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Accueil du site > Actualités > Santé > Numerus clausus et déserts médicaux ou médecins étrangers

Numerus clausus et déserts médicaux ou médecins étrangers

J'étais étudiant lorsque le numerus clausus, un concours à l'issue de la première année d'études, a été instauré en médecine : il s'agissait, nous disait-on à l'époque, de limiter l'augmentation des dépenses de santé en réduisant l'offre de médecins.

Quarante cinq ans plus tard, ayant déménagé à la campagne lors de mon départ en retraite, je me mets à la recherche d'un nouveau médecin référent. Trois médecins à la maison médicale de la petite ville voisine mais, me dit la secrétaire, deux d'entre eux ne prennent plus de nouveaux patients. Va pour le troisième, un brave homme âgé de plus de 60 ans. Qu'en sera-t-il lors de son départ en retraite ? Trouvera-t-il un remplaçant ?

Peut-être un médecin étranger ? Il y a quelques années j'avais lu dans la presse locale que sur les 4 nouveaux médecins inscrits au Conseil de l'Ordre du département rural dans lequel je vivais 3 étaient des étrangers. J'avais réagi à l'information en faisant remarquer que des étudiants français échouaient, malgré d'excellentes notes, à l'examen de passage en seconde année de médecine tandis que l'on faisait appel à des étrangers parlant parfois difficilement le français. Ma remarque m'avait valu une volée de critiques de la part de la bien-pensance locale, « on croirait lire du Guéant » avait même affirmé un anonyme dans un commentaire.

On peut aussi s'interroger sur la valeur des diplômes étrangers. Une amie infirmière me raconte que le médecin psychiatre de son service, un ukrainien, était chauffeur routier avant d'être embauché en France. Compétences insuffisantes ou trop faible rémunération des psychiatres en Ukraine ? Il est très difficile de vérifier l'authenticité des diplômes délivrés en Afrique dans des pays en guerre ou en crise.

Mais il faut attirer les compétences nous serinent nos élites déconnectées des réalités. Mon oculiste est grec. Mon radiologue vient d’Afrique noire. Mon urologue est d’origine algérienne. Oui mais qui va soigner les malades dans les pays étrangers pillés ? Pour les algériens, je sais. L’excellent média RT France nous apprend que l’Algérie vient de signer avec Cuba un accord pétrole algérien contre médecins cubains.

https://francais.rt.com/international/47742-petrole-algerien-contre-medecins-cubains

On empêche d’excellents étudiants français de devenir médecins, on attire des algériens pour combler les manques et les algériens doivent faire appel aux cubains pour se soigner. Un monde de fous !

Et la situation ne fera qu’empirer car deux phénomènes qui se conjuguent aggravent la situation : le vieillissement de la population et la féminisation de la profession, les filles réussissant mieux que les garçons dans les études. Plus de soins pour les personnes âgées et des congés de maternité ou des horaires allégés pour les femmes médecins. Un de mes amis médecin (stakhanoviste – 60 patients par jour) m’affirme qu’il faut prévoir deux confrères féminines pour compenser le départ à la retraite d’un médecin homme.

Il faut vraisemblablement multiplier par deux le nombre de places offertes au concours de fin de première année de médecine pour résoudre le problème à l’interne. Le vivier d’étudiants existe. Par contre le coût de fonctionnement des facultés de médecine est élevé tandis que les caisses de l’État sont vides malgré l’augmentation incessante des taxes, impôts (sauf pour les ultra-riches) et amendes. La solution serait de rendre les études de médecine payantes, comme cela est le cas pour les études en écoles de commerce. Mais dans sa grande générosité l’État pourrait accorder la gratuité des études aux étudiants s’engageant, en contrepartie, à exercer quelques années (10 ans, 5 ans ?) là où l’État leur demanderait de s’installer, c’est-à-dire dans un désert médical. Des études gratuites, contre un engagement à servir 10 ans, c’est ce qui existait dans le passé pour les futurs instituteurs recrutés en fin de classe de troisième.


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80 réactions à cet article    


  • oncle archibald 8 février 11:05

    Les polytechniciens aussi doivent servir l’état pendant 10 ans avant de pouvoir travailler dans le privé, sauf à « rembourser » leurs études en payant « la pantoufle » ....


    • njama njama 9 février 11:16

      @oncle archibald
      C’est vrai pour d’autres grandes écoles ... à Polytechnique comme dans de grandes écoles d’ingénieur, ou dans les universités publiques, les études (frais de scolarité) sont gratuites.
      « la pantoufle » n’a rien à voir avec le coût des études, c’est pour rembourser le salaire qu’ils ont perçus pendant leurs études s’ils ne respectent pas leur engagement, et même à proportion exacte de la part d’engagement qu’ils n’auraient pas respecté.
      Après je pense que l’État s’y retrouve puisqu’il emploie des élites intellectuelles de la nation à bon compte en tant que fonctionnaires au moins pendant les quelques années de leur contrat.


