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Accueil du site > Actualités > Politique > Gilles de Robien, VGE, Chirac, l’UDF et Amiens

Gilles de Robien, VGE, Chirac, l’UDF et Amiens

« Sa démarche est intéressante, elle est giscardienne comme je le fus moi-même ; j’aurais donc pu le soutenir d’autant qu’il est Amiénois. Mais il n’a rien fait pour sa vile. » (Gilles de Robien, le 19 avril 2017).

Ce jugement sur Emmanuel Macron est incomplet et il faut écouter la suite, sans complaisance : « Et surtout, il a insulté la France en la qualifiant de criminelle contre l’humanité pour ce qu’elle a fait en Algérie. Il ramène ainsi la France au rang de l’Allemagne nazie ce qui est inacceptable. En outre, il estime qu’il n’y a pas de culture française, mais des cultures en France. Il défend ainsi le communautarisme, une France où les villes seraient morcelées en quartiers d’étrangers. C’est exactement le contraire de l’intégration républicaine. ». Il faut relativiser ces propos définitifs, car ils étaient avant tout des propos de campagne qui amplifient les moindres maladresses des adversaires : le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu le 23 avril 2017 et il ne soutenait pas le candidat d’En Marche.

L’ancien ministre centriste Gilles de Robien fête ses 80 ans ce samedi 10 avril 2021. Connu pour avoir été député-maire d’Amiens, l’homme qui s’est engagé dans la vie politique entraîné par la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing en 1974, a milité au sein des républicains indépendants puis du Parti républicain (PR), composante de l’UDF. Entre 2002 et 2007, il fut l’unique ministre UDF du Président Jacques Chirac avec qui il avait noués des liens amicaux anciens. VGE, Chirac, UDF et Amiens, voilà les principaux ingrédients de la recette De Robien. À cela, on peut ajouter ses thèmes d’action et de prédilection : Travail, Transport, Logement et Éducation nationale.

Après un baccalauréat de philosophie au lycée Hoche de Versailles et des études de droits, il travailla comme agent d’assurance à 24 ans. Son engagement politique fut giscardien en 1974 (il avait alors 33 ans) et il est rapidement devenu le patron de la fédération de la Somme du PR. Terre de mission pour le centre droit (Amiens était alors communiste), Gilles de Robien s’est présenté sans succès aux législatives de 1978 et de 1981 et aux élections municipales de 1983 où il fut battu par le maire sortant René Lamps, ancien résistant et député communiste, élu depuis 1971 (Maxime Gremetz a succédé à René Lamps dans sa circonscription aux législatives de 1978).

Il faut, je pense, s’arrêter sur ses échecs électoraux aux législatives car cela donne aussi une indication sur une tendance très nette de l’évolution de l’électorat dit de gauche, acquis au principe de l’union de la gauche. Pendant toute la décennie 1970, les électeurs communistes étaient plus nombreux que les électeurs socialistes dans cette terre industrielle. Et c’est à partir de la victoire de François Mitterrand en 1981 que la tendance s’est inversée au profit des socialistes.

Candidat à la première circonscription de la Somme (Amiens) en mars 1978, celle de René Lamps qui ne s’est pas représenté, Gilles de Robien, alors jeune candidat inconnu, a fait un très bon score au premier tour sous l’étiquette UDF (parti de VGE nouvellement réé) avec 34,4% des voix. Au second tour, il a échoué avec 47,3% face au candidat communiste Maxime Gremetz, de la même génération (37 ans). À titre de comparaison au premier tour, en mars 1973, les deux candidats UDR et divers droite totalisaient 37,9% tandis que Gilles de Robien et le candidat RPR ont fait en mars 1978 un peu plus, 41,8%, mais le candidat le plus fort en 1973, un divers droite, l’ancien maire d’Amiens (de 1944 à 1953 et de 1959 à 1971), Maurice Vast, ancien résistant, n’avait obtenu que 22,8% alors que Gilles de Robien a eu 10 points de plus.

En 1959, Maurice Vast, qui était alors SFIO, avait rompu avec les socialistes et s’était rapproché du centre droit et de l’UNR. Réélu en 1965, il s’est fait balayer en 1971 par la liste d’union de la gauche menée par René Lamps, qui l’avait vaincu à toutes les législatives entre 1962 à 1973 (René Lamps lui-même avait été battu par Maurice Vast aux municipales à Amiens en 1959 et en 1965).

