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Accueil du site > Actualités > Santé > Numerus clausus et déserts médicaux ou médecins étrangers

Numerus clausus et déserts médicaux ou médecins étrangers

J'étais étudiant lorsque le numerus clausus, un concours à l'issue de la première année d'études, a été instauré en médecine : il s'agissait, nous disait-on à l'époque, de limiter l'augmentation des dépenses de santé en réduisant l'offre de médecins.

Quarante cinq ans plus tard, ayant déménagé à la campagne lors de mon départ en retraite, je me mets à la recherche d'un nouveau médecin référent. Trois médecins à la maison médicale de la petite ville voisine mais, me dit la secrétaire, deux d'entre eux ne prennent plus de nouveaux patients. Va pour le troisième, un brave homme âgé de plus de 60 ans. Qu'en sera-t-il lors de son départ en retraite ? Trouvera-t-il un remplaçant ?

Peut-être un médecin étranger ? Il y a quelques années j'avais lu dans la presse locale que sur les 4 nouveaux médecins inscrits au Conseil de l'Ordre du département rural dans lequel je vivais 3 étaient des étrangers. J'avais réagi à l'information en faisant remarquer que des étudiants français échouaient, malgré d'excellentes notes, à l'examen de passage en seconde année de médecine tandis que l'on faisait appel à des étrangers parlant parfois difficilement le français. Ma remarque m'avait valu une volée de critiques de la part de la bien-pensance locale, « on croirait lire du Guéant » avait même affirmé un anonyme dans un commentaire.

On peut aussi s'interroger sur la valeur des diplômes étrangers. Une amie infirmière me raconte que le médecin psychiatre de son service, un ukrainien, était chauffeur routier avant d'être embauché en France. Compétences insuffisantes ou trop faible rémunération des psychiatres en Ukraine ? Il est très difficile de vérifier l'authenticité des diplômes délivrés en Afrique dans des pays en guerre ou en crise.

Mais il faut attirer les compétences nous serinent nos élites déconnectées des réalités. Mon oculiste est grec. Mon radiologue vient d’Afrique noire. Mon urologue est d’origine algérienne. Oui mais qui va soigner les malades dans les pays étrangers pillés ? Pour les algériens, je sais. L’excellent média RT France nous apprend que l’Algérie vient de signer avec Cuba un accord pétrole algérien contre médecins cubains.

https://francais.rt.com/international/47742-petrole-algerien-contre-medecins-cubains

On empêche d’excellents étudiants français de devenir médecins, on attire des algériens pour combler les manques et les algériens doivent faire appel aux cubains pour se soigner. Un monde de fous !

Et la situation ne fera qu’empirer car deux phénomènes qui se conjuguent aggravent la situation : le vieillissement de la population et la féminisation de la profession, les filles réussissant mieux que les garçons dans les études. Plus de soins pour les personnes âgées et des congés de maternité ou des horaires allégés pour les femmes médecins. Un de mes amis médecin (stakhanoviste – 60 patients par jour) m’affirme qu’il faut prévoir deux confrères féminines pour compenser le départ à la retraite d’un médecin homme.

Il faut vraisemblablement multiplier par deux le nombre de places offertes au concours de fin de première année de médecine pour résoudre le problème à l’interne. Le vivier d’étudiants existe. Par contre le coût de fonctionnement des facultés de médecine est élevé tandis que les caisses de l’État sont vides malgré l’augmentation incessante des taxes, impôts (sauf pour les ultra-riches) et amendes. La solution serait de rendre les études de médecine payantes, comme cela est le cas pour les études en écoles de commerce. Mais dans sa grande générosité l’État pourrait accorder la gratuité des études aux étudiants s’engageant, en contrepartie, à exercer quelques années (10 ans, 5 ans ?) là où l’État leur demanderait de s’installer, c’est-à-dire dans un désert médical. Des études gratuites, contre un engagement à servir 10 ans, c’est ce qui existait dans le passé pour les futurs instituteurs recrutés en fin de classe de troisième.


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80 réactions à cet article    


  • oncle archibald 8 février 2018 11:05

    Les polytechniciens aussi doivent servir l’état pendant 10 ans avant de pouvoir travailler dans le privé, sauf à « rembourser » leurs études en payant « la pantoufle » ....


    • njama njama 9 février 2018 11:16

      @oncle archibald
      C’est vrai pour d’autres grandes écoles ... à Polytechnique comme dans de grandes écoles d’ingénieur, ou dans les universités publiques, les études (frais de scolarité) sont gratuites.
      « la pantoufle » n’a rien à voir avec le coût des études, c’est pour rembourser le salaire qu’ils ont perçus pendant leurs études s’ils ne respectent pas leur engagement, et même à proportion exacte de la part d’engagement qu’ils n’auraient pas respecté.
      Après je pense que l’État s’y retrouve puisqu’il emploie des élites intellectuelles de la nation à bon compte en tant que fonctionnaires au moins pendant les quelques années de leur contrat.


    • leypanou 8 février 2018 11:09

      Par contre le coût de fonctionnement des facultés de médecine est élevé tandis que les caisses de l’État sont vides : arrêtez de raconter la fable de caisses de l’état vides, car elles sont tellement vides que l’état a encore eu les moyens de faire cadeau de 40 milliards de CICE aux entreprises pour des créations d’emploi qu’on attend toujours.


      • Attila Attila 8 février 2018 11:49

        @leypanou
        Ben oui, quand les français voudront bien venir voter pour sortir du néolibéralisme, on pourra décider d’attribuer les ressources de la France vers les besoins de la population plutôt que vers les Îles Caïman.

        .


      • Yaurrick Yaurrick 8 février 2018 15:13

        @leypanou
        C’est oublier bien vite que les entreprises et les salariés sont bien plus taxée que les 40 milliards de CICE.
        L’état redonne une petite partie de ce qu’il prend.... pas vraiment un cadeau.
        En fait il aurait vieux valu ne prendre beaucoup moins et ne pas avoir cette usine à gaz de CICE. Et c’est valable dans bien d’autre domaines.


      • leypanou 8 février 2018 17:59

        @Yaurrick
        A combien étaient les impôts sur les sociétés dans les années 70 et combien sont-ils maintenant ? Et pour quels résultats ? Et là, Macron, comme Trump, viennent encore d’abaisser le taux d’impôts sur les sociétés.

        Cette course à la baisse d’impôts est une course sans fin, toujours au détriment des investissements pour les infrastructures publics dignes de ce nom pour des privatisations qui ne profitent qu’à ceux qui ont les moyens.


