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Accueil du site > Actualités > Religions > Darwin, Einstein et Heidegger, trois géants qu’il faut dépasser au (...)

Darwin, Einstein et Heidegger, trois géants qu’il faut dépasser au XXIe siècle

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Liminaire sur l’achèvement d’un monde

 

Le cours incertain du monde, les peurs climatiques, sanitaires, géopolitiques, technologiques, placent les uns en état de sidération et les autres en situation d’excitation, motivés par tous ces changements et les perspectives de réussite matérielle. L’ancien monde de l’après-guerre s’en est allé. Il s’est d’ailleurs effiloché quelque dix ans après mai 68, avec en guise d’autopsie le verdict de Lyotard sur la fin des grands récits. Régis Debray voit dans cette époque de transition la fin de la graphosphère, supplantée par la vidéosphère, née avec les écrans cathodiques et maintenant accomplie avec la tubopshère. Pendant ce temps, le monde occidental a perdu sa christianité. De décennie en décennie, la culture a convergé vers des standards, se desséchant peu à peu, pour faire place à une industrie des produits culturels promus sur les médias mainstream. La pensée est dispersée entre l’académisme stérile et l’essai pour grand public.

 

Quelques découvertes scientifiques importantes se sont produites entre les années 1990 et 2010, mais pas de quoi changer la conception scientifique du monde. La science paraît achevée dans ses principes. Comme du reste la philosophie qui pour Heidegger, a pris fin avec Nietzsche et la fin de l’histoire de la métaphysique qui est aussi l’histoire de l’être avec l’oubli de l’Etre. L’autre volet de cette histoire, c’est la technique et la cybernétique comme réalisation ultime de la métaphysique. Mais il y a encore plus ultime, c’est l’intelligence artificielle dont le principe est la cybernétique appliquée au flux de data. Avec des craintes sur les manipulations et l’apparition d’un néologisme, l’infocalypse, pour désigner la perte de contrôle des informations et la falsification globale bien au-delà des fake news.

 

Nous Occidentaux, allons quelque part, scindés en deux groupes, ceux qui cherchent à savoir où l’on va et ceux dont la maxime est : quand l’on ne sait pas où l’on va, il faut tout faire pour y aller. A l’écart, quelques penseurs ont une autre vision et tentent d’aller dans des univers inédits. Mais pour cela, il faut franchir trois « portes », la cosmologie d’Einstein, l’évolution de Darwin et la métaphysique de Heidegger. Les deux premières portes semblent cadenassées et ceux qui disposent de quelques clés pour les ouvrir sont surveillés par la communauté. Seule la porte philosophique est entrouverte. On y décèle un univers étrange mais Heidegger n’a pas livré les clés herméneutiques pour s’y déplacer. Le XXIe siècle se précise autour d’une alternative entre la prolongation de la technoscience, du numérique, de la cybernétique, de l’IA ; et l’ouverture vers de nouvelles connaissances sur la matière, le cosmos, la vie et l’existence humaine. Ouvrir suppose que l’on dépasse les trois piliers de la modernité accomplie.

 

Comment dépasser Einstein et la physique contemporaine ? Notons la trace de Spinoza dans la cosmologie relativiste. Dans L’Ethique, la pensée et l’étendue sont deux attributs divins. Il n’y a pas de différence ontologique entre la pensée et l’espace. La pensée est un pôle matière, l’espace est vide de matière. Le principe de la relativité, il n’y a pas de différence épistémologique entre la matière et l’espace. Les deux tenseurs sont égaux et la matière est transformable en espace. Réciproquement, la matière est une zone de l’espace dans laquelle l’énergie est extrêmement dense. A partir d’un seuil de densité, l’espace est absorbé par la matière et c’est le trou noir, singularité qui marque la fin d’une étoile dense. L’autre singularité étant le big bang. L’univers s’étend, il est pensé comme un étant mais pas comme fondé en essence. Le dépassement de la cosmologie se fera par la voie des essences, qui est aussi la voie « naturelle » et métaphysique ouverte par la physique quantique et particulaire. Une formulation mathématique sera nécessaire. Il est certain qu’il faudra réécrire les formules sans passer par la relativité générale. Ainsi émergera, si cela est possible, la cosmodynamique quantique. La physique reste inachevée, scindée en une dynamique des communications et une dynamique des dispositions. L’unité des deux physiques se fera par une métaphysique des essences. L’avenir dira ce qu’il est possible de faire dans le domaine quantique qui n’a pas encore livré ses secrets. A moins que la physique ne soit achevée.

