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Du crédit social chinois à la société de vigilance française

Les bonnes idées et les mauvaises gens.

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Nous savons qu’en Chine se déploie depuis quelques années ce qui est nommé dans le livre dirigé par Anne Cheng, « Penser en Chine », un « système de crédit social », dont le propos est de permettre un ordre public optimal, basé sur la certitude encore plus que sur la confiance et de son miroir la méfiance. Il s’agit d’un « levier technique pour une meilleure application des lois » (p. 335), où le comportement est la cible principale de celui qui tient les manettes, alternant sanctions et récompenses pour obtenir les effets désirés, dans une configuration où le bien et le mal sont figés, où l’éthique n’est plus une histoire impliquant des alliances et des confrontations mais seulement une série définie de principes abstraits. Le caractère autodisciplinaire produit par des siècles de civilisation impériale chinoise rencontre les technologies modernes et il en résulte, comme attendu, une démultiplication pathologique des structures de contrôle, avec, comme base de l’édifice, le souci de la réputation, laquelle fait et défait un être humain parmi ses pairs, réputation accessible à tous grâce aux informatiques à écrans en réseau. Le shaming, le like, la notation chez Standard & Poor’s ou TripAdvisor, autant de pratiques publiques qui assurent la fluidité des échanges avec des acteurs en qui non seulement on peut avoir confiance, en qui nous trouverons la certitude.

Cette idée de système tient sur une morale de cinéma : les bons sont récompensés, les mauvais sont châtiés. Celui qui fait du bénévolat a un bon score, celui qui ne paie pas ses dettes en a un mauvais. Celui-ci a des réductions dans les magasins, celui-là est interdit de prendre l’avion. C’est une conception populaire de la justice qui s’applique, elle a tous les atours du bon sens, du sens commun, de la décence ordinaire. C’est comme un karma en temps réel. L’État et les entreprises privées assurent main dans le main le bon fonctionnement non seulement de l’économie, mais aussi celui de la société, perçue comme un réseau dynamique orienté vers la satisfaction collective. Et pour arriver à cet optimum, il faut bien entendu assurer le bon fonctionnement de l’individu, qui peut recevoir sa part d’éloges s’il agit justement et de blâmes s’il contrevient au bien-être de ses pairs, profitant d’un environnement sûr dans lequel il peut apporter sa contribution à l’œuvre de l’espèce humaine.

En France, ce même projet semble se traduire actuellement sous l’expression présidentielle de « société de vigilance », laquelle y fait plus sens après vingt années de matraquage médiatique sur les questions de terrorisme, d’immigration et de délinquance, et permet aussi de se débarrasser de la notion de « système », incongrue dans un pays qui se définit comme libre. Privés de l’expérience antérieure qu’en ont leurs collègues asiatiques, les Français ont été initiés au concept par le biais d’une maladie qui se serait avérée passablement banale sans le concours intensif des journalistes, et le code QR qui permet le fichage et le suivi a été introduit par un lien avec une vaccination, ce qui de mon point de vue représente une erreur stratégique certaine, car il induit la soumission à ce basculement par le biais du corps, il induit une adhésion entière de l’individu à ce qui lui est proposé, qu’on peut résumer en deux options : soit tu es dedans, soit tu es dehors. À moins de connaître un médecin dans la combine, il n’y a pas de possibilité de jouer la comédie. Il faut adhérer dans et par sa chair. C’est un premier obstacle, de ceux qui emportent le plus les méfiances.

Le second est que la comédie de la pandémie qui devrait donc servir de prétexte à l’instauration d’une société plus morale et plus honnête a couvert le moral de nombre de ses citoyens d’une chape de plomb mortifère, ouvertement anxiogène, qui dissuadera en elle-même sur le long terme de réaliser le fameux bien pour lequel les récompenses sont attendues. À force de répéter chaque jour le nombre de cas, le nombre d’hospitalisations, le nombre de décès, l’insignifiance même d’un comportement acceptable se révèle à l’horizon comme un état d’esprit en passe de se généraliser, et ce après des années vécues à pleurer puis à seulement compter les victimes d’attentats. À partir du moment où l’individu muni d’un passe pour ses loisirs croit avoir sauvé tous les vieux de son pays en se faisant vacciner, il peut même penser être dispensé d’efforts ultérieurs pour leur bien-être et continuera à les placer dans les EHPAD de son choix, que le marché tient à sa disposition.