      • Yaurrick Yaurrick 8 février 2018 20:05

        @leypanou
        Vous êtes au courant que la majeure partie (près de 75%) des recettes directes de l’état vient de la TVA et dans une moindre mesure de l’IRPP ? L’IS n’a jamais été la source principale de revenus de l’état, il est bien plus facile d’imposer les citoyens.
        Sans compter que chaque citoyen a plus de 45% de son salaire en prélèvement obligatoires. La question est plutôt que fait l’état avec toutes ces recettes ?


      • capobianco 9 février 2018 08:57

        @Yaurrick
        « La question est plutôt que fait l’état avec toutes ces recettes ? »

        Il les redistribue aux plus riches CICE (et oui !!!) ISF, avantages sur les très gros salaires, baisses d’impôts pour les entreprises etc....... ???


      • njama njama 8 février 2018 12:29

        @ l’auteur
        Par contre le coût de fonctionnement des facultés de médecine est élevé...

        Sur quelles sources vous appuyez-vous pour affirmer cela. En quoi une fac de médecine (publique) serait-elle plus couteuse qu’une autre université publique ? ou qu’une école d’ingénieur publique ?


        • zygzornifle zygzornifle 8 février 2018 13:04

          J’ai eut affaire pour un problème cardiaque a un médecin Jupitérien mais ces mecs sont sans cœur donc il n’a pas compris mon problème cardiaque ....


          • njama njama 8 février 2018 13:17

            @ l’auteur
            La solution serait de rendre les études de médecine payantes, comme cela est le cas pour les études en écoles de commerce. Mais dans sa grande générosité l’État pourrait accorder la gratuité des études aux étudiants s’engageant, en contrepartie, à exercer quelques années (10 ans, 5 ans ?) là où l’État leur demanderait de s’installer, c’est-à-dire dans un désert médical.

            On pourrait imaginer quelque chose de contractuel pour des volontaires (effectif annuel à déterminer, recrutés sur concours) qui (comme pour les médecins militaires) en contrepartie d’un engagement ultérieur dans des zones de déserts médicaux toucheraient une bourse d’études comme dans certaines grandes écoles ENS, etc...

            mais on ne voit bien pourquoi la contrepartie serait de rendre les études de médecine payantes pour tous autres les étudiants ! ou alors dans votre logique vous comptez sur ceux-ci pour financer les études de ces volontaires et vous leur faites endosser une responsabilité financière qui relèverait de l’État 


            • njama njama 8 février 2018 13:36

              Le numerus clausus est fixé chaque année par arrêté ministériel depuis une loi de 1971, et il est très probable qu’il a été et est toujours fixé à minima depuis cette époque, pour différentes raisons, entre autres pour garantir un certain niveau de revenus dans cette profession qui exerce majoritairement en libéral.
              Mais comme depuis de nombreuses femmes sont devenues médecins, qu’un bon nombre d’entre elles exercent à temps partiel ou ne sont pas stakhanovistes ce dont on ne saurait les blâmer, qu’un certain nombre de diplômés en médecine s’orientent vers d’autres domaines que la pratique médicale ce que l’on ne pourrait leur reprocher, il est probable que l’université ne produit plus suffisamment de médecins pour la société.

              Deux solutions, un peu plus de médecins, ou un peu moins de malades smiley


              • Yaurrick Yaurrick 8 février 2018 15:03

                @njama
                On appréciera le fait que des professions dites « libérales » ne font rien pour supprimer ce numerus clausus
                C’est tout sauf libéral, et c’est un exemple de plus prouvant qu’a chaque fois que l’état restreint l’offre arbitrairement, cela crée des pénuries.


              • njama njama 8 février 2018 15:35

                @Yaurrick
                Il est vrai que cette médecine dite libérale tire l’essentiel de ses prébendes des assurances sociales, et donc d’un système de financement public.


              • Alren Alren 8 février 2018 13:47

                J’ai lu récemment qu’un médecin roumain installé à grands frais par la commune d’un « désert » médical, est reparti dans son pays : il n’avait que 4 ou 5 patients par jour.
                Les malades du secteur ne lui faisaient pas confiance.

                Dans les hôpitaux certains des ces médecins dont la qualité de formation est douteuse, doivent être « conseillé » par des Français expérimentés à l’égal des internes.

                Franchement, il vaudrait mieux que ce soient des internes de notre école de médecine qui soient à leur place.


                • Alren Alren 8 février 2018 19:33

                  @Alren

                   doivent être conseillés


                • JMBerniolles 8 février 2018 14:07

                  Oui, notre pouvoir de marionnettes assujetties au néo libéralisme liquide la santé, l’éducation, les droits élémentaires, vent notre pays à la découpe...  Tout cela pour aboutir à une économie en forte récession si ce n’est en déflation


                  • Rincevent Rincevent 8 février 2018 15:03

                    On empêche d’excellents étudiants français de devenir médecins, on attire des algériens pour combler les manques et les algériens doivent faire appel aux cubains pour se soigner. Un monde de fous ! Un ‘’bon’’ exemple de la mondialisation du marché du travail.. ? N’oublions pas non plus qu’à l’heure où les directeurs d’hôpitaux vont pouvoir choisir dans les embauches, un médecin étranger sera encore plus malléable qu’il ne l’est déjà.

                    Quant à l’intervention de l’État, vous n’y pensez pas ! Il y a eu une tentative, il y a un moment déjà (sous Jospin, je crois) pour favoriser l’installation dans ce qu’on n’appelait pas encore les déserts médicaux. Le Conseil de l’Ordre s’était dressé vent debout contre ça, arguant de la sacro-sainte liberté et, tenez-vous bien, d’une inégalité de traitement !!! Ces messieurs veulent bien que la collectivité les paye (au travers de la Sécu) mais pas qu’ils lui rendent le moindre compte.

                    A côté de ça, les déserts médicaux ne sont aussi qu’un aspect des déserts tout court. Dans les régions à faible activité, le cercle vicieux est difficile à briser. Les jeunes vont chercher du travail dans les mégapoles, d’où chute de la démographie avec sa conséquence première : la fermeture de services publics (postes, hôpitaux, écoles, etc) alors que, parallèlement, la population restante vieillit. Or, un jeune médecin aura les mêmes besoins qu’un autre travailleur : des services qui ne soient pas trop loin, notamment pour les enfants, et une vie sociale acceptable. C’est donc bien, sur le fond, un problème économique mais qui ne se réglera pas qu’avec quelques subventions.


