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Accueil du site > Actualités > Politique > La France, 50 ans après De Gaulle : 5 idées fausses

La France, 50 ans après De Gaulle : 5 idées fausses

« L’autorité ne va pas sans prestige, ni le prestige sans l’éloignement. » (De Gaulle, 1932).

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Le mois de novembre 2020 est un mois De Gaulle, et cela malgré la forte actualité du moment : la pandémie de covid-19 (86 852 nouveaux cas recensés en la seule journée du 7 novembre 2020 en France !), l’élection de Joe Biden (désormais acquise, même pour Fox News, depuis le 7 novembre 2020), les attentats terroristes islamistes en Europe ; la crise économique, etc. La raison, c’est qu’il y a cinquante ans, le 9 novembre 1970, le Général De Gaulle s’est éteint en début de soirée, quelques jours avant ses 80 ans. Il était en train de faire une réussite devant la télévision, l’un de ses divertissements préférés entre deux pages d’écriture de ses mémoires.

Cette disparition, qui a été précédée par deux autres disparitions de grandes figures gaullistes, François Mauriac et Edmond Michelet, a eu notamment deux conséquences éditoriales.

D’une part, le magazine "Hara-Kiri" a titré dans son n°94 du 16 novembre 1970 : "Bal tragique à Colombey : 1 mort" reprenant d’un humour douteux la tragédie de l’incendie de la boîte de nuit de Saint-Laurent-du-Pont (près de Grenoble) qui a tué 146 personnes le 1er novembre 1970 (un fait-divers qui a ému les Français). Dès le lendemain, le ministre de l’intérieur a fait interdire le journal d’exposition et de vente aux mineurs. A pris alors le relais "Charlie Hebdo"…

D’autre part, André Malraux a publié un livre de dialogues entre De Gaulle et lui, "Ces Chênes qu’on abat…", sorti le 17 mars 1971 chez Gallimard, reprenant le fameux dessin de Jacques Faizant dans "Le Figaro" du 11 novembre 1970 représentant un chêne abattu pleuré par Marianne.

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De Gaulle aimait la France mais les Français se sont lassés de De Gaulle. Le 27 avril 1969, les électeurs lui ont dit "non" et De Gaulle est parti le lendemain. Puis est venu son voyage en Irlande pendant l’élection présidentielle (son exil à Sainte-Hélène à lui). On aurait pu dater le début de la lassitude à mai 68 (j’y reviendrai). Avec les institutions, avec les options économiques, avec les dogmatismes politiques et idéologiques, avec l’Algérie, avec sa politique étrangère, il y a eu beaucoup d’opposition et beaucoup d’opposants.

Très étrangement, beaucoup de responsables dont les formations politiques, ou leurs ancêtres, étaient parmi les plus opposées à De Gaulle (en particulier, l’extrême droite et l’extrême gauche) se trouvent aujourd’hui à se référer systématiquement au Général De Gaulle, le faisant parler dans un contexte totalement différent du sien, de son époque, de sa gloire.

De Gaulle est irremplaçable car son contexte n’est pas répétable, et heureusement. La tragédie de 1940, cette situation exceptionnelle, a permis à De Gaulle de développer et montrer son exceptionnel talent politique. Il serait peut-être resté un général anonyme sans la guerre. Probablement, ou pas. Qu’importe, ce qui est passé est passé. Mais comment peut-on regretter aujourd’hui De Gaulle sans regretter la Débâcle, la défaite de 1940, l’effondrement complet de l’État ? Il y a donc beaucoup d’hypocrisie à vouloir comparer nos responsables politiques d’aujourd’hui (et d’hier) à De Gaulle car De Gaulle était justement une exception historique.

