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Accueil du site > Actualités > Société > Fin de l’histoire ?

Fin de l’histoire ?

Comment concilier la "nécessaire ouverture au monde" avec la non moins nécessaire "sécurité des peuples" ? Emmanuel Todd propose d’éclairer le temps présent par une complexe mais stimulante analyse anthropologique de l’histoire, balayant large une centaine de millénaires, depuis l’émergence de l’homo sapiens jusqu’au désarroi de l’homo americanus – et au grand bond en arrière d’une « civilisation » qui se dissout en « éléments de langage » et en convulsives « involutions »...

 

Le grand désordre du monde inspire nombre de chercheurs qui n’hésitent pas à « revisiter » cent mille ans d’histoire humaine pour mieux nous faire voir « ce qui nous attend demain »…

Anthropologue, démographe et historien, Emmanuel Todd avait, dès 1976, anticipé la fin de l’empire soviétique après avoir analysé la hausse du taux de mortalité infantile russe. Se fiant au même indicateur, il constate le rétablissement russe en cours avec une société retrouvant son équilibre et constituant un « pôle de résistance au déclin » qui mine l’Union européenne : « Cette nation a retrouvé la paix civile, la sécurité et, très certainement, des rapports humains qui deviennent plus fiables et doux. » S’agissant du dit déclin européen, il prend la mesure, dès l’introduction, du rapport au réel de ce « petit cap de l’Asie » : « L’Europe, désormais pilotée par l’Allemagne, se transforme en un immense système hiérarchique, plus fanatique encore que les Etats-Unis, de la globalisation économique. »

On le sait au moins depuis le philosophe Charles Sanders Peirce, le réel n’est pas « ce qu’il nous arrive d’en penser » mais ce qui demeure irréductible à « ce que nous pouvons en penser »… Si les Etats-Unis fixaient le sens de l’histoire depuis 1945 pour l’ensemble du monde développé, constate-t-il, « l’idéologie de la globalisation », reposant sur une « hypothèse de l’homogénéité » est « impossible à réaliser et « menace de nous conduire à des conflits de puissance aggravés par des affrontements de valeurs »…

Mais quelles « valeurs » ? Là commence le « vrai mystère » pour l’historien du présent, avec ce « refus multidimensionnel de la réalité du monde par des gens sérieux qui ont fait de bonnes études » - des gens de son monde avec lequel il a pris de la distance pour faire son diagnostic d’une « fracture sociale » approfondie en une génération : « Dans ce monde économique qui patauge, et dont les systèmes politiques se détraquent, on nous avertit, un peu plus chaque jour, que le populisme menace nos « valeurs » et que nous devons les défendre.

Oui, quelles valeurs, au fond ? "L’inégalité ? La pauvreté ? L’insécurité ? Ah non, pardon, la « démocratie libérale », concept désormais creux, vidé de ses valeurs fondatrices, que furent la souveraineté du peuple, l’égalité des hommes et leur droit au bonheur. »

Après avoir montré que ces « démocraties libérales » peuvent se transformer en « autocraties inégalitaires » lorsque « certains fonds anthropologiques imposent leurs valeurs », Emmanuel Todd s’interroge sur la trajectoire de l’éducation qui « constitue la réalité de la mondialisation » avec cette « stratification éducative nouvelle » qui brise « l’unité de corps des citoyens » et ce « nouveau subconscient inégalitaire qui a pulvérisé les idéologies et les restes de religion issus de l’âge de l’instruction primaire ».

 

La marche à l’inégalité et vers la servitude

 

Le penseur de la « fracture sociale » constate que, depuis les années 1980, « la libération des revenus des plus riches échappe à la pesanteur de toute rationalité technique ou économique » - et ce, « en vertu d’un environnement idéologique inégalitaire » menant à la « dissolution du subconscient égalitaire » et à la destruction de « l’homogénéité éducative qui portait le sentiment égalitaire et la démocratie »...

