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Accueil du site > Actualités > Politique > François Fillon : les journalistes, les juges et la grenouille

François Fillon : les journalistes, les juges et la grenouille

 La fin d’une histoire et le début d’une autre puisque le livre consacré à cette histoire partira prochainement chez l’éditeur.

 Les convictions sont des ennemis de la vérité, plus dangereux que les mensonges. (Friedrich NIETZSCHE)

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 Je termine ce livre alors que l’épilogue de l’Affaire Fillon vient d’être écrit par les juges. Le 19 avril 2019, deux ans après la mise en examen de François Fillon, les juges suivant la réquisition du Parquet National Financier viennent de renvoyer François Fillon et son épouse devant un tribunal. Une ordonnance de renvoi qui vient à point nommé pour soulager les élections européennes de la pesanteur qui s’abat sur elle cette année plus que de coutume, une ordonnance dont, vraisemblablement, le pouvoir espère que la presse la mettra à son agenda détournant ainsi le regard des citoyens des turpitudes gestionnaires d’un pouvoir qui n’en finit pas de ne pas pouvoir régler une des pires crises sociales qu’a connues la France, en tout cas la plus longue : déjà 5 mois au moment où je rédige ces lignes.

 

 La fin de l’histoire appartient donc aux magistrats qui condamneront ou pas, et en cas de condamnation attendons-nous à la kyrielle habituelle des procédures : appel, renvoi en cassation… Mais, la fin quelle qu’elle soit n’intéresse que François Fillon et son épouse, le citoyen a tranché depuis 2017. François Fillon a subitement été regardé comme étant l’archétype des politiciens, tricheurs, menteurs, abusant de leur pouvoir pour servir leurs intérêts personnels. À travers lui les citoyens allaient régler leurs contentieux avec une classe politique qui se dessine autour de ses privilèges et trop souvent mue par des convictions seulement économiques et nettement antisociales. L’affaire Fillon mettait sur le devant de la scène politique ce que Joan Tronto nomme « l’irresponsabilité des privilégiés ». Voilà que le public posait une question de fond : quelles vulnérabilités comptent, quelles autres sont indifférentes ? Après des décennies d’une République où la cause de l’Humain n’a que rarement occupé le devant de la pensée politique, et au bout de cinq ans d’un mandat dans l’ensemble lamentable où les politiciens se trouvaient unis autour des commémorations et des pleurnicheries de tous genres, après cinq ans où contrairement à ce qui avait été promis aucun membre du gouvernement ne s’est vraiment battus pour défendre ceux qui se trouvent dans une « crise de vulnérabilité », François Fillon a payé comme jadis Louis XVI pour l’ensemble des privilégiés. Quelques semaines après le déclenchement de l’affaire Fillon, François Hollande sacrifia Bruno Le Roux sur l’autel de la morale. Ils ne seront pas les derniers de « l’ancien monde » à devoir rendre compte ; malheureusement après mai 2017 l’actualité montre que « le nouveau monde » n’a pas renoncé aux démons de la caste des privilégiés mais il sait mieux protéger ses affidés, à moins que le public ne se soit pas encore rendu compte de ce qu’ils sont et de ce qu’est ce « nouveau monde ». Peut-on alors penser que le fumier de la République permettrait à la Démocratie de croître ?

 

Car c’est à cette conclusion que nous sommes invités par le discours a posteriori des journalistes. Sans les médias de telles affaires resteraient cachées et nous prendrions alors le risque de laisser des gens peu honnêtes (financièrement et/ou intellectuellement ?) accéder aux plus hautes fonctions. Depuis que la presse et le journalisme existent des affaires comme celle-ci couvrent les pages des journaux et occupent les écrans, font tomber des politiciens. Certains refont surface, d’autres ‑comme c’est le cas pour F. Fillon‑ abandonnent la politique. La République et la Démocratie s'améliorent-elles pour autant ? Dans cette affaire ce n’est pas tant la dénonciation de ce qu’a fait F. Fillon qui importe, c’est le moment où les journaux ont œuvré et la façon dont ils l’ont fait, et les conséquences pour la Démocratie.