Le pire, car les désinformateurs ne reculent devant rien, c’est de vouloir faire parler De Gaulle depuis sa tombe. De la simple récupération politique, généralement faite (comme je viens de l’écrire) par les courants qui s’opposaient à lui à l’époque. Le gaullisme, ce n’est pas une idéologie, ce n’est pas un dogmatisme, c’est juste du pragmatisme : quel est l’intérêt de la France à l’instant t ? Je ne doute pas d’ailleurs que si De Gaulle était au pouvoir aujourd’hui, il aurait toutes les tares qu’on prête à Emmanuel Macron et à ses prédécesseurs (encore une fois, on ne prête qu’aux riches), le complotisme de pacotille dans les réseaux sociaux n’ayant aucune raison d’épargner celui qui ne fut guère épargné par les journaux satiriques ou d’opposition de l’époque. Et c’est tant mieux, la liberté d’expression est à ce prix, celui souvent de la bêtise et de la désinformation.

En voulant dire : ah, il nous manque un De Gaulle !, certains en fait regrettent l’époque gaullienne, celle des années 1960, les Trente Glorieuses, la prospérité économique, l’absence de chômage, l’absence de guerre (sauf en Algérie quand même !), l’absence de pandémie (sauf en 1969 quand même ! mais tout le monde s’en est moqué, médecins, politiques et …malades parfois décédés), et pourtant, l’insécurité était déjà très forte, en tout cas, le sentiment d’insécurité (il suffit de revoir les débats parlementaires du début des années 1970). C’est vrai qu’il n’y avait pas Daech, mais il y avait aussi d’autres formes de terrorisme. Globalement, de toute façon, les époques ne se comparent pas, et les générations passent. Ce que les plus âgés peuvent regretter, ce ne sont pas les périodes passées, c’est simplement leur jeunesse !

Alors, je reviens rapidement sur cinq idées fausses concernant De Gaulle (dont certaines que j’avais déjà évoquées précédemment).


1. De Gaulle a bâti la Constitution de la Cinquième République à son image !

Justement, non ! De Gaulle avait la légitimité historique du 18 juin 1940. En gros, il était Jeanne d’Arc et le savait très bien. Par conséquent, personne ne pouvait lui contester sa légitimité, notamment de prendre une part active au gouvernement de la France en tant que Président de la République pourtant élu par seulement quelques dizaines de milliers de notables provinciaux. Qui aurait remis en cause sa légitimité ? Concrètement, lors de son premier septennat, il avait une légitimité politique qui aurait été à peine supérieure à celle d’un Président de la Quatrième République s’il n’avait pas eu cette légitimité historique exceptionnelle.

Son analyse et sa lucidité, c’était de se dire que ses successeurs, nécessairement, n’auraient pas sa légitimité historique. Par conséquent, être élu par quelques milliers de notables locaux ne pouvait tenir lieu de légitimité institutionnelle. Quand on voit qu’on remet même en cause la légitimité d’Emmanuel Macron pourtant élu par 66,1% des électeurs (soit 20,7 millions de voix !), imaginons quelle serait sa légitimité s’il avait élu exactement comme De Gaulle le 21 décembre 1958 : à savoir élu par 62 394 voix sur 79 470 suffrages exprimés, sur 81 290 votants, sur 81 764 inscrits !



La Constitution de la Cinquième République, ce n’est donc pas une constitution taillée sur mesure pour De Gaulle et qui serait trop "grande" pour ses successeurs, c’est justement le contraire. Cette constitution a été conçue pour remplacer la légitimité historique intransmissible de De Gaulle par ce qu’il y a encore de mieux dans une démocratie, à savoir une légitimité populaire : l’élection du Président de la République au suffrage universel direct.

C’est un contresens d’imaginer le contraire. La preuve que la vision de De Gaulle fut correcte, c’est que malgré les nombreuses crises de tout ordre, et j’ai l’impression qu’il y en a de plus en plus ces temps-ci, les institutions ont tenu bon. C’est simple, c’est à peu près la seule chose de très efficace en France et tous ceux qui veulent les remettre en cause sont, pour moi, des traîtres de l’intérêt national, car c’est le dernier pilier qui tient, et il tient bon, et cela quelle que soit la tendance politique arrivée au pouvoir, même les nouvelles tendances (en 2017).


