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Accueil du site > Actualités > Politique > La République française, une démocratie privatisée

La République française, une démocratie privatisée

Quelques capitaines d’industrie et financiers milliardaires, ont pris le contrôle des principaux médias français, grâce auxquels ils inondent l’opinion publique d’une information orientée dans le sens de leurs choix et de leurs intérêts. Privilégiant en particulier cette mondialisation heureuse conduite par des anywhere hors sol dont les ambitions dépassent leur propre pays qu’ils n’hésitent plus à livrer aux multinationales pour s’y faire un nom. 

Leur pouvoir est tel qu’ils peuvent aujourd’hui sortir un inconnu de l’anonymat, et le pousser jusqu’à la Présidence de la République. Emmanuel Macron est le produit exemplaire de cette « fabrique de consentement » décrite par Noam Chomsky (cf) quand il a mis en évidence le pouvoir des industriels et des financiers, propriétaires de titres de presse, qui allient le poids de l’actionnaire à celui de l’annonceur dont dépend la survie de leurs titres. 

Ceux-là n’ont même pas besoin d’exercer des pressions sur les rédactions pour les mobiliser au service de leurs idées, la compétition libérale et l’instinct de conservation suffit à maintenir la plupart des rédacteurs dans la ligne de leur propriétaire.

Les membres les plus emblématiques de cette oligarchie, et les titres qu'ils contrôlent, ou sur le contenu desquels ils peuvent peser, sont (tirage approx. 000) :

Bernard Arnault (LVMH) : Le Parisien Aujourd’hui en France (100 000), L'Opinion (40 000), Les Échos (130 000), Investir, Radio classique, Connaissance des arts. BA serait par ailleurs en mouvement pour une entrée dans la presse régionale et notamment : Les Dernières nouvelles d’Alsace (130 000), Le Progrès (170 000), L’Est républicain (110 000), Le Dauphiné libéré (190 000) ;

Xavier Niel (ILLIAD, FREE) : Le Monde (320 000), L’Obs (220 000), M6, RTL. Xavier Niel serait par ailleurs en mouvement pour le contrôle de Nice Matin (70 000) ;

Patrick Drahi (SFR) : Libération (70 000), L’Express (210 000), BFM TV, BFM Business, RMC, L’Etudiant, NextRadio ;

Arnaud Lagardère (LAGARDERE SCA) : Paris-Match (500 000), JDD Journal du Dimanche (150 000), Gala (175 000), Closer (225 000), VSD (80 000), Europe 1 ;

Olivier Dassault (Groupe DASSAULT) : Le Figaro (320 000), TV Magazine (4 300 000) ;

Vincent Bolloré (Bolloré Logistics, Bolloré Energy, Vivendi) : Canal +, C8, I-Télé, CNews, France Catholique ;

Martin Bouygues (BOUYGUES, BOUYGUES Télécom) : TF1, Eurosport ;

François Pinault (KERING ex-Pinault-Printemps-Redoute) : Le Point (300 000), Point de vue (150 000) ;

Matthieu Pigasse (ex Banque LAZARD) : Le Monde, Les Inrocks, Radio Nova ;

Daniel Kretinsky (EPH, METRO, CASINO) : Le Monde, Elle, Télé 7 jours (1 000 000), Art & Décoration, et Marianne (120 000) ;

 

Ainsi, « Les quotidiens Libération, l’Obs, le Monde et l’Express totalisent plus de 8,000 articles (80/semaine) évoquant Emmanuel Macron de janvier 2015 à janvier 2017 » (Comment les médias ont fabriqué, Vincent Ortiz <lvsl.fr>, 2/02/17).

 

Cette force de frappe, déjà considérable, ne s’arrête pas au modelage de l’opinion, elle agit aussi au cœur du pouvoir :

Sous prétexte d’information, ses lobbies exercent des pressions sur les parlementaires et sur les hauts fonctionnaires de nos institutions au nom des intérêts privés qu’ils représentent. Rien ne justifie l’existence de ces regroupements d’intérêts privés dès lors qu’il existe des fédérations et des syndicats professionnels, des collectivités territoriales, des chambres consulaires, dont le rôle est précisément de représenter les intérêts de leurs membres dans un cadre institutionnel … mais peut-être trop transparent. Privés et discrets, les lobbies s’inscrivent dans ce « secret des affaires » néolibéral propre à exercer des pressions occultes sur les élus, et à tenter de les corrompre, et au nom duquel on ose pénaliser les lanceurs d’alerte.

Certains ont bien dénoncé cette situation malsaine : « À Bruxelles, les lobbies font partie intégrante du système, au quotidien. Les institutions européennes, insuffisamment pourvues, ont besoin d’eux pour s’informer… pour le meilleur mais surtout pour le pire. Dix mille organismes sont inscrits au registre européen des lobbies, dont plus de mille sont français (http://multinationales.org/A-Bruxelles-plongee-dan...) ».

Mais à Paris l’on n’a pas voulu y voir de mal  : l’Agence Française Anti-corruption allant même jusqu’à dénoncer des accusations injustement portées à l’encontre des lobbies : « Il faut se garder d'imaginer le « lobbyiste » sous les traits caricaturaux du dispensateur de pots-de-vin, confiné au rôle de maillon d'une chaîne de prébendes [...] ». L’on se demande ce qui peut bien avoir amené une prise de position aussi incongrue de la part du Service Central de Prévention de la Corruption, SCPC, Chargé de centraliser et d’exploiter des informations relatives au phénomène de corruption en France. Aussi incongrue et aussi précoce (rapport annuel 1993/94).

 

Enfin, les députés, qui ont peu de chances d’être élus sans l’investiture d’un parti politique, sont redevables de leur élection au parti qui leur en a donné les moyens, en même temps que son étiquette, et ils devront respecter ses consignes de groupe. Ce qui conduit à l’inversion de notre représentation parlementaire, au sein de laquelle le député n’est plus le porte-parole des électeurs d’un territoire pour légiférer et contrôler l’exécutif mais le représentant d’une idéologie partisane auprès de ses électeurs, à charge pour lui de se faire élire par eux grâce à la visibilité que le parti lui a donnée avec son investiture. Le parti majoritaire orientant l'exécutif et le choix des principaux membres du gouvernement.