 

Deux traces inattendues se dessinent, celle de Plotin avec les deux matières et celle d’Heidegger avec le Dasein interprétable comme un cosmos qui se comprend à partir de lui-même. Un cosmos qui se retourne, à l’image du spin quantique. Le secret du dépassement est dans la physique quantique, communications et orientations. Une phénoménologie spéculative en vue !

 

Comment dépasser Darwin ? Et pourquoi le dépasser ? Le grand résultat de Darwin, c’est d’avoir rendu certaine la thèse de l’apparition des espèces comme le résultat d’un long processus naturel ; autrement dit, les espèces n’ont pas été créées par un Dieu en un seul jet. La vie a une histoire, très longue, chiffrée à plus de deux milliards d’années si l’on remonte à l’apparition des premières cellules et quelques centaines de millions d’années pour les espèces animales. La vie a une histoire, comme les hommes, dont l’Histoire occupe une infime portion du temps géologique. Quelques milliers d’années. L’Histoire des hommes est accessible à une explication. L’histoire de la vie a elle aussi une explication. Actuellement, la théorie synthétique repose sur trois éléments, les mutations, les recombinaisons et la sélection naturelle. La découverte de l’ADN a offert des images mécanistes pour concevoir les mutations à partir d’une modification des lettres de l’ADN alors que les recombinaisons ont été comprises comme une fusion de deux patrimoines génétiques effectuée par les gamètes lors de la fécondation.

 

La sélection naturelle est un processus « vérifié » dans quelques situations comme le célèbre exemple du phalène du bouleau dont la forme claire a fait place à une forme foncée lorsque les bouleaux furent noircis par les fumées d’usine dans l’Angleterre industrielle. C’est bien une sélection naturelle qui a été constatée mais il n’y a pas eu de spéciation. C’est une adaptation. Dans le cadre darwinien, la sélection naturelle produit deux effets, l’adaptation des espèces et l’apparition des espèces qui elle, constitue la spéciation et reste une énigme. Aucun évolutionniste digne de ce nom ne peut se contenter de la théorie actuelle de l’évolution. Dans ce domaine aussi, la métaphysique des essences pourra jouer un rôle décisif en permettant de voir sous un angle inédit l’énigme de la spéciation qui se conçoit comme un ensemble d’émergences pouvant être coordonnées. Une nouvelle théorie est en vue pour ceux qui savent « voir ».

 

La recombinaison est interprétée comme brassage de génomes et donc source de diversité. C’est le plus souvent l’inverse qui se produit. La recombinaison est consécutive à l’accouplement ; elle est la cause et le résultat de l’interfécondité ; elle stabilise le génome de l’espèce et produit la spéciation. Cette remarque illustre la nécessite de briser le totem de la diversité. La Nature crée aussi de l’identique (de l’unité) participant à la formation d’un cosmos d’espèces.

 

Comment dépasser Heidegger ? La fin de la métaphysique a été annoncée mais est-on certain qu’elle est achevée ? En vérité, la métaphysique est amenée à être construite sous une forme inédite, en lien avec la mécanique quantique, la notion d’Information, et conçue comme métaphysique des essences dynamiques. La théologie trinitaire a aussi des éléments à fournir. C’est par les essences que la compréhension de l’Etre se dessinera. Le dépassement de la métaphysique nécessite la mobilisation de la pensée, de la conscience ainsi que la maîtrise de quelques champs scientifiques, sans oublier un art de la sémantique pour choisir les mots et inventer les formules permettant de dire le réel qui règne sous les étants.