2. De Gaulle était contre l’Europe !

Là encore, gros contresens historique. Le Traité de Rome fut signé le 27 mars 1957. Autant dire que ratifié ou pas (toutes les ratifications ont été acquises avant la fin de l’année 1957 et le traité fut applicable le 1er janvier 1958, peu avant son retour au pouvoir), De Gaulle pouvait saboter le traité et l’invalider ou l’oublier. Or, ce ne fut pas le cas, au contraire. Il avait bien compris que l’intérêt de la France passait par la construction européenne. À l’époque, il était plus question de politique que d’économie même si les bases concrètes de cette alliance nouvelle étaient économiques (charbon, acier, énergie nucléaire, etc.). À l’époque, il n’y avait encore pas d’États continents pouvant faire concurrence commerciale (Chine, Inde, Brésil, etc.).

Pour De Gaulle, il était nécessaire de stabiliser l’Europe dans un ensemble qui restât en paix durable. Ce fut la raison de cette extraordinaire démarche, personnelle, de se réconcilier avec l’Allemagne, grâce aussi à Konrad Adenauer. L’amitié franco-allemande est un acquis inestimable de De Gaulle. Ce sont pourtant les souverainistes de pacotille qui osent se référer à De Gaulle qui sont aujourd’hui les premiers à exprimer une certaine "germanophobie", "germanophobie" qu’ils oublieront d’ailleurs quant il s’agira de dire que l’Allemagne fait mieux que la France (pour la pandémie, pour l’économie, pour l’éducation, etc.).


3. De Gaulle a fait quitter la France de l’OTAN !

Encore faux ! De Gaulle a fait quitter la France du commandement intégré de l’OTAN le 7 mars 1966. Ce qui a eu pour conséquence que la capitale opérationnelle de l’OTAN, initialement basée à Paris depuis le 4 avril 1949, a dû quitter la France et a été transférée à Bruxelles. Cela signifiait plus un mouvement de mauvaise humeur diplomatique qu’un changement radical d’alliance stratégique, puisqu’il n’était pas question de quitter l’OTAN et que des accords de coopération ont été signés par la suite (accords Ailleret-Lemnitzer du 22 août 1967).

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Pendant plus d’une quarantaine d’années, la France a donc continué à participer à des opérations militaires de l’OTAN (notamment en ex-Yougoslavie ou au Koweït) mais sans avoir la possibilité de prendre part aux décisions du commandement intégrée (la vie des soldats français mise en jeu sans aucune influence française sur les décisions prises). Par exemple, les effectifs militaires français correspondaient en 1988 à 24% des forces e l’OTAN en Europe centrale (soit 267 000 hommes), un peu plus que les Américains et deux fois plus que les Britanniques. C’est pour cette raison que Nicolas Sarkozy et François Fillon ont fait réintégrer la France dans le commandement intégré de l’OTAN le 4 avril 2009 (après l’adoption définitive par le Parlement français le 17 mars 2009), afin d’avoir une influence française politique et opérationnelle nettement plus importante.

Du reste, si l’OTAN est parvenue à survivre à la chute du mur de Berlin et de l’URSS, il n’est pas certain que cette alliance garde un sens à brève échéance avec une Turquie, pourtant alliée, qui s’éloigne de plus en plus des intérêts de l’Europe et des États-Unis dans un but évident et regrettable de démagogie islamiste.


4. Avec De Gaulle, ce n’était pas la technostructure qui avait le pouvoir !

Hélas, c’est plutôt faux. De Gaulle était un militaire, il avait le génie du stratège et du tacticien mais il n’était ni un homme politique, ni un entrepreneur, ni un artiste, ni… (ce qui, d’ailleurs, est normal, on ne peut pas avoir tout fait). De Gaulle, au contraire, a construit savamment toute cette technostructure. Il a recruté ses ministres parmi les énarques, les normaliens et les polytechniciens. Il était très intimidé par les titres et diplômes, ainsi que par ce genre d’arguments d’autorité. Il était intimidé par les écrivains, surtout s’ils étaient académiciens ou Prix Nobel. C’est enfin lui, dès les premiers mois de gouvernement après la guerre, qui a créé l’ENA (École nationale d’administration) pour rassembler tous les concours de postes de hauts fonctionnaires dans une seule préparation dans un but de démocratiser son assise (ce fut Michel Debré qui l’a créée). En quelque sorte, De Gaulle a fait la deuxième tentative du mérite républicain, après le premier réalisé par Jules Ferry.