 

Ainsi, ces élus, qui incarnent notre démocratie représentative, pour défendre notre constitution et élaborer nos lois au nom du peuple français, sont-ils réduits à l’impuissance par les influences directes et indirectes de cette oligarchie financière qui contrôle les activités économiques et peuvent animer ou désertifier leur région ; une oligarchie dont ils craignent en outre les médias avec leur pouvoir sur l’opinion publique et leur capacité à faire ou défaire une réputation ; dont les lobbies développent une panoplie de services et de promesses de confortables pantouflages ou de reconversions en fin de mandat ; et enfin par leur subordination aux partis politiques qui subissent les mêmes influences en amont et qui imposent des consignes de groupe dont le non-respect impliquerait la perte de leur investiture et leur retour à l’anonymat.

Alors, l’on s’interroge sur la fiabilité des élus qui acceptent une telle situation après s’être portés candidats pour représenter le peuple. Sont-ils à ce point aveugles et incompétents ? Naïfs puis résignés ? Professionnels cyniques ? Idéologues pathologiques ?

 

Cette perversion du système, et le divorce qu’elle a entraîné entre le peuple et ses représentants, a atteint son apogée avec l’approbation en 2007 par une chambre de députés godillots du Traité Constitutionnel Européen néolibéral qu’un référendum populaire avait rejeté en 2005. Et l’on voit aujourd’hui que l’opinion, qui cherche dans le paysage politique qu’on lui propose une alternative au néolibéralisme de Macron mais qui reste manœuvrée par les mêmes propagandes, se tournerait à nouveau vers un Sarkozy, celui qui fut le maître d’œuvre de ce tour de passe-passe anti-démocratique. Honte à eux, Honte à nous !

Quoi qu’il en soit, c’est ainsi que notre république prétendument démocratique, mais privée en son sein de l’équilibre des pouvoirs et contre-pouvoirs sur lesquels elle se fondait, et malgré le choix contraire exprimé par la vox populi, a approuvé une Union Européenne néolibérale, et s’est livrée aux multinationales mondialisées. Pas étonnant si le corps électoral boude les urnes devant ce détournement des outils de la démocratie au service d’une idéologie indifférenciée et mortifère qui prive les états d’influence sur leur avenir.

Quel niveau d’abstention faudra-t-il atteindre pour que le personnel politique, élu dans de telles conditions et réduit à l’impuissance, comprenne qu’il n’est plus représentatif ni légitime ? Et quelles colères ne risquent-elles pas d’exploser avant que les « élites » auto-reconductibles qui pérennisent ce système ne prennent conscience qu’il ne suffit plus de dégager les sépulcres blanchis, et que l’on vomit aussi le système qui les reproduit ?

Une démocratie authentique, décemment opposable à la critique de ses imperfections, exige une vraie représentativité du parlement, et son retour au centre de la vie politique comme actionnaire de l’exécutif et non pas son instrument.

 

Elle appelle donc une réorganisation du jeu de nos institutions, lequel ne doit plus permettre à un président constitutionnellement tout puissant d’être élu par défaut, et de contrôler le parlement pendant tout son mandat via des députés godillots élus sur son nom dans la dynamique de l’élection présidentielle. Ni de se référer ensuite pendant toute sa mandature à un programme choisi par seulement 18% des électeurs inscrits au 1er tour (24% des suffrages exprimés).

Une démocratie authentique implique aussi une presse d’information indépendante, sans lien avec le capitalisme industriel ou financier, et la qualification sans ambiguïté du lobbying en trafic d’influence.

Elle exige de même la plus grande vigilance quant aux allées et venues des technocrates entre la haute fonction publique, les états-majors du CAC 40, et l’exécutif. L’omniprésence en politique des crânes d’œuf issus d’une école en charge de la formation des permanents de l’appareil d’État, conduit à la pérennisation d’une France techno sans âme et sans affirmation volontariste de ses choix de société. Un pays mérite et attend des talents, des candidats porteurs d’une vision d’avenir qui ne s’acquière pas à l’école. Il ne s’agit pas seulement de gérer plus ou moins bien l'intendance d'un système en survivance, mais d’imaginer et de projeter une évolution du monde qui réponde aux attentes des populations, et pas seulement de quelques privilégiés métaphorisés en "premiers de cordée" au nom d'une fumeuse théorie du ruissellement.

 

Enfin, pour mériter la qualité de démocratie à laquelle elle prétend, la France doit respecter chez elle les libertés individuelles et collectives promises par sa constitution, sérieusement mises à mal sur la période récente. Et évidemment elle doit être libre de ses choix au plan international. Ce qui implique qu’elle rétablisse ses souverainetés, nationale et européenne, et toutes ses prérogatives abandonnées à l’impérialisme US via l’OTAN, et aux multinationales via des traités commerciaux négociés en catimini par une Commission européenne qui s’efforce de les rendre irréversibles.

Aussi longtemps que le peuple n’aura pas repris en mains son destin et rétabli l’esprit de ses institutions, la démocratie française restera un mot vide de sens, obligeant ceux qui prétendent la représenter à se comparer aux pires régimes pour dire qu'ils ne sont pas aussi mauvais.

Certes, il y a du boulot, mais c’est le prix à payer pour que la démocratie française sorte du bourbier où elle est enlisée, et pour que le personnel politique retrouve la confiance perdue.


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63 réactions à cet article    


  • Ecureuil66 19 février 18:14

    Belle synthèse de la situation actuelle mais y a t-il une solution autre que de voter pour des personnes qu’évidemment on ne connaîtra pas puisque non médiatisés...j’ai hélas comme une impression qu’on tourne en rond....


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 19 février 18:21

      @Ecureuil66

      la solution est-elle dans les urnes ?

      Dans la mythologie, le nœud gordien reliait le char du roi Midas à ses montures. Celui qui réussirait à le dénouer deviendrait le maître de l’Orient. Alexandre le Grand a trouvé la solution en le tranchant d’un coup d’épée.


    • Arogavox 19 février 20:48

      @Ecureuil66
      Une solution autre que de voter pour des personnes ... ?

