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Accueil du site > Actualités > Santé > Faut-il punir votre enfant ?

Faut-il punir votre enfant ?

Peut-on considérer le châtiment corporel comme un échec ?

Que l’on puisse se poser cette question, comme s’il était possible de ne pas recourir à la punition dans l’éducation, m’interroge. Par opposition à la punition, la récompense ne fait en revanche aucun débat. On s’évertue à l’employer tous-azimuts (le bon point à l’école, le simley, le bonbon, le câlin, le bravo…) pour encourager le moindre effort, la moindre réussite, ce qui est une bonne chose.

article LezAPe : Faut-il punir votre enfant ?

LezAPe - Articles psychologiques sur les comportements de l'enfant
Mais pour quelles raisons la punitions est-elle si décriée ?

Sans doute parce qu’elle demeure encore attachée à une symbolique religieuse, donc morale, forte. Expier une faute, purger sa peine ou sa dette auprès d’un juge suprême qui en l’occurrence serait l’autorité parentale, ferait des parents les juges intransigeants d’une éducation à l’ancienne. Il fût un temps pas si lointain en effet, où recevoir un coup de règle sur le bout des doigts ne choquait personne. Aujourd’hui, l’instituteur qui se risquerait à agir de la sorte serait à coup sûr convoqué par ses supérieurs avec une mise à pied à la clé. Je pense que l’on peut se réjouir de cela car infliger un châtiment corporel, ou une peine morale de grande importance, c’est aller trop loin (…) et surtout, un aveu d’impuissance que l’on peut considérer comme un échec. La punition et la récompense comprennent deux polarités, l’une concerne l’ajout, l’autre le retrait. Alors la question qu’il faut se poser est la suivante : On ajoute quoi, on retire quoi et dans quel ordre de grandeur, pour obtenir quels effets ?

Les réponses des adultes au comportement de l'enfant :

- Si l’on ajoute une obligation, une peine (quelque chose de désagréable) à un comportement qui vient de se produire, on doit savoir que cela va décourager ce comportement comme souhaité. Mais doit-on aller jusqu’à ajouter une douleur physique (claque, fessée) en agissant sous le coup de la colère voire de la vengeance, et en se disant que c’est bien fait pour l’enfant qui a mérité que l’on se soulage de la tension qu’il a fait monter en nous ? Est-ce pédagogique et efficace ? Si oui, pourquoi est-on amené à reproduire cette réponse à l’infini avec un enfant qui pleure parfois même avant d’avoir reçu un premier coup ? C’est bien ce que j’appelle l’échec de l’éducation.

D’aucuns penseront que l’enfant est une tête brûlée, qu’ils n’y sont pour rien et qu’ils n’ont donc pas d’autre choix que de sévir. Ils pensent en quelque sorte avoir tiré le mauvais numéro, se déculpabilisant ainsi, se déchargeant de toute responsabilité. L’enfant n’est pas facile, il a sale caractère, les obligeant à se montrer sous un mauvais jour.

D’autres auront la capacité de comprendre qu’il s’agit d’un dialogue à deux et qu’il y a peut-être quelque chose à changer dans ce dialogue, notamment leurs réponses à ce comportement qu’ils souhaitent voir disparaître.


- Si l’on retire une chose désirée par l’enfant (quelque chose d’agréable) à un comportement qu’il vient d’avoir, on doit savoir que cela va aussi décourager ce comportement. Alors au lieu d’infliger une douleur (fessée) à la caisse d’un supermarché pour punir un enfant qui nous a harcelé pour un G.I. Joe durant les courses du week-end, pourquoi ne pas simplement le laisser à la maison la fois suivante ou chez un ami ? C’est ce que l’on appelle en terme ABA (Analyse Appliquée du Comportement) une punition négative (retrait d’une chose agréable = faire les courses en famille) pour décourager le comportement de l’enfant.