C’est donc (malheureusement) à son actif (ou passif) qu’on doit aujourd’hui cette technostructure, mais aussi aux années des mandats de François Mitterrand le pantouflage généralisé où les hauts fonctionnaires quittaient la France (à comprendre l’intérêt de la France) pour leur intérêt personnel en dirigeant de grands groupes privés en oubliant le service à l’État et aux Français.


5. De Gaulle et les gilets jaunes ?

Petite uchronie intéressante : qu’aurait fait De Gaulle face à la crise des gilets jaunes en hiver 2018-2019 ? Cette crise a commencé il y a deux ans, mais avec la crise sanitaire, les attentats, la crise économique, elle est désormais complètement oubliée même si certains croient encore défiler avec cette couleur certains samedis (ce mouvement a fait la preuve qu’il était incapable de se traduire politiquement et que les mouvements politiques d’opposition étaient incapables de le récupérer de manière efficace et utile).

Bon, comme je ne veux pas moi-même faire parler De Gaulle depuis sa tombe, je ne sais pas franchement comment il aurait réagi, et Emmanuel Macron a sans doute été celui qui aurait le mieux réagi de tous ceux qui auraient pu se retrouver à sa place : organiser des débats participatifs dans toute la France. Idée ingénieuse politiquement qui a suffi à apaiser les sentiments de révolte et d’injustice parfois tout à fait légitimes.

En revanche, il est intéressant à se repencher sur la période de mai 1968. Pour situer le clivage, il y a eu le camp des pragmatiques, dirigé par Georges Pompidou, qui considérait qu’il fallait éteindre en douceur la révolte étudiante et que cela ne valait surtout pas la mort d’un homme (et heureusement, il n’y a eu aucun mort). L’autre camp, celui de la fermeté, c’était De Gaulle qui, au contraire, de manière hors sol, considérait que les étudiants étaient contre les institutions et qu’il fallait les mater (c’était un militaire). La plupart des ministres (qui étaient du côté de Pompidou) savaient que s’ils allaient envoyer les troupes face aux manifestants, il y aurait des morts.

Du reste, De Gaulle était allé s’assurer le 28 mai 1968 auprès du général Massu à Baden-Baden si effectivement, les troupes françaises stationnées en Allemagne le suivraient (et la réponse fut oui ; heureusement, il n’a pas eu à le vérifier).

Pour avoir une idée intéressante et réelle de la situation, le témoignage du ministre Alain Peyrefitte est irremplaçable puisqu’il a pu interroger De Gaulle à de très nombreuses reprises pour le but de mieux comprendre son action.

Daté du 14 juin 1968, voici le précieux témoignage d’Alain Peyrefitte (en parlant de De Gaulle) : « Je me répète sa phrase : "Il fallait que l’armée d’Allemagne soit une carte maîtresse, mais il valait mieux ne pas avoir à s’en servir". L’armée d’Allemagne : un ensemble solidement organisé, conçu pour le mouvement, commandé par un soldat équilibré, un bon chef, un homme sûr. Mais face à un déchaînement de violence, la meilleure des armées ne sait faire qu’une chose : tirer. Comme en 1795, quand Bonaparte canonne les royalistes sur les marches de Saint-Roch. Comme en juin 1848, quand Cavaignac mitraille les ouvriers. Comme en 1871, quand Galliffet reconquiert Paris contre les communards. De Gaulle savait ce que ces fractures avaient d’irréparable. Mais il ne fallait pas dire d’avance qu’elle ne tirerait en aucun cas. Et il fallait être sûr que, l’ordre de tirer venant, elle l’exécuterait "sans hésitation ni murmure". Et que personne ne puisse en douter. Il voulait que l’on sût que l’armée était prête à intervenir si la rue voulait s’emparer du pouvoir hors des règles de la Constitution, qui donne la souveraineté au peuple tout entier et non à une fraction du peuple, si audacieuse soit-elle. ».