Le troisième obstacle est la corruption généralisée des personnes qui s’en font les chantres. Là où la justice a failli, un système de crédit social ou une société de vigilance ne feront pas mieux. Où ailleurs qu’en France un ministre trimballé de procès en procès pour une sordide affaire de sang contaminé a-t-il pu retrouver un fauteuil aussi prestigieux que celui de Président de l’instance juridictionnelle la plus haute ? Sur sa seule réputation, Laurent Fabius aurait été disqualifié d’emblée pour être nommé à ce poste et n’aurait pas pu faire valider étape par étape les lois qui installent la « gestion technocratique de l’ordre public » dans notre pays. Je m’en tiendrai à ce seul exemple, témoin malheureux de ce qui constitue aujourd’hui une biographie d’homme politique, mais les jeunes générations qui ont repris le gouvernement en main ont su se comporter indistinctement de ces rapaces des cinquante dernières années.

Il faudra donc se résigner à admettre que ce n’est pas exactement le « système de crédit social » qui débarque en France. La culture du pays, peu discipliné, ne le permet pas. Dans la continuité des évènements du 21ème siècle, et chargé de l’histoire des personnalités et pratiques françaises les plus funestes, c’est un ensemble de règles imposées avec des contorsions autoritaires par un groupe d’individus se percevant comme au-dessus de la mêlée dont la mise en place est recherchée. C’est la Révolution Française, c’est Napoléon, c’est Pétain, c’est De Gaulle, c’est Mitterrand, c’est Macron. Ce sont les grands moments, les grands hommes, les grands noms. Ce qui se vit en taille, en poids, en acte et en force individuels. L’inverse de ce qui est requis sur le court terme pour installer un véritable régime collectiviste. Et plus largement, sur le long terme, « l’un des enseignements historiques du recours aux registres et aux instruments techniques pour faciliter le contrôle des populations est que ces instruments reposent généralement sur des conceptions trop simplistes des activités humaines et des motivations des individus ; et que loin de rendre l’exercice de l’autorité plus efficace, transparent et légitime, ils tendent à occulter les sources du pouvoir et à déplacer les points de contention et les opportunités de corruption » (p. 355). Ce serait une erreur de croire que la bureaucratie française ait besoin de leçons dans ces domaines, elle a fait florès sans avoir à forcer.

Si on compte dans de nombreux villages des « voisins vigilants », ces associations sont nées d’initiatives citoyennes. Elles n’ont pas été imposées d’en haut, elles sont nées d’en bas, dans la proximité, et parfois dans l’amitié, avec pour but la protection de biens individuels stockés sur des espaces communs. Elles affirment ne pas mener de « ronde », ni former de « milice », ni exercer de « diffamation ». Les élus en place tendent à fournir aux citoyens les outils et les lois pour remplir ces rôles et ces actions, tout en leur niant la propriété, en décidant des discriminations et des accès. La responsabilité du jugement, qui ne saurait être pris en défaut, est déplacée vers le haut de la hiérarchie, là où il est acquis qu’on ne nomme que des irresponsables.

Ces évolutions sont adaptées à une société peuplée d’intermédiaires, où plus personne ne sait qui a réalisé ci ou ça, où les assiettes sont remplies de mets qui ont fait le tour du monde et où le voisin d’en face est plus connu par son compte Facebook que par son abord direct, trois obstacles majeurs ne suffiront pas à les arrêter. Intermédiaire est un mot adapté à notre situation en tant que travailleurs, en tant que consommateurs, en tant que citoyens qui déléguons notre pouvoir par un mécanisme de représentation qui n’est que la traduction politique d’un état d’esprit à prétention universelle.

La seule richesse de cet état d’esprit, c’est qu’il autorise les voyeurs à être des héros.


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29 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Schrek 24 janvier 10:17

    Ce document expliquait tout ça très bien.


    • Séraphin Lampion Schrek 24 janvier 10:27

      @Schrek

      Même les actionnaires, les PDG et la chair à canons sont des intermédiaires.

      Tout se pas comme si la société humaine était une fourmilière dans laquelle les individus ne font que réagir à des stimuli dont aucun acteur ne maitrise le sens : l’intelligence, c’est la fourmilière elle-même. Chacun joue le rôle qui lui est assigné, même s’il est doté d’un discernement qui rend encore plus pénible sa condition à cause d’une lucidité inappropriée à la situation.


    • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 24 janvier 10:45

      @Schrek

      Mieux vaut appel et réponses plutôt que stimulus/réponse. Je reste attaché à la version précédente.