                    • Yaurrick Yaurrick 8 février 2018 15:05

                      @Rincevent
                      Pas la peine de blâmer la mondialisation, tournez vous plutôt vers l’état qui accorde des privilèges à certains.


                    • Rincevent Rincevent 8 février 2018 15:47

                      @Yaurrick

                      Je ne vois pas en quoi l’un serait exclusif de l’autre (?).


                    • njama njama 8 février 2018 15:47

                      @Rincevent
                      A côté de ça, les déserts médicaux ne sont aussi qu’un aspect des déserts tout court.

                      bien d’accord, c’est le fond du problème, mais la télémédecine va le virtualiser, aussi je ne pense pas que le gouvernement incitera particulièrement au développement d’une présence médicale dans des régions ravitaillées par les corbeaux

                      Télémédecine : des consultations au travail
                      Le gouvernement veut développer la télémédecine et vise un million de consultations à distance d’ici 2020
                      vidéo 2’42
                      https://www.francetvinfo.fr/sante/telemedecine-des-consultations-au-travail_2574476.html


                    • foufouille foufouille 8 février 2018 16:17

                      @njama
                      dans les déserts médicaux, la connexion internet est vraiment faible sauf très proche du début de ligne, et encore pas toujours.


                    • Buzzcocks 8 février 2018 16:25

                      @foufouille
                      Ma mère habite en banlieue nord de Nancy, y a l’ADSL mais un seul ophtalmologiste qui a 78 ans .... le mec est passionné donc n’est jamais parti en retraite mais il n’est pas immortel. 
                      Pour avoir un rendez vous, c’est un an d’attente.

                      Bref, même à 13 km de Nancy, on a des déserts médicaux.


                    • njama njama 8 février 2018 16:26

                      @foufouille
                      vous vivez en campagne ?
                      vous allez nous faire croire que dans le milieu rural ils en sont encore au modem RTC 56K

                      et les réseaux 3G, 4G, ... ça existe non ?
                      d’ici peu, on dialoguera avec un médecin en appel vidéo par smartphone, la montre connectée fournira des tas de données, rythmes cardiaques, T°, ...
                      une puce électronique servira à l’identification pour la sécu, et on paiera la consultation en ligne ... 


                    • njama njama 8 février 2018 16:34

                      @Buzzcocks

                      Le gros problème avec les ophtalmos, c’est que en France il faut leur ordonnance (valable 3 ans) pour obtenir un remboursement sécu (dérisoire) mais surtout d’une mutuelle ...
                      En Angleterre, en Belgique, en France et dans plein de pays, n’importe quel opticien a de quoi mesurer votre vue aussi bien qu’un ophtalmo.
                       
                      La seule différence tient en ce que la consultation médicale peut déceler un éventuel problème de santé sur le fond d’œil et autres observations...
                      donc au final il n’est pas forcément nécessaire de passer par un ophtalmo pour faire contrôler sa vue, un opticien fait ça gratos, ni pour changer de lunettes


                    • foufouille foufouille 8 février 2018 16:58

                      @njama
                      j’ai vécu en campagne et le gros problème est que les lignes tiennent par magie sur les poteaux dans certains coins. donc refus du modem adsl de se synchroniser environ à 500kb et pas de VOIP non plus. les poteaux sont des vieux trucs pourris en bois.
                      tu peut donc oublier le streaming vidéo même à 15fps.


                    • foufouille foufouille 8 février 2018 17:01

                      @njama
                      pour contrôler la vue, il suffit d’un orthoptiste.


                    • njama njama 8 février 2018 17:24

                      @foufouille

                      un orthoptiste ??? il ne contrôle pas la vue, il rééduque la vision pour corriger strabismes et autres ... en plus il faut une prescription médicale d’un médecin généraliste, ophtalmologiste, pédiatre, neurologue, etc.
                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Orthoptie#En_France

                      pas besoin d’examen médical pour changer de lunettes


                    • foufouille foufouille 8 février 2018 17:35

                      @njama
                      si, il faut lire plus bas et ça se fait chez les ophtalamos pas trop con.
                      ta vue est censé être contrôlée tous les dix ans. il me semble.


                    • Attila Attila 8 février 2018 17:48

                      @njama
                      Et le toucher rectal, vous le faites comment avec vos gadgets ?

                      .


                    • Rincevent Rincevent 8 février 2018 22:20

                      @Buzzcocks

                      Hé bé, ça ne s’est pas arrangé depuis que je suis parti... Ici, c’est le contraire, on marche sur les toubibs. Mais pour ça il faut être situé au bord de l’océan, au soleil, avec des retraités plutôt friqués et des touristes assez à l’aise... http://www.hotel-du-palais.com/


                    • bubu123 9 février 2018 09:34

                      @njama
                      ma mere vit à la campagne, connexion internet max en debit descendant 3 Mbps

                      reseau tel inexistant, meme pas de EDGE.

                      Ma belle mere qui vit a 5km d’un ville de 5000 habitants, à la droit au reseau tel EDGE (le luxe) mais 1 Mbps en internet

                      avec ca c’est pas demain qu’elles vont se faire soigner à distance

                    • njama njama 9 février 2018 09:54

                      @bubu123
                      Le problème est plus la logistique que la médecine alors ...


                    • bubu123 9 février 2018 10:38

                      @njama


                      c’est surtout pour dire que c’est impossible de soigner tous le monde de cette façon

                      en règle général les gens ne se rendent pas compte que dans les campagnes il n’y a pas grand chose

                    • Attila Attila 9 février 2018 12:19

                      @njama
                      « Le problème est plus la logistique que la médecine alors ... »

                      Ben non, même avec une connexion fiable, la télémédecine est limitée.
                      On peut surveiller des données chiffrées. Mais le diagnostic fait parfois appel à des phénomènes comme le toucher, la parole, etc. Un médecin de campagne a déclaré : « Dès que mes patients entrent dans mon cabinet, je sais déjà ce qu’ils ont, rien que par leur attitude. »
                      La médecine, surtout la médecine générale, est un métier de relations humaines.

                      .


                    • Xenozoid 9 février 2018 12:22

                      @Attila
                      exact,si je me rappelle un médecin chinois, disait qu’il fallait faire le tour de la maison ,avant de parler...


                    • Xenozoid 9 février 2018 12:25

                      @Xenozoid
                      le tour de la maison du patient,bien sure


                    • Attila Attila 9 février 2018 12:37

                      @Xenozoid
                      Jolie image.

                      .


