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Mesures renforcées, confinement et confusion

« Nous ne pouvons pas laisser ce virus, ou plutôt, désormais, ces variants poursuivre sa route sans tout mettre en œuvre pour l’entraver (…). Il nous faut donc encore et à nouveau faire face ensemble : nous avons devant nous des jours encore difficiles. Nous devons être derrière nos soignants. Nous les applaudissions chaque soir à 20 heures lors du premier confinement. Ils le méritent encore aujourd’hui. Nous sommes confrontés à une troisième vague de cette pandémie, qui semble ne pas vouloir en finir, mais la grande différence avec les vagues précédentes, c’est que nous avons aussi une perspective qui s’appelle la vaccination. Cette perspective change tout et nous dit que non seulement, ces efforts sont indispensables, mais qu’ils ne seront pas vains. » (Jean Castex, le 18 mars 2021).

Le "troisième confinement" a débuté ce samedi 20 mars 2021 à zéro heure dans seize départements de France métropolitaine. Pendant tout le week-end, ce fut confusion et incompréhension dans les médias et dans les esprits pour savoir ce qui est légal, interdit, autorisé, recommandé, avec ou sans attestation et laquelle, quelle case cocher (toujours rien sur les visites chez le vétérinaires, par exemple). Le diable est dans les détails.

La conférence de presse du Premier Ministre Jean Castex tenue le 18 mars 2021 a laissé plus de questions que de réponses. Le lendemain, son prédécesseur direct, Édouard Philippe, très concerné par les nouvelles mesures prises par le gouvernement car il est le maire du Havre, en Seine-Maritime, l’un des seize départements, a fait une déclaration officielle qui laissait entendre une certaine critique à l’égard de Jean Castex. Entre les deux, il n’y a pas photo dans le savoir-faire de chef de gouvernement : après les conférences de presse d’Édouard Philippe, tout était clair et tout était surtout bouclé, étudié, réfléchi.

Depuis quelques jours, on a l’impression que tout pourrait changer d’une heure à l’autre, que les plus protestataires auraient leur fenêtre d’efficacité juste après la conférence de presse, que s’ils faisaient opportunément pression, ils obtiendraient gain de cause. Par exemple, le jeudi soir, les salons de coiffure et les fleuristes n’étaient pas des commerces "essentiels" et devaient rester fermés. Et le vendredi matin, rectificatif, ils pouvaient rester ouverts.

En fait, toute tentative de donner une définition des commerces "essentiels" est une mission impossible. Cette fois-ci, le gouvernement a appris et a épargné les libraires et les disquaires en les considérant désormais comme "essentiels" (ce qui n’enlève pas le fait qu’il y a plus de risque chez un libraire qu’ailleurs car les clients feuillètent souvent les livres et les reposent ensuite dans le rayon). Parmi les "nouveaux" commerces devenus essentiels, il y a les chocolatiers. Je suis un peu étonné car a priori, le chocolat est un aliment comme un autre et tous les commerces alimentaires sont autorisés (essentiels), mais certains ont expliqué qu’on laissait ouverts les chocolatiers parce que c’était bientôt Pâques (eh oui, dans deux semaines à peine !). Mais, réfléchissons : pourquoi achète-t-on une boîte de chocolats ? Rarement pour soi, plutôt pour offrir, mais justement, quand on est "confiné" (je reviens sur le mot), on n’invite plus (j’y reviens aussi plus loin), donc, pourquoi acheter des fleurs et des chocolats si on ne peut plus être reçu ?

Des incohérences de ce type, il y en a mille et évidemment, comme le gouvernement ne peut pas penser à tous les cas, il y aura toujours des cas surréalistes ou kafkaïens…

Samedi, ce fut la journée "attestation". Maintenant, j’ai pris l’habitude que les attestations obligatoires ne sont jamais mises en ligne au moment où elles deviennent obligatoires. Il y a souvent un jour de décalage.

Là, il y a eu deux impréparations. La première était que la première version de l’attestation dérogatoire de déplacement (celle de samedi matin) était beaucoup trop compliquée, deux pages et surtout, elle était conçue pour deux types de déplacements : pendant la journée, entre 6 heures et 19 heures, et sous couvre-feu, entre 19 heures et 6 heures. Autant dire que même les surdiplômés pouvaient être perplexes devant ce formulaire de deux pages. Alors, les "médias" n’ont cessé de fustiger cet État bureaucratique qui pond sans arrêt des paperasses indigestes.