Ainsi, l’on a évité de s’énerver, de répéter mille fois, de le menacer d’une punition suprême qui n’arrivera jamais, ou de lui infliger une énième fessée publique avec pleurs théâtralisés (Warning : toutes ces réponses font plaisir à l’enfant et donc l’encouragent dans son comportement de protestation). Après deux ou trois week-ends, il apprendra que son comportement (harcèlement – opposition à la décision de l’adulte) a une conséquence qui sera toujours la même : Obtenir l’inverse de ce qu’il souhaite (être ignoré et surtout, pas exhaussé).

Ce qu'il ne faut pas faire :

Mais un enfant qui est pris en compte à chaque fois qu’il chouine, soit par une engueulade, soit par une fessée, même par des regards menaçants, ne peut pas faire cet apprentissage. Ce qu’on lui apprend alors malgré soi, c’est à maintenir son mauvais comportement en l’encourageant par une réponse agréable. Eh oui, lui crier dessus devant tout le monde, lui donner une fessée, c’est agréable dans une certaine mesure.

Qu’il s’agisse donc d’une punition avec ajout : P+ (de quelque chose de désagréable) ou d’une punition avec retrait : P- (de quelque chose d’agréable), le résultat est le même : découragement du mauvais comportement. Mais il faut veiller à ce que le retrait ou que l’ajout soient mesurés (non agis avec colère et vengeance) et surtout ne pas s’emmêler les pinceaux (croire que l’on applique une punition décourageante, alors que l’on applique en réalité un renforcement encourageant : donner une fessée à la caisse d’un supermarché = donner de l’attention = faire plaisir). Cette erreur est malheureusement souvent faite des mois, voire des années durant, et il faut garder en mémoire que plus l’erreur dure dans le temps, plus le conditionnement sera compliqué à défaire.

On peut considérer le châtiment corporel comme une forme d’échec car il s’agit d’une punition suprême à laquelle les parents recourent quand :


- L’enfant va vraiment trop loin (s’il va trop loin c’est bien qu’un apprentissage n’a pas pu se faire avant d’en arriver là),

-  L’adulte n’a plus d’autres réponses. Il ne sait plus quoi répondre ou quoi faire (L’adulte est souvent hors de lui et peut s’en vouloir d’avoir dû tenir ce mauvais rôle. A court de réponses éducatives, il donne cette réponse qui peut devenir automatique, lui évitant d’analyser ce qui se passe. Et dans bien des cas, il ignore que ce châtiment corporel ne dissuade pas l’enfant, au contraire).

Enfin, pour aborder les choses sous un angle analytique, je terminerai en disant qu’il ne faut jamais oublier qu’un comportement n’est pas une maladie mais un symptôme. Si l’on veut voir disparaître le symptôme, il faut identifier à quelle maladie (à quelle angoisse), il est rattaché. Croire que l’on va faire disparaître un symptôme/comportement non désiré avec une bonne fessée est donc souvent un leurre. Se poser la question de savoir ce qui génère ce symptôme/comportement est la chose la plus importante pour pouvoir adapter sa réponse.

Il est ainsi possible et souhaitable, dans une vision intégrative (globale) d’envisager d’appliquer une punition pédagogique (non vengeresse), pour décourager un comportement non désiré, tout en considérant la dimension analytique qui nous amènera à dire à l'enfant que l'on a compris à quelle angoisse est rattachée ce symptôme, et en agissant avec lui pour la réduire, voire la faire disparaître.

Il va de soi pour répondre à la question initiale : Faut-il punir votre enfant ? que la réponse est oui, mais pas systématiquement, aveuglément, et démesurément. Il faut le punir, tout comme comme il faut le récompenser, parce que c'est bien par la récompense et la punition (donc par la conséquence résultant d'un comportement) que va se faire le fameux apprentissage que l'on appelle : "l'apprentissage par l'expérience". Un enfant qu'on ne punirait jamais, ou que l'on surprotégerait de telle sorte qu'il n'ait jamais de conséquences désagréables à vivre (facteurs extérieurs) vivrait dans une bulle qui le rendrait inadapté pour la société, intolérant qu'il serait à la moindre frustration.

