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Accueil du site > Actualités > Politique > Du passé, faisons table rase

Du passé, faisons table rase

Il n’y a pas si longtemps, ce slogan était un guide. Nous l’avons inversé : avec le passé, empêchons le présent.

D’une manière générale, nos valeurs sont cycliques, alors que tout le monde les croit droites, incréées, éternelles, permanentes. Ce renversement, qui s’est fait lentement en un demi-siècle, disons, appartient, d’une certaine façon à un sens de l’histoire (sens cyclique et non linéaire et cumulatif). La conscience que ce phénomène prend place dans un cycle et non dans un progrès cumulatif de la morale politique, peut aider à y échapper et à prendre des options plus fécondes. Pour en finir avec ce : « Du passé, embouteillons l’espace public des discours. »

Certes, il est impossible de faire taire le passé et le slogan ancien n’avait aucune chance de se réaliser. Mais l’idée de se passer du passé, est un moteur, un idéal, vers l’avenir. C’est du côté d’un dépassement du passé. On peut en rire, cela a apporté bien des crimes, mais cela a apporté aussi tout un service social extrêmement appréciable (vacances, gratuité des soins, retraite, pensions de veuvage, indemnités de chômage…etc.)

Ce slogan avait un autre avantage : la possibilité de discuter et de débattre. Dans la perspective perdue de la lutte des classes, la société se tissait dans le travail et les relations dans les entreprises ; les luttes étaient dynamiques (syndicats, grèves, manifs…), les places mouvantes, et dans une certaine mesure, rien n’était acquis à l’homme, ni sa force, ni sa faiblesse. Le présent était la matrice du futur. Et il fallait travailler dedans pour le rendre meilleur.

Maintenant, c’est le contraire : le présent est présenté comme le déchet d’un passé qui ne contient que du mal et ce mal est créé par certains groupes. Ces groupes humains auraient agi en pleine connaissance de cause, et continuent d’être les bénéficiaires de leurs exactions (ils sont tellement retors et subtils que quand c’est fini, ça n’en a que l’air : en fait, ça continue). Chacun est réparti, selon sa naissance, du côté des machos ou des femmes dominées, des colonialistes ou des colonisés (décoloniaux donc), des esclavagistes ou des descendants d’esclaves. Chacun est réparti ainsi selon sa naissance. On ne peut pas changer sa naissance, on ne peut donc pas évoluer ; on ne peut même pas parler. Que dire ? Si on est né du mauvais côté, on peut (il faut) se ranger dans le discours des victimes et le reprendre à son compte. Ça marche moyennement : les victimes ou descendantes des victimes préfèrent cette attitude mais ne croient pas vraiment en sa sincérité, ce qui est bien normal.

Comme il s’agit d’identités (de naissance) il n’y a plus de mouvement (même si le mot existe pour celles et ceux qui organisent ce type de discours, on ne peut pas employer le mot de « statique » qui serait plus exact). Plus de contradiction. Avouez que notre situation déplorable vous est due. C’est vous les coupables. Avouez. Chacun est assigné à sa culpabilité ou à sa victimisation. Ce système est figé. Il est figé dans un déterminisme morbide : le temps s’est figé dans le rapport colonisateur-colonisé, rien ne peut se passer, que le renversement du rapport de force. Que fera-t-on quand les pays colonisateurs auront présenté leurs excuses ? En quoi quelque chose aura avancé ?

Kamel Daoud écrit cette assignation : « Étrangement, j’ai découvert depuis quelques années qu’en Occident, si je ne joue pas au colonisé en colère, je cesse presque d’être visible et crédible. » Discours du 7 février 2020 au Maghreb-Orient des livres. Bien plus tôt, en 2004 Gaston Kelman écrivait : Je suis noir et je n’aime pas le manioc. Il a le droit de ne pas toujours être ramené à son origine.

Actuellement, ce passé définitif et bloqué dans son interprétation obstrue le présent et le tue comme une embolie pulmonaire. Pas question de discuter ces vieux faits, plus question de les contextualiser : la condition des esclaves au XVIIIème siècle n’était pas très éloignée de celle des ouvriers de l’époque. Mais justement, les ouvriers avec leur volonté de conquête du pouvoir et d’égalisation n’ont plus la cote. Le but n’est plus de faire la révolution, mais de nettoyer le passé. Ce sont les victimes qui portent l’interprétation du passé à lessiver et qui déclareront le moment où cette tâche sera accomplie. Autant dire qu’en l’absence de tiers arbitre, ce ne sera jamais fini.