 

Patrice Drouelle rappelle dans l’émission de France Inter le 18 juillet 2018 « La Veste », que dès le lendemain de la primaire à droite les sondages étaient de moins en moins favorables à F. Fillon, qu’un sondage IPSOS de décembre 2016 montrait que 61% des Français ne souhaitaient pas qu’il soit président de la République. Il serait donc faux d’affirmer que le traitement médiatique de l’affaire Fillon a écarté le candidat Fillon, par contre il a mis fin à sa carrière politique. Mais ce n’est que l’histoire d’un homme ; une histoire dont l’Histoire est pleine et qui se renouvelle sans cesse comme si rien ne pouvait arrêter ce processus. Le nouveau monde contribue largement à entretenir le foyer du « privilège » avec, entre autres, l’affaire Ferrand, l’affaire Kohler, l’affaire Benalla et d’autres. Justement à propos de l’affaire Benalla pour laquelle l’attitude de la presse a été similaire à celle durant l’affaire Fillon en mettant en place ce que certains ont appelé un feuilletonnage, il convient de s’interroger sur le poids et l'usage de la médiatisation. Est-ce que la médiatisation est utile à la vie démocratique ?

 

Dans le cas de ces deux affaires la médiatisation n’a rien apporté au-delà d’avoir noyé le public sous des informations rarement reliées entre elles et surtout sans apporter d’analyse exhaustive ni de comparaison. Alors, le public haletant dans l’attente de l’épisode suivant est resté sans réaction particulière : Fillon a obtenu 20% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle, personne n’a exigé que le président Macron rende des comptes à propos de la façon dont il a protégé Alexandre Benalla. On peut alors se demander si un excès de médiatisation ne serait pas néfaste à la démocratie ? Quand les institutions judiciaires emboîtent le pas des journalistes la démocratie se fige dans un bain où la malveillance et la propagande l’emportent sur la concorde ; il ne s’agit plus de rassembler, il faut diviser voire détruire. Là, demandons-nous à qui profite le crime ?

 

Dans l’affaire Fillon qui pouvait tirer avantage à ce que le public, telle la grenouille, soit baigné dans une eau dont la température augmentant petit à petit allait l’hypnotiser et lui enlever tout libre arbitre. Il est manifeste qu’ils sont nombreux à pouvoir être incriminés comme étant susceptibles de tirer avantage de la chute de F. Fillon, comme par exemples ceux, membres du parti Les Républicains, qui ont quitté le navire et sont devenus ministres du vainqueur et qui étaient en capacité de fournir ou de faires fournir des informations à la presse. La liste pourrait s’allonger jusqu’à un infini que seules bornent les jalousies, les rancœurs, l’amertume des échecs, l'orgueil et l’égocentrisme notamment parmi le part auquel appartenait F. Fillon mais aussi dans d’autres partis. Peut-être que le vainqueur de l'élection, lui-même, a pu jouer un rôle auprès de la presse. Cet inconnu en politique, sorti du chapeau du monde de la finance, qui renie ceux qui lui ont ouvert les portes de l’Olympe, savait que la France ne voterait pas pour Marine Le Pen et donc n’avait plus qu’un adversaire solide en janvier 2017 : François Fillon. Emmanuel Maron et ses sbires venus du monde de la communication étaient capables de mettre en place une campagne marketing comme ils l’avaient apprise dans les écrits d’Edward Bernays l’inventeur du marketing mais aussi de la propagande. En outre Bernays sévissait dans les années 1930, une période à laquelle E. Macron a souvent fait référence pour évoquer les faiblesses et l’état de la France. Pour autant, être capable de faire quelque chose ne veut pas dire qu’on le fait.