Ainsi, « une ploutocratie de très hauts revenus s’est épanouie dans une société qui avait globalement cessé de croire en l’idéal d’une égalité régulée par l’Etat »…

L’auteur de L’Illusion économique rappelle : « Bien loin d’être émancipé par la technique, l’homme du monde le plus avancé repasse donc sous le joug. Insécurité de l’emploi, baisse du niveau de vie, allant parfois jusqu’à celle de l’espérance de vie : notre modernité ressemble fort à une marche vers la servitude. Pour qui a connu le rêve d’émancipation des années 1960, le basculement, en une génération à peine, est stupéfiant. »

Pour paraphraser Hilary Putnam, la croyance en quelque chose comme la justice sociale ou l’intelligence serait-elle l’équivalent d’une croyance en l’existence de fantômes ?

L’expert des structures familiales produit force données statistiques, cartes, chiffres et tableaux pour rappeler le sous-jacent : « L’Occident ne souffre pas seulement d’une montée des inégalités et d’une paralysie économique. Il est engagé dans une mutation anthropologique qui combine, pour ne citer que l’essentiel, éducation supérieure de masse, vieillissement accéléré, élévation du statut de la femme et peut-être même matriarcat. »

Si les concepts changent le monde, le chercheur, s’en tenant à une « neutralité wébérienne stricte », ne propose pas de solutions pour « surmonter le mouvement contradictoire de l’histoire, tiraillée entre universel éducatif et divergence anthropologique ». Si son rôle est d’éclairer les hommes sur « les forces qui les meuvent », avancer une solution reviendrait à énoncer une nouvelle idéologie dont l’espèce n’a pas été avare dans sa marche aux servitudes…

D’articulations en réticulations, Emmanuel Todd va jusqu’à voir des « forces invisibles de nature anthropologique à l’œuvre dans des sociétés avancées mises sous tension – dont les « caractères nationaux » et « l’esprit des peuples ». Prenant acte du Brexit, de la poussée du Front national ou de l’élection de Donald Trump dans trois pays fondateurs de la démocratie, il déplore l’abandon d’un univers commun de sens : « Partout (…), l’éducation supérieure a brisé l’homogénéité culturelle des démocraties libérales et créé des « mondes d’en haut » attachés aux valeurs d’ouverture, et des mondes « d’en bas » qui revendiquent le droit d’une nation à contrôler ses frontières et à considérer l’intérêt de ses citoyens comme prioritaire. »

Comment alors concilier « les valeurs des gens d’en bas et celles des gens d’en haut, la sécurité des peuples et l’ouverture au monde » ? Bien du chemin reste à faire en bien peu de temps quand l’avenir des nations est hypothéqué jusqu’à un point de rupture jamais atteint auparavant : « Parce qu’une démocratie ne peut fonctionner sans peuple, la dénonciation du populisme est absurde.(…) L’obstination dans l’affrontement populisme/élitisme, s’il devait se prolonger, ne saurait mener qu’à la désagrégation sociale. »

En France, « l’aspiration « populiste » à la redéfinition d’une nation protectrice y a été mieux que contenue, refoulée » - et inlassablement reconduite, de scrutin en scrutin. Le « processus de décomposition national » y est d’autant plus avancé que le pays a « renoncé à son autonomie monétaire », son exécutif n’ayant plus « la capacité de décider d’une politique économique indépendante ».

Ainsi, la France, « si elle a toujours des classes privilégiées, n’a plus de classe dirigeante, tout simplement parce qu’il n’y a plus rien d’essentiel à diriger » si ce n’est la dérive d’un hallucinant déni de réalité droit vers l’iceberg… En somme, bien peu de certitudes et de possibilités vraiment écrites de vie sociale en bonne intelligence au sein de nations finissantes aux infrastructures éviscérées et aux institutions irresponsables dont le fonds anthropologique est menacé jusque dans ses racines constitutives…

Emmanuel Todd, Où en sommes nous ?, Seuil, 490 p., 25 €


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32 réactions à cet article    


  • julius 1ER 2 février 10:14

    Ainsi, « une ploutocratie de très hauts revenus s’est épanouie dans une société qui avait globalement cessé de croire en l’idéal d’une égalité régulée par l’Etat 


    @l’auteur,
    là est le vrai débat et l’élection de Trump en est le véritable révélateur !!
    tant que l’on continuera à laisser les multinationales régenter la planète, il n’y aura pas d’issue, pour moi c’est une certitude !!!