C’est vraiment peu pertinent de le dire dans ce cas-là (même si la bureaucratie est bien réelle dans d’autres domaines, chacun a son expérience de la chose), et j’imagine que le gouvernement n’est pas mécontent de cette sortie anti-bureaucratique… car la cause, ce n’est pas le résultat, c’est le cahier des charges : quand on écoutait la conférence de presse de Jean Castex de jeudi, on sentait bien que traduire ces éléments très flous dans une attestation allait être une (autre) mission impossible. Résultat, de nouvelles attestations (qu’on peut télécharger ici), version de samedi après-midi, avec deux formulaires différents selon le moment de la journée, et toujours deux pages pour l’attestation, et toujours, comme écrit plus haut, des cas oubliés (rendez-vous chez le vétérinaire, entre autres, j’insiste bien sur le sujet car j’adore les chats et les vétérinaires sont mes amis).

Ce samedi aussi, il y a eu des mesures d’allègement, mais ce n’était pas encore officiel pour l’honnête personne qui voulait sortir de chez elle le samedi matin (rappelons que le malheureux contrevenant doit payer au moins 135 euros, et plus si affinités) : l’attestation de déplacement devient inutile en cas de déplacement à moins de 10 kilomètres de son domicile. Seul, un justificatif de domicile est suffisant dans ce cas-là. En fait, on peut se poser vraiment la question de devoir remplir une attestation de déplacement et surtout, de l’horodater encore, alors que la permission de sortie est sans limite de durée.

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Dimanche, la polémique a porté sur les réceptions chez soi. Jusqu’à maintenant, la recommandation, c’était de limiter la jauge chez soi à six, invités compris (problème pour les familles nombreuses). Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a donc étonné les journalistes de BFM-TV quand il leur a déclaré le 21 mars 2021 qu’il était bien entendu interdit d’inviter des amis à son domicile pour le déjeuner et encore moins pour le dîner (couvre-feu). Il est vrai que c’est l’une des grandes sources de contamination : on invite des amis que l’on connaît bien et évidemment, on ôte les masques (quand on mange, on ne peut pas faire autrement) et on s’alcoolise un peu, on se rapproche… Bref, ces réceptions seraient désormais interdites, ce qui n’étonne pas en période de forte circulation du virus, mais quelques minutes plus tard, le Ministère de l’Intérieur a rectifié les déclarations du porte-parole en disant que ce n’était pas une interdiction (légalement, impossible d’interdire ce qu’on fait chez soi à part fêtes clandestines et tapage nocturne) mais que c’était une recommandation de ne pas recevoir d’amis chez soi.

Mais cette rectification donnait une équivalence : pas interdit égale autorisé. Or, il aurait mieux fallu dire pourquoi on faisait cette recommandation, pour ne pas contaminer une famille amie, simplement. Je rappelle qu’au niveau national, on est désormais autour de 35 000 nouveaux cas détectés chaque jour, alors qu’il y a deux semaines, c’était 20 000 nouveaux cas détectés.

Continuons avec des récurrences journalistiques du week-end, il y en a trois qui ont le don de m’agacer fortement car elles ne correspondent pas aux faits.

La première, c’est de décrire (surtout vendredi) la véritable transhumance de nombreuses personnes de Paris vers la province (province non confinée) avec saturation des trains, l’un qui disait que c’était la première fois qu’il avait acheté un billet aller sans le retour, etc. Bref, au lieu de rester confiné à Paris, aller jouir de la plage de La Baule, pourquoi pas ? c’est même très astucieux… mais d’une part, cela ne concerne qu’un très très petit nombre de franciliens (par exemple, les personnes qui ont déjà un certain niveau de revenus ou de richesse, mais qui, en plus, ont du temps, ne travaillent donc pas ou plus, donc cela réduit pas mal, des jeunes et des personnes âgées), donc, l’effet ne peut être que très faible, et d’autre part, cette peur que ces transhumants contaminent la province est une idée très mauvaise qu’on se fait de la province et surtout de la situation épidémique.