       Bien sûr, pour peu que notre monde moderne finisse par se rendre compte compte qu’elle n’est pas « si en avance » qu’elle le voudrait sur le bon sens de ses ancêtres dont la définition étymologique était restée consensuelle quelque deux millénaires :

       _ bis repetita :

      selon l’Universalis :

      « De l’Antiquité grecque jusqu’au XIXe siècle, seul un régime que nous appelons aujourd’hui démocratie directe, où les lois sont débattues et votées par l’assemblée (ekklèsia) des citoyens, pouvait être qualifié de démocratique.

      La désignation des gouvernants par l’élection, en réservant le pouvoir à « quelques-uns » et non « à tous », était considérée comme un procédé aristocratique. »

      ...


    • Arogavox 19 février 21:05

      @Arogavox
      Qu’est devenu seulement le « sapere aude » du temps des lumières ?

       Octave Mirbeau est rangé, sans contr’argumentation aucune, au rang des ringardises , et le dernier des bonimenteurs arrive à jouer les gourous juste parce qu’il a appris à égrener les noms des célébrités incontestables dont il n’a jamais étudié les travaux ... 
       si bien que non contents de se défausser de leurs responsabilités civiques en se contentant d’aller veauter pour déléguer cela périodiquement à des « représentants » incarneurs ... ils osent de plus déléguer l’effort culturel de maîtrise des arts et techniques, et les choix politiques cruciaux qui vont avec ! ... à des zélites qu’ils n’auront aussi plus qu’à dénigrer lorsqu’ils souffriront de polution ou de bien d’autres désagréments ...
        Gare à qui leur suggérerait des remue-méninges collectifs autour pistes de réflexion constructives (potentiellement innovantes ) et largement à leur portée ...


    • JPCiron JPCiron 19 février 21:51

      @Séraphin Lampion

      < la solution en tranchant le nœud d’un coup d"épée ? >

      J’ai effectivement bien peur que le bon peuple finira par
      > se rendre compte que ses opinions sont orientées et manipulées
      > en avoir assez d’être manœuvré par les uns et trompé par les autres

      Ils n’auront sans doute pas d’idée claire de la solution, mais peut-être émergera-t-elle d’un chaos salvateur ?

      .
      .


    • Arogavox 20 février 00:03

       L’invention de l’idéal démocratique, et des techniques suscitées par l’effort vers cet idéal, ont elles émergé, sont-elles tombées du ciel, comme du « tout cuit » ou « clé en main » d’un chaos salvateur ?
        Si chaque citoyen se contente d’attendre qu’une solution toute faite soit inventée par un génie ? (après avoir astiqué sa lampe magique ?)  par un ou des zélus ?  par des zélites (sélectionnées par « égalité-des-chances ») ? ... alors, quel pourra bien être la qualité d’un « pouvoir du peuple » ? ...

       ( Pourquoi les ’cahiers de doléance’ promis pour la « grande consultation nationale »
       n’ont-ils pas réussi à émerger des boîtes privées auxquelles était sous-traitées les clés du dessous des cartes du nécessaire masquage de complexité lié aux ’détails’ techniques de conception, contrôle, maintenance et maîtrise à long terme du dispositif ?)


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 20 février 15:26

      @Ecureuil66
      Daniel 7 :9-14 et 24-27 annonce pour la France la destruction de la République et l’imposition d’un Roi à la verge de fer. Vous sauriez tout cela si mon premier article soumis à AgoraVox n’avait pas été censuré.

      C’est pour dans 9 mois.


    • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 20 février 16:27

      @Aff le loup

      Comme disait quelqu’un d’ici que je connais :

      « Si un galopin de neuf ans ne peut pas le réexpliquer avec les mains à sa grand-mère »

      Sacré Griveaux va !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 19 février 18:27

      J’ai mis 5 étoiles pour le constat

      pour les perspectives, c’est autres chose

      quand vous écrivez : « Aussi longtemps que le peuple n’aura pas repris en mains son destin » à quelle période historique faites-vous allusion si ce n’est la Commune (du 21 au 28 mai 1871 ) et le GPR (du 3 juin 1944 au 27 octobre 1946 )

       ? Même pas deux ans et demi en tout. Pas le temps de s’habituer...


      • samy Levrai samy Levrai 19 février 18:53

        @Séraphin Lampion
        « Peuple » est l’autre mot utilisé pour « nation », « reprendre en main son destin » veut dire « être souverain ».
        Tu regardes trop la télé.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 19 février 21:20

        @samy Levrai

        Le mot « peuple » a le sens qu’on lui donne :

        • Si un peuple est une nation (comme on dit « le peuple inuit ») dont la caractéristique est de vivre sur un même territoire et de transmettre des us et coutumes, il s’agit d’une notion anthropologique et non pas politique
        • S’il s’agit d’un « ensemble de personnes qui, n’habitant pas un même territoire mais ayant une même origine ethnique ou une même religion, ont le sentiment d’appartenir à une même communauté », il s’agit d’une vision communautariste
        • S’il s’agit d’une classe sociale, elle s’oppose à la « bourgeoisie » et à la « noblesse », deux classes historiquement dominantes, l’une par l’argent, l’autre par l’hérédité. C’est dans cette acception que j’utilise le mot « peuple ».

        Il faut arrêter de lire Mickey.


      • Hugo Drax Hugo Drax 19 février 21:25

        @samy Levrai

        Tu regardes trop la télé.


        Et wé, Ce Lampion illumine en réfléchissant l’étrange lucarne ; après tout, c’est de son époque. Imaginez des heures durant, ces boomers, s’imbibant du fétichisme de la marchandise !
        On a obtenu des crétins narcissiques au psittacisme trollien flatulent et incontinent… Une seconde nature !

      • Hugo Drax Hugo Drax 19 février 22:38

        @Séraphin Lampion
        Le peuple est défini dans la constitution.
        Le royaume est devenu la nation, et, les sujets réifiés sont le peuple. De vouloir faire accroire que, comme dans les élections professionnelles où les cadres sup ne font pas partie du personnel, le peuple serait déjà une partition, permet aux plus narcissiques de s’identifier comme élite. 