 

La médiatisation peut avoir un effet malveillant, délétère, surtout dans un pays comme le nôtre où il n’y a plus (ou presque) de presse militante et engagée, où les journalistes sont dans le consensus (ce qui n’est pas la soumission, pas encore) ou la théâtralisation des faits. Ici, aujourd’hui, on privilégie le sensationnel au détriment de l’analyse, on cherche avant tout à conquérir l’audimat. Alors la collusion d’opportunité de la presse et de la justice donne à la médiatisation le rôle de l’eau qui chauffe et cuit lentement la grenouille, il s’agit de préparer les cerveaux pour recevoir … qui ? C’est peut-être par‑là désormais que passe la victoire en politique : le débordement d’images qui enferment, qui hypnotisent, car comme l’ont montré les travaux de sociologie de la réception les publics, même les moins diplômés, ne sont jamais des récepteurs passifs ; comme je l’ai écrit plus haut, citant Pierre Bourdieu, ils savent aussi filtrer et récuser des programmes et, surtout, chacun peut pour un même reportage comme pour un programme électoral y voir des choses différentes (d’ailleurs c’est peut‑être ça le « en même temps »). Alors, il faut créer une image ou une vedette qui fait figure de modèle, de phare, d’aimant qui attire vers et détourne du reste comme, par analogie, avec ce qu’écrivait Guy Debord[1] : « En concentrant en elle l’image d’un rôle possible, la vedette, la représentation spectaculaire de l’homme vivant, concentre donc cette banalité. La condition de vedette et la spécialisation du vécu apparent, l’objet de l’identification à la vie apparente sans profondeur, qui doit compenser l’émiettement des spécialisations productives effectivement vécues. Les vedettes existent pour figurer des types variés de style de vie et de style de compréhension de la société, libre de s’exercer globalement. Elles incarnent le résultat inaccessible du travail social, en mimant des sous-produits de ce travail qui sont magiquement transférés au-dessus de lui comme son but : le pouvoir et les vacances, la décision et de consommations qui sont au commencement et à la fin d’un processus indiscuté. Là, c’est le pouvoir gouvernemental qui se personnalise en pseudo vedette ; ici c’est la vedette de la consommation qui se fait plébisciter en tant que pseudo pouvoir sur le vécu. » De cela, indéniablement, les politiciens en jouent voire en surjouent notamment dans ce nouveau cadre de la vie politique où ont émergés « La France Insoumise » et « En Marche », le mouvement des Gilets Jaunes n’a pas su en jouer ou il en en a été empêché. Toutefois cette pratique politique, donc aussi sociale, n’est pas propice à rassembler comme le montre l’analyse de Charles Hadji[2] dont l’article évoque en les comparant deux hypothèses pour la médiatisation : une médiatisation bienvenue, à l’origine d’une onde de choc salutaire versus une médiatisation malsaine, à l’origine d’un moment sombre pour la démocratie parlementaire.

 

Manifestement la surmédiatisation de l’affaire Fillon n’a provoqué aucun choc salutaire ni pour la République ni pour la Démocratie, à peine pour la vie « politicienne » du pays. Nous pourrions parler de véritable choc si F. Fillon avait été battu à plates coutures avec un score ne dépassant pas 10%, et si la vie politique se présentait aujourd’hui apurée de tous les privilèges et les scandales qui l’accompagnent, ce qui n’est pas le cas. Par contre cette surmédiatisation peut avoir entraîné la survenue d’un moment sombre pour la démocratie dans la mesure où elle a conduit à une nouvelle bipolarisation de la vie politique. En même temps qu’E. Macron se faisait élire pour balayer d’un revers de principe le clivage traditionnel droite‑gauche, il installait, par stratégie électoraliste, un nouveau clivage, sans doute porteur à long terme, de plus de danger : le duel Macron-Marine Le Pen. D’un clivage idéologique nous sommes passés à un duel de personnages. La presse, les médias, les journalistes ont largement contribué à l’émergence de cette situation par leurs pratiques. Cela amenait, à propos de l'affaire Benalla, Charles Hadji[3] à s’interroger de la façon suivante sur le rôle de la médiatisation : « Ce qui est en jeu est alors le poids et l’usage de la médiatisation. Dans quelles conditions la médiatisation est-elle utile à la vie démocratique ? La République peut mourir d’une médiatisation incontrôlée et malveillante (voire : contrôlée à des fins malveillantes !). Les médias ne devraient pas avoir le désir d’instruire des procès plutôt que d’informer. Les institutions ne devraient pas permettre qu’une médiatisation orientée et excessive vienne perturber, sinon empêcher, voire pervertir, leur jeu. » Dans le cas de l’affaire Fillon non seulement les institutions ne sont pas intervenues pour rappeler le cadre électoral et les limites du rôle de chacun, mais sans doute ont-elles accompagné et renforcé le processus délétère par leur inaction (pouvait-on attendre une intervention de François Hollande ?) et par la liberté d’action (opportunément bienvenue) de la Justice à travers le Parquet National Financier dont il faut rappeler toute en la soulignant particulièrement la rapidité de sa réaction et de son intervention dans cette affaire. Et, pour certains, membres de « l’institution politicienne », Il fallait montrer que les autres candidats étaient, représentants de l'ancien monde, pourris et ringards, qu'ils portaient en eux les fautes génératrices de la défaillance de la France comme souhaitait l’entendre une partie des électeurs aux yeux desquels il fallait donc éliminer « les anciens » et créer un nouveau monde, pur comme l'Eden où devait siéger un Jupiter[4], jeune, angélique…, ni Vals, ni Hamon n’ont réussi à endosser ce rôle, Macron y est d’autant mieux parvenu que le rôle a bien pu être écrit pour lui.