 

Le dépassement de la métaphysique impose de comprendre la cosmologie intérieure du Dasein élaborée par Heidegger. En 1920, trois savants comprenaient la relativité générale. Combien ont compris Heidegger ? Les équations relativistes ouvrent vers plusieurs solutions pour le cosmos. Quelles sont alors les solutions possibles du Dasein en sachant que l’Etre est unique mais sans constituer une solution. Entre le Dasein (vécu cosmologique) et l’Etre, il existe une infinité de solutions, et pour chaque homme, sa propre solution qui dépend de son histoire et de l’essence qu’il s’est constitué en relation avec d’autres essences (humanités) et s’il y a lieu, en résonance avec l’Etre.

 

 

Science sans conscience n’est que ruine de l’âme. Cette sentence de Rabelais mérite d’être transposée. Une science sans essences produit une connaissance sans âme.

 


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36 réactions à cet article    


  • gaijin gaijin 6 septembre 10:21
    bien sur ....
    mais vous rendez vous compte que la majorité des gens ( et y compris nos « zélites » ) sont encore coincées dans le 19 ème siècle ?

    • matthius matthius 7 septembre 11:06

      @gaijin
      L’auteur dit qu’il n’y a plus de métaphysique alors qu’il est entièrement dedans.



    • NEMO Joker 6 septembre 12:51

      C’est toute la question de la bioéthique que vous posez là.


      • cyborg 6 septembre 13:00

         
         
        Nous comptons tous ici sur un nain, pour monter sur les épaules de ces géants, et ainsi les dépasser ! smiley
         
         


        • arthes arthes 6 septembre 14:29

          @cyborg

          Ah bon...Alors, pour les dépasser ....Goethe ?

        • NEMO Joker 6 septembre 17:06

          @arthes

          Avant lui, Newton, Montaigne et Pascal avaient déjà utilisé la métaphore qu’ils avaient empruntée à Bernard de Chartres, cité par son disciple Jean de Salisbury  : 

          « Nous sommes comme des nains assis sur des épaules de géants. Si nous voyons plus de choses et plus lointaines qu’eux, ce n’est pas à cause de la perspicacité de notre vue, ni de notre grandeur, c’est parce que nous sommes élevés par eux. » (Dicebat Bernardus Carnotensis nos esse quasi nanos, gigantium humeris insidentes, ut possimus plura eis et remotiora videre, non utique proprii visus acumine, aut eminentia corporis, sed quia in altum subvenimur et extollimur magnitudine gigantea.)"

          Metalogicon - livre III (1159)


        • Doume65 6 septembre 18:36

          @cyborg

          Un nain peut aussi se dépasser. « Dugué dépassant Dugué » est dans ces papiers. car il réfléchit et écrit beaucoup. Patiente un peu.
          Il a du reste déjà progressé. Il ne nous abreuve plus de théories hasardeuses s’affichant comme scientifiques et comprises par lui-seul, mais se déplace vers un champ plus philosophique dans lequel il se meut bien mieux. Il devient de plus en plus intéressant à lire, bien qu’il n’arrive pas à se défaire de son arrogance. Mais comme il s’améliore, ce point ne saurait durer.

        • cyborg 6 septembre 19:48

          @Doume65
           
          Dugué, qui comme Hubbard, veut créer une nvlle religion pour devenir riche, au lieu de chercher son dieu dans le vide quantique, devrait méditer cette formule de Marx :
           
          « L’Être Suprême pour le chat, c’est Le Chat ! » smiley
           

           

           


        • Albert123 6 septembre 14:24

          Pour dépasser ceux que vous citez, il faudrait déjà que nos contemporains les aient lus et compris.


          Pour Heidegger, il est fort probable qu’une vaste majorité ne connaissent même pas son existence.

          N’oublions pas que l’occident se meurt dans la pathocratie, choisie des psychopathes en guise de maître, se vautre dans la fange pédophile, valide les plus grotesques idéologies et n’a plus d’yeux que pour les putains aussi écervelées que dénudées.

          vous avez plus à espérez avec le plus borné des ânes qu’avec le ramassis de veaux qui constitue désormais l’humanité en occident. 