      • Attila Attila 19 février 23:48

        @Séraphin Lampion
        «  Il faut arrêter de lire Mickey. »
         . . . et lire la Constitution, dans son préambule :
        Déclaration des Droits de l’homme et du Citoyen de 1789 :
        « Art. 3. Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation »

        .


      • Arogavox 20 février 00:16

        @Attila
        plus exactement (pourquoi ne pas citer directement le passage très concis ?) :

        « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

        Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »

         Ce qui exlue effectivement l’acception d’un peuple assimilé à une ’classe« .
         ( En notant par ailleurs, que le mot ’égalité » qui figure dans cette même constitution fait justement référence, non pas aux ineptes contre-sens d’une égalité-mêmeté, pas plus que du bizarroïde oxymore « égalité-des-chance », mais bien à une égalité en dignité visée par l’abolition Révolutionnaire historique des classes noblesse/clergé/tiers-Etat !)


      • samy Levrai samy Levrai 20 février 08:58

        @Séraphin Lampion
        Comme dans democratie ? quel est le Demos ? et dans le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple c’est une classe sociale ? Je pensais que nous étions sur un site politique pas en train d’ écouter la novlang de tf1...


      • samy Levrai samy Levrai 20 février 09:33

        @Aff le loup
        Et à part les mouches, qu’aimes tu ?


      • Jeanlaquille 20 février 07:58

        Il se dit, les « Russes n’avaient que la »Pravda« , mais tous savaient qu’elle mentait »...

        Nous nous avons de nombreux « médias » mais personne ne sait qu’ils mentent...


        • jef88 jef88 21 février 11:30

          @Aff le loup
          C’est de la con trition ? ? ?


        • rita rita 20 février 09:01

          Sans compter l’influence venue d’ailleurs !

          Pour quelques comptes offshores les politiciens sont prêts à tout et n’importe quoi !

          Pour un politicien vendre son pays aux étrangers est une action banale !

          Le mensonge est une des premières leçons dans les grandes écoles !


          • Raymond75 20 février 10:40

            Avec la discussion sur la gestion des retraites, notre démocratie malade atteint les sommets du grotesque :

            Ce qui est en cause, c’est un projet bâclé, incomplet, non budgété, avec des règles encore inconnues, et l’improvisation permanente pour gérer les cas particuliers que deux ans de ’concertation’ n’ont pu identifier !

            Le gouvernement se ridiculise en forçant à des délais trop courts de véritable négociation, et les oppositions se déshonorent avec leurs dizaines de milliers d’amendements qui n’ont ni queue ni tête, mais la seule volonté de faire obstruction. C’est scandaleux et infantile, et montre bien comme notre démocratie est malade.

            Pourquoi ne pas remplacer ces centaines de députés par un seul pour chaque groupe, muni du logiciel d’I.A. Watson, qui générerait automatiquement des amendements stupides par centaines ? Cela ferait des économies, car ces députés inutiles, tout aussi inutiles que les godillots de la majorité qui votent ’oui’ sur ordre, sont des parasites.


            • McGurk McGurk 20 février 13:17

              @Raymond75

              mais la seule volonté de faire obstruction. C’est scandaleux et infantile, et montre bien comme notre démocratie est malade.

              N’ayant aucun contre-pouvoir face à un gouverment/parti majoritaire fous à lier, la seule arme disponible était l’obstruction par tous les moyens possibles.

              De toute manière, il n’y a aucun dialogue réel ni de consensus de base permettant à tout le monde de s’asseoir autour d’une table pour discuter. On nous raconte « qu’il y a urgence à réformer » alors que ce n’est qu’une idéologie qui cache une logique de marché remplaçant, à terme, le système social.

              En résumé, une marchandisation extrême de la société qui n’est plus que le jouet des entreprises. L’Etat sert d’intermédiaire complice à la destruction de notre pays et de sa vocation en partie sociale.

              L’Etat se dessaisis progressivement de toutes ses responsabilités tout en gardant ses anciennes prérogatives, ce qui n’a absolument aucun sens et montre indubitablement à quel point il a perdu les pédales.

              les godillots de la majorité qui votent ’oui’ sur ordre, sont des parasites.

              C’était là le contrat d’adhésion desdits députés ayant voulu appartenir à ce mouvent qui n’est, au passage, même pas un parti politique et encore moins démocratique.

              Interdit de sortir des ordres donnés, interdiction de voter selon son choix, unanimité de parole et d’idéologie, admiration sans borne des « chefs » et vanter leur « génie ». Bienvenue en URSS.

              La dernière fois, cette « blondasse » qui qualifiait Macron de « génie » m’a bien fait rire. Il n’y a plus de limite entre, d’une part, le point de vue personnel et, d’autre part, l’idéologie.

              Et le pire, c’est qu’à la télé, ça passe comme une lettre à la poste devant un présentateur impassible et donc complice de cette mascarade car il n’y a pas le moindre gramme de critique, dérision ou opinion (ils sont censés être journalistes !).


            • McGurk McGurk 20 février 11:40

              Quel niveau d’abstention faudra-t-il atteindre pour que le personnel politique, élu dans de telles conditions et réduit à l’impuissance, comprenne qu’il n’est plus représentatif ni légitime ?

              La question n’est même plus là.

              La classe politique sait parfaitement que la population la méprise mais l’objectif n’est plus, depuis longtemps, d’exaucer la volonté des électeurs. Il est, au contraire, d’accéder aux postes de pouvoir afin de promouvoir son intérêt personnel (pouvoir et argent) en faisant voter les couillons qui restent assez naïfs pour croire que même le pire gouvernement est mieux que « le fascisme » (donc des « extrêmes »).

              Et quelles colères ne risquent-elles pas d’exploser avant que les « élites » auto-reconductibles qui pérennisent ce système ne prennent conscience qu’il ne suffit plus de dégager les sépulcres blanchis, et que l’on vomit aussi le système qui les reproduit ?

              Le système politique est construit sur le mode de l’immédiateté et non pas de ka pérennisation. Tout ce qui est entrepris un jour peut être défait le lendemain.

              Une vision à très court terme donc, où l’argent a une place fondamentale et quasi exclusive le thème de la démocratie et du citoyen étant très minoritaires et que de façade.