Une observation qui a de quoi faire froid dans le dos…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (07 novembre 2020)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La France, 50 ans après De Gaulle : 5 idées fausses.
La fin du gaullisme d’État.
Pierre Simonet.
Edgard Tupët-Thomé.
Seconde Guerre mondiale.
Le courage exceptionnel de deux centenaires.
Quand Albin Chalandon se faisait rabrouer par De Gaulle.
18 juin 1940 : De Gaulle et l’esprit de Résistance.
Le patriotisme.
L’année De Gaulle : le général Macron à Montcornet.
Brexit Day : J – 3 …et De Gaulle dans tout ça ?
Alain Peyrefitte, De Gaulle et les communistes.
La Libération de Paris.
Discours du Général De Gaulle le 25 août 1944 à l’Hôtel de Ville de Paris (texte intégral).
Débarquement en Normandie.
Hubert Germain.
Daniel Cordier.
Le programme du Conseil National de la Résistance (CNR).
De Gaulle, kamikaze référendaire au nom de la démocratie.
Les élections législatives de mars 1967.
Le retour au pouvoir en mai 1958.
La proportionnelle éloigne les élus du peuple.
Montesquieu, Alain Juppé et l’esprit des institutions.
Valéry Giscard d’Estaing et sa pratique des institutions républicaines.
Les risques d’un référendum couplé aux européennes.
De Gaulle : soixante ans de Constitution gaullienne.
Institutions : attention aux mirages, aux chimères et aux sirènes !
Ne cassons pas nos institutions !
Non à la représentation proportionnelle aux élections législatives !
Vive la Cinquième République !
L’amiral François Flohic.
Jean Moulin.
Le maréchal Philippe Leclerc.
De Gaulle et le Québec libre.
Philippe De Gaulle.
L’ambition en politique.
De Gaulle réélu.
Halte à la récupération de De Gaulle !
La première élection présidentielle française.
Faut-il supprimer l’élection présidentielle ?
Le quinquennat.
La Ve République.
De Gaulle face à l’Histoire.
L’appel du 18 juin.
De Gaulle Président.
Les valeurs du gaullisme.
L’héritage du gaullisme.
Péguy.
Le Comité Rueff.

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25 réactions à cet article    


  • devphil30 devphil30 9 novembre 2020 16:16

    Comme d’habitude .... pas besoin de sortir un personnage historique pour que cela constitue un article mémorable ....


    • Octave Lebel Octave Lebel 9 novembre 2020 16:29

      Je dois reconnaître que lorsqu’il s’agit de sujets politiques, votre audace sans pareil et votre infinie persévérance sont remarquables.

      Il faut bien ces qualités pour à chaque fois essayer de tenir un équilibre difficile entre les petites ruses que vous pratiquez pour choisir et broder faits et explications afin de rendre acceptable et tolérable la déconfiture actuelle qu’infligent nos classes dirigeantes à notre pays et le risque de vous faire prendre en flagrant délit de fabulation et diversion ouvrant un peu plus les yeux de nos lecteurs.


      • binary 9 novembre 2020 17:16

        Rakoto c est combien d idées fausses ?


        • V_Parlier V_Parlier 9 novembre 2020 19:30

          @binary
          Ici il explose le compteur. Il oublie surtout (et volontairement) de dire que l’ensemble des partis à l’époque de De Gaulle étaient TOUS bien plus souverainistes que les partis actuels. Il imagine donc des héritages politiques et des situations qui n’ont aucun sens aujourd’hui, même si De Gaulle avait des opposants non atlantistes et non eurobéats à gauche et à droite.