Là encore, il faut se souvenir des journées des 16 et 17 mars 2020 qui avaient connu une telle transhumance et il n’y a pas eu pour autant de foyers de contamination en province pour cette raison-là. Mais l’idée qu’on se fait là est encore faussée par une fausse assurance de croire que le virus ne circulerait que dans les seize départements reconfinés. En fait, la situation est mauvaise dans quasiment tous les départements de la France métropolitaine (à l’exception peut-être d’un ou de deux) et dans les seize cités, c’est encore plus mauvais. Déjà, ce dimanche soir, sont évoqués douze autres départements qui pourraient "tomber" dans ce nouveau reconfinement en raison de la forte circulation du virus.

Bref, c’est comme l’histoire des frontières : ce qui compte, c’est de réduire les interactions entre personnes, mais fermer une frontière quand, des deux côtés, le virus circule beaucoup, cela n’a pas beaucoup de sens. Que ceux qui veulent quitter Paris le fassent donc quand ils le peuvent !

La deuxième récurrence agaçante, c’est de dire que le "pari" du Président Emmanuel Macron est en passe d’être perdu (puisqu’il faut reconfiner). Disons-le clairement : il n’y a pas de "pari" car ce n’est pas un "jeu". Chaque jour, près de 300 personnes meurent du covid-19, au total, déjà plus de 92 000 et les 100 000 seront hélas largement dépassés lorsqu’on verra la fin du tunnel. Ce n’est pas un jeu et encore moins le jeu d’Emmanuel Macron. Ce sont des Français dont il s’agit, ce sont eux qui "gagneront" ou qui "perdront", pas le Président de la République.

Enfin, troisième récurrence journalistique, la tarte à la crème resservie à chaque prestation de journalistes ou d’invités politiques de l’opposition, mais il faut dire que le gouvernement avait aidé pour avoir ce genre d’argument : non, ce n’est pas le nombre de lits disponibles en réanimation qui est important ! On l’a bien observé en Allemagne en janvier et février 2021, les services de réanimation n’étaient pas saturés, mais il y avait jusqu’à 1 400 décès par jour.

Ce n’est pourtant pas compliqué de comprendre cela : aussi nombreux le seraient-ils que l’épidémie resterait un problème macabre. Au moins un tiers des personnes, qui ont le covid-19, admises en réanimation en va en mourir parce qu’on ne sait pas les traiter. L’objectif d’un État qui se soucie de la protection des citoyens, c’est de réduire au maximum le nombre de morts, et donc, le nombre de personnes en réanimation, et pour cela, il n’y a que deux possibilités quand l’épidémie est en plein essor : le confinement (séparer physiquement les personnes pour éviter les contaminations) et la vaccination.

La chance d’aujourd’hui, rappelée par le Premier Ministre avec raison, c’est que nous avons maintenant la perspective de la vaccination et aussi critiquable soit-elle, cette campagne de vaccination commence à faire effet, près de 10% de la population est maintenant vaccinée, dont plus de 45% des personnes âgées de plus 75 ans. Cela a un impact surtout sur le nombre de décès, mais cela a pour effet aussi un rajeunissement des personnes ayant une forme sévère (admises en réanimation) et peut-être a-t-elle contribué à freiner la hausse exponentielle de cette troisième vague qui, de façon surprenante, semble croître par plateaux (15-25 000 puis 30-40 000 nouveaux cas par jour, etc.).

Sur le sujet de la vaccination, obligatoire ou pas, notons bien ceci. Même si les personnes vaccinées peuvent être malades (l’efficacité est de 95% et pas de 100%), elles ne sont pas contaminantes (cela est désormais établi dans des études sur Israël, les États-Unis et le Royaume-Uni). Comme le virus est encore en forte circulation, à la fin de la campagne de vaccination, la probabilité qu’une personne non vaccinée chope cette saleté sera beaucoup plus élevée qu’aujourd’hui, puisque ce seront les seules personnes qui permettront au virus de durer et de se reproduire. Cela peut faire réfléchir et faire évoluer son éventuel refus de se faire vacciner.

Revenons maintenant à l’essentiel : est-ce un confinement ou pas ? Et quel que soit son nom, sera-t-il efficace ?