          Sans purge préalable il n’y a rien à espérer.




          • Ecométa Ecométa 6 septembre 14:53
            Pourquoi dépasser Einstein et la physique quantique ? Il nous faut au contraire intégrer tout cela, intégrer cette complexité qui nous est exposée, ceci, en lieu et place d’un rationalisme simplificateur au simplisme confinant à la chose pour la chose et à la chose imbécile !

            C’est Descartes, le cartésianisme, et son rationalisme, qui, n’a rien à voir avec la « raison raisonnable », mais tout à voir avec le seul « ratio » des mathématiques ; ce rationalisme, paroxysme de rationalité, et plus simple rationalité qu’il nous faut dépasser car ce rationalisme n’existe pas dans la « Nature » (physique) comme dans les états de nature comme la nature humaine (le métaphysique humain).

            C’est cette raison raisonnable, basée sur l’Ontologie, la Déontologie, l’Éthique et l’Altérité, le principe d’humanité, tout cela qui devrait présider à la destinée humaine et non ce rationalisme crétin qui n’existe que dans notre petite cervelle d’humain rationalo économico technoscientiste !

            Dépasser une physique quantique qui n’est même pas intégrée dans notre culture civilisationnelle ? Qui se soucie des « acquits intellectuels » du XX è siècle ( Principe d’incomplétude, principe d’incertitude, issus précisément de la physique quantique), aussi du principe d’impossibilité ? Recherchez sur Google... c’est un vide sidéral ! Recherchez aussi le principe cognitif de Pascal (« toute chose étant...) qui entrevoyait cette complexité (écosystémique) que nous livre la »physique quantique«  : idem, il n’y a rien ! Dépassons le cartésianisme, le rationalisme, et le progrès sera immense en termes d’humanité car c’est bien, là, la véritable question en termes d’ HUMANITÉ et non d’un humanisme systémique rationalo technoscientiste désireux de soumettre l’humain !
             
            Dépasser Darwin et son concept d’évolution : pourquoi ? C’est pourtant bien ce qui a été et ce qui est que l’évolution !Dépasser le darwinisme social qui n’a d’ailleurs rien à voir avec Darwin : OUI !

            Dépasser Heidegger ? Il faut revenir à cette première métaphysique humaine, sensée sortir l’humain de la pure croyance, par un savoir relevant de l’entendement entre les éléments et non de leur dichotomie !

            Une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose, ceci, en abandonnant le »scientisme« et le »technoscientisme" : la science pour la science et la technique pour la technique ! ! Ce sont les acquits intellectuels du XX è siècle, conclusions hautement philosophiques de la physique quantique, qui peuvent nous y aider.


            • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 8 septembre 03:18

              Dépasser Heidegger ? Il faut revenir à cette première métaphysique humaine, sensée sortir l’humain de la pure croyance, par un savoir relevant de l’entendement entre les éléments et non de leur dichotomie !

              Une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose, ceci, en abandonnant le »scientisme« et le »technoscientisme" : la science pour la science et la technique pour la technique ! ! Ce sont les acquits intellectuels du XX è siècle, conclusions hautement philosophiques de la physique quantique, qui peuvent nous y aider.
              °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

              @Ecométa
              "Une sérieuse remise en cause épistémologique s’impose, ceci, en abandonnant le »scientisme« et le »technoscientisme" : la science pour la science et la technique pour la technique ! "

              Sérieusement ! Où avez-vous étudié Heidegger ?

              Je réponds pour vous :

              NULLE PART !

              Quoique l’on pense de l’homme par ailleurs, pour dépasser Heidegger, il faut se lever tôt ; ce que manifestement vous ne faites pas du tout ! Dugué ici joue un rôle d’animateur genre radio/tv ; la métaphysique à son niveau c’est de la tchatche pure, et vous l’accompagnez très bien sur ce créneau très peuplé -excusez-moi de le dire crument- d’intellos imbéciles !