              Par ce qui compte, au final, c’est qui gouverne et qui est gouverné. Une équation binaire depuis longtemps obsolète et intenable mais qui perdurera jusqu’à extinction.


              • Arogavox 20 février 13:43

                @McGurk

                « Le système politique est construit sur le mode de l’immédiateté et non pas de la pérennisation. »

                 Ne saurait-on imaginer des réactions constructives à partir de cette remarque fort intéressante ?
                 Notre politicaillerie actuelle navigue à vue à côté d’un paramètre capital qu’il est totalement irresponsable (de feindre ?) d’ignorer à ce point : le temps, la durée.
                  
                  Une célébrité avait fait remarquer que les gouvernements étaient censés appliquer une prospective sur une duré proportionnelle à leur poids démographique.
                 ( Le budget prévisionnel d’une maire de quelques centaines d’habitants n’est pas censé voir aussi loin que celui d’une capitale ... ni que celui d’un région, ou d’un petit pays ... ou d’un pays-continent !)
                  
                  Deux impératifs contradictoires s’opposent dans l’adoption d’un système de pouvoir :
                   gérer l’urgence par une hiérachie resserrée (avec un duce qui aboie ses ordres ou diktats aux petits soldats qui s’exécutent le doigt sur la couture du pantalon)
                   ou bien (en même temps ?) : « gouverner c’est prévoir »

                 En temps de guerre, (d’urgence), il est assez compréhensible que la nécessité de temps de réaction rapides justifie une hiérarchie pyramidale resserrée et autoritaire qui a peu de chaces de rester très ’démocratique’.

                 Mais en temps de paix, qu’est-ce qui empêche de laisser au peuple le pouvoir de s’auto-consulter, d’évaluer individuellement et collectivement des mesures de la Volonté générale ?

                 Alors qu’un pays comme la Chine a certainement des visées de l’ordre du siècle, notre royauté-élective française reste calée sur des califats de 5 ans !

                  Le manque d’imagination ou d’ambition de nos ’protestataires’ actuels ne serait-il pas dû à leur confusion entre vitesse et précipitation ?
                  Pourquoi ne pas laisser à ceux qui y tiennent tant le dispositif qui leur fournit leurs zélus et zélites si pratique pour se défausser des responsabilités citoyennes de choix politiques ? ... pour les urgences ! 
                 Par contre qu’est-ce qui nous empêcherait de co-inventer et co-mettre en place un autre système, nouveau, parallèle (ou orthogonal, en regard d’une forme d’indépendance) qui aura pour objectif de gérér (cette fois démocratiquement) le temps long (de l’ordre d’une 20aine d’années ) pour ce qui est des questions sociétales, ou autres engageant notre pays au-delà de 5 ans ! 

                 
                 


              • McGurk McGurk 20 février 14:35

                @Arogavox

                par contre qu’est-ce qui nous empêcherait de

                Les (grands) intérêts privés. C’est là, au fond, l’un des deux piliers de la crise démocratique.

                Alors qu’un pays comme la Chine a certainement des visées de l’ordre du siècle, notre royauté-élective française reste calée sur des califats de 5 ans !

                D’où l’utilité du septennat.

                La Chine a une vision peut-être plus longue mais simplement en termes politiques et géographiques. Le tout est d’instaurer un système moderne afin de contrôler les « citoyens » afin qu’aucune révolte ne puisse éclater.

                Par contre, au niveau économique, elle a sûrement la vue la plus courte du monde vu les catastrophes sociétales et environnementales. Le fabricant de la planète ne peut, en conséquence, pas prévoir à long terme car obligé de remplir ses obligations à court terme, produire.


              • Arogavox 20 février 15:00

                @McGurk
                 je ne vois pas en quoi les (grands) intérêts privés (non majoritaires selon la perspective d’évaluations démocratiques de la Volonté Générale) pourraient empêcher des démocrates déterminés de partager (pourquoi pas bénévolement) l’instauration d’un dispositif accessible par tous et connu de tous permettant à chacun et à tous d’exposer et de lire quelles sont les choix d’avenir de chacun ! 
                  Un tel dispositif, même s’il ne parvenait pas à être officialisé un jour, détiendrait toutefois le pouvoir à la fois de mesurer et de faire connaître, à l’intérieur de nos frontières comme à l’international, la réelle volonté des Français à long terme :
                les ruses, électorales ou finacières, auraient bien plus de mal à tromper le monde.

                 ( Concerant la Chine et même la Russie, j’ai le souvenir de visions à long terme fort bien planifiées par ceux qui étaient en position de les exposer publiquement dans nos média ... Je n’ai pas le souvenir d’exposés équivallent concernant la France  même si cela n’implique pas que je le déplore ; mais il ne semble pas que ce souci de pérennité soit présent dans les occupations politico-médiatiques en notre beau pays ) 


              • Arogavox 20 février 15:19

                Ceci serait-il une fatalité imposée par les (grands) intérêts privés ?

                « De toute manière, il n’y a aucun dialogue réel ni de consensus de base permettant à tout le monde de s’asseoir autour d’une table pour discuter. »

                 Une partie de la base n’a-elle pas réussi à discuter en s’asseyant autour des rond-points ? 
                  Pour réaliser la mise en place d’un dispositif plus approprié à notre millénaire, ne serait-il pas pertinent d’envisager un remue-méninges plus crédible et mieux pensé que la mascarade du « Grand Débat National » qui a fait un flop inaudible !
                  Relever le défi citoyen d’une prospective politique sur une 20aine d’années laisse envisager la nécessité de faire appel à un maximum de Français riches d’un minimum d’expérience : certes pas trop âgés, mais si possible, pas nés de la dernière pluie non plus ! En ce cas, au lieu de reculer l’âge de la retraite, il conviendrait au contraire de l’avancer pour permettre au devoir citoyen le loisir de déployer ses fleurs !


              • McGurk McGurk 20 février 15:29

                @Arogavox

                Parce que les intérêts politiques des partis sont aussi à court terme. D’autre part, ils sont fortement conditionnés au fait que, sans argent, ils ne pourraient pas continuer à entretenir leur machine de guerre (appelé « parti »).

