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Législatives 2022 (11) : la vie politique n’est pas un long fleuve tranquille

« Puis le plaisir gratuit de jouer un rôle, au double sens d’agir sur les événements, et d’incarner un personnage ; l’amusement ironique, semi-amer, de tirer les ficelles des pantins, et de constater que c’est en somme assez facile. » (Jules Romains, "Les Hommes de bonne volonté", 1946).

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Il est très difficile d’analyser les résultats des élections législatives des 12 et 19 juin 2022. Certes, le parti présidentiel n’a plus la majorité absolue à l’Assemblée Nationale et cette seule donnée peut faire admettre la gifle que lui ont donnée les électeurs, mais ce n’est pourtant pas une défaite comme l’UMP l’avait vécue en juin 2012 ou le PS en juin 2017. Au contraire, en lui laissant la majorité relative, les électeurs ont laissé l’initiative au Président réélu Emmanuel Macron.

Ce qui est confirmé, c’est l’aspect du paysage politique connu dès le 10 avril 2022 et confirmé lors des trois scrutins suivants : les trois pôles, d’importance électorale sensiblement identique, le macronisme, le RN et la Nupes. Et l’extinction des deux anciennes forces dominantes, le PS et LR. Avec le scrutin majoritaire, Ensemble a bénéficié d’un léger avantage qui l’a conduit à avoir le groupe le plus important, mais ce n’est pas suffisant pour gouverner comme auparavant.

Dès le lundi 20 juin 2022, Emmanuel Macron a déjeuné à l’Élysée avec Élisabeth Borne, François Bayrou et Édouard Philippe (exit Richard Ferrand et Christophe Castaner, battus). Parallèlement, les appétits s’expriment : Éric Woerth a annoncé son intention d’être candidat au perchoir. Le perchoir est acquis à la majorité présidentielle puisque, après deux tours infructueux, le troisième tour ne demanderait que la majorité relative. À moins de faire un cadeau à un éventuel nouveau partenaire… La réponse le 28 juin 2022, à l’ouverture de cette nouvelle législature.

Depuis trois jours, en tout cas, le pouvoir s’active pour apporter sa grille d’analyse et ses initiatives. Conformément à la tradition républicaine après des élections législatives, la Première Ministre Élisabeth Borne a présenté le 21 juin 2022 sa démission au Président de la République mais ce dernier l’a refusée. Loin d’être une marque de confiance, c’est plutôt une marque de défiance différée, puisque Emmanuel Macron ne l’a donc pas reconduite à Matignon. Dans la matinale de France Inter le 22 juin 2022, le président du MoDem François Bayrou y est même allé à la sulfateuse : pour lui, la situation exigerait un (ou une) chef du gouvernement politique et pas technique. Je pense qu’il a raison même si je ne doute pas qu’il pense à lui-même. Il faut un politique expérimenté capable de montrer que le pouvoir a compris le message des électeurs, et même, les messages.

Alors qu’Élisabeth Borne a réuni son gouvernement en conseil de cabinet à Matignon, afin de montrer que ses ministres travaillaient, Emmanuel Macron, lui, a reçu tous les chefs de parti. Cela paraît normal, dans une situation parlementaire inédite, de consulter l’ensemble des partis parlementaires pour connaître leurs intentions, leur état d’esprit. Il a rencontré notamment Christian Jacob, Fabien Roussel, François Bayrou, Marine Le Pen, Olivier Faure, Stanislas Guérini, Franck Riester, Adrien Quatennens, Édouard Philippe, Julien Bayou, etc.

Dans les résultats, il faut remarquer une chose simple : si Ensemble faisait une alliance avec LR (64 sièges avec ses alliés centristes), alors, il y aurait une majorité absolue, durable et stable. C’est ce que souhaitent des personnalités LR comme Jean-François Copé, ou encore Christelle Morançais (présidente du conseil régionale des Pays-de-la-Loire), avec un contrat de coalition (où la barre serait haute). Certains imaginent même le nouveau député LR Philippe Juvin nommé Ministre de la Santé.