              Merci quand même à Dugué pour son article et à vous pour vos commentaires


            • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 8 septembre 03:22

              @Mao-Tsé-Toung
              crûment


            • Mao-Tsé-Toung Mao-Tsé-Toung 8 septembre 03:25
              @Mao-Tsé-Toung
              crûment

            • Taverne Taverne 6 septembre 15:40

              Dépasser Darwin, Einstein et Heidegger ?

              Bon, heu...ce sera sans moi. Et après Bernard vous faites quoi ? Vous pulvérisez le record du 100 mètres d’Usaïn Bolt et vous terrassez Teddy Riner à main nue ? J’en viens à me demander si une main suspecte n’a pas introduit quelque substance spéciale dans votre café...Enfin j’dis çà, j’dis rien...


              • Claude Simon Claude Simon 6 septembre 19:44
                Parlons physique.

                Beaucoup de constructions théoriques se sont dernièrement effondrées grâce au LHC : matière noire, super-cordes.

                La gravité n’étant pas une force fondamentale, l’intérêt de la gravitation quantique à boucles, autre tentative d’unification, devrait également être suspecté d’être peu féconde en obsevations.

                Quoique, peut-être expliquerait t’elle l’apparition de jeune étoiles près du centre du trou noir galactique.

                Beaucoup imaginent que le Big Bang, sorte d’implosion d’un mega-soleil en explosion d’un trou noir, notre univers, serait l’origine de toute la matière.
                Je trouve cela ahurissant.
                A priori, la dynamique des trous noirs galactiques, sortes de géométrie de torsion de la linéarité de l’espace-temps déformable, produirait de l’hydrogène.
                Cette inversion de l’espace-temps aurait un moment gravitationnel, expliquant l’expansion des bras galactiques tout le long de sa rotation.
                Car, de cela j’en suis certain : Sag A* produit des étoiles.

                Un article prudent stipulera que la formation des étoiles jeunes près de lui ou sur les bras viendrait des gaz de notre galaxie. Oui, sans doute, mais cela ne suffit pas dans l’histoire de la voie lactée, vieille de 12 milliards d’années.

                Notre voie lactée produit moins d’étoiles. Serait-ce la raréfaction des gaz ou plutôt les forces d’inertie qui empêcheraient la production d’élémentaires tel l’hydrogène ?

                Sag A* serait cette rémanence du premier dés-astre à l’origine du Big Bang dès lors ; Une sorte de grumeau de la géométrie de l’espace-temps plutôt que l’effondrement d’une étoile primitive autre.

                Je ne sais pas si cela rentre dans le cadre de la cosmo-dynamique quantique, dont je ne connais pas le contenu, mais sa dénomination pourrait correspondre bien à l’ébauche ci-dessus.


                •  C BARRATIER C BARRATIER 6 septembre 19:46

                  Par les mathématiques, les astronomes et physiciens ont mis en évidence la nécessité d’une matière noire présente partout dans l’univers et d’une énergie noire idem. Ce qui n’est pas noir mais lumineux, représenterait moins de 5 % de la masse de l’univers (les soleils, étoiles, planètes, satellites )
                  L’expansion de l’univers s’accélère, à partir d’une vitesse encore plus grande , chaque atome se désintègrerait.

                  Je n’ai pas la formation scientifique necessaire pour en parler...mais qui peut m"éclairer un peu ?
                  J’ai l’impression que nous ne savons pas grand-chose sur l’univers


                  • Claude Simon Claude Simon 7 septembre 08:02
                    @C BARRATIER

                    Séquencer l’univers en matière, matière noire, énergie noire, viendrait du fait de respecter une grille de proportion d’alchimistes.

                    Le fait est que la matière noire n’existe pas en tant que tel, ce serait les arcs d’oxygène entre les galaxies et d’autres sources de matière.

                    Quoiqu’il en soit, elle ne permet pas d’expliquer la rotation des galaxies.
                    Qui a dit que le vide ralentissait une rotation ?