                Or, sur ce point, les entreprises sont les seules disposant d’une enveloppe suffisante pour subvenir à leurs besoins (et lubies). II y a donc, ici, un fort lien de dépendance vis-à-vis e la sphère économique.

                D’autre part, comme vous le savez déjà, ce petit monde car au sommet de l’échelle ils se retrouvent tous se connaît et se côtoie. C’est une caste qui s’auto-protège de tout ce qui pourrait lui arriver afin d’affirmer leur position sociale et marquer leur territoire.

                Peu d’hommes politiques peuvent, aujourd’hui tout du moins, se vanter d’être « indépendant » (financièrement, idéologiquement) car ils participent tous à cette stratégie de monopolisation du pouvoir et des ressources associées.

                Donc, pour répondre à votre question, il faudrait un très grand nombre de politiques sincères, irréprochables et indépendants pour arriver au résultat que nous escomptons (vainement) tous.

                Dans le cas même où cet évènement très improbable arriverait, le pouvoir restant ferait bien entendu et ce successivement appel à la Justice (de façade), puis à la police et enfin à l’armée. Parce que, dans ce « grand dessein », ils répliqueraient que les « intérêts nationaux » sont supérieurs aux intérêts « individuels » (les « ploucs sales et sans avenir qui votent sans même savoir pourquoi »).

                Pour que le système tombe, il faut que le premier stade soit franchi càd que la police laisse tomber le gouvernement (bonne chance vu la réforme des retraites). Ensuite, inévitablement, l’armée sera appelée à la rescousse et le pouvoir sera alors directement discrédité.

                Ce second stade atteint, il sera parfaitement clair pour tout le monde (pays étrangers inclus) qu’on est bien en dictature. Le gouvernement aura soit le choix de poursuivre (guerre civile à la clé) soit de se rendre.

                Voilà pourquoi je suis sceptique face à votre idée. Non pas qu’elle n’est pas réaliste ou réalisable, mais parce que les enjeux de la caste politico-économiques sont trop grands pour qu’ils se permettent de tout perdre.

                J’espère néanmoins qu’on ira pas jusqu’à la fin de ma « prédiction » mais, vu comment les choses évoluent, j’ai peur que cela ne se réalise...


              • McGurk McGurk 20 février 15:35

                @Arogavox

                D’ailleurs, à ce sujet, on est au stade « 3/4 » utilisation déviante et abusive de la police, avec des policiers en colère, fatigués car surexploités et détestés.

                Reste à savoir combien de temps il faudra pour atteindre le « 1 ».


              • pemile pemile 20 février 15:53

                @Arogavox "Pour réaliser la mise en place d’un dispositif plus approprié à notre millénaire, ne serait-il pas pertinent d’envisager un remue-méninges plus crédible et mieux pensé "

                Encore faudrait-il que les gens n’y fuit pas la contradiction et y soit de mauvaise foi comme vous sur le sujet de la crypto/confidentialité !


              • foufouille foufouille 20 février 16:18

                @McGurk

                en 40, ils ont fait collabo pour beaucoup ............


              • CRICRI59 CRICRI59 20 février 18:54

                @McGurk

                https://www.facebook.com/le.message.org/videos/1074197729331980/?t=4

                 A visionner De Gaulle et la constitution

                Bonjour il faut simplement changer le mode de scrutin pour prendre en compte les bulletins nul, vierge et les abstentions, c’est comme cela que macron a été élu avec moins de 20% des inscrits, nous sommes dans une république bananière.

                Quel serait le mode de scrutin idéal selon vous ?.


              • Arogavox 20 février 20:24

                @CRICRI59

                 _ bis repetita :

                selon l’Universalis :

                « De l’Antiquité grecque jusqu’au XIXe siècle, seul un régime que nous appelons aujourd’hui démocratie directe, où les lois sont débattues et votées par l’assemblée (ekklèsia) des citoyens, pouvait être qualifié de démocratique.

                La désignation des gouvernants par l’élection, en réservant le pouvoir à « quelques-uns » et non « à tous », était considérée comme un procédé aristocratique. »


              • McGurk McGurk 20 février 20:37

                @CRICRI59

                Et, comme je vous le dit à chaque fois, cela changera peu de choses en réalité.
                Un système qui n’est pas judicieusement réformé et expurgé de sa gangrène ne peut pas prendre de nouveau départ.


              • tashrin 20 février 12:14

                Article bien écrit et pertinent, ca change, merci

                Tout à fait d’accord sur le constat, mais qui malheureusement est déjà bien connu. Faire oeuvre de pedagogie est louable, mais ceux qui restent à informer ne viendront pas ici, sinon ils le seraient déjà

                Je partage egalement votre vision du lobbyisme, j’ai jamais compris pourquoi cette activité était légale. Ca revient à institutionnaliser le trafic d’influence et la corruption.

                Certes, il y a du boulot, mais c’est le prix à payer pour que la démocratie française sorte du bourbier où elle est enlisée, et pour que le personnel politique retrouve la confiance perdue.

                Beaucoup moins optimiste que vous sur la conclusion néanmoins. On n’y arrivera pas, nous sommes à la fin d’un cycle, et corriger l’existant devient quasi impossible tellement l’ampleur de la tache est enorme et les dissensions nombreuses. Les choses iront probablement de mal en pis jusqu’à devenir insupportables (la reforme du mode de calcul des assedic qui entre en vigueur en avril va être interessante de ce point de vue, parce que ca va être vraiment saignant et les gens n’en ont pas encore pris la mesure).

                Jusqu’à l’arrivée d’un homme providentiel plébiscité en desespoir de cause qui nous emmenera vers des horizons incertains... un ptit air de dejà vu quoi


                • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 20 février 16:37

                  @tashrin

                  Bon, on va faire un récapitulatif de ce qui va vraisemblablement se passer sans prouver quoi que ce soit :

                  -Augmentation des changements de lois de plus en plus liberticides, antichrétiennes et vendues à l’étranger.

                  -Augmentation de l’hostilité à Macron.

                  - Les 3 rois encore vivants (Giscard, Sarko, Flamby) vont se rebeller au Conseil Constitutionnel mais Macron va leur retirer leurs prérogatives.

                  -Destruction de Paris, des Parlementaires, et d’une autre très grande ville.