Une telle représentation de notre monde se bâtit par certains arrangements avec la vérité des faits, qui lui sont absolument nécessaire.

Au cours de l’Histoire, la colonisation est permanente : l’empire romain, l’empire ottoman, l’Irlande, la Corée, le dépeçage permanent de la Pologne… A partir du moment où le peuple d’un territoire arrive à avoir un sentiment de son unité, il va tâcher d’occuper les voisins. La constitution historique des nations est la même chose que la conquête ou domination d’autres nations. Et parfois ça marche. Les nations se sont constituées par intégration des marches (marges si vous préférez). Il y a des colonisations internes qui ne portent pas ce nom, mais enfin, la Corse, la Bretagne, le Pays Basque ont des choses à dire sur leur relative francité. Il en va de même de l’esclavage.

L’esclavage est permanent comme la colonisation : Les peuples de l’Europe centrale sont dits slaves parce qu’ils ont été tout au long de leur histoire razziés par les arabo-musulmans qui en faisaient des esclaves. Cervantès fut esclave. Et Robinson Crusoé, avant la solitude sur une ile déserte que tout le monde connaît, est esclave. Il se peut que l’esclavage soit un crime contre l’humanité, mais alors tout le monde ou presque l’a commis.

Il serait bon de préparer l’avenir et non de prétendre laver le passé. Pour ces deux raisons : que l’avenir d’aujourd’hui sera le présent bientôt ; et que pour laver le passé, il faudrait le considérer dans sa totalité et ne pas faire de choix dans les horreurs que les humains s’infligent les uns aux autres. Les choix qui sont faits ne relèvent pas de l’erreur, il est nécessaire de trafiquer le passé pour prendre l’attitude victimaire : si on ne fait pas une sélection bien organisée, on voit que ce que l’on veut réparer est malheureusement commun et partagé au cours de l’histoire de l’humanité… et qu’il faudrait réparer tout le monde quasiment.

Bref, il nous faudrait non pas des victimes (tournées vers un certain récit de l’histoire) mais des héros, vaillants et actifs (tournés vers la solution des problèmes qui se posent à nous maintenant).


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33 réactions à cet article    


  • babelouest babelouest 10 août 10:57

    Du passé faisons table rase : c’est bien pourtant cette démarche qui m’a poussé à écrire ces quelques lignes.

    https://ti1ca.com/t8oqg46m-Anarchie-A5-2018-08-Anarchie-A5-2018-08.pdf.html

    Aller de l’avant, si par le passé ce genre de façon de voir les choses n’a pas réussi, ne serait-ce pas seulement, parce que pour certains cela aurait contrarié LEURS plans ?


    • Impossible de construire l’avenir sans tenir compte du passé. Le tout est de considérer ce passé avec distance. Sans veritable jugement. En tenant compte du contexte. Rien n’est noir ou blanc. Le lointain en général nous apparaît plutôt flouté (sfumato). Tout dépend encore de la lecture de ce passé...et des historiens qui ont tenté de laisser une trace. Quelle trace ?,...selon que l’on est dominant ou dominé. Ce n’est pas par hasard que le jeu de dames s’appelle : domino et de l’« effet domino » ou retour du refoulé.


      • Pour qu’il y ait un dominant, il faut un dominé, un sadique, un maso et une victime un profiteur.


        • Laconique Laconique 10 août 15:11

          Ce n’est pas une crise du passé, c’est une crise de l’identité occidentale, chrétienne et gréco-romaine, que votre génération s’est ingéniée à détruire au nom du progressisme cher à votre cœur.


          • OMAR 10 août 17:54

            Omar9
            .
            @Laconique
            .
            A quelle identité occidentale Hitler et Mussolini s’apparentent-ils ?


          • foufouille foufouille 10 août 17:58

            @OMAR

            à un de leur amis nazis muslim et arabe.


          • Laconique Laconique 10 août 18:32

            @Omar

            Je n’ai pas de sujet de grief contre vous, Omar.


            Le nazisme était farouchement anti-chrétien, il suffit de se reporter aux déclarations et écrits de part et d’autre. Le fascisme était une statolâtrie inspirée de la Rome antique, avec un culte de la force très peu évangélique. Renvoyer l’occident à Hitler et Mussolini est un peu court.