        • titi 10 novembre 2020 03:44

          @V_Parlier

          « l’ensemble des partis à l’époque de De Gaulle étaient TOUS bien plus souverainistes que les partis actuels. »

          Tous sauf le PCF.. qui lui était vendu à l’URSS.


        • babelouest babelouest 10 novembre 2020 06:10

          @titi le PCF de l’époque avait un côté souverainiste qu’aujourd’hui il n’a plus aujourd’hui : oui, même le PCF ! Je suis assez âgé, et je suis la politique depuis assez longtemps, pour le savoir.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 10 novembre 2020 14:56

          @binary

          « l’élection de Joe Biden (désormais acquise, même pour Fox News, depuis le 7 novembre 2020), »

           

          On va bientôt voir si Rakotoarison a émis des faits inventés de toute pièce.


        • Parrhesia Parrhesia 9 novembre 2020 17:32

          >>> On aurait pu dater le début de la lassitude à mai 68 ...<<<

          D’aucuns se seraient effectivement lassés à moins !!!

          Lamentable !!!


          • gardiole 9 novembre 2020 18:18

            De Gaulle a voulu que ses successeurs bénéficient, à défaut de la légitimité historique comme la sienne,

            de la légitimité institutionnelle conférée par l’élection au suffrage universel direct. Le résultat est que les Présidents s’occupent de tout au lieu de se contenter des dispositions du titre II de la Constitution, car ils abusent de cette légitimité. Et comment mobiliser le corps électoral entier pour élire un Président qui ne s’occuperait pas de tout ?

            https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000571356/?isSuggest=true


            • Attila Attila 9 novembre 2020 20:44

              Mensonge !

              " De Gaulle pouvait saboter le traité et l’invalider ou l’oublier. Or, ce ne fut pas le cas, au contraire. Il avait bien compris que l’intérêt de la France passait par la construction européenne. « 

              Un tout autre avis de François Asselineau :

               »Depuis sa mort le 9 novembre 1970, la pensée, les actes et les paroles de Charles de Gaulle ont été progressivement modifiés, tordus, déformés, et parfois même carrément inversés, par des responsables politiques ou des commentateurs, désireux d’utiliser avec cynisme et pour leur profit le prestige du fondateur de la France Libre.

              Cette propagande vise à faire croire aux Français, d’une part que Charles de Gaulle aurait été un ardent partisan et promoteur de la construction européenne, d’autre part que les évolutions de celles-ci depuis sa mort se sont inscrites dans la droite ligne de sa pensée politique et stratégique."

              De Gaulle était-il vraiment pour l’Europe ?

              .


              • Gaulois gaulliste Gaulois gaulliste 10 novembre 2020 04:29

                @Attila
                De Gaulle était pour une Europe indépendante menée par la France. L’allemagne a préféré être n°2 derrière les US plutôt que nous, cela a beaucoup déçu le Gal.

                Et maintenant on nous fait le coup du « couple franco-allemand », quelle bonne blague ! Il faudrait parler du couple germano-américain.


              • Gaulois gaulliste Gaulois gaulliste 9 novembre 2020 22:33

                Un mélange de faits réels et de supputations personnelles.

                Juste un exemple, vous dîtes « Je ne doute pas d’ailleurs que si De Gaulle était au pouvoir aujourd’hui, il aurait toutes les tares qu’on prête à Emmanuel Macron et à ses prédécesseurs » .

                Cette phrase n’engage que vous mais surtout est à l’opposée de la personnalité établie du Général.

                Non CdG n’aurait pas les tares de nos zélites contemporaines vu qu’il ne courrait pas les jupons, qu’il n’était pas vénal et qu’il ne manipulait pas la langue de bois. Le tout saupoudré de patriotisme et de défense de l’intérêt national avec une France conquérante économiquement. Bref tout l’inverse de ce que nous vivons actuellement.

                Par contre, de la part des médias oligarchiques, de nos jours il serait traîné dans la boue H24. D’ailleurs ils ne se sont pas gênés à l’époque.