    • Clocel Clocel 24 janvier 10:20

      «  La culture du pays, peu discipliné »


      90% de veaux vaxxinés, va falloir faire une petite mise à jour du logiciel.


      Bentham doit se pisser dessus...



      • Séraphin Lampion Schrek 24 janvier 10:28

        @Clocel

        et Pavlov doit saliver comme un vieux chien jaune...


      • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 24 janvier 10:43

        @Clocel

        Pour parvenir à ce pourcentage, il a fallu sortir l’artillerie lourde. C’est effectivement un procédé de reprogrammation, et j’évite sciemment de me penser comme un logiciel ou une mémoire, quitte à commettre des erreurs.


      • Clocel Clocel 24 janvier 11:08

        @Nicolas Cavaliere

        « sortir l’artillerie lourde »

        De simples menaces, la peur irrationnelle et quelques injonctions paradoxales, on est loin de l’artillerie lourde, ils ont d’autres pièces en boutique, n’en doutez pas...

        Le COVID est juste un hors d’oeuvre, le sauvetage du climat risque d’être beaucoup plus radioactif...

        On est en mode binaire, souvent, l’informatique est donc un bon référent


      • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 24 janvier 11:22

        @Clocel

        La peur est toujours irrationnelle, elle ne devient rationnelle que partagée. L’opération de communication (harcèlement) a très bien fonctionné.

        Je suis d’accord avec vous, ce n’est que le début des hostilités.


      • Joséphine Joséphine 24 janvier 11:29

        @Clocel

        Je crois aussi que ce Covid n’était qu’une simple répétition avant le Big Show. Nos élites débordent d’imagination et n’ont aucun problème avec une machination de plus grande ampleur. Ils ont juste voulu tester le degré de soumission de la plèbe, et ça a marché. Jusqu’à présent en tout cas ! Tout peut basculer....

        Pour les deux premières doses ils y allaient avec le sourire et n’oubliaient pas de prendre un selfie avec la grosse infirmière qui les piquait. Ils pensaient à « LAVIDAVANT » et se disaient qu’ils allaient enfin la retrouver. A la troisième dose déjà ils y allaient en grommelant Attendons les huitièmes, neuvièmes et dixièmes doses, même les vaccinolâtres les plus radicaux se poseront des questions. 

        Un jour ils comprendront qu’il n’y aura pas de retour à « LAVIDAVANT ». Personnellement je ne pense déjà plus à « Lavidant », je pense déjà à la vie d’après. En tant que citoyens, citoyennes, libres et non piqués, nous n’avons pas vocation à rester dans les villes. 

        Pendant qu’ils pensent à « lavidant », nous on pense à celle d’après. On s’organise , on fraternise, le plus important est de se trouver un coin tranquille. 


      • Clocel Clocel 24 janvier 11:57

        @Nicolas Cavaliere

        Non, la peur n’est pas toujours irrationnelle, elle appartient notre plus lointain héritage, elle allume un voyant rouge mais la réaction appartient autant aux réflexes qu’au libre arbitre, Spinoza ne vaut que pour sa déconstruction de Descartes, le reste a mal vieilli si vous voulez mon avis...

        Marrant, le monde quantique s’ouvre à nous, nous sommes enfin au seuil du vision globale, mais nous allons user jusqu’à la corde tout le système délirant qui nous conduit là où nous sommes...


      • Joséphine Joséphine 24 janvier 10:33

        Le Pass vaccinal inaugure l’engrenage d’un système de notation du citoyen. Il y’aura les bons citoyens quintuple-piquouzés, et il y’aura les mauvais citoyens qui refusent de tendre leurs bras dans les vaccinodrômes.  Nos libertés fondamentales théoriquement inaliénables ont été bafouées : liberté d’aller et venir, droit à la vie privée et à l’intimité, liberté du travail, liberté d’entreprendre, liberté de réunion. Tout ceci est rentré dans les moeurs comme une lettre à la poste. Même nos dirigeants ne doivent pas en revenir , jamais ils n’auraient cru que ce serait aussi facile. 

        « Mais ils ne font guère mieux ceux d’aujourd’hui qui, avant de commettre leurs crimes les plus graves, les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et le soulagement des malheureux. » Etienne de La Boétie.



        • ZXSpect ZXSpect 24 janvier 10:51

          @Joséphine

          .

          Vaccination OBLIGATOIRE contre la variole en 1902, contre la diphtérie en 1938, le tétanos en 1940, la tuberculose BCG en 1950, la poliomyélite en 1964…

          .