 

Au final, dans cette « affaire », mais comme dans tellement d'autres même anodines, les médias se sont comportés comme des enquêteurs de police judiciaires puis de fait en juges. La police n’a plus eu qu’a coudre l’ourlet du « vêtement » (la veste) et la justice à le repasser puis à l’exposer sur un cintre. Ainsi, la Démocratie ne sort pas grandie car la haine s’est montrée vive et tenace, continuant jusqu’à ce jour et sans doute ne disparaissant pas voire même étant entretenu par un duel de personnages. À juste titre Charles Hadji cite Spinoza : « Tout ce qui tend à réunir les hommes en société, en d’autres termes tout ce qui les fait vivre dans la concorde, est utile, et au contraire, tout ce qui introduit la discorde dans la cité est mauvais » (Éthique, IV, proposition 40).

 

Les citoyens, par manque de vigilance et d’engagement, se sont laissé voler leur vote en sacrifiant leur libre arbitre à l’intérêt médiatico-politicien de la même façon que les grenouilles sacrifient leur vie à l’intérêt de celui qui fait bouillir l’eau du bain, confirmant bien ce qu’écrivait la philosophe Simone Weil : « Le public se défie des journaux, mais sa défiance ne le protège pas ». Pour autant, sans la presse point de démocratie comme l’écrit Guy Bajoit[5] : « La presse écrite a toujours joué un rôle essentiel dans le fonctionnement de la démocratie. Mais aujourd’hui, la télévision vient renforcer prodigieusement ce rôle : comme la langue d’Esope, elle est la meilleure et la pire des choses. D’un côté, elle est le moyen par excellence de l’aliénation et de la séduction culturelle, elle vit des scandales qu’elle dénonce et dégoûte les citoyens de la politique ; de l'autre, elle est le meilleur canal de contrôle dont ils disposent et la plus sûre gardienne de la démocratie. »

 

Il reste aux citoyens à être autre et autrement que les grenouilles de l’histoire.

 

 

[1] Debord G., La société du spectacle, folio, 1967, 1992.

[2] Hadji Ch., Affaire Benalla : pour la démocratie, un été meurtrier, The Conversation, 23 août 2018 ; http://theconversation.com/affaire-benalla-pour-la-democratie-un-ete-meurtrier-101163

[3] Ibidem

[4] Fils de Saturne, Jupiter est le roi des dieux et des hommes et il correspond au Zeus des Grecs dont il a hérité des nombreuses légendes. Il figure dans la triade d'abord honorée sur le Quirinal, puis sur le Capitole, qui comprenait Jupiter, Junon son épouse et Minerve sa fille. https://mythologica.fr/rome/jupiter.htm .