                • Attila Attila 9 novembre 2020 22:45

                  @Gaulois gaulliste
                  Et d’ailleurs, on n’a jamais entendu le Général de Gaulle déclarer publiquement, à l’instar de Macron : « Non, Monsieur Maurice Couve de Murville n’est pas mon amant ! »

                  .


                • Gaulois gaulliste Gaulois gaulliste 10 novembre 2020 04:30

                  @Attila
                  Depuis Sarko, j’ai laissé tombé. Ils sont tous plus minables les uns que les autres.


                • babelouest babelouest 10 novembre 2020 06:27

                  J’ai passé dix ans à réfléchir sur la Constitution de la Ve République. Autant dire, déjà, que celle en vigueur aujourd’hui, pourtant journellement bafouée par ceux qui devraient en être les garants, est fort différente de celle d’origine.

                  .

                  Il faut dire que cette Constitution, certes imparfaite comme toutes les constructions humaines, était taillée pas forcément pour un Grand Homme, mais essentiellement pour des hommes d’État honnêtes, et se faisant une haute idée de la tâche écrasante de faire au mieux. Ce genre de matériau se fait rare. Surtout s’impose le fait qu’aujourd’hui ceux qui ont réussi à se placer en position de diriger entendent bien le faire selon leurs idées préconçues, et qu’importent les circonstances : celles-ci, on les fabrique si nécessaire. Un idéologue à la tête d’un pays devient quasi automatiquement un tyran (je pense par exemple à Mussolini).

                  .

                  La chose est encore plus dramatique, quand l’idéologie sous-jacente est seulement liée à la finance, et au moyen de pressurer le plus vite et le plus complètement possible, quitte à jeter le citron après.

                  .

                  Non, la Constitution de 1958 n’était pas si mal : je propose donc de la remplacer, avec le recul, par une autre mouture, revenant sur certains points vers les dispositions initiales.

                  https://ti1ca.com/s7wljial-2020-09-28-2020-09-28.pdf.html

                  Non, je pense que cela n’a rien à voir avec ce que voudrait l’UPR, qui, lui, n’a pas sous le coude un projet de Constitution, autant que je sache : ou alors qu’il le présente !


                  • babelouest babelouest 10 novembre 2020 07:03

                    Concernant l’OTAN, il faut dire avec force que celle-ci aujourd’hui n’a plus aucun rapport avec celle de l’origine, bien que les objectifs n’aient pas changé. Je pense que De Gaulle a eu tort de ne pas sortir complètement la France de cette chienlit, même si à l’époque c’était moins flagrant qu’aujourd’hui. On repensera avec un grand sourire à un film qui rendait compte de ce transfert de Paris à Bruxelles du siège du SACEUR : Le Cerveau.

                    .

                    Ce ne fut pas dit ainsi bien sûr : l’OTAN était un moyen de préparer une invasion de ce qui est depuis très longtemps l’obsession des dirigeants US : le Heartland (voir le site « Chroniques du grand Jeu », qui en parle très souvent), symbolisé par Moscou. C’est au point que trois ans plus tard (seulement !) se constitua le Pacte de Varsovie pour s’en protéger. De Gaulle n’aurait jamais accepté de se laisser entraîner dans cet aventurisme stupide et très dangereux, dangereux pour rien. Pour lui, il l’avait dit, il concevait l’Europe de l’Atlantique à l’Oural, à l’exception de l’Angleterre qui a depuis presque toujours été notre adversaire.

                    .

                    Si De Gaulle était encore présent aujourd’hui, avec son pragmatisme, il serait depuis longtemps sorti à la fois de l’OTAN et d’une union européenne très loin de ce qu’il considérait comme l’Europe. Ajoutons que s’il savait tendre la main aux Allemands, il en a toujours eu une certaine crainte, palpable dès son petit essai « Vers l’armée de métier ». Il est dommage que certains l’aient pris au pied de la lettre, et aient transformé l’armée française entière en quelques bataillons de mercenaires, n’ayant plus aucun contact avec la conscription. Nous en payons aujourd’hui amèrement le prix, avec des jeunes n’ayant plus aucun idéal, aucune cohésion, parlant très mal notre langue, l’écrivant encore plus mal, et ignorant le plus souvent de notre pays à la fois sa géographie et son histoire.