                    L’énergie noire ne serait que la propension du vide à chercher son état de repos, non déformée.




                  • Taverne Taverne 7 septembre 09:29

                    @Claude Simon

                    Nous ne manquons pourtant pas de matière grise pour essayer de comprendre la matière noire.


                  • izarn izarn 6 septembre 20:00

                    Effectivement Darwin, la sélection raciale, Einstein la Bombe Atomique et Heidegger le philosophe des Waffen SS...
                    Tout un programme.
                    Effectivement, peut-etre faudrait-il changer de scénario...
                     smiley
                    Peut etre qu’on est pas encore sorti de l’idéologie facho-capitaliste....
                    Peut-etre la Chine, l’espoir ?
                     smiley


                    • Claude Simon Claude Simon 7 septembre 07:52
                      @izarn

                      Je pensais écrire un truc du genre également.

                      Autant être « anarchiste populaire », à savoir que l’aspiration et le mode de vie du peuple ont raison sur toute idéologie, le peuple ayant la fâcheuse habitude de répéter des idéologies dans un procédé mimétique et viral.

                      Pour la simple et bonne raison que systématiser, propriété non-exclusive du cerveau masculin, s’avère aveuglant et dangereux.

                    • Ecométa Ecométa 7 septembre 10:31

                      @izarn


                      Darwin n’a rien à voir avec la sélection raciale : l’évolution n’est pas une affaire de race ; c’est une affaire de temporalité, humaine en occurrences, d’adaptation, et de pratiques quotidiennes qui fait une sorte de sélection naturelle : qui fait l’évolution ! De même que Darwin n’a rien à voir avec le Darwinisme social qui est une construction et une utilisation postérieure et malhonnête’ de Darwin.

                      La théorie la sélection naturelle, ou plutôt de l’évolution, initialement décrite par Charles Darwin, repose sur trois principes : celui de variation, d’adaptation et d’hérédité ! Il n’y a là aucune affaire de race.

                      L’évolution se fait d’une façon plus « contrainte » que forcée. Les contraintes humaines, inhérente à la vie humaine, celles individuelles comme sociétales qui sont indissociables, non opposables ; ces contraintes humaines font avancée les affaires humaines bien plus que la liberté portée au libéralisme

                      Tout système qui refuse les contraintes humaines quelles qu’elles soient, est à proscrire, et c’est pourtant ce que fait et dans de grandes largeurs le libéralisme économique qui refuse les contraintes sociétales ! C’est le libéralisme économique qui est la cause de toutes nos difficultés de société car il nie la société en tant que telle. En réalité au lieu de la servir il l’exploite pour la seule satisfaction de ses seuls tenants, les propriétaire des systèmes de moyens, et une finalité exclusivement de la seule satisfaction des ces moyen et non de la satisfaction des besoins individuels et collectif des individus qui font société.

                      Je suis un libéral mais je suis contre le libéralisme ! De même, je suis pour le capital ou la finance en économie, moyens utiles et nécessaires, mais je suis contre le capitalisme et le financiarisme ; tout est affaire de valeur d’usage, de bonne mesure, et là nous sommes dans des usage paroxysmiques avec tout ces mots en ’isme" !


                    • JL JL 7 septembre 08:45
                      « Dans le cadre darwinien, la sélection naturelle produit deux effets, l’adaptation des espèces et l’apparition des espèces qui elle, constitue la spéciation et reste une énigme. »

                      Pour expliquer la spéciation, je ferais appel à la Théorie des catastrophes, de René Thom.

                      • Jean Keim Jean Keim 7 septembre 08:49

                        Dépasser ou être autrement ? 


                        La pensée est matière et la pensée est espace, sans espace pas de temps, le temps est le présent qui tente d’entrevoir le futur d’après ce que suggère le passé, donc pas de pensées sans savoirs, la pensée restitue du savoir, c’est le lot de chaque être humain, ce fut celui des géants de la pensée humaine, c’est ce qui fait notre unité.