En juin 1981, Gilles de Robien fut renvoyé en troisième position au premier tour, avec seulement 26,2%, dépassé par le candidat socialiste arrivé en tête avec 34,8% et par le député sortant Maxime Gremetz 28,6% qui s’est désisté au second tour selon les accords entre PS et PCF (Gilles de Robien, qui s’était qualifié pour le second tour, a échoué à 39,4% face au seul candidat socialiste). Maxime Gremetz ne retrouva son siège de député qu’en mars 1993 au second tour avec 50,3% face à un autre candidat UDF, battant avec 20,1% dès le premier tour le député sortant PS qui s’est effondré à 13,7%.

Aux municipales à Amiens en mars 1983, Gilles de Robien a été sur la liste UDF-RPR qui a obtenu 43,8% au premier tour et qui fut battue au second tour avec 48,0% (face à la liste de René Lamps). En vertu de la nouvelle loi électorale permettant aux minorités d’être représentées au conseil municipal, Gilles de Robien fut élu conseiller municipal d’opposition d’Amiens. Il resta conseiller municipal jusqu’en mars 2008.

Pourquoi ai-je autant détaillé ces résultats électoraux ? Pour expliquer que Gilles de Robien était loin d’être un héritier en politique et plutôt un conquérant dans des terres électorales hostiles, ce qui lui a donné beaucoup de respectabilité vis-à-vis des instances nationales. Avant d’avoir gagné une élection, il fut donc considéré comme un candidat à fort potentiel et fut élu député de la Somme en mars 1986 grâce au scrutin proportionnel. Il fut sans arrêt réélu jusqu’en juin 2007 où il ne s’est pas représenté.

À partir de juin 1988, Gilles de Robien ne s’est pas représenté à la première circonscription (trop à gauche) mais à la deuxième circonscription de la Somme, circonscription de tradition gaulliste mais gagnée par le PS en 1981, où il a pu se faire élire en juin 1988 au second tour (42,6% au premier tour et 52,6% au second tour), en mars 1993 presque dès le premier tour (49,9% au premier tour et 76,1% au second tour), en juin 1997 au second tour (41,4% au premier tour et 55,0% au second tour), enfin en juin 2002 dès le premier tour (50,3%). En juin 2007, il ne s’est pas représenté mais son suppléant, Olivier Jardé (NC), qui l’avait remplacé de 2002 à 2007, a été élu avec 45,7% au premier tour et 52,8% au second tour, mais ce dernier fut battu par Barbara Pompili (EELV-PS) en juin 2012 avec un écart de moins de 700 voix (Olivier Jardé a eu 35,5% au premier tour et 49,2% au second tour, Barbara Pompili 34,1% et 50,8%).

En juin 2017, cette circonscription s’est macronisée : Barbara Pompili (investie par LREM) a obtenu 40,7% au premier tour. En deuxième place, le candidat FI avec 14,3%, puis Olivier Jardé (NC) qui s’est effondré à 12,5%, le candidat FN à 11,0%, Hubert de Jenlis, candidat de l’UDI-LR soutenu par Gilles de Robien à 10,1% et le candidat PS à 5,7%. Au second tour, Barbara Pomili a triomphé avec 61,9%. Gilles d Robien avait soutenu l’éventualité de la candidature d’Hubert de Jenlis aux élections municipales de 2014.

De 1986 à 2002, Gilles de Robien a donc été député de la Somme et a fait un travail très assidu, profitant de ce mandat parlementaire pour faire avancer ses idées. Il fut notamment vice-président de l’Assemblée Nationale d’avril 1993 à juin 1995 et de juin 1997 à septembre 1998.

Bien que dit "de centre droit", il a pris des positions favorables, en novembre 1999, au vote des étrangers aux élections municipales (ce qui me paraît contraire à la Constitution étant donné que les élus municipaux participent à l’élection des sénateurs), mais aussi et surtout, en 1995, à la réduction du temps de travail, mesure généralement préemptée par une gauche sans repère et sans programme. Il a d’ailleurs réussi à faire adopter la loi n°96-502 du 11 juin 1996 tendant à favoriser l’emploi par l’aménagement et la réduction conventionnels du temps de travail (dite loi Robien), qui encourageait la diminution du temps de travail pour soit éviter des licenciements soit faire de nouvelles embauches. Cette loi est donc le précurseur de la loi sur la réduction de temps de travail défendue par Martine Aubry un an plus tard après la victoire de la gauche en juin 1997 (Gilles de Robien, maire "voisin" de Martine Aubry, maire de Lille, avait soutenu en 1993 l’initiative de cette dernière en faveur de la fondation Agir contre l’exclusion).

