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Accueil du site > Actualités > Société > Gilets Jaunes : la haine, la délation et le chœur des pleureuses

Gilets Jaunes : la haine, la délation et le chœur des pleureuses

 

Prologue : Que nos gouvernants puissent être touchés par la Grâce et entendre ce que disait Edward Osborne Wilson : « L’humanité ne se définit pas par ce qu’elle crée, mais parce qu’elle choisit de ne pas détruire. »

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 Irai-je, après les saccages de samedi 16 rejoindre le chœur des pleureuses, celles qui ont tellement peur pour leurs biens, leur sécurité, leur tranquillité ? Aujourd’hui les bourgeois ont « chaud aux fesses » alors ils en appellent au sauvetage de la République, eux qui sont si peu républicains dans les faits de leur vie quotidienne. Laissons ça, peut‑être n’est-ce qu’une question de point de vu. Mais, les pleureuses politiques sont là ! Sous prétexte de sauver une République qu’elles contribuent chaque jour à détruire et de préserver des valeurs qu’elles bafouent à longueur de temps voici un ramassis de politiciens qui appelle au rétablissement de l’ordre, qui veut une loi dure et coercitive pour interdire les manifestations. Que ne voient-ils la colère d’un pays où 3 millions de ses habitants ne peuvent pas subvenir à leurs soins d’hygiène élémentaire, où sous prétexte d’augmenter l'allocation d’aide aux handicapés on exclue près de 100 000 d’entre eux du bénéfice de cette allocation après leur avoir refusé leur droit au logement, où on voulait imposer une taxe sur les carburants pour financer la transition énergétique mais où moins de 20% des bénéfices de la taxe vont à cette transition ! Que ne voient-ils pas que sous prétexte d’augmenter les ressources des agriculteurs on va affamer un peu plus ceux qui déjà le 15 du mois ne peuvent plus se nourrir convenablement ! Que ne voient-ils pas qu’il ne suffit pas de distribuer des poignets de cacahuètes pour calmer cette douleur, d’autant plus vive que pendant qu’ils souffrent d’autres (7% de la population et le président de la République) vont au ski, pendant qu’ils déjeunent dans des assiettes ébréchées d’autres achètent pour le Palais des services de table à des prix exorbitants tout en demandant des économies et des sacrifices aux gens les plus humbles. Je pourrais continuer la liste longtemps tant les causes de la désespérance des humbles sont nombreuses, sans compter le mépris dans lequel, politiciens et journalistes, les tiennent.

 

 Alors, il arrive un moment où la souffrance devient d’autant plus insupportable que les espoirs d’un jour meilleur sont inexistants, pas invisibles mais inexistants. Vient la violence comme seul remède au désespoir : marche ou crève ! Chacun dira que la violence est inexcusable, qu’elle n’est la solution à rien, c’est d’ailleurs les raisons pour lesquelles le gouvernement l’a choisie pour régler cette crise sociale, mais la violence permet d’exister. Dans les situations extrêmes la violence donne un visage à celui qui souffre, rappelons‑nous ce Gilets Jaunes qui répondait à un journaliste : « s’il n’y avait pas eu de violences, auriez-vous parlé de nous ? ». Peut-être la violence du pauvre n’est-elle qu’un gasp mais durant l’instant de cette respiration désordonnée et inefficace l’être se donne l’illusion de pouvoir encore prendre son destin en main. Edgar Morin écrivait (en décembre dans £e Monde) que le mouvement des Gilets Jaunes pouvait analogiquement faire penser à ne crise de foie, et il courrait la métaphore en montrant combien les Français n’avaient plus foi dans la politique, ni sans doute dans la société, ajouterai‑je, et ne parlons pas des médias. Ont-ils d’ailleurs encore foi en l’Homme ? Les rassemblements sur les ronds‑points ont montré comment et combien des Femmes et des Hommes se sont retrouvés en construisant une Humanité, alors qu’ils vivaient et ressentaient durement l’isolement engendré par les conditions modernes de la vie ; ils se sont rassemblés, ils se sont retrouvés, ils ont recollé les morceaux de leur identité, ils se sont créé une dignité.

 

 C’est dans cette crise de foi et dans cette nouvelle Humanité que s’origine le mouvement des Gilets Jaunes. Le gouvernement, Jupiter à sa tête, a cru calmer la crise de foi en distribuant quelques bonbons au miel, et ne veut pas reconnaître cette nouvelle Humanité qui met tellement en cause le « haut du panier » de la société. Face à cette moquerie et à ce mépris que reste-t-il aux humbles pour exister, pour ne pas perdre la face devant leurs enfants ? Seule reste la violence. Sachons entendre cet homme algérien (d’un âge certain) interviewé sur France Info ce mardi 19 mars qui racontait combien il était heureux que les jeunes manifestent aujourd’hui, qui disait : « Ils font ce que je n’ai pas eu le courage de faire jadis ». Dans la crise actuelle qui dure depuis quatre mois (du jamais vu) que reste-t-il aux humbles à part la violence pour exister aux yeux du reste de la société et pour que leurs enfants plus tard ne disent pas « ils n’ont rien fait » !

 

 Maintenant, chacun choisira ses responsables de la violence : le gouvernement, les nantis (je n’ose pas écrire les bourgeois) ou les élites (financiers, intellectuels, stars du show-business et journalistes). Peu importe le responsable mais, aujourd’hui, pour les pleureuses, seul est en cause le responsable de la gestion du pays, celui qui est garant du calme et de la sécurité : j’ai nommé le gouvernement. Celui-ci essaye-t-il de répondre à la crise par une analyse de la situation et par des solutions pertinentes ? Nenni, il ne répond à la violence que par la violence, certes légitime puisque c’est celle de l’Etat, encore que cette légitimité soit discutable au regard du discours qui ressasse que la violence est inexcusable. Comment peut-on trouver illégitime la violence en Turquie, en Russie et la flatter en France ? On se croirait dans une cour d’école : “ce n’est pas moi, c’est l’autre”. C’est que quand les bourgeois ont peur ils font donner de l’artillerie. Ont-ils peur de perdre leurs privilèges ? Peut-être pas, encore qu’il faudrait voir au cas par cas. Les bourgeois ont peur de perdre leur argent comme l’ont montré les pleureuses des Champs Elysées confortées par le ministre de l’économie : les violences qui mettent à mal l’économie, qui assassinent le PIB ! Alors l’Etat vient, avec une rare célérité, au secours des commerçants martyrisés alors que les sinistrés de l’Aude attendent depuis plus de six mois des aides. Que des gens perdent leur emploi, qu’ils ne mangent pas correctement, qu’ils ne puissent pas se soigner, qu’il n’y ait plus de services publics pour les recevoir, qu’on les oblige à souscrire des abonnements à internet pour faire leurs démarches alors qu’ils n’ont pas d’argent, tout cela et le reste ça n’intéresse pas le bourgeois et ça n’émeut pas les journalistes qui ne parlent que de la violence, renforçant la trouille du bourgeois. Alors le boxeur (pas celui des Gilets Jaunes mais celui de Matignon) sort les canons. Il faut exterminer les manifestants ; n’a-t-il pas déclaré sur France2 lundi 18 que l’usage des armes dites non‑létales (mais invalidantes) est une nécessité et peu importe si des gens sont blessés (on sentait dans son discours que “mort” pourrait aussi être à l’ordre du jour) après tout ils n’ont qu’à ne pas manifester. Dans cette vague autoritaire et mortifère, il est rejoint par la cohorte de ceux qui non content d’affamer les humbles. Voilà que les tenants de l’ordre appelés du doux nom de Les Républicains jouissent de voir leur proposition de loi dite « anticasseurs » devenir une loi votée à l’unissons par les perroquets enrubannés de la République en Marche. Elle est belle la République avec des individus qui ont à peu prêt autant d’humanité dans le regard qu’un régiment de cancrelats ! République, tes valeurs sont bafouées, tu es violée par ceux qui n’ont comme intelligence que ton nom galvaudé ; ils ont créé une monarchie républicaine avec ses courtisan et ses coureurs de charges (ou de fonctions) avides d’honneurs, de décorations et de compliments de la part du prince.

 

 Pendant que les brutes s’agitent Jupiter pour donner le change enfume avec un débat qui n’en n’est pas un, un ersatz de concertation, un faux‑semblant de démocratie. Que sont des réunions noyautées par ses perroquets enrubannés et ses ministres ? Que sont-elles quand elles ne consistent qu’à laisser un court temps de parole aux gens puis, ensuite, à débiter pendant de longues minutes la propagande gouvernementale ? J’oubliai : Jupiter a la solution. Il ne sait pas quels sont les problèmes à traiter mais il arrive avec une solution, sa solution, on l’a vu à l’œuvre avec les négociateurs de l’assurance chômage. Ce mode de gouvernance, narcissique, me rappelle l phrase de Woddy Alen : « C’est bien la solution, mais quel était le problème ». Plus sérieusement, à propos des ingénieurs, le sociologue Michel Crozier écrivait dans « La crise de l'intelligence » : « Certes, ils savent travailler et trouver des solutions mais ils sont, sauf exception et à cause de leur propension à tout traduire en ces termes, incapables de repenser la logique d’un système », avec le cas Macron on voit combien l'analyse de Michel Crozier s’applique aux « énarques », d’autant qu’il ajoute : « Promus très jeunes ils n’ont pas eu la chance de connaître l’échec et de puiser dans leurs expériences ; on retrouve ainsi dans les entreprises des problèmes identiques à ceux des cabinets ministériels. Ces mécanismes ne sont pas réservés aux ingénieurs. On les retrouve chez les financiers, les juristes et les administrateurs. » On comprend alors que lorsque ces gens croisent le chemin des bourgeois nantis qui ont tellement peur de perdre leurs maigres avantages ou ceux qui se satisfont d’un semblant de confort, il y ait une collusion des inintelligences et que la violence d’Etat, dont la prétendue légitimité permet de se dispenser de toute humanité au nom de l’Ordre, soit le recours et puisse revêtir les oripeaux de solution à une crise sociale.

 

 Aujourd’hui, la France n’est que violence, légitime ou pas, et que haine. La France n’est plus une république une et indivisible, la France est « deux ». Jupiter a réussi la plus belle opération de clivage qui n’ait jamais existée. Il comparait, il y a quelques mois, la situation du pays à celle vécue dans les années 1930, il se trompait : il a réussi à ramener le pays au clivage de 1940‑1945. Dans cette période il y avait ceux qui résistaient au nom de l’honneur et de la liberté, et il y avait ceux peureux de la peur viscérale qui fait réclamer la protection et la sérénité et ceux peureux de voir leurs biens et leur argent engloutis qui réclament l’ordre, ceux‑là, les peureux, non contents de se soumettre ont fait vivre la France dans la délation. Voilà que nous retrouvons l’air de la délation avec un « citoyen » (mais on peut être citoyen et dépourvu d’humanité et d’honneur) qui entendant dans un train cinq pauvres bougres raconter comment ils s’étaient emparés de quelques bibelots à la suite des saccages de magasins à Paris, s’est cru obligé d’alerter la police qui s’est empressée d'interpeller les « voleurs » à leur descente du train. Triste sire, triste pays !

 

 Voilà, d’un côté on essaie d’exister, de défendre sa peau, et de l’autre on dénonce, on frappe, on blesse et on tue (il ne faudrait pas oublier la vieille dame assassinée par une cartouche de gaz lacrymogène lancée par un policier) pendant que les chefs font du ski ou se trémoussent dans une boîte de nuit. Alors, faut-il rejoindre le camp des pleureuses ou celui des résistants ? Mais, les Gilets Jaunes vont finir non pas par rentrer chez eux mais n’en plus sortir effrayés des conséquences de manifester et du risque d’être molesté, blessé ou tué par les sbires du ministre de l’intérieur. Certains ont déjà déserté, comme une des plus célèbres Gilets Jaunes sans doute assurées d’une place sur une liste électorale. Que restera-t-il : une France divisée par la haine où plus personne n’osera bouger. Jupiter aura gagné : il sera de fait Imperator, blet mais Imperator jusqu’au jour inévitable où un nouveau mouvement social le déboulonnera.

 

Me revient le chant des Partisans que nous apprenions à l’école, de mon temps, il y a 60 ans, quand la France se souvenait des combats de ses Mères et de ses Pères :

 

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?

Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.

Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

 

Montez de la mine, descendez des collines, camarades !

Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.

Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !

Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…

 


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91 réactions à cet article    


  • JL JL 21 mars 08:34

    Samedi prochain, l’armée entre en scène !

     

     On nous dit que c’est pas grave, on est habitués à voir les soldats, armes aux poings, dans les rues ; dans les gares. Mais c’est oublier qu’ils sont là avec nous, pour nous protéger, nous a-t-on dit, contre les terroristes, ces ennemis de l’intérieur. Hum ; je pense au Bataclan et à l’efficacité avec laquelle ils ne sont pas intervenus.

     

    Samedi, ils seront contre nous ! seront-ils armés ? Auront-ils ordre de ne pas faire usage de leurs armes ?

     

    Cette décision de Macron de dresser l’armée contre le peuple est un crime de haute trahison. La destitution de ce président mérite d’être sérieusement envisagée.


    • Aimable 21 mars 12:08

      @JL
      Les soldats entrant au service d’un gouvernement représentant qu’il le veuille ou non , seulement une partie du peuple et non plus la nation qui comprend elle la totalité du peuple Français un et indivisible , vont commettre l’irréparable puis que là ce n’est pas des terroristes qui assassinent notre peuple qu’ils vont d’une certaine manière combattre mais bien une partie d’eux même puisque ce gouvernement ne représente que la partie la plus riche de ce peuple .


    • JL JL 21 mars 12:22

      @Aimable
       
       ’’ vont commettre l’irréparable’’
       
      J’ose espérer que leurs armes ne seront pas chargées de balles réelles.
       
       L’armée déployée sur le territoire national, c’est le pays atteint de maladie auto-immune. Pourvu qu’elle ne soit pas mortelle.
       
       Macron a perdu la tête.


    • zygzornifle zygzornifle 21 mars 13:06

      @JL

      ça m’étonnerai qu’ils aient des vraies balles dans leurs tromblons de parade de peur qu’un gosse leur pique ....


    • Fergus Fergus 21 mars 13:17

      Bonjour, Aimable

      « là ce n’est pas des terroristes qui assassinent notre peuple qu’ils vont d’une certaine manière combattre mais bien une partie d’eux même »

      Il convient de relativiser  : les militaires de Sentinelle seront affectés à des gardes statiques de palais et ministères à protéger, pas aux interventions de police sur la voirie.

      Il n’en existe pas moins un risque : ces militaires sont dotés d’armes de guerre et non formés à prendre, sans réagir, des coups ou recevoir des objets destinés à blesser. Que feront-ils s’ils doivent faire face à des provocations ?

      L’exécutif prend un gros risque en cédant à la demande des forces de police !


    • JL JL 21 mars 13:27

      @Fergus
       
      ne pas négliger l’aspect et l’importance symbolique : déjà le pouvoir argumente que l’on est « habitués » à les voir dans les rues et les gares.
       
      C’est pas banal.


    • Memento quia pulvis es 21 mars 14:31

      @JL

      Cela fait quelques années que les chargeurs factices n’ont plus vus le puit de chargement des FAMAS. L’armée n’a tout simplement pas sa place dans les manifestations. Si nos soldats doivent se defendre pour X raisons, se sera avec du 5.56mm... je vous laisse imaginer les dégâts d’une arme de guerre quand on voit ce qu’un LDB est capable de faire. C’est absurde et bouleversant de conneries !


    • JL JL 21 mars 15:30

      @Memento quia pulvis es
       
      ’absurde et bouleversant de conneries !’
       
      « En politique, une absurdité n’est pas un obstacle. » Napoléon 1er

       http://www.francesoir.fr/politique-france/luc-ferry-appelle-tirer-sur-les-manifestants-gilets-jaunes-et-intervention-de-armee


    • moussars 21 mars 15:57

      @Memento quia pulvis es

      Pas mieux ! Dépuis une vingtaine d’années au moins les gouvernements vont de mal en pis ! A chaque fois, on croît avoir touché le fond...


    • François Vesin François Vesin 21 mars 17:00

      @JL
      « Cette décision de Macron de dresser l’armée contre le peuple
      est un crime de haute trahison. »

      N’importe où ailleurs dans le monde
      ça s’appelle l’état de guerre !

      Infamie supplémentaire, il semble que le régime ait opté
      pour les armes chimiques. Il faut vraiment qu’il dégage !

      voir ici

      1. https://www.les-crises.fr/lutilisation-de-produits-chimiques-marquants-pendant-les-manifestations-quelle-legalite-pour-les-pmc/
      2. http://www.comite-valmy.org/spip.php?article11025

    • baldis30 21 mars 17:02

      @JL
      bonjour,
       « Macron a perdu la tête. »
      Dans la tradition française le recours à l’armée contre une partie du peuple voire le peuple tout entier est le dernier recours synonyme d’l’impuissance ...
      Qu’on se rappelle de Gaulle en mai 1968 et dans un autre contexte !
      Ils vont tous de gaffe en gaffe, d’ânerie en ânerie ....
      Rarement le pouvoir a été coupé autant des réalités du terrain populaire !
      Et en plus le Sénat s’en mêle .....
       Si ce n’est pas une crise politique qu’est-ce donc ?
      Comme les animaux malades de la peste, tous, quelles que soient leurs couleurs, teintes, nuances ils sont incapables de comprendre .... !
       Les lendemains déchanteront pour nous ! Eux, iront se réfugier dans quelque paradis fiscal ...


    • Paul Leleu 21 mars 18:06

      @JL

      l’armée française a une grand habitude de tirer sur la population française... le dernier grand exercice du genre fut en Algérie, notamment rue d’Isly... c’était à balles réelles, du 12,7 mm, pas des balles en caoutchouc !

      et pour un peu, le Général De Gaulle (que tout le monde encense sur AVox) aurait remis le couvert en 1968...


    • Ruut Ruut 22 mars 07:27

      @JL
      L’utilisation de l’armée est asser préoccupante.
      Cela signifie que le gouvernement est aux abois et pire qu’il pense sérieusement que la police risque de faire défection.

      La présence des Militaire est surtout une menace direct envers les Policiers si ces derniers passent au jaune.

      La Police impose son autorité par la lois, l’Armée impose son autorité par la force et le sang.
      Cette différence n’est pas anodine.
      Si le Gouvernement fait appelle a l’Armée c’est que ce Gouvernement ne fait plus confiance ni a la Police ni a la Justice, ni même a la Loi qu’il (le Gouvernement) a mis en place.

      C’est très préoccupant et confirme le coté Dictatorial et intolérant de notre Gouvernement actuel. (a L’image de l’Europe)

      Triste époque.


    • JL JL 22 mars 07:38

      @Ruut
       
       oui,
       
      Le peuple français ne doit en aucun cas être désigné aux militaires comme étant l’ennemi ; même symboliquement car ça commence comme ça.
       
      Macron joue avec le feu, c’est le cas de le dire.
       
      « Malheur à la ville dont le prince est un enfant » (verset de l’Ecclésiaste )
       


    • JL JL 22 mars 07:52
      Le problème, c’est qu’on est dans un état de droit.

      Extrait : « Ah oui, c’est emmerdant. Vivre dans un état autoritaire ou policier, ça serait quand même vachement plus pratique. Bon, on se pince en entendant ça dans la bouche d’un député, chargé de voter les lois et d’en contrôler l’application par le gouvernement ; »


    • Et hop ! Et hop ! 22 mars 08:19

      @Paul Leleu

      C’est pas une habitude de l’armée, mais une valeur de la République : fusillade de la foule sur le Champs de Mars à Paris en 1789,... colonnes infernales en Vendée, bombardement de la ville de Lyon,... fusillade de la foule par Bonaparte le 5 octobre 1794,... répression de la grève des charpentiers de Paris en 1798,... Commune de Paris, sous la IIIe République fusillade des viticulteurs du Midi, des mineurs du Nord, des soldats insurgés en 1916, des manifestants contre la corruption en 1934,.. 
      On ne trouve jamais l’armée qui tire sur la foule sous Louis XVI, Charles X, Napoléon III


    • Trelawney Trelawney 22 mars 12:46

      @Fergus
      Que feront-ils s’ils doivent faire face à des provocations ?
      Un militaire n’agit que sur ordre. la vrai question est quels ordres ont-ils reçu et quelles sont les règles d’engagement ?
      Pour la petite histoire :
      En 1979 des grèves suite aux fermetures sidérurgiques ont lieu dans le nord. C’est trés tendu et beaucoup de policiers sont gravement blessés.
      Le gouvernement décide de renforcer les effectifs par des éléments de l’armée (para, légion et commando de marine). le gouvernement dit officiellement que nous recevront nos ordres des compagnies de CRS en place.
      Donc me voilà équipé en CRS mais avec mon pare balle et mes genouillères de l’armée pour renforcer. Le commandant de la compagnie de CRS nous dit de nous placer en retrait. 
      Notre adjudant lui dit qu’il a d’autres ordres et que nous nous placeront devant les manifestants.
      Devant des individus faisant tous une tête de plus que les plus gros costauds des CRS, la CGT panique et sent le coup tordu. Elle demande aux manifestants de reculer. Nous on n’attend pas et on fonce dans le tas 
      Première charge 1 mort et plusieurs blessés graves parmi les manifestants.
      Le gouvernement pensait régler le problème comme cela, rien n’y a fait. Nous sommes rentrés dans nos casernes et les CRS qui ont pris le relai ont été reçu à coup de fusil de chasse. 4 morts parmi les CRS.

      La violence appel toujours la violence. Ce n’est qu’une question d’escalade. La seule façon de sortir de tout cela c’est la discussion. mais notre foutriquet n’en veut pas, alors.....


    • Paul Leleu 23 mars 02:09

      @Et hop !

      « On ne trouve jamais l’armée qui tire sur la foule sous Louis XVI, Charles X, Napoléon III »...

      ...heu, ce mémoire, Napoléon 3, quand même souvenir de quelques massacres, si ma mémoire est bonne...

      certes, mais les répressions de Louis XIV dans les Cévènes (dragonnades) ou en Bretagne (Papier timbré), vous appelez ça comment ?

      Je vous parle même pas de l’écrasement des Jacqueries par nos rois... Macron et Castaner sont des enfants de coeur.


    • zygzornifle zygzornifle 23 mars 09:59

      @JL

      Macron dévoile enfin ce qu’il avait caché au plus profond de lui même ,l’âme noire d’un dictateur qui n’a rien a envier a ses homologues d’Amérique latine ou d’Afrique ....



    • Et hop ! Et hop ! 23 mars 19:58

      @Et hop ! 

      Il faut se méfier de l’histoire républicaine de l’Ancien Régime : Papier timbré, ce sont les bourgeois d’affaire et de finance qui faisaient des actes nécessitant du papier timbré, pas la population à 95 % paysanne. Les protestants sont fanatiques et violents. Pendant la dictature théocratique et bancaire de Calvin qui a inauguré la République de Genève, il a condamné son opposant Michel Servet au bûcher.

      Napoléon III je ne lui connais pas d’ordre de répression.

      «   la nouvelle Assemblée de 1848 composée de 900 élus dont 500 républicains modérés, 300 monarchistes (orléanistes et légitimistes), une centaine de républicains démocrates et socialistes ainsi qu’une poignée de bonapartistes. (...) Le 16 juin, accusé d’appeler à la révolte, Louis-Napoléon annonce renoncer à remplir son mandat. Il a ainsi la chance de ne pas être compromis dans la répression sanglante des ouvriers parisiens révoltés lors des journées insurrectionnelles des 22-26 juin (journées de Juin) dont le bilan s’élève à environ 5 000 insurgés tués ou fusillés, environ 1 500 soldats tués, 25 000 arrestations et 11 000 condamnations à la prison ou à la déportation en Algérie. Ces journées de juin creusent alors un fossé temporairement infranchissable entre les autorités de la République et les ouvriers. » (wikipedia)


    • Alren Alren 24 mars 15:54

      @zygzornifle

      Le Famas ou le nouveau fusil d’assaut allemand ne sont pas des « tromblons de parade » mais des armes extrêmement efficaces jusqu’à 200 m au moins !

      Et si, dans les défilés, les armes ne sont pas chargées, là, soyez assuré qu’à ces professionnels, on ne peut refuser des munitions sans lesquelles ils n’auraient même pas une matraque entre les mains !

      Évidemment que les armes étaient chargées, ne seraient que pour tirer en l’air afin d’effrayer « l’ennemi intérieur » comme disait Marcellin le matraqueur de De Gaulle.

      Mais Macron prend là un risque énorme qui montre une incapacité intellectuelle à appréhender une situation qui lui déplaît en narcissique total qu’il est.


    • baldis30 24 mars 17:46

      @Et hop !

      bonsoir,
       « Pendant la dictature théocratique et bancaire de Calvin qui a inauguré la République de Genève, il a condamné son opposant Michel Servet au bûcher. »
      Sans aller à Genève et pour ceux qui ne connaissent pas on peut explorer l’histoire de la petite Genève ...
      Comment ? Vous ne connaissez pas la petite Genève avec son jet d’eau minuscule dans le bon quartier et son absence de théâtre ( « un théâtre à la petite Genève mais c’est la perte de moralité de nos enfants..... » .)
      Vous ne connaissez pas la petite Genève ?... ; alors cherchez « Michelade  » sur n’importe quel moteur de recherche ...
      Que les dragonnades soient un crime certes , ou la Saint Barthélémy ... d’accord mais avant ? Que l’abbé du Chayla, assassiné ne soit pas d’une blancheur lustrale ... certes ... mais cela justifie-t-il l’assassinat ?

      Qu’au lieu de pérorer, vous entendiez deux œuvres lyriques majeures opposables sur le sujet vous auriez d’autres opinions : 
      « Les dragons de Villars » de Maillard, et « Les Huguenots » de Meyerbeer !

      Dommage que l’œuvre de Meyerbeer mise en scène à Strasbourg il y a peu n’ait pas été représentée à la petite Genève telle quelle.. avec son ballet bien sûr  !(*)

      Sur la violence calviniste une visite plus approfondie de la petite Genève montrerait les casernes, dont les hauts portails d’entrée suffisent pour laisser passer les cavaliers, ont été installées entre jet d’eau et quartier du Cardinal ...et le fort Vauban pouvant « arroser » surplombant l’ensemble ! Et autres signes urbanistiques .....
       Effectivement ... pas besoin de théâtre ... il y a déjà le théâtre des opérations.

      (*) dans les tenues d’origine ... ! hum .... combien d’infarctus ....


    • Garibaldi2 25 mars 03:46

      @baldis30

      Bonjour,

      Ne pouvant plus poster sur les articles d’Alina Reyes (diffamation stalino-paranoïaque de sa part contre l’un de ses détracteurs sur un sujet précis !), je suppose que votre post parlant ’’des théâtres où le public présent est invité à chanter un « Va pensiero » libérateur’’, fait référence à ceci :

      https://www.youtube.com/watch?v=tPANwyaSlX4

      Hélas, dans cette vidéo on ne peut pas voir les tracs lâchés depuis le poulailler, car cette retransmission étant en direct, les opposants au sabrage dans le budget de la culture en ont profité pour réaliser ce coup de com qui a été vu dans le monde entier grâce à la vidéo.

      Un article consacré à cet épisode : https://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/silvio-berlusconi-renverse-par-91522

      Je n’ai pas retrouvé la vidéo dans laquelle on voit le lâcher de tracs.


    • Et hop ! Et hop ! 2 avril 17:44

      @baldis30

      On ne peut pas ne pas reconnaître aux protestant un sens exceptionnel de la musique, et en particulier du chant choral, ainsi que des talents pour écrire une langue française très pure, comme Rousseau. Ils ont aussi un sens très poussé de la technique, de l’hygiène et de l’argent.

      Inversement ils n’ont absolument aucun sens des arts plastiques, de l’architecture, de la peinture, des décors, du costume, tout ce qu’ils font est sec, avare et désolant.

      Ca ne change rien au fait qu’ils se sont comportés comme des fanatiques violents dès le début de la Réforme, qu’ils ont pillé et tué en masse dans tous les pays (Frères Moraves en Allemagne, puritains en Angleterre, Cromwell en Irlande, américains en Amérique), et que le mouvement libéral actuel hérite du même fanatisme qui repose sur la croyance absolue qu’ils détiennent la Vérité et qu’ils sont les Élus.


    • L'Astronome L’Astronome 21 mars 09:03

       

      En France, il n’y a plus de « clivage » droite-gauche, mais il y a maintenant les possédants et les possédés.

       


      • JulietFox 21 mars 12:23

        @L’Astronome
        Non, les possédants, et les dépossédés !


      • Aimable 21 mars 13:38

        @JulietFox
        jamais deux sans trois ; Les dépossédant et les dépossédés .


      • Traroth Traroth 21 mars 16:11

        @L’Astronome
        Mais c’est ça, le clivage gauche-droite ! Comme d’habitude, les conservateurs volent les mots en premier, pour que leurs victimes ne puissent même plus se faire comprendre ! Gauche, progressisme, socialisme, social-démocratie, laïcité, populisme et même libéralisme n’ont pas le sens qu’on leur donne le plus souvent aujourd’hui !


      • JL JL 22 mars 09:28

        @L’Astronome
         
         le clivage droite gauche est le pare-feu (cache sexe ?) du clivage possédants possédés.
         
        Et le clivage possédants possédés mène inéluctablement au totalitarisme et au fascisme :
         
        « L’histoire nous a inlassablement appris que le pouvoir n’a jamais rien cédé et ne cèdera jamais rien si ce n’est par la force. » Normand Baillargeon
         


      • kéké02360 22 mars 09:29

        @L’Astronome

        on peut même dire sans se tromper que les possédants sont possédés !???

        liaisons dangereuses : France-israel gaza gilets jaunes le 16 Mars 2019 ???

        des canons à eau avec de l’eau qui pue !!!???? tu m’étonnes !!!!

        https://www.presstv.com/DetailFr/2019/03/20/591553/Armes—ADN-isralienne-contre-les-Franais 


      • Alren Alren 24 mars 15:57

        @L’Astronome

        D’une certaine façon, Macron est un « possédé » au sens que lui donnait Dostoïevski, c’est-à-dire qu’il ne se maîtrise plus, comme ayant vendu son âme au Diable !


      • Et hop ! Et hop ! 2 avril 17:33

        @L’Astronome

        Non les classes dominantes et les classes dominées.



        • Pierre Régnier Pierre Régnier 21 mars 15:45

          @Clocel

          Les lecteurs et commentateurs d’Agoravox doivent lire cet article dont vous donnez le lien.

          Il laisse espérer qu’enfin, sur ce site, l’indispensable et urgente décroissance sera un sujet de réflexion parmi les plus importants.

          Et vous avez raison de laisser penser que cet article est aussi important par son analyse du problème « violence / non-violence ».


        • astus astus 21 mars 09:08

          Parce que vous ne pensez pas que les casseurs sont en réalité des révolutionnaires d’opérette qui se la pètent, des petits voyous, des bourgeois nantis et bien équipés très éloignés de la situation difficile de certains manifestants sincères qu’ils prétendent faussement embrasser ? Ce sont en réalité des parasites qui sont les ennemis du peuple et de tous ceux qu’ils mettent au chômage. 


          • Sparker Sparker 21 mars 10:37

            @astus

            On imagine que vous devez en connaitre pour être aussi affirmatif et globalisant...

            Mais vous n’imaginez pas que votre soumission soit le ferment ce cette « engeance ».

            Les GJ ne sont pas violents, ils ont recours à la violence pour se faire entendre, nuance, c’est la société du spectacle qui le veut alors les GJ lui donne.

            La violence d’une société qui vous méprise en vous intimant l’ordre d’y adhérer sous peine d’exclusion, c’est quoi selon vous, de l’humanisme ?

            Qui sème le vent récolte la tempête et qui sème le vent, dites moi ?

            La lune, le doigt, vous suivez ?


          • Sparker Sparker 21 mars 11:58

            @pepino

            Blablabla, ça vous arrange bien de voir un Drouet derrière lequel vous escamotez toute une réalité qui vous dérange dans votre pensée et soumission bourgeoise.
            Je vous prend pour ce que vous êtes, un pauv’type qui ne comprend rien mais qui croit devoir donner des leçons en tentant de manipuler.
            N’oubliez pas de renier par trois fois quand ça sera votre tour.


          • Armelle Armelle 21 mars 15:52

            @pepino
            Bof, rien sert de leur mettre le nez dans leur caca, ils auront toujours ce discours « bêtaud » du pseudo opprimé, et ce n’est pas une minuscule poignée de 32000 gilets jaunis qui feront la loi... Alors laissons les s’égoslller avec leur slogans débiles, que voulez-vous quand on est nul, on politise la chose, c’est tellement plus facile de dire que sa médiocrité est en fait de la faute des autres et que la raison est politique. Mais si ces gens ne sont pas contents ici, personne ne les retient, la corée du nord ou la chine pourrait leur convenir...
            En fait la seule chose qu’attendent ces nullâtres du samedi, est tout simplement une boucherie (chacun espérant ne pas en faire partie) pour créer un nouveau palier ; celui de se faire passer pour les martyres d’un état devenu totalitaire et fasciste sous les traits de Macron !!! Quelle tartufferie !!!


          • Aimable 21 mars 16:35

            @Armelle
            Si je comprends bien pour vous , chaque catégorie dans la classe ouvrière doit se défendre seule , si celle un tout petit poil au dessus et ainsi de suite ne doit surtout pas entrer en lutte avec elle pour ne pas l’ humilier. Sachez que toute personne subordonnée a un patron fait partie de la classe ouvrière même si cela s’avère humiliant pour certains ou certaines .

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