                    • velosolex velosolex 9 février 2018 14:28

                      @Rincevent

                      Ce secteur est totalement vérolé pour les résultats qu’on connait maintenant :...Il semble envisageable maintenant à un administré de porter plainte contre l’état pour non assistance à personne en danger......Impossibilité à une tranche de plus importante de la population de consulter un médecin. ...Il vous sera bien plus facile de faire consulter votre caniche à un véto si vous habitez Nice ou Paris, que vivant au centre de la creuse.......Remarquez, parfois les patients qui n’ont jamais autant mérité leur nom, y gagnent, ne se faisant pas prescrire ces foutus antibiotiques, qui sont pour la santé ce que le roundup est à l’agriculture, une source de problèmes en expansion...

                      .Ca ne fait rien on culpabilise le patient ( sous influence et diminué) de son ordonnance, une tartuferie révélatrice à la fois du lobbying des labos, et de la vénalité ou du manque de professionnalisme des dits médecins. ...
                      Que vous soyez bons ou mauvais, qu’importe on vous fera un pont d’or, pas suffisant cependant quand on constate le coté attentiste et réactionnaire d’une profession à la morgue certaine, héritière des usages d’un siècle passé : Refus de prendre les patients sous CMU par certains, abattage de clients hypocondriaques dans les bons quartiers, refus d’aller dans les zones désertées, soumission aux labos contre rémunération occulte et avantages, corporatisme étroit quand il faut lutter contre l’avance des soins par les assurés, comme la sécu prévoyait de la faire ( ce qui révélerait détail fâcheux les dépassements d’honoraires)..
                      .La coupe est pleine....Que les médecins honnêtes ne se sentent pas concernés par ce billet d’humeur.......Une seule solution, courageuse, qui ne sera jamais prise : Fonctionnariser la médecine, ce qui serait la moindre des choses quand on sait que les études sont gratuites...Cela donnerait aux médecins le même statut que les autres fonctionnaires, mutables selon les besoin de la carte sanitaire. Le pire, c’est qu’on est même pas au fond du trou..C’est un immense scandale qui prend de plus en plus d’expansion, cette caste de privilégiés prenant de plus en plus d’assurance, à mesure de la pénurie organisée. 

                    • _Ulysse_ _Ulysse_ 8 février 2018 15:27

                      @Auteur,

                      Le numérus clausus n’est pas seul responsable de la situation actuelle loin de là.
                      Si il est resté trop bas longtemps, il a été doublé voilà 15 ans environ.
                      Ce qui fait qu’aujourd’hui nous avons de grosses générations de médecins formés qui arrivent sur le marché ces dernière années.

                      Malheureusement, on a beau former 2 fois plus de médecins, ce n’est pas visible sur les nouvelles installations et les postes.

                      La faute à un phénomène assez nouveau, c’est que beaucoup de jeunes médecins ne veulent pas soigner de patients.

                      La plupart des jeunes se précipitent sur les postes de médecine administrative ou ne travaillent pas. Sans parler de la féminisation.

                      Le pb que l’on a c’est que beaucoup de jeunes médecins sont issus de famille plutôt friquée ET généreuse. Du coup, les filles en particuliers ne travaillent pas et les autres deviennent médecin de sécu ou du travail.

                      Plus grand monde pour s’installer en ville ou prendre les postes hospitaliers.
                      Du coup, les hôpitaux vont chercher des médecins ailleurs pour le meilleur et pour le pire.

                      On pourrait augmenter le numerus clausus encore peut être mais les CHU ont des capacités limitées aussi, pouvons nous tripler le nombre d’internes ? Et encore, cela ne suffirait peut être pas encore pour les postes en chirurgie et en médecine générale que plus personne veut prendre.


                      • bubu123 9 février 2018 09:38

                        @_Ulysse_

                        je comprend pas bien ce que vous racontez puisque une fois arrivé aux ECN vous avez un nombre poste précis pour chaque spécialité...

                      • velosolex velosolex 9 février 2018 14:43

                        @bubu123
                        Les statisticiens savaient très bien sur quoi allait déboucher cette politique du numerus closus, de même que les médecins en place, plus pressés de se mobiliser pour augmenter plus rapidement leur honoraire que le taux d’inflation. 

                        Ils ne l’ont pas fait pour des raisons de boutiquier, cela faisant augmenter mathématiquement leur clientèle, et leur offrant ainsi un pont d’or, sans concurrence. Faute de supprimer la maladie, on n’a donc diminué le nombre de médecins, cela faisant indubitablement diminuer la charge financière. Le malade étant le dernier souci..... C’était une politique choisie en accord avec l’attente de ces privilégiés. Une autre aurait été de fonctionnariser la médecine. Une de moyenne ambition aurait été au moins de faire signer un contrat aux étudiants, selon lequel ils s’engageaient à être muté dans les soit disant « déserts », termes tout de même très choquants, au vu de leurs habitants, qui ne sont tout de même pas des chèvres. On peut critiquer sans doute Cuba, mais si tout le monde peut s’accorder à leur reconnaître deux réussites, c’est dans le domaine de l’éducation et aussi de la médecine. Cuba à formé et continue à former nombre de médecins, qui ont aidé toute l’Amérique du sud, et permis ainsi à des gens sans fortune d’avoir accès aux soins..... Nous faudra t’il à nous aussi des cubains ?...Avec 15% de députes médecins, cela n’est pas pour demain......

                      • _Ulysse_ _Ulysse_ 8 février 2018 15:32

                        Je pense surtout qu’il y a un pb de sélection.

                        Aujourd’hui on sélectionne trop de gens qui n’ont pas l’intention d’exercer vraiment.
                        Instaurer un service obligatoire en hôpital public à l’issu de l’internat est je crois la seule solution ou alors faut payer la « pantoufle ».

                        Ainsi, on dissuaderait celles et ceux qui ne veulent pas exercer de s’inscrire en première année et cela donnerait leur chance aux jeunes qui sont motivés.

                        Mais bon, ce type de réforme provoquerait une « révolution ».


                        • njama njama 8 février 2018 15:38

                          @_Ulysse_
                          Instaurer un service obligatoire en hôpital public à l’issu de l’internat...

                          c’est le principe même de l’internat, les étudiants en médecine n’y coupent pas, ça fait partie de leur formation


                        • Rincevent Rincevent 8 février 2018 15:50

                          @njama

                          Je pense qu’Ulysse a dit après l’internat.