1996, ce fut une période "faste" pour le parlementaire Gilles de Robien (il fut même désigné "Parlementaire de l’année 1996"). Il a présidé l’important groupe UDF à l’Assemblée Nationale (215 membres sur 577) du 18 mai 1995 au 12 juin 1997, prenant la succession de Charles Millon nommé ministre. En fait, Gilles de Robien aurait pu être nommé Ministre du Travail en 1995, mais cela ne s’est pas fait. Une fois retourné dans l’opposition, François Bayrou, futur président de l’UDF, lui a succédé à la tête du groupe UDF.

Bien que membre du PR/DL (Démocratie libérale, la suite du PR), Gilles de Robien s’est éloigné de son collègue Alain Madelin qui avait fermé les yeux avec les alliances tacites des présidents de conseil régional sortants PR avec le FN aux élections régionales de mars 1998 (en particulier Charles Millon, Jacques Blanc, Jean-Pierre Soisson, qui ont été exclus du groupe UDF). Gilles de Robien s’est présenté contre Alain Madelin le 24 juin 1997 pour devenir le premier président de Démocratie libérale, il a obtenu 37,3% face à Alain Madelin élu avec 59,9%. DL a quitté l’UDF le 16 mai 1998.

À l’instar de François Léotard, Gérard Longuet, Jean-Pierre Fourcade, Alain Lamassoure, Bernard Lehideux, Rudy Salles, Claude Gaillard, François Sauvadet, Bruno Joncour, André Soulier et Patrick Mignola (l’actuel président du groupe MoDem à l’Assemblée Nationale), le 17 août 1998, Gilles de Robien a cofondé le PRIL (Pôle républicain indépendant et libéral), l’antenne DL restée au sein de l’UDF. Le député-maire d’Amiens a même déchiré sa carte du DL en direct à la télévision, le 14 août 1998 dans le journal de 13 heures sur France 3, pour s’opposer à l’adhésion de Jacques Blanc à DL : « DL commet une faute morale ! ».

Je reviendrai sur l’action nationale de Gilles de Robien, mais intéressons-nous maintenant à son implantation locale. Gilles de Robien est connu pour avoir été longtemps maire d’Amiens, élu à trois reprises, et il fut aussi le président d’Amiens Métropole (communauté d’agglomération) de 1994 à 2008.

Tête de la liste de l’opposition unie aux municipales de mars 1989, Gilles de Robien a joui de la désunion de la gauche, puisque le maire sortant René Lamps fut concurrencé par une liste socialiste. Au premier tour, la liste UDF-RPR a fait 41,0%, largement en tête devant la liste communiste 27,7% et la liste socialiste 18,5%. Avec une liste divers droite ayant obtenu 8,0%, la victoire de Gilles de Robien était probable au second tour, qu’il a effectivement eue avec 55,9%. Gilles de Robien fut réélu en juin 1995 dès le premier tour avec 57,0%, puis en mars 2001 également dès le premier tour avec 52,1%. Gilles de Robien fut ainsi maire d’Amiens du 24 mars 1989 au 27 juin 2002 et du 29 mars 2007 au 21 mars 2008 (il fut maire adjoint de 2002 à 2007 en raison de ses responsabilités ministérielles).

Aux municipales de mars 2008, Gilles de Robien fut battu par la gauche : sa liste NC-UMP a obtenu 38,9% au premier tour en ballottage défavorable (tandis que la liste PS a eu 41,4%) et en raison d’un mauvais report des voix de la candidate du MoDem (5,8%), la liste de la municipalité sortante a été largement battue avec 43,8% contre 56,2% à la liste d’union de la gauche. Gilles de Robien, élu conseiller municipal d’opposition, a démissionné rapidement.

Aux municipales de mars 2014, celle qui avait été maire pendant qu’il exerçait ses fonctions ministérielles, Brigitte Fouré (menant une liste d’union UDI-UMP-MoDem) fut élue au second tour avec 50,4% dans une triangulaire en battant la liste de gauche (33,8%). Elle avait obtenu 44,8% au premier tour. Menant une nouvelle liste d’union UDI-LR-LREM-MoDem-Agir, Brigitte Fouré a été réélue aux municipales de 2020 au second tour avec 45,8% dans une triangulaire (aussi en tête au premier tour avec 29,9%). Depuis 2014, Brigitte Fouré (UDI) et Alain Gest (UMP puis LR) se partagent les responsabilités, l’une maire et l’autre président de l’agglomération, une séparation des deux fonctions que contestait Gilles de Robien au nom de l’efficacité.