https://www.jeanlucrobert.fr

Auteur de : 

Ma vérité sur l'autisme

LezAPe : La face cachée de la psychologie de l'enfant

L'ENFANT : L'instrument du Conflit Parental


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53 réactions à cet article    


  • Jean 4 octobre 16:22

    voilà, c’est fait


    • Docteur Faustroll Docteur Faustroll 4 octobre 17:00

      On confond trop souvent élevage (conditionnement à la servitude) et éducation (ex-ducere = conduire vers la sortie, c-à-d prépare à l’autonomie).

      L’éducation des petits carnassiers prédateurs se fait par le jeu entre frères et soeurs, avec la mère, et celui qui triche ou se trompe comprend très vite, par la douleur, qu’il ne faut pas recommencer. ça luis évite des ennuis beaucoup plus graves dans sa vie d’adultes.

      Pour les bovins, c’est l’éleveur qui se charge d’apprendre aux génisses comment aller toutes seules à la ta trayeuse automatique en leur donnant des récompenses.


      • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 5 octobre 19:20

        @Docteur Faustroll, merci pour votre remarque. Vous parlez me semble-t-il de l’apprentissage par une conséquence désagréable consécutive à un comportement (principe du conditionnement). Beaucoup d’expérience ont été mené en laboratoire comme vous le savez sûrement.
        Merci pour votre remarque.


      • alinea alinea 4 octobre 18:22

        Si l’enfant fait un caprice pour un bonbon, un petit jouet, c’est que celui-ci est pour lui une marque d’amour, d’intérêt ; peut-être est-il frustré de ne pas l’avoir quand il s’ennuie sec dans son petit siège perché sur le caddy.

        Que ne supporte pas la mère, pourquoi ne cède-t-elle pas ? Parce que c’est elle qui décide du temps et du lieu de la distribution de cadeaux.

        S’il n’y avait pas de distribution matérielle pour preuve d’amour, souvent pour se faire pardonner son absence ou ses manques, par culpabilité, si on ne confondait pas tout ça ( amour, éducation,récompense punition..) il n’y aurait aucun problème, pas de caprice, pas de frustration pas de fessées... car qui a démarré le processus ?

        Si la preuve d’amour était une promenade, un jeu, un temps passé ensemble, jamais le gosse ne ferait de caprice pour avoir ce moment ; il le susciterait sûrement, mais sans colère.

        L’amour/argent, c’est la frustration de l’addiction, quand on a besoin d’amour, de soutien, de compréhension, de présence, de chaleur mais qu’à la place on nous donne une girafe en plastique, on en n’aura jamais assez ; plus tard il pourra voler, ou tuer pour sa dose !


        • taketheeffinbus 4 octobre 18:38

          @alinea

          Il y a beaucoup de vrai dans ce message. Le matérialisme tue !


        • Trelawney Trelawney 5 octobre 09:30

          @alinea
          Par les caprices ou les colères, l’enfants réclame juste de l’amour. Il suffit donc de porter attention à son comportement et de répondre à ses besoins d’amour.
          La claque ou la fessée est juste un moyen rapide mais au combien préjudiciable pour, par manque de temps à lui accorder, ne pas prêter attention à ses demandes


        • Docteur Faustroll Docteur Faustroll 5 octobre 09:36

          @Trelawney

          il ne faut pas confondre « punition » et « châtiment corporel », « leçon » et « sévices »...
          à force de tout mélanger, on ne distingue plus l’éducateur du bourreau


        • chantecler chantecler 5 octobre 09:41

          @Trelawney
          Oui, enfin !
          Parfois je croise un individu et je me dis que c’est un peu dommage qu’il n’ait pas reçu au moins une fois dans sa vie un coup de pied au cul !
          Il a été enfant roi et il est devenu adulte roi .
          Je ne fais en rien l’apologie de la violence contre les enfants .
          Les parents , la mère peut être fatiguée , un enfant très pénible et une gifle peut marquer la limite à ne pas dépasser .
          La vie n’est pas un long fleuve tranquille.
          Et nous ne vivons pas en permanence dans de la ouate .
          C’est l’éternel problème de la théorie (quand on est pas impliqué ) et de la pratique (quand on est parent 100 % du temps) .


