschave dirige l’association « Survie » qui édite notamment les « Billets d’Afrique » et les « Dossiers noirs de la politique africaine de la France ». « Survie » est considérée, en Afrique et à l’étranger, comme une oasis d’indépendance et d’intégrité.


                                    • jakem jakem 25 novembre 2020 09:53

                                      @microf
                                      Foccard et ses réseaux et leurs nuisances, je connais.

                                      Mais le blabla sur le Biafra libre est mensonger, car c’est à cause de la sécession de cette province que le Nigeria a attaqué.

                                      De Gaulle n’est pas responsable de tout ; il ne contrôlait pas tous les types impliqués une ou plusieurs fois dans les magouilles, les guerres, les vols et viols et massacres et détournements de pognon.
                                      Or c’est ce que vous laissez entendre.

                                      Et vous ne dites pas ce que vous auriez fait compte tenu de toutes les circonstances à l’époque.

                                      Par ailleurs je ne vous ai pas insulté. Votre sentence à propos de l’arme des faibles me rappelle celle-ci, lue sur la gibecière d’un lycéen de mon âge il-y-a longtemps : « le fusil est le sexe des faibles ».
                                      Je vous ai traité d’honorable. Avec un large sourire.

                                      Et enfin : il est quasiment toujours possible de trouver une thèse opposée à celle qu’on défend, même avec des vidéos sur youtube et avec des livres.
                                      Les historiens ne sont pas toujours unanimes sur l’analyse de faits passés.

                                      L’interprétation, selon son orientation politique, ses sentiments, son éducation, sa formation, influent le jugement.

                                      Quand on est persuadé de qqchose, toutes les coïncidences auxquelles on n’accorderait que peu d’importance en temps ordinaire deviennent des indices et des éléments qui alimentent votre moulin. Sans être forcément des preuves.


                                    • microf 25 novembre 2020 10:45

                                      @jakem

                                      « Foccard et ses réseaux et leurs nuisances, je connais. » écrivez-vous.

                                      En écrivant cette phrase, vous vous dénoncez, vous reconnaissez que ces réseaux de la politique francaise en Afrique, ont nuit á l´Afrique, et continuent á nuire á l´Afrique car ces réseaux sont toujours lá.

                                      Questions : que connaissez-vous des réseaux de Foccard et de leurs nuisances

                                       ?

                                      Qui a mis Foccard á la tête de ces réseaux ?

                                      La distance entre Lagos au Nigéria et Paris en France c´est 4716 Km. Les Nigérians ont un problème entre eux, et un francais quitte á 4716 Km et vient se mèler des problèmes qui ne le regardent pas, quelle logique ! peut être c´est la logique de @jakem.
                                      Cette logique, c´est de l´ingérance, avez-vous déja entendu parler de ce mot INGÉRANCE ?
                                      En ce moment il ya de sérieux problèmes en France entre les francais, seriez content ou satisfait que le Nigéria vienne en France s´y mèler ? que le Nigéria vienne en France et prenne partie ?

                                      Lorsqu´on ne connait pas, on s´informe, ou on se tait.

                                      Je termine en vous mettant ce lien, et surtout de lire et de méditer le commentaire de « Charles Magne » sur votre De Gaulle.

                                      https://www.bvoltaire.fr/michel-onfray-de-gaulle-top-grandiose-mitterrand-flop-cynique/


                                    • jakem jakem 25 novembre 2020 18:18

                                      @microf
                                      Mon Diable ! je rougis de ma dénonciation ! avec un large sourire...

                                      L’article de Bd Voltaire, je l’ai lu ce matin, et enregistré.


                                    • Eric F Eric F 23 novembre 2020 19:18

                                      « De Gaulle se moquait des protestations contre son déjeuner avec Franco (il aurait lâché : « Qu’ils jasent ! ») »

                                      A propos de Franco, certes il avait été soutenu par les fascistes et nazis pour son accession au pouvoir, mais lors de la seconde guerre mondiale, hormis quelques velléités au tout début du conflit, certaines fournitures, et des convergences idéologiques, il ne leur a pas « renvoyé l’ascenseur ». Son pays est resté hors du conflit, il a décliné les propositions de collaboration d’Hitler (qui l’avait par exemple incité à attaquer Gibraltar). De ce fait, de nombreux résistants sont passés par l’Espagne. En pragmatique, on peut penser que de Gaulle lui en a donné crédit.

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