Sur trois mandats, pendant dix-neuf ans (1989 à 2008), Gilles de Robien était donc à la tête d’Amiens ou y avait une influence prépondérante. Il a été très souvent encensé dans sa gestion de la ville, ses réélections dès le premier tour pouvaient d’ailleurs l’attester : ville la plus sportive, Marianne d’Or, meilleur maire, parmi les villes les mieux gérées de France, Amiens et son maire n’ont cessé de collectionner les trophées prestigieux pour les maires.

Gilles de Robien, alors ministre important du gouvernement, a également tenté de "conserver" la région Picardie en mars 2004. Il avait été élu conseiller régional de mars 1992 à mars 1998 et en 2004, il fut la tête de liste UDF-UMP. Le conseil régional était alors présidé par Charles Baur (depuis 1986 et entre 1976 et 1978), qui était parvenu à se faire réélire en 1998 grâce à une bienveillance tacite avec le FN (ce qui l’a fait exclure de l’UDF). Dans les listes menées par Gilles de Robien, on peut citer Caroline Cayeux et Élodie Gossuin dans l’Oise, Brigitte Fouré dans la Somme et Aude Vandorme dans l’Aisne. Arrivées en tête du premier tour avec 32,3%, ces listes ont néanmoins été battues au second tour avec 35,8% en raison d’une triangulaire et du ralliement des listes communistes de Maxime Gremetz aux listes socialistes qui ont obtenu 45,6% (et les listes du FN 18,7%). Élu conseiller régional, Gilles de Robien a démissionné quelques semaines plus tard.

Parallèlement, l’activité nationale de Gilles de Robien était intense. Le 16 juin 1998, Gilles de Robien a tenté de retrouver la présidence du groupe UDF à l’Assemblée Nationale. Au premier tour, il est arrivé en deuxième position avec 19 voix derrière Philippe Douste-Blazy 27 voix (15 voix à François Sauvadet et 8 autres à deux autres candidats) et fut battu au second tour avec 30 voix par Philippe Douste-Blazy 39 voix.

Gilles de Robien est resté fidèle à l’UDF, le nouveau président de celle-ci (élu le 16 septembre 1998), François Bayrou, en a fait l’un de ses plus proches alliés au sein de l’appareil UDF. Un congrès de l’UDF a eu lieu le 1er décembre 2001 à Amiens pour rendre officielle la candidature de François Bayrou à l’élection présidentielle. Ce dernier nomma Gilles de Robien son directeur de campagne.

La création de l’UMP et le choc de la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour ont bouleversé le paysage politique. Une grande partie des parlementaires de l’UDF a rejoint l’UMP. Gilles de Robien n’a pas été de ceux-là mais néanmoins, il a accepté d’être ministre de Jacques Chirac qui venait d’être réélu.

Tandis que François Bayrou et plus généralement, l’UDF ont adopté une attitude de quasi-opposition entre 2002 et 2007, l’UDF était paradoxalement présente dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin par l’intermédiaire de Gilles de Robien nommé Ministre de l’Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer du 7 mai 2002 au 31 mai 2005 (aussi de l’Aménagement du territoire à partir du 31 mars 2004), puis Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du 31 mai 2005 au 15 mai 2007.

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Dans son premier ministère très technique (Logement, Transports, etc.), Gille de Robien a laissé une nouvelle fois son nom à une loi importante, la loi n°2003-590 du 2 juillet 2003 urbanisme et habitat, qui a encouragé les investissements dans le logement locatif (avec le "dispositif Robien" reprenant d’autres dispositifs fiscalement incitatifs). Elle a imposé aussi des remises aux normes des ascenseurs dans les immeubles (mesure prise à la suite de plusieurs accidents mortels dont un à Amiens). Il a fait aussi adopter une loi pour sécuriser les piscines de particuliers et réduire le nombre de noyades dans ces piscines.

Par ailleurs, il a abandonné le projet du gouvernement de Lionel Jospin de construire un troisième aéroport parisien dans la Somme (près de Chaulnes). Il a créé une "liste bleue" pour déconseiller certaines compagnies aériennes peu scrupuleuses de la sécurité de leurs passagers. Conformément à la volonté présidentielle exprimée le 14 juillet 2002, il a installé les premiers milliers de radars automatiques pour faire respecter les limitations de vitesse (avec un bilan très positif de sécurité routière, plus de 10 000 vies ont été sauvées en cinq ans). Répondant aux questions de Françoise Vaysse et Jean-Michel Gradt, Gilles de Robien a déclaré dans "Le Moniteur" du 17 décembre 2004 : « La sécurité routière est (…) une vraie réussite du gouvernement. En deux ans et demi, nous sommes passés de 8 000 à 5 000 morts par an. Mais, au-delà des chiffres, il est très satisfaisant de voir à quel point la culture des Français se modifie sur cette question au profit d’une conduite apaisée et respectueuse des règles. ».