Dans sa conférence de presse le 18 mars 2021, Jean Castex a en tout cas utilisé le mot : « Dans ces seize départements, de nouvelles mesures de freinage massives de l’épidémie interviendront à compter de ce vendredi soir minuit, et pour quatre semaines. C’est une troisième voie que nous retenons, une voie qui doit permettre de freiner sans enfermer. Ces mesures de confinement ne seront pas la reprise telle quelle de celles que nous avions mises en place en mars et en novembre derniers. Car depuis le début de l’épidémie, il y a exactement un an, le temps a passé, la crise a duré, mais nous avons appris. ». Et ce n’était pas un lapsus, car le mot "confinement" a même été inscrit sur une diapo du Premier Ministre pour représenter la France selon le taux d’incidence des départements : « Départements passant en confinement ».

Mais parallèlement, le Ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a déclaré dans "Le Parisien" le 21 mars 2021 : « Je me refuse à parler de confinement tout simplement parce que ce n’en est pas un ! ». Confinement, le mot interdit ?

Et c’est compréhensible, cette confusion, puisque justement, c’est l’art du Président de la République de dire qu’on fait du confinement (devant les soignants) sans faire de confinement (au regard de son "pari", voir ce mot plus haut). Jean Castex a justifié la méthode ainsi : « Notre conviction est que si de nouvelles mesures s’avèrent aujourd’hui nécessaires, nous devons continuer dans la même cohérence : privilégier une approche pragmatique, proportionnée et territorialisée, ne pas appliquer mécaniquement les mêmes mesures qu’hier, prendre en compte ce que cette épidémie nous a appris. ».

Concrètement, je ne vois pas vraiment quelles ont les mesures supplémentaires qui permettraient d’enrayer cette hausse continue de l’épidémie. À part la fermeture des marchands de vêtements et de chaussures, peut-être de bricolage (?), et encore, seulement hors des galeries commerciales puisque dans les galeries commerciales, c’était déjà fermé, qu’y a-t-il de nouveau par rapport à avant le 18 mars 2021 ?

Dans mon modeste esprit, j’avais adopté un critère qui me paraissait inattaquable pour savoir si c’était un confinement ou pas : l’attestation. S’il me fallait une attestation dérogatoire de déplacement pour me déplacer, alors je considérerais que c’est bien un confinement. Mais, comme je l’ai expliqué plus haut, même l’attestation est floue : je n’en ai pas besoin si je fais mes courses à moins de 10 kilomètres de chez moi, et j’en ai besoin si c’est entre 10 et 30 kilomètres. Quant au justificatif professionnel, sans limitation kilométrique, il ne change pas vraiment par rapport à celui nécessaire pour le couvre-feu (car qui, en Île-de-France, peut rentrer chez lui après une journée de travail avant 18 heures ? pas beaucoup de monde, c’est difficile quand les trajets sont longs).

Dans la nouvelle version de l’attestation dérogatoire, on ne parle pas de "confinement" mais de "mesures renforcées", c’est une très jolie expression : « Attestation de déplacement dérogatoire pour les personnes résidant dans les départements soumis à des mesures renforcées ».

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Alors, va pour les "mesures renforcées". La question est donc : ces "mesures renforcées" vont-elles réellement juguler l’épidémie alors qu’on est en pleine explosion. L’avis des médecins hospitaliers semble partagé, mais la plupart se gardent bien de faire un pronostic. On connaît surtout les avis avant la décision du 18 mars 2021, par exemple, celui du professeur Gilbert Deray qui préconisait un confinement strict et court sur tout le territoire pour réduire l’épidémie drastiquement (écoles fermées).

Comme je viens de l’écrire, j’aurais tendance à dire que ces mesures, ce n’est pas assez, car il y a finalement peu de différence avec "avant", mais j’avais déjà cru à cela lors du deuxième confinement, que j’avais même qualifié de "Canada Dry" et la réalité a été que l’épidémie a été, malgré tout, fortement stoppée au milieu du mois de novembre 2020, à ma grande joie mais aussi à mon grand étonnement.