    • Yanleroc Yanleroc 3 février 16:41

      @julius 1ER, Boycott !


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 2 février 10:37

      livre à lire (je parle pour moi)

      Mais comme le dit Todd lui-même, « l’histoire n’a pas dit son dernier mot » et les situations peuvent vite se retourner, voir l’inattendue élection de Trump


      • bonnes idées 2 février 12:00

        Oui mais bon ce que je demande à todd c’est pas de m’expliquer « le taux de mortalité infantile russe » mais les origines réelles de la femme et de l’homme.


        • zygzornifle zygzornifle 2 février 14:43

          Mince je n’ai plus d’UPSA faut que je sorte pour aller a la pharmacie ....


          • Choucas Choucas 2 février 15:00

             
            Todd approche de la retraite
             
            il peut se lâcher...
             
            et abandonner la pensée dominante (celle des gogochons glands remplacés soumis)
             
            Ds cette conf il anticipe le vote Trump, parle de la démocratie forcément raciale, des frontières pour les classes pauvres, comment les démocrates essaient de baiser les noirs etc...
             
            Pas bobo  !
             
            https://www.youtube.com/watch?v=qyD2ChanLQs


            • Choucas Choucas 2 février 15:06

               
              Sur les systèmes familiaux
               
              https://www.youtube.com/watch?v=B16Ru1URfCc
               
              Mais apparemment le vote Trump et le Brexit remettent un peu en cause sa théorie, la démocratie est plus raciale que culturelle
               
              Mais c’est super intéressant, du Engels en plus sioux... (origine de la famille, de l’état et de la propriété)
               

              (shoot-crasse, ma groupie ovule Zimbabwéenne, vient lécher le cul du mon commentaire)


            • lephénix lephénix 2 février 15:23

              @julius1er

              l’alternative aux multinationales serait -ellel une auto-organisation de la société « en ligne » avec la « logique des biens commmuns », à défaut de « souveraineté retrouvée des peuples » par l’interventionnisme étatique ?


              • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 3 février 06:48

                @lephénix

                Regarde bien ta bagnole lephénix, quelle est sa part qui sort de tes terres souveraines ? Si t’as pas de bagnole, regarde ta télé (par derrière), regarde ton téléphone, regarde ta plomberie, regarde ton chauffage, regarde le machin sur lequel t’as écrit ton article.

                Elle a quelle gueule ta souveraineté interventionniste auto-organisatrice ?


              • Hervé Hum Hervé Hum 3 février 11:40

                @lephénix
                ’alternative aux multinationales serait -ellel une auto-organisation de la société « en ligne » avec la « logique des biens commmuns », à défaut de « souveraineté retrouvée des peuples » par l’interventionnisme étatique ?

                Exactement, il n’y a pas d’autres alternatives possibles dans une économie globalisée et devant se réguler. Par définition, le capitalisme ne peut être régulé, sauf par cristallisation des classes sociales, mais cela aboutit à une fracture sociale où chaque classe sociale est organisé communauté, donc, en devenant communiste, mais limité à sa propre classe sociale. Autrement dit, quelle que soit la solution envisagé, la seule manière de réguler l’économie passe par le communisme. Il n’en n’existe pas d’autres et je défi quiconque d’en trouver une autre qui ne relève pas du principe communiste.

                Techniquement, c’est très facile et tous les outils sont déjà en place. Il s’agit juste de modifier les réglages, rien d’autres.

                Mais la première chose à faire, la condition, est de transposer la propriété économique en responsabilité économique, sans cela, rien ne peut changer.