                        • njama njama 8 février 2018 16:00

                          @Rincevent
                          oui exact, merci
                          « à l’issu de l’internat... »
                          un genre de service national en somme !
                          c’est bien gentil mais les carabins ont déjà 8 ans d’études derrière eux, plus une pour beaucoup qui ont carré leur première année, alors je crois qu’ils n’ont qu’une envie, c’est qu’on leur lâche la grappe ...

                          irréaliste à mon sens, il faudrait les payer à plein temps comme des diplômés et non plus comme des internes ce qui multiplierait le coût salarial par XX, il y aurait bien plus d’étudiants que de postes hospitaliers à pourvoir, ...


                        • pemile pemile 8 février 2018 16:02

                          @njama « c’est le principe même de l’internat »

                          @_Ulysse_ parle de service obligatoire en hôpital public à l’issu de l’internat, non ?


                        • pemile pemile 8 février 2018 16:03

                          Oups, je traine sur la liste des derniers commentaires et arrive « un peu » en retard, désolé smiley


                        • njama njama 8 février 2018 16:16

                          @pemile
                          pas grave ...

                          Ulysse_ parle de service obligatoire en hôpital public
                          parce que les cliniques privées n’auraient pas le même problème bien qu’ils aient le même fonctionnement ! ?

                          Je pense que Ulysse fait fausse route, car beaucoup de petits hôpitaux ont été fermés en province, aussi je ne vois pas en quoi cela aiderait les déserts médicaux.


                        • velosolex velosolex 9 février 2018 14:56

                          @njama
                          Il y aurait d’ailleurs urgence à diversifier les médecins, dont l’origine soit sociale n’a même pas besoin d’être évoqué....On pourrait très bien offrir une possibilité d’accrocher les études aux infirmiers en deuxième année, par exemple ; Ces gens là ont déjà sur le terrain une expérience et une humanité certaine. 

                          Croyez moi, il y aurait des candidats plus qu’il en faut....Une bourse pour les non enfants de bourges serait appréciable contre un engagement de travailler 5 ou dix ans dans les dits « deserts »... Je sais de quoi je parle. Des médecins croisés je peux dire que j’en ai vu d’excellents, d’extraordinaires même, mais d’autres lamentables, qu’un logiciel aurait pu avantageusement remplacer, ne concevant le malade qu’au travers des résultats d’analyses que certains d’ailleurs avaient des difficultés à interpréter, et pourtant déjà pleins de morgues, incapables déjà d’écouter le premier intéressé et le plus pertinent : Le patient. 
                          Que dire de la médecine de ville, dont un des effets pervers, inhérent au médecin référent, a été de multiplier les actes, et de les transformer en administratifs payés à l’acte robotique, incapable de faire les soins de base, qui étaient si courants autrefois : Points de sutures, plâtres, soins de plaies...En vous envoie sur les urgences surchargées qui n’en peuvent plus. 


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 8 février 2018 17:38

                          Pour préciser la chose, une fois l’internat terminé, les étudiants seraient astreints à une obligation d’exercice.

                          On peut imagine différents systèmes, pour faire simple on pourrait imaginer qu’ils seraient contraints de prendre un poste hospitalier de PH donc payés comme des PH dès lors qu’ils ont leur thèse. Ceux qui n’auraient pas leur thèse devraient travailler un mi temps par ex.

                          Car aujourd’hui les hôpitaux recrutent des médecins étrangers pour les postes de PH.

                          Si ils veulent être dégagés de cette obligation faudrait soit une justification valable comme une incapacité d’exercice soit payer une somme forfaitaire en guise de remboursement de frais d’étude.


                          • njama njama 8 février 2018 20:08

                            @_Ulysse_
                            Car aujourd’hui les hôpitaux recrutent des médecins étrangers pour les postes de PH.

                            dans ceux que vous appelez médecins étrangers en milieu hospitalier beaucoup, et la plupart même, ont été formés dans les universités françaises qui accueillent chaque année un certain quota d’étudiants étrangers ... 
                            et peut-être qu’ils s’y collent sur les postes de PH parce que s’installer en libéral ce serait moins évident pour eux ...

                            En fait votre discours tend à contester leurs compétences professionnelles, ou/et à dire qu’ils mangent le pain des français ...


                          • _Ulysse_ _Ulysse_ 8 février 2018 21:44

                            @njama

                            Je ne sais pas où j’ai écrit qu’ils venaient manger le pain des français.
                            Pour être plus explicite, j’ai dit que les hôpitaux français sont obligés de recruter des étrangers pour combler les postes car les français sont fénéants pour mettre les choses au clair.

                            Après, ces recrutements ne sont pas toujours des réussites surtout en provenance d’Afghanistan, de Syrie et de Roumanie.

                             


                          • njama njama 9 février 2018 09:30

                            @_Ulysse_
                            Vous ne l’avez pas écrit, mais vous n’ignorez pas qu’il y a un certain pourcentage de xénophobes en France comme ailleurs et donc « culturellement » ça coince un peu pour eux.

                            Pour l’Afghanistan et la Roumanie, je ne sais pas mais je peux vous dire qu’en Syrie ils sont formés intégralement sur les standards internationaux, soit dans les université syriennes, Alep et Damas, soit en Europe, aux États-Unis ou en Russie, et qu’ils sont très performants. Je n’hésiterais pas une seconde à me faire soigner dans un hôpital syrien.


                          • _Ulysse_ _Ulysse_ 9 février 2018 10:27

                            @njama

                            En Syrie c’est très variable, il y a des gens bien formés oui et cela ne pose pas trop de pb même si ils ne sont pas toujours au fait des dernières techniques chirurgicales.
                            Par contre, il y a aussi des dossiers truqués de gens qui n’ont en réalité par fini leur formation.
                            Il y a ce pb avec l’Egypte aussi.
                            Il y a la Belgique aussi qui en général se débarrasse chez nous de ses pires éléments.

                            En provenance du Maghreb par contre il n’y a pas ces pbs, les médecins sont bien formés et la filière mieux sécurisée. Par contre ces pays cherchent à limiter le plus possible que leurs médecins partent en France. C’est pourquoi souvent ceux qui sont en France ont quitté leur pays avant de finir leurs études pour les finir en France.

                            Je sais qu’il y a une certaine xénophobie en particulier sur ce forum. Mais on a de plus en plus de pb de recrutement en France sur les postes techniques et à responsabilités car les français désolé mais ne veulent plus faire ces métiers. Du coup, on doit recruter à l’étranger et plutôt des Francophones donc souvent des africains.