        • voxa 5 octobre 09:44

          Voila de l’intelligence.


        • voxa 5 octobre 09:45

          @alinea

          Que voila de l’intelligence.
          Vos enfants ont beaucoup de chance.


        • alinea alinea 5 octobre 11:00

          @voxa
          La vie m’a donné l’espace et le temps d’être disponible et heureuse pendant l’enfance de mon fils ; j’avais aussi des idées sur la responsabilisation, qui demande un temps long, plutôt que la contrainte, mais mon fils n’a jamais été puni, ni gâté. J’ai plein de défauts par ailleurs mais nous étions deux, aussi nos défauts se compensaient-ils un peu !! smiley


        • Aristide Aristide 5 octobre 12:16

          @alinea

          Ahhh, ces parents parfaits, cela me donne le bourdon. Moi qui en ai eu quatre, trois fait maison et le petit dernier adopté, je suis sûr d’une chose, c’est que l’on ne sait jamais, au mieux on évite les pires erreurs. 


        • eau-pression eau-pression 5 octobre 12:30

          @Aristide

          Hors sujet. Maiintenant, @alinea n’est plus à deux, mais avec vous, moi, et les autres. L’ensemble est sans défaut. Qui est notre bébé ?


        • alinea alinea 5 octobre 13:41

          @Aristide
          J’ai justement dit que ce n’était pas parfait, mais que les bases qui sont miennes et hélas peu partagées ont prouvé leur justesse.
          C’est toujours le même truc : si vous voulez maîtriser, vous bloquez, si vous bloquez vous névrosez !
          En revanche, oui cela demande de la présence, de l’attention, de l’empathie... alors quand on bosse ( la seule chose de sérieuse au monde, pour faire du fric, la seule chose d’utile au monde...) avec des horaires et que l’on donne sa liberté au patron, fut-il l’État, ou à son ambition matérialiste, sûr on n’aide pas à l’évolution de l’espèce.


        • Aristide Aristide 5 octobre 13:47

          @alinea

          Votre propension à croire que votre expérience vaudrait pour tous est assez impressionnante. Bravo !!!


        • alinea alinea 5 octobre 14:32

          @Trelawney
          Il ne réclame pas l’amour ! il réclame ce qu’on lui a donné comme preuve d’attention et d’amour jusque là ! c’est-à-dire pas grand chose.
          Et ce n’est pas la même chose.


        • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 5 octobre 19:24

          @alinea, Oui vous avez raison. La récompense ne doit pas être uniquement matérielle et elle ne doit pas être un dû. Il doit y avoir aussi ce qu’en psychologie comportemental on appelle des renforçateurs sociaux (Ce sont des commentaires (verbaux ou gestuels) positifs de l’entourage. Félicitations, approbations, sourires, baisers, contacts...)
          Merci pour votre commentaire.


        • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 5 octobre 19:27

          @alinea, Oui vous avez raison. La récompense ne doit pas être uniquement matérielle et elle ne doit pas être un dû. Il doit y avoir aussi ce qu’en psychologie comportemental on appelle des renforçateurs sociaux (Ce sont des commentaires (verbaux ou gestuels) positifs de l’entourage. Félicitations, approbations, sourires, baisers, contacts...)
          Merci pour votre commentaire.


        • alinea alinea 6 octobre 11:22

          @Jean-Luc ROBERT
          il y a beaucoup à dire, mais je n’éduque même pas mes chiens ni mes chevaux avec des récompenses ! alors les gosses.
          Mais je sais que, malheureusement, tout le monde trouve ça normal et inévitable. Je suis la preuve qu’on peut faire bien, autrement, mais tellement minoritaire, et puis ce n’est pas une recette ; la récompense c’est une recette, pas de questions à se poser, pas d’attention particulière à porter...tout le monde fait pareil et on a tous le même résultat !
          Étonnez-vous que les pouvoirs usurpés et abusifs traitent les populations comme je ne traite pas mon bétail !!
          En tout cas tout le monde semble en être content, c’est le principal.