                La responsabilité modifie essentiellement le principe du profit, c’est à dire, que celui ci n’est plus l’ordre directeur de l’économie, mais un ordre secondaire, donc, dépendant d’un ordre premier différent. C’est ordre premier étant alors l’équilibre entre droit et devoir de chacun vis à vis d’autrui. Donc, fondé sur le mérite personnel, mais ne pouvant pas accumuler celui d’autrui.

                Bizarrement, tout le monde parle de responsabilisation de la société, mais dès lors que l’on pose le principe de responsabilité, il n’y a plus personne !!!!

                Bon, je sais aujourd’hui pourquoi, mais je reste toujours dubitatif devant la puissance du conditionnement du cogito humain à maintenir le déni de sa propre conscience et qui explique pourquoi il y a tant de confusion.


              • Yanleroc Yanleroc 3 février 16:58

                @Hervé Hum, tout à fait d’ accord, une nouvelle forme de communisme mondial est la seule issue apparente !


                Je pense qu’ un Ordre Mondial nous sera imposé, d’ une façon ou d’ une autre, 
                plus exactement, il s’ imposera de lui-même, quand il sera devenu évident à tous, que les richesses de la planète doivent être gérées de façon holistique. C’ est dans l’ ordre des choses.

                Plus tôt les humains s’ en rendront compte, plus il leur sera aisé de « choisir » leur Ordre Mondial !
                Comme tu le dis, les structures sont en place, reste le + difficile, 
                prendre les commandes !
                N’ attendons pas qu’ ils aient pendu la crémaillère, les portes sont encore ouvertes !
                Boycott.


              • Yanleroc Yanleroc 3 février 17:12


                Twitt de Trump sur Hillary Clinton, la prison est proche pour Hillary ?..

                C’ est bien qu’ il fasse le ménage, 
                après, il lui faudra rendre le balai et dégager !
                Le Nombre.

              • Claudec Claudec 2 février 18:41

                L’enrichissement des multinationales est comme celui des individus et de la société tout entière ; il est le fruit d’une consommation, donc d’une production, toujours plus grandes, du fait de la prolifération de ceux qui consomment et produisent ; pour la prospérité de tous ceux qui contribuent à la satisfaction de leur demande (ce qui n’empêche pas les pauvres con sommateurs de trouver anormal que “la ploutocratie des hauts revenus” en tire un profit sans cesse grandissant).

                Et si l’auteur de cet article et son penseur de référence font remonter à 1980, l’envolée de cet enrichissement vers la démesure, sa coïncidence avec la montée de la marée humaine, qui croît actuellement de 280 000 individus chaque jour, soit chaque année de près de 100 millions, ou la population de la Belgique, de la France et des Pays-Bas réunis, semble leur échapper.
                Il semblent aussi ignorer que si la richesse n’a pas d’autres limites que les ressources de notre planète et l’avidité de ceux qui la convoitent, la pauvreté à la sienne, qui est le niveau zéro de cette richesse, au-dessous duquel nul ne peut descendre. C’est ainsi que l’atrophie de notre pyramide sociale éloigne chaque jour un peu plus son sommet de sa base, en creusant d’autant les inégalités sociales.

                Voir, ou revoir, mes articles à ce sujet ici-même, ou lire « Précis de pyramidologie sociale » pour plus de précisions.

                • L'Astronome L’Astronome 3 février 09:23

                   
                  Les shadocks ne connaissaient que quatre mots : ga, bu, meu, zo. Le système neuronal des oligarques qui dirigent le monde n’a que dix mots, dix concepts : profit, profit, profit, profit, profit, profit, profit, profit, profit, profit
                   


                  • Hervé Hum Hervé Hum 3 février 10:28

                    Si je m’en réfère à votre résumé du livre de Todt, force m’est de constater que celui ci à bien mal vieillit.d

                    Comment alors concilier « les valeurs des gens d’en bas et celles des gens d’en haut, la sécurité des peuples et l’ouverture au monde » ?

                    Rien de plus facile à mettre en oeuvre sur le plan technique, cela peut être fait du jour au lendemain tant les outils techniques sont déjà en place, jmais rien de plus difficile sur le plan humain, c’est dire, de sa conscience.