Toutefois, ceux des LR qui prônent une telle démarche sont ultraminoritaires et Christian Jacob, président épuisé de LR, qui n’a pas voulu se représenter aux législatives et qui quittera la vie politique dans quelques mois (quand son successeur sera choisi), a redit son opposition ferme et stricte de toute compromission avec Emmanuel Macron. Pourquoi, alors qu’ils ne sont pas si éloignés que cela du fond ? Parce qu’ils ne font pas confiance à Emmanuel Macron pour jouer honnêtement le jeu. En effet, en acceptant une démarche de coalition, alors que les députés LR ont été élus en opposition à Emmanuel Macron, ils se renieraient vis-à-vis de leurs électeurs. À terme, cela signifierait la mort définitive de LR, se répartissant soit à Ensemble (comme Horizons, Agir, etc.), soit au Rassemblement national pour une opposition frontale. Donc, il est clair que la position de LR n’est pas dictée par l’intérêt général (il faut gouverner la France) mais par sa seule préoccupation partisane (sauve qui peut !). Il est plus confortable de rester dans l’opposition et de compter les points, de critiquer que de s’engager dans l’action.

Emmanuel Macron, au contraire, veut prendre à témoin le peuple des partis de bonne volonté et des autres. Et là, stupeur ! Les deux partis les plus responsables sont le Parti communiste français et le RN. Fabien Roussel a dit clairement l’urgence des mesures pour le pouvoir d’achat. Quant à Marine Le Pen, elle ne veut pas faire de bruit, elle veut que ses 89 députés RN montrent aux Français leur esprit de responsabilité, prêts à gouverner aux prochaines échéances. Elle cherche avant tout la respectabilité et son respect pour les institutions.

Toutefois, il paraît à peu près acté que la majorité présidentielle ne ferait aucune alliance avec les deux groupes extrémistes, FI et RN. Elle préférerait rechercher des majorités d’idée avec les députés LR, les députés PS et les députés EELV.

Ce qui est à noter, c’est que le total Nupes + RN fait moins que le total Ensemble, et donc, bien moins que la majorité absolue. Très clairement, FI s’est montré le plus opposé à Emmanuel Macron. Avant même d’écouter le discours de politique générale planifié le 5 juillet 2022, FI entend déposer une motion de censure. Dans le jeu de poker menteur, il y a des personnes de bonne volonté et d’autres de moins bonne volonté. Le naturel est d’ailleurs revenu au galop avec Jean-Luc Mélenchon qui a réclamé sans succès de construire un groupe unique de la Nupes, au contraire des accords électoraux avec le PCF, le PS et EELV. Évidemment, on comprend l’arnaque : avec un seul groupe, Jean-Luc Mélenchon achèverait définitivement le PS et toute velléité d’indépendance (à FI) de la gauche. Le putsch hégémoniste de FI n’a cependant pas pris. C’était trop gros.

Autre constat qui a aussi son importance historique : les centristes restés dans l’alliance traditionnels avec LR sont très fortement réduits, laminés, voire anéantis, en particulier l’UDI qui a subi un désastre électoral, notamment avec la défaite de son président Jean-Christophe Lagarde face à la médiatique Raquel Garrido. À mon sens, c’est très logique : les électeurs ne comprennent pas pourquoi ces centristes ont soutenu Valérie Pécresse qui cherchait (mal) à faire de la surenchère avec Éric Zemmour dans une fuite en avant vers l’extrême droite (d’où les 89 élus RN). La logique était qu’ils soutinssent Emmanuel Macron, le seul candidat véritablement favorable à la construction européenne. Cette incompréhension s’est soldée par un tsunami électoral (à petite échelle car c’était un petit parti, mais il faut vraiment insister, c’était un tsunami). Il n’y a d’avenir du centre (européen, social, démocrate) qu’au sein de la majorité macronienne.

Les groupes commencent à s’organiser au Palais-Bourbon. Le 21 juin 2022, Mathilde Panot a été réélue présidente du groupe FI. Le 22 juin 2022, Aurore Bergé a été élue présidente du groupe Renaissance (LREM), poste qu’elle convoitait depuis longtemps, tandis qu’André Chassaigne a été réélu président du groupe communiste (qui survit grâce à des députés ultramarins).

Emmanuel Macron devrait s’exprimer aux Français ce mercredi 22 juin 2022 à 20 heures avant sa "séquence" internationale qui va lui prendre une dizaine de jours : Conseil Européen, Sommet des G7 et Sommet de l’OTAN.

Je termine pour citer quelques noms connus des élus, réélus et battus, liste non exhaustive bien entendu. L’Assemblée Nationale s’est renouvelée à 52% après déjà un renouvellement de 77% en 2017.