    • leypanou 8 février 11:09

      Par contre le coût de fonctionnement des facultés de médecine est élevé tandis que les caisses de l’État sont vides : arrêtez de raconter la fable de caisses de l’état vides, car elles sont tellement vides que l’état a encore eu les moyens de faire cadeau de 40 milliards de CICE aux entreprises pour des créations d’emploi qu’on attend toujours.


      • Attila Attila 8 février 11:49

        @leypanou
        Ben oui, quand les français voudront bien venir voter pour sortir du néolibéralisme, on pourra décider d’attribuer les ressources de la France vers les besoins de la population plutôt que vers les Îles Caïman.

        .


      • Yaurrick Yaurrick 8 février 15:13

        @leypanou
        C’est oublier bien vite que les entreprises et les salariés sont bien plus taxée que les 40 milliards de CICE.
        L’état redonne une petite partie de ce qu’il prend.... pas vraiment un cadeau.
        En fait il aurait vieux valu ne prendre beaucoup moins et ne pas avoir cette usine à gaz de CICE. Et c’est valable dans bien d’autre domaines.


      • leypanou 8 février 17:59

        @Yaurrick
        A combien étaient les impôts sur les sociétés dans les années 70 et combien sont-ils maintenant ? Et pour quels résultats ? Et là, Macron, comme Trump, viennent encore d’abaisser le taux d’impôts sur les sociétés.

        Cette course à la baisse d’impôts est une course sans fin, toujours au détriment des investissements pour les infrastructures publics dignes de ce nom pour des privatisations qui ne profitent qu’à ceux qui ont les moyens.


      • Yaurrick Yaurrick 8 février 20:05

        @leypanou
        Vous êtes au courant que la majeure partie (près de 75%) des recettes directes de l’état vient de la TVA et dans une moindre mesure de l’IRPP ? L’IS n’a jamais été la source principale de revenus de l’état, il est bien plus facile d’imposer les citoyens.
        Sans compter que chaque citoyen a plus de 45% de son salaire en prélèvement obligatoires. La question est plutôt que fait l’état avec toutes ces recettes ?


      • capobianco 9 février 08:57

        @Yaurrick
        « La question est plutôt que fait l’état avec toutes ces recettes ? »

        Il les redistribue aux plus riches CICE (et oui !!!) ISF, avantages sur les très gros salaires, baisses d’impôts pour les entreprises etc....... ???


      • njama njama 8 février 12:29

        @ l’auteur
        Par contre le coût de fonctionnement des facultés de médecine est élevé...

        Sur quelles sources vous appuyez-vous pour affirmer cela. En quoi une fac de médecine (publique) serait-elle plus couteuse qu’une autre université publique ? ou qu’une école d’ingénieur publique ?


        • zygzornifle zygzornifle 8 février 13:04

          J’ai eut affaire pour un problème cardiaque a un médecin Jupitérien mais ces mecs sont sans cœur donc il n’a pas compris mon problème cardiaque ....


          • njama njama 8 février 13:17

            @ l’auteur
            La solution serait de rendre les études de médecine payantes, comme cela est le cas pour les études en écoles de commerce. Mais dans sa grande générosité l’État pourrait accorder la gratuité des études aux étudiants s’engageant, en contrepartie, à exercer quelques années (10 ans, 5 ans ?) là où l’État leur demanderait de s’installer, c’est-à-dire dans un désert médical.

            On pourrait imaginer quelque chose de contractuel pour des volontaires (effectif annuel à déterminer, recrutés sur concours) qui (comme pour les médecins militaires) en contrepartie d’un engagement ultérieur dans des zones de déserts médicaux toucheraient une bourse d’études comme dans certaines grandes écoles ENS, etc...

            mais on ne voit bien pourquoi la contrepartie serait de rendre les études de médecine payantes pour tous autres les étudiants ! ou alors dans votre logique vous comptez sur ceux-ci pour financer les études de ces volontaires et vous leur faites endosser une responsabilité financière qui relèverait de l’État 


            • njama njama 8 février 13:36

              Le numerus clausus est fixé chaque année par arrêté ministériel depuis une loi de 1971, et il est très probable qu’il a été et est toujours fixé à minima depuis cette époque, pour différentes raisons, entre autres pour garantir un certain niveau de revenus dans cette profession qui exerce majoritairement en libéral.
              Mais comme depuis de nombreuses femmes sont devenues médecins, qu’un bon nombre d’entre elles exercent à temps partiel ou ne sont pas stakhanovistes ce dont on ne saurait les blâmer, qu’un certain nombre de diplômés en médecine s’orientent vers d’autres domaines que la pratique médicale ce que l’on ne pourrait leur reprocher, il est probable que l’université ne produit plus suffisamment de médecins pour la société.