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 4 octobre 18:49

          Les masque et les piqûres c’est pour les punir de contaminer leur grand mère.

           

           Vous trouvez ça absurde ? Oui, moi aussi.


          • zygzornifle zygzornifle 5 octobre 08:15

            Au moins il sera habitué pour plus tard, nous vivons dans un monde de punition permanente, au moindre faux pas nous sommes punis par les lois répressives, en plus a chaque élection nous sommes punis par le nouveau président et son gouvernement ....


            • Docteur Faustroll Docteur Faustroll 5 octobre 08:27

              @zygzornifle

              non, on est pas punis, on est conditionnés
              la punition, c’est la réponse sociale à une faute
              le conditionnement, c’est l’utilisation de l’alternance « récompense/sanction » pour rendre automatiques les comportements suite à un stimulus connu de l’animal domestiqué


            • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 5 octobre 09:12

              @zygzornifle
               
              ’’Au moins il sera habitué pour plus tard ’’
               
               
              « Toute une vie ne suffit pas pour désapprendre ce que naïf, soumis, tu t’es laissé mettre dans la tête - innocent ! - sans songer aux conséquences. » Henri Michaux
               
               C’est à cela que ça sert, de punir les enfants : nos aïeux punissaient leurs enfants pour leur éviter de finir aux galères. pour le profit des « maîtres ».
               
               


            • Trelawney Trelawney 5 octobre 09:31

              @zygzornifle
              Tiens voila le Caliméro d’Agoravox ! « C’est vraiment trop injuste »


            • eau-du-robinet eau-du-robinet 5 octobre 09:40

              Bonjour Francis, agnotologue,


              .
              Merci de bien vouloir soutenir l’article :

              Le Fact-Checking des statistiques du ministère de la santé pour les nuls

              actuellement dans dans l’attente dans la rubrique de modération d’Agoravox.
              Auteur d’article « Décodeur l’éco »

              Actuellement :

              Votes : +9 - 5 = +4

            • voxa 5 octobre 09:40

              @Docteur Faustroll

              L’éducation n’est t’elle pas un conditionnement ?


            • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 5 octobre 10:13

              @eau-du-robinet
               
              Merci du message.
               j’ai déjà voté, et de plus il vient d’être publié.
               smiley


            • Aristide Aristide 5 octobre 13:50

              @Docteur Faustroll

              non, on est pas punis, on est conditionnés

              Rassurez moi, vous ne l’êtes pas vous conditionné. 


            • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 5 octobre 19:31

              @Docteur Faustroll, vous avez l’air de maîtriser la question du conditionnement. Il faut je pense aussi savoir distinguer la réponse sociale (punition) du mécanisme qu’est le conditionnement.
              Merci à vous.


            • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 5 octobre 19:34

              @voxa, Il me semble bien sûr évidemment que l’éducation est un conditionnement puisqu’il s’agit d’enseigner une conduite à tenir et d’appliquer à cette conduite (comportement) des conséquences agréables ou désagréables en vue de maintenir le comportement ou de le réduire, voire le supprimer.
              Merci pour votre réaction.


            • Aristide Aristide 6 octobre 09:02

              @Jean-Luc ROBERT

              Il me semble bien sûr évidemment que l’éducation est un conditionnement puisqu’il s’agit d’enseigner une conduite à tenir et d’appliquer à cette conduite (comportement) des conséquences agréables ou désagréables en vue de maintenir le comportement ou de le réduire, voire le supprimer.

              Il me semble que l’éducation est bien autre chose que le simple conditionnement. Là encore, il s’agit à mon sens d’offrir les modes de réflexions et d’analyse en fonction de valeurs sociales ou morales, afin de décider des comportements à tenir les plus adaptés face aux situations rencontrées.