                    Bref, il ne sert à rien d’expliquer quoi que ce soit tant que le déni règne en maître. Ce dernier est si bien ancré dans la conscience collective, que Todt le premier est incapable d’en sortir.

                    Alors, comme le dit Bossuet « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences ».

                    Bref, l’humanité peut bien s’autodétruire, cela fera s’écrouler de rire le bon et le mauvais Dieu pareil.


                    • BA 3 février 11:14

                      Bon anniversaire, les 560 traîtres !

                      C’était il y a dix ans, le 4 février 2008, à Versailles.


                      Le 4 février 2008, c’était le coup d’État contre le peuple français.


                      Les députés et les sénateurs étaient réunis en Congrès pour voter le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.

                      En clair :


                      - Si les députés et les sénateurs votaient « contre », un référendum sur le traité de Lisbonne aurait été organisé.


                      - Si les députés et les sénateurs votaient « pour », il n’y aurait pas de référendum sur le traité de Lisbonne.


                      Résultat :
                      Les députés et les sénateurs se sont rendus complices d’un coup d’État : ils ont voté « pour » (560 voix).
                      560 traîtres ont trahi le peuple français.


                      560 traîtres ont refusé de soumettre le traité de Lisbonne à référendum, alors que ce traité de Lisbonne reprend 98 % du Traité établissant une constitution pour l’Europe, refusée par 54,7% des Français lors du référendum du 29 mai 2005.


                      Seuls 181 députés et sénateurs ont sauvé l’honneur. Seuls 181 députés et sénateurs ont résisté au coup d’État : ils ont voté « contre ».

                      Conséquence : il n’y a pas eu de référendum sur le traité de Lisbonne. Le traité de Lisbonne a été adopté trois jours plus tard par le Parlement français, le 7 février 2008. 

                      Conclusion :

                      La construction européenne est anti-sociale, anti-populaire, anti-démocratique. Elle doit être détruite.

                      Pour savoir qui sont les 560 traîtres qui ont voté « pour », c’est ici :

                      http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9000.asp


                      • lephénix lephénix 3 février 11:42

                        @lavoixdetonmaitre

                        aucune addiction à la moindre illusion de « confort » et encore moins aux gadgets de destruction massive et à tout ce qui ne se vendrait pas si on ne l’achetait pas... sauf de temps à autre à cette tuyauterie virtuelle présentée comme « nécessaire » à la « circulation des idées » et à l’échange entre interlocuteurs de bonne foi...


                        • lephénix lephénix 3 février 11:45

                          @hervehum

                          on ne peut que partager votre constat clinique et attristé... tout en apportant sa minime contribution à ce que pourrait être une « communauté responsable » vivable et habitable, compte tenu de la grande prédation en cours....


                          • lephénix lephénix 3 février 14:44

                            @clauadec

                            si nous étions dans la persistance du déni de réalité par rapport aux points que vous évoquez nous ne serions pas sur ce fil à approfondir le questionnement au fil de nos contributions qui s’enrichissent...


                            • Claudec Claudec 4 février 12:26

                              @lephénix

                              « L’homme est avant toute autre opinion ou considération, un consommateur » (Gaston Bouthoul), en tout, y compris de commentaires, au point qu’il en néglige la réalité quand il ne la nie pas.

                            • lephénix lephénix 3 février 14:48

                              @zip

                              entre le zero et l’infini, entre la page et la marge, il y a toujours la possibilité d’un absolu... ou du réel s’il n’est pas nié : chassez-les ils reviennent au grand galop..


                              • Hervé Hum Hervé Hum 4 février 09:45

                                @lephénix

                                le proverbe « chassez le naturel, il revient au galop », est faux, car il signifie que rien ne peut évoluer, or, la réalité prouve le contraire !

                                en fait, pour être valide, le proverbe doit s’écrire ainsi

                                chassez le naturel par sa conséquence et il revient au galop par sa cause, mais, chassez le par sa cause et il s’enfuira dans sa conséquence.