I.1. Les battus du premier tour :

Ensemble : Jean-Michel Blanquer, Emmanuelle Wargon, Nathalie Élimas, M’jid El Guerrab, Manuel Valls.
LR : Julien Aubert, Guillaume Larrivé, Sébastien Huyghe, Philippe Benassaya.
UDI : Valérie Six, Michel Zumkeller, Agnès Thill.
Reconquête : Éric Zemmour, Guillaume Peltier, Marion Maréchal (candidate suppléante).
PS : Jérôme Lambert.
Divers : Martine Wonner, Joachim Son-Forget.
PRG : Sylvia Pinel.


I.2. Les 5 élus du premier tour :

Ensemble : Yannick Favennec.
Nupes-FI : Sophia Chikirou, Danièle Obono, Alexis Corbière, Sarah Legrain.


II.1. Les battus du second tour :

Ensemble : Richard Ferrand, Christophe Castaner, Amélie de Montchalin, Justine Bénin, Brigitte Bourguignon, Pierre-Yves Bournazel, Élisabeth Moreno, Roxana Maracineanu, Patrick Mignola, Laetitia Avia, Émilie Chalas, Isabelle Florennes, Bérangère Abba, Laurent Pietraszewski.
RN  : Philippe Morenvillier.
Nupes : Cédric Villani.
LR : Brigitte Kuster.


II.2. Les élus du second tour :

Ensemble : Élisabeth Borne, Gérald Darmanin, Marie Lebec, Sarah El Hairy, Aurore Bergé, Gabriel Attal, Clément Beaune, Olivier Véran, Barbara Pompili, Geneviève Darrieussecq, Brigitte Klinkert, Paul Midy, Thierry Benoît, Philippe Vigier, Éric Woerth, Damien Abad, Jean-Noël Barrot, Olivier Becht, Hervé Berville, Jean-Louis Bourlanges, Yaël Braun-Pivet, Céline Calvez, Frédéric Descrozaille, Olivier Dussopt, Olivier Falorni, Marc Fesneau, Anne Genetet, Joël Giraud, Carole Grandjean, Olivia Grégoire, Stanislas Guérini, Sacha Houlié, Cyrille Isaac-Sibille, Luc Lamirault, Aude Luquet, Gilles Le Gendre, Frédéric Valletoux, Roland Lescure, Sylvain Maillard, Laurence Maillart-Méhaignerie, Bruno Millienne, Karl Olive, Bertrand Pancher, Richard Ramos, Robin Reda, Franck Riester, Prisca Thevenot, Stéphane Travert, Laurence Vichnievsky, Patrick Vignal.

RN : Marine Le Pen, Edwige Diaz, Bruno Bilde, Sébastien Chenu, Anaïs Sabatini, Philippe Ballard, Laurent Jacobelli, Laure Lavalette, Thomas Ménagé, Emmanuelle Ménard (proche RN), Julien Odoul.

Nupes-FI : Clémentine Autain, Mathilde Panot, Bastien Lachaud, Aurélie Trouvé, Éric Coquerel, Clémence Guetté, Danielle Simonnet, Manuel Bompard, François Ruffin, Bénédicte Taurine, Adrien Quatennens, Ugo Bernalicis, Louis Boyard, Aymeric Caron, Caroline Fiat, Raquel Garrido, Rachel Keke, Antoine Léaument, Michel Sala.

Nupes-PCF : Fabien Roussel, Stéphane Peu, Elsa Faucillon, André Chassaigne, Sébastien Jumel, Pierre Dharréville.

Nupes-EELV : Julien Bayou, Sandrine Rousseau, Eva Sas, Sandra Régol, Delphine Batho, Marie Pochon.

Nupes-PS : Valérie Rabault, Olivier Faure, Jérôme Guedj, Guillaume Garot, Boris Vallaud, Gérard Leseul, David Habib, Dominique Potier.

Nupes (divers) : Aurélien Taché (ex-LREM).

LR : Aurélien Pradié, Fabien Di Filippo, Annie Genevard, Marc Le Fur, Philippe Gosselin, Jean-Pierre Vigier, Pierre Cordier, Thibault Bazin, Xavier Breton, Éric Ciotti, Pierre-Henri Dumont, Victor Habert-Dassault, Michel Herbillon, Patrick Hetzel, Philippe Juvin, Constance Le Grip, Olivier Marleix, Pierre Morel à L’Huissier, Marie-Agnès Poussier-Winsback, Raphaël Schellenberger, Vincent Seitlinger, Michèle Tabarot.