              Que dans un premier temps, lors de l’enfance, il s’agisse essentiellement de donner des leçons simples par des méthodes action-réaction est une évidence. Heureusement cela ne suffit pas, quand l’enfant est en mesure de le comprendre on lui inculque des valeurs, des principes, ... qui lui permettront de choisir quand il sera confronté à des situations qu’il n’a pas connu auparavant. 

              Il me semble qu’éduquer c’est aussi apprendre à être autonome.


            • alinea alinea 6 octobre 11:54

              @Aristide
              Pourquoi vous cherchez si loin : tous les mammifères éduquent leurs petits ; ils ne les formatent pas, ils leur apprennent, en les « assurant » ce qu’il faut savoir pour pouvoir vivre, et vivre en groupe. Le petit homme est aussi en devenir, il a des choses à apprendre.
              Le formatage, c’est ce qui vient après cet apprentissage premier, cet aspect de la névrose qui veut tout maîtriser : surtout ne pas être débordé, donc encadrer.


            • voxa 5 octobre 09:38

              bla bla bla...

              Les enfants se succèdent depuis l’aube de l’humanité.

              Pourtant il n’y avait pas de connasses genre dolto et consort...

              Depuis une bonne trentaine d’années, les psy en tout genres prospèrent...

              Il en sort 10 ou 15 de chaque poubelle au moindre choc.

              .

              Honnêtement le résultat n’est pas très flagrant pour la société des hommes.


              Vite une cellule psychologique.


              • Aristide Aristide 5 octobre 12:19

                @voxa

                Vous avez raison, moi j’ai un seul précepte : les aimer et essayer de faire le mieux, ou pour les modestes le moins mal .... 


              • alinea alinea 5 octobre 14:34

                @Aristide
                C’est dans le verbe ’ aimer’ que peut se cacher le diable... s’il n’y a pas de diable, cela suffit, effectivement. mais souvent les gens n’aiment que ce qu’ils maîtrisent, alors...forcément...


              • Aristide Aristide 6 octobre 09:06

                @alinea

                C’est bizarre que même sur un sujet aussi ... consensuel, vous arriviez à trouver qu’aimer peut poser un problème. Qu’il existe un amour maladif est une réalité, je n’en disconviens pas mais il me semble que dans la quasi totalité de la population des parents, ce sentiment n’est pas nocif. Enfin, j’espère ...


              • eau-pression eau-pression 6 octobre 10:07

                @Aristide

                Là, franchement, le plus consensuel devrait être ce que dit @alinea.


              • alinea alinea 6 octobre 12:01

                @eau-pression
                Je ne sais pas si c’est consensuel, je l’espère, mais ce qui est sûr c’est que si le problème psy de la plupart des névrosés, des psychosés étaient d’avoir été détestés, il n’y en aurait pas beaucoup !
                L’amour possessif, l’amour intrusif, l’amour culpabilisateur, l’amour laxiste, l’amour « moral », l’amour « projection de moi », l’amour à la place du frère mort,...sans parler de l’inceste. C’est tout ça qui fabrique la névrose, au moins.
                ( je t’ai répondu à toi, mais c’est évidemment une réponse à Aristide, sauf la première phrase !)


              • Aristide Aristide 7 octobre 10:18

                @alinea

                L’amour possessif, l’amour intrusif, l’amour culpabilisateur, l’amour laxiste, l’amour « moral », l’amour « projection de moi », l’amour à la place du frère mort,...sans parler de l’inceste. C’est tout ça qui fabrique la névrose, au moins.

                Ouais, c’est cela. Le simple fait de dire qu’il faut aimer ses enfants me vaut donc la liste non exhaustive de toutes ces dérives, ces manipulations, ces erreurs, ..