                  -Avènement d’un Roi nommé par Dieu et recevant une verge de fer pour paître les nations.

                  -Rétablissement petit à petit de la paix et des lois naturelles, destruction de ceux qui tenaient le peuple sous leurs coupes.


                • tashrin 24 février 12:00

                  @Aff le loup
                  * A cet égard, il faut être cohérent en tant que citoyen électeur ! Combien de ceux-ci enfreignant leur engagement républicain sont néanmoins ré-élus ?
                  Tout à fait d’accord
                  Je m’etonne toujours du fait qu’on exige un casier judiciaire vierge pour n’importe quel membre du personnel d’entretien categorie C d’une collectivité locale sous pretexte qu’il s’agit d’un fonctionnaire, et qu’on ne l’exige pas d’un élu


                • OJBA 20 février 14:33

                  Et quand on pense qu’on risque un PV pour stationnement gênant lorsqu’on stationne sa voiture devant sa porte de garage, parce que ce serait « privatiser l’espace public ». ...


                  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 20 février 15:52

                    @OJBA

                    En principe, les droits de l’homme de 1789 suffisent à montrer que c’est permis :

                    ART. 4. — La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui ;
                    ART. 5. — La loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la société.


                  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 20 février 16:46

                    @Aff le loup

                    Si l’espace public n’appartient à personne, pourquoi des panneaux privilégient certaines routes aux riverains seulement ? C’est donc que l’Etat reconnaît une priorité aux riverains sur les autres Français.


                  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 20 février 17:00

                    @Aff le loup
                    Ah ! Comme c’est rassurant.


                  • zygzornifle zygzornifle 20 février 17:00

                    Quelques capitaines d’industrie et financiers milliardaires, ont pris le contrôle des principaux médias français, grâce auxquels ils inondent l’opinion publique d’une information orientée dans le sens de leurs choix et de leurs intérêts

                    ça été dit au moment de l’élection de leur homme , le Macron et tous les veaux ont veautés pour lui en connaissance de cause , syndicats et partis de gauche en tete .....


                    • Buzzcocks 20 février 17:14

                      @zygzornifle
                      Si on prend, par exemple, la circonscription d’Evry qui vote à gauche (ancien fief de Valls), le députe LREM a été élu par 7000 voix sur 77 000 inscrits. Donc arrêtez un peu avec vos messages « tous des veaux, fallait voter lepen ».
                      Mais si avec 7000 voix, il a été élu, c’est que son adversaire du second tour a fait encore moins.... donc il n’aurait pas été plus légitime.
                      Le système électoral est fait pour qu’un parti qui ne représente pas grand chose puisse gouverner sans concession. Ca a été voulu par mongénéral, et ses successeurs ont trouvé ça trop pratique pour changer de système.


                    • Yann Esteveny 20 février 19:20

                      Message à l’auteur,

                      Votre titre « La République française, une démocratie privatisée » est pertinent.

                      Vous auriez pu rajouter qu’elle l’est depuis ses débuts.
                      La République Française est une création du libéralisme économique sans foi et qui fait sa loi depuis plus de 200 ans. Depuis ses débuts, la République Française a tué la « démocratie locale » existant au niveau de la commune. La municipalité a été créée dans cette perspective dès 1787. Avec la révolution française, le pouvoir de la commune passe entre les mains du maire municipal agent de l’état. Même principe avec la suppression des parlements régionaux au profit d’une assemblée nationale sous la coupe d’intérêts marchands.
                      Quant à la démocratie c’est du rêve collectif vendu au peuple depuis plus de 200 ans. Vendu avec beaucoup de succès d’ailleurs car depuis, beaucoup croient ou ont cru durant toute leur vie qu’ils dirigeaient le pays et qu’ils ont vécu dans une « démocratie ».

                      Notre pays est une ploutocratie aux antipodes de la Démocratie Athénienne et de la République Romaine.

                      Respectueusement


                      • foufouille foufouille 20 février 19:28

                        @Yann Esteveny

                        « Notre pays est une ploutocratie aux antipodes de la Démocratie Athénienne et de la République Romaine. »

                        avec de nombreux esclaves ..........


                      • yvesduc 20 février 19:27

                        Quelle démocratie ? Ça fait un moment que notre République n’en est plus une. Seuls restent l’état de droit et certaines habitudes en carton-pâte…


                        • sylvain sylvain 20 février 19:59

                          le capital est insaisissable, l’etat est violent

                          Peut on imaginer le retour de la nation sans le retour de l’état ?

                          le problème n’est pas la disparition des nations, mais ce qui est en train de les remplacer, sur lequel nous n’avons pas encore de prise, mais ça va venir . Il vaudrait mieux se concentrer la dessus


                          • Xenozoid Xenozoid 20 février 20:12

                            Vivant dans le pays des morts. Ils mangent de la nourriture morte avec des fausses dents. Leurs bâtiments ont de fausses façades, leur stations de radio et de télévision diffuse de l’air vicié. Ils tuent le temps entant que spectateurs de fausses images.
                            Leurs corporations sont coupables de publicité mensongère, et leurs offres d’emploi » ne sont que des opportunités de mauvais traitements meurtriers, un ennui mortel, et la soumission fatale ; ils exigent de vous le respect des échéances, comme pour dresser des tentes dans des camps de la mort. Est-ce que l’impasse justifie les moyens ? Ils habitent les villes mortes et font des faux mouvements, n’allant vraiment nulle part, marchent jour après jour, le même chemin de désespoir. Même leur air est conditionné. Ils vous demandent de donner votre vie pour leur pays, pour leurs religions, leurs économies, vous laissant avec seulement. . . . Leur système est organisé par l’intelligence artificielle et ne fournit que de la réalité virtuelle. Leur culture vous cloue et vous ennui à mort, leur mode de vie est sans vie, leur existence est une impasse permanente. Tout à leur propos pue la mort et le faux. La seule chose qui est insupportable, c’est que rien n’est insupportable. Quand allons-nous demander plus ?
                            La lutte pour la vie, la vraie vie. Combat petit con , la vie est réel !
                            Bienvenu dans le pays des vivants déja mort.