UDI et Les Centristes : Charles de Courson, Meyer Habib, Jean-Luc Warsmann.

DLF : Nicolas Dupont-Aignan.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (22 juin 2022)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Allocution du Président Emmanuel Macron le 22 juin 2022 (texte intégral et vidéo).
Législatives 2022 (11) : la vie politique n’est pas un long fleuve tranquille.
La marque Le Pen fonctionne toujours aussi bien.
Législatives 2022 (10) : un train peut en cacher un autre.
Résultats du second tour des élections législatives du 19 juin 2022 (Ministère de l’Intérieur).
TVA : Mélenchon, champion du monde de la mauvaise foi.
Législatives 2022 (9) : procès d’intention, soupçons, fake-news, calomnie : le complotisme mélenchonien.
Législatives 2022 (8) : aucune voix ne doit manquer à la République !
Allocution du Président Emmanuel Macron le 14 juin 2022 à Orly (texte intégral et vidéo).
Législatives 2022 (7) : Liberté, Égalité, Choucroute.
Résultats du premier tour des élections législatives du 12 juin 2022 (Ministère de l’Intérieur).
Législatives 2022 (4) : sous la NUPES de Mélenchon.
Élysée 2022 (53) : la composition sans beaucoup de surprises du premier gouvernement d’Élisabeth Borne.
Pour Jean-Louis Bourlanges, c’est la capitulation et la bérézina !
Législatives 2022 (3) : Valérie Pécresse mènera-t-elle Les Républicains aux législatives ?
Législatives 2022 (2) : la mort du parti socialiste ?
Législatives 2022 (1) : le pari écolo-gauchiste de Julien Bayou.
Élysée 2022 (49) : vers une quatrième cohabitation ?
Élysée 2022 (44) : la consécration du mélenchonisme électoral.
Élysée 2022 (43) : le sursaut républicain !


 


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7 réactions à cet article    


  • Clocel Clocel 23 juin 08:15

    Quid du premier parti de France, les abstentionnistes ?


    • Albert123 23 juin 14:28

      @Clocel

      il sera dans la rue prochainement, la Nature ayant horreur du vide, l’opposition inexistante au sein des institutions se reformera dans la rue.

      les seuls qui se félicitent de cette « proportionnelle », de cette défaite du macronisme, de cette victoire du FN ou de LFI ou de NUPES sont toujours les même abrutis qui continuent de voter comme leurs parents votaient avant eux


    • zygzornifle zygzornifle 23 juin 09:19

      Bah, Macron est un fourbe il arrivera a s’en tirer quitte a foutre la merde partout et a accuser les autres, c’est dans sa seconde nature .....


      • ETTORE ETTORE 23 juin 10:40

        « La vie politique n’est pas un long fleuve tranquille »

        Ouahhhh,.... Rakotonanobis....Quelle clair-voyance ! Madre !

        Pour que ce soit tranquille( et pas seulement QUE pour les politiques) il faudrait peut être moins de barrages, et moins « draguer » dans le limon inutile !

        Quant à la politique voulue par votre AIR BnB, et qui ne ressemble plus qu’à une mauvaise passe à poisson, dont le but final est de tendre des filets, à mailles de plus en plus fines, à tord et a travers de la vie des gens....

        Ce n’est plus la «  politique » qui n’est plus un long fleuve tranquille, c’est bien

        la vie des gens  !

        Il confond droit de « prêche » et droit de « pêche », ce qui n’est guerre étonnant pour un sourd muet, qui ne s’entend parler que lui même.

        Allez, aillez pour une fois le courage de lui mettre un coup de rame, en travers de ses dents de requin, et vous verrez que le fleuve et toute sa faune vous remercieras de l’avoir débarrassé d’un pareil encombrant carnassier, et de tous Ses Rémora .


        • Lynwec 23 juin 12:08

          Avec l’argent sale qui coule à flots en arrière-plan (moins facilement avec la situation actuelle en Ukraine où les trafics en tous genres sont devenus moins lucratifs, ceci étant compensé par la planche à billets moulinant chez le grand Sat...), aucun souci, la corruption continuera et les mesures les plus ahurissantes seront adoptées petit doigt sur la couture du pantalon.