                    • révolté révolQé 10 novembre 2020 11:10

                      Comparer De Gaule et l’autre poudreux dilaté de l’Elysée ???

                      Quelle honte... !! Quelle infamie... !!!  smiley

                      Le générale payait ses factures et celles de sa femme alors que le géronto-psychopate passe son temps à claquer l’argent des Français pour de la vaisselle, de la moquette ,des dorures ou les ravalement de façade de sa pédophile de rombière.

                      Le général a proposé un referendum aux Français en 68 ( et a respecté leur choix en quittant la présidence) quand fofolette a envoyé ses miliciens face aux gilets jaunes.

                      Le général aimait la France alors que les youngs leaders depuis Chirac ne font que la détruire, quant à mac à ronds, il a été mis là pour l’achever.

                      La liste des différences entre le général et ce résidu de banquier est immense.

                      Il n’y a pas eu (et n’y aura peut être jamais plus) de pire locataire de l’Elysée que la tafiolle qui occupe les lieux en ce moment avec ses tarlouzes en bas résilles.


                      • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 10 novembre 2020 16:14

                        @révolQé
                        Rajoutons que De Gaulle ne voulait pas que la France fut infestée de Noirs et de djellabas.

                        Citations de De Gaulle : http://www.contreculture.org/AG%20De%20Gaulle%20id%E9es%20directrices.html


                      • Gollum Gollum 10 novembre 2020 16:23

                        @Daniel PIGNARD

                        Elle est bien infestée de crétins dans votre genre alors pourquoi pas des noirs et des djellabas...


                      • Jean de Beauce France Républicaine et Souverainiste 10 novembre 2020 13:05

                        Le général verrait le triste état de la France il en ferait une jaunisse. Le déclin commence avec Giscard en 1974 et se poursuit de nos jours. L’état n’existe quasiment plus, c’est la loi des banques d’affaires et les quartiers populaires sont colonisés. Les hommes de conviction, ça manque...


                        • mmbbb 11 novembre 2020 10:38

                          @France Républicaine et Souverainiste Lorsque Macron alla aux USA en 2017 après son élection , l Express a interroge , le politologue americain , George Friedman . Un long article dont ce politologue pouvait argumenter ; Pour les amerloques , la France n existe plus en tant qu entité , elle n est qu une « colonie » de l Allemagne , Outre notre décrochage economique notamment du a la perte de notre industrie voulue par notre élite , nous ne pesons rien . Un long cheminement vers ce déclin ; 


                        • Coriosolite 10 novembre 2020 14:52

                          Nous aurions bien besoin d’un nouveau De Gaulle pour décoloniser nos banlieues.


                          • devphil30 devphil30 10 novembre 2020 15:26

                            @Coriosolite

                            Une candidature souverainiste comme Pierre De Villiers serait une bonne chose en rassemblant tous les partis dans cette mouvance.
                            Le problème est que le RN ne le voudra jamais et de fait il ne pourra pas passer

                            J’ai eu l’occasion de l’entendre plusieurs fois , on retrouve un amour de la France et des Français sans volonté de d’opposer mais au contraire de rassembler avec ce qui peux l’être encore et c’est pas simple


                          • babelouest babelouest 10 novembre 2020 17:39

                            @Coriosolite il n’y a pas que nos banlieues à décoloniser. Tout ce qui a trait au Système Financier est une colonisation, issue de façon plus ou moins directe de la City de Londres, et là, ça urge !


                          • devphil30 devphil30 10 novembre 2020 18:24

                            Un article qui lui est d’une autre qualité et d’une excellente lucidité

                            https://maximetandonnet.wordpress.com/2020/11/10/reflexion-sur-lanniversaire-de-la-mort-du-general/

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