            La mauvaise conscience occidentale a engendré un dérèglement généralisé des mœurs, une perte de repères et in fine beaucoup de souffrances individuelles, beaucoup de vies détruites. Il n’y avait plus aucun contre-poids au règne du marché. Lisez les premiers livres de Houellebecq.


          • OMAR 10 août 22:01

            Omar9
            .
            @Laconique :« Le nazisme était farouchement anti-chrétien, ».
            .
            Tiens donc !!!
            Gott mit uns (Dieu avec nous) était la devise de la Wehrmacht allemande.
            .
            Ce sont des croix qui garnissaient les tourelles des Panzers et les ailes des Stukas..
            .
            Et à la fin de la guerre c’est l’Église qui a aidé bon nombres de nazis à fuir ;
            https://www.lexpress.fr/actualite/societe/1945-derniers-secrets-les-bons-offices-de-l-eveque-brun_1703166.html

            .
            Et maintenant vous voulez nous faire avaler des couleuvres ?
            .
            Pire, en servant comme entrée cette ordure de houellebecque qui avait écrit :
            « Chaque fois que j’apprends qu’un Palestinien, ou une femme enceinte palestinienne, a été abattu par balles dans la bande de Gaza, j’éprouve un tressaillement d’enthousiasme ».
            https://www.liberation.fr/checknews/2019/04/19/houellebecq-a-t-il-dit-qu-il-tressaillait-d-enthousiasme-chaque-fois-qu-un-palestinien-meurt_1722344
            .
            Vous avez un grave problème tant que vous n’assumerez pas votre mauvaise conscience occidentale

            qui perdure jusqu’à présent.


          • Laconique Laconique 10 août 22:43

            @OMAR

            Des volumes entiers ont été écrits sur ce site sur les rapports entre le nazisme et le christianisme. Je ne vais pas rentrer en détail dans ce débat, ce n’est pas un sujet que j’ai étudié, c’est un débat sans fin, et j’ai mieux à faire. Mais il faut vraiment être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître que le nazisme était foncièrement anti-chrétien, dans ses conceptions les plus profondes. Regardez les citations haineuses des dignitaires nazis sur le christianisme et le catholicisme, sur Google, sur Wikiquote, c’est facile à trouver, et c’est édifiant. Renseignez-vous sur l’encyclique de Pie XI, Mit brennender Sorge. Renseignez-vous sur le grand rabbin de Rome, Israël Zolli, qui s’est converti au catholicisme après la guerre. Et à cela vous m’opposez une devise, « Gott mit uns ». Misère...


            Je suis désolé, mais je pense que vous avez une vision des choses profondément déviée. Je ne cautionne pas la manière dont certains intervenants vous traitent ici, par l’insulte. Mais de la même façon que certains ont une obsession anti-islam, vous avez une obsession anti-occident qui vous dessert. Et vous mélangez tout. Vous ne servez vraiment pas votre cause par de tels amalgames grossiers, qui vous discréditent. Essayez d’être plus cool, plus objectif, et surtout mieux informé.


          • Gollum Gollum 11 août 08:17

            @Laconique

            Mais il faut vraiment être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître que le nazisme était foncièrement anti-chrétien, dans ses conceptions les plus profondes.

            Ah ? Alors pourquoi l’Eglise a t elle autorisé l’adhésion au parti nazi dès 1933 ?

            Tout en interdisant l’adhésion à la FM. Donc pour l’Eglise le nazisme était moins répréhensible que la franc-maçonnerie.

            Quant à Pie XI si ma mémoire est bonne ce fut bien tardif..

            En fait vu la tendance de nombre de dignitaires ecclésiastiques à pencher fortement à droite on peut se demander si l’Eglise elle-même n’était pas anti-chrétienne...


          • Laconique Laconique 11 août 09:40

            @Gollum

            L’Eglise n’a pas à donner des consignes de vote aux fidèles, ce n’est pas son rôle. Et la franc-maçonnerie est une contre-Église, ce n’est pas du tout la même chose.


            Je ne prétends pas que l’Eglise a été parfaite et irréprochable au long de son histoire. C’ est une institution à la fois divine et humaine, insérée dans l’histoire humaine, avec ses fluctuations et ses erreurs. Il y a sans doute beaucoup d’angles pertinents pour l’attaquer. Mais l’accusation de collusion avec le nazisme est vraiment stupide. Il y avait une détestation réciproque entre les deux, une incompatibilité de nature. Et l’Eglise a payé un lourd tribut à la barbarie nazie, il suffit de consulter le martyrologue quotidien, de très nombreux religieux, religieuses, prêtres, ont été exécutés ou ont péri dans les camps, surtout dans le clergé polonais.