          Côté constitution (qui n’existe plus), pas d’obstacle à prévoir non plus. Rototo peut donc jubiler, le français moyen,lui, subira comme avant. Pour la moralisation de la vie politique annoncée en 2017, il faudra attendre encore quelques décennies...


          • Octave Lebel Octave Lebel 23 juin 14:39

            Quelques repères :

            Législatives 2022

            ● Evolution des votes 1er et second tour : voix tr1 → voix tr2 → sièges (estimation Cluster 17/06)

            Ensemble : 5 877 264 → 8 002 407 → 244 (230/290)

            Nupes : 5 836 079 → 6 555 984 → 127 (170/220)

            RN : 4 248 537 → 3 589 269 → 89 (40/60)

            LR : 2 3700440 → 1 447 877 → 61 (60/75)

            ● Abstentions tours 1 et 2 :

            1. 52. 49 % (abstentions + blancs + nuls = 53.53%)

            2. Abstentions : 53.77% (abstentions + blancs + nuls = 57.30%)

             

            ● A noter :

            - le RN obtient un gain de sièges (40/60) selon les estimations des sondages (Cluster au 17/06) en perdant 659 268 voix.

            - La Nupes obtient un déficit de sièges (170/220) selon les estimations des sondages en gagnant 719 905 voix.

            - Rappel : le principe de la NUPES était le partage à priori des circonscriptions et donc les électeurs ont déposé un bulletin Nupes.

            (Sources : Ministère de l’Intérieur + Cluster au 17/06 + wikipédia)

            Le renfort déterminant et significatif rappelant bien la hiérarchie des intérêts et la solidarité en cas de danger est venu sans surprise. Quand il y a eu affrontement NUPES/RN (65 situations), sans état d’âme, ceux qui aux présidentielles, il y a quelques semaines (LREM et LR) appelaient au nom du front républicain à voter Macron contre le RN, se sont au mieux bien garder dans 55 cas de donner des consignes claires contre le RN contrairement à LFI en devenir de NUPES qui l’avait fait.

            Certains électeurs de la NUPES, quant elle n’était plus présente, excédés par la macronie , se sont dit, un député RN de plus ou de moins, peu importe et dehors le député- Macron.

            C’est une réalité peu glorieuse pour le RN, ceux qui l’ont aidé et le fonctionnement de nos institutions. Aussi, les cadres du RN, n’ont cesse de répéter que LFI aurait fait gagner Macron à la présidentielle pour faire diversion. C’est difficile la politique quand on a tant de choses à cacher.

            Chacun sait maintenant ce que vaut l’engagement républicain des uns et des autres. Et connaît un peu mieux la nature exacte du rôle électoral tenu par l’extrême-droite. 

            Il faut se mettre à place de ceux qui jouent dans la division droite/extrême-droite Ce n’est pas facile tous les jours, ils ont besoin les uns des autres tout en étant concurrents avec comme référence commune, le nerf de la guerre et leur terre nourricière le libéralisme dont il s’agit de cacher l’impitoyable logique et le pilotage hasardeux et dangereux des sociétés avec ses excès, ses injustices comme moteur. La dimension cachée qui doit le rester sinon la partie est terminée pour tous. Chacun a ses recettes et rustines pour en atténuer les excès et combinaisons et combines pour se maintenir à flot.

            L’intérêt de la période, c’est que le jeu de l’extrême-droite comme soutien du système libéral va devenir de plus en plus flagrant et lisible. C’est parfait, cela signera sa chute .Le plus vite possible j’espère. Et donc fini le rempart qui protège ce type d’élites, la réalité de leurs pouvoirs et les intérêts qu’ils servent en jouant la comédie de servir au mieux l’intérêt général. Cela va être de plus en plus difficile à cacher .Donc, quand certains tentent de se rassurer en parlant de recomposition, en fait c’est pour eux un processus de décomposition en cours.

             

             


             

             

             

             

             

             


            • amiaplacidus amiaplacidus 23 juin 15:02

              @Rakoto,

              Vous pouvez triturer les chiffres et les faits comme vous voulez, mais il n’en reste pas moins (pour une fois je vais être vulgaire) que votre chéri s’en est pris une bien profonde dimanche dernier (on me dit dans l’oreillette qu’il aime bien ça).

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