Alors, je me garderai aussi d’avoir un pronostic, et je sais aussi que la psychologie a une valeur d’efficacité assez difficilement explicable. Ainsi, il y a eu beaucoup moins de morts sur les routes entre juillet et octobre 2002, alors que le premier radar automatique n’avait pas encore été posé mais ces radars avaient été annoncés par le Président Jacques Chirac dès le 14 juillet 2002. Dans le comportement collectif, l’effet psychologique d’une annonce est parfois plus important que la réalisation concrète de l’annonce. Si cette nouvelle étape de "mesures renforcées" contribuait à faire prendre conscience à tous que non, malgré le printemps qui est là, malgré la lassitude (imagine-t-on un Poilu dire en 1916 aux Allemands : pouce, je ne joue plus, j’en ai marre de la guerre, des tranchées boueuses, des amis déchiquetés, etc. ?).

La prise de conscience, comme je l’ai indiqué plus haut, c’est de rappeler ce que disait Jean Castex le 18 mars 2021 : « Le constat que nous pouvons faire de la situation confirme nos craintes : la progression de l’épidémie s’accélère nettement. Nous avons enregistré 38 000 cas sur la seule journée d’hier, 35 000 aujourd’hui. Le nombre de nouveaux cas a augmenté de 23,6% en une semaine. Cette reprise dessine en réalité ce qui s’apparente de plus en plus clairement à une troisième vague, alors même que nous approchons du chiffre terrible des 100 000 morts. Cette troisième vague s’observe d’ailleurs, à des degrés divers, dans plusieurs autres pays européens. Cette troisième vague, nous en connaissons la cause : l’arrivée du variant britannique qui représente maintenant près des trois quarts des contaminations. Ce variant britannique, nous savions, et je vous l’avais dit, qu’il était plus contagieux. Nous découvrons peu à peu qu’il est en réalité à la fois plus virulent et potentiellement plus grave. Et cela se vérifie dans les chiffres de nos services de réanimation. (…) Chaque jour, environ 330 nouveaux malades arrivent en réanimation : cela représente une personne toutes les quatre minutes ! Plus inquiétant (…), ces arrivées en service de réanimation concernent des personnes plus jeunes et en meilleure santé que lors des vagues précédentes, et leur durée de séjour à l’hôpital est de plus en plus longue. Clairement, ces éléments sont plus préoccupants encore que ce que nous pouvions comprendre de l’évolution du virus il y a encore quelques semaines. ».

Le 19 mars 2021 : il y a eu 35 088 nouveaux cas détectés ; le 20 mars 2021 : 35 327 nouveaux cas ; le 21 mars 2021 : 30 581 nouveaux cas. Au 21 mars 2021, 4 406 malades du covid-19 sont actuellement en réanimation.

Cette prise de conscience a un objectif, pas celui d’être contraint dans nos libertés, mais simplement de faire plus attention avec les gestes barrières (tout le monde doit faire plus attention, car ce n’est pas naturel). On n’a pas encore le luxe de l’insouciance, mais elle viendra parce que la vaccination massive protégera bientôt l’ensemble de la population.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (21 mars 2021)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Mesures renforcées, confinement et confusion.
Les nouvelles attestations de déplacement à partir du 20 mars 2021 (à télécharger).
Conférence de presse du Premier Ministre Jean Castex le 18 mars 2021 à Paris (texte intégral).
Alors, confinement ou pas confinement ?
Gilbert Deray.
Covid-19 : un an après, toujours le cauchemar ?
Covid-19 : le mot interdit.
Les jeunes, génération sacrifiée ?

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Moyenne des avis sur cet article :  1/5   (21 votes)




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11 réactions à cet article    


  • Samson Samson 22 mars 11:04

    "... et pour cela, il n’y a que deux possibilités quand l’épidémie est en plein essor : le confinement (séparer physiquement les personnes pour éviter les contaminations) et la vaccination.« 


    ... en veillant surtout à ne pas traiter (autrement qu’avec du Doliprane) et faire soigner les patients par leur médecin généraliste dès le premier stade de l’infection (Ivermectine, Hydrochloroquine, Colchicine, Fluvoxamine, Vitamine D, Zinc, ...), sans quoi les urgences et la réanimation après aggravations ne seraient pas ou plus saturées, l’arbitraire du »terrorisme" viral désormais sans objet et inapte à encore justifier la planification sous couvert sanitaire d’une dictature mondialiste, l’expérimentation massive sur les populations humaines d’une thérapie transhumaniste et génique à visée immunogène aux effets totalement inconnus à moyen et long termes, le reset économique et la précarisation accélérée d’une foule de gens désormais réduits à rien, suivant les bons vœux de notre très immature et narcissique petit Monarc, de la Commission €uropéenne et surtout de leurs très puissants donneurs d’ordre, ...