          « Même nos dirigeants ne doivent pas en revenir , jamais ils n’auraient cru que ce serait aussi facile. »

          .

          « Tout ceci est rentré dans les moeurs comme une lettre à la poste. »

          … comme de faire vacciner ses enfants pour pouvoir être admis en crèche, à l’école, en garderie, en colonie de vacances ou toute autre collectivité d’enfants

          .

          alors, rien de bien nouveau contre « Nos libertés fondamentales théoriquement inaliénables ont été bafouées » sauf pour les réfractaires à tout vaccin


        • leypanou 24 janvier 11:09

          @ZXSpect
          Vaccination OBLIGATOIRE contre la variole en 1902, contre la diphtérie en 1938, le tétanos en 1940, la tuberculose BCG en 1950, la poliomyélite en 1964…  : qui, comme chacun sait, ont provoqué ce genre de dommages.
          Çà pour ceux qui sont plus longs à comprendre.


        • Joséphine Joséphine 24 janvier 11:17

          @ZXSpect

          Jusqu’à nouvel ordre ceux qui refusent de se faire vacciner contre le tétanos ou la tuberculose ne devaient pas présenter un QR Code pour aller au restaurant et au musée ! Nous ne parlons pas de la même chose, je parle de libertés fondamentales et anthropologiques qui ont été détruites, peut-être à jamais tant la population est docile. 

          Perso je n’ai PAS les vaccins que tu cites plus haut. Ni Tétanos, ni BCG...Cela ne m’a jamais posé de problème pour aller au restaurant ou au cinéma ! C’est précisément de ces libertés là qu’il s’agit. Depuis quand on nous demande un papier d’identité pour boire un café ? Comment la population peut accepter ça ? Faudra pas s’étonner de voir des manifs comme à Bruxelles puissance 1000 ! 


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 24 janvier 11:25

          @ZXSpect
           
           cet épisode aura eu le mérite de nous ouvrir les yeux sur la vaccination obligatoire des enfants : un retour au monde bisounours d’avant est désormais impossible. Maintenant l’humanité est au pied du mur et pour l’industrie des vaccins, ça passe ou ça casse : Le monde de Big injecta
           
           « Une vaccination, quelle soit, est toujours, biologiquement et immunitairement parlant, une offense pour l’organisme. »  Pr R. Bastin (Concours médical, 1986)
           
          L’industrie est cause de toute laideur.


        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 24 janvier 14:19

          @Francis, agnotologue
           
           « Une vaccination, quelle qu’elle soit, est toujours, biologiquement et immunitairement parlant, une offense pour l’organisme. » Pr R. Bastin (Concours médical, 1986)

           
           Et j’ajoute : pour la nature en général : une pollution de plus.


        • baliste 25 janvier 09:49

          @ZXSpect
          Comparer le covid a je cite : la variole ... la diphtérie .... le tétanos .... la tuberculose et enfin la polio . Faut avoir un qi négatif ou alors vraiment prendre les autres pour des cons . Et ne pas oublié l’hygiène , l’eau potable , pas de famine ou de guerre , le vaccin ne fait pas tout , on va bientôt s’en rendre compte .


        • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 janvier 10:34

          Si on compte dans de nombreux villages des « voisins vigilants », ces associations sont nées d’initiatives citoyennes. Elles n’ont pas été imposées d’en haut..

          Pas tout à fait vrai ( et avec un « oeil » c’est signé de tte façon ^^) :

          L’appellation « voisins vigilants » recouvre deux dispositifs. L’un est entre les mains de l’État et a été généralisé en 2011, sous la présidence Sarkozy, par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, sous le nom de « participation citoyenne ». Selon le ministère de l’Intérieur, il s’agit d’une « démarche partenariale et solidaire qui associe les élus et la population d’un quartier ou d’une commune à la protection de leur environnement ». Cette démarche se fait en coopération avec les forces de l’ordre locales. « Le dispositif est strictement encadré par la gendarmerie qui veille à ce que l’engagement citoyen ne conduise pas à l’acquisition de prérogatives qui relèvent des seules forces de l’ordre. », précise bien la brochure de participation citoyenne. Il n’est donc pas question pour ces voisins vigilants de se substituer aux agents dûment assermentés.