                        La pensée manifeste l’intelligence, elle le fait d’autant plus que la pensée se fait légère, l’intelligence c’est l’inconnu, la pensée n’y a pas accès, et quand l’intelligence a trouvé une ouverture et se manifeste, pour la traduire la pensée se sert de ce qu’elle connaît, elle le restitue sous forme d’un savoir, certains possèdent cette faculté plus que d’autres, cela donne les génies, les artistes, les visionnaires, c’est de l’ingéniosité.

                        Le prochain bond « quantique » de notre espèce pourrait être de prendre conscience que ce qui réellement agit en chacun de nous n’est pas « moi-je » : j’ai fait telle chose, j’ai découvert ceci, j’ai écrit cela, toutes ces affirmations sont des illusions responsables du désordre effrayant qui a cours actuellement dans toutes nos sociétés sans exception, même le gentil sauvage du fond de sa jungle avec ses traditions et ses tabous agit ainsi.

                        Chaque être humain pense spécifiquement mais le penser appartient à toute notre espèce, quand je pense, l’humanité pense.

                        • Taverne Taverne 7 septembre 09:38

                          @Jean Keim

                          Dans le couple « je-nous », le « je » veut tirer toute la gloire à lui. L’ego veut mettre le monde à ses genoux. Mais Descartes a dénoncé la conspiration de l’ego et il a prouvé avec le cogito que c’est le « je » qui pense« et pas le »nous" dont il s’est dépouillé pour arriver à cet axiome.


                        • Jean Keim Jean Keim 7 septembre 10:24

                          @Taverne
                          L’ego, on dit aussi le moi, moi-je, n’est rien d’autre que du savoir et sa manifestation par la pensée. 

                          Il n’y a pas de pensée sans un contenu mémorisé, il n’y a donc pas de pensée sans un savoir, nous ne pouvons penser que ce que nous savons, le dire est un truisme. L’ego est la pensée.

                          Descartes a peut-être voulu dire : je pense donc je suis un ego, quand au « nous », c’est soit une astuce pour ne pas dire « je », soit tenter d’exprimer ce que nous croyons être le fait de tout le monde ; si le cogito de Descartes designe en fait celui qui pense, donc le penseur, alors il se trompe, le penseur n’a pas de réalité concrète, il est un produit de la pensée comme un autre.

                        • Ecométa Ecométa 7 septembre 10:41

                          @Jean Keim

                          Le temps est dialectique disait Plotin ! Autrement dit, c’est la temporalité humaine, le temps humain, le présent où tout se passe, où tout ce qui vaut se passe, mais aussi le passé et la possibilité d’introspection : toute cette complexité qui fait l’intelligence humaine !

                          Le problème c’est que c’est le temps de la science, même celui du scientisme,qui a largement pris le pas sur la temporalité humaine qu’il méprise !

                          Comment nous étonner de toutes nos difficultés, celles, sociétales, démocratiques, économiques, environnementales ? 

                        • Ecométa Ecométa 7 septembre 11:07
                          @Jean Keim

                          « Je pense donc je suis » !

                          Ce devrait plutôt être « je suis donc je pense » : Il faut d’abord être pour pouvoir penser ; iI faut même déjà avoir un minimum de « connaissance » . Être c’est déjà s’interroger, comme le font tous les jeunes enfants que les adultes trouvent casse pieds ; et trouver des réponses, qui permettra la connaissance, une connaissance qui doit être éprouvée individuellement et collectivement, puis qualifiée !

                          Être, connaître au moins un minimum, s’interroger, penser, agir, réagir, ajuster, réajuster : tout ceci est très complexe et ne se résume pas au seul cogito qui n’a rein à voir avec l’égo et l’égoïsme !



                        • Jean Keim Jean Keim 7 septembre 12:16

                          @Ecométa

                          Et pourtant s’interroger, réagir, etc., toutes ces manifestations qui sont le jeu de l’esprit (avec un petit e) ne sont possibles qu’en s’appuyant sur un savoir, libre à nous de lui coller un substantif, c’est le processus de la pensée, elle n’est que dans la réaction, il est tentant de la classer en pensées transcendantes, triviales, innovantes, routinières, etc., mais c’est toujours le mouvement de la pensée, c’est donc bien de l’ego dont-il s’agit.
                          Je pense donc je suis... et je suis (d’instant en instant) ce que je pense, il n’y a pas une pensée possible sans un minimum de connaissances.