                            Autrefois c’était sur les postes d’éboueurs, de balayeur ou d’ouvrier qu’on avait du mal à trouver, maintenant c’est sur les postes d’ingénieur, informaticien, médecin, commerciaux ...

                            Cela pose quand même question.


                          • bubu123 9 février 2018 10:41

                            @njama

                            les medecins syriens sont bien mieux formés que les medecins roumains par ex

                          • njama njama 9 février 2018 11:04

                            @bubu123
                            les medecins syriens sont bien mieux formés que les medecins roumains par ex

                            Je n’en sais rien.
                            Sur la théorie et les techniques médicales il y a des standards internationaux, donc je ne pense pas que les différences de qualité se situent à ce niveau, par contre les stages d’internat n’apportent peut-être une même qualité d’expériences aux étudiants suivant les pays (?), lesquels ne sont pas d’ailleurs tous confrontés aux mêmes pathologies.


                          • njama njama 9 février 2018 11:07


                            @bubu123

                            peut-être pas ...
                            en tous cas, je préférerais sans problème un médecin roumain, que pas de médecin du tout.


                          • _Ulysse_ _Ulysse_ 8 février 2018 17:40

                            Les déserts médicaux c’est en ville qu’ils sont maintenant et en campagne il y a de moins en moins de population donc de moins en moins de malades.

                            Ce truc est un mythe. Je connais des jeunes médecins qui justement vont exercer dans des maisons médicales en campagne ou prennent des gardes dans ce type de centre car ils ne sont payés à rien faire ou presque faute de malades !


                            • foufouille foufouille 8 février 2018 17:59

                              @_Ulysse_
                              mdr !
                              ton médecin est grosse tache ne sachant pas lire une radio, prescrit juste du paracétamol, etc.
                              donc personne ne veut le consulter, fait de l’automédication moins cher et commande sur internet.
                              en campagne, tu as beaucoup de vieux certainement immortel.


                            • Rincevent Rincevent 8 février 2018 22:32

                              @_Ulysse_

                              ... et en campagne il y a de moins en moins de population donc de moins en moins de malades
                              ... Non, s’il y a moins de monde c’est que les plus jeunes sont partis là où il y a plus de travail. Restent donc les plus vieux qui sont mathématiquement plus susceptibles d’être malades, c’est évident.


                            • bubu123 9 février 2018 10:44

                              @_Ulysse_

                              on ne doit pas vivre sur la meme planete, les deserts medicaux sont des mythes à la campagne ?

                              c’est quoi pour vous la campagne exactement ?

                              la ville ou j’ai grandi, il y avait 6 medecins quand j’etais gamin, maintenant ils sont deux. C’est comme ca dans toutes les villes aux alentours.

                              Par contre à Dijon, ville ou j’etais etudiants, j’avais 10 generalistes dans ma rue

                            • _Ulysse_ _Ulysse_ 8 février 2018 17:41

                              Pendant ce temps là dans les villes de l’est et du nord de la France là il y a un vrai manque.


                              • Nicki 8 février 2018 18:21

                                Mais franchement ça me fait marrer tout cela, tout le monde sait bien que nous avons simplement besoin d’une répartition géographique des médecins POINT ! le reste on ajuste au niveau numerus clauses et basta. Quand je vois ces aides incitatives, ces ponts d’or ceux qui font 25 heures par semaines etc etc.. et on revalorise la consul, ahhh les pauvres on ne va quand même pas les contraindre car c’est une PROFESSION LIBERALE !!!!!! ben oui quand nous aurons des politiques qui auront une certaine volonté (mais faut pas réver) alors peut être quoique je miserais plus sur le fait qu’on ait tellement de dettes qu’il faille tailler dans le vif. Mais bon 2300 milliards officiels ça n’a pas l’air de suffire alors je crois qu’on a encore du chemin, avis aux vétérinaires, y’a du travail en perspective...............


                                • oncle archibald 8 février 2018 20:28

                                  Et si l’on se souciait un peu des motivations qui poussent un jeune bachelier à postuler pour devenir médecin ? Elle est loin la génération des « vocations » de médecins, dévoués au service des malades, qui ne comptaient pas leurs heures, qu’on pouvait réveiller la nuit ou solliciter le week-end à leur domicile, et il est loin aussi le temps ou les patients ne consultaient un médecin que s’ils étaient incapables de se soigner seuls. 


                                  Les jeunes médecins « de ville » veulent gagner beaucoup d’argent très rapidement, disposer de leur week-end et de leurs nuits et habiter une grande ville disposant d’une offre culturelle suffisante. Ils sont habitués à expédier cinq ou six patients par heure. À leur décharge il faut mettre le nombre incroyable de consultations non justifiées pour un simple rhume ou de la bobologie. Du coup ils prennent l’habitude de voir des patients qui ne sont pas vraiment malades et risquent fort de laisser passer une grosse merde difficile à diagnostiquer, ils n’y pensent même plus. À l’inverse pour que le patient n’ait pas le sentiment de ne pas avoir été diagnostiqué et bien soigné il doit impérativement repartir avec une ordonnance prescrivant trois ou quatre médicaments, peu importe, puisque « tout le monde a une bonne mutuelle ». C’est d’ailleurs leur premier souci, vérifier votre couverture, ce qui va ou non les autoriser à prescrire de coûteux examens complémentaires et des séances de kinésithérapie.

                                  Cette situation déplorable se retrouve aux urgences le week-end, embouteillées par des patients présentant des pathologies de rhumes ou des douleurs articulaires qui auraient très bien pu attendre le lundi suivant et qui se plaignent d’attendre 4 , 5 heures ou plus qu’on s’occupe d’eux bien que le personnel submergé ait prévenu que les soins sont dispensés en fonction de la gravité de l’état des patients et pas en fonction de l’heure d’arrivée.

                                  • njama njama 9 février 2018 09:39

                                    @oncle archibald
                                    peu importe, puisque « tout le monde a une bonne mutuelle ».

                                    Je pense que c’est une idée reçue ! Certes Hollande a fait voté une loi qui oblige l’employeur à financer la moitié du coût d’une mutuelle, mais la plupart d’entre eux s’en tiennent à du bas de gamme. De plus les gens au chômage, au RSA, au SMIC n’ont pas les moyens d’avoir une mutuelle. Pour une famille, standard deux enfants, ça coûte un bras, et en prenant de l’âge y a pas de ristourne bien au contraire.

                                    Comble de tout, l’État employeur ne finance pas de mutuelle pour ses propres fonctionnaires ! faites ce que je dis, pas ce que je fais !