Dans son second ministère (Éducation nationale), Gilles de Robien a signé l’arrêté du 24 mars 2006 modifiant l’arrêté du 25 janvier 2002 fixant les programmes d’enseignement de l’école primaire qui a promu la méthode syllabique d’acquisition de la lecture et du langage : « Au début du cours préparatoire (…), un entraînement systématique à la relation entre graphèmes et phonèmes doit être assuré afin de permettre à l’élève de déchiffrer, de relier le mot écrit à son image auditive et à sa signification possible. Il est indispensable de développer le plus vite possible l’automatisation de la reconnaissance de l’image orthographique des mots. Cet apprentissage exige de conjuguer lecture et écriture (…). ».

En application de la loi n°2005-102 du 11 février 2005 "pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées", Gilles de Robien a pris le 31 août 2005 des mesures pour scolariser les enfants en situation de handicap.

La fidélité de Gilles de Robien à l’UDF n’a pas réussi à soutenir la contradiction avec la stratégie autonomiste de François Bayrou qui l’a suspendu le 14 juin 2005 de ses responsabilités à l’UDF (son maintien comme ministre UDF était contesté par la plupart des militants de l’UDF). Après un nouveau soutien à la candidature de François Bayrou à l’élection présidentielle de 2007 au Conseil national de l’UDF du 10 juin 2006, Gilles de Robien a finalement soutenu le 1er avril 2007 la candidature de Nicolas Sarkozy.

Toutefois, Nicolas Sarkozy n’a pas reconduit Gilles de Robien au gouvernement et lui-même ne s’est pas représenté aux législatives de juin 2007. Il n’a pas non plus réussi à se faire réélire maire d’Amiens en mars 2008 et s’est retiré de la vie politique locale. Peut-être les électeurs ont-ils regretté son éloignement d’Amiens ?

En effet, Gilles de Robien fut nommé par Nicolas Sarkozy ambassadeur chargé de promouvoir la cohésion sociale du 5 octobre 2007 au 5 janvier 2015, ainsi que délégué de la France au conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT) du 1er août 2007 au 31 décembre 2014 (confirmé à ce poste par François Hollande le 27 juin 2014). À ce titre, il présida la 99e conférence internationale du travail en juin 2010. Il fut le candidat de la France pour occuper la fonction de directeur général de l’OIT, mais il a échoué au sixième tour le 28 mai 2012, avec 4 voix de retard, au profit d’un syndicaliste britannique. Il "se contenta" alors de présider le conseil d’administration de l’OIT du 15 juin 2012 au 21 juin 2013.

Lors de la primaire LR de novembre 2016, Gilles de Robien a soutenu la candidature de François Fillon et a continué à le soutenir pendant la campagne présidentielle de 2017 malgré son "affaire". Quelques jours avant le premier tour, le 19 avril 2017, il déclara : « Je trouve disproportionnées les attaques dont il fait l’objet. On lui doit la présomption d’innocence. Surtout, il a le courage de dénoncer les menaces qui pèsent sur la France, notamment le radicalisme extrême, et de vouloir réaliser les réformes nécessaires au redressement de notre pays. ».

Sur recommandation de Gilles de Robien, une première avenue Valéry Giscard d’Estaing a été inaugurée à Amiens le 2 février 2021 en présence de la maire Brigitte Fouré, du président de l’agglomération Alain Gest, du président du conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand et de l’ancien député et fils de l’ancien Président Louis Giscard d’Estaing. En quelque sorte, Giscard fut l’alpha et l’oméga de la dense carrière politique de Gilles de Robien…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (10 avril 2021)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Philippe Douste-Blazy.
Gilles de Robien.
Alain Madelin.
Jean-Louis Borloo.
François Bayrou.
Olivier Stirn.
Marielle de Sarnez.

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2 réactions à cet article    


  • ETTORE ETTORE 14 avril 09:17

    Bon, ben....Bonjour, aujourd’hui soleil,

    J’espère qu’il en seras de même dans le rayon solaire de 30 kms.

    Ce serait T-Robien !


    • scorpion scorpion 14 avril 13:05

      Demain il annonce même temps, je pense que je sortirais le chien, enfin je me tâte...

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