                        • Jean Keim Jean Keim 7 septembre 13:15

                          @Ecométa
                          « ... : toute cette complexité qui fait l’intelligence humaine ! »


                          Le temps de Plotin est dialectique, une autre façon de dire que la pensée c’est du temps.
                          Intelligence humaine ou ingéniosité humaine ?
                          Le temps de la science est cependant concret, on ne peut pas en dire autant du temps ressenti psychologiquement et qu’exprime la pensée, 1 heure avant d’être pendu est bien court, 1heure d’attente avant de revoir un être aime est bien long, cependant le chronomètre indiquera un même intervalle de temps.
                          Toutes nos difficultés réelles ou imaginaires viennent n’est-ce pas de nos modes de pensée.

                        • Ecométa Ecométa 7 septembre 16:57

                          @Jean Keim


                          Donc vive la fuite en avant du temps du technoscientisme, le transhumanisme et aux chiottes le principe d’humanité !

                        • Jean Keim Jean Keim 7 septembre 19:04

                          @Ecométa
                          Je ne sais comment interpréter votre dernier commentaire, je perçois que notre humanité n’est pas dans la religion, ni dans la philosophie philosophante, ni dans la science matérialiste, ni ..., en fait je crois que nous ne savons pas vraiment ce qu’est être humain, mais tout ce qui a été fait jusqu’à maintenant a capoté, donc si nous ne savons pas ce qui est véridique, nous pouvons rejeter ce qui ne nous semble pas l’être, et ainsi en rejetant le faux, le vrai finira par émerger.


                          Pour commencer je propose de rejeter le fait d’adhérer à tous les systèmes qui ont cours actuellement ainsi que tout ce qui a été fait auparavant.

                        • Ecométa Ecométa 8 septembre 11:19
                          @Jean Keim

                          Être humain c’est vivre une vie d’humain, une temporalité humaine à la fois individuelle et sociétale. Une vie d’humain faite d’expériences réussies et aussi ratées avec toutes les contraintes et les libertés que cette vie à la fois individuelle et collective implique.

                          Par nature l’être humain est ouvert, tellement ouvert qu’il en est paradoxal ; il lui faut cultiver par la connaissance individuelle et collective, ce qu’il y a de meilleur en lui et pour lui, comme chez ses congénères, et non le pire !

                          Le pire est à combattre et le meilleur à cultiver tout en sachant que la perfection n’existe pas !

                           

                        • Francis V. 9 septembre 12:19

                          Je me suis fait censurer la vérité, alors allons y pour une miévrerie tiède.

                          Heidegger n’est pas du tout aussi incontournable que les deux autres en titre.
                          C’est un plagia vaste et verbeux, qui n’apporte rien de précis au travail de ses prédécéseur.
                          C’est quelqu’un qui a fait dans sa vie politique, des erreurs qu’on ne pardonne pas a un auteur.

                          ++

                          • Passante Passante 9 septembre 13:12
                            @Francis V.

                            le formatage était presque parfait.

                            merci de nous prévenir ! de sorte à nous épargner cette pénible lecture -
                            & vous dites que c’est « vaste », vous avez dû souffrir...

                            je ne savais pas que cet homme-là avait une « vie politique »,
                            lui non plus peut-être.

                            quand vous dites « on » ne pardonne pas, « on » c’est qui au juste ?
                            parce qu’il paraît qu’il en a écrit des choses, sur ce « on »...

                          • Francis V. 9 septembre 12:20
                            Et,

                            l’auteur aurais t’il la décence de répondre a l’accusation de pudicité ?
                            Il y a une édition a grand frais de l’œuvre de ce monsieur qui sort en ce moment.

                            Vous étes dans le coup, ou pas ?

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