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Ce qui vient...

L’état de « crise » voire d’ « urgence » permanent serait-il la nouvelle « normalité » avant l'ère des pénuries annoncées ? Jusqu'alors, l'espèce présumée pensante, prévoyante et coopérative avait manifesté tant de créativité pour faire corps commun - et « faire société ». Un livre collectif réunit les contributions de plus de 70 chercheurs pour tenter d’anticiper, au-delà de l’interrogation critique sur notre temps et d'un constat clinique de délitement, « la société qui vient »...

Si la conscience écologique semble devenue une donnée naturelle de nos sociétés en déliaison, l’écologie dite « politique » incarne-t-elle pour autant une forme d’avenir non coercitif ?

La chanson, fort superficiellement verdie, d’un trouble vert-de-gris, tourne à vide comme un mantra rayé jeté au fond d’un puits : face à la « catastrophe écologique » voire l’effondrement annoncés non sans insistance, « nul refuge ne s’offre à nous » selon nombre d’éditorialistes prônant une vie « décarbonée » - et la non-vie de dépossession qui va avec...

Autant dire que la multiplication des « crises » (économique, écologique, sanitaire, sociale voire de la « démocratie », etc.) suppose une transformation « radicale » de nos modes d’organisation sociale, politique et économique selon des bascules que les chercheurs réunis dans le dense volume publié par les éditions du Seuil proposent d’actionner. Peut-on créer une alternative désirable à un « système » de prédation organisant son irresponsabilité à tombeau ouvert sans commencer par le « déconstruire » ? Donc, sans entrer en « rupture » avec un imaginaire d’expansion, de maximisation, de court-termisme et de consumérisme continus ? L'exercice semble d'autant plus difficile que c'est la technocratie qui décide de nos vies - pas la "réalité"...

 

« Croissance verte » ou société postcroissance ?

Le devenir humain doit-il se penser désormais dans un cadre d’analyse « plus qu’humain » ? Christophe Bonneuil (directeur de la collection « Anthropocène » aux éditions du Seuil) rappelle que les « sociétés du passé » étaient conscientes des « dégâts à grande échelle – environnementaux comme sanitaires et humains – du capitalisme industriel  ».

Ledit « capitalisme » n’est pas gratuit ni respectueux de la planète et de ses habitants. Son modèle de développement présente un coût exorbitant, impliquant toujours plus d’inégalités, de ressources, de prélèvements et de rejets. Le compromis entre écologie et néolibéralisme est-il seulement possible ? Pour le directeur de recherche au CNRS (Centre de recherches historiques), rien ne sert de se complaire dans une «  vision du monde où la société, passive et ignorante, attend que les scientifiques et ingénieurs la planète (avec la géo-ingénierie, la numérisation du monde, les agrocarburants, la biologie de synthèse ou les « drones-abeilles » remplaçant la biodiversité naturelle, etc.). Il est urgent de reconnaître que « c’est dans l’ensemble du tissu social et des peuples, et à toutes les échelles, que se trouvent les savoirs et les réponses à notre situation planétaire  ».

Mais voilà que quelques « écologues postnature » et autres idéologues « postenvironnementalistes » brouillent les enjeux vitaux en rejouant « le grand récit du progrès sous la forme d’un nouveau pilotage planétaire : « Prolongeant le techno-optimiste du premier grand récit, le post-environnementalisme s’éloigne de son naturalisme par un constructivisme radical. Il conçoit la nature mais aussi l’être humain comme un construit socio-technico-économique, ouvrant la porte du transhumanisme. Cette vision prométhéenne et manipulatrice alimente le projet d’un néocapitalisme prolongeant l’ère néolibérale (gouvernement économique financiarisé du monde, « croissante verte », privatisation-marchandisation des « services écosystémiques », etc.) par un surcroît de disruption technologique monopoliste (smart everything, conquête spatiale, systèmes socio-écologiques pilotés comme des dispositifs cybernétiques, transhumanisme). Il ne s’agit rien moins que de faire du système Terre tout entier, sociétés comprises, un sous-système du système financier ».

Pour Christian Bonneuil, la « société qui vient » sera assurément un « collectif plus large que celui des seuls humains » - si les « responsables » à la manoeuvre comptent vraiment mettre un terme à l’aggravation de nos maux environnementaux, sanitaires et sociaux.

Florence Jany-Catrice (professeure d’économie) et Dominique Méda (professeure de sociologie) soulignent que l’oxymore « croissance verte », qui a « émergé comme le nouveau mythe à poursuivre », désigne des « perspectives de profits futurs grâce à la mise en marché de ressources naturelles ou encore aux opportunités d’investissement engendrées par les « écoactivités  ».