                            • Arogavox 20 février 20:44

                              @Xenozoid

                              « et leurs offres d’emploi » ne sont que des opportunités de mauvais traitements meurtriers, un ennui mortel, et la soumission fatale  » 

                               suggestion pour une prochaine version : 
                               ... et leurs prothèses de cerveaux numériques ont plusieurs coeurs tandis que leurs enveloppes charnelles n’ont plus du tout de coeur ...


                            • Xenozoid Xenozoid 21 février 19:09

                              @Arogavox

                              on aura l’émergence d’une nouvelle conscience ?


                            • cleroterion cleroterion 21 février 07:47

                              Bon article. Pour venir à bout de ce système je propose d’instaurer L’EGALITE POLITIQUE des députés. Le principe est simple : tout groupe de députés à le droit de faire des propositions de loi, c’est une assemblée populaire qui vote pour le meilleur projet. L’idée est développée plus en détail dans mon dernier article sur A.VOX.


                              • julius 1ER 21 février 09:04

                                D’ accord pour le constat, mais pour les solutions ?????

                                la concentration des médias dans les mains de quelques milliardaires est un phénomène objectif.... Coluche aurait dit : il suffit qu’on ne les achète plus pour qu’ils ne se vendent plus !!!!!(en parlant des journaux )

                                au delà de la boutade, la problématique est la même que lorsque F Mitterand a libéré les ondes dans les années 80, avec la création des radios-libres sic .....que croyez vous qu’ils se passât ????

                                au bout de quelques mois, voire quelques années la plupart ont été absorbées par de grands groupes médiatiques car pour survivre et vivre et se développer il faut de l’argent et l’argent, c’est le lecteur et l’auditeur qui le donne par son soutien et son soutien est façonné par l’intérêt qu’il porte au média en question .......

                                alors ???????????


                                • samy Levrai samy Levrai 21 février 10:39

                                  @julius 1ER
                                  Ils ne vendent plus leurs journaux, ils ont donc décidé de nous les faire payer, ils ont maintenant des subventions publiques...
                                  Quel est le choix ? 90% des médias de masse appartiennent à nos 9-10 milliardaires , les 10% restant appartiennent à l’Etat dont les « hommes politiques » sont redevables aux milliardaires qui les ont présentés dans leurs médias de masse... Il suffit de voir l’arnaque mediatique du banquier Macron...


                                • Julot_Fr 21 février 09:35

                                  Article de bonne intention mais a cote de la plaque. A la revolution francaise, l’aristocratie feodale a ete remplacee par l’oligarchie bancaire qui s’appuie sur leur controle de la monnaie, les paradis fiscaux et son reseaux de multinationales.. Niels et autre milliardaire francais ne sont que des pions, cadres intermediaire de ce reseau. Pour ne pas se faire completement anihiler dans une guerre qu on n a pas declare, il serait bon d’identifier l’ennemi proprement.


                                  • samy Levrai samy Levrai 21 février 10:42

                                    @Julot_Fr
                                    Ah bon les milliardaires ne sont que des pions..., au service d’un réseau de pauvres, peut être ?
                                    C’est beau comme novlang !


                                  • Julot_Fr 21 février 12:39

                                    @samy Levrai

                                    Vous savez lire ? L’aristocratie banquaire (les Rostshilt, Lazarre & co) domine les cadres intermediaires mis en avant pour gerer les actifs.. les Niels, les Dalio,... si vous savez lire, je vous conseil ’les raisons cachees du desordre mondiale’ par V. BUGAULT, c’est explique plus clairement


                                  • samy Levrai samy Levrai 21 février 12:49

                                    @Julot_Fr
                                    J’avais très bien lu mais je pense qu’il s’agit d’un fantasme... 
                                    Combien existe t il de milliardaires dans le monde ?


                                  • Julot_Fr 21 février 13:06

                                    @samy Levrai

                                    Une autre question plus judicieuse. A combien s’eleve le montant des actif financiers dans le monde ? Reponse : de l’ordre de 1500 trillion dont la plupart dans les produits derivatifs. Combien le commun des mortels et les milliardaires ’officialises’ possedent ils en cumules ? De l’ordre de 500 trillion (considerant 1 milliard de personne avec 200 000 € de capital et 7 milliard avec 50 000€ de capital) => a qui appartiennent les 1000 autre trillions ? La reponse n’est pas un fantasme, ca appartient a ces trillionnaire des dynasties bancaires dont la fortune est cachee dans les paradis fiscaux


                                  • samy Levrai samy Levrai 21 février 14:54

                                    @Julot_Fr
                                    Les trillons sont des mesures américaines et leurs billions sont nos milliards.
                                    Il n’y a rien à attendre des financiers ( travaillant pour les milliardaires ) et autres milliardaires, je ne comprends pas ceux qui veulent rester dans l’UE qui n’est qu’à leur service exclusif, les plus drôles sont ceux de « gauche », il ne se rende pas compte du ridicule absolu de leur positionnement. 


                                  • Julot_Fr 21 février 19:00

                                    @samy Levrai

                                    Encore une fois, vous repondez a cote. Sinon 1 trillion, c’est 1000 milliards


                                  • Xenozoid Xenozoid 21 février 19:05

                                    @Julot_Fr

                                    si on gagnait 1 euro par seconde

                                    en 11.5 jours on devient millionnaire

                                    et en 31.6 années on est milliardaire


                                    et trilionnaire après 1000 milliard ,ça aide la mémoire


                                  • samy Levrai samy Levrai 21 février 20:41

                                    @Julot_Fr
                                    L’argent appartient toujours à quelqu’un... et les milliardaires ne sont pas vraiment les pions... qu’il y en ait qui soient plus milliardaires que d’autres, surement , tout fini par disparaître.
                                    L’Histoire de France et du monde a montré a de multiples occasions qu’il n’y a pas de fatalités contre la main mise anglo saxonne qu’elle se renverse par les peuples souverains.


                                  • samy Levrai samy Levrai 21 février 20:47

                                    @Julot_Fr
                                    Non en français c’est le billion qui est 1000 milliards , c’est pour les américains que billion est milliard et trillion est 1000 milliards ( culture étrangère envahissante ...)

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Don Quichotte


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