              Deux solutions, un peu plus de médecins, ou un peu moins de malades smiley


              • Yaurrick Yaurrick 8 février 15:03

                @njama
                On appréciera le fait que des professions dites « libérales » ne font rien pour supprimer ce numerus clausus
                C’est tout sauf libéral, et c’est un exemple de plus prouvant qu’a chaque fois que l’état restreint l’offre arbitrairement, cela crée des pénuries.


              • njama njama 8 février 15:35

                @Yaurrick
                Il est vrai que cette médecine dite libérale tire l’essentiel de ses prébendes des assurances sociales, et donc d’un système de financement public.


              • Alren Alren 8 février 13:47

                J’ai lu récemment qu’un médecin roumain installé à grands frais par la commune d’un « désert » médical, est reparti dans son pays : il n’avait que 4 ou 5 patients par jour.
                Les malades du secteur ne lui faisaient pas confiance.

                Dans les hôpitaux certains des ces médecins dont la qualité de formation est douteuse, doivent être « conseillé » par des Français expérimentés à l’égal des internes.

                Franchement, il vaudrait mieux que ce soient des internes de notre école de médecine qui soient à leur place.


                • Alren Alren 8 février 19:33

                  @Alren

                   doivent être conseillés


                • JMBerniolles 8 février 14:07

                  Oui, notre pouvoir de marionnettes assujetties au néo libéralisme liquide la santé, l’éducation, les droits élémentaires, vent notre pays à la découpe...  Tout cela pour aboutir à une économie en forte récession si ce n’est en déflation


                  • Rincevent Rincevent 8 février 15:03

                    On empêche d’excellents étudiants français de devenir médecins, on attire des algériens pour combler les manques et les algériens doivent faire appel aux cubains pour se soigner. Un monde de fous ! Un ‘’bon’’ exemple de la mondialisation du marché du travail.. ? N’oublions pas non plus qu’à l’heure où les directeurs d’hôpitaux vont pouvoir choisir dans les embauches, un médecin étranger sera encore plus malléable qu’il ne l’est déjà.

                    Quant à l’intervention de l’État, vous n’y pensez pas ! Il y a eu une tentative, il y a un moment déjà (sous Jospin, je crois) pour favoriser l’installation dans ce qu’on n’appelait pas encore les déserts médicaux. Le Conseil de l’Ordre s’était dressé vent debout contre ça, arguant de la sacro-sainte liberté et, tenez-vous bien, d’une inégalité de traitement !!! Ces messieurs veulent bien que la collectivité les paye (au travers de la Sécu) mais pas qu’ils lui rendent le moindre compte.

                    A côté de ça, les déserts médicaux ne sont aussi qu’un aspect des déserts tout court. Dans les régions à faible activité, le cercle vicieux est difficile à briser. Les jeunes vont chercher du travail dans les mégapoles, d’où chute de la démographie avec sa conséquence première : la fermeture de services publics (postes, hôpitaux, écoles, etc) alors que, parallèlement, la population restante vieillit. Or, un jeune médecin aura les mêmes besoins qu’un autre travailleur : des services qui ne soient pas trop loin, notamment pour les enfants, et une vie sociale acceptable. C’est donc bien, sur le fond, un problème économique mais qui ne se réglera pas qu’avec quelques subventions.


                    • Yaurrick Yaurrick 8 février 15:05

                      @Rincevent
                      Pas la peine de blâmer la mondialisation, tournez vous plutôt vers l’état qui accorde des privilèges à certains.


                    • Rincevent Rincevent 8 février 15:47

                      @Yaurrick

                      Je ne vois pas en quoi l’un serait exclusif de l’autre (?).


                    • njama njama 8 février 15:47

                      @Rincevent
                      A côté de ça, les déserts médicaux ne sont aussi qu’un aspect des déserts tout court.

                      bien d’accord, c’est le fond du problème, mais la télémédecine va le virtualiser, aussi je ne pense pas que le gouvernement incitera particulièrement au développement d’une présence médicale dans des régions ravitaillées par les corbeaux

                      Télémédecine : des consultations au travail
                      Le gouvernement veut développer la télémédecine et vise un million de consultations à distance d’ici 2020
                      vidéo 2’42
                      https://www.francetvinfo.fr/sante/telemedecine-des-consultations-au-travail_2574476.html


                    • foufouille foufouille 8 février 16:17

                      @njama
                      dans les déserts médicaux, la connexion internet est vraiment faible sauf très proche du début de ligne, et encore pas toujours.