                Allons, il me semble que l’on peut parler encore d’amour parental sans tomber dans toutes ces tares, enfin, c’était en tout cas le but de mon message. Vous savez l’amour qui permet d’accompagner, de soutenir, d’aider, de transmettre, ... enfin de faire qu’un enfant soit le plus heureux possible et de l’accompagner vers l’âge adulte., d’en faire un être autonome, indépendant, formé, ... et le mieux armé possible pour vivre en société. 

                Mais bon, votre propension misanthropique est peut être une explication à cette vision assez spéciale de l’amour parental. Je reconnais que je m’aventure là dans une explication seulement basée sur vos communications sur ce site ...


              • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 16 octobre 08:10

                @Aristide
                Merci pour votre remarque.


              • vaietsev1 5 octobre 18:31

                @Jean Luc Robert ,

                La fessée à longtemps été légion dans de nombreuses familles ,et ça n’a rien de surprenant .

                Pourquoi ?

                Dès lors ,ou tout un chacun se met à grandir ,s’accomplit ,deviens un homme car il s’est marié et à eu un enfant avec sa femme ,aucune surprise de voir quelques parents être sévère avec leurs enfants en fait, car quand un couple de jeunes se marient et se grandisse ,bien souvent celui qui se doit de jouer le rôle de paterfamilias est encore un jeune père et ,selon lui au vu de ce que plusieurs familles pourrait vivre ,il est dans le devoir du paterfamilias de montrer à l’enfant qui commande et quel sont les choses que celui ci ne doit pas faire ,ce parfois il est vrai avec un ton soutenu et appuyé, car souvent le père à besoin d’éduquer l’enfant et de hausser le ton aux prémices de l’éducation de l’enfant ,aussi car le paterfamilias jeune à peut être lui aussi été éduquée à la dure ,et quand je dis à la dur ; pour quelques enfants il en faut peu pour que l’un d’eux soit marquer ,du fait de leur fragilité ; du pourquoi alors certains enfants comprenne plu vite que d’autres les remontrances de leurs père. 

                C’est ainsi un moyen pour le paterfamilias de marquer le coup et montrer à l’enfant ,qui commande et quel sont les choses à ne pas faire ,du pourquoi assez souvent il peu arriver que le paterfamilias soit assez rude avec son petit ,et c’est tout à fais normal.

                En fait ,dans chaque famille ,l’enfant prendra soit plus du côté du père que du côté de la mère ,la raison alors du pourquoi le paterfamilias se doit d’être dur dans un premier temps avec l’enfant afin de le marquer ,car c’est quand l’enfant se sent marquer d’une première remontade forte ou qu’il se fait houspiller du ton du père qui est marqué et appuyé ,que l’enfant comprendra alors qu’il y a des choses qu’il ne dois pas faire ,car ces choses ne sont pas à faire ,car ce n’est pas bien .

                C’est pas valable pour tout les enfants cette façon de faire ; plusieurs enfants seront peut être pour quelques uns plus introvertis quand d’autres sont plus extravertis ; à chacun de savoir comment éduquée et prendre son enfant .

                MAIS ,en aucun cas ,la fessée ne doit être interdite ,car il y a des enfants qui ont besoin d’être plus remués que d’autres ,si les parents ne veulent pas que leurs petits demain filent un mauvais coton .

                Voilà alors pourquoi il arrive bien souvent que des enfants se prenne des mornifles ,d’abord car l’enfant est une tête dur ,car il n’a pas été pris « à la racine ou assez tôt avec »sévérité «  »,aussi ,car il lui a été laissé le choix de faire ce qu’il voulait ,et combien il avait son droit de commander avec son papa et sa maman.

                Hélas,dans de plus en plus de familles ,les enfants commande avec leur papa et leur maman ,d’abord car les parents sont assez satisfait par exemple de l’attitude de leur enfant ,sans même y avoir fais quelque chose et en être responsable ; leur enfant est tout simplement un bijou qui est aimé .

                Sauf ,gare aux retour de manivelles un beau jour ,car les enfants les plus exemplaires petits ne seront pas ceux qui seront les plus et mieux éduquées .

                Vassily.


                • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 5 octobre 19:40

                  @vaietsev1, donc si je comprends bien votre réponse, vous pensez que la fessée est utile en matière d’éducation ?


                • Adèle Coupechoux 5 octobre 18:48

                  J’ai bien peur que les punitions et les récompenses ne consistent qu’à un dressage dès le plus jeune âge pour nous conditionner à supporter ce type de système dans le milieu du travail et dans la société en général.

                  Les parents sont-ils exemplaires ? Ceux qui nous gouvernent sont-ils exemplaires ? A part, pour vous dire ce qu’il vous faut faire sans qu’eux ne le fassent...Il n’y qu’à constater la corruption qui règne pour se demander à quoi sert de punir les enfants ou de récompenser les enfants.

                  Dure de faire la morale quand personne ou presque ne donne l’exemple.


                  • Xenozoid Xenozoid 5 octobre 18:50

                    @Adèle Coupechoux

                    je pense que les punition ne s’arretent pas a l’enfance...mais bon


                  • Adèle Coupechoux 5 octobre 19:08

                    @Xenozoid

                    Absolument, les primes de fin d’année ou leur absence sont bien des récompenses ou des punitions pour les salariés. Comme les promotions.
                    La gestion de crise n’a été qu’une succession de punitions gratuites et inefficaces, à se demander si ce n’est pas la définition de la punition ;; ;
                    Quant aux récompenses, en regardant l’étymologie, c’est le contraire de la gratuité, de l’altruisme. Une carotte...


                  • Xenozoid Xenozoid 5 octobre 19:10

                    Adèle Coupechoux

                    yep


                  • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 5 octobre 19:43

                    @Adèle Coupechoux, pourriez-vous préciser votre pensée ?
                    Merci en tout cas pour votre réaction.


                  • Xenozoid Xenozoid 5 octobre 20:37

                    sans détail, il veux juste dire qu’on est toujours punis,apres tout quand on y regarde on est plus dans la strategie du choque, que celui de la pédagogie(sic),mais les 2 puent egalement


                  • Adèle Coupechoux 5 octobre 21:11

                    @Jean-Luc ROBERT

                    Dès l’école, les enfants apprennent à obéir. Assis, debout ! Silence, sinon...
                    C’est à peine une caricature.
                    Pendant la crise Covid, ils nous ont parlé comme à des enfants. Comme à des enfants, n’est-il pas possible de parler à des enfants comme à des adultes ? Ces adultes qui ont peur d’un virus, et qui demandent aux enfants d’arrêter de vivre pour les protéger...
                    Les enfants n’ont pas à être traité comme des chiens et les chiens ne méritent pas davantage d’être traités comme nous les traitons habituellement.


                  • Titi95 Titi95 7 octobre 13:33

                    @Adèle Coupechoux
                    je suis tout à fait d’accord avec vous !


                  • Le421... Résistant Le421... Résistant 6 octobre 08:35

                    Punir son enfant ?

                    Amenez-le au catéchisme chez le curé !!

                     smiley  smiley  smiley

                    Bon, ok, je sors....


                    • Punir est l’équivalent de : sevrer...Il est donc évident qu’il faut sevrer l’enfant afin de lui permettre d’atteindre l’étape suivante de sa maturation. Ce n’est que face au vide que l’on rempli. Winnicott a parfaitement expliqué le mécanisme...Freud un soir pleurant après sa mère. Celle-ci de le faire patienter.... Venant ensuite le réconforter avec un objet (je pense un bracelet). Toi aussi tu pourras faire comme ton papa, mais pour cela il te faut attendre....Cela s’appelle un objet transitionnel. Le plus souvent un ours. Début de la créativité.


                      • Jean-Luc ROBERT Jean-Luc ROBERT 7 octobre 11:00

                        @Mélusine ou la Robe de Saphir., en effet je pense qu’il n’est pas possible d’envisager une éducation efficace sans punition, non au sens d’un châtiment ou faute à expier, mais au sens d’une punition éducative.

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