[5] Bajoit G., Le changement social, Armand Colin 2003.


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16 réactions à cet article    



    • Pas du tout @ Chuck c’est le début d’un chemin creux derrière le château qui mène à la mare aux grenouilles .


      « il reste aux citoyens à être autres et autrement que les grenouilles du scénar »

       D’autant que tôt ou tard les têtards en auront marre de se faire « Bernay » par toute cette bande d’indiens rigolards que sont nos politicards smiley


      • zygzornifle zygzornifle 4 juin 08:26

        Pour Fillon c’est la mare aux grosses nouilles ....


        • zygzornifle zygzornifle 4 juin 08:27

          @zygzornifle

          Et pour DSK la mare aux grosses c......s


        • Fergus Fergus 4 juin 13:30

          Bonjour, zygzornifle

          « Grosses », qui a parlé ? Nafissatou Diallo ou les protégées de Dédé la saumure ?


        • zygzornifle zygzornifle 4 juin 19:29

          @Fergus

           Un morpion de passage ....


        • jef88 jef88 4 juin 10:03

          QUI détient le pouvoir ? ? ? ?

          Les médias qui peuvent faire grimper ou s’effondrer un personnage ....

          QUI en profite ? ? ? ?

          Ceux qui dominent (cachés) les médias .....


          • Parrhesia Parrhesia 4 juin 12:01

             

            >>> François Fillon a subitement été regardé comme étant l’archétype des politiciens, tricheurs, menteurs, abusant de leur pouvoir pour servir leurs intérêts personnels. <<<

             

            L’affaire Fillon est un véritable cas d’école et la réalité des faits est beaucoup plus nuancée.


             François Fillon et son épouse ont surtout été considérés comme tels parce que la frange mondialiste « ultra » et les media des sarko-macronistes intéressés à sa chute les ont exhibés comme tels.

             

            La réalité nous montre en effet, un François Fillon considéré par ses pairs comme l’un des parlementaires et des membres du gouvernement les plus honnêtes. Et nous pouvons considérer ceux-ci comme des experts ès-grenouillages politiciens !!!

            D’autre part, il faut être un peu limité intellectuellement pour nier le fait que dans son environnement humain spécial, il ait confié certaines missions parmi les plus confidentielles à son épouse et à sa famille. Il faut être également un peu « remonté » politiquement pour imaginer, ne serait-ce qu’un quart de seconde, que celles-ci lui aient refusé cette collaboration.

             Après… les avantages financiers qu’ils ont cru pouvoir en retirer sont-ils plus condamnables que de sacrifier l’économie nationale à des intérêts étrangers ???

              Ou de sacrifier la défense nationale aux mêmes, qui sont nos alliés comme je suis le camérier du pape ???

              Ou de faire du petit bois avec les acquis sociaux nationaux pendant que l’on favorise l’expansion des grandes, belles et grosses fortune ???

            Il ne doit pas être facile pour « notre » population d’en juger intelligemment puisque dans les faits ce sont bien François et Pénélope Fillon qui sont passés à la trappe tandis que ce sont bien les promoteurs de la politique socio-économique et géopolitique ci-dessus qui continuent à se pavaner en se payant notre fiole devant les écrans de télévision

             

            « Notre population », empêchée par des media malotrus et hypnotiseurs ainsi que par des partis politiques tendancieux et repoussants de classer nos problèmes par ordre d’importance et de nuisances !!!


            • keiser keiser 4 juin 12:37

              @ L’auteur

              François Fillon : les journalistes, les juges et la grenouille

              Avec le titre de votre article, faites vous allusion à celui ci :

              Le roi, l’écureuil et la couleuvre ?

              Parce que, pour Nicolas Fouquet, cela s’est très mal fini.


              • McGurk McGurk 4 juin 13:19

                La médiatisation a effectivement des effets négatifs, on l’a bien vu avec la mort de Johnny qui a entraîné pendant six mois à un an des torrents d’articles révélant presque tous des choses insignifiantes (que va devenir son chien, pourquoi son cercueil est blanc, etc.) mais surtout le fanatisme absolu de la presse à s’acharner sur un sujet donné.