                    • Buzzcocks 8 février 16:25

                      @foufouille
                      Ma mère habite en banlieue nord de Nancy, y a l’ADSL mais un seul ophtalmologiste qui a 78 ans .... le mec est passionné donc n’est jamais parti en retraite mais il n’est pas immortel. 
                      Pour avoir un rendez vous, c’est un an d’attente.

                      Bref, même à 13 km de Nancy, on a des déserts médicaux.


                    • njama njama 8 février 16:26

                      @foufouille
                      vous vivez en campagne ?
                      vous allez nous faire croire que dans le milieu rural ils en sont encore au modem RTC 56K

                      et les réseaux 3G, 4G, ... ça existe non ?
                      d’ici peu, on dialoguera avec un médecin en appel vidéo par smartphone, la montre connectée fournira des tas de données, rythmes cardiaques, T°, ...
                      une puce électronique servira à l’identification pour la sécu, et on paiera la consultation en ligne ... 


                    • njama njama 8 février 16:34

                      @Buzzcocks

                      Le gros problème avec les ophtalmos, c’est que en France il faut leur ordonnance (valable 3 ans) pour obtenir un remboursement sécu (dérisoire) mais surtout d’une mutuelle ...
                      En Angleterre, en Belgique, en France et dans plein de pays, n’importe quel opticien a de quoi mesurer votre vue aussi bien qu’un ophtalmo.
                       
                      La seule différence tient en ce que la consultation médicale peut déceler un éventuel problème de santé sur le fond d’œil et autres observations...
                      donc au final il n’est pas forcément nécessaire de passer par un ophtalmo pour faire contrôler sa vue, un opticien fait ça gratos, ni pour changer de lunettes


                    • foufouille foufouille 8 février 16:58

                      @njama
                      j’ai vécu en campagne et le gros problème est que les lignes tiennent par magie sur les poteaux dans certains coins. donc refus du modem adsl de se synchroniser environ à 500kb et pas de VOIP non plus. les poteaux sont des vieux trucs pourris en bois.
                      tu peut donc oublier le streaming vidéo même à 15fps.


                    • foufouille foufouille 8 février 17:01

                      @njama
                      pour contrôler la vue, il suffit d’un orthoptiste.


                    • njama njama 8 février 17:24

                      @foufouille

                      un orthoptiste ??? il ne contrôle pas la vue, il rééduque la vision pour corriger strabismes et autres ... en plus il faut une prescription médicale d’un médecin généraliste, ophtalmologiste, pédiatre, neurologue, etc.
                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Orthoptie#En_France

                      pas besoin d’examen médical pour changer de lunettes


                    • foufouille foufouille 8 février 17:35

                      @njama
                      si, il faut lire plus bas et ça se fait chez les ophtalamos pas trop con.
                      ta vue est censé être contrôlée tous les dix ans. il me semble.


                    • Attila Attila 8 février 17:48

                      @njama
                      Et le toucher rectal, vous le faites comment avec vos gadgets ?

                      .


                    • Rincevent Rincevent 8 février 22:20

                      @Buzzcocks

                      Hé bé, ça ne s’est pas arrangé depuis que je suis parti... Ici, c’est le contraire, on marche sur les toubibs. Mais pour ça il faut être situé au bord de l’océan, au soleil, avec des retraités plutôt friqués et des touristes assez à l’aise... http://www.hotel-du-palais.com/


                    • bubu123 9 février 09:34

                      @njama
                      ma mere vit à la campagne, connexion internet max en debit descendant 3 Mbps

                      reseau tel inexistant, meme pas de EDGE.

                      Ma belle mere qui vit a 5km d’un ville de 5000 habitants, à la droit au reseau tel EDGE (le luxe) mais 1 Mbps en internet

                      avec ca c’est pas demain qu’elles vont se faire soigner à distance

                    • njama njama 9 février 09:54

                      @bubu123
                      Le problème est plus la logistique que la médecine alors ...