          • Désolé, mais les liens entre les nazis et le franc-maçonnerie étaient tout sauf clairs. La société de Thulé a largement inspiré Hitler. Thulé était une organisation para-maçonnique et avait déjà comme emblème la croix gammée. Cette époque était grise. Les nazis étaient autant nationalistes qu’ils voulaient conquérir le monde. Ils s’opposaient aux communistes, mais Hitler aurait dit qu’il regrettait de n’avoir pas pu être Staline. L’ésotérisme a largement inspiré le nazisme comme la Grèce antique. Les catholiques, anti-maçons et antisémite voyaient en Hitler une opportunité de se débarrasser du communisme maçonnique et sémite. Sauf que les communistes se méfiaient des juifs (Pologne et le ghetto de Varsovie,...).


          • Le lien entre la franc-maçonnerie et le judaïsme est antinomique. Le judaïsme est une religion du verbe contrairement au catholicisme qui est une religion de l’image. Freud détestait la peinture et la musique. La franc-maçonnerie s’inspire directement des symboles de la religion catholique, mais inversés (référence aux fameuses « messes noires », voir le film : « Eyes Wide Shut »). C’est loin d’être blanc ou noir, mais bien gris.


          • L’antisémitisme trouve son origine dans le rejet d’un peuple qui n’a pas de terre (effectivement, étant une religion du verbe, elle n’a pas besoin d’une terre qui l’identifie (pas de drapeau ni de territoire). De nombreux juifs ont espéré que l’antisémitisme disparaîtrait avec la création de l’Etat d’Israël.....Certains doivent avoir perdu toutes leurs illusions. Si je puis dire...


          • Gollum Gollum 11 août 10:20

            @Laconique

            N’empêche que Hitler est arrivé au pouvoir grâce aux votes des députés chrétiens...

            Sinon il ne passait pas.

            L’Église est purement humaine avec toutes les tares inhérentes à l’humain. La fable de l’Église inspirée par l’Esprit Saint ne peut que convenir aux gogos et autres myopes..

            Collusion directe, en effet, c’est non. Mais affinités sans nul doute.

            Anti-communisme commun. Viscéral. Anti-démocratie idem des deux côtés.

            L’Église a toujours été pour une voix unique, la sienne. Dans la mesure où Hitler leur laissait un peu le champ libre on pouvait avaler toutes sortes de couleuvres..

            C’est le fameux concordat que les nazis n’ont pas respecté. C’est alors et alors seulement qu’on a commencé à s’émouvoir. 

            Ce goût commun pour le totalitarisme explique ces évêques allant combattre, armes à la main, au sein de l’armée allemande...

            Quant à la maçonnerie il s’agit bien d’une contre église au sens de contre vérité unique. Et effectivement l’Église a toujours détesté la maçonnerie pour ça.

            Mais dans ce cas tout le monde moderne est maçonnique. (Bon le monde moderne est assez monolithique aussi mais d’une manière différente)

            Je laisse de côté tout l’anti-judaïsme, larvé pour les catholiques, brut pour le nazisme, commun aussi.

            Les nazis qui écoutaient du Wagner, antisémite et chrétien revendiqué.

            Bon, bref...

            Alors venir pleurnicher maintenant qu’il y a la décadence parce qu’on a tourné le dos à tout cela... smiley

            C’est vraiment ne rien comprendre à ce qui a provoqué la décadence moderne.

            Car cela vient de bien plus loin. Mais c’est un autre débat.


          • Gollum Gollum 11 août 10:24

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            C’est l’inverse la FM est plus judaïque que catho.. smiley

            Comme d’hab vous racontez des conneries..


          • Gollum Gollum 11 août 10:34

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            Freud détestait la peinture et la musique.

            Hallucinant, vous prenez un cas en guise de preuve..

            Alors que des peintres juifs on peut en trouver à la pelle..


            Peintres juifs.

            Et idem pour la musique bien évidemment.

            La franc-maçonnerie s’inspire directement des symboles de la religion catholique, mais inversés (référence aux fameuses « messes noires »

            On se croirait revenu à l’époque de Léon XIII et de l’affaire Léo Taxil... smiley

            Où tous ces braves prélats se sont ridiculisés en cœur parce qu’ayant donné du crédit à ces histoires d’adoration de Belzébuth en loges... Léon XIII en tête d’ailleurs c’est dire le niveau mental de ces gens.