Cette croissance « verte » occulte ainsi la véritable question : « Peut-on continuer à miser sur la croissance économique en espérant réduire de manière nette cette empreinte humaine ou capitaliste sur les écosystèmes ? Ou faut-il se résigner à décroître ? »

Au fait, quel est le contraire de la croissance ? Autant « délier croissance et progrès » pour entrer dans une société postcroissance fondée sur la sobriété et un partage plus équitable. Mais le « capitalisme » peut-il vraiment assurer une prospérité sans croissance – et sans reconnaître ses limites et contradictions ?

 

Finance, « communs », production et planification

L’économiste Robert Boyer, directeur d’études à l’EHESS, rappelle le caractère prédateur de la finance, exacerbé par son « impatience » et sa capacité à s’affranchir des règles communes : « Elle entretient le projet, déraisonnable, de soumettre l’ensemble de la société, pas seulement l’économie, à sa propre temporalité, celle de cotations électroniques des titres financiers. Le plus surprenant est que la frénésie d’un enrichissement rapide devient si prenante que nombre d’acteurs finissent par y croire. De fait, avant même qu’une décision, privée ou publique, ait porté ses fruits, les financiers ont déjà retranscrit leurs anticipations et leur jugement dans les cours boursiers, le prix de marché à terme, les taux de change, les primes de risque. Aux autres acteurs de réagir en affrontant l’inertie propre aux organisations, aux techniques de production, à l’investissement, aux infrastructures et modes de consommation. Tel est l’un des fondements du pouvoir de la finance, mais aussi de sa remarquable aptitude à susciter des crises à répétition, dont certaines peuvent mettre en péril l’existence même de l’économie ».

La pérennité du pouvoir de la finance tiendrait-elle à « l’asymétrie concernant la responsabilité respective d’un producteur et d’un financier » – et à sa « capacité d’influence des politiques » ?

Cette financiarisation en roue libre n’en exacerbe pas moins des contradictions qui la minent à mesure qu’elle se globalise sur une planète désormais trop étriquée pour sa pulsion d’illimitation.

Judith Rochfeld, professeure de droit (Paris 1 Panthéon Sorbonne) souligne que les initiatives de « communs » prospèrent « dans une société où l’innovation sociale est forte », s’agissant tout particulièrement des fonctions de protection des écosystèmes et de demandes de participation démocratique des citoyens : « Dès lors, il y a aujourd’hui des choix à opérer en faveur ou non d’une véritable politique de soutien aux communs, leur permettant d’affronter les difficultés de l’action collective et les attaques diverses, choix qui seront décisifs et dessineront la « société qui vient  ».

Isabelle Berrebi-Hoffmann évoque les nouveaux horizons productifs appelant à une « rupture cognitive avec des raisonnements et croyances économiques ancrées  » et suscitant une « inventivité nouvelle ». Les « mondes productifs hybrides, à l’intersection des plateformes, des communs et de l’économie du libre » dessinent-ils une articulation vraiment inédite « du gratuit et du marchand, du local et du global, du numérique virtuel et des biens matériels » ? Les « grandes entreprises, formes productives traditionnelles », peuvent-elles vraiment « se détacher de leur première raison d’être, la croissance et le profit » ?

Le sociologue Razmig Keucheyan constate que si « nous vivons dans une société de consommation, les consonmmateurs ont, dans le fond très peu de pouvoir » - le « capitalisme » consistant en « l’hégémonie de la production sur la consommation ». Un « gouvernement par les besoins » se subsituera-t-il à la « production marchande » selon un principe de « soutenabilité environnementale » ? La satisfaction des besoins vitaux des populations sera-t-elle préservée de la « logique du marché » par l’extension du périmètre des services publics ? Cela s’appellerait la « politisation de la production » - ou la « planification » : «  Il faut partir des besoins et produire en fonction d’eux ».

En somme, l’enjeu est « d’inventer une planification démocratique et écologique adaptée aux conditions du XXIe siècle », avec une référence éthique bien posée entre le tout et le rien de la vie et de l’existence humaine...

 

Démocratie et immunité commune

Stéphanie Deschézelle, maîtresse de conférences en science politique (Aix), analyse les « occupations de l’espace », public (voiries, sièges d’institutions) comme privé (usines, immeubles, friches industrielles) : elles complètent la « gamme de divers autres modes considérés plus routiniers de la participation politique » (manifestations, pétitions)... Elles attestent d’un refus de futurs sans avenir ou des projets nuisibles dont le lexique mensonger (« éco-parcs », « écoquartiers ») masque à peine leur « nature industrielle, artificielle ou non concertée ». Quelles possibles ouvrent-elles, quels horizons élargissent-elles ?