                Le cas de Fillon est bien différent. La presse n’a pas « détruit » sa carrière politique, c’est lui qui l’a fait il y a des années en poussant à fond sur le bouton de la corruption. Il a donc fait le choix, par son égoïsme et son égo, de se suicider aussi bien en politique qu’au yeux du public.

                Les médias ont bien sûr aggravé ses soucis mais ceux-ci se sont bien gardé d’insister sur le fond du problème qui est que la corruption est monnaie courante dans ce monde (voire une règle d’or) et que des dizaines de « Fillon » ne se gênent pas en se moment de faire pareil.

                Ils ont préféré « fouiller les tiroirs » pour remonter les « infos croustillantes », comme au temps de Sarko où les journaux cherchaient chaque jour à faire le buzz en écrivant des articles à sensation sans aucun contenu intéressant.

                Etrangement, personne ne s’est demandé comment il était possible d’avoir autant de fuites dans un tel dossier, à tel point que les enquêteurs s’étonnaient des informations journalières données à la presse car ils n’avaient pas encore eu le temps de rendre leur rapport final (qui est tombé largement après). En résumé, de cette communication directe et sans barrière entre des pouvoirs qui sont normalement séparés.

                Personne ne voulait vraiment voter Fillon tout simplement parce que, au-delà des casseroles qu’il trainait, ses propositions étaient inacceptables (ex : travailler plus pour gagner autant).


                • Ruut Ruut 4 juin 16:03

                  @McGurk
                  C’est sûr que sous Macron, Travailler plus pour gagner moins et se faire virer plus tard, c’est tellement mieux.


                • McGurk McGurk 4 juin 16:12

                  @Ruut

                  C’est le même modèle décliné dans sa version pire.


                • ribouldingue ribouldingue 4 juin 19:00

                  Macron nous bassine avec son nouveau monde. Par contre pas un mot sur la VI ème République. En fait, il se complet dans la Vème république comme ses prédécesseurs qui les rendent irresponsables pénalement grâce aux articles 67 et 68 qui stipulent que : « Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison. Il ne peut être mis en accusation que par les deux assemblées statuant par un vote identique en scrutin public et à la majorité absolue des membres les composant ; il est jugé par la Haute Cour de justice.

                  Les membres du gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés crimes ou délits au moment où ils ont été commis officiellement oui mais officieusement c’est une autre histoire. La procédure définie ci-dessus leur est applicable ainsi qu’à leurs complices dans le cas de complot contre la sûreté de l’État. Dans les cas prévus au présent alinéa, la Haute Cour est liée par la définition des crimes et délits ainsi que par la détermination des peines telles qu’elles résultent des lois pénales en vigueur au moment où les faits ont été commis. » ces 2 articles immunisent les oligarques et leurs affidés de toutes les hautes trahisons inimaginables possibles. Et dire, que la VI ème République était dans le programme de LFI déjà en 2005 repris avec le mouvement de « Nuit debout » qui avait aussi pensé à soulever cette question fondamentale et cruciale pour l’avenir de la démocratie avant qu’elle ne bascule pour longtemps dans une dictature comme l’avait rêvé un nazi dont je ne nommerai pas le nom pour ne pas vomir tout de suite. Les « gilets jaunes » ont aussi pensé à cette revendication notamment avec le RIC qui donnerait plus de pouvoir au peuple et que le petit roitelet macron balaie d’un revers de main. Pourquoi l’oligarque macron fait la sourde oreille sur ce sujet ? Parce qu’il ne veut pas ! Comme les autres avant lui, perdre les pleins pouvoirs. Vive la République bananière, vive l’oligarchie, vive la monarchie, vive le roi !

                  • gerard JOURDAIN 4 juin 20:34

                    rien à redire...

                    démo de cette l’article convaincant.


                    • Franchounet 4 juin 22:26

                       « Il serait donc faux d’affirmer que le traitement médiatique de l’affaire Fillon a écarté le candidat Fillon  » et plus loin, malgré l’affaire FF : « Fillon a obtenu 20% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle ».