            Et Laconique qui prêche pour ce genre de gugusses je me gausse. smiley

            Encore une fois Mélu, que des conneries. smiley


          • @Gollum Lisez Hitler et la franc-maçonnerie d’Arnaud le la Croix. De nombreux FM allemands étaient clairement antisémites. Quant à Freud (ayant vu son expo à BXL), il vénérait les Dieux de l’Antiquité (tiens, comme les nazis) et son cabinet était rempli de statuettes...



          • OMAR 11 août 11:34

            Omar9
            .
            @Laconique :« ..vous avez une obsession anti-occident .. ».
            .
            Comment pourrai-je avoir ce sentiment, alors que je dois l’essentiel à cet Occident ?
            .
            Je dénonce, condamne et combats l’extrémisme et la perversion des religions, à commencer par la mienne, l’Islam que des « musulmans » ignorants, criminels, escrocs et psychopathes font tout pour le ternir, l’obscurcir et le salir.
            .
            Il en est de même pour le Christianisme que les expéditions coloniales ou les nazis avaient impliqué de manière immonde dans leur barbarie, ou le Judaïsme que le sionisme vise à supplanter et suppléer.
            .
            Par contre, oui j’ai cette obsession a dénoncer la haine, le racisme, le mépris, l’ostracisme, le mensonge et les pensées iniques et uniques , quelques soient leurs origines.
            .
            Et même si dans la majorité des pays arabo-musulmans, des dictateurs, roitelets de pacotille, faux dévots et mafioso persistent à s’opposer au vent de la liberté et continuent à abêtir et maltraiter leur peuple, les gouvernements occidentaux ont aussi leurs main tachées de sang de ces millions d’innocents massacrés de part leur monde, juste pour assouvir leur soif du pouvoir et de l’argent.


          • foufouille foufouille 11 août 11:52

            @OMAR

            fau remonter jusqu’à babylone pour compter les morts en pourcentage car on est 7 milliards et ton pays est 4 fois plus grand depuis ta colonisation.


          • Septime Sévère 10 août 18:26

            Quand un pays dont les habitants savent produire est dévasté, il se remet d’aplomb en moins d’une génération. Quand un pays reste indéfiniment dans le marasme, ce n’est peut-être pas de sa seule faute, mais ce n’est plus celle des profiteurs d’il y a cent ans et plus. 


            • Clocel Clocel 10 août 18:34

              @Septime Sévère

              Ça peut se fourvoyer loin une civilisation, avant de comprendre, ou pas.


            • Orélien Péréol Orélien Péréol 11 août 22:07

              J’ai proposé cet article au journal Le Monde qui en principe offre des chroniques à ses lecteurs. Je le fais souvent, bien qu’il n’ait jamais de place pour moi.

              Idéologiquement, ils sont avec les passéistes dont je déplore l’orientation qui n’améliorera aucune situation. D’autre part, je suis un fils de prolo grandement autodidacte et qui n’a fait ni commerce ni vitrine de cette naissance et me publier ne les intéresse pas.

              Si vous allez sur le journal Le Monde, vous pourrez voir les idées de mes articles dans des commentaires d’articles de la rubrique Opinion. Vu ma naissance, je n’ai droit qu’à ça.


              • Orélien Péréol Orélien Péréol 11 août 22:11

                Tous mes articles exposent une « idée ». L’idée de celui-là me parait particulièrement juste et facile à voir.

                Nous n’avons rien à gagner à contempler le passé et à le narrer en termes manichéens : là sont les victimes, là sont les coupables.

                Nous n’avons rien à gagner à ne parler que de ça, comme nous le faisons trop.

                Retournons à la recherche de solutions aux problèmes contemporains.


                • Le titre est mal choisi. je pense au contraire que les jeunes devraient tous connaître l’histoire et ses évolutions Surtout pour éviter que certaines erreurs se reproduisent. Mais le problème réside dans le jugement manichéen porté sur ce passé. Exemple : le nazisme n’auraient jamais vu le jours, si le monde, les juifs, les européens avaient seulement ouvert les yeux à temps sur la capacité au mal dont est capable l’humain. Nous pouvons même dire qu’il y eut une certaine « complicité » plus ou moins inconsciente de la part de la majorité des individus. C’est la lâcheté qui a permis le nazisme. 