          Côté encadrement des membres des communautés de voisins vigilants, des citoyens « référents », sont désignés par la mairie. Ils sont chargés de prévenir « la gendarmerie de tout événement suspect ou de nature à troubler la sécurité des personnes et des biens dont ils seraient témoins. » Sur les panneaux se référant à ce dispositif public (« protection voisins vigilants », avec l’iris bleu), il est le plus souvent précisé « en liaison immédiate avec la gendarmerie ou la police municipale ». En 2019, l’ancien ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a publié une nouvelle circulaire, définissant plus précisément la démarche adoptée par les 5600 communes qui ont officiellement mis en place ce dispositif. À notre connaissance, aucun bilan national n’a été dressé, depuis dix ans, de ce dispositif, de son efficacité et des éventuels problèmes qu’il pourrait poser.

          https://basta.media/Voisins-vigilants-panneaux-cambriolages-gendarmerie-police-municipale-neighbourhood-watch-participation-citoyenne


          • Clocel Clocel 24 janvier 10:40

            @bouffon(s) du roi

            Avoue qu’il serait dommage de ne pas faire fructifier un vieux tropisme de collaboration fortement ancré dans la populace.


          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 janvier 10:40

            @Clocel

            oui c’est vrai que les habitudes sont tenaces ^^


          • Séraphin Lampion Schrek 24 janvier 10:53

            @bouffon(s) du roi

            Les habitudes sont la mise en pratique d’une mentalité ancrée depuis des générations. Les proverbes, dictons, sagesse des nations, etc. reflètent l’idéologie profonde qui résiste aux bouleversements sociétaux et se trouvent souvent en contradiction avec les propos, ou même les convictions des intéressés.
            les injonctions de l’enfance sont indélébiles : « fais pas ci, fais pas ça, mouche ton nez et dis bonjour à la dame ! »


          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 janvier 10:59

            @Schrek

            indélébiles peut être mais que l’on peut transcender ... enfin pas tout le monde faut croire ^^


          • Séraphin Lampion Schrek 24 janvier 11:24

            @bouffon(s) du roi

            Dans notre pays, la proportion de baptêmes, mariages et enterrements, par rapport aux anabaptistes, unions libres et incinérations, donne quelques indications sur la tendance lourde...


          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 janvier 11:28

            @Schrek

            oui tout à fait. On peut faire pareil avec le nombre de « vaccinés » et les autres smiley


          • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 24 janvier 11:34

            @bouffon(s) du roi

            tiens on me moinse sur du factuel ..ou bien est-ce l’évocation de l’oeil qui pose problème ? ^^


          • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 24 janvier 13:37

            @bouffon(s) du roi

            La première serait née à St Paul de Vence en 2002. Je ne savais pas que l’Etat s’était saisi du concept et de la marque. Pas étonnant ! Ça a été ça avec tout, les mutuelles, les caisses de chômage, la Sécurité sociale... Et après ça ose conditionner !


          • leypanou 24 janvier 12:07

            Il faudra donc se résigner à admettre que ce n’est pas exactement le « système de crédit social » qui débarque en France. La culture du pays, peu discipliné, ne le permet pas  : sur quoi vous vous basez pour faire ce genre d’affirmation ?

            Une lecture sur ce qui se passe en Russie : le QR code c’est fini, voici pourquoi.

            Si une grande majorité avait boycotté tous les endroits non essentiels demandant un QR code, il n’aurait jamais vécu longtemps.


            • Nicolas Cavaliere Nicolas Cavaliere 24 janvier 14:39

              @leypanou

              Dans le sens où ce n’est pas autodiscipliné, où il faut toujours des incitatifs ou des contraintes. Ce n’est donc pas un crédit social, mais pire, car en France la récompense n’existe pas vraiment. Il y a beaucoup d’aides et de subventions, mais les récompenses...


            • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 24 janvier 18:12

              @leypanou
               
              Merci pour le lien :
              ’’Une lecture sur ce qui se passe en Russie : le QR code c’est fini, voici pourquoi.

              ’’
               
              Extrait  :
              « 
              Qu’est-ce que cela signifie dans le contexte de Covid-19 à l’échelle mondiale ? Il y a maintenant une grande nation qui a essentiellement renoncé aux mesures anti-Covid. C’est également un acteur mondial avec une présence significative dans les médias et sur Internet qui peut annoncer ce fait. Alors que les Australiens sont battus et gazés pour ne pas avoir porté de masque dans un bar, la Russie dira probablement au monde à quel point c’est formidable d’avoir vaincu Covid en utilisant des mesures qui ont eu un impact minimal sur les droits des citoyens et maintenant tout est revenu à la normale. Ils peuvent même diffuser l’idée qu’Omicron est une solution passive au problème et qu’il n’y a pas de menace.  »


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