                                    Sinon je reconnais que les mutuelles ont perverti le système, transformant la santé en un produit de consommation.


                                  • leypanou 9 février 2018 10:37

                                    @njama
                                    Sinon je reconnais que les mutuelles ont perverti le système, transformant la santé en un produit de consommation. : les mutuelles et autres complémentaires santé ne sont qu’une privatisation de la santé qui ne dit pas son nom.

                                    Avec la Sécurité Sociale, vous payez en fonction de vos revenus, avec les mutuelles et autres complémentaires santé, vous payez en fonction de vos risques tout en engraissant des parasites administratifs (quand j’ai passé 65 ans, ma cotisation mutuelle a augmenté de 60% du jour au lendemain, merci la privatisation) ; voilà toute la différence.


                                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 9 février 2018 10:41

                                    @oncle archibald

                                    Il y a effectivement un pb de vocation et de recrutement.
                                    Après faut pas être extrême non plus. Dans un pays ou la première préoccupation passe généralement par pouvoir aller au boulot à pied et les vacances. Demander aux médecins d’êtres les seuls à travailler la nuit et les WE ça va être tendu je crois smiley.

                                    Contrairement à ce que vous pensez, les jeunes médecins aujourd’hui ne sont pas pour la plupart motivés par l’argent.
                                    Il est clair que beaucoup de jeunes qui vont en médecine n’y vont pas pour soigner des patients. Déjà il y a les filles qui pour beaucoup sont de bonne famille et vont là pour avoir un beau diplôme au niveau de leur statut social. C’est quand même plus facile pour une fille qui a fait médecine de se trouver un mari bourgeois on va pas se mentir. C’est une belle carte de visite.

                                    Ensuite, il y a celles et ceux qui vont travailler un peu mais vont privilégier leur qualité de vie. Donc pas de garde, pas de médecine libérale, pas de poste de PH -> médecine administrative.

                                    Et il y en a beaucoup.

                                    Après on a une autre catégorie, ceux qui vont soigner des patients mais en aménageant leur temps de travail. Ce sont des médecins qui vont donc travailler à temps partiel voir très partiel.

                                    Une autre catégorie, ceux effectivement qui courent après l’argent, ils sont minoritaires aujourd’hui mais c’est souvent ceux que vous allez voir en tant que malade puisque cette catégorie voient beaucoup de patients. Ils vont en général privilégier la médecine de ville en spécialité si possible et voir beaucoup de patients souvent un peu trop vite ...

                                    Et pour finir, la dernière catégorie trop peu nombreuse, ceux qui sont motivés par le métier.
                                    Ceux-là ne vont pas hésiter à aller sur les postes plus difficiles, la chirurgie, la médecine hospitalière.

                                    Seulement voilà, globalement, le temps médical se réduit comme peau de chagrin. Alors soit faut modifier le recrutement comme j’ai dit plus haut pour attirer des personnes motivées, soit faut recruter des étrangers. Il n’y a pas vraiment d’autre solution.


                                  • njama njama 9 février 2018 10:57

                                    @leypanou

                                    Hollande a entériné une loi qui oblige l’employeur depuis 2016 (mais bizarrement pas l’État employeur ???) à adhérer à une mutuelle pour ses salaries et à en financer la moitié du prix ...
                                    https://www.economie.gouv.fr/entreprises/mutuelle-entreprise-obligatoire

                                    Évidemment la plupart des employeurs proposent du bas de gamme, le contrat « panier » ce qui peut se comprendre, (d’où l’apparition de contrats sur-complémentaire santé) mais une fois que l’employé(e) sera à la retraite soit il devra payer plein pot, soit renoncer à sa mutuelle si ça lui coûte un bras ...

                                    et comme avec l’âge ça coûte de plus en plus chaud, et que cela s’ajoutera à une baisse de revenus assez conséquente avec le départ en retraite, eh bien, il risque d’y avoir des résiliations en masse


                                  • oncle archibald 9 février 2018 12:45

                                    @leypanou : effectivement le rôle de plus en plus importants des mutuelles tend à une privatisation du système de santé. Quand j’étais en exercice et après avoir bien réfléchi je n’ai pas pris de mutuelle. À cette époque la tous les « gros problèmes » étaient couverts à 100/100 par la sécu et pour les autres j’acceptais de payer le solde de 30/100 restant à ma charge, au total bien moins coûteux qu’une mutuelle. 


                                    Mais ensuite sont venus les fameux et incontournables « dépassements d’honoraires ». Des lors, et aussi l’âge avançant rendant les visites au médecin plus fréquentes le bilan cotisation remboursements n’était plus du tout le même et donc la mutuelle devenait quasiment obligatoire.

                                     Ce que je ne supporte vraiment pas c’est le trust que sont en train de monter les mutuelles : il faut aller chez tel opticien « partenaire » pour avoir un « meilleur » remboursement, les mutuelles font construire d’énormes polycliniques et finalement vont faire leur bénéfice à tous les niveaux de soins. C’est une affaire privée comme une autre, à la différence qu’elle ne manqueront jamais de clients puisque un jour ou l’autre et à tour de rôle si j’ose dire nous serons tous malades !

                                  • njama njama 9 février 2018 15:56

                                    @oncle archibald
                                    il faut aller chez tel opticien « partenaire » pour avoir un « meilleur » remboursement,

                                    La première chose ou presque que demande un opticien, est quelle est votre mutuelle ? ...
                                    et il adaptera son prix selon ...


                                  • velosolex velosolex 9 février 2018 17:37

                                    @njama
                                    Effectivement, vous avez raison. Tout le monde est loin d’avoir une bonne mutuelle, moi le premier ;..J’ai arrêté de me faire ponctionner à 150 euros par mois et n’ai maintenant qu’une mutuelle mini à moins de 50 euros par mois. L’hospitalisation est prise en charge, pas les lunettes ni les prothèses dentaires. C’est un choix. Les mutuelles ne sont plus des mutuelles. Ce sont des assurances. Il faut employer les mots juste si on veut changer ou au moins désigner le scandale par le mot correct....La mutuelle mutualise le risque, hors ces « assurances » augmentent avec l’age...Pour infos je me fais faire mes lunettes par « easy verres », sur le net, en m’en porte pas plus mal, ayant divisé par deux le prix de mes lunettes à verres progressifs ainsi. Un opticien de ville fait le montage, après que vous ayez reçu par la poste lunettes et verres


                                  • oncle archibald 9 février 2018 17:56

                                    @njama : jusque là rien d’anormal, il essayera de voir comment vous allez être remboursé et adaptera sa proposition pour capter votre clientèle, mais quand c’est à l’inverse ma mutuelle qui me dit « allez chez notre partenaire » avec une liste de deux ou trois magasins d’optique je ne supporte pas puisque ma « liberté » de patient est écornée.