Sandra Laugier, professeure de philosophie (Paris 1 Panthéon Sorbonne), questionne la désobéissance dont le développement « accompagne la nouvelle centralité du concept de démocratie et de ce qu’on a appelé sa « radicalisation » : « Ces refus d’obéir à la loi ou à des dispositions vues comme inacceptables en appellent à une extension des droits et des libertés qu’une démocratie doit assurer à ses citoyens. Cette renaissance de la désobéissance coïncide avec une mutation de l’exigence démocratique. Et avec l’idée que la démocratie ne se restreint pas à un régime politique, ou à un idéal, mais qu’elle est à réaliser en pratique ».

Elle est un « rappel du fondement de la démocratie, qui est l’expression de chacun et chacune, la recherche d’une parole authentique et juste – quand aujourd’hui chacun des mots qu’on entend dans la sphère publique sonne faux, dirait Emerson ». Un rappel : « si tout acte de désobéissance est une illégalité, toute infraction à la loi n’est pas désobéissance  »...

Le philosophe Robert Esposito (Pise) constate qu’un « processus d’immunisation s’empare de toute la sphère sociale  » dont quelque chose « demeurera certainement par la suite, quand l’urgence au sens strict aura pris fin ». Le droit, « entendu comme ce qui préserve la société de conflits intolérables en les régulant », ne constitue-t-il pas un « grand système immunitaire » ? Quant à la « connectivité à tout prix à laquelle nous semblons tous voués », elle constitue en fait une « rupture des relations sociales, une sorte de multiplicateur de cet isolement ou de cette désolation qui apparaît comme la forme de vie la plus répandue ». Les outils technologiques, supposés unir à distance, « séparent ceux-là qu’ils semblent réunir »... L’immunisation est devenue « la forme de communication contemporaine, tout comme celle-ci communique en langage immunitaire  ».

Le « paradigme immunitaire » est-il utilisé par les sociétés contemporaines pour « accroître leur propre potentiel d’exclusion » ? Immunité et communauté convergeront-elles – ou pas ?

Felwine Sarr (Duke University) explore «  la question des sens que pourrait recouvrer être vivant et demeurer humain  », dans le contexte d’une « économie-monde qui rejette dans le biotope plus de déchets que celui-ci ne peut en synthétiser  » et » impose son rythme de production au vivant sans lui laisser le temps nécessaire à sa régénération  ». Les symptômes d’une économie néolibérale en crise (celle de la « démesure, de la précarité généralisée et de l’étouffement ») sont « certes les inégalités de revenus et de bien-être à travers le monde mais surtout l’incapacité de la majeure partie des humains à satisfaire dignement leurs besoins fondamentaux dans ce système socioéconomique  ».

La crise « réside dans le fait que l’ordre économique actuel ne remplit pas sa mission fondamentale, qui est de contribuer au bien-être du plus grand nombre ». Aussi, la survie de la société humaine impose de repenser dans ses «  fondements structurels, ses modes de fonctionnement et ses finalités » cette économie de la malcroissance, fondée sur un « faux système comptable qui omet de comptabiliser ses vrais coûts ».

Le processus d’artificialisation des conditions de la vie, fondé sur un rapport instrumental à la nature et l’illusion de la toute-puissance techno-économique, n’est « à ce jour pas en mesure de nous fournir les ressources nécessaires à notre vie sur terre ». Bien au contraire, elle précipite l’épuisement de l’héritage naturel de l’espèce présumée pensante et prévoyante. Une somme de réflexions de haute volée peut-elle inspirer un infléchissement sensible de la « décivilisation » en cours et revivifier le corps commun de cette espèce déboussolée ?

Didier Fassin (sous la direction de), La Société qui vient, Seuil, 1340 pages, 29 euros


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13 réactions à cet article    


  • chantecler chantecler 11 mars 14:04

    Ouh là là !

    Il faut au moins bac + 20 pour tout comprendre ...

    J’attendrai que quelqu’un me fasse un résumé ...

    Une bande dessinée peut être ?


    • Séraphin Lampion Kaa 11 mars 15:03

      @chantecler

      Résumé disponible depuis quelques années dans toutes les classes de seconde :
      « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

      Rabelais était un sceptique et mettait en garde ceux qui ne connaissent ni la peur ni les limites humaines. Sa philosophie de la finitude est en fait assez proche de celle de Pascal (« le roseau pensant »), pour qui la condition humaine n’est forte que si elle a conscience de sa faiblesse. Pour les deux, une connaissance non réflexive est inutile, car elle ne permet pas à l’homme de progresser. Autrement dit, pour devenir sage, sachez que vous savez.


    • lephénix lephénix 11 mars 17:15

      @chantecler
      un bon dessin pourrait résumer cette somme de réflexion collective, tout ça pour dire que « le moment est critique » et qu’il faut toutes les bonnes volontés pour penser « l’après » pendant qu’il en est encore temps...le tout forme un « regard » sur ce qui est en train de redessiner le monde...


    • chantecler chantecler 11 mars 17:25

      @lephénix
      Ca se tient !
      Bonne chance .
      Mais n’oubliez pas de mettre du G.O dans le reservoir .