                      Il est peut-être faux d’affirmer qu’ « Il serait donc faux d’affirmer que le traitement médiatique de l’affaire Fillon a écarté le candidat Fillon ».

                      Le tout avec une mise en examen pour le 1er tour, l’affaire des costards,...


                      • BA 6 juin 07:30

                        Départs en série chez LR après la démission de Valérie Pécresse.


                        Les départs se multiplient chez les Républicains, depuis l’annonce de la démission de Valérie Pécresse ce mercredi soir. Dans son sillage, plusieurs élus et autres figures du parti ont également décidé de claquer la porte.


                        La crise s’amplifie chez Les Républicains, après l’annonce du départ de Valérie Pécresse. La décision de la présidente de la région Ile-de-France a convaincu plusieurs de ses proches, notamment adhérents à son "mouvement d’idées« , »Libres !", de l’imiter : les députés Robin Reda, les anciens candidats à la présidence de LR Maël de Calan et Florence Portelli, ou le maire de L’Hay-les-Rose Vincent Jeambrun.


                        « Une ambiance absolument délétère » chez LR


                        Robin Reda a indiqué ce mercredi soir sur Twitter qu’il quittait la fédération départementale des Républicains, et qu’il quittait le parti aux côtés de la présidente de la région Ile-de-France.


                        "J’invite tous ceux qui se sentent profondément de #droite, élus, militants, sympathisants, qui ne croient ni en Macron ni en LePen, à s’unir à ce nouvel espoir autour de Valérie Pécresse et de Libres !", a-t-il encore tweeté dans la soirée.


                        Florence Portelli, maire ex-LR de Taverny, a elle-aussi fait savoir qu’elle claquait la porte du parti. Sur notre antenne ce mercredi soir, elle a dénoncé "une ambiance absolument délétère" au sein de cette vieille formation politique.


                        Chez LR, "dès que vous ouvrez la bouche pour dire quelque chose qui n’est pas approuvé par la ligne officielle du bureau politique, vous prenez un tir de missile nourri« , a-t-elle fustigé, jugeant cette atmosphère  »insupportable".


                        « Un parti cadenassé »


                        Dans la soirée, plusieurs autres élus d’Ile-de-France ont également affiché leur volonté de quitter le traditionnel grand parti de droite, incontestablement affaibli ces derniers mois. Parmi eux, la vice-présidente de la région Alexandra Dublanche, qui a assuré au Parisien que son départ représentait « un déchirement » mais qu’il était inévitable.


                        "On a essayé de changer ce parti pendant trois ans mais cela s’est visiblement avéré impossible", a défendu Alexandra Dublanche dans les pages du journal francilien. "La droite vaut plus que 8 %, c’est évident. Quitter LR est un déchirement pour nous tous, malheureusement aujourd’hui, c’est un parti qui est cadenassé."


                        Le député Jean-Carles Grelier, qui n’était plus adhérent de LR depuis deux ans mais qui siégeait jusqu’alors dans le groupe parlementaire, a pour sa part indiqué que "la décision de Valérie Pécresse lui donnait une orientation".


                        "Nous allons voir comment nous organiser" avec d’autres députés dans la même démarche, a-t-il poursuivi, alors que l’entourage de Valérie Pécresse a laissé entendre de nouveaux départs de parlementaires de chez LR dans les prochains jours.


                        Au Conseil régional d’Île-de-France, le président du groupe LR Othman Nasrou a indiqué sur Twitter qu’il soutenait la démarche de sa présidente : "Saluons son courage qui veut réinventer la droite de fond en comble, en femme libre. Ce n’est pas un choix facile mais les partis ne sont qu’un moyen", a-t-il tweeté. 


                        Le maire d’Evry-Courcouronnes et vice-président de la Région, Stéphane Beaudet, l’a également « chaleureusement félicitée » dans un tweet.


                        https://www.bfmtv.com/politique/departs-en-serie-chez-lr-apres-la-demission-de-valerie-pecresse-1706313.html

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