                  • Orélien Péréol Orélien Péréol 12 août 10:54

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                    « Du passé, faisons table rase » est, je pense, connu. C’est dans le premier couplet de l’Internationale (qui était, à l’époque l’internationale ouvrière) :
                    « Du passé, faisons table rase,
                    Foule esclave, debout, debout !
                    Le monde va changer de base
                    Nous ne sommes rien, soyons tout »
                    On pourrait dire maintenant :
                    « Du passé, faisons l’essentiel
                    Foule esclave, rien n’a changé
                    Le monde en fait est éternel
                    Nous n’étions rien et c’est resté. »

                    Quant à l’idée qu’on ne reproduit pas le passé parce qu’on le connait, il y a tellement de contre exemples qu’on peut la tenir pour fausse.

                    Pour finir et commenter une idée de mon texte : comment se fait-il que l’occupation d’une bonne partie de l’Arménie par la Turquie n’est pas comptée au fait colonial, alors que cela se passe en ce moment ? Comment se fait-il que les décoloniaux ne parlent pas du génocide de l’Arménie en 1915 ?


                  • @Orélien Péréol Il y aurait trop à débattre. Voici un texte intéressant que je viens juste de lire : https://www.cairn.info/revue-cahiers-de-psychologie-clinique-2014-1-page-209.htm?contenu=resume Rêve et révolution de Patricia Desroches. On y parle de circularité inaltérable d’un système condamné à revenir à son point de départ, en vertu du constat que le rel insiste et revient à la même place. C’est complexe.


                  • Orélien Péréol Orélien Péréol 12 août 15:31

                    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                    Je suis allé lire le texte que vous avez proposé. Pour moi, c’est un texte idéaliste de théologienne qui cite les saints et les enfile sur un collier, elle distord souvent ce qu’ils ont écrit et je ne vois pas bien le propos.
                    Si je prends le passage qui fait lien avec mon texte : « Mais l’acte radical qui consiste à abolir le passé (« Du passé faisons table rase ») ne se débat-il pas avec les traces de ce même passé, malgré la volonté révolutionnaire de rompre définitivement avec l’ancienne domination ? »
                    Je ne comprends pas cette phrase. Il n’y a pas d’acte radical qui consiste à abolir le passé. J’ai écrit « slogan », j’aurais pu écrire « mot d’ordre ». Mais pas acte.
                    De ce fait, je ne vois pas le débat dont elle parle ensuite : le passé n’est pas présent comme traces, il est présent comme racines...etc.
                    J’ai surtout repensé à ce mot d’ordre qui ouvrait l’avenir comme totale liberté, en opposition avec ce qui est cru et répété avec forces en ce moment : le passé est sale d’une manière très simple : avec des bons et des méchants, les méchants ayant dépassé les bornes du crédibles tellement ils sont affreux. Je suis horrifié par mes amis, nombreux, qui semblent avoir une jouissance à se déclarer membres des affreux qui ont tout abimé, se déclarer membres des méchants semblant être d’une intense générosité.
                    Enfin, l’évaluation de la réparation est dans la bouche de ceux qui se déclarent et sont reconnus victimes car descendants des victimes. Cela n’aura jamais de fin, ils n’auront jamais satisfaction.


                  • Je savais depuis depuis que le mariage homosexuel fut voté et qui devait être révolutionnaire, qu’il conduirait à un fameux retour de bâton de type totalitaire. Exemple : Obama-Trump.


                    • Prenons l’exemple de la PMA et la GPA. C’est faire table rase du passé : il faut un père et une mère biologique pour faire un enfant. Eradiquer cette donnée REELLE du biologique pour lui substi« tuer » une utopie, comme de faire des bébés dans une couveuse, c’est prendre un très gros risque. Celui de transformer l’humain en machine. Et ce qui nous est apparu comme un gain de liberté va se terminer en paralysie dans l’action. La machine étant toujours dépendante de l’humain.


                      • Orélien Péréol Orélien Péréol 12 août 15:34

                        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
                        C’est un peu hors sujet. D’abord, nombre d’enfants sont conçus encore dans un coït amoureux et de merveilleux souvenirs pour les parents.
                        Ensuite, j’ai écrit ceci sur la technique et les techniques : : https://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/la-technique-est-tissee-de-nature-196605


                      • Et d’ailleurs, le réel se ré-invite avec le Covid et son cortège de lois restrictives de la liberté qui s’arrête toujours où commence celle des autres.

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