    • lephénix lephénix 11 mars 17:38

      la phrase de rabelais est effectivement un raccourci parfait, disponible dans la trousse de secours d’urgence de quiconque se pose des questions sur « l’accélération du progrès », elle interroge ce qui veut bien l’être et permet d’anticiper ce qui vient...


    • Lynwec 11 mars 14:19

      « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. »

      Un peu trop de verbiage élitiste inutile dans l’article même si certaines idées peuvent ressortir. Le but d’un article est d’être lu intégralement, le complexifier inutilement éloignera la majorité des lecteurs plus ou moins vite.


      • lephénix lephénix 11 mars 17:06

        @Lynwec
        il ne s’agit pas d’élitisme mais du compte-rendu non exhaustif d’une synthèse faite par 70 chercheurs avec certes leur jargon universitaire ce que kaa et troletbuse ont résumé à leur façon...


      • troletbuse troletbuse 11 mars 15:33

        Jusqu’à peu de temps ; les financiers ont favorisé la croissance afin d’accroître la consommation pour le plus grand profit. Et ensuite ils se sont aperçus que la planète était trop petite pour subvenir aux besoins de l’homme.

        Alors ils ont changé de propagande et chanté l"écologie (où l’escrologie domine actuellement). Sachant que ca ne fonctionnerait guère, la caste des privilégiés applique en cachette son plan qui est réduire drastiquement la population à l’aide de virus fabriqués en laboratoires et le trans-humanisme en espérant connecter l’homme aux ordinateurs et le commander à distance,(la 5G) en le faisant robot.

        Il reste peu de choix :

        Soit devenir un esclave tant que l’on est rentable et ensuite être euthanasié.

        Pour tous les retraités sur AV, c’est foutu.

        Soit entrer dans la résistance

        Dans tous les cas, nous allons entrer dans une période proche du Moyen-age.Mais peu s’en aperçoivent.


        • lephénix lephénix 11 mars 17:10

          @troletbuse
          c’est une manière fort pratique de résumer une synthèse de plus de mille pages avec juste ce bemol : la régression nous ramènera bien plus bas que le Moyen Age où les gens pouvaient encore s’affronter à « armes égales »... là, c’est « ’l’asymétrie » totale...


        • Edmond 12 mars 03:45

          Douche froide, certes, mais digne de remerciements parmi ces panoplies si nombreuses de propagande ahurissante. « Monologue pluriel » comme on peut l’entendre dans certains cercles.

          Tant de concepts unanimes parmi les organes de presse officiels impose la question statistique ; est-ce plausible /possible que tous soient d’accord sur le fond - vrai ou non - en ayant leur propre ligne, objective et libre ?


          • lephénix lephénix 12 mars 09:45

            @Edmond
            « monologue pluriel » en effet certains de ces monologues disciplinaires sont plus convenus que d’autres... d’autres révèlent un « sens commun » en perdition alors qu’il devrait précisément faire l’unanimité, tout comme le souci d’un « intérêt général » introuvable et d’une exigence éthique...
            un journal qui garde une ligne propre, objective et libre est « la décroissance » peut-être bien le seul, à ce niveau d’audience...


          • CHESNOT Anne CHESNOT Anne 19 mars 18:35

            Le travail des universitaires-chercheurs et autres intellectuels est très utile, mais la question de l’accessibilité de leur savoir se pose aussi. Avec Gilles Roullet, nous avons lu un certain nombre de livres ardus, nous les avons métabolisés dans un petit essai qui est disponible gratuitement sur notre site web. Nous y présentons une grille de lecture de ce qui qui se passe dans le monde et de ce qui pourrait venir. Verbe au conditionnel car nous mettons l’accent sur le fait qu’une Société plus juste et viable écologiquement ne pourrait advenir que si les humains agissent dans toutes leurs activités en cohérence avec leurs 4 exigences fondamentales de sens, de justice, de paix et d’amour (au sens large de l’amour d’autrui qui fonde l’empathie). Nous sommes convaincus que nous en sommes tous porteurs, mais qu’un grand nombre d’entre nous s’en sont éloignés sous l’effet d’un conditionnement éducatif et social.

            http://www.quellesociete.fr/index.php/le-livre/texte-integral-du-livre


            • lephénix lephénix 20 mars 12:04

              @CHESNOT Anne
              Merci pour votre contribution, je fais passer et prendrai le temps d’approfondir.. sur sortie papier.. Il est vrai que nous en sommes tous porteurs chacun « selon sa foi » et son appétence voire son « niveau de conscience » : les phrases révélatrices de ce conditionnement constamment entendues ces dernières années étant « moah je m’en sortirais toujours » ou « moah je n’ai pas de problème avec ça » en sus des sempiternels « surtout pas de prise de tête »...

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