    • nanobis 22 mars 11:17

      Tout de même, on ne parle pas dans cet article des traitements hors vaccins. l’Ivermectine soigne et soigne bien voir notamment les résultat au Portugal.(https://coronavirus.politologue.com/coronavirus-portugal.PT)


      • devphil30 devphil30 22 mars 11:17

        Les collabos sentent le vent tourner.....

        alors on commence a retourner sa veste

        https://www.youtube.com/watch?v=L_ADZYCUkDA


        • Ben Schott Ben Schott 22 mars 11:21

          @devphil30
           
          On a les noms...
           
           smiley
           


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 22 mars 11:37

          Castex, Castex, ... ? c’est pas celui qui a dit : « Nous n’augmenterons pas le nombre de lits parce que si y a plus de lits y aura plus de malades »  !!! ?

           

           C’est là https://youtu.be/DKee-NveOFw?t=974


          • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 22 mars 11:51

            ’... et pour cela, il n’y a que deux possibilités quand l’épidémie est en plein essor : le confinement (séparer physiquement les personnes pour éviter les contaminations) et la vaccination.« ’’

             

            Déjà, la vaccination en pleine épidémie est une aberration.

             

            Mais ici, ce n’est pas de vaccination qu’il s’agit, mais d’injections de sérum à visée génétique. Et ce n’est pas une thérapie mais une anti-thérapie, en ce sens qu’on inocule le mal dans le but de faire réagir le système immunitaire.

             

            Les pseudo-vaccins à ARN messager sont des sortes d’homéopathie soigner le mal par le mal administrées à forets doses. Quelqu’un qui est contaminé, on lui administre une surcharge de contamination !

             

             Au fou !

             



            • floyd floyd 22 mars 15:36

              Si vous voulez voir pour une fois une conférence avec d’autres chiffres, qui sont réels, voici la conférence d’Alévêque sur le COVID : https://odysee.com/@Mado321:a/Conf%C3%A9rence-COVID-ALEVEQUE:9

              La vidéo originale a été rapidement supprimée sur youtube. Bienvenue dans la dictature sanitaire et numérique. Quand on voit les moutons qui défendent encore le pouvoir en place, c’est vraiment à vomir !


              • troletbuse troletbuse 22 mars 16:26

                @floyd
                Excellent.


              • ETTORE ETTORE 22 mars 18:30

                NON, NON, ET NON ! Pas question !

                Rakoto, je ne vous laisserai pas salir ce gouvernement par «  LA FAUTE » !

                Vous écrivez : Mesures renforcées, confinement et confusion  !

                Faux ! Archi faux !

                Lire : MESURES FORCEES, FINEMENT trop CON, et FUSION de CON.

                Et croyez bien que je n’y suis pour rien, si le nom de ce gouverneMENT, est répété

                DEUX FOIS !

                Mais vous devriez faire un tour en déchetterie, vous accumulez trop de choses, qui vous encombrent, décidément :

                « Radars », « poilus », « votre attestation dérogatoire » ( vous pouvez vous la mettre au........, Vos sorties « anti bureaucratiques »....etc etc....

                Faites gaffe rakoto, on ne peux pas faire demi tour comme cela, sur l’autoroute bien rectA-ligne qu’on vous a tracé.

                Mais dites moi, Rakoto ?

                Ne serais ce pas un léger tremblement de la main, qui se fait jour dans vos lignes ?

                Dites, vous n’allez pas sauter de la voiture en marche maintenant, si près de la piccouse salvatrice ? Votre tertre promis ! La bourse de Judas !

                Et, oh, Rakoto, juste un service,.... puisque vous allez dans la même direction, si vous rencontrez le Pierrot@, faisant du Stop Covid.....

                Rappelez lui bien, qu’il ne peut exiger les trois doses simultanément, pour, comme il dit « profiter de la vie, sans les morts et les malades qui ne l’ennuieront plus ».

                Discutez en ensemble pendant le covoiturage,ça peut ouvrir des horizons nouveaux pour les racines de pissenlits.


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