                                Il y a ainsi des pseudos proverbes qui doivent être soit supprimés, soit corrigés comme ici.


                              • lephénix lephénix 3 février 14:52

                                @totrob

                                « ils »ont gagné quoi ? la possibilité d’une île, d’une exoplanète ? d’une bulle qui va crever ? la phobie du réel désoriente donne la folie des grandeurs mais ne fait atterrir nulle part...


                                • lephénix lephénix 3 février 21:21

                                  @l’astronome

                                  nous « avons affaire » à un système « culturel » bien enraciné qui se traduit par cet impératif catégorique : réaliser un bénéfice, faire du profit à tout prix, quel qu’en soit le prix- pour les autres, forcément les autres...


                                  • lephénix lephénix 3 février 21:24

                                    @totrob

                                    quand ça plane à ce point de fusion avec le rien, le problème est d’atterrir quelque part plutôt que de partager... mais il n’y a pas encore de manuel d’atterrissage adéquat pour « ça »....


                                    • hervepasgrave hervepasgrave 3 février 21:52

                                      Bonsoir,
                                      monsieur le passeur de savoir incertain.Mais est-ce un discours si incertain ou commun ?
                                      Que Monsieur Todd ou tout autres personnes de son acabit veuillent se faire mousser en faisant de l’anthropologie pourquoi pas ,il n’a,ils n’ont peut-être que cela à faire pour donner l’impression de s’occuper des affaires humaines ? Mais comme passeur d’incertitude au lieu de faire de la vente a contre-sens.Vous auriez du peut-être émettre des hypothèses qui seront réfutées ,mais plus certainement proche de la réalité. Car donner l’émancipation des années soixante et les résultantes qui en suivent aujourd’hui me paraisse un peu maigre pour faire un cours d’histoire. Pour ma part il serait plus raisonnable de voir cette période de paix comme il y en a eu dans toutes l’histoire du monde après les guerres . Des pauses qui ne sont pas souvent décrites.Il est plus facile de parler de reconstruction que de dire le comment du pourquoi ! Maintenant je ne vois rien de bien lucide en donnant l’exemple du brexit ,de Trump ,ne faut -il pas Oublier notre cher président de la république Mister Macron. Cela ressemble plus a du marketing et de la vente forcée que d’une réflexion éclairante sur le sujet sociétale.Maintenant il y a certainement une chose qui éclaire,mais chut il ne faudrait pas le dire trop fort.Le monde n’a pas changé ,mais aujourd’hui nous voyons qu’il se lâche et que les libertés et les droits .Enfin tout ce qui touche la démocratie ,les démocraties dans le monde n’est qu’une arnaque qui fait surface au grand jour. Vous y avez cru ,j’y ai cru . Mais nous n’avons rien vu ! c’est cela qu’il faudrait dire haut et fort.Et peut importe que dire que cela « soit incertain » la réalité le montre de jour en jour.La preuve n’est pas facile a faire . Mais quand même ! car nous avons eu accès a quelques renseignements qui corrobore les faits,historiquement. Les causes a effets. Pas étonnants que les éducations se cassent la gueule . Il faut limiter les connaissances à terme cela pourrait nous retomber sur le coin de la gueule et cela a l’échelle mondiale. Imaginez une mondialisation des peuples ;Wouah ! quel bordel ,mais quel ménage. Voila comment tu aurais peut-être du vendre la marchandise ? Mais ce n’est pas comme cela que l’on peux sabler le champagne et manger des petits fours. Cestpasgrave,pour moi je ne suis que passeur de moins que rien et surtout fière de ne pas vendre des courants d’air viciés. Allez tu feras mieux la prochaine fois ,a ne pas en doute.


                                      • lephénix lephénix 3 février 22:15

                                        @hervepasgrave

                                        mais je vous en prie, faites-nous une démonstration argumentée de ce « comment du pourquoi » qui ouvrirait grandes les portes et fenêtres pour aérer notre « démocratie » et en chasser l’air intérieur vicié, rien ne s’y oppose... bien au contraire : de l’air ! et l’oxygène de la Connaissance pour tous...pour ranimer la flamme de la Démocratie...