                                    Le patient doit pouvoir choisir son médecin, son kiné, son opticien, etc, sinon c’est fini : c’est sa mutuelle qui prend le poste de pilotage de sa santé ! Quand les mutuelles auront construit leur réseau sous forme de trust qui comprendra le labo pharmaceutique, les médecins, les cliniques, la bouffe dans les cliniques, l’entreprise qui lave les draps, les sociétés d’ambulances, etc etc ... nous aurons perdu toute possibilité de choix, et s’occuper de notre santé sera devenu un business très juteux pour un seul groupe. C’est en route !


                                  • velosolex velosolex 9 février 2018 19:28

                                    @leypanou
                                    Les mutuelles étaient réellement des mutuelles, jusqu’au début des années 80. Ensuite il y a eu quelques gros malins qui ont proposé des prix attractifs aux étudiants et aux jeunes, peu couteux en soins....A partir de là c’est fini, elles ont toutes fait dans la surenchère, la sélection, et les prises en charges plus ou moins couteuses, selon l’age.....Ce sont donc devenus des assurances, cherchant de plus en plus à faire de bénéfices, mais dans un système non concurrentiel, ou presque, entre elles. C’est la perversion du système.....A chaque fois qu’on entend le ministre avoir le cynisme de dire : « La sécu va moins rembourser, mais pas de problème les mutuelles prendront en charge la différence comme avant » on sait très bien que les cotisations vont augmenté d’autant....Je viens d’une époque où la sécu remboursait à 90 %, voir plus...Les mutuelles étaient anecdotiques dans la paysage, et très peu coûteuses. On pouvait aller consulter un généraliste, qui étaient en nombres, comme les dentistes sans RDV. Un problème la nuit, et ils se déplaçaient....


                                  • velosolex velosolex 9 février 2018 19:53

                                    @_Ulysse_
                                    Un problème de vocation et de recrutement, vous rigolez...Il n’y a pas 20% à passer en deuxième année. Et cet écrémage stupide n’est pas basé sur la qualité, mais sur un bachotage qui profite aux enfants de bourgeois payant des mandarins pour prendre des cours supplémentaires. On peut être psychotique et passer en deuxième année..

                                    .La dimension relationnelle et humaine n’est absolument pas prise en compte, pourtant elle intervient énormément dans la qualité du soin
                                    Il y aurait énormément à dire, mais la réalité du terrain est l’indice de la réalité : Les médecins livrés à leur libre arbitre, sans contrainte aucune, vont où cela rapporte et où la vie est la plus facile ! Paris et la cote sud sont ainsi les mieux lotis. Le même problème que les vétos qui préfèrent soigner les caniches à mémère que les chevaux et les ovins à la campagne. 
                                    Ce système, issu des ordonnances de 45 n’est plus que l’ombre du projet généreux du début. Le capitalisme est au coeur du système. Cela donne le scandale du Mediator qui surligne plusieurs scandales en cascade : Laisser faire de l’état, manque d’information et de prudence de médecins généralistes prescrivant un médicament interdit de vente depuis 10 ans aux states

                                  • velosolex velosolex 9 février 2018 20:06

                                    @oncle archibald
                                    Apparemment, beaucoup se portent très bien de cette situation qui rapporte d’autant ; Et cela ne les empêché pas de faire des dépassements prodigieux. 

                                    Le cas des hypocondriaques devrait être traité par un fichage systématique, et ce sont ces gens là, exclusivement, qui devraient bénéficier d’un médecin référent. 
                                    De même évidemment les toxicos, parfois dangereux en médecine de ville, qui devraient être suivis eux, à l’hôpital. Cela empêcherait des ordonnances aberrantes en chaîne, ces patients multipliant les consultations. 
                                    J’en ai vu arriver à l’hôpital avec une valise pleine de médocs prescrits par plusieurs médecins de la ville en quelques jours...
                                    De quoi tuer un cheval, ou rendre positif tous les coureurs du tour 
                                    La médecine de cabinet privé, à la française ce jour présente la curieuse particularité de posséder tous les avantages de la fonction publique, sans en avoir les inconvénients.
                                     Et de même tous les avantages des professions libérales, sans en souffrir la loi de la concurrence.

                                    Toutes les qualités on le voit inhérente à un lobby ayant le sens du commerce. 

                                  • leypanou 9 février 2018 21:40

                                    @velosolex @oncle archibald @njama
                                    le système actuel de mutuelles/assurances privées/complémentaires santé n’est bien que pour les entreprises en question et ce la n’a plus rien à voir avec l’esprit de la Sécurité Sociale lors de sa création.

                                    Si on met ensemble les quelques 3000 complémentaires santé dans un seul organisme, on ferait des économies de personnel et moyennant un surplus de cotisations en fonction des revenus et non des risques, tout le monde en serait bénéficiaire, surtout les retraités.

                                    Mais çà, ce ne sera pas E Macron qui mettra çà en place, lui qui est grand copain avec l’ancien PDG d’AXA Henri de Castries (et bilderbergien aussi).


                                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 8 février 2018 21:10

                                    En milieu rural y nous proposerons bientôt les véto ; puis après disparition des paysans des rebouteux ... Parce que nous le valons bien !


                                    • njama njama 9 février 2018 09:52

                                      @Aita Pea Pea

                                      On peut se demander si la récente version de Knock, la pièce de Jules Romain, produite au cinéma en 2017 avec Omar Sy en vedette n’est pas une opération de promotion pour inciter à s’installer en campagne (?), et une promotion de la médecine tout court, créer le besoin est à la base du marketing
                                      bande annonce


                                    • zygzornifle zygzornifle 9 février 2018 13:37

                                      Bientôt avec l’IA les consultations principales se feront en ligne (si tu as Parkinson bonjour la frappe au clavier) s’il y a une visite ce sera robotisé , il n’y aura plus que les cas compliqués qui seront humanisés , tout le reste sera automatisé et ton imprimante 3D t’imprimera tes médocs ou ton foie un poumon ou autre et le robot de l’hosto viendra t’opérer sur place et si tu as mal voté ou pas fait le sursaut républicain il te laissera le bide ouvert aux intempéries .....lol

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