                    • bubu123 9 février 10:38

                      @njama


                      c’est surtout pour dire que c’est impossible de soigner tous le monde de cette façon

                      en règle général les gens ne se rendent pas compte que dans les campagnes il n’y a pas grand chose

                    • Attila Attila 9 février 12:19

                      @njama
                      « Le problème est plus la logistique que la médecine alors ... »

                      Ben non, même avec une connexion fiable, la télémédecine est limitée.
                      On peut surveiller des données chiffrées. Mais le diagnostic fait parfois appel à des phénomènes comme le toucher, la parole, etc. Un médecin de campagne a déclaré : « Dès que mes patients entrent dans mon cabinet, je sais déjà ce qu’ils ont, rien que par leur attitude. »
                      La médecine, surtout la médecine générale, est un métier de relations humaines.

                      .


                    • Xenozoid Xenozoid 9 février 12:22

                      @Attila
                      exact,si je me rappelle un médecin chinois, disait qu’il fallait faire le tour de la maison ,avant de parler...


                    • Xenozoid Xenozoid 9 février 12:25

                      @Xenozoid
                      le tour de la maison du patient,bien sure


                    • Attila Attila 9 février 12:37

                      @Xenozoid
                      Jolie image.

                      .


                    • velosolex velosolex 9 février 14:28

                      @Rincevent

                      Ce secteur est totalement vérolé pour les résultats qu’on connait maintenant :...Il semble envisageable maintenant à un administré de porter plainte contre l’état pour non assistance à personne en danger......Impossibilité à une tranche de plus importante de la population de consulter un médecin. ...Il vous sera bien plus facile de faire consulter votre caniche à un véto si vous habitez Nice ou Paris, que vivant au centre de la creuse.......Remarquez, parfois les patients qui n’ont jamais autant mérité leur nom, y gagnent, ne se faisant pas prescrire ces foutus antibiotiques, qui sont pour la santé ce que le roundup est à l’agriculture, une source de problèmes en expansion...

                      .Ca ne fait rien on culpabilise le patient ( sous influence et diminué) de son ordonnance, une tartuferie révélatrice à la fois du lobbying des labos, et de la vénalité ou du manque de professionnalisme des dits médecins. ...
                      Que vous soyez bons ou mauvais, qu’importe on vous fera un pont d’or, pas suffisant cependant quand on constate le coté attentiste et réactionnaire d’une profession à la morgue certaine, héritière des usages d’un siècle passé : Refus de prendre les patients sous CMU par certains, abattage de clients hypocondriaques dans les bons quartiers, refus d’aller dans les zones désertées, soumission aux labos contre rémunération occulte et avantages, corporatisme étroit quand il faut lutter contre l’avance des soins par les assurés, comme la sécu prévoyait de la faire ( ce qui révélerait détail fâcheux les dépassements d’honoraires)..
                      .La coupe est pleine....Que les médecins honnêtes ne se sentent pas concernés par ce billet d’humeur.......Une seule solution, courageuse, qui ne sera jamais prise : Fonctionnariser la médecine, ce qui serait la moindre des choses quand on sait que les études sont gratuites...Cela donnerait aux médecins le même statut que les autres fonctionnaires, mutables selon les besoin de la carte sanitaire. Le pire, c’est qu’on est même pas au fond du trou..C’est un immense scandale qui prend de plus en plus d’expansion, cette caste de privilégiés prenant de plus en plus d’assurance, à mesure de la pénurie organisée. 

                    • _Ulysse_ _Ulysse_ 8 février 15:27

                      @Auteur,

                      Le numérus clausus n’est pas seul responsable de la situation actuelle loin de là.
                      Si il est resté trop bas longtemps, il a été doublé voilà 15 ans environ.
                      Ce qui fait qu’aujourd’hui nous avons de grosses générations de médecins formés qui arrivent sur le marché ces dernière années.

                      Malheureusement, on a beau former 2 fois plus de médecins, ce n’est pas visible sur les nouvelles installations et les postes.

                      La faute à un phénomène assez nouveau, c’est que beaucoup de jeunes médecins ne veulent pas soigner de patients.

                      La plupart des jeunes se précipitent sur les postes de médecine administrative ou ne travaillent pas. Sans parler de la féminisation.

                      Le pb que l’on a c’est que beaucoup de jeunes médecins sont issus de famille plutôt friquée ET généreuse. Du coup, les filles en particuliers ne travaillent pas et les autres deviennent médecin de sécu ou du travail.

                      Plus grand monde pour s’installer en ville ou prendre les postes hospitaliers.
                      Du coup, les hôpitaux vont chercher des médecins ailleurs pour le meilleur et pour le pire.

                      On pourrait augmenter le numerus clausus encore peut être mais les CHU ont des capacités limitées aussi, pouvons nous tripler le nombre d’internes ? Et encore, cela ne suffirait peut être pas encore pour les postes en chirurgie et en médecine générale que plus personne veut prendre.

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