                                        nihil obstat


                                        • hervepasgrave hervepasgrave 4 février 21:14

                                          @lephénix
                                          Bonsoir, elle est bonne celle-là ! non commune et reprise en permanence.Faire une démonstration ? mais qui fait ici une démonstration de la connerie, moi ?C ’est ridicule ? non abjecte. Car dans la société actuelle en ne faisant aucun effort nous voyons sans aucune démonstration la composante majoritaire de /des populations et il est évident que personnes aujourd’hui ne fera l’effort de remettre les choses en ordre.Ranimer la démocratie ,le rigolo.C’est plutôt en remettre une couche ,bien en profondeur.Mais jusqu’à quand ? le coup de grâce ! C’est plutôt se foutre de la g du monde et profiter de ce fait le sachant parfaitement bien,très bien.
                                          . Faut-il en être dupe et ne rien dire ?voila , la seule démonstration et si ce n’est pas de l’oxygène ,cela aère l’espace.
                                          Que voyons nous en permanence des vendeurs d’intox, de mensonges qui en permanence en remettent une couche pour que nous croyons ce qui nous est vendu. Une manière d’officialisé les choses par matraquage. Alors si je devais faire une démonstration est-ce démontrer la lâcheté et la faiblesse de nos contemporains ou seulement mettre un post-it pour dire que vous acceptiez n’importe quoi pour préserver votre ridicule confort et faisant fi de vos enfants petits enfants ,de la démocratie dans le sens de la compréhension commune est déjà insupportable, mais fermez là.En partant de ce principe, Il ne restera que les vendeurs/colporteurs et autres gens infréquentables pour s’exposer . Voila ! mais cestpasgrave ,j’apprends que vous ne savez que vendre et ne jamais émettre d’idées. En réponse vous ne savez que demandez avec le masque de je me fou de vos gueules ,mais avez vous des idées ? rigolo n’est-ce pas. Colporter de la merde ,ne jamais rien proposer et accuser les autres comme arme de défense offensive.


                                        • lephénix lephénix 4 février 16:29

                                          @ herve hum

                                          beaucoup de commodes clichés de langage véhiculés par les medias seraient dans ce cas... au nombre des plus véhiculés par les journaleux et autres, la phrase prêtée à Malraux sans la moindre vérification, tous reprennent en boucle : « le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas »... alors qu’il n’a fait que reprendre cette phrase d’un autre auteur....

                                          votre proposition plus haut gagnerait à être mise en œuvre en toute bonne foi mais pourquoi « le travail » ne se fait-il pas - juste celui des reglages ?


                                          • samy Levrai samy Levrai 4 février 17:23

                                            Je suis interdit de commentaires sur le pseudo article de Martinez, celui qui a le droit avec un article foireux de se retrouver sur le bandeau le plus exposé d’agoravox, suite à une critique objective du dit article.

                                            Il s’agit d’une censure pure et simple venant d’un type qui doit franchement manquer de répondant ( encore un irresponsable !), je vous encourage à lire son article et le commentaire que j’ai pu faire pour juger.

                                            • covadonga*722 covadonga*722 4 février 18:20

                                              @samy Levrai
                                              bof , je suis tricard sous les article de tactak et de son pote communiste ça fait une moyenne comme ça , mais c’est vrai que que le nouveau bouton d’agoravox rassemble les cons des deux bords 


                                            • samy Levrai samy Levrai 4 février 18:28

                                              @covadonga*722
                                              Je trouve hallucinant que le trouducul ne réponde à personne mais appuie sur un bouton..., il publie de la mouise j’imagine que c’est pour l’offrir à la critique sinon il devrait plutôt considérer la peinture pour son seul intérieur... pas sur Agoravox.

                                              Je trouve la censure detestable, elle est signe de